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 « Dans les églises personne ne prie, sauf les bougies » [Pv. Louis-Victor]


Mar 18 Aoû - 20:12

Début septembre. Tout se déchaîne paraît-il, le temps n’est plus agréablement chaud et Milena à fini de danser telle une nymphe dans le jardin des canaux, l’approche de l’automne se fait sentir et elle troque son vêtement rouge pour un tissu bleu canard, tranchant sèchement avec ses yeux clairs et sa peau encore dorée. Le col de mousseline drapée qu’elle aborde est d’un léger beige, relevant le bleu du tissu. La ceinture quant à elle est bien étrange, il s’agit d’une large ceinture de dentelle noire qui serre et affine la taille de la grande italienne sur cette dentelle une autre ceinture plus fine trône, d’or celle-ci. Affichant un contraste stupéfiant entre les trois couleurs. L’élégance du bleu, choisit vif, la sobriété du noir et la richesse de l’or. Trônant fièrement sur le haut du corsage, le tâtez-y est bien présent, d’or fin ce ne sont pas des pierres que l’on y trouve mais de l’ambre. Une goutte d’ambre avec ses étranges reflets et sa couleur de miel, autour de celle-ci une multitude de petites sphères, disposer comme de petites pierres précieuses, de petits onyx trône là. La Milena est bien sûr parfumée d’ambre gris, comme elle aime le faire. La blonde dégage ainsi des notes boisées, proche du tabac et légèrement … entêtante. À ses doigts trônait aujourd’hui une bague d’argent, au sommet, une petite croix à son centre, un diamant noir y trônait. Un unique diamant noir, le reste était simplement sculpté, donnant au bijou un air sombre et strict. Comme si celui-ci pouvait servir à repérer les infidèles à la bonne religion. Les longueurs blondes sont quand elles laisser libre, sans plus d’artifice, laisser tombante jusqu’à la taille. Son seul maquillage est celui du quotidien, un épais trait de khôl sur la paupière rendant celle-ci plus tombante et le vert de l’œil plus … vert !

Ce matin Leandro avait été clair avec elle, les temps se troublaient et la pupille pontificale devait montrer le chemin comme le nonce. Le chemin serait à la chapelle, le chemin serait celui de la décence. Quelle fille serait-elle pour ne pas écouter le père ? Quelle fidèle serait-elle pour ne pas écouter ce que lui conseillait l’homme d'Église ? Elle avait donc assisté aux offices et la voilà qui irait prier. Une fois passer la porte, une fois la croix faite sur elle, elle s’approcha et s’installa sur un banc, elle ne pria pas. Préférant observer le lieu silencieusement, préférant être à sa réflexion, à se demander si elle ne serait pas mieux ailleurs que dans la chapelle. Elle se mit à prier, mains jointes sur les genoux, le regard poser sur ses souliers bleus, assortie à sa robe et dans lesquels elle voyait les fins bas de soie.

Elle resta à prier et réfléchir une bonne heure, laissant son regard se perdre sur les vitraux, les chapiteaux, les arcs et autres pièces d’architecture, dans ce lieu où la fraîcheur semblait ne jamais vouloir s’en aller, la lumière colorée rendaient également les choses différentes, elle les rendaient plus … irréelle, plus grave également, l’écho pouvant démultiplier le moindre son était fascinant aussi, alors pour briser le silence, elle fit bouger son pied, le son se répercuta comme une balle contre les murs avant de mourir au bout de plusieurs secondes.

Au bout d’une heure d’observation, de songes et de prières, elle se sentait étrangement calme, elle n’avait plus réellement envie de parler préférant conserver le son de sa voix pour elle seule, intérieurement, elle se surprit à penser en français, au lieu de ses pensées toujours en italien, chose qui lui décrocha un sourire amusé. Elle avait prié pour que les tentions Parisienne s’apaisent, pour que personne ne découvre jamais le pêcher paternel dont-elle était issue et pour pouvoir retourner en Italie bientôt avec son père, qui serait nommé cardinal. La Milena savait qu’il en avait pour plusieurs années, elle savait également que ses prières étaient purement égoïstes et elle retourna alors dans une réflexion intense. Des gens entrèrent pour prier, faisant à peine attention à eux, mais sachant qu’ils l’avaient vu, elle reprit ses prières silencieuses, fausses cette fois-ci. Lorsqu’ils furent parties elle laissa échapper un soupiré et se reprit à prier, mais cette fois-ci, les yeux fermés, pour des causes plus nobles, des causes respectant les préceptes enseignés par son père et respectant ceux de l’église. Voilà ce que l’on pouvait observer donc dans la chapelle. La Ritale, la grande Italienne, celle qui porte le rouge, celle qui s’amuse avec les couleurs pour créer des scandales visuels, en train de prier pieusement, sincèrement et silencieusement, l’on n’entend même pas son accent chantant venu tout droit d’Italie, de cette contrée chaude dans laquelle elle a vécu jusqu’à ses huit ans. Milena est là et Milena reste là à attendre de se lasser.
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Jeu 27 Aoû - 9:09

Il y a des êtres que nul n'imagine se rendre dans un lieu saint. De par leur comportement, ils attirent des opinions négatives d'êtres qui se croient supérieurs bien qu'il soit fort peu chrétien de prier Dieu afin qu'il confie une âme au Diable. En général c'est la réaction de cocus et par conséquent ils étaient plusieurs a prier pour que le Duc de Mortemart rejoigne les Enfers. Mais le Duc était pourtant un habitué des lieux de la Chrétienté: Il y avait été baptisé, il y avait fait son catéchisme, s'y était marié et il rendait régulièrement visite a sa bien aimée petite sœur. Et c'était sans compter sa participation aux Messes.

Mais la Messe était presque une mondanité a la Cours, rendant tout recueillement ou prière difficile lorsqu'on souhaitait remercier le Seigneur de nous avoir protégé au Combat.

C'est ainsi que Vivonne se retrouvait a entrer dans la Chapelle afin de prier, croisant des gens qui en sortaient, guère attentif a l'architecture familière des lieux. Avançant d'un pas léger il remarqua une petite présence inconnue en train de prier de façon audible et dépourvue d'accent: seul un percepteur pouvait enseigner une langue aussi "pur" et sans accent.
Le Duc chercha alors un équilibre dans sa façon de se mouvoir, cherchant a ne pas interrompre le joli petit filet de voix sans pour autant prendre par surprise et faire sursauter l'inconnue:
Après tout, il était venu pour prier, pas pour conter fleurette a une inconnue. Et il avait suffisamment de péchés à se faire pardonner pour ne pas en commettre un dans un lieu Saint.

Remontant l'allée, le Duc passa devant la demoiselle. D'un rapide regard, il la détailla de la tête aux pieds, notant chaque détail de l'apparence de la demoiselle, sauf le regard. Fort jolie, peut-être un peu jeune. Ce semblait être une innocente colombe, ce que Vivonne était avant que Ninon ne le séduise, à peu près au même âge. Du moins c'est-ce que disaient certains proches de la famille Mortemart qui ne pouvaient ignorer ce qui était bien plus un fait qu’une rumeur.
Le Duc, lui, respirait la virilité, tel que celle-ci était perçue à son époque. On sentait le combattant, l’aventurier poindre derrière l’homme de cours grâce a sa démarche mais rien ne le laissais deviner a sa tenue si ce n’est l’épée, fort jolie mais dont l’esthétique n’avait pas été la principale préoccupation durant sa conception et qui portait quelques traces d’usures, signe qu’elle n’était point là pour l’apparat.
Il prit place, sans un regard en arrière, sur le prie-Dieu et une brève prière fut murmurée, inaudible pour toute autre que le destinataire.

Le Duc se sentit de plus en plus apaisé alors que chaque mot sortait de sa bouche. Puis il sentit un regard posé sur lui… Se retournant il vit la petite blonde qui le regardait. Il est vrai que cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas entendu prier. Elle avait arrêté quand il avait commencé peut-être ?


« Bonjour, je suis le Duc de Mortemart. »

Déclara-t-il doucement, se levant et venant faire un baise main : il ignorait qui était cette jeune femme mais sa tenue signifiait clairement qu’elle n’était pas sans le sous, par conséquent il la traitait comme si elle était noble : Au pire il ne ferait pas d’impaire, au mieux il ferait plaisir a une jeune bourgeoise.

« Qui êtes vous et auriez vous vu quelque chose… d’intéressant ? »

Demanda-t-il doucement, relâchant lentement la petite main. Une peau douce, l’inconnue ne devait pas pratiquer beaucoup de travaux manuels et cela confortait donc le sentiment de Vivonne que la personne face a lui était aisée ou qu’elle vivait grâce a quelqu’un, un parent au vu de l’âge, qui l’était.
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Dim 30 Aoû - 21:17

Milena fût interrompu dans ses prières par des pas, ils n’étaient pas les plus silencieux qui soient et lorsque la silhouette passa à côté d’elle cela qui lui fit lever la tête pour observer l'homme qui se mit à prier, elle se fît silencieuse, alors qu'elle c'était mis à parler à voix audible à la fin de sa prière. Elle avait même semblé perdre son accent. Lyssa l’observa en silence, il était de dos, elle apprécia peut-être la vue de l’abondante chevelure de ce personnage, le vesture riche et soigné, l’allure solide. C’est cette allure aperçue du coin de l’œil qui avait attiré l’œil vert à se lever et ne pas ignorer ce personnage, comme il l’avait fait pour les autres. Elle se retrouva surprise de le voir se retourner et la regarde immédiatement, comme s’il avait senti le regard qu’elle porter sur lui et comme un animal apeuré, elle resta immobile, fixant toujours l’homme qui s’approcha à son niveau avant de lui adresser la parole et de prendre sa main pour la baiser. La Lysa ne dit aucun mot, préférant garder le silence, puis elle laissa entendre sa voix à l’accent ritale, sa voix chaude et chantante. Le ton et l’attitude sûre.

« - Je suis Lyssa Celeste di Milena, la pupille du nonce apostolique.»

Dans cette courte présentation Mortemart avait pu entendre ce qui ressemblait à une chanson, Lysa, se prononçant « Lyss-tsa » puis le prénom céleste lui rappeler les cieux. Resté à savoir s'il était au courant que depuis plusieurs mois la France avait un nouveau nonce et celui-ci était venue à la cour avec sa pupille et nièce Lysa. Lyssa qui avait eu pour loisirs jusqu’à présent de porter des tenues aux couleurs plutôt indécentes ou à mauvaises connotations telles que le vert ou le rouge, dans le but de se moquer des commères de salons lançant les rumeurs, mais également secrètement pour donner à parler sur elle. Aurait-il entendu également qu’elle avait eu le privilège d’une balade avec Madame. Et enfin la plus terrible, sur ses origines, qui ne seraient pas celles dites par le nonce et la jeune fille. Cette rumeur venue d’Italie disant que Lysa n’était pas la nièce de Leandro mais la fille, une bâtarde, dont la mère était un mystère. Certains parlaient d’une simple domestique, d’autres avaient des théories plus farfelues. Des rumeurs que toujours, les deux Italiens avaient démenties avec la même solide histoire : Lysa était la nièce de Leandro, il l’avait recueillie suite à la disparition du reste de la famille.

La main qui avait été prise par le duc était celle sertie de la grosse bague portée par la jeune fille ce jour, les cheveux longs lui tombèrent un peu au milieu du visage et d’un geste elle glissa la mèche blonde derrière son oreille dégageant ainsi la vue sur sa face.


« - Je suis ravie de vous rencontrer votre grâce. »

Elle accorda un léger sourire, presque malgré elle, le duc était plutôt plaisant pour la jeune fille, suffisamment pour qu’elle songe à se dire qu’il semblait un apollon. La blonde se rendit compte également que son cœur s'était mis à battre à toute allure et elle afficha un instant une expression un peu perdue. L’œil se posa sur l’épée portée par l’homme elle n’avait guère de connaissance en armes ou dans l’art de la guerre, mais elle savait que lorsqu’a porté une épée et que l’on n’était pas fin comme un poireau cela signifier que l’on savait s’en servir. Alors elle ne put s’empêcher de demander.

« - Avez-vous prié pour gagner une bataille ? »
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Lun 31 Aoû - 8:40

Ainsi la jolie petite créature avait un nom ! Et quand elle ne priait pas, sa voix se colorait d’un délicieux accent chantant rappelant l’Italie. Ainsi il avait affaire a la pupille du nouveau Nonce ? La curiosité brillait dans le regard du Duc alors que la jeune fille se présentait et faisait part de son ravissement à le rencontrer. Habitué a chercher sur le visage d’une femme s’il faisait ou non de l’effet, le Duc était conscient que Lyssa était on ne peut plus sincère : une femme si jeune était rarement bonne menteuse dans ce domaine.



« Le plaisir de la rencontre est partagée, Damoiselle Milena. »



Rendant sa main délicate et écrasée par une grosse bague a la jeune fille, le Duc aida la demoiselle a s’asseoir avec galanterie avant de prendre place près d’elle, il était enclin a la conversation. Mais il ne s’attendait pas a ce qu’on lui demande s’il priait pour les batailles.



« Puis-je user de votre prénom ? Après tout si nous parlons de nos prières, autant user de nos prénoms. Louis-Victor soit dit en passant, Vivonne pour les amis. »



La question était assez intime, mais le Duc s’en amusait. Il se souvenait que lui même était fort curieux et parfois indiscret ou malhabile au même âge :



«Voyez vous Lyssa, j’ai eu la chance de survivre a chacune de mes batailles. Car aussi doué que l’on soit, il peut arriver un moment ou les évènements causeront forcément votre mort…. Je remercie donc notre Seigneur pour sa Protection et je le prie de bien vouloir continuer. »

Il eu un petit sourire amusé:



"Cela vous semble peut-être égoïste mais je ne désire point voir mes proches en larme. Et plus que tout, je désire voir mes enfants grandir."



Frôlant de sa main celle de Lyssa, il sourit et déclara:



"Mais il ne faut pas que ces questions soient a sens unique, quelle était votre prière?"



Le sourire charmeur du Duc cherchait a faciliter la confidence, le Duc ayant une prestance et une présence qui, aux yeux d'une jeune femme, devait certainement inspirer confiance et sécurité. Le Duc quand a lui réfléchissait: devenir ami avec la pupille du Nonce, ou si on en croyait les rumeurs sa fille, pourrait l'aider a se rapprocher du Nonce et faire sa connaissance. Il fallait toujours se rapprocher des ambassadeurs et autre potentats étrangers: cela permettait de conserver de l'influence et de gagner en savoir. Deux choses vitales dans toute Cour. Et puis il fallait bien dire que l'innocence de Lyssa était charmante et rafraichissante, tandis que ses tenues et les rumeurs la rendaient intéressante: Le Duc ne devrait pas s'ennuyer en faisant sa connaissance.
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Lun 31 Aoû - 11:56

Elle se rassit, aider par le duc après s’être levée pour qu’il puisse la saluer. Le duc s'était installé à côté d’elle et elle glissa légèrement un peu plus loin sur le banc, pour lui laisser de la place. Pendant ces instants debout, il avait pu remarquer donc la taille impressionnante de Lysa, elle était grande et fine, un peu déplumée pour certains d’ailleurs. Comme disaient d’autres, elle remplissait mal le corsage et ses jambes étaient trop longues. Puis voilà que les questions et les explications fusèrent et la jeune fille y répondit.

« - Votre grâce, Louis-Victor, prier pour votre vie, prier pour celle de vos enfants de votre femme, mais prier pour celles de vos adversaires aussi lors d’une guerre. »

Leandro avait été claire le matin même, Lysa devait prêcher la bonne parole, c’était ce à qui elle s’essaye. Milena avait ajouté « votre femme » le pensant marié, il était visiblement plus âgé qu’elle, presque de l’âge de son père ou entre son père et elle, sans trop savoir, elle avait ajouté donc la femme, puisqu’il disait avoir des enfants.

« - Vous pouvez m’appeler Lysa si cela vous convient, c’est votre droit. »
Le rang ducal était bien plus élevé que le sien après tout, il aurait tout aussi bien pu simplement dire demoiselle, si cela lui chantait. Elle semblait un peu intimidée à ces paroles, vint enfin la suite, le plus complexe. Quelle était sa prière ? Elle fixa ses yeux dans ceux du duc, sachant qu’elle ne pouvait pas lui dire la vérité, mais sachant également que son mensonge était répété tant de fois, qu’elle aurait pu en oublier sa véridique histoire et ses véritables origines. Ses origines qui se trouvaient dans la pointe de la botte italienne et non pas dans le haut de la botte, comme Leandro et elle le faisait croire depuis longtemps. Le ton qu’employèrent Milena et son accent chantant était posé et sûr d’elle. Mortemart avait beau dégager une confiance certaine en lui et un air pour lequel on lui aurait confié ses secrets les plus intimes, l’Italienne était bien conscience qu’elle ne pouvait faire confiance à personne d’autre qu’en son père. Eux seuls étaient gardiens de leur secret commun et la confiance entre le père et la fille était indéfectible. Puisqu’elle ne pouvait trahir son père et elle aussi, elle ment à Louis-Victor, lui donnant des prières moins égoïstes et sombres que celles qu’elle avait eues.

« - J’ai prié pour que les conflits cessent. Pour que les agitations ne fassent pas de morts également. Pour que la bonne religion l’emporte aussi sur la mauvaise, sur ceux qui se disent … protestants. »

Elle afficha un sourire innocent à l’homme, la voilà qui afficher la mine de la parfaite petite écervelée bonne chrétienne, ce qu’elle était d’une certaine manière. La réalité était que Lysa avait du mal à comprendre pourquoi les gens avaient voulu une autre religion, la seule véritable bonne était celle du tout-puissant, lui seul pouvait avoir créé la terre et les Hommes à son image. Elle songea au surnom du duc et ne put s’empêcher de lui demander.

« - Pourquoi vous appelle-t-on Vivonne ? »

La gauche de la jeune femme était sur le genou alors que la droite s’appuyer sur le banc, pour pouvoir regarder le duc de face, ou presque. Elle était intriguée par cet homme, qui semblait s’intéresser à ce qu’elle pensait ou faisait, sans réellement lui poser de questions sur son père ou sa puissance au sein de la Sainte église chrétienne. S’en était déroutant pour la jeune fille.
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Mer 2 Sep - 10:24

La discussion débutait tranquillement entre l’homme et la jeune femme en ce lieu Saint. Les propos de Lyssa étaient on ne peut plus logiques pour la pupille d’un Nonce et Vivonne hocha donc la tête :

« Tuer ne m’amuse guère mais il me faut faire mon devoir et survivre. Je n’oublierais pas de prier pour le repos des guerriers qui, tout comme moi, cherchent seulement a accomplir leur devoir. »

Le Duc se mit alors a sourire, amusé :

« En tout cas des propos différents m’auraient déçu de la part de la pupille d’un Nonce. »

Dit-il doucement avant d’être autorisé à user du prénom de Lyssa. Le Duc remarquait la timidité de l’italienne mais il ne réagit pas au mensonge : le croyait-il ou non ? ça Lyssa ne le savait pas… Seul la réponse du Duc répondrait a cela et voilà ses mots :

« C’est une belle prière que les conflits cessent. Mais quand à la Religion, j’ai peur qu’il y ait beaucoup de sang versé avant que la Bonne Religion ne l’emporte. Tout le monde ne partage pas votre pacifisme et c’est fort dommage. »

Que ce soit un mensonge habile ou la vérité ne gênait pas le Duc qui trouvait les propos adéquats. Mais il se demandait ou était la spontanéité de celle qui s’habillait ainsi, elle avait des propos fort sages !  Soudain Lyssa lui demanda d’ou venait son surnom et le Duc sourit, amusé : Voilà la spontanéité a laquelle il s’attendait !

"C'est a la fois une histoire familiale et un reliquat de mon enfance. La famille de Rochechouart de Mortemart a obtenu la Seigneurie de Vivonne suite au mariage d'Aimerie II de Rochechouart avec Jeanne d'Archiac. Mon père étant le Marquis puis Duc de Mortemart, le Roi aimait a m'appeler Vivonne lorsque nous étions enfants. Et c'est depuis resté. Duc de Vivonne comme Vivonne sont donc les termes les plus usités pour parler de moi."

Expliqua alors le Duc, amusé par la question et ne perdant pas son sourire charmeur et emplis d'assurance.

"J'aime beaucoup quand vous vous montrez spontané, la conversation en est plus vivante que lorsque vous répétez les justes enseignements de votre... oncle je présume?"

Après tout, Lyssa avait dit être pupille du Nonce, sans préciser si un lien de parenté existait... La brève hésitation pouvait aussi laisser entendre que Vivonne avait entendu les rumeurs... Mais un homme comme lui n'y prêtait pas foi, ou ne le laissait pas voir.

"Dites moi... Ce lieu est vaste et nous sommes mal assis.... Que diriez vous d'aller nous réchauffer autour d'une quelconque boisson a un autre endroit?"

Demanda le Duc, en balayant la salle presque vide du regard. Certes ici ils ne seraient pas dérangés, mais personne ne leur offrirait non plus de quoi se désaltérer.
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Jeu 24 Sep - 19:59

La jeune fille blonde observa le visage ducal, elle le trouvait séduisant c’était certain, elle fût rassurée des propos tenus par celui-ci, concernant les hommes tombés au combat. Elle avait néanmoins une hésitation quant à la sincérité des propos tenus, mais tous les hommes n’étaient pas des barbares sanguinaires ou des preux chevaliers, aussi elle décida de faire taire son esprit et fût convaincue de la sincérité du duc de Mortemart. Sa présence était la preuve que tous les hommes n’étaient pas infaillibles.

«- Ainsi donc, je ne suis point décevante, voilà qui est déjà un bon point pour moi, du moins je l’espère ... qu’en pensez-vous Monsieur le duc?»

Elle ne pouvait se permettre de décevoir, par sa place trop fragile, bâtarde sans l’être, fille de son oncle et étrangère à beaucoup de manipulation de la cour. Se faire des alliés, ne pas décevoir les grands proches du roi, semblait une chose logique dans sa position. L’Italienne semblait un peu perdue au fil de la discussion, elle se fascina pour l’histoire de Vivonne, alors qu’elle n’émit aucun commentaire sur les paroles ducales concernant ses prières. Voilà enfin l’épine. L’épineuse, celle qu’il ne fallait poser à l’italienne. La spontanéité. Elle ses renforgea intérieurement, et répondit presque sèchement, au séduisant apollon.

«- Je suis spontanée, je suis toujours moi-même. Et oui pour vous répondre, Leandro est bien mon oncle.»

L’oeil vert se pose sur le masculin, certain de sa réponse, espérant faire taire dans l’esprit de cet homme toute hésitation qu’il avait pu avoir, faire taire les rumeurs, les étouffer dès sa source, l’esprit. Un frisson parcourut Lysa, la porte venait de s’ouvrir et laisser entrer un peu de froid, c’est ce frisson, qui l’emporta et elle se laissa séduire par l’idée de suivre Vivonne vers un endroit plus chaud.

«- En effet, il fait froid, je vous suis donc votre Grâce, votre compagnie n’étant pas déplaisante et ... je pense avoir assez prié pour les âmes aujourd’hui. Vous m’offrirez surement de quoi me réchauffer, car je dois vous avouer commencer à m’engourdir et le froid n’aide pas. Il fait plus chaud en Italie, vous comprenez.»

Pour appuyer ses dires, elle se leva, offrant un sourire au duc. Naïf et rosé de quoi convaincre pour se lever à son tour. Ses mèches blondes, le blond de l’enfance se colorèrent un peu à la lumière des vitraux, les deux fidèles qui étaient entrés plus tôt allèrent prier, passant devant la ranger de banc sur laquelle ils se trouvaient. Elle récupéra son manteau, assortie à la teinte bleu canard de sa robe.
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Ven 25 Sep - 12:06

La suite ici
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