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 Retrouvailles [St Germain] (je trouverai un meilleur titre, un jour)


Jeu 5 Nov - 23:56

Claude de Rouvroy se fit la vague remarque que l'arrivée des Lorraines ressemblait à un débarquement. Les trois frères ainés se rendirent au château en même temps. Phénomène assez rare. D'habitude Louis et Philippe s'évitait et Alphonse de Lorraine n'était rentré que la veille. Mais voilà, en ce beau matin d'automne on avait le plaisir de voir trois géant aux cheveux bouclés investir le château. Un plaisir tout discutable pour le vieil aristocrate qui sentit ses aigreurs d'estomac se réveiller et choisit d'aller cracher sa bile avec d'autre courtisans.

Avec une synchronisation digne des meilleurs power rangers, les frères se séparèrent. Le rouge, Louis, se rendit près du roi. Le bleu, Philippe alla trainer dans les alentours de Monsieur, et le vert, Alphonse, choisit pour une fois de ne pas faire la cour aux dames pour se rendre auprès de Madame.

Profitant de son tire, il exigea tranquillement que les domestiques lui ouvre la porte des appartements où Madame devenait tenir sa cour (la plus brillante de France, d'Europe même et le reste du monde comptait pas !).

Souriant pour elle et hautain pour le reste du monde, il ôta son chapeau dans un grand mouvement avant de mettre un genoux à terre avec une courtoisie un peu théâtrale et surannée.
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Sam 7 Nov - 15:12

Le mois d’août avait été particulièrement éprouvant, assommant de chaleur et d’ennui. Vraiment, la cour devenait particulièrement morne quand les hommes partaient au front. Heureusement les troupes revenaient, et soudain les appartements de Madame se remplissaient de nouveau. Les gentilshommes revenaient conter leurs prétendus exploits et les dames s’étant abstenues de trop venir car jugeaient que quitte à s’ennuyer autant le faire chez soi réapparaissaient également comme par magie. Enfin au milieu d’un peu d’agitation, Henriette pouvait donc apprécier d’être de nouveau entourée par autres que ses lassantes demoiselles.
Alors que tout le monde se trouvait occuper à renouer le contact, ils furent soudain interrompus par une entrée remarquable. Un prince de Lorraine qui s’en revenait, voilà qui ne manqua pas d’attirer l’attention. D’autant plus que le Chevalier d’Harcourt, à grand renfort de mépris pour autrui et d’attention uniquement dédiée à Madame, semblait se plaire à canaliser les regards.
Une fois qu’il fut devant elle, Henriette se retint cependant de sourire et le fixa avec un peu de hauteur, s’adressant à lui avec une voix qui se voulait parfaitement détachée.

- Ca alors, vous n’êtes pas mort, lança-t-elle en haussant les sourcils.

Car le moins que l’on puisse dire était qu’il ne s’était pas embarrassé de faire parvenir beaucoup de nouvelles ! Certes si quelque chose était arrivé à un Lorraine toute la cour l’aurait quasi immédiatement appris, et soit, il paraissait que la guerre était assez prenante, mais tout de même. Question de principe il aurait pu prendre le temps.

- Avez-vous au moins fait honneur à votre qualité de chevalier ?

Elle était en réalité plus que ravie de le revoir, mais elle n’allait tout de même pas le reconnaître et lui sauter dans les bras.
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Sam 7 Nov - 15:34

Pour un Lorraine, être le centre de l’attention était aussi naturel que les cheveux bouclés. La perfection capillaire et la représentation en bonne société coulait dans leurs veines. Aussi Alphonse n’était pas le moins du monde gêné par les regards qui convergeaient vers lui. Il ne se sentait pas particulièrement flatté. C’était son dût après tout. 

Seul Henriette, en sa qualité de Stuart et membre de la famille royale aurait pût l’ignorer. ce qui aurait été vexant. C’était elle qu’il était venu voir. Même s’il appréciait de contempler les corsets et plus les mines lugubres des soldats. Enfin, le problème ne se posait pas. Elle ne l’ignorait pas. De toute façon, il aurait difficile d’ignorer sa présence vu qu’il était planté au milieux de la pièce et que plus personne, ou presque ne parlait.

Une moue contrite apparut sur le visage du chevalier. Il savait qu’il aurait pût écrire une note. Quelque chose comme « Bonjour, je suis en vie. Il fait froids. Je tue des gens. Est ce que la reine a changé de recette de chocolat? » Mais il avait eut plus important à faire. Comme rester en vie. 

Mais il jugea bon d’aborder l’expression d’un enfant attrapé en train de manger les confitures en cuisine. En y ajoutant une petite touche de vexation parce qu’il était un Lorraine et que se vexer était plus facile que d’être désolé.



- Si cela vous navre, altesse, je peux assurément y remédier.



Puis il reprit sur une note plus joyeuse avec l’expression faraude d’un garnement ayant mit de l’encre dans la soupe de son précepteur (ça avait été l’idée de Philippe).



- Non content d’avoir fait honneur à mon titre et à mon nom, j’ai fait honneur à ma charge. Et nul sur le champ de bataille ne pouvait oublier que ma vaillance venait de l’honneur que vous m’avez fait avant mon départ.



C’était un petit peu exagéré comme compliment. Mais il fallait bien ça pour se faire pardonner son piètre talent en tant que correspondant. Et en le nommant chevalier d’honneur, Henriette lui avait fait un présent incomparable. Sans parler de la complicité que faisait naitre leur complot.



- Pensez vous. J’ai failli souffrir d’une blessure à la jambe. Mais je m’en suis abstenu, sachant que vous n’auriez pas supporté d’avoir plus d’une boiteuse dans votre entourage.



Et quoi de mieux pour fêter leur retrouvailles et renouer leur complicité que de médire sur les parasites et les parvenus pourrissant la cour. Comme la putain du roi.
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Dim 8 Nov - 20:17

Hmm. Intéressant. Un jour il faudrait tout de même qu’elle tente de demander à un homme de se tuer pour elle – Louis de Lorraine, peut-être ? -, juste pour voir si elle saurait se montrer convaincante. Mais par bonté elle demanderait à Alphonse d’aller s’assurer que le malheureux n’en fasse rien, elle n’était tout de même pas un monstre.
Elle l’écouta raconter brièvement ses exploits, l’esprit un peu distrait par la robe hideuse de Montserrat au moment où son chevalier lui parlait d’honneur. Mais son attention fut facilement retrouvée lorsqu’il évoqua méchamment une boiterie. Henriette abaissa les yeux vers lui et son visage se fendit d’un sourire complice alors qu’elle lui faisait signe de se relever. Puis elle leva légèrement la main pour signifier qu’elle attendait son bras afin de sortir sur la terrasse. Non pas pour s’éloigner, simplement pour éviter au moins un peu le brouhaha.

- Votre présence a manqué, reconnu-t-elle tout de même. La cour était dernièrement affreusement ennuyante.

Une fois le nez dehors elle s’arrêta, n’ayant pour le moment pas à cœur d’aller plus loin.

- Mais pendant que vous étiez parti savez vous quel malheur on m’a causé ?

Question rhétorique, elle n’avait aucune envie de perdre du temps à tenter de lui faire deviner. Mais elle voulait que l’affaire, quand bien même elle était vieille de plusieurs semaines, soit entendue de sa bouche par tous ceux qui comptaient un peu. Même si toute la cour, quand bien même elle se trouvait à l’autre bout de la France, en avait sans doute eu vent, Henriette exigeait que chacun la plaigne de vive voix. Face à l’insulte qu’on lui avait faite c’était la moindre des choses.

- J’ai été forcée de dîner avec la boiteuse ! Imaginez, une Stuart à la table de… ça.

Du menton elle venait de désigner la favorite.

- Mais bien sûr je me suis à peine assise que j’ai feint le malaise et je ne n’ai pas eu à goûter le moindre met de sa table. Je ne l’aurai pas supporté.

Et depuis cet incident il se passait rarement deux jours sans qu’elle ne maugréé à ce propos.

- Mais à présent que vous êtes rentrés, par pitié dites moi que vous resterez assez longtemps pour me soutenir en cas de nouvel affront.
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Dim 8 Nov - 22:54

Heureusement elle finit par le laisser se relever. Il n'aimait pas l'idée qu'on puisse le toiser trop longtemps. Et puis cette position servile n'était pas des plus confortable. Alphonse put enfin se déployer et dominer tout le monde. Ce qui était naturel et à peine aidé par les talons à la mode.

Souriant, il prit le bras de la duchesse et par ce simple mouvement confirma à l'assemblée curieuse sa position comme chevalier d'honneur. De ridicules rumeurs prétendaient qu'Henriette aurait osé le remplacer, LUI ! N'importe quoi.

Il prit le premier compliment d'un léger mouvement de tête mais n'eut pas le temps de le retourner que déjà Henriette en revenait à son activité principale : se plaindre ! Si elle pouvait médire en même temps cela se révéler parfait.

Bien évidemment on s'était empressé de rapporter l'affaire sur le front. Mais l'entendre de la bouche de la victime était toujours plus agréable. Et flatteur au fond. Cela prouvait l'estime qu'elle lui portait. En entendant l'abominable traitement qu'elle avait subit, Alphonse n'eut pas à se forcer pour prendre une expression navrée et compatissante.

Comment pouvait on traiter ainsi une membre de la maison Stuart ! C'était outrageant et le début de la déchéance ! Une putain à la table d'une maitresse ! Bientôt le roi allait exiger des nobles qu'il fasse le lit et des intendants qu'ils ouvrent la porte aux voleurs. Un tel manquement à la bienséance n'était qu'une vilenie sans nom ! Un manque de respect outrageant envers la famille royale !

- Vous avez bien fait ! À dire vrai, je suis stupéfait par votre courage. Vous rendre à la table de cette femme par respect pour votre beau-frère, c'est tout simplement admirable. On ne pouvait guère exiger plus de vous

Il inclina gravement la tête et lui baisa la main :

- Je resterais pour vous supportez dans ces périls. Et je laverais ces affront, ainsi que l'exige autant votre rang que mon honneur

Il eut un regard glacial pour la favorite, puis pour son ennemie personnelle Claude de Fienne. Enfin il souffla suffisamment bas pour que seule la duchesse l'entende:

-Au simple nom de l'ordre, nous ne devrions laisser les parvenus et les femmes... de cette espèce se croire nos égales. Evidemment quelques esprits croient bien faire en les élevant. La vérité est qu'elles n'ont pas ce qui est nécessaire pour tenir ces places et qu'elle chuterons. À nous de veiller à ce que ça arrive au plus vite.

Après tout, il était de leur devoir de veiller au respect de la hiérarchie sociale pour empêcher ce monde de tomber dans le chaos. Le chevalier de Harcourt se redressa et ajouta plus fort :

- Parlons de choses moins fâcheuses que ces dîners ! La nièce de notre très respectable nonce n'est pas en votre compagnie ce soir? Je n'ai pas put admirer ses toilettes si originales
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Mar 17 Nov - 16:38

Enfin quelqu’un qui la comprenait. Enfin quelqu’un d’autre. Car toujours les mêmes pour la soutenir, cela en été devenu lassant, un peu de nouveauté était la bienvenue. Et l’opinion d’Alphonse valait plus que la plupart, simple question de titres. Peut-être un peu aussi de complicité, avouons-le. Toujours était-il qu’il avait la décence non pas de simplement plaindre Henriette mais également de rappeler son soutient pour mettre fin à l’infâme règne de la petite bourgeoisie. Mais soit, parlons d’autre chose. Pas trop longtemps cependant, d’ici quelques minutes Madame ressentirait sans doute le besoin urgent et incontrôlable de se plaindre encore un peu, juste par acquis de conscience.  
Elle tourna légèrement la tête vers l’intérieur pour voir si de loin elle ne voyait pas celle dont parlait le chevalier. Mais trop de monde pour avoir une vu d’ensemble, elle ne s’obstina pas à savoir.

- Je ne sais si elle est ici. Mais apprenez que pendant votre absence elle s’est découvert un semblant de goût. Elle serait presque devenue… appréciable ?

Mais aussitôt la duchesse laissa filer un rire mauvais.

- Excusez-moi, j’ai voulu prétendre le sérieux mais j’en suis incapable, le sujet est trop ridicule.

De sa main elle cacha sa bouche le temps de retrouver un peu de solennel.

- Pour ne pas mentir elle a cependant commencé à intégrer les usages, mais elle n’en reste pas moins ce qu’elle est, soupira-t-elle en esquissant un geste agacé.

Soit une bâtarde, ce qu’ici on n’aimait pas. D’autant plus lorsqu’on faisait partie d’un duo qui se voulait pourfendeur de la noblesse du sang à défaut de la grandeur d’âme.

- J’ai le nez glacé, rentrons.

A peine sortis ils rentèrent donc sous prétexte de ne pas attraper la mort, en réalité uniquement car Henriette refusait d’entendre la moindre contestation à sa prochaine demande.  

- En réalité j’aime assez parler de ce qui fâche.

Et à présent qu’il était de retour au milieu du monde il n’oserait pas la contredire.
Elle papillonna d’une façon trop adorable pour ne pas être parfaitement hypocrite.

- J’ai promis de me rendre chez la reine dans la demi-heure, ce qui, vous vous en doutez, est loin de m'enchanter, déclara-t-elle à mi-voix. Mais je ne prévois pas de frôler seule la mort d’ennui. Car à présent que vous êtes là je vous ordonne de m’accompagner.

Grand sourire innocent ou méchamment satisfait, l’air était excessivement ambigu.

- L’occasion rêvée de nous raconter vos exploits et de faire tomber à vos pieds les perles qui font l’entourage de ma belle-sœur.

Ah ! Ca il n’avait pas dû la voir venir. Mais pour être épargné il aurait dernièrement fallut être plus occupé à donner de ses nouvelles qu’à se battre. Alphonse le grand guerrier ne récoltait donc que ce qu’il avait semé.
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Jeu 19 Nov - 19:23

La mine choquée d’Alphonse en apprenant que sa principale source de divertissement, la petite nonne sans bon gout, se serait assagit disparut vite. En réponse au rire de la duchesse, il laissa apparaitre une rangée de dents qui formaient un sourire carnassier et hautain. Le mélange dédaigneux et inquiétant resta fixé sur son visage alors qu’il répondait :

- Aurait elle intégrer les usages qu’elle aurait cessez de pavoiser sous les yeux de personnes plus respectables. Mais la bourgeoisie et la batardise ont ceci de commun qu’elles semblent ignorer leur place.



Une nouvelle attaque gratuite et sans légitimité. Mais qui l’amusait. Et puis, si on ne pouvait plus affirmer son statut en moquant les faibles à quoi cela servait il d’être noble. Au fond, ils faisaient tout deux oeuvres de salubrité public en empêchant la cour d’être investit de trop de parasites. Ou ils s’encourageaient mutuellement dans une méchanceté fielleuse et sectaires. Mais il aurait fallu être fou pour adresser un reproche pareil à ces deux là.


En rentrant dans la salle, Alphonse laissa son regard s’attarder du côté des jolies demoiselles d’honneur d’Henriette. Ce qui l’empêcha de voir l’attaque qui se profilait. IL reçu le coup comme un boxer et un peu sonné papillonna des yeux. Puis il réfléchit. Mais en plus il y avait des escaliers sur le chemin qui menait jusqu’au appartement d’Henriette. Donc de toute façon il devait lui tenir la main. Cette charge était peut être une plaie finalement.
 Parce que franchement aller chez la reine c'était une idée très pourrie. Il avait pas signé pour ça. Et c'était tout petit comme vengeance. Il lui en voulait pas d'avoir oublié son anniversaire, lui ! Il était gentil, lui ! Il ne méritait pas un suicide par indigestion de chocolat !


Mais il se reprit et affirma galamment :


- Je vous accompagnerais et lutterait de toutes mes forces contre l’ennui. Et j’ai toujours estimait que Donna Estiva s’était entiché de mon frère ! Il faut à tout prix que j’aide cette romance.


Sachant que la dites Donna Estiva était une des duègnes de la reine, ne parlait qu’espagnol approchait les 50 ans et avait à peu près autant de kilos en trop. La plaisante paire qu’elle ferait avec…. Tiens il avait pas nommé de frère. Il verrait selon l’inspiration.
 Mais peu importe sa victime ça ferait marrer Henriette

- Mais sachez Madame que ce sacrifice vaut à lui seul dix campagnes dans les landes. Et si je n’ai pas défié le pauvre chevalier d’honneur de votre belle soeur en duel pour mettre fin à l’ennui, j’aurai accompli un exploit.


Un sourire en coin :



- Qui dit exploit, dit récompense. M’offririez vous une faveur si je vous empêche de dormir dans du chocolat espagnol?



Sachant que divertir Henriette n’était pas bien dur. Il suffisait de médire sur quelqu’un de basse extraction. Lancer la reine dans un discours sur la puta serait amusant.
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Jeu 3 Déc - 20:39

A l’air légèrement abasourdi que Lorraine fut incapable de cacher pendant les premières secondes Henriette répondit par un regard presque satisfait. Rien de surprenant cependant, l’annonce d’une visite forcée chez la reine produisait sur beaucoup le même effet. Entendant l’anecdote – de toute évidence ridiculement fausse mais tout de même amusante – elle haussa cependant les sourcils d’étonnement. Voilà qui mériterait plus de détails. Et peut-être qu’elle mette également son nez dans l’affaire. Après tout, qui serait assez cruel pour refuser d’aider une idylle naissante ? D’autant que quel que soit le frère il était évident qu’il ferait un couple charmant avec n’importe laquelle des rayonnantes duègnes de la reine. Malheureusement la rumeur serait trop grosse pour prendre, mais à jouer les entremetteurs Alphonse et Henriette ennuierait de façon évidente et risible le concerné. Tout en se dirigeant vers les appartements de Sa Majesté la Stuart se tourna légèrement vers Alphonse et eut un sourire entendu.

- Votre bonté vous perdra.

Il n’échappa cependant pas à un coup d’éventail sur le bras lorsqu’il lança l’idée d’un duel. Quand bien même elles étaient lancées en l’air, pourvu qu’elles dépassent les portes d’un salon les idées guerrières n’avaient jamais plu à Henriette.

- Et je vous suggère de prendre sur vous car cet exploit je l’attends de pied ferme.

Mais bien sûr un Lorraine ne manquait jamais de culot. Demander une récompense alors qu’il devait s’agir d’une punition, voilà qui était présomptueux.

- Rester dans mes grâces n’est-il pas un gage suffisant ?

En ralentissant le pas – on ne voulait surtout pas arriver trop vite chez la reine – elle eut un geste vague.

- Mais demandez toujours, à chaque seconde le moment devient moins propice.

Car bien sûr la bonne humeur s’envolait à mesure qu’on approchait de l’antre de la tristesse et du chocolat.
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Mar 8 Déc - 17:54

Ha ! Enfin quelqu’un qui reconnaissait ses qualités. Et pas n’importe qui. Henriette Stuart s’il vous plait, qui allait naissance et bon gout dans sa petite personne. Si ça c’était pas une bonne nouvelle. Et en plus tout le monde savait que pour l’anglaise complimenter un Lorraine c’était comme se faire saigner. Sanglant, inutile, douloureux à éviter à tout prix. Donc qu’elle le fasse volontairement était une belle victoire. Mais bien sûr Alphonse le méritait.



Déjà oui, il était quelqu’un de bien. Quand il voulait. Ensuite, il était noble et c’était une belle qualité en soit. Il était courageux et attentionné. Et drôle aussi. Et il était toujours d’accord pour humilier les parvenus. Et il risquait sa santé mentale en accompagnant la duchesse d’Orléans chez la reine. Tout cela méritait qu’on le noie sous les fleurs et les compliments. Et en plus il avait eut la modestie de ne pas mentionner la perfection capillaire.

Je sais…. Heureusement qu’elle ne s’exprime que rarement.




Et la lucidité de reconnaitre qu’il était assez sélectif dans l’expression de sa bonté. Vraiment, depuis son retour à la cour, Alphonse était la perfection incarnée.


Mais il y avait des choses que même la perfection incarnée redoutait. Et il ralentissait le plus possible à mesure que l’on s’approchait des appartements de la reine. Et encore, il ne faisait pas demi-tour.



À la menace, il se permit un froncement de sourcil. Car amitié ou pas, il n’appréciait guère qu’on le menace et le commande. Une remarque méchante lui chatouilla la langue mais il la retint. Pas en public.



La seule façon dont il pouvait marquer son désaccord était de garder un silence maussade en entendant la remarque sur les grâce d’Henriette.

Il avait encore droit de lancer un duel ! S’il voulait d’abord ! Puis le chevalier d’honneur de la reine était un con que personne ne regretterait.



Mais il était incapable de rester fâché trop longtemps. Surtout qu’il avait quelque chose à demander et une saloperie à révéler. Il profita de l’agitation que créa la fuite d’un chien pour glisser sans que l’on ne l’entende

Il existe une autre histoire dans laquelle j’aimerais jouer l’entremetteur.



Il reprit plus fort :

Je suis voué à l’échec si un oeil féminin ne m’approuve, ni me critique.


Puis avec un sens de l’a propos, il souligna :

- L’admiratrice de mon frère a prit du poids, non? Elle semble si grosse.
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Mer 30 Déc - 19:01

L’odeur de chocolat qui venait chatouiller les narines jusque dans le couloir aurait presque donné envie si elle n’émanait pas d’un lieu aussi sinistre. Mais puisqu’il le fallait bien Henriette se jurait de n’être que sympathie pour sa belle-sœur, car après tout cela ne lui demanderait qu’une petite heure de son temps – qui semblerait une éternité, mais passons – pour être bien vue de tous.
Avant d’entrer elle nota l’air légèrement renfrogné d’Alphonse, suspectant ainsi qu’il n’aimait guère que quiconque ait le moindre pouvoir sur lui. Car prince étranger ou non, il n’en demeurait désormais pas moins attaché à la maison de Madame. La chose tira un sourire amusé à Henriette, qui se promit de rapidement le taquiner de nouveau sur ce point. En attendant elle devait bien avouer que la très vague affaire dont il lui parlait l’intriguait. Elle ne répondit cependant pas immédiatement, voulant le faire languir un peu, et prenant d’abord le temps de rebondir sur la remarque pleine de bassesse.

- A-t-elle seulement été un jour autrement qu’abominablement laide ? Si j’avais dans mon entourage une femme d’un tel aspect je prierais chaque jour pour être rendue aveugle.  

Pour ne pas paraître trop commère, et car elle voulait au moins un temps s’en tenir à sa résolution de ne rien céder à Lorraine, elle haussa ensuite les épaules d’un air détaché et se retint de fondre face à la flatterie.

- Mon cheval sera prêt pour 15h, vous êtes invité à m’accompagner.  

Ce qui signifiait pour ainsi dire qu’il avait gagné. Elle venait de lui donner une occasion parfaite de présenter son projet en détail, et pourvu qu’il soit aussi divertissant qu’elle l’espérait l’affaire était conclue.
Malheureusement pour Henriette il s’agissait maintenant de patienter. Avant de se diriger vers la reine, qu’il lui fallait aller saluer et face à qui il faudrait s’efforcer d’avoir un semblant de conversation, elle baissa la voix dans une dernière supplique.

- En attendant contentez vous de faire bonne figure et par pitié ne me laissez pas dépérir d’ennui.

Et la mort dans l’âme elle s’en alla feindre le bonheur face à Marie-Thérèse, espérant qu’Alphonse avait une longue et passionnante histoire sous la main. Car s’il parvenait à monopoliser la parole un vague espoir de ne pas voir le temps s’allonger à l’infini demeurait.  
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Retrouvailles [St Germain] (je trouverai un meilleur titre, un jour)

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