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 Jeudi 17 septembre - Mignardises et bontés


Mer 30 Sep - 11:34

Mignardises et bontés



L'été s'attarde bien que les températures se soient enfin refroidies, la Cour revenue de Vincennes a ramenée avec elle l'activité perdue enfuie avec les grands. Aussi les travaux de l'été sont-ils prêts à être présentés, parmi eux, il en est un qui possède une valeur particulière.
Il y a plus de 28 ans de cela, la Reine-Mère trouvait dans le prieuré du Val-de-Grâce un havre de paix, loin des intrigues de Richelieu, loin de la rumeur de son ventre supposé stérile. Elle chercha donc à en faire un lieu plus grandiose encore pour remercier les sœurs qui la soutenaient dans ses dures épreuves, et fit même le vœux d'y consacrer une église, si enfin le Tout-Puissant lui faisait la grâce d'un héritier.
Chose faite, promesse tenue, Anne d'Autriche demande en 1645 de faire élever une église. Aujourd'hui encore l'église n'est pas tout à fait terminée encore aujourd'hui mais... Mignard, le tendre Mignard a enfin achevé la fresque de la coupole commandé par feue Anne. C'est donc le 17 septembre qu'enfin tous pourront admirer ce que la Reine-Mère ne verra jamais.
Nicolas Fouché est là, il attend anxieux car on lui a apprit à l'instant que la Reine viendrait elle-même s'assurer de la bonne conduite des travaux si ardemment menés par feue sa tante. Et depuis il attend, dans la cour de l'église dont les grandes portes bleu-gris restent closes, se mordant l'intérieur des joues. Il est inquiet, car même s'il ne s'agit pas de Monsieur dont son maître a l'habitude, et qui pourtant le surprend encore par ses caprices, la reine en revanche lui est une grande inconnue en particulier après cette période de deuil. Il ne craint pas les grands, Mignard s'attire leur sympathie, a déjà peint plusieurs fois le Roi et d'autres... Mais en ce moment où il sait que la peinture du maître peut toucher trop profondément, il craint les réactions passionnelles. Il eut un regard vers Mignard.

-Eh bien ? N'aies pas l'air si terrifié, dit tranquillement ce dernier. Que crains-tu ? La reine est une âme bienveillante pas une Furie... Ce n'est pas Monsieur que nous attendons.

Et Dieu sait comme ce dernier serait intransigeant avec la mémoire de sa mère.

-Bonjour mon fils.


Mignard relève la tête en entendant cette voix féminine et sourit à Marguerite V du Four, abbesse du prieuré. Une femme d'âge mûr, empreinte de douce autorité, mais ferme et sévère sur la discipline à garder dans ce lieux de culte. Un caractère un peu différent de celui espiègle et malin de Mignard.

-Bonjour ma mère, vous êtes empreinte de grâce ce matin.


L'abbesse est habitué aux petites séductions de Mignard et les sait innocentes. Il n'empêche que comme à son habitude, elle le rabroue aimablement.

-Dieu est le seul détenteur de grâce, mon fils. Ne l'oubliez pas.


Des bruits de sabots, les empêche de poursuivre plus avant. Sur son cheval gris, le Capitaine-Lieutenant des Gendarmes de la Garde fait son entrée, suivit par ses hommes sur chevaux bais. Armés de pied en cap, ils se positionnent dans la cour, rejoignant leur frères déjà présent depuis une bonne demi-heure pour assurer la sécurité de la Reine.
Lorsque le carrosse s'arrête, que la porte s'ouvre devant le Duc de la Vieuville, Chevalier d'Honneur de la Reine qui présente son bras à Sa Majesté, Pierre Mignard, ses élèves, ainsi que le reste de l'assemblée curieuse venue voir le nouveau plafond de Notre-Dame du Val-de Grâce, s'inclinent avec respect et déférence.

⊱ Situation ⊰
• Marie-Thérèse descend donc de son carrosse, suivit de plus ou moins près par Catherine de Monaco qui représente Madame, mystérieusement malade et ne pouvant accompagner sa royale sœur à cet évènement public. Madame avait aussi subrepticement glissé à la Princesse de Monaco de prendre avec elle Lyssa di Milena.
• Vous attendez donc d'être guidées par Mignard dans l'église pour y découvrir l’œuvre commandée par Anne d'Autriche.

⊱ Consignes ⊰
•Pas plus de 700/800 mots, le but est de faire avancer l'intrigue Smile
•Répondez dans l'ordre que vous souhaitez.
•Vous devez évoquer dans votre rp le nom d'un artiste de l'époque, plus ou moins connu comme vous voulez, présent dans la foule.



⊱ PNJ présents ⊰
ATTENTION : Vous pouvez interagir avec eux mais vous devez les prendre en compte comme des personnages joués par un membre, mais ils sont joués cette fois par le MJ.

Pierre Mignard : (presque) héros du jour, il est le rival ardent de Le Brun et par conséquent le peintre favori de Philippe d'Orléans qui l'a nommé Premier Peintre de sa maisonnée.
Nicolas Fouché : premier élève du précédent. Il a encore beaucoup à apprendre.
Marguerite V du Four : abbesse du Prieuré du Val-de-Grâce, était proche de la Reine qu'elle recevait régulièrement.
Charles II de la Vieuville : Chevalier d'honneur de la Reine.


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Lun 12 Oct - 5:00


MIGNARDISES ET BONTÉS
Marie Thérèse d’Autriche & Catherine de Monaco & Lyssa di Milena
Le regard perdu dans les voiles qui couvraient la petite fenêtre du carrosse, la jeune reine mit quelques instants à remarquer l’arrêt du véhicule. C’est seulement en sentant l’agitation de sa compagne de voyage qu’elle comprit qu’elles étaient arrivées. Le motif de cette légère absence ? La reine était en plein questionnement sur le pourquoi de l’absence de sa sœur par alliance. Marie-Thérèse pensait qu’en principe pour rien au monde, Henriette n’aurait raté l’occasion de représenter le Roi dans l’observation et le jugement de travaux ordonnés par Lui. Mais cette fois étrangement, Madame s’était désistée à la dernière minute, envoyant sa Surintendante pour la remplacer. Non pas que Marie-Thérèse n’avait pas d’affection pour la princesse, au contraire, mais elle la connaissait trop peu pour profiter de ce moment comme l’auraient fait deux amies en promenade.

Mais la voilà revenue à elle et se levant, elle descendit à l’aide de Charles, toujours fidèle au poste, par le petit marchepied qui avait été installé pour aider ces dames à ne pas se prendre les pieds dans leurs robes. Elle inspira profondément une fois descendue, regardant la foule qui était au rendez-vous pour l’inauguration. Evidemment, elle reconnaissait quelques visages mais fut particulièrement touchée par la présence de Claude Gellée, le peintre, qui depuis quelques années était déjà bien malade mais qui refusait d’arrêter de voyager… en tout cas jusqu’à ce que la goutte l’oblige à garder son pays d’adoption qu’était l’Italie. Elle lui fit un léger signe de la main, espérant le voir plus tranquillement une fois l’inauguration faite et la populace dispersée. Même reine, elle pouvait en effet difficilement fendre la foule pour voir un ami de longue date et laisser en plan ceux qui l’attendaient impatiemment et sans doute empreints d’une certaine nervosité.

D’ailleurs, en se tournant vers l’église, elle croisa le regard visiblement inquiet de Fouché, caché derrière un sourire nerveux, le regard tant apaisé qu’apaisant de Marguerite V et la fierté – peut-être mal placée ? – de Mignard. Elle eut un petit sourire vers Charles et inclina la tête comme pour proposer de se diriger vers ceux qui l’attendaient visiblement avec impatience. Elle n’avait pas besoin de vérifier pour savoir que ces dames étaient juste derrière elle.

« Monsieur Mignard, je... suis ravie de présenter majesté mon époux en ce jour. » commença-t-elle, un sourire qu’elle se voulait rassurant aux lèvres. « Je sais l’importance que ce... trabajo... que ce oeuvre avait pour la... Reina Madre et celle qu’elle a  pour le Roi et pour mé. Mais vous avez eu notre confiance et hoy vous l’avez. Je suis impaciente de voir ce que vous avez inventada en sa mémoire et pour notre plus grande plaisir ! »

Son regard se posa sur les autres qui se tenaient devant elle, elle leur fit un sourire empreint de cette gentillesse et de cette douceur dont elle savait faire preuve. Ils avaient quant à eux, un peu moins besoin du côté rassurant et maternel de la jeune reine.

« Madame ma Mère. Monsieur Fouché. Je suis ravie. »

Elle tourna la tête vers Charles et lui sourit tendrement. Elle avait toujours l’impression que son regard sur elle était celui d’un père. Du haut de ses 50 ans atteints l’année même, elle ne pouvait pas le voir autrement que comme la figure paternelle qui lui manquait à la Cour. Et la jeune reine était reconnaissante chaque jour pour cette relation privilégiée qu’elle avait avec son chevalier d’honneur. Mine de rien, elle était d’ailleurs heureuse de passer ce moment avec lui plutôt qu’avec le Roi. Une pensée qu’elle décidait bien sûr d’enfouir – dès qu’elle apparaissait – mais qui faisait petit à petit son bout de chemin. Était-ce le confort qu’elle ressentait avec lui ? La tendresse qu’elle lui portait et la loyauté qu’il lui rendait ? Elle n’aurait su y mettre de mots mais elle en ressentait les bienfaits sur son caractère. Avec lui à ses côtés, elle se sentait plus forte, plus courageuse et plus fière. Trois atouts dont elle avait parfois plus besoin que ce qu’elle n’arrivait à fournir. Mais aujourd’hui, elle se sentait au bon endroit, au bon moment… et avec les bonnes personnes !
Emi Burton


Dernière édition par Marie Thérèse d'Autriche le Sam 13 Fév - 18:40, édité 2 fois
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Lun 26 Oct - 21:37

Madame avais encourager la di Milena à se rendre de nouveau en terrain inconnu, avec Catherine de Monaco et la reine. Milena avait accepté ayant été sensibilisée à l’art dès son jeune âge grâce à Leandro et ses mécénats, la jeune blonde avait grandi certes sans parents présent, mais avec une certaine éducation et au milieu d’artistes, c’est ainsi qu’elle avait développée son talent pour la danse et quelques intérêts pour la peinture et la sculpture, même si elle appréciée aussi les pièces d’orfèvrerie. La jeune femme fille c’était vêtue de façon à paraître le moins indigne possible, elle portait du rose poudré et de la soie crème. Le rose à petite dose donnant à son teint moins de dorures et le rendant plus pâle, alors que de porter des tissus clairs lui permettais de paraître moins mince et souples. Elle semblait un peu gauche même dans cette ensemble. L’Italienne avait également pris le soin de se créer des boucles, bien qu’elle n’aimait guère cela sur ses mèches dorées. Les boucles ne faisaient qu’accentuer l’anguleusité du visage tout en le rajeunissant.

Alors qu’elle descendit derrière la reine et Catherine, la jeune fille décrocha un sourire voyant dans la foule d’artistes l’uns de ceux qui avaient été financer par son père. Michelangelo Palloni, un italien, proche dans l’âge de Leandro, qui semblait bon vivant avec sa bedaine imposante. L’homme, moins de trois ans auparavant été encore en Italie avec la jeune fille, dans la propriété de l’évêque titulaire de Rapolla. Sûrement était-il ici pour élargir son public et ses horizons dans la peinture. La jeune fille continua de suivre Monaco et la reine, tentant d’être silencieuse et discrète, ce qui avec sa taille restait un exploit. Elle observa silencieuse les présents, s’amusant de l’allure de certains, ayant parfois l’air de chouette effaré. Ses mains étaient tenues devant elle, la droite cachant la gauche sertie d’une bague d’or gravé, une véritable oeuvre d’art.


«- C’est magnifique.»

Elle ne parlait à personne en particulier, les paroles étaient dites dans un souffle, de sa voix à l’accent chanton, douce et rauque à la voix. Elle n'était pas à la hauteur de Monaco ou de l'Espagnole et de loin, d'ailleurs elle n'avait que peu de choses en commun avec celles-ci. Étrangère, comme la reine, mais plus proche de Monaco par les frontières que de l'Espagne.
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Jeu 24 Déc - 17:23

Mignardises et bontés



A l'approche de la Reine, Mignard s'incline plus bas encore, mais pas autant que son élève dont le ventre rase le sol. Le peintre se redresse, un charmant sourire aux lèvres, faisant l'acceuil le plus aimable possible. Il ne prendrait pas compte de ce Français chancellant, tant pis, la Reine était connue pour cela de toute manière.

-Majesté, votre présence nous comble de tous les bienfaits. J'espère avec appréhension obtenir un sourire de vous à la contemplation de notre oeuvre.

Il se tourne légèrement vers la Mère supérieure et l'apprenti peintre dont les joues s'enflamment sitôt que la Reine prononce son nom. Comment le connait-elle ? Et surtout pourquoi lui adresse-t-elle la parole ? Il se sent presque prit de vertige et s'incline une nouvelle en baragouinant des remerciements et des compliments inintelligibles. Heureusement pour lui, l'abbesse n'est pas aussi destabilisée et couvre sa maladresse.

-Je suis honorée d'accueillir Votre Majesté pour célébrer la mémoire d'une âme aimée et regrettée en ces lieux,
dit-elle de sa voix calme et habituée aux atmosphère plus sereines.

Elle invite d'un geste auguste l'assemblée à entrer dans la gracieuse église.

-Mais sa mémoire s'incarne dans ce sanctuaire qu'elle a élevé pieusement à Dieu, aussi ne pleurons point une bienheureuse et allons voir l'accomplissement des talents de Monsieur Mignard pour la gloire du Très-Haut... Je le crois impatient de connaître votre pensée sur ce sujet, ajoute la Mère supérieure dans un demi-sourire.

Mignard ne dément pas, sourit en retour, s'incline humblement pour une fois.

-Ma Mère, vous me connaissez mieux que quiconque. Si Sa Majesté me le permet...

Il fait un premier pas vers la nef du Val-de-Grâce attendant d'être suivi. Le plafond de la coupole était recouvert d'un voile qu'il laisserait tomber le moment venu, il avait hâte. Charles de la Vieuville resté silencieux, ne quitte pas le côté de la Reine. Fouché en revanche se laisse dépasser par l'assemblée. Son coeur bat trop vite, et il a beaucoup trop chaud. Il est ridicule. Il préfère reculer. Se faisant il se cogne contre quelqu'un, se retourne. Son regard croise celui d'une haute dame, habillée de rose et de soie crème, il la fixe sans trop se rendre compte, puis réalise sa goujatterie. Il rougit de nouveau, s'incline, confus.

-Madame pardonnez-moi, je... Je ne sais... Pardon...




⊱ Situation ⊰
• Marie-Thérèse descend donc de son carrosse, suivit de plus ou moins près par Catherine de Monaco qui représente Madame, mystérieusement malade et ne pouvant accompagner sa royale sœur à cet événement public. Madame avait aussi subrepticement glissé à la Princesse de Monaco de prendre avec elle Lyssa di Milena.
• Vous pénétrez dans l'église guidées par Mignard, vous approchant du moment où le voile se déchirera.

⊱ Consignes ⊰
•Pas plus de 700/800 mots, le but est de faire avancer l'intrigue Smile
•Répondez dans l'ordre que vous souhaitez.
•Vous devez écrire une phrase dans votre rp qui répète plus de 4 fois la même voyelle ou consonne. Ex. Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?



⊱ PNJ présents ⊰
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Pierre Mignard : (presque) héros du jour, il est le rival ardent de Le Brun et par conséquent le peintre favori de Philippe d'Orléans qui l'a nommé Premier Peintre de sa maisonnée.
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Lun 25 Jan - 21:54

La jeune blonde fut surprise le temps d'un millième d'instant de se retrouver cognée. La poitrine se soulève durant autant de temps et Milena se repris. Elle posa un instant, plus long, celui-ci, ses longs doigts sur le bras de l'apprentie, comme pour l'éloigner avant de les laisser s'enfuir de celui-ci aussi vite et l'observe se confondre en excuses. Puis elle prends la parole et pardonne alors à celui-ci.

« - Je vous pardonne volontiers, cela me rassure de constater que je ne suis point la seule à agir contre mon grès à cause de mes pieds. »

Elle lui adressa un sourire léger, histoire de lui redonner confiance. De sa haute taille, l'oiseau dégarni avait un peu de mal parfois à tenir debout, comme cela lui était arrivé devant l'ambassadeur, néanmoins ce n'est pas en le faisant remarquer à cet apprenti, qu'il parviendrait à se recentrer sur le sujet. Sa taille la rendait peut-être impressionnante, ainsi que son caractère, lorsqu'elle se sentait en confiance dans les lieux. Elle espérer ne pas paraître sévère, son visage semblait plus anguleux qu'à l'origine avec ces lourde boucle rebondie caressant le dorée doux de sa joue. Elle tortilla un instant ses longs doigts essayant de garde au mieux la contenance et la grâce qu'elle pourrait avoir, du moins, le peu qui était sien. Elle regretta néanmoins cette maladresse, craignant que l'attention ne se porte sur elle ou l'apprentie. Le vert des yeux resta poser de longs instants sur l'apprentie, cherchant aussi bien à la détailler que le déstabiliser. Puis au bout de plusieurs seconde elle remit ses yeux sur le centre de l'attention, l'artiste du jour, il lui fallait être attentive. Puis au bout de plusieurs secondes, elle remit ses yeux sur le centre de l'attention, l'artiste du jour, il lui fallait être attentif. Ensuite, elle se pencha vers l'apprentie qui avait trébuché et murmura.

« - Je m’appelle Lyssa Celeste di Milena et vous?. »

Au moins, il saurait qui exactement, il avait bousculé avec maladresse et qui l'avait pardonner. La maladresse de l'apprentie avait eu peu de mal à lui rappeler la sienne, avec l'ambassadeur, ou encore avec Henriette. Peut-être était-ce une des caractéristiques des amoureux de l'art? L'un était peintre, et l'autre aimer danser lorsque les musiciens s'en donnaient à cœur joie. Les vertes de la jeune fille étaient à la fois intrigué par cet individu et s'amusèrent de celui-ci.
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Sam 13 Fév - 19:22


MIGNARDISES ET BONTÉS
Marie Thérèse d’Autriche & Catherine de Monaco & Lyssa di Milena
La jeune femme appréciait les égards que l’on adressait à sa personne royale même si parfois, elle aurait préféré que les choses se fassent plus simplement. Elle avait parfois l’impression d’être plus sacrée que le lieu saint dans lequel ils s’apprêtaient à entrer. Après tout, elle était habitée de l’impatience d’une enfant de voir enfin l’œuvre qui avait mis tant de temps à se créer en l’honneur de sa défunte belle-mère. Elle retint pourtant son pas rapide pour suivre le rythme de la Mère Supérieure et ainsi cacher son impatience.

« Je ne douté pas qué vous nous comblerez, lé roi et moi-même, par votré œuvre. » dit-elle, son sourire rassurant toujours accroché à ses lèvres. « Et qué vous comblerez la mémoire de feu la Reina Madre. »

La Reine suivit l’assemblée et s’avança dans le lieu saint. Les odeurs liées à un tel lieu l’envahirent immédiatement. La jeune blonde n’avait jamais décidé si ces odeurs l’incommodaient ou la rassuraient, elles la mettaient toujours dans un étrange état de léthargie contre lequel elle devait se battre quand elle était assise mais qui pouvait être proche d’un apaisement lorsqu’elle avait à rester debout. Elle sourit lorsque la religieuse pointa du doigt l’impatience de l’artiste et elle lui sourit.

« Votre impatienze commence à prendre oune emprise sour moi. N’attendons plous alors... Et faites-moi découvrir cette poure merveille. »

Elle leva la tête vers le voile qui cachait le plafond et sourit à Mignard pour lui faire signe qu’il pouvait le faire baisser. Elle releva ensuite les yeux vers le haut. Elle aurait pouvoir faire cela au bras de son époux mais savait que cela faisait partie de ses obligations. Il était occupé, elle avait à le remplacer. Et à mentir en disant que « évidemment, il aurait aimé être là… » alors qu’enfin, la seule chose qu’il aurait préféré faire était d’aller à la chasse ou à la danse. Elle se mordit l’intérieur des joues à la pensée qu’il y avait bien une autre chose qu’il aurait préféré faire mais ça, elle ne voulait pas y penser. Elle cligna quelques fois des yeux pour chasser cette pensée et raccrocha le sourire qui avait quelque peu glissé de ses joues rosies par le fard.
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