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 Once upon a King


Jeu 2 Oct - 13:07

Le pas rapide des chevaux battait la terre comme le forgeron battait le fer, et le Gascon se laissait bercer par ce bruit familier. Ses mains puissantes et larges entouraient les rênes de cuirs qui n'étaient que des éléments bien inutiles pour pouvoir guider sa monture, un véritable mousquetaire pouvant la diriger rien que par la pression des talons sur ses flancs, mais il fallait faire honneur à son régiment, et à son roi. L'honneur... et le devoir. Tant de mots qu'il ne pouvait se permettre d'oublier lorsqu'il se trouvait auprès de son souverain.
C'est la veille qu'on l'avait convoqué. Laurent, surprit, ne c'était guère fait prier pour en connaître les raisons. D'Artagnan l'attendait. Le sous-lieutenant des mousquetaires, figure emblématique et très respecté, était demandé ailleurs, il ne lui en avait pas exposé toutes les raisons cependant. Il s'avérait que le Roi souhaitait se rendre sur les chantiers de son nouveau palais, et que, ne pouvant pas l'accompagner D'Artagnan l'avait choisi pour assurer la sécurité rapproché du souverain. Le lieutenant l'avait regardé avec un grand sérieux
« Monsieur de Flone, je vous juge à même de remplir cette tâche, vous êtes brigadier et un très bon élément. N'oubliez pas de nous faire honneur auprès de Sa Majesté » Ce à quoi Laurent avait opiné dans un silence quasiment religieux. Il savait qu'en lui octroyant cette affection l'espace d'une journée, D'Artagnan lui avait remit toute sa confiance malgré son caractère entier et particulièrement impulsif. Le mousquetaire ne l'oublierait pas, car s'il avait la rancune tenace, il savait également reconnaître et apprécier ce genre de gestes.

Laurent avait bien évidemment sélectionnés quelques hommes qui représentaient les idéaux du régiments et qui possédaient également la main sûre. Ils n'avaient pas le droit à l'erreur et c'est aimablement quoiqu'avec une pointe d'autorité dans la voix qu'il leur fit bien comprendre quel rôle était le leur.

Ils avaient attendu le Roi, dès le lendemain. D'Artagnan étant absent, c'est le Gascon qui avait vérifié l'équipement de ses hommes, rajustant quand il le fallait un uniforme ou bien un fourreau mal accroché. Tous s'inclinèrent à l'arrivée de la personne royale qu'ils suivirent de près dès que le départ fut ordonné. Laurent ne restait jamais bien loin, à quelques pas seulement en retrait de la monture et de la personne du Roi. L’œil à l'affût du moindre mouvement suspect dans les fourrés, il sentait le poids de sa charge et de sa mission peser peu à peu sur ses épaules. Si jamais il arrivait quelque chose au Roi il s'en voudrait toute son existence, et pour peu que son honneur soit entaché, il préférait mourir que de vivre avec. Les petites gens trouveraient peut-être cet idéal parfaitement stupide, mais rien n'était plus important pour Laurent que son honneur. Il le défendait farouchement avec toute l'impétuosité qui lui était caractéristique. Peut-être cela était il renforcé par un sentiment Gasconnais fort, mais ce n'était pas concevable pour l'homme qu'il était de se laisser couvrir de honte et de manquer à ses devoirs.
Le trajet commençait à devenir long, si bien que le brigadier se demandait si ils ne c'étaient pas trompés de routes. Mais non... Le chantier apparaissait au loin. Il se fit l'espace d'un instant la réflexion que jamais il n'avait mit les pieds en ces lieux. Ce n'était encore que le commencement d'un chantier que le roi avait souhaité. Laurent se demandait bien pourquoi ici d'ailleurs... Certes il connaissait les mésaventures royales dans la capitale. Mais il y avait tant d'autres endroits bien plus accueillant que ces vieux marais que l'on devait encore assécher. Les chevaux avançait soudainement plus lentement et le Gascon portait la main à son arme par réflexe.


Dernière édition par Laurent de Flone le Mer 28 Jan - 9:49, édité 2 fois
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Jeu 2 Oct - 14:35

Le galop allait à un rythme régulier, et ils traversaient les routes de son Royaume avec diligence, devant des petites gens toujours aussi impressionnées de voir passer le cortège royal, un peu surprises néanmoins de voir qu'il était si réduit.
Le Roi ne voulait pas s'attarder à Versailles, il voulait simplement s'entretenir avec ses architectes et leurs maîtres d’œuvre, voir leurs avancée, les gronder si cela n'allait pas assez vite à son goût ou leur exposer une idée qu'il avait eu durant la nuit.
Le jour était beau aujourd'hui et c'était la raison pour laquelle le monarque avait choisi de se déplacer à cheval et non en carrosse. Il n'était ni accompagné de Louise, ni de Colbert, il pouvait donc se permettre d'affronter le soleil, que l'une évitait en bonne demoiselle de son état, et le vent qui était un ennemi redoutable pour le porteur de dossier innombrables qu'était le ministre.
Le regard altier, la main sûre, le dos droit, le port noble et auguste, Louis regardait face à lui. Il entrapercevait parfois le mousquetaire envoyé en avant et chargé de dégager le chemin.

-PLACE ! FAITES PLACE AU ROI !


Cela attirait les curieux mais cela ne le changeait pas de son habitude. Il se montrait partout et en tout. C'était la conduite qu'il avait décidé d'appliquer à la mort de Mazarin après une longue discussion avec son jeune frère plusieurs années auparavant.

-Philippe, cesse de plaisanter, c'est là un véritable projet que je t'expose.
-Parbleu mon frère je l'avais bien entendu et je trouve ce dessein tout à fait plaisant. Pourtant si je puis me permettre...
-Permets-toi...
-Il faut pousser la choses plus loin mon gracieux frère. Qu'ils soient devant leur souverain à toute heure du jour, de la nuit, que chacun de vos gestes soit épiés par une forêt d'yeux innombrables.
-La forêt qui m'entoure séant est déjà fort dense.
-Elle est éparse et bien frêle. Il y a des lacunes, des absences. Trop de failles voyons. Mon Roi a trop de temps à dispenser à ses loisirs privés. Non non. TOUS vos gestes mon frère, j'insiste. C'est là la solution qui m'apparaît. Trop occupés à vous contempler il en oublieront leur propre personne... Et chaque geste aura une charge qui l'accompagnera et favorisera l'heureux élu. Ils se battront comme des chiens. Oh j'en ris mon frère, voilà qui sera fort divertissant.

Philippe avait par moment un sourire carnassier que Louis trouvait surprenant. Et lui rappelait ce qu'il oubliait trop souvent. La Fronde avait été une souffrance, pas seulement pour lui mais pour eux.
L’Étiquette avait donc été peu à peu renforcée, durcie, étaient devenue plus cruelle et tentaculaire. Louis y ajoutait ses visions, Philippe corrigeait les failles qu'il trouvait, en créait parfois aussi pour y développer des querelles stupides. Louis aurait pensé que le prince aurait trouvé une solution pour se soustraire lui-même de ces obligations.
Mais non. Il était même très attaché à leur exécution.
Aussi était-ce légitime que le Roi exposa au Duc d'Orléans ses projets pour Versailles. Ce serait le cœur de tout. Du moins prévoyait-il de le faire. Il voulait encore en conserver un certain secret. Et puis il ne doutait pas que Philippe le comprit par lui-même. Ils se comprenaient parfois trop clairement, bien que l'exercice devînt de plus en plus incertain au fur et à mesure des années pour son jeune frère. Leur mère avait été dans le même cas. Son petit garçon joueur, frivole, incapable de travailler plus de deux heures d'affilée, ce petit garçon n'existait plus depuis la mort de Mazarin.
Voilà à quoi ses pensées étaient consacrées alors qu'ils galopaient vers l'ancien pavillon de chasse de son père. Passant sur le haut d'une colline il put voir en contrebas le château, ses jardins, et derrière plus loin... Ces damnés marais qu'il dompterait. Il l'avait décidé et ordonné. Ce serait donc fait.
Après avoir ralentis, le Roi avait arrêté le Napoletano blanc qui le portait.
L'animal secoua sa tête en s'ébrouant. C'était une bête que le Roi appréciait particulièrement quand il voulait se déplacer. Il avait un galop confortable et son allure était noble, sans parler du fait qu'il se faisait obéir au doigt et à l’œil. Son poitrail large se soulevait à peine malgré le trajet qu'ils venaient d'accomplir et il resta calme, attendant qu'on réclame de nouveau quelque chose de lui.
Pensant encore à ces jours où il prenait la pleine mesure de son métier de Roi, Louis caressa la crinière épaisse et l'encolure puissante de sa monture. Des jours qui lui paraissaient si lointains à présent. La disparition récente de sa mère n'aidant pas. Une époque était révolue. Et ce château, ces jardins seraient le joyaux de celle qu'il bâtissait.
Il se redressa en reprenant ses rênes.

-Monsieur de Flone... Chevauchez avec moi. Que vos hommes laissent de la distance.


Sa voix ne s'était pas levée, mais elle avait été claire et empreinte de ce ton autoritaire qui lui était naturel. Il lança l'étalon sur le versant de la colline, se dirigeant maintenant vers le château, comptant passer par ses jardins.
La raison de sa venue n'était pas seulement une visite de simple plaisir. Il avait des choses à discuter. Et le château de Saint-Germain n'était pas sûr.

Il galopa ainsi sans parler de nouveau, poursuivant sa route, ne regardant pas le jeune mousquetaire à côté de lui. Son manteau d'azur sombre et aux larges broderies d'or se soulevait au gré du vent, agitant les plumes blanches de son chapeau Ce ne fut qu'une fois arrivés à l’extrémité de ce qui deviendrait Grand Canal que le monarque ralenti l'allure et se mit au pas, une main nonchalamment posée sur sa hanche.

-Votre Capitaine m'a signifié que vous seriez mieux placé que lui-même pour nous exposer les faits et vos découvertes. Faites-nous donc un rapport précis de vos avancées sur l'enquête qui vous a été confiée Monsieur.


Il avait tourné son regard d'un bleu obscur vers le géant qui l'accompagnait.
Cette histoire traînait beaucoup trop à son goût. Ni Bontemps, ni d'Artagnan, ni La Reynie, aucun n'avait eu de réponse, et cela commençait à irriter le souverain. Justice serait faite, avec force et sans pitié. Mais pour cela il avait besoin de coupable et de vérité.

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Parce que je le vaux bien:
 


Dernière édition par Louis XIV le Mar 10 Fév - 12:24, édité 1 fois
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Mer 28 Jan - 11:33

La prudence avait toujours été une qualité étrangère au baron de Croix-Perec. Fort heureusement il avait appris à pallier ce défaut par un sens aigu de l’observation, et alors qu’il ralentissait le pas, scrutant le moindre fourré à proximité de la route et du roi, il relâcha doucement la tension qui avait imperceptiblement bandé la moindre parcelle de ses muscles. Liam aurait surement sourit en le voyant aussi prompt à bondir sur un lièvre qui détala aussi vite qu’il le pouvait. Le jeune homme se traita mentalement d’idiot tandis qu’ils reprenaient leur route l’espace de quelques instants. Les hommes sous le commandement du brigadier encadraient toujours le roi, veillant cependant à toujours lui laisser assez d’espace pour qu’il reste libre de ses mouvements. C’était lui qui menait la danse à chaque instant et qui décidait de la direction à prendre, bien qu’aujourd’hui le chantier était l’objectif essentiel de cette escorte réduite. Une main posée sur sa cuisse, l’autre tenant fermement les rênes pour éviter que son étalon bai ne fasse un écart, Laurent se contentait de garder le silence en continuant de chevaucher auprès du roi qui finit par s’arrêter au sommet d’une colline surplombant le chantier du château de Versailles. Le jeune homme ne prit guère le temps d'inspecter les lieux du regard puisqu’une voix vint soudainement le rappeler à l’ordre.

On ne faisait pas attendre le roi.

Ce dernier s’était déjà élancé sur les flancs de la colline tandis que le brigadier enfonçait ses talons dans les flancs de sa monture qui ne tarda pas à lui répondre en partant dans un galop souple et relativement confortable. Il esquissa un simple geste à ses hommes afin que ceux-ci restent légèrement en retrait de la personne du roi, mais tout de même assez près afin de répondre à son appel si jamais un accident arrivait.
Laurent étant un assez bon cavalier, il lui fut aisé de rattraper le monarque. Les deux hommes galopaient à belle allure sans prononcer un seul mot bien que de nombreuses questions brûlaient les lèvres du jeune mousquetaire. Pourquoi le roi voulait-il lui parler seul à seul ? Avait-il commis une faute ? Si oui, laquelle ? Il n'était pas vraiment tranquille alors qu'il repassait dans ses pensées les événements de ces derniers jours, réfléchissant à ce qui aurait bien pu contrarier le roi sans pourtant mettre le doigts dessus.

Ils arrivèrent rapidement sur une route en terre battue non loin de ce qui allait devenir le Grand Canal. Laurent cala le rythme de sa monture sur celle de son souverain, gardant ses rênes dans une main alors que le roi se contenta de lui demander d'exposer les faits de ses découvertes.

- Majesté.

Inclinant légèrement la tête, il marqua un temps le silence afin de remettre ses idées en place. Mieux valait présenter au roi un exposé succinct de ses découvertes, mais lui même devait avouer que s'ils étaient sur une piste, aucun indice tangible ne pouvait venir appuyer ses arguments.

- Ce ne sont que de simples hypothèses Majesté. Cependant nous avons pu déduire, avec mon comparse, que les voleurs étaient entrés par une porte dérobée et étaient sorti par celle-ci, profitant d'une défaillance dans le système de la garde. Cela impliquerait qu'ils étaient au courant des horaires ou bien même du fonctionnement de garde... Qu'un homme nous aurait trahis. 

Serrant légèrement le poing se trouvant sur sa cuisse, Laurent de Flone retint difficilement une grimace de dégoût. Savoir que l'un des leurs pouvait les avoir trahis le rendait malade. Il ne pouvait comprendre ce genre d'acte puisque lui même avait été élevé avec une certaine étique. Mais il devait avouer que rien pour le moment ne lui permettait de prouver ses dires et aucun nom n'était encore apparu clairement à ses yeux. Le brigadier se sentait impuissant face à l'ampleur de la situation, et si le butin était probablement déjà loin, peut-être arriveraient ils à arrêter les hommes qui avaient imaginé un plan aussi honteux.

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Ven 27 Fév - 12:52

Loin de paraitre détaché le souverain écoutait le brigadier avec l'attention qui lui était habituelle pour des sujets de relative importance. Comprenez bien. L'intérêt de son frère n'était pas ce qui motivait véritablement la concentration royale, mais par sa personne, par la violation de sa demeure, gracieusement prêtée par le monarque, c'était une insulte insoutenable qui avait été lancée a la famille des Bourbons, au coeur même de cette capitale qu'il avait appris à haïr dès son plus jeune âge. Louis n'oubliait pas ses leçons bien qu'il eut pu en donner le sentiment. Il y avait en lui cette plaque de marbre sur laquelle étaient gravées ses rancoeurs, ses peines, et quelques unes de ses amitiés et reconnaissances. Une mémoire antique telle était sa qualité s'il fallait lui en reconnaitre une. Qualité qui devenait parfois une chaîne, un fardeau qu'il dégageait avec un semblant de désinvolture affectée.
En cet instant donc la mémoire du Roi ne pouvait imprimer les auteurs de ce trouble. Il n'oubliait pas les incapables qui avaient causé ce fiasco mais c'était là les seules âmes à être tremblantes sous sa main levée au dessus de leur vie. Justice serait faite, Dieu s'assurait toujours le châtiment ultime bien entendu et Louis aurait peut être dû simplement s'en remettre à Sa volonté divine qui prévalait sur toute autre.
Emplit de sentiments forts chrétiens, de l'assurance d'être veillé par Lui, gonflé par cette certitude d'être en son bon droit, il n'aurait pourtant su se convaincre de laisser a l'abandon l'idée d'une réparation qui frapperait d'effroi tout ceux qui oseraient encore penser avilir son sang de quelque manière que ce soit, qu'il fut sifflant dans ses veines ou languissant dans le corps d'une chair engendrée par la France.
Monsieur lui-même aspirait a une vengeance froide, pour sauver l'honneur blessé d'une fête étouffée en son sein. Louis se fit la vague réflexion que depuis cet événement malheureux, bien qu'égal a lui-même, le Duc d'Orléans s'était fait discret auprès de son suzerain. En toute subtilité. Ces dernières semaines, Philippe n'avait pas réclamé de bourses pour effacer ses pertes affolantes - et habituelles - de jeu. Un des nombreux talents de son frère qui, à défaut de multiplier les gains, le faisait de ses dettes.
C'était une façon comme une autre de s'attirer la fidélité de son frère. Ou du moins de la récompenser. La chose était connue pour être superficielle et aléatoire. Certains se dévouaient corps et âme après une belle frayeur, ou après une aide inespérée. Une loyauté achetée et entretenue. Heureusement qu'il y avait de ces loyautés qui naissaient d'elles-mêmes.
La loyauté des mousquetaires était de celles-là.
La casaque bleue de laine aux quatre pans doublée de rouge et frappée d'une croix blanche cantonnée de flammes rouges à trois rayons était toujours synonyme de loyauté dans son esprit et dans son coeur. Louis aimait ses mousquetaires comme son père les avait aimé avant lui. Il le leur rendait bien et faisait toujours en sorte de se déplacer avec eux. Leur prestige dépassait de loin les frontières du royaume et n'altérait pas sa propre prestance. Ils faisaient partie de l'apparat dont il voulait s'envelopper en toutes circonstances.
Cet éclat s'était toutefois terni il y avait deux mois de cela, lorsque cette malheureuse histoire s'était enracinée dans les dossiers récurrents et problématiques du marocain rouge de Bontemps.

Les affaires du royaume pouvaient parfois ressembler aux marais qu'ils traversaient actuellement et qu'il observait sans avoir l'air de s'y attacher. Son regard glissait sur les arbres, les étendues d'eau nauséabonde dont il ignorait l'odeur prenante qui le saisissait à la gorge. Il avait pourtant un projet pour ce lieu infâme. Un grand projet qui se dessinait parfaitement dans son esprit et n'attendait que le trait sûr d'un ingénieur pour prendre forme.
Ce n'était qu'une question de temps avant que sa volonté royale ne piétine et n'aplanisse cet obstacle, conséquent certes, mais loin d'être insurmontable.
Cette pitoyable histoire de vol subirait le même sort.

Ses sourcils se froncèrent légèrement en entendant le Brigadier, ses lèvres devinrent une fine ligne. L'idée d'un traître dans ses rangs n'était pas une chose nouvelle. La Fronde lui avait bien appris que les amis d'hier dissimulait les ennemis de demain. Ce ne serait sans doute pas la dernière fois qu'il entendrait une telle phrase. Louis ne se résignait pas pour autant. Que le ou les traîtres attendent d'expier leur crime, ils regretteraient leur loyauté défaillante en faveur de leur cupidité.

-Si cela est avéré, c'est une question grave Brigadier...


En apparence serein et calme, son regard sévère ne semblait pas changer au fur et à mesure de leur cheminement dans cet environnement hostile. Rien ne saurait résister à sa volonté. Il sortirait le royaume de l'obscurité dans laquelle il avait été plongé par des ennemis de toutes sortes.

-Comment en êtes-vous arrivés à de telles suppositions ?


Il était aussi évident que le souverain attendait, des noms, des précisions. Il voulait un rapport complet et précis, afin de se construire une idée faite et large de la situation.

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