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 La controverse de la robe (libre)


Mar 5 Juil - 17:18

La controverse de la robe


De quelle couleur était la robe de la marquise de Montespan hier? Bleu et noire ou blanche et dorée? Sa soeur portait du vert, c'était entendu. Mais la marquise? Tout en débattant de ce point fondamentale, Blandine ne peut s'empêcher de jeter de petits coups d'oeil à la porte de son salon. Il lui semble bien vide aujourd'hui... serait il possible que?
Mais non ! Bien sur que non ! Petit à petit la pièce se remplit, elle est même bondée. Et on parle et on s'interpelle et on ne manque pas de rire et de glisser des vacheries à l'oreille de son voisin. Dans cette animation outrancière, la maitresse des lieux voit un véritable triomphe.

Note du staff !
Voilà un sujet commun pour vous amusez ! Vous n'avez même pas besoin d'appartenir à ce groupe pour venir participer    tant que vous trouvez une bonne raison on sera hyper content de vous voir
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Mer 13 Juil - 23:34

La tête toujours bourdonnante de sa discussion musclée avec un commissaire du châtelet, Gabriel avait préféré marcher pour se rendre rue Ste Anne. Dans le vain espoir de s’aérer les idées sans doute. Réflexion faite c’était sans doute une mauvaise idée. Pour le badaud innocent se balader dans Paris était déjà un sport dangereux. Il devait éviter les carrosses et les chaises à porteurs, sans oublier les pots d’aisances, les passants pressés et les voleurs à la tire. Ces détails, Gabriel y faisait attention, naturellement. Mais le problème étaient qu’ils lui rappelaient sans cesse la tache monstrueuse qui l’attendait et les efforts pharaoniques qu’il allait devoir fournir s’il voulait se montrer à la hauteur de la confiance royale. Autant dire que pour se changer les idées, la petite promenade n’était pas le remède idéal. Dans ce genre de cas, on pouvait même affirmer que le remède se révélait bien pire que le mal.

Heureusement pour Gabriel la promenade n’était pas un échec total. Déjà, il pouvait marcher un peu. À force de rester assis, il en attrapait des fourmis dans les jambes, une crampe au poignet et même un bleu au pouce. Et Gabriel pensait pourtant avoir déjà une certaine habitude des métiers de gratte-papier. Mais il fallait croire qu’il était bien en dessous de la réalité finalement. Un optimisme et une naïveté dont il était pas coutumier. Et qui lui prouvait une fois de plus que le pessimiste était mieux. Au moins on était pas déçu.

Il avait aussi pût se débarrasser des inopportuns qui surgissaient dans son bureau à toute heure du jour et de la nuit pour lui faire signer un papier, lui demander une autorisation ou parler de l’avance d’un dossier. De temps en temps enfermé dans la forteresse du Châtelet, il avait le sentiment ténu mais pénible d’être la viande sur une étale de boucher. Et en plus des mégères qui venaient qui venaient jauger de sa qualité, des moucherons volaient dans son sillage comme autant de parasites inutiles. C’était bourdonnant, bruyant, exaspérant et souvent foncièrement inutile. Il fallait vraiment qu’il pense à embaucher un homme de confiance pour faire ces choses fastidieuses à sa place. Il ne comptait pas éternellement perdre ses journées à s’occuper des misères des autres. Il avait déjà bien assez à faire avec les siennes propres.

Ces deux avantages justifiaient bien une légère marche à pied. Même si l’exercice se réveillait périlleux. Ses vêtements risquaient d’être les premiers victimes de cette folie pédestre. Mais sa propre santé mentale pouvait bien en être la deuxième. Et si l’orage éclatait ses cheveux et sa bonne humeur seraient les derniers à trepasser. Mais certainement pas les moindre. Heureusement pour tout ce petit monde, le voyage se passa sans encombre. Il faut dire que la distance était relativement courte.

Finalement Gabriel finit devant l’hôtel du couple Capelle. Un maitre d’hôtel obséquieux et visiblement pas très physionomiste vient s’enquérir du nom et de la profession de Gabriel. Une fois que les informations furent données, il devint encore plus doucereux avec le lieutenant de police. Un page partit en courant prévenir le maitre des lieux que Gabriel de la Reynie était là. Et quelques instants plus tard, Octave le rejoignait en souriant.

- Gabriel ! Encore merci d’être venu.

Gabriel eut un sourire amical en acceptant les remerciements d’Octave et en confiant son chapeau et sa cape à des domestiques.

- Ce n’est qu’une après-midi, et si ça te fait plaisir. Je te dois bien ça.

Octave eut un rire :

- Je savais bien que rendre service à l’intendant du duc d’Epernon serait rentable.

Tout en discutant, il entraina son hôte vers un salon déjà très animés. Si tout les regards se braquèrent sur eux et qu’un léger silence plana a mesure que l’on murmurait le nom de Gabriel derrière les éventails, aucun des deux hommes n’y prêta attention. Octave amena Gabriel près de sa femme qui eut pour lui un sourire délicieux :

- Nous parlions de la dernière représentation de monsieur Lully, qu’en avez vous pensé?

Tout en répondant poliment, Gabriel se demanda ce qui réjouissait le plus la jeune femme. Qu’il soit lieutenant de police et un important personnage politique? Ou qu’il soit un habitué du salon de la rue Payenne et que la femme d’Octave puisse le voler à sa rivale? Sûrement le second. Et ça ne lui plaisait pas trop d’être utilisé ainsi. Mais ce n’était que deux ou trois heures après tout.
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