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 Let me See What You Got Underneath ~ ft. Richard Morel


Mer 8 Oct - 14:37

Let me See What You Got Underneath
Richard Morel & Ian Wilhood
Le temps commençait à s’améliorer dans Paris. La pluie et la chaleur arrivaient gentiment à prendre la victoire sur la neige froide qui fondait lentement pour laisser un filet d’eau constant rejoindre les égouts de la capitale. Ce fut un mardi pluvieux pour le plus grand malheur de l’Anglois qui avait prévu de sortir, mais ces ces fichues gouttes d’eau le retinrent à l’intérieur contre son gré tout en le narguant en venant s’écraser contre le verre de sa fenêtre pour lui rappeler qu’elles, elles étaient libres et qu’elles pouvaient se laisser porter au fil du vent comme bon leur semblait sans se soucier du court de la vie. Ian se perdit dans la contemplation de la rue qui s’offrait à lui sous sa chambrette. Les murs étaient pâles, sales. L’air était lourd, maussade et les toits sombres ce qui rendait la future ville lumières triste et mélancolique, plongeant le gueux dans des pensées profondes, intimes et tout autant gai que l’environnement qui l’entourait actuellement. Que se passait-il à Londres ? Est-ce que ses amis allaient bien ? Etaient-ils morts ? Vivants ? Tout un tas de questions se mirent à tourner dans sa tête à un tel point que ça lui donnait presque la migraine. Il resta ainsi plusieurs longues minutes, voir même plusieurs heures, il n’en savait rien et il en avait, pour tout dire, rien à foutre !

Ce fut lentement qu’il se leva en enfila un pardessus au décolleté révélant bien sa musculature que Maria avait fait faire pour lui histoire d’attirer plus de clients, et une fois habillé il descendit pour se changer les idées. Quoi de mieux de boire une bière en bonne compagnie d’une des filles qui travaillait ici comme lui ? Ses problèmes et ses pensées disparurent en même temps qu’il passa le pas de la porte et ce fut un Anglais timidement souriant qui dévala les escaliers d’une démarche féline avant d’aller commander une bière.
- Hey Haine-ry, a bièèère ! Dit-il en s’asseyant à l’enseigne.
En attendant la boisson, il se retourna pour observer la salle, mais il n’eut pas le temps de regarder grand-chose car il sentit le tavernier poser son pichet avec sa nonchalance habituelle sur le bois.
- Shit ! Quande est-ceu queu tu arrêêteras deu maltrééter  ces boissons Haine-ry ? Y’ a biène tôt pluusse de bièèère dehoors queu deudans !
- Va t’faire foutre l’Anglois ! T’commandes, j’t’sers et t’paies ! Dit-il en le regardant dans les yeux.
Ce fut avec un sourire aux lèvres que l’Anglois prit la parole pour se foutre de sa gueule.
- Ooohm mais c’est mon méétier Haine-ry… Et j’aimeuh bien meu faireu foutreu !

Sur ces paroles, Ian se retourna, son demi-litre de bière à moitié vide à la main. Il sortit une petite bourse de sa poche et posa le prix de la bière sur le comptoir sans même regarder le tavernier qu’il avait de plus en plus de peine à supporter. Il soupira après avoir bu une bonne gorgée de cette délicieuse amertume.




L’ambiance dans la salle réservée à l’accueil des clients était à son comble lorsque l’Anglois eut fini sa soupe, qui ressemblait plus à une assiette remplie d’eau dans laquelle les légumes se baignaient, et son bout de pain aussi sec et dure que de la pierre. Il repoussa ce qui lui servait de baignoire à ses légumineux et observa tout cette agitation qui l’entourait. Les putes commençaient à se déshabiller lentement alors que les hommes se saoulaient avec toutes sortes d’alcools mis à disposition dans l’établissement. Des mains baladeuses commençaient à se voir, pelotant des fesses, dévoilant des seins avant de commencer à jouer avec. Ian se souvenait de ces premiers jours, la gêne occasionnée par ce genre de scène, mais au fil du temps tout cela était devenu… banal… normal !

Une silhouette qu’il ne connaissait trop bien se dirigea vers lui, une silhouette qu’il aurait reconnu parmi des centaines. Elle se pencha légèrement dans la direction de son oreille.
- Madame de la Souche ne pourra malheureusement pas venir ce soir… J’espère pour ton joli petit cul que tu trouveras une autre personne car tes chiffres ne sont pas des meilleurs mon mignon !
L’Anglais baissa la tête à ces mots. Il le savait qu’il ramenait moins de clients que ces demoiselles, mais ce n’était pas de sa fautes ! Les hommes n‘assumaient pas leurs envies et les femmes qui venaient chercher un homme de joie ne courraient pas les rues… Il releva le visage pour la regarder dans les yeux.
-J’leu sais… Jeu vais tout faireu pou’ arriver à trouver queleuqu’un ceu soi’ !

Le soir passait alors que lui essayait de trouver une bonne âme pour finir sa soirée et avoir au moins une activité, mais rien ne lui réussissait aujourd’hui ! Il remonta alors pour rejoindre sa chambre, seul, espérant qu’une demoiselle l’arrête en chemin en voyant son joli petit fessier monter les escaliers, mais à voir il n’avait pas autant de succès qu’il l’aurait espéré car il arriva à l’étage sans s’être fait stoppé dans son élan, ce qui le fit soupirer.

Il se promenait dans le couloir quand il vit un homme sortir d’une chambre de l’une des filles qui était assez connue ici. Il avait l’air dépité, déçu. Lorsqu’il passa à côté de lui, l’Anglois l’arrêta et le regarda dans les yeux, des yeux aussi bleus que les siens un instant. Il était plutôt charmant, voir même carrément attirant. L’Anglais lui fit un beau sourire et plongea son regard dans le sien.
-Mon amie ne vous a pas convaincu ? Peut-être pourrais-je essayer de faire mieux !?
Il s’appliqua à parler du mieux qu’il le pouvait. Au pire des cas, le jeune homme lui mettait une tatagne en lui crachant des injures à la figure.
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Ven 26 Déc - 1:31

L’ennui profond qui berçait le cœur et l’âme de Richard Morel ce soir-là était à ce point tel qu’il n’avait trouvé comme solution à son mal-être qu’une virée au bordel. Il fallait dire que sans un boulot à exécuter, le manque d’adrénaline venait peser lourd sur lui. Il avait de l’argent pour être reçu dignement, il avait l’habitude du lieu pour être connu mais il avait aussi une réputation qui le précédait et à cela, il était reconnu! C’est ainsi qu’au Chat d’Or on le dirigeait aisément derrière la façade aux effluves de muscade et de cannelle pour se retrouver au cœur de nuits tout aussi épicées. Quand un client de la réputation de Trois-Lames se pointait le bout du nez au comptoir parfumé, il ne fallait pas ménager les efforts quant au service. Une chambre, du vin, de quoi grignoter mais surtout une fille qui sait y faire. N’entre pas sous les mêmes draps que le mercenaire n’importe qu’elle minette désireuse de jouer la coquette! Ce soir-là, Richard avait été supposément bien servi… À vous d’en juger…

Il passa du petit salon à l’étage plutôt rapidement. C’était là une chose qu’il appréciait considérant surtout combien le fait de côtoyer le commun de la populace lui tombait sur les nerfs. Dans une chambre offrant les conforts voulus, il se présenta à une femme au corsage généreux et aux cheveux d’un blond qui par cet endroit infâme avaient perdu de beaucoup leur lustre. Elle était bien à son affaire, désireuse de plaire au mercenaire elle ne perdit aucune seconde avant de relâcher les cordons du corsage dévoilant du coup des charmes débordants… Ce qu’elle ne remarqua aucunement, était le fait que Richard n’était nullement en presse. En fait, le spadassin cherchait bien plus la compagnie agréable que l’envoyée en l’air de jambe et de dentelle. Alors qu’il tendait la main vers sa coupe de vin, elle le repoussa vers le matelas pour l’enfourcher de manière aguicheuse. Pour si peu, il soupira à cette gorgée qui n’allait pas être consommée et il sourit devant la rigueur de l’ouvrière.

Lorsqu’elle se pencha vers lui, son odorat fût assaillit par la multitude d’odeurs auxquels il n’était pas préparé. D’abord, le parfum émanant du corsage qui se voulait un mélange vaporeux de romarin et d’esprit de vin mêlé à une once léger de sueur. Puis le souffle qu’elle soupirait à son cou remplit de vinasse douteuse et de bouillon quelconque. Elle s’était positionnée à genoux au-dessus de lui alors qu’elle plongeait ses dents contre la peau tendre du cou de Richard. Les mouvements mal assurés de la catin sous l’effet de l’alcool consommé plutôt laissa un vif pincement là où ses dents s’exerçaient. Laissant trainer ses lèvres contre la hauteur du cou du mercenaire elle tenta de s’approcher du lobe d’oreille laissé sans artifice pour cette soirée. Richard se recula la tête cherchant à préserver se oreille intact de peur qu’elle se décide à partir avec un morceau. Sa main la repoussa voulant calmer un peu le jeu, après-tout, ils n’étaient aucunement en presse et cette précipitation maladroite avait l’effet contraire à son plaisir.

Richard se décolla le dos du matelas en s’appuyant sur ses coudes. S’aidant de ses talons, il se glissa un peu le cul de sous cette femme décidée à l’enfourcher. Il la regarda un instant en penchant la tête de côté. Allait-elle enfin comprendre ce qu’il voulait à la fin? Il étira son bras en direction de sa coupe de vin et elle se dégagea enfin un peu de lui. Le mercenaire en profita pour poser ses épaules contre le dossier du lit et prendre cette gorgée de vin depuis longtemps désirée. Satisfait, il reposa la coupe et étira même un sourire. Il était à une demi-seconde d’ouvrir la bouche afin d’entamer la conversation quand l’index de la jeune femme s’écrasa sur ses lèvres. « Chut!! Je sais ce que tu désires! » lui avait-elle dit… Se servant d’une main venant lui prendre les couilles comme preuve à ses dires, elle se laissa glisser le visage à la hauteur de sa ceinture qu’elle entreprit de défaire avec hâte. En contrepartie, Richard chercha à la retenir seulement pour voir sa main balayée et dans sa presse la prostituée lui écrasa la cuisse de son coude. Était-elle à ce point saoule?! Le mercenaire n’appréciait pas du tout et ça commençait à paraître. Elle voulue se rattraper lui caressant le visage avec si peu de délicatesse que ça frôlait la gifle légère. Trois-Lames n’était pas ce genre d’homme à se laisser ainsi malmener sans réagir. Il se dégagea et se remit sur pied. Il prit le temps de regarder cette femme laissée en plan sur le lit. Il la considéra un instant mais secoua la tête à la vue de son état d’ébriété avancé. Il plongea la main dans une poche et on sorti quelques pièces. Avec un dégoût certain, Richard les envoya sur la jeune femme emmêlée dans ses jupons. Vraiment, ces pièces, la Maquerelle les lui revaudrait bien! Une dette vis-à-vis de l’assassin le plus redouté de Paris, n’était pas une chose souhaitable.

Visiblement déçu, Richard n’avait jusque-là pas la soirée à laquelle il s’attendait. Alors qu’il fermait la porte derrière lui pour ensuite tourner les talons et quitter l’endroit, il se passa un évènement que le spadassin n’aurait pu anticiper. Il avait à peine remarqué la présence de l’autre homme dans le couloir alors que Trois-Lames s’y engageait. Lorsque l’homme en question l’interpella Richard en fût quelque peu surprit et s’arrêta s’appuyant de l’épaule sur le mur du couloir. Les deux hommes semblaient se détailler voir s’étudier… Richard comprit rapidement qu’il était une de ces espèces de catin masculine, enfin, un prostitué en tenu plutôt suggestive et flatteuse pour sa silhouette fine et musclée. Curieusement, le mercenaire dû sans doute à son côté très pragmatique ne s’offusqua pas de la proposition de cet homme quant à passer un moment en sa compagnie. Il fallait dire que pour Richard, la nuit tous les chats sont gris, que la vie est bien courte et qu’il sera mort très longtemps et finalement, qu’homme ou femme, sexe is sexe… À une nuance près, son penchant pour les hommes n’avait rien de physique ou sexuelle… Pour Richard, l’intérêt de cette partie ne venait pas du score mais plutôt du jeu! Le charisme, la répartie et le charme d’un homme était tout autre chose et juste à point, ce type venait de suffisamment capter son attention pour pas se mériter une baffe.

Toujours appuyé contre le mur du couloir, Richard haussa un sourcil pas du tout mal à l’aise et toujours faisant preuve de sa froide aisance. Il prit la peine de détailler de manière marqué l’homme devant lui mais fini par briser le silence.

- « Si tu nous trouves une bouteille de vin et de quoi boire, je veux bien que tu me passes l’ennui par ton drôle d’accent. »
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Sam 17 Jan - 1:26

Let me See What You Got Underneath
Richard Morel & Ian Wilhood
Quand on venait au Chat d’Or, il y avait toujours désir à combler, si bien que les clients finissaient par trouver des filles, ou des hommes, à leur goût assez rapidement. La bâtisse était fonctionnelle et quelque peu agréable pour donner un petit confort en plus à ses clients. Il n’y avait là-dedans bien sûr rien de comparable à ce qui était dans les splendides murs royaux ou maisonnettes de la noblesse. Les équipements étaient simples et usuels : une petite table de chevet, des lits « propres » - noter de ne jamais demander au gueux de vous donner son avis sur ceux-ci, de quoi manger et boire sur un petit plateau tenu par deux jambes d’acier aussi frêle que sûre entouré par deux chaises et une sorte de commode pour ranger ses habits.

Alors qu’il cherchait en bas à appâter une quelconque demoiselle, Ian vit dehors un mendiant tendant les mains pour demander quelques pièces pour pouvoir s’acheter de quoi se rassasier. L’Anglois avait déjà pris conscience de la « chance » qu’il avait en travaillant ici, au moins il ne faisait pas la manche dehors. Il fallait dire qu’il était nourri, logé et avait de quoi faire sur le plan charnel, mais ses chiffres le rattrapaient toujours et ce stress le rongeait bien souvent. Il faisait pourtant ces affaires et arrivait presque au minimum demandé, et le dépassait de temps en temps, mais il ne fallait pas se crever les yeux, les hommes putes, c’était un marché qui ne fonctionnait pas, ou que très peu et seulement certains établissements comme ceux de Maria pouvaient se permettre d’en avoir un ou deux. Ils étaient comme les moutons noirs pour les clients alors qu’ils étaient plutôt bien intégrés au sein de l’établissement. Ils faisaient le même métier après tout… cependant des tensions pouvaient se faire sentir lorsque l’un des gigolos piquaient un client à une demoiselle, mais cela était plutôt rare.

Maintenant à l’étage, Ian vaquait à chercher bons clients qui monteraient les escaliers seuls pour chercher une porte ouverte. Certains montaient même en pleine nuit, rentraient dans n’importe quelle chambre et se déshabillaient avant de sauter dans le lit de la demoiselle inconnue pour assouvir leur besoin primaire. Personne n’a besoin de vous faire un dessin de ce que fut le résultat de quand un pur hétéro se retrouva face au dos puissant du prostitué ? L’Anglais fut traité de tous les noms possibles avant qu’il se rendorme calmement. Mais ce soir la chance allait peut-être tourner pour le bel anglophone qui vit un client sortir d’une chambre plutôt agacé. De premier abord, deux hommes ne se jaugeaient pas du regard dans ce genre de bâtisse, sauf si ces derniers étaient tous les deux intéressés par la même chose. Ian lui rendit alors un sourire charmeur sans être trop mielleux, de façon à lui faire comprendre ce qu’il était même si sa tenue plutôt charmante pour son corps ne pouvait pas laisser de doute sur la chose.

Se faire épier le moindre centimètre carré de son corps, l’Anglais en avait pris l’habitude. Beaucoup lui demandaient de se mettre nu pour l’observer sous toutes ses coutures. Cela l’avait dérangé à l’époque, de se montrer nu. Mais avec le temps, la pudeur était partie. Il maintint alors son regard sur le bel homme ténébreux qui lui faisait face et lui sourit quand il brisa le silence d’une façon positive pour lui. Ian n’avait rien à perdre de toute façon…
- J’ai toujour’ deu quoi boi’reu handsome ! Veuillez bien meu suivreuh
Il sourit à sa remarque par rapport à son accent. Peut-être que lui trouverait son accent charmant contrairement à d’autres… Il lui avait déjà été reproché de mal parlé et certaines de ses clientes lui demandaient même de se taire pendant l’acte, ce qui énervait plus Ian qu’autre chose.

D’une geste, il se dirigea vers sa chambre et ouvrit la porte au bel homme qui lui avait proposé de l’accompagner pour une partie de la nuit. Au moins il ne sera pas seul… Ian le fit alors rentrer dans la chambrette juste assez grande pour eux deux et servit les deux verres de vins qui étaient déjà sur la petite table d’infortune.
- Iespèreu queu ça vous conviendeuwas… C’est tout ceu queu iéziici !
Il s’installa dans la chaise en face de l’inconnu avant de le regarder de ses yeux bleus purs.
- Ié n’aurait pas penne-cé qu’un hommeu comme vous sewouait intéléssé !
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