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 Qu'il est doux de revenir à la maison [PV : Athénais]


Jeu 25 Juin - 21:28

Plus que quelques lieues et je serais enfin de retour. Oui, j'avais obtenu de Sa Majesté l'autorisation de m'absenter de la Cour pour une durée relativement longue, j'avais quelques affaires familiales qui m'appelaient en dehors de la ville. Oh bien sûr, j'ai entretenu une correspondance assez régulière avec Monsieur, je n'aurais jamais supporté de le laisser sans nouvelles et surtout de ne pas avoir de nouvelles de lui non plus. Il y a cependant une autre personne que je n'aurais pu laisser sans nouvelles, c'était mon amie, la Marquise de Montespan. Ma chère Athénaïs a été un soutien très précieux pendant les heures sombres que j'ai traversé récemment et je ne l'en remercierais jamais assez. Les chevaux allaient bon train, à ce rythme-là, j'arriverais dans environ une heure au château.

Tandis que je me laissais bercer par les chaos de la route, je laissais mon esprit vagabonder dans le passé. Il est bon de faire un point sur sa vie de temps en temps, surtout lorsque l'on veut savoir où se trouve réellement sa place. Une autre raison qui m'a fait partir un temps de la Cour, c'était parce que j'avais besoin de temps pour accepter le fait que ma femme ait eu un enfant avec un autre homme. Je ne l'ai pas répudiée et n'ais pas l'intention de le faire, je vais élever cet enfant comme s'il était de moi, mais il n'en demeurait pas moins que je devais m'accoutumer à cette idée. Lors de mon absence, j'ai appris que Stefano était parti de Saint Germain à son tour, mais lui, il n'a pas l'intention de revenir. C'est peut-être mieux ainsi après tout, je n'aurais jamais pu lui donner tout l'amour qu'il méritait. Oh bien sûr j'ai éprouvé de tendre sentiments pour lui, lorsque je lui disais que je l'aimais, je ne mentais pas, mais l'amour que je ressentais pour lui n'était pas très puissant, en tous cas pas aussi puissant que le sien. La seule personne que j'aime éperdument, c'est Philippe...enfin Monsieur, cela ne changera jamais, je le sais au fond de moi. Le revoir est pour moi une raison supplémentaire d'être heureux de rentrer à Saint Germain.

Une heure peut être très courte, ou bien très longue, heureusement, elle a toujours une fin et me voici donc arrivé au château. Je descend doucement de la calèche et me dirige immédiatement vers les Jardins. Je ne pense pas que Sa Majesté soit en promenade à l'heure actuelle, à dire vrai j'ai un peu oublié le cérémonial de la Cour, mais d'ici quelques heures je l'aurais de nouveau en mémoire.

Les jardins du château sont toujours aussi magnifiques et c'est un réel plaisir que de les contempler. Un bruit attira mon attention, des discussions un peu vives, des éclats de rire. Quelques dames étaient réunies et discutaient entre elles. Parmi ces dames, je reconnus sans peine ma chère amie, Athénaïs de Montespan. Je savais qu'elle ne m'avait encore pas remarqué, elle ne le pouvait pas étant donné l'endroit où je me trouvais. Aussi, je m'approchais discrètement du groupe et lorsque je fus assez près, je pus diriger mon regard sur la Marquise.


- Et bien et bien, cela fait un petit moment que je m'étais absenté, mais je ne savais pas que je trouverais de telles fleurs dans cet endroit des jardins. Il faut croire que les belles plantes poussent vite.

J'étais si heureux de voir Athénaïs, j'avais bien l'intention de lui rendre visite dès mon arrivée, j'ignorais que je n'aurais pas beaucoup de chemin à parcourir pour cela.
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Lun 7 Sep - 11:22

Le temps était clément et doux, quelle joie alors de pouvoir faire quelques pas à l’extérieur, profitant des quelques coins de verdure et des odeurs agréables émanant des jardins. La marquise de Montespan était en pleine discussion, ou plutôt en pleine moquerie, avec quelques-unes de ses amies. L’une d’elles se plaignait de la compagnie un peu trop présente d’un certain gentilhomme dont elle n’arrivait à se défaire. Une autre renchérit alors que ce même individu lui avait fait le déplaisir de sa présence un peu trop envahissante à plusieurs reprises, et qu’elle avait eu toutes les peines du monde à s’en défaire, ayant dû user des attributs convaincants de son cousin, dont la réputation de bagarreur n’était plus à faire. Athénaïs riait aux éclats, entendant tous les noms d’oiseaux dont se voyait affublé ce terrible prétendant par chacune de ces dames. Il fallait dire que ce n’était pas ce genre de galant qui manquait à la cour, et si certains pouvaient se montrer prévenants et donc fort utiles, beaucoup malheureusement se trouvaient être fort désagréables et pressants.

Se préoccupant peu de la présence d’autres groupes de personnes profitant elles aussi des jardins, les dames de qualité continuèrent leur conversation, allant et venant, s’arrêtant et reprenant leur chemin au gré du hasard dans ce bel endroit, lorsque soudain, Athénaïs fut surprise par une voix familière. Avant même que de voir l’auteur de ces mots, le sourire le plus joyeux se dessina sur les lèvres roses de la marquise. Elle reconnut immédiatement son ami le marquis d’Effiat. Voilà plusieurs semaines que ce dernier s’était absenté de la cour. Des affaires familiales requéraient sa présence et il avait ainsi dû quitter Paris.

-Excusez-moi un instant, mesdames je vous prie, dit-elle avant de se retourner vers Antoine.

-Eh bien eh bien, on dirait que le retour des beaux jours ramène aussi les bons amis.

Le sourire qu’elle lui lançait ne put que s’accroitre lorsqu’elle posa ses yeux sur lui. Il était bel et bien là, Antoine d’Effiat, l’un de ses amis les plus proches. Il lui avait terriblement manqué, et même si de ses nouvelles arrivaient régulièrement par lettre, une présence ne se remplaçait guère par du papier.

-Enfin vous voilà de retour, marquis. Je finissais par croire qu’un autre hiver se passerait sans que l’on ne vous revoie enfin à la cour.

Elle s’approcha encore pour être à présent tout près de lui et prendre son bras.

-Alors, comment vous portez-vous ? Avez-vous fait bon voyage ? Comment se sont passées vos affaires ? Contez-moi tout je vous prie. Vous étiez bien trop évasif dans votre correspondance.

La curiosité mais surtout le souci qu’elle se faisait pour son ami étaient plus forts que tout. Elle savait Effiat en proie à certains soucis familiaux qui le contrariaient fortement.
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Ven 11 Sep - 21:15

J'étais sincèrement heureux d'être de retour à la Cour et j'étais également conscient d'être quelque peu...privilégié. Oui, car notre bon roi n'a jamais fait de difficultés pour me donner l'autorisation de m'absenter quelques temps. Le voyage que j'ai fait dans ma famille était réellement nécessaire, après l'enterrement de ma mère, je me devais de retourner dans ma ville natale, j'y avais encore quelques affaires à mettre en ordre et considérant le fait que je ne pourrais plus réellement revenir dans la demeure familiale, et bien j'avais profité de ce voyage pour tout régler.

Ainsi, à peine avais-je posé le pied par terre, devant le château, je m'étais dirigé vers les jardins où j'eus le plaisir d'entendre la voix  de ma douce amie, la Marquise de Montespan. Cette tendre femme a été d'un grand soutien pour moi et je ne l'en remercierais jamais assez, ma vie fut quelque peu mouvementée récemment : la mort de ma mère, la grossesse de ma femme enceinte d'un enfant qui n'est pas de moi. Oui, j'ai été un peu chahuté, mais tout cela est du passé maintenant, tout va beaucoup mieux. Un grand sourire se dessina sur mon visage lorsque Athénaïs me remarqua. J'inclinais doucement mon buste pour la saluer.

- Ma chère Athénaïs, je suis bien aise de vous voir.

Athénaïs avait raison, moi-même je ne savais pas que je pourrai rentrer si tôt, j'avais craint que mon absence s'éternise un peu trop.

- Je vous avoue que j'avais la même crainte, mais heureusement, ce ne fut pas le cas.

Lorsqu'elle me prit le bras, je posais ma main sur la sienne puis je plongeais mon regard dans le sien, j'étais amusé de voir qu'elle n'avait absolument pas changé, elle voulait tout savoir. Je hochais la tête et lui souris.

- Bien, je vais prendre vos questions dans l'ordre. Je vais beaucoup mieux. Le voyage était très long, mais il est enfin terminé. Si je suis parti, c'était parce que mon père m'avait informé que ma mère m'avait laissé une boite rempli d'objets qui ont peuplés mon enfance. Et puis il y avait quelques papiers que mon père voulait me montrer. Il désirait mon avis, c'est la première fois qu'il est tout seul, ma mère s'est toujours occupé de tout à la maison, alors là...il est un peu livré à lui-même. A ce propos, j'ai fait un pas vers mon  père, nous ne pouvons rester brouillés à vie, alors je lui ai parlé de mon enfant...sans lui dire évidemment qu'il n'était pas de moi. Il a semblé aux anges d'être grand-père et m'a demandé de lui donner régulièrement des nouvelles de mon fils. Pour tout vous avouer, j'ai trouvé mon père très changé...dans le bon sens du terme. Je pense que nous réussirons à faire la paix.

Maintenant que j'avais parlé de moi, je comptais bien sur mon amie pour me donner des nouvelles de la Cour, car il y a certaines choses que l'on ne peut écrire sur une missive.

- A présent ma chère, à votre tour. Comment allez-vous ? J'ai souvenir d'une affaire de vol lors d'un Bal peu avant mon départ. Est-elle résolue ? Et Monsieur, comment va-t-il ? Cela l'avait, tout comme vous, très affecté.
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Mer 13 Jan - 14:51


Ce cher Antoine d’Effiat. Dire qu’il avait manqué à la marquise était un euphémisme. Mais enfin il était de retour, enfin ils pourraient de nouveau se confier l’un à l’autre et rire de tout et de tout le monde, comme avant son départ qui avait semblé durer une éternité à son amie.
Elle l’écouta donc lui conter son séjour dans sa famille, ses retrouvailles avec son père qui, au grand étonnement d’Athénaïs d’après ce que le marquis d’Effiat avait mandé quelques mois auparavant, semblait des plus amicaux. Antoine lui-même confirma cet étonnement et expliqua que leur mésentente ne saurait durer à présent, et que la paix était en bonne marche. Ceci fit sourire la marquise, sincèrement, elle était heureuse de voir que tout finissait par s’arranger, bien qu’il ait fallu qu’un malheur tel que le décès de sa mère se produise pour cela.

-Je suis bien aise d’apprendre que tout semble rentrer dans l’ordre. C’était une bien triste histoire que l’affaire de votre désaccord avec monsieur votre père.

Il évoqua aussi son fils… Que sa femme avait fort probablement eu avec un autre. Athénaïs se souvenait du souci qu’avait fait cette histoire à Antoine, à l’époque, il était venu se confier à elle, et la belle dame avait apprécié ce geste de confiance.


-Comment se porte votre fils ? Et votre épouse ?


A présent, il voulait des nouvelles. Il était vrai qu’il s’était absenté longtemps.

-Pour ma part, je me porte à merveille. Quant à Monsieur, je pense qu’il va bien également. Malheureusement je n’ai pas eu le loisir de le revoir depuis un certain temps. En ce qui concerne cette sombre affaire de vol, j’avoue ne pas avoir eu de nouvelles, mais je pense que tout un chacun a fait son deuil, depuis, de ce dont nous avons été délesté.

Cette affaire en avait traumatisé plus d’un, et la marquise avait tout fait pour mettre ce terrible souvenir de côté, aussi, l’évoquer n’était pas chose agréable.

-J’imagine qu’à présent rentré, vous allez retrouver Philippe aussi vite que possible ? Pourriez-vous e rappeler à son bon souvenir en lui transmettant mes amitiés ?

Elle savait qu’il ne refuserait pas, sa gentillesse était sans borne. Son bras pris dans le sien, ils firent quelques pas dans le jardin. Les dames avec qui étaient Athénaïs remarquèrent qu’elle était en compagnie de l’un de ses amis les plus proches, aussi elles comprirent qu’il était inutile de l’attendre, elles s’éclipsèrent donc.

-J’espère sincèrement que vous n’aurez plus à partir de si tôt. La vie ici est beaucoup moins amusante sans vous, dit-elle en penchant la tête contre son épaule.
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Jeu 14 Jan - 21:50

Mes relations avec mon père n'avaient jamais été excellentes, c'était le moins que l'on pouvait dire, lorsque j'étais enfant, il était tout simplement inexistant, effacé, écrasé par ma mère qui dirigeait tout à la maison. Ensuite, je suis parti très tôt de chez moi pour venir ici et tout à fait entre nous, cela m'avait agréé parce que je préférais de beaucoup être auprès de Monsieur, du Roi et de la Cour plutôt qu'au sein même de ma famille, néanmoins, je donnais tout de même des nouvelles de temps en temps. Il y eut aussi mon mariage, que je n'avais jamais désiré, mais auquel je ne pouvais me soustraire. Fort heureusement, mes parents m'avaient choisi une femme douce et charmante et si l'amour n'était pas au rendez-vous, je nourrissais pour elle une tendre affection et cela était réciproque. Lorsque ma mère mourut fut le point culminant de ma brouille avec mon père, ce dernier m'accusant presque d'être responsable du décès de ma mère et refusant que j'aille à l'enterrement. A présent, tout ceci semble "oublié" pour ainsi dire et mon père a souhaité repartir sur de bonnes bases, espérons que cela dure.

- Certes et je suis également fort aise que cela s'arrange ainsi, je vous avoue que je n'espérais pas un tel dénouement.

Tout à l'heure j'évoquais ma femme, je disais l'amitié et l'affection que j'avais pour elle, ce sont ces sentiments qui m'ont permis d'accepter un enfant qui n'était pas le mien. Je sais que peu d'hommes en auraient fait autant. A ma place ils auraient répudié leur femme, mais je ne me sentais pas le droit de le faire. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que moi aussi j'allais voir ailleurs, que la seule personne à qui je "fais l'amour", c'est Monsieur, lorsqu'il m'arrive de partager d'autres couches, ce qui est tout de même assez rare, il ne s'agit rien de moins que de satisfaire l'envie de combler un besoin primaire. Mon coeur et mon âme sont au frère du Roi et il n'en sera jamais autrement. Je souris à mon amie.


- Je vous sais gré de vous enquérir de leurs santés. Ma foi, ils se portent tous les deux à merveille. Nous avons nommé notre enfant Florimon et, pour l'heure, ce chérubin passe son temps à manger et dormir. Ma femme s'est fort bien remise de son accouchement, je ne sais si vous l'aviez su, mais nous avons craint pour sa vie. Heureusement, à présent tout va pour le mieux.

J'écoutais Athénais me donner des nouvelles de sa personne et de Monsieur. Lors de cette sombre affaire de vol, je n'étais pas à la Cour, mais l'on m'en avait informé à mon retour.

- En effet et je pense que c'est là la meilleure chose à faire. Oublier cet événement affreux et avancer.

Je ne poursuivis pas sur ce sujet, me doutant qu'il devait être douloureux pour mon amie et je la comprenais aisément. J'esquissais un sourire lorsque Athénais me fit part de ses suppositions à mon propos.

- Vous imaginez bien mon amie. J'ai été séparé de lui beaucoup trop longtemps pour mon propre bien. Oh oui, bien sûr, j'ignorais cela, je pensais que vous vous voyiez régulièrement. Si vous voulez, je pourrais peut-être le gronder un peu afin qu'il ne vous oublie plus ainsi qu'il semble le faire. Ne vous inquiétez pas, je lui transmettrais vos amitiés, je vous le promets.

Naturellement la partie où je proposais de "gronder" Philippe était faite plus pour distraire la Marquise que pour autre chose. Tandis que je marchais avec Athénais, je réalisais pleinement à quel point tout cela m'avait manqué. Athénais était réellement une amie très chère et deviser avec elle de tout et de rien était l'un de mes nombreux plaisirs ici. Je pressais amicalement sa main.

- Je ne sais pas de quoi demain sera fait Athénais, mais je peux vous assurer que ma place est ici, parmi vous. Vous me manquez atrocement lorsque je ne suis pas au château.

Nous fîmes quelques pas en silence, écoutant seulement le piaillement des oiseaux et j’enchaînais.


- Parlant d'amusement...il y en a-t-il un de prévu prochainement ?
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