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 « On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter. » - Louis-Victore


Dim 26 Oct - 17:22

Côte à côte, les deux jeunes femmes se promenaient dans le jardin du Boulingrin. Juliette et son amie avaient, en effet, eu l'agréable idée de venir se promener en ce lieu magique et pourvu de verdures de toutes parts. Juliette aimait la nature et tout ce qu'elle pouvait contenir, ce qui n'était pas forcément l'avis de sa jeune amie qui sursautait à la seule vue d'un pigeon passant par là. Juliette, elle, souriait aimablement ne voulant en aucun cas offenser son amie par un rire moqueur. Elle n'était pas si vicieuse ni méchante. Cela faisait une heure que les jeunes femmes se promenaient et Juliette avait réussi à éviter avec aisance le sujet de son fiancé. Elle n'aimait certes pas mentir à ses proches mais elle n'avait absolument aucune envie de mentir au sujet de son fiancé … Alors, elle avait simplement nuancé ses propos. Elle n'avait pas eu de ses nouvelles depuis une semaine et Juliette s'en portait tout aussi bien. A la simple vu de son affreux visage, la jeune femme sentait la peur et la colère envahir chaque fibre de son corps. Elle n'avait jamais ressentie la haine ni la colère auparavant. Peut-être de vagues agacements mais ça c'était toujours arrêté là. A présent, en dehors du couvent où elle avait passé toute son enfance, la jeune femme avait bien vite découvert que sa vie n'allait pas être de tout repos …

Sortie de ses pensées par la main que son amie posa sur son épaule, Juliette sortit de ses sombres songes.

-Je me dois d'y aller, ma chère amie. Malheureusement, un repas avec quelques amis de mon mari est prévu dans quelques heures. Je me dois d'être prête, dit-elle puis reprenant après un sourire, tu ne m'en voudras pas de t'abandonner ainsi ?

Juliette prit la main gantée de son amie et secoua doucement la tête.

-Ne t'en fait donc pas ! Mon carrosse m'attend devant le jardin et puis, j'ai bien envie de marcher encore un peu.

Sa jeune amie acquiesça sans un mot et lui dit au revoir. Sur ces mots, Juliette reprit son chemin. Le jardin était visité par un grand nombre de personnes ce jour-là mais cela ne dérangea point Juliette, qui partit vers un petit bosquet qui menait à un lieu où peu de mondes s'aventuraient. Rassemblant ses jupes de couleur mauve, elle s'avança jusqu'à une grande fontaine.

Ses yeux parcoururent les lieux et elle ne compta qu'un jeune couple assis sur un banc. heureuse de pouvoir profiter du calme environnant, la jeune femme s'avança vers le rebord de la fontaine et s'y assit. Peut-être était-ce mal élevé pour une demoiselle de s'asseoir si près de l'eau mais Juliette n'en avait que faire. Elle plongea même sa main dans l'eau limpide de la fontaine, sentant sa douce froideur sur sa main pâle.

Voilà longtemps qu'elle n'avait pas eu droit à un moment de solitude comme celui-ci. Elle ne profitait jamais d'être seule. Soit car sa tête était bien trop chargée de problème, soit parce qu'elle n'était tout simplement jamais seule. Les bals auxquels elle était invitée ou les après-midi avec ses amies lui paraissaient long et fortement ennuyeux. Pas qu'elle n'apprécie pas la compagnie de ses amies mais … Juliette se sentait tellement détachée de tout cela à présent. L'acte violent dont elle avait été victime l'avait changé, elle le savait. Une chance qu'elle ne soit pas tombée enceinte mais à part ça, elle n'avait tout simplement plus rien d'une vierge. Elle n'avait peut-être plus aucune chance de se marier un jour … Si ce n'était avec ce monstre mais de ça, il en était hors de question. Elle se le promettait, elle ne pouvait tout simplement pas accepter qu'un homme tel que lui l'épouse et partage à nouveau sa couche de force … Elle ne le permettrait pas.
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Sam 1 Nov - 9:23

Le printemps rendait agréable les divers jardins de Paris. La conséquence c’est que Vivonne venait s’y ressourcer, content de retrouver la terre ferme mais aussi fort content de ne pas rester entre quatre murs. Vêtu de ses atours de cour, aujourd’hui sa couleur était le bleu, le Duc profitait donc des quelques rayons de soleil et, surtout, de la chaleur printanière. Et puis c’était aussi un lieu de rencontre et Vivonne retrouva une de ses amies qu’il accueillit d’un baise main. Lui offrant le bras, il prit la direction d’un bosquet fort peu visité, et tous deux prirent place sur un banc. Vivonne et la jeune femme papotèrent alors tranquillement, jusqu’à ce qu’une jeune femme rousse passe a proximité. Le regard de Vivonne remarqua l’inconnue bien avant qu’elle ne passe sous les yeux de son interlocutrice et le Duc, habitué au langage corporel des femmes, remarqua que l’inconnue semblait troublée par ses pensées. Vivonne vit ensuite le regard de son amie suivre la rouquine qui sortait de son champ de vision, sans cesser de papoter, puis l’amie prétexta un rendez-vous avec un grand sourire et un clin d’œil. Le Duc de Mortemart se retrouvait donc seul.

Portant son regard vers la fontaine, il vit la jeune femme en pleine... réflexion ? Se levant de son banc, il approcha doucement.

« Veuillez m’excuser Damoiselle de venir vous déranger dans vos pensées. En vous voyant, j’ai eu l’impression que vous aviez besoin de compagnie. »

Commença le Duc d’un ton emplit de sollicitude. Il se demandait quel âge avait la rouquine, seize ou dix sept ans ? Une estimation fort lointaine des dix neuf qu’elle avait réellement, alors qu’il se tenait face à elle, mais appuyée a la fontaine pour pouvoir la regarder dans les yeux sans qu’elle n’ait à lever la tête, dans une pose simple et élégante qui venait naturellement au Duc et se présenta, donnant a l’inconnue un des noms les plus connus de tout Paris si ce n’est de France, de par sa royale amitié.

« Je me présente, je suis le Duc de Mortemart. Mes amis me nomment Vivonne. A qui ai-je l’honneur de m’adresser ? »


Vivonne avait presque pris une attitude paternelle pour s’adresser a Juliette, ses instincts protecteurs éveillés par le triste facies qu’offrait la jeune femme au monde. Le gentilhomme ne pouvait s’empêcher d’avoir une fibre protectrice fort développée. Déjà présente avec ses petites sœurs, celle-ci n’en avait été qu’amplifiée par la paternité.
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Ex Scientia Tridens
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Titre/Métier : Duc de Vivonne, Premier Gentilhomme
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Situation : Marié à Antoinette, 5 enfants légitimes

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