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 Thomas Vonlanthen, au service de sa majesté!!


Ven 18 Sep - 18:28

Thomas Vonlanthen



Métier/Titre(s) :  officiellement Anspessade aux Gardes-Suisses du Roi, officieusement Lieutenant des Espions de Sa Majesté
Âge :23 ans
Origines : Françaises et suisses
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : Parfait Français, et bon suisse allemand
Alphabétisation :Bon, sait lire écrire et compter
Orientation sexuelle : hétérosexuelle
Situation: célibataire
Date de naissance : 18 ocotbre
Religion: Catholique
Groupe : Le Cid
Personnage ayant existé?: Non
Avatar : Santiago Cabrera


Le Miroir ...



Un homme grand, brun, aux cheveux bruns et ondulés, souvent ramenés en arrière, il est rare de voir ses mèches lui tomber devant le visage. Thomas possède en outre, une barbe qui s'épaissit au niveau du menton pour s'affiner lorsqu'elle remonte sa mâchoire. Une élégante moustache lui surmonte les lèvres ce qui lui donne un aspect un peu plus sérieux, un peu plus vieux. Des lèvres fines qui ne s'ouvrent que pour donner des directives mais qui préfèrent rester closes, mesdames n'ayez crainte, en votre présence, ses lèvres sauront s'ouvrir. Des oreilles dissimulées en partie derrière sa crinière de cheveux, mais qui n'en entendent pas moins, et des yeux bruns, capable de bien voir, forment le reste de son élégant visage. Une chose qui peut vous permettre de reconnaître un tel homme est la cicatrice qu'il porte à son front, cicatrice en diagonale de son front, infligée par une épée qu'il n'est pas prêt d'oublier. En ce qui concerne son visage, il n'y a pas à en dire plus.

Mais maintenant, approchons-nous un peu de son corps, l'homme en général, car, oui, le visage est certes un élément important sous plusieurs point de vue, il est l'expression des sentiments, certes, il est la personne même, car personne n'est vraiment décrit par son corps, mais un visage sans corps... C'est pas très pratique, surtout pour un garde suisse. Grand, nous l'avons dit, mais surtout d'une belle carrure, Thomas est un combattant, forgé par les cours martiaux, éduqué à l'épée plus qu'au bâton. De larges épaules, utiles pour faire place dans la foule de nobles réunis à la cour, un haut de corps développé, des bras aux muscles puissant capable de soulever une poutre tout comme d'enfoncer une épée dans le thorax d'un adversaire, des mains aux doigts ni trop fins, ni trop épais, apte à manier l'épée plus que l'aiguille, c'est sûr. Mais notre homme est aussi porté par deux jambes, c'est toujours mieux pour courir, jambes elles aussi musclées et capable de le mener loin (même s'il a une préférence pour le cheval lors de voyages ou poursuites).

Parlons maintenant de son accoutrement. Un clown? non, un suisse!! C'est ce qu'il vous répondrait si vous vous moquiez de lui. Fière de sa position de garde du roi, il porte avec fierté les couleurs des suisses du Roi. Mais comme il lui arrive de mener des missions hors de la garde suisse, il est plus souvent accoutré d'un long manteau de cuir marron, qui lui tombe jusqu'au genou, aux multiples boutons et au col relevé. De grandes bottes, de cuir elles aussi, avec des talons qui peuvent claquer, mais qui peuvent se révéler silencieux quand on sait marcher avec ce genre de chaussure (tout est une question d'équilibre). Un pantalon marron clair, brun foncé parfois fais la-bas, et sous la veste se trouve une chemise blanche, grise parfois. L'homme, une fois habillé ainsi, peut parfois compléter son haut avec un chapeau au côté relevé derrière lequel sont fixés quelques belles plumes, mais ne vous en faites pas, vous ne risquerez pas de le confondre avec un poulet. Concentrons-nous ensuite sur son attirail. Sa ceinture. Voilà la clef de tout, ou presque. La ceinture de Thomas, en cuir épais, à la belle boucle d'acier, comprend un bourse, tout d'abord, car il se trouve que l'argent ouvre bien des portes. Ensuite, à cette ceinture est fixé un étui pour ranger l'un de ses pistolets à silex, puis, de l'autre côté, c'est-à-dire à gauche, la ceinture tient un fourreau contenant la fine lame qui peut mettre fin à plusieurs vies, ou les sauver, au bon vouloir de roi il faut le dire. Dans sa botte est cacheé un couteau assez fin, qui a en fait plus des allures de dagues. Cette arme, admirablement bien caché, ne le gêne en aucun cas dans ses mouvements et peut se révéler très utile. Il porte aussi une épaulière d'acier au bras droit, qui protège efficacement l'homme, mais surtout le bras armé qui tient l'épée. Par la suite, il lui arrive d'avoir parfois un mousquet, et de revêtir une cape bleu, soit pour l'apparat, soit pour une mission officielle. Mais, je ne peux que vous inviter à voir vous même l'individu pour vous en faire une image.

... n'est pas le reflet de l'âme



Fidèle, docile, hésitant, ingénieux, ce type a presque toutes les qualités d'un bon soldat me direz-vous. Et je vous répondrais que c'est pour cette raison qu'il est dans la garde suisse. Mais ce serait trop facile de faire un portrait de ce caractère simplement en énumérant des mots évidents, c'est pourquoi nous allons détailler un peu.

Nous commencerons par l’ingéniosité de cet homme, de ce bon soldat. En effet, il est doué, capable d'inventer des plans en quelques instants, les idées ne lui manquent pas, il en trouve à la pelle pourrais-je vous dire. Il faut bien le dire, le suisse que nous avons là est loin d'être idiot, s'il sait réfléchir lors de situations délicates, il sait aussi réfléchir face à certaines choses, tel que des armes, ou des machines au mécanisme assez complexe, et le mieux, c'est qu'il sait réutiliser ce mécanisme dans des situations qui lui font défauts. Si c'est un véritable avantage, cela est vite ralenti par son hésitation.

Et oui!! L'hésitation, bonne ou mauvaise? j'en sais rien. Mais il a beaucoup de mal à prendre des initiatives, de peur de faire mal sans doute, il ne voudrais pas faire une erreur qui pourrait lui coûter cher, mais surtout, qui pourrais affecter le roi ou son entourage. Cette hésitation, si parfois il la surmonte, d'autres fois, il hésite trop, cette peur d'avoir mal penser, de ne pas avoir pris la bonne option, d'avoir peut-être pris un plan alors qu'il y en avait un autre, oui, cela l’effraie en quelques sortes, mais depuis qu'il est à son poste de lieutenant, il doit apprendre à surmonter ses hésitations, parfois c'est bon, parfois il n'y parviens pas. Mais ces hésitations prouvent aussi une chose: Elle révèle qu'il est fidèle au roi et agis avec loyauté.

Fidélité récompensé, mais fidélité quand même. Que ses ennemis soient dix, vingt, cent, six cents, pour défendre le roi et la France, Thomas est prêt à se battre jusqu'à la mort. Il a été entraîné pour cela, et s'il est très bon combattant, il sait que son épée reste et restera au service du roi et à son supérieur. Sa fidélité, on peut notamment la noter, et l'observer grâce à sa docilité qui ne veut pas dire soumission.

Oui, il est docile, il obéit, il agis, il fais ce qu'on lui demande. Mais attention, s'il est docile, il ne faut pas trop lui en demander non plus, il y a des limites!! Cette docilité lui permets de rester de marbres face aux reproches ou aux félicitation et il obéis toujours sans rechigner, il effectue les missions sans se poser trop de questions si c'était ou non bien de faire cette mission, lui, il exécute, c'est son devoir. Mais au fil du temps, il a aussi forgé un esprit critique, et sous ses airs dociles, il a retenu beaucoup de choses qui lui permettent aujourd'hui d'avoir son opinion.

C'est bien connu, on ne peut gouverner qu'avec la force, ou seulement avec l'intelligence. Thomas le sait bien, aussi, au fil du temps, il a su observer les hommes, la cour, son entourage, et il a pu se faire une opinion des hommes et des femmes q'il côtoie. Doté en effet d'un esprit critique et aiguisé, il est capable d'avoir un jugement et saura s'il doit plus ou moins se fier à une personne, bien qu'il n'est pas dit qu'il ne se trompe jamais. Par la suite, cette esprit critique lui permets aussi de critiquer les décisions qui sont prises et quelques fois de donner son avis, même s'il ne conteste jamais les ordres.

En clair, un esprit critique, évolué, quelqu'un qui peut juger, mais qui reste docile, un homme qui ne se rebelle pas, qui obéis aux ordres, quelqu'un de fidèle sur qui l'on peut compter et qui n'aura de cesse de défendre son roi et sa nation. Un homme aussi ingénieux, capable de prodige parfois, mais souvent ralenti par une hésitation certaine qui le fait toujours douter de lui et de ses décisions. En tout, c'est un esprit complexe, doté d'une immense envie d'agir mais souvent ralenti par peur de faire mal, pourtant, cela n'enlève pas une fidélité sans faille et un comportement exemplaire.




Dernière édition par Thomas Vonlanthen le Lun 28 Sep - 16:26, édité 5 fois
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Ven 18 Sep - 18:28

On naît tous un jour ...



   


Paris la grande. Paris la forte. Paris la royale. Mais Paris misérable. C'est dans cette Paris des années 1600 que naquit Thomas Vonlanthen. Fils unique, il fut le fruit de l'union d'une petite noble, femme de la cour, et d'un père soldat, garde suisse plus précisément. Nul ne sait vraiment ce que la jeune dame trouva à cet homme, si ce n'était peut-être sa taille, ses beaux muscles et son uniforme. Car à part cela, le père de Thomas ne pouvait pas vraiment être décrit autrement que froid, sévère, impartial, et discipliné. Avec lui, il fallait de l'ordre, derrière lui il fallait que ça suive au pas. Malgré que la famille soit de petite noblesse, cela ne faisait pas de la famille une famille riche et admise dans l'entourage du roi. Non, c'était une petite noblesse reléguée au second plan qui n'avait sa place nulle part ailleurs que dans une petite maison de paris. Et derrière la porte de cette maison, seule frontière entre la famille et le monde, à l'extérieur de cette maison, se trouvait toute la misère du monde, ou plutôt de Paris. Thomas eut néanmoins la chance de recevoir un enseignement de sa mère, mais il aimait par dessus-tout aller jouer dehors. Bouger était essentiel pour lui... Ce qui n'était pas toujours au goût de son père...

****

Thomas regarda le livre de lettres écrit par sa mère. Quelle misère que de rester là devant ses pages, blanches pour certaines, noire de lettres à en crever pour d'autres. A sept ans, le jeune garçon aimait plus la vie dehors que enfermé à étudier un livre. Sa mère s'était absentée et le père du jeune garçon devait sans doute roupiller. Peut-être que... Pourquoi ne pas aller jouer un peu? Hein? Le jeune garçon quitta sa chaise et ses chausses touchèrent le plancher qui grinça dés le premier pas. Il tenta d'esquiver avec agilité et légèreté la zone qui semblait grincer, et ce fut avec succès. Il parvint à atterrir sur une zone un peu moins bruyante, juste à côté de la grande porte de bois. Il tira le verrou doucement et sortit. Il se retourna, prit soin de refermer la porte et se faufila jusqu'à l'escalier de bois. Personne en bas. Il descendit lentement en faisant attention de ne faire grincer aucune marche, mais cela ne réussissait pas à tous les coups. Chance inespérée, il parvint en bas sur le plancher sans même s'être fait repérer. Il continua jusqu'à la petite entrée, prit son petit manteau et ouvrit lentement la porte qu'il referma tout doucement. Il était dehors. Sur le parvis de sa maison. Non loin de là était visible la grande cathédrale. La route boueuse était tracée du sillon laissé par les chariots, et offraient de multiples flaques d'eau et bien sûr, une certaine puanteur bien que l'on ne soit pas dans les quartiers les plus malfamés. Thomas avaient deux amis ici. Tristan et Henry. Ces-derniers devaient être dans une rue plus loin. Thomas se jeta donc dans la rue, dans cette foule de parisien pressé, mendiant ou tout simplement là, ne sachant pas où aller. Quelques chiens traînaient ça et là, de multiples chats aussi, mais il n'y faisait pas attention. il avait déjà repéré ses amis jouant au bout d'une rue. Un grand sourire sur les lèvres, Thomas vint s'ajouter à la bande formé de ses amis, et d'autres petits camarades plus ou moins âgés qu'eux. Armés de bâtons, ils livraient combat dans les rues, et c'est tout naturellement que le fils du garde les rejoignit. Il se jeta lui aussi dans la mêlée et attaqua. Recevant les coups, en donnant d'autres, ils jouaient tous jusqu'à ce qu'un chien vienne perturber leurs jeux, grondant et grognant sur eux. Henry, plus énervé que le chien soit venu les embêter qu'apeurer par une éventuelle morsure, se jeta sur la bête en hurlant, arme au poing. Thomas regarda Tristan, et ensemble, ils se jetèrent à la suite de leurs compagnons. Le chien, voyant soudain une meute d'enfants à ses trousses, détala.

- Tous à la poursuite du klébar!! hurla Henry

Aussitôt, il fut suivi d'une meute de gamin hurlante. La bête courrait plus vite, et elle finit par leur échapper. Mais ils trouvèrent autre chose pour se distraire: Le père de Thomas à sa recherche... recherche qui aboutissait. L'homme regarda son fils d'un air sévère. Ce-dernier lâcha le bâton, et suivit son père lorsque celui-ci lui fit signe de rentrer. Il le suivit dans un silence religieux, puis, il rentra devant son père qui claqua la porte furieux. C'était maintenant que ça allait chauffer. La petite, mais belle maison de pierre raisonna bientôt du cri du père:

- Qui t'as donné l'autorisation de sortir?!! Pas moi en tout cas!! Ni ta mère!! Tu avais tes devoirs!! Tu va apprendre à obéir mon gars, et si ça te plais pas, c'est pareil!! Tu crois qu'on peut tout se permettre?!! j'avais que ça à faire de te chercher dans tout paris!! Non mais je le crois pas... File dans ta chambre, et finis tes lettres!!

Et le gamin fila sans demander son reste. Il monta dans sa chambre pour ne pas en ressortir avant le repas du soir...

****

Tout jeune, Thomas fut donc éduqué à être obéissant. Son père avait d'ailleurs souvent tendance à dire: "l'obéissance d'un soldat vaut mieux que sa force au combat". Ce n'est que plus tard que Thomas comprit où son père voulait en venir. En effet, cela signifiait que si les soldats obéissaient tous, ils étaient donc disciplinés et devenaient une machine de guerre infernale capable de prodiges et de miracles. Bientôt pourtant, la mère de Thomas mourut. Certains attribuèrent cela à la maladie, d'autres à des raisons plus obscures. Toujours était-il que cela provoqua le rapprochement du père et du fils. Le père et le fils se retrouvait fréquemment, le père parlant de la garde suisse qu'autrefois il composait avec ses compagnons, il lui parla de ces hommes incorruptible, et indéfectible, à la réputation de solide combattant. De véritables lions comme il le disait lui-même. A l'âge de seize ans, Thomas était devenu plus assidu, et il apprenait de son père, en plus du maniement des armes, d'autres choses, tel que l'utilisation et la composition des poisons, les moyens de les détecter, ou alors de les deviner s'ils sont à l'origine de la mort. Outre cela, son père lui apprit à devenir aussi silencieux qu'une ombre, à écouter, à se transformer en un homme capable d'entendre sans se faire voir, et de voir en étant dans le noir...

- Vois-tu mon fils, le silence est ce qui précède les pas et les conversations. Devient ce silence, et le bruit de ces pas et de ces conversations deviendra tiens. Déclara son père tout en nettoyant son épée.

Cela faisait une heure qu'ils avaient commencés l'entraînement à l'épée, et ils ferraillaient comme de beaux diables jusqu'à ce que Thomas soit légèrement touché. Son père arrêta la combat, pour son fils, qui fatiguait, mais aussi pour nettoyer sa lame. Le chiffon blanc était teinté de rouge, et la lame semblait à nouveau resplendir, mais son père continuait de frotter tout en lui parlant d'autre chose. Lorsqu'ils se posaient, ils ne perdaient pas une minute à discuter entre eux des derniers progrès de Thomas et des moyens d'améliorer le jeune homme qui avait acquis une belle musculature. Finalement, voyant le regard impatient de son fils, l'ancien garde suisse, Ferdinand, reprit alors:

- Si tu nettoies mal une épée, elle rouille. Ton œil est capable de voir plusieurs choses, mais d'aussi loin, tu ne peux voir qu'un reflet. Prends mon épée, approche ton œil et observe...Mieux.

Il tendit l'épée à son fils qui l'accepta. Il regarda la lame et approcha ses yeux de la lame jusqu'à distinguer de petits points, petits mais bel et bien présents, rouges. Il gratta... Du sang, mais séché celui-là, il y avait d'autres taches, plus fraîches, qui restaient accrochés sur l'acier comme un navire à son ancre.

- nettoie toujours ton épée, et tu conserveras une arme efficace. Dis-toi bien ceci: Tu peux partir au combat avec un bouclier cabossé, tu peux aller te battre avec un casque fracassé, ou une épaulière rouillé, mais tu ne dois jamais. Jamais!! Partir au combat avec une épée rouillée. Jamais.

Thomas hocha la tête et rendit l'arme à son père, qui se releva et se mit en garde, suivit immédiatement par son fils.

- En garde!!

Et il attaqua immédiatement. ils féraillèrent là pendant plusieurs heures. le fils connaissait le père, mais le père était à l'origine du fils, ils se connaissaient mutuellement, et pourtant, ils se découvraient. La petite grange raisonnait du bruit des épées sous le regard du cheval de son père, tout noir, qu'il avait nommé delta, en raison de la seule tâche blanche sur son front en forme de delta. Les épées volaient, s'entrechoquaient, semblaient toujours atteindre leur cible avant de se bloquer mutuellement ou de se dévier. Le combat dura. Peut-être toute la nuit. Il durerait jusqu'à ce que l'un des deux protagonistes stoppent cette folie de combat...

****

Ainsi donc grandissait le jeune Thomas, un jeune homme qui pour l'heure ne se souciait guère de l'avenir, mais plutôt de bien tenir son épée. Son père, en tant que garde suisse était un redoutable combattant, et il transmit tout ce qu'il savait à son fils qui pratiquait le combat à l'épée chaque jour, en effet, les armes étaient devenues pour lui presque une obsession. Il fallait qu'il soit aussi bon que son père, non meilleur même. Mais il ne comprenait pas vraiment pourquoi son père lui apprenait l'art de manipuler les poisons, chose qui pouvait passer comme de la sorcellerie au final. Mais, sans se poser de question, il apprenait. Pourtant, à ses seize ans, il allait sur ses dix-sept, son père, diminué, affaibli, était un homme qui se déplaçait de moins en moins, il faisait durer moins longtemps les combats d'épée, les longues heures d'études de son fils étaient ponctuées par de tonitruantes siestes, mais c'est un soir que Ferdinand décida de révéler pas mal de choses à son fils, alors qu'il était dans son lit, à l'agonie, la maladie, qui, il le sentait, allait cette fois l'entraîner...

 Il était installé sur le petit tabouret de bois sur lequel il mangeait de plus en plus souvent ses repas, devant le lit de son père qui ce soir-là avait refusé d'avaler quoi que ce soit. Le père de Thomas était en effet très malade, et il ne quittait plus son lit ces derniers temps. Il n'avait plus la force de se lever, ni même de faire le moindre geste, il restait là, presque à attendre la mort, sous les yeux de son fils, qui, impuissant, devait observer sa longue agonie.

- Alors, voyons-voir si tes cours ont servi.Il prends l'un des livre, l'ouvre et lui désigne une plante. Qu'est-ce que c'est?

Thomas regarde le dessin de la plante verte aux feuilles élégantes et très découpées, plante qui comporte aussi des sortes de noix arrondies et vertes. Il répond alors:

- C'est une grande Cigüe. L'un des plus puissants poison qui soit, et il était très utilisé par les athéniens.

Son père ferme le livre et finit par le féliciter. Mais cette fois, il ne s'arrêta pas seulement aux félicitations et continua:

- Tu dois savoir une chose avant que...
- ne dîtes pas ça père, vous allez...
- Je vais quoi? Coupa l'autre, survivre? Non, c'est terminé, mon temps a passé. Mais avant de m'éteindre tu dois savoir une chose. Je n'était pas seulement garde suisse pour le roi.

Thomas se tût, conscient que son père allait lui révéler quelque chose d'important. Il écouta donc le vieux Ferdinand, ancien garde de sa majesté le roi:

- J'étais aussi, en plus d'être garde, un espion royal. Ma mission était simple: Il me fallait déjouer toutes sortes de complots, certains visaient le roi, d'autres sa famille, et d'autres encore son royaume tout entier. C'est pour cela que j'ai appris l'art du poison. Il me fallait parfois supprimer des personnes qui étaient contre le roi, et le poison était, lorsque l'on ne devait soupçonner personne, la meilleure arme.

il s'arrêta à bout de souffle avant de reprendre:

- J'ai souvent dut me cacher, rester dans l'ombre, attendre d'être invisible pour me déplacer, et j'ai toujours réussi. Oh, bien sûr, j'ai parfois failli, mais j'ai toujours su agir avec efficacité et discrétion. Thomas... Apporte-moi mon épée.

Le fils s’exécuta, poussa quelques chaises, et alla décrocher l'épée qui était sur le mur en face du lit de son père. Elle reposait dans son fourreau, luisant devant les flammes d'une leur sauvage. Il la tendit à son père qui s'en saisit avant de dire:

- L'épée c'est ce que j'étais officiellement, mais... Officieusement, j'étais la dague, l'assassin, l'empoisonneur, l'oreille du roi. Mon Fils, Il me reste une dernière chose à te demander.
- Allez-y père.
- Rejoins la garde suisse, en mémoire de ma personne, et protège et défends notre souverain, agis pour lui. Reprendre le flambeau, le feras-tu?
- Vous avez ma parole, promit-il solennellement.
- Tu auras besoin de cette épée pour affronter tes adversaires. Ne te fie à personne, si ce n'est ton épée car elle... Elle ne te trahira jamais.

Thomas se saisit de l'épée que son père lui tendait et il l'accepta. Son père reposa les mains sur son corps et souffla:

- Maintenant... je peux partir en paix... Souviens-toi. L'épée et la dague.

Son regard vacilla, puis, il ferma les paupières pour ne plus jamais les ouvrir. Ferdinand Vonlanthen venait de rendre son dernier soupir face à la maladie. Thomas regarda son père, qui semblait serein sur son lit. Une larme coula sur la joue de Thomas, puis une seconde avant qu'il laisse éclater sa tristesse. Il se retrouvait seule. Véritablement seule. Mais c'était le début d'une nouvelle vie qui commençait. Il serra l'épée qui avait appartenu à son père, et la ceignit à son côté. Dorénavant, il ne serait plus Thomas Vonlanthen, non, il serait Thomas Vonlanthen, garde suisse du roi, au service de sa majesté.

****

Ainsi s'achevait une partie de la vie de Thomas. La mort de son père fut un coup dur pour lui, oui, même si le père de Thomas était un homme froid, distant, et rigoureux, mais qu'on le veuille ou non, il y avait un lien entre le père et le fils, un lien indestructible. Quoiqu'il en soit, Thomas tint sa promesse, car une semaine plus tard, il partait pour la garde suisse du roi. Les rumeurs racontent qu'il serait sorti ce jour-là, à la fois beau et noble, le sourire aux lèvres, comme si le soleil qui annonçait une belle journée, lui avait aussi promis un avenir radieux. Le jeune français, d'origine suisse fut bien sûr admis à la garde, et il devint l'un de leur meilleur combattant. En plus d'être un bretteur exceptionnel, c'était aussi un très bon tireur. Pourtant, les mousquets ne sont pas les armes les plus précises, mais il faut croire qu'il avait su se faire à ses armes, et il était capable d'en descendre plus d'un à distance. Il était l'un des pions essentielle de la garde, et il ne se doutait pas qu'il allait jouer dans une cour dangereuse, pleine de ragots et de pièges, de faux-semblants, de faux-dévot, et de traîtres: la Cour du Roi-Soleil. C'est la cour la plus réputée du monde, ou du moins, l'une des plus réputée d’Europe, elle offre un faste et une richesse inégalable, mais lorsque vous êtes garde suisse, et que vous êtes en plus espion, il vous faut jouer avec finesse et savoir écouter tous les bruits...

Revêtu de sa tenue de garde suisse, tout de cuir et d'acier, un chapeau sur la tête, Thomas était mélangé à tous ses nobles et nobliaux, princesses et petites sottes de la cour du Roi. Situé sous une arcade du plafond qui se prolongeait dans le mur, il était là, prêt à intervenir, mais aussi à écouter les conversations. Depuis qu'il était dans la garde, son rôle s'était borné à surveiller et protéger, mais à présent qu'il était aussi espion, il devait aussi écouter et déjouer toutes sortes de complots. Non loin de là, prêt du roi, se tenait son supérieur qui était Alexandre Bontemps, premier valet du roi, chef de la garde suisse. Thomas lui fit un signe de tête discret alors que son lieutenant Ferdinand de Gueret, du même prénom que son père, et peut-être de la même trempe, était de l'autre côté de la galerie. Un groupe de nobles passa alors à proximité.

- ... Un nouveau navire capable de voguer plus rapidement.
- Il était temps mon ami, sinon, les anglais vont véritablement nous écraser.

Le groupe s'éloigna laissant place à des dames qui sourirent face au garde qui n'esquisse pas un geste. Leurs rires et leur chuchotement sont sans doute plus provocateurs que certaines insultes, mais il n'y réponds pas. Leurs robes de couleurs qui mettent en valeur la beauté de leur visage mais aussi, leur poitrine, sont très bien étudiées. C'est à se demander si finalement, la cour n'est pas une petite paris. Après tout, à paris, vous avez les putes, ici, la seule différence, c'est qu'elles sont bien habillées. Plus maquillées aussi. Mais leur but est le même. Un autre groupe s'arrête devant lui, des hommes aux habits resplendissants ceux-là. Décidément, les couleurs semblent défiler au gré des journées.

-... Elle a perdu hier une fortune, qu'est-ce que le roi va faire de cette furie? Elle perd des sommes astronomiques.
- Oui, mais elle ne cesse pas d'en gagner d'autres. Elle arrive à gagner des sommes exceptionnelles.
- C'est parce que, monsieur le comte, si vous voulez suivre une telle personne, vous devez miser autant ou vous coucher.
- A croire que ça triche.

Un autre groupe passa devant lui.

- Vous rendez-vous compte que l’Espagne ne veut pas cesser la guerre.
- Nous avons la capacité de vaincre, ils ont la capacité de lutter.
- Le roi ne peut pas continuer ainsi, où c'est notre ruine assuré!!
- Hum... venez discuter de cela chez moi, nous y serons à notre aise.

Le groupe se retira. Alors que certains quittaient la salle, Alexandre vint vers son lieutenant, Ferdinand, lui souffla quelques mots et se retira. Le lieutenant vint vers le garde qui continuait toujours d'écouter et d'observer.

- Alors? Demanda Ferdinand.
- Rien de bien intéressant j'en ai peur, déclara Thomas alors que la relève arrivait. Ils partirent ensemble. Quelques nobles mécontents de la guerre, d'autres des dépenses de la reine, mais sinon... Rien.
- Fort bien, alors allons fêter ça autour d'un verre!!

Les deux gardes s’éclipsèrent finalement

****

Une vie à la cour donc, c'est ce qu'officiellement, Thomas faisait, il était là, protégeait et gardait sa souveraineté de toute agression. Mais il y avait d'autres choses. Sous cette vie passée sous les arcades dorées du palais à garder des nobles vêtus de fanfreluches et de couleurs multiples, il y avait une autre vie, plus sombre celle-là, passée sous les arcades de paris. Dans certains quartiers misérables aussi. Il passait alors sa cape bleu et son beau manteau clair contre un manteau plus foncé, un peu plus usé peut-être, mais sans se séparer de son épée et son chapeau, trop utiles. La vie d'espion était plus sombre, elle était souvent confinée aux couloirs secrets du palais et à la ville même de paris, bien qu'il pouvait arriver que les frontières de paris soit dépassée par la garde, comme lors de l'évasion de certains prisonniers...

Thomas s'était couvert de son manteau sombre et un foulard couvrait son visage. Il entra dans un établissement sale, une cantina loin d'être déserte à cette heure, et dans les bas-fonds de paris, elle était le repère idéale de paris pour les brigands. Thomas s'approcha du comptoir et s'appuya dessus. L'aubergiste vint le voir au moment ou une fille de joie passait par là, accompagnée de quelqu'un qui avait bien voulu payer pour avoir une partie de la nuit avec elle. Finalement, l'aubergiste lui demanda ce qu'il voulait. Thomas répondit alors:

- Une information.
- Ah... T'es au mauvais endroit mon gars.
- ça m'étonnerais fort vu que le nom de ton auberge m'a été mentionné.
- Hem... Quelle information?
- On crie partout dans paris que Dorian le chasseur s'est évadé. Tu confirmes?
- C'est que... Une information comme celle-là...

Thomas jeta une pièce d'or sur le comptoir qui tinta mais qui fut vite rattrapée.

- J'ai besoin de lui pour... Un événement spécial.
- Tu vas avoir du mal à le trouver l'ami, dit le gros aubergiste en observant la pièce, mais je connais un type qui pourrait te renseigner. On l'appelle Jo l'arnaque, mais crois moi, y te dira c'que tu voudras entendre. Tu le trouveras près du cimetière.
- Merci pour l'information. Il balança une autre pièce. Pour ton silence, inutile de mettre les autorités au courant. Sinon, je reviens te percer moi-même.

Thomas laissa l'homme et sortit. L'air frais et puant de la capitale lui remplit les poumons, mais il n'y prêta pas cas. Il se dirigea vers le cimetière faisant attention d'écouter chaque conversation. Il y avait peu de temps de cela, un prisonnier plutôt dangereux pour la couronne s'était échappé... il fallait le retrouver, et le tuer si nécessaire. Thomas marcha jusqu'au cimetière, et il dut s'arrêter pour demander où était ce Jo. Par chance, il le trouva rapidement grâce à un homme un peu ivre qui ne prit même pas la peine de lui demander de l'argent en échange, chose qui arrangea l'espion qui se faufila à travers le cimetière. Jo était bien là, faisant affaire avec d'autres hommes. Le cimetière était un véritable lieu d'échange, le marché noir de la pègre, un lieu où armes et bijoux pouvaient être présents sans le moindre mal. Thomas s'arrêta devant l'homme en question, mal rasé, mais plutôt grand, au regard gris. Le dénommé Jo tenta de le contourner mais l'espion se saisit de lui et le ramena à sa hauteur.

- Tu f'rais mieux d'me lâcher si tu tiens un tant soit peu à ta misérable vie.
- J'ai besoin d'une info... Et tu va me la fournir.
- Pourquoi j'frais ça.

Le gant de cuir noir de Thomas s'ouvrit sur trois louis d'or.

- Peut-être pour ça. déclara-t-il.
- Qu'est-s'tu veux savoir? dit-il en reniflant un peu.
- Sais-tu où se trouve Dorian, que l'on surnomme le chasseur?
- J'sais pas.

la main se referma sur les pièces et Thomas fit demi-tour. L'homme dut cogiter un peu, mais tout était dans le plan: faire croire que l'on allait chercher l'info ailleurs. L'homme rappliqua bien vite.

- Attends, attends... T'en va pas comme ça... tu veux savoir où il est?
- En effet. Mais comme tu n'as pas l'air de trop le savoir, je vais aller voir ailleurs, qui sait, ces trois louis feront un autre heureux.
- Personne te donnera l'info. Et si t'étais du côté de la loi?
- Tu crois que j'ai une tête de mousquetaire? Bon, on est d'accord, renchérit Thomas face à la tronche de l'autre idiot.
- Pourquoi tu veux savoir où il est?
- J'ai besoin de lui pour un coup.
- Quel genre de coup?
- Tu poses beaucoup de question.
- Selon le coup, je peux t'accompagner...
- Fort bien, dis-moi où il est, et je t'engage, après tu seras riche l'ami.
- Bien... Tu pourras le trouver aux quais, près de la seine, à côté du bar "les eaux troubles".
- Fort bien, rejoins-moi demain soir aux quais.

L'homme s'évapora après avoir pris ses trois louis. Pendant ce temps, Thomas s'éclipsa.Ombre noir parmi les ombres, il marchait... Vers le palais, faisant attention de ne pas être suivi. Car si quelqu'un découvrait pour qui il travaillait vraiment, tout tomberait en l'air... Dés demain, un régiment de garde suisse procéderait à l'arrestation du chasseur, et du Jo, ça viderait la ville d'un filou de moins...

****

La vie était ainsi. Thomas passait son temps entre les couloirs du palais, et les rues de paris, à déjouer, en compagnie d'autres gardes-espions, les complots contre le roi, ou visant à enfreindre la loi, que ce soit des vols ou des libérations trop importantes... Mais en parlant de vol, ça me rappelle un événement soudain qui a pris tout le monde au dépourvu. Monsieur, Frère du roi, avait justement organisé une fête où de nombreux nobles y étaient venus. La particularité de ce soir-là, c'est qu'on avait eu droit à un bal masqué. Le problème, c'est que masqués, les convives ont tous l'air de bandits, et les bandits ont tous l'air de convives, un vrai bordel. M'enfin, la suite est bien évidemment connu de tout paris. Oui, en effet, Monsieur s'est alors aperçu qu'il était volé, comme beaucoup de convives, et ses ombres furent rapidement prises en chasse par la garde. Thomas eut droit de rechercher des indices, mais malheureusement, les recherches lancées n'arrivèrent pas au point escompté, en effet, les résultats qu'il avait obtenus n'étaient pas ceux qu'il attendait...

- Comment ça on leur a ouvert la porte?!! demanda Alexandre Bontemps, un peu surpris mais gardant son calme.

L'homme, d'une stature plutôt athlétique malgré son âge restait calme, mais il devait bouillir à l'intérieur, ça Thomas n'en doutait pas. Posté devant lui, un peu hésitant de ce qu'il devait dire ou faire, Thomas ne bougea pas d'un poil.

- Pour qui passe-t-on à présent? Le frère du roi est détroussé, plusieurs nobles aussi, et maintenant, on m'annonce que quelqu'un les a laissé entrer. C'en est trop.

Il était calme, posé, réfléchissant à la situation avec calme malgré que ses traits un peu crispés laisse deviner qu'il devait être un peu en colère. Thomas ne faisait que répondre aux questions lui.

- Vous avez une idée de qui ça peut-être?
- Je mène mon enquête, mais les résultats ne sont pas ceux que je voudrais avoir...
- Pardon? vous avez des pistes?
- Oui monsieur.

Alexandre resta là, immobile, dans la pièce, à contempler le sol et à penser à autre chose qu'à ses pieds et au parquet qui étaient, à ce moment précis, les seules choses qu'il était possible de contempler à cet instant là.

- Alors, vos pistes?
- Il semblerait q'on leur ait ouvert la porte, mais ces gens venaient des bas-fonds de paris, cela ne fait aucun doute.
- La Cour des Miracles?
- Cela pourrait être possible bien que s'aventurer là... Alors qu'ils savent qu'on sait où les trouver, c'est tout de même un peu stupide, ils sont plutôt du genre à faire leurs coups dans Paris, mais pas dans un Palais.
- Alors venez-en au fait.

Thomas sentit son cœur se nouer. Et s'il se trompait? S'il avait mené une enquête sur une fausse piste... Pourtant, tout concordait. Alors pourquoi se serait-il trompé? L'ombre du doute pouvait planer, elle devait planer, mais devant tant d'indices... Comment le pouvait-elle? Non, il fallait qu'il le lui dise.

- Il semblerait que ce soit une bande de voleurs indépendants, difficile à situer.
- Pardon?!! Manqua de s'étouffer le premier valet.
- Oui, cela sera difficile de retrouver des gens qui une fois sortis, se divisent immédiatement. Nous risquons de prendre un certain temps avant de les retrouver.
- Les suisses n'ont qu'à fouiller tout paris s'il le faut, mais il faut les retrouver, ce qu'ils ont volé correspond à des quantités astronomiques d'argent.
-C'est ce que je compte faire, mais sans les suisses. Nous devons nous assurer de la sécurité du palais et du roi avant tout, non?
- Vous avez raison, par quoi commencerez-vous?
- la cour des miracles, je pourrais entendre quelques bonnes rumeurs las-bas.
- Il est vrai que tout se sait las-bas. Continuer vos recherches.
- Bien.

il s'inclina respectueusement et sortit de la pièce, chapeau sur la tête... Cette enquête risquait de durer pas mal de temps...

****

Et elle dura pas mal de temps, je vous le confirme bien. L'enquête en fait, s'éternisa. Et oui. Thomas eu beau tenter pas mal de pistes, beaucoup de choses restèrent obscures, et il avait bien du mal à tout démêler. Il décida pourtant de se lancer sur la piste de la cour des miracles, où d’intrigants personnages avaient élus domicile et qui ne voulaient pas vraiment du bien au roi. mais l'enquête s'enlisait, on ne parvenait guère à avoir des informations valables, on nageait en pleines eaux troubles, et sans savoir où l'on allait. Le suisse finissait donc l'une de ses plus grandes enquêtes sur un échec et plusieurs points obscures demeuraient encore. Mais certains doutes resurgirent lorsqu'un mousquetaire aperçut le lieutenant des suisses en grande conversation avec quelqu'un de très peu fréquentable. Les doutes resurgissent alors, mais c'est lors de la capture de Erwan demi-botte, l'auteur du vol, que l'enquête devient une enquête relancée...

Les gardes suisses poursuivaient, en compagnie de la police, le voleur présumé de Monsieur, le frère du roi. Accompagné du lieutenant et de quatre suisses, Thomas était donc en chasse de cet homme. Les forces de police tentaient de le bloquer à différentes issus. Mais l'homme courait bien, remarque, pour un voleur, il avait plutôt intérêt. Par chance, les suisses commençaient à le rattraper. Ferdinand de Gueret menait la chasse, décidé à en finir, mais il avait bien fallu lui rappeler que cet homme, il le fallait vivant. Thomas sauta une flaque et suivait son lieutenant, lui emboîta le pas à l'angle d'une rue, continua derrière lui. Bientôt, le bandit se retrouva acculé. Ferdinand sortit son pistolet et tira. Le tir eut pour effet de faire stopper le fuyard, mais lorsque son lieutenant rechargea et visa prêt à le tuer, Thomas était à deux doigt d'intervenir. Par chance, les policiers juste derrière eux l’arrêtèrent:

- Lieutenant, il nous le faut vivant!! Hurla le lieutenant de police. Si vous le tuez, je vous fais passer en cour martial!!

Les suisses, resplendissants à côté des sous-fifres de la Reynie, s'écartèrent pourtant. Les policiers arrêtèrent l'homme et le lieutenant baissa son arme rageur. Il se retourna, suivi de ses hommes, et laissa la police se chargeait du reste. Décidément son comportement rageur, et plus violent que d'habitude... était étrange.

****


En fait, notre suisse, ignorait toujours qui avait bien pu faire pénétrer des hommes dans l'enceinte de la salle. Mais un nouvel accident, qui déboucha cette fois sur une tentative d'empoisonnement de Philippe d’Orléans, tentative qui échoua mais on ne passa pas loin du drame, remit tout le monde sur la piste. Chose inacceptable pour les suisses qui cette fois en prirent pour leur grade. Pourtant, cela permit à Thomas d'éclaircir quelques mystères. C'est à cet instant que les forces de police de La Reynie entrèrent en contact avec l'espion pour continuer et avancer l'enquête avec précision. D'ailleurs, à cette période, il rencontra aussi Symon la Rosaie, chevalier du guet. Ensemble, ils parvinrent à remonter jusqu'à l'intriguant mais non moins populaire personnage de l'araignée. Pourtant, ils ne procédèrent pas à son arrestation puisque c'est La Reynie qui l'arrêta ôtant cette gloire là aux deux hommes, qui se promirent pourtant de retravailler ensemble. Mais bientôt, Ferdinand de gueret fut inculpé de lèse-majesté et il fallait procéder à son arrestation. Comment l'a-t-on su? Et bien, vous souvenez-vous de cet Erwan? Oui, celui qui avait été arrêté, et manqué d'être tuer, par ce même Ferdinand. Et bien il révéla le nom de celui qui avait ouvert les portes aux bandits... C'était Ferdinand. A la tête de suisses et de policiers, c'est Thomas qui procéda à son arrestation...

Revêtu de sa tenue de suisse, Thomas, son grand chapeau sur la tête, son long manteau le protégeant du froid, il marchait d'un pas décidé suivi de deux suisses. Bientôt la police les rejoindrait, mais autant que les suisses règlent ça entre eux. Cela éviterait que le régiment puisse aussi être mal vu. Thomas poussa la porte et entra dans le bureau du lieutenant.

- J't'ai pas invité à entrer que je sache Thomas
- Non, répondit Thomas, mais au nom de sa majesté le roi Louis, je t'arrête pour crime de lèse-majesté.
- Et en quel honneur? Je nie ces accusations
- Ton complice Erwin a tout avouer, rends toi, déclara Thomas en tirant son épée et en le menaçant
- Qu'est-ce qui te fait dire que je vais me rendre, tu as l'air d'oublier que je suis très bon bretteur, et bon tireur.
- Mais nous sommes trois.

L'autre tira son pistolet et fit feu sur l'un des garde suisse qui s'écroula, touché en plein cœur. Thomas regarda le pauvre homme dont le sang s'échappait par la plaie, tachant ses beaux vêtements. L'épée tendue plus que jamais, faisant signe à son dernier homme de reculer, il s'approcha de Ferdinand qui déclara:

- Vous n’êtes plus que deux, bientôt un...Puis zéro.
- Rends-toi, ça vaudra mieux Ferdinand.
- Ah... Et pourquoi cela? demanda l'autre en bougeant son épée dans de grands gestes
- Pour éviter de nous déshonorer encore plus et...

Le rire tonitruant de Ferdinand arrêta Thomas dans ses explications qui regarda l'homme se tordre de rire comme s'il avait pu dire quelque chose de marrant. L'ancien lieutenant finit alors par s'arrêter et déclara:

- Peu m'importe. Laisse-moi partir, et il ne t'arrivera rien
- C'est hors-de-question, répondit le suisse

Ferdinand perdit de son sourire et entama le combat. L'ancien lieutenant tenta de le percer par le côté droit, mais la lame de Thomas dévia l'arme ennemie, il dut parer un autre coup, tira sa dague et para le coup traître de son adversaire vers sa poitrine avant de tenter lui même de le transpercer. Autrefois, ils se battaient ensemble, maintenant, c'était fini. Oui, l'épopée était terminée, il fallait arrêter cela, et ce massacre inutile. L'épée de Thomas alla directement vers la poitrine de son adversaire, mais celui-ci la dévia et tenta de lui percer la tête. Thomas s'esquiva, il n'eut que le temps d'échapper de justesse à la lame, mais celle-ci lui laissa une petite balafre sur le front laissant le sang coulait. Le liquide rouge lui brouillait un peu le regard, mais Thomas repartit à l'attaque, plus décidé que jamais. l'autre tenta de lui donner un coup d'épée sur sa droite, Thomas mit son épaulière d'acier pour se couvrir ce qui réussit grandement. L'épée adverse ripa et Thomas profita de cela pour attaquer. Il blessa Ferdinand à la jambe, pas assez pour l'immobiliser, mais assez pour le déstabiliser. Ce-dernier se jeta sur lui et les épées furent immobilisés par leurs mains, chacun tentant de tenir l'épée de l'autre. Finalement, Ferdinand déclara:

- et dire que l'on s'était battu ensemble, maintenant nous sommes ennemis.
- Nous sommes ennemis parce que tu as trahi, répondit Thomas.
- Non, c'est parce que tu es idiot. On aurait pu être couvert de gloire. Maintenant, nous sommes, à cause de toi, ruiné à la honte.
- C'est ta faute pas la mienne!! Hurla Thomas en repoussant son adversaire qui tomba.

Le garde mit son épée à la gorge de son adversaire qui s'esquiva, et se releva, chancelant. L'autre tenta une attaque rapide mais Thomas lui attrapa le bras, tourna sur lui-même et l'envoya à terre. Ferdinand se releva et attaqua à nouveau, Thomas s'enleva reprit sa position initiale. Le sang coulait toujours, mais il parvint à esquiver un coup, se baissa et frappa à la jambe plus profondément cette fois. Son ennemi chancela mais ne tomba point.

- Une dernière fois, rends-toi.
- non!! Hurla l'autre qui se jeta sur lui.

Au même moment, des bruits de pas se firent entendre. Toute un régiment de police courait sur le plancher vers la loge du lieutenant. Le lieutenant de police hurla au lieutenant de se rendre. Les deux suisses se regardèrent alors qu'il n'était qu'à un souffle. Soudain, Thomas sentit que ce-dernier lui prit son pistolet. Il visa Thomas qui s'arrêta dans ses gestes.

- Tu n'as qu'une seule balle. Si tu me tue, tu ne leur échappera pas tout de même.
- Je pourrais essayer non? Tu penses pas?
- Et après? ils t'auront vivant, tu seras emprisonné avant d'être pendu ou décapiter.
- Non!!! Ils ne m'auront pas vivant. Ils ne m'auront pas.
- rends toi!!
- La garde meurt mais ne se rends pas, dit-il en pointant le pistolet sur sa gorge.

Puis, dans un geste rapide, il pressa la détente. Il venait de se suicider. Son sang et sa peau éclaboussèrent la pièce. Ferdinand de Gueret, lieutenant des suisses, et traître, était mort. Thomas se releva et essuya son épée avant de la ranger. Il déclara aux policiers:

- Enlevez le corps et brûler le. L'autre, enterrer le avec les honneurs.

Ils acquiescèrent alors que les deux suisses partaient. C'était terminé. Du moins pour cette fois, mais combien y en aurait-il comme lui? Des traîtres? Peut-être jamais, ou alors des milliers.

****

Ainsi s'acheva la carrière du lieutenant Ferdinand. Ce-dernier décida de se tuer. Les peines qui pesaient contre lui étant lourdes, et les soupçons avaient amenés la plupart des enquêteurs à le soupçonner. Les Gardes suisses avaient pourtant besoin d'un nouveau lieutenant, et l'on choisit de mettre à ce poste, l'un des meilleurs éléments que l'on avait sous la main, Thomas Vonlanthen. Par la suite, il commença donc à s'intégrer à ce poste de lieutenant, et qui sait, poste qu'il occuperait peut-être jusqu'à sa mort. Car oui, ce que je viens de vous raconter n'est qu'une partie de son histoire, je n'en connais pas le futur. Mais ce que je peux vous dire, c'est que quoi qu'il fasse, son histoire est et sera toujours lié à la cour de ce roi puissant, la cour du roi soleil dont le règne commence lui aussi réellement. Il ne m’appartient pas d'écrire la suite de l'histoire, mais il vous appartient de l'écrire en compagnie de notre jeune lieutenant, que vous soyez avec, ou contre lui.



Dernière édition par Thomas Vonlanthen le Mer 30 Sep - 19:40, édité 16 fois
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Ven 18 Sep - 18:28

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : On m'appelle teuze. Non sans rire, on m'appele Alex, ou gladiator, comme vous voulez.XD † Âge : 19 ans † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Via les tops sites si je me souviens bien... † comment trouvez-vous le forum ? Splendide!! un très beau contexte, des graphismes bien réalisés, et une intrigue assez intéressante  † Le code du règlement : OK by MonsieurUne citation/ phrase à mettre sous le vava (qu'on mette avec l'image de votre groupe Very Happy) “Les règlements sont faits pour les soldats et non pour les guerriers ; la bataille se rit du code, elle en exige un nouveau, innové par elle et pour elle et qui disparaît dès qu’elle est terminée.” Napoléon Bonaparte. † Un dernier mot ? Rien à déclarer



Dernière édition par Thomas Vonlanthen le Ven 18 Sep - 20:42, édité 4 fois
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Ven 18 Sep - 18:37

Mufufu preum's !

La bienviendue chez nous Thomas c'est un très bon choix de PV que tu fais là et j'espère que tu te plairas chez nous

Si tu as besoin d'aide n'hésite pas en tout cas (Thomas à deux trois choses dans son histoire qui peuvent ne pas paraître claires dans le PV, je pense en particulier à Ferdinand de Guéret donc vraiment pose tes questions si tu veux ^^)

Bon courage pour ta fiche Wink

Edit : et je vois que tu as déjà cassé le code de la fiche

À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Ven 18 Sep - 19:09

Merci pour l'accueil!!

Voilà, j'ai réparé le codage. XD
Invité
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Ven 18 Sep - 22:49

Bienvenue, et très bon choix de personnage nétoiles
Et d'avatar. Cabrera est trop beau. On s'épouse ? /mur

En tout cas j'ai hâte de lire l'histoire :DD

_________________________

QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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Sam 19 Sep - 13:59

Bienvenuue yeah

Très beau début de fiche, et qui donne hâte de voir la suite! Bon courage pour l'écriture, si tu as un problème ou des difficultés quelles qu'elles soient n'hésites pas! Wink
Invité
Invité


Sam 19 Sep - 16:13

Merci bien les filles!!

Marie-M de Mortemart> Je n'hésiterais pas à te solliciter si nécessaire, sois en sûr!! XD
Invité
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Sam 19 Sep - 19:09

Bienvenue ! :blblblbl:
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Dim 20 Sep - 18:52

Hey ! Welcome ! fan attitude Mel est contente de gagner une oreille attentive à ses discours winkwink
J'ai lu que la première partie de ta fiche mais elle promets
....
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Sam 26 Sep - 17:11

    Pardon d'avoir tant tardé à revenir vers toi, tout le staff a été très pris cette semaine Embarassed

    Globalement ta fiche est très bien, on sent que tu fais un véritable effort pour t'approprier le personnage et le rendre vivant. Et c'est toujours agréable quand quelqu'un s'investit autant pour s'approprier un PV :DD
    La seule remarque que je vais te faire concerne les fautes d'orthographe qui sont encore assez nombreuses. Donc une petite relecture pour supprimer celles que tu peux et on pourra te valider officiellement câlin

_________________________

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Sam 26 Sep - 22:40

Super choix de PV monsieur l'espion Wink !
Au plaisir de te lire et de te croiser au détour d'un rp câlin !
Bas les masques !
Bas les masques !
Titre/Métier : Comédienne de la troupe des Italiens
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Dim 27 Sep - 13:18

Madeleine> Bon, pour le temps d'attente, ne t'en fais, pas, je comprends, on a tous une vie. Pas de souci.

Pour les fautes... Je comprends pas!! XD Non, si je comprends tout à fait, et c'est vrai qu'après une relecture approfondie... Il va falloir que je corrige, donc pas de souci, je vous signale quand c'est fait.

Et merci à tous pour votre accueil!!
Invité
Invité


Mer 30 Sep - 19:41

Petit up!! Sujet corrigé et vérifié, je pense que de nombreuses fautes d'orthographes ne sont plus et ont céder le pas à une bonne langue française!!

Merci encore!!
Invité
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Jeu 1 Oct - 21:33

TU ES VALIDE(E)


Ca yest enfin ! Tu es officiellement Lieutenant des espions de sa Majesté

En tout cas je suis bien content de t'accueillir parmi nous câlin j'espère que tu vas bien t'éclater et surtout que tu vas bien faire ton boulot parce que bon ! Fini les vacances !



CE QU'IL FAUT FAIRE MAINTENANT : Recenser ton avatar pour éviter l'invasion des clones - Fiche de Rp pour commencer à jouer - Fiche de lien pour se lier avec les autres membres - Prendre connaissance du système de dès pour maîtriser la fortune autant que faire se peut.
Les liens qui peuvent servir :
Une petite faveur? maison, rang ou charge? - Les connaissances pour mieux savoir et ne pas être pris au dépourvu Explication du système de points : Gagnez et dépensez !

Bon jeu sur Vexilla Regis!


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Jeu 1 Oct - 21:58

Merci beaucoup!!!!!!!!!!!!
Invité
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Thomas Vonlanthen, au service de sa majesté!!

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