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 Le hasard donne les pensées et le hasard les ôte. [Pv. Niklaus]


Mer 24 Juin - 0:46

La jeune fille était habillée toute de rouge et d’un blanc crème doux aujourd’hui. Le blanc, symbole d’innocence, de pureté, alors que le rouge, était la couleur de l’amour, de la passion, du diable et d’autres choses ... Ses longs cheveux étaient rassemblés de façon haute sur le sommet du crâne et tombaient dans son dos jusqu’à la taille, attacher avec un ruban rouge. Aujourd’hui, elle se permettait une petite échappatoire à tout, à toute cette cours qu’elle trouvait cruel, sordide et fausse. Elle sentait sur elle des regards plus pesants encore, qu’à l’habitude. Elle c’était rendu plus ou moins discrètement dans les jardins de canaux, elle c’était pencher pour glisser ses doigts dans l’eau froide, essayant de toucher l’un des poissons colorés, presque émerveillée comme une enfant, mais n’était-elle pas une enfant? Elle retira les chaussons rouges de ses pieds, pour se retrouver en bas blanc, fait d’un tissu fin, tenant les chausses à la main, puis elle se laissa emporter. La voilà qui se mit à danser ! Ou plutôt à déambuler d’un pas léger et gracieux, elle semblait flotter sur le chemin, laissant ses bas se salire sans remords. Elle ferma les yeux, laissant son esprit s’envoler elle continua sa petite danse improviser les longs des chemins, entreouvant de temps à autre les paupières pour vérifier qu’elle ne tombait pas dans les parterres d’eau. Si quelqu’un l’a voyait, danser, ou tomber, que penserait-on de l’Italienne? Déjà, l’on ne devait pas en penser du bon d’elle ....

Quel monde cruel était cette maudite cours de France ! Paraître, paraître, paraître, encore et encore, inlassablement, son père n’avait jamais demandé autant de parutions de sa part, jamais il ne lui avait demandé d’être aussi présente à une cour, si bien que cela épuiser la Lyssa. Progressivement, elle c’était mis à sentir des fourmillements dans ses longues jambes souples et un nœud s’était noué dans son ventre et dans le milieu de son dos. Ces pas de danses, qu’elle exécute, lui faisaient oublier ces petites douleurs et même les tuaient. Son dos se dénouer, son ventre devenait léger, son cœur également et elle ne sentait ni fourmis, ni fatigue. Que de bonheur pour la Ritale. Qu’importent les ressentiments de Madame dans ces quelques instants de paradis, qu’importent les infidèles ou les secrets, elle danser, se libérant, peu à peu, jusqu’au moment où elle rouvrit les yeux et se retrouva près de la fontaine. Elle déposa alors ses chausses sur le sol et après avoir observé le lieu désert encore quelques secondes, elle se lança dans une nouvelle danse, autour de la fontaine, tournoyant, glissant puis se redressant, yeux fermés, les membres souples et agiles, comme si elle marcher sur de l’eau, elle semblait heureuse, sur son visage se dessina le sourire enfin, un sourire grand et heureux, qu’elle n’avait eu qu’en débarquant en France pour l’instant. Les instants paradisiaques furent interrompus avec brutalitée, par une chute, pur et simple de l’Italienne. Une chute, causer par un minuscule obstacle sur le chemin de ses habiles pieds, elle voulut se rattraper et tendit les bras, ouvrant les yeux, elle ne réussit à s’accrocher qu’à du tissu.

La voilà donc belle la di Milena. Accrochée maladroitement à un tissu, elle leva les yeux, pour apercevoir un visage, un visage qu’elle ne connaissait pas, un visage qui elle l’espérer, ne la considèrerais pas comme un événement hostile. Embarrassée, la jeune fille, toujours accrocher aux vêtements balbutia quelques excuses.


«- Mes excuses messire.»

Etait-il ici depuis longtemps? L’avait-il vu danser? Elle lâcha enfin le tissu, pour se redresser entièrement de sa grande taille, reprends rapidement contenance et confiance en elle. Ses yeux verts surlignés de khôl noir avaient cet aspect de trancher les deux couleurs et de faire ressortir intensité de chacune d’elles ainsi que de feindre une indifférence à tout, avec la chaleur et l’exercice que la jeune fille avait exécuté, l’on pouvait sentir l’ambre gris, qu’elle affectionne de porter comme parfum et qui dégageait un mélange savant d’odeur animal et de tabac, une odeur chaude et dont la chaleur ambiante ne pouvait qu’accenteur. Peut-être reconnaîtrait-il l’Italienne à l’accent chantant et la voix chaude qu’elle aborder? Ou peut-être n’avait-il pas entendu parler du Nonce et de sa fille, qui disait-on apprécier de porter le rouge, la couleur du sang, du diable et des actes charnels, une couleur qui avait été celle de l’église aussi ... Avec tout son aplomb, elle se ré-excusa, cette fois-ci, aucune crainte ne put transparaître dans sa voix.

«- Je suis sincèrement désolé, si j’ai abîmé votre tenue, alors je vous en payerais une nouvelle, si vous le voulez.»

Elle aimer qu’on lui doit des choses, mais elle détester avoir des dettes, peut-être était-ce cela aussi, la rançon lorsqu’on n’avait confiance en personne d’autre que son sang?
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Lun 12 Oct - 4:01

Si le palais royal était une vraie splendeur, ses jardins étaient, eux mêmes, de toute beauté.
Une merveille visuelle (tant par les formes que les couleurs) et un véritable paradis aux mille parfums enchanteurs. Manifestation éclatante, impressionnante, du génie français (sous inspiration italienne) reflet de la volonté royale de magnifier le fait politique. De l'inscrire dans la durée, dans l'Histoire, sinon dans la légende. Symbole de l'ambition culturelle, artistique et esthétique du pouvoir. Incroyable écrin entourant, étreignant le palais joyaux de Saint Germain. Ou il était bon d'y flâner, loin, et pourtant si proche, de la cour, de son atmosphère brillante ou suffocante. Van Haack aimait donc à arpenter ce lieux aussi apaisant que stimulant. Lui permettant, ainsi, de s'échapper à ses obligations, régulièrement. De se retrouver seul avec lui même. En compagnie de ses pensées, de ses idées, de son inspiration, avec...sa muse(?). Niklaus avait matière à méditation, puisqu'il lui fallait concevoir le second chapitre de son récit. Sorte de fresque relatant la destiné de sa noble famille. Depuis l'ancêtre  (légendaire) franc salien au père de son excellence l'ambassadeur, en passant par le chevalier Van Haack qui participa à la première croisade. Héros du chapitre restant à rédiger. Et les idées fusaient déjà. L'épisode s'ouvrirait sur la scène onirique d'une nuée d'anges guerriers, descendant d'un ciel tourmenté, pour assaillir une forteresse tenue par les démons des enfers. Parabole du siège de Jérusalem, prenant la forme de la rêverie dans l'esprit fiévreux du chevalier croisé du Christ sire Wilfried Van Haack de Gand. Qui, s'éveillant en la ville sainte, amorce sa première journée de conquérant par la continuation de la rédaction de son journal personnel. Pour ensuite voir le fier seigneur déambuler dans les ruelles de la cité sacrée. Afin de rejoindre la réception d'un riche marchand arabe. Ou, parmi danseuses dénudées et banquiers juifs, le chevalier manquera d'en égarer son latin.

Niklaus en était là de ses "divagations" littéraires, quand, contournant (nez en l'air) une rafraichissante fontaine, il vint heurter une forme indistincte. Qui se cramponna aussitôt à la manche de son habit. Dans sa surprise le hollandais s'imagina être au prise avec un voleur de bourses. Le charmant minois qu'il découvrit devant lui le détrompa, agréablement. La jeune fille reprit son équilibre avec une certaine grâce et s'excusa bien platement. Proposant même de dédommager son vis à vis. Van Haack inspecta rapidement cette manche bien froissée mais non déchirée, puis rassura Lyssa.

-"Non, non, c'est moi. Je vous prie également de bien vouloir m'excuser."

La jolie donzelle était assez grande (quasiment une tête de plus que Niklaus) et pourvue d'un fort charmant accent chantant. Le marquis lui offrit un sourire des plus courtois avant de saisir son chapeau noir à plume blanche.

-"Niklaus Van Haack. Ambassadeur des Provinces Unies à la cour."
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Dim 31 Jan - 23:20

La Milena fut surprise et les perles de sinoples dardèrent l'homme avant de s'incliner à son tour et de s'incliner et sa voix chaude d'annoncer. Les mains étaient rangées avec soin devant elle, sur sa jupe, elle ressemblaient à une enfant innocente, ayant appris un texte par cœur.
« - Lyssa Celeste di Milena, je suis la pupille du Nonce aspostolique. Ravie. »
La blonde se redresse alors, de toute sa grande taille et relevant un poil ses jupes, baissant le regard et émit un constat. Elle avait senti sur sa voûte plantaire un caillou pointu, qui avait sûrement pris un malin plaisir à s'incruster et à la faire souffrir, au travers de ses bas de laine. Elle songea brièvement, que c'était ce même caillou, qui l'avait fait tomber dans son élégante danse. La ritale repoussa du bout du pied l'horrible petite pierre.
« - Et je suis pieds nue. »
Oui, bon, elle avait ses bas et s'éloigna de l'ambassadeur, pour aller s'installer quelques instants sur la fontaine, gardant les fesses solidement posées sur le rebord, elle se rechaussa, récupérant les chaussons vermeil et, or qui étaient tombé au sol et se rechaussa, un regard d'excuse envers l'homme.
« - Je vous en prie, n'ébruiter pas la situation. »
Et la voilà qui s'était mise dans l'embarras en quelques actes, la danse, la chute, les pieds, les chevilles, lorsqu'elle avait remis ses chaussures. Les vertes étaient inquiètes désormais et la lippe légèrement triste. Elle n'était pas censée danser ainsi dans les jardins, elle n'était pas censée se déchausser et dévoiler ses bas, ni mêmes le bas de ses chevilles, enfreindre les règles étaient grisant. Milena aimait cela, mais elle ne voulait pas non plus se retrouver enfermé encore plus, par son père, à cause de ses frasques. Voilà donc que la blonde avait la mine basse désormais, elle avait fait quelque chose de mal, en était consciente et voulait étouffer l'histoire, passer à autre chose, changer de sujet. Tout serait bon, pour que la jeune fille oublie cette malencontreuse affaire. Elle arrangea un peu sa coiffure, et remit ses mains devant elle, tenant la gauche dans la droite. Il serait de mauvais ton que l'ambassadeur parle trop, mais la jeune femme tenterait de nombreuses choses, pour empêcher cela. Même si elle n'avait guère à offrir à un ambassadeur, il devait déjà avoir tout ce qu'il souhaiter après tout, tout comme Leandro.
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