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 Manon Chénier


Lun 11 Juil - 18:22

Manon Chénier

(Ft. Natalie Dormer)

1. Identité

Métier/Titre(s) : Muse de la rue Férou
Âge : 25 ans
Origines : Parisienne de naissance
Langue(s) parlée(s) : Français parfait,  bon latin
Situation amoureuse: Officiellement mariée avec un homme pour lequel elle éprouve un profond respect mais qui ne lui inspire aucune once d'attirance. Officieusement... c'est plus compliqué
Religion : Catholique
Groupe : Rue Férou
QUE PENSER DES POISONS ? A BANNIR OU LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS ?  : A bannir à tout prix. Manon a soif de justice et d'égalité, et ne croit pas en une quelconque résolution des conflits par la fourberie.

TROIS VOEUX SONT OFFERTS A VOTRE PERSONNAGE, LESQUELS SONT-ILS ? :Être en mesure de parcourir le monde entier d'un simple claquement de doigts.
Pouvoir être au fait de toutes les nouvelles et de tous les débats à travers le globe.
Vivre dans un monde où la justice régnerait véritablement et équitablement.

SE SENT-IL EN SÉCURITÉ ? : Relativement. Elle n'est néanmoins pas inconsciente de sa situation délicate, tant vis-à-vis de son salon plus que controversé que de ses relations extra-conjugales. Aussi fait-elle preuve de prudence.

QUEL EST SON RAPPORT À LA RELIGION ? : Croyante et pratiquante plus ou moins assidue, elle ne remet cependant pas l'intégralité de son existence entre les mains du divin.

UN CAUCHEMAR RÉCURRENT ? : Non, pas vraiment.

QUELLE EST SA PRINCIPALE AMBITION ? :Faire de son salon un endroit respecté et reconnu par tous, et suffisamment réputé pour que les idées émises lors des discussions finissent par avoir un impact sur le monde.


2. Anecdotes
De son enfance troublée, Manon a développé le toc fâcheux de compter à peu près tout et n'importe quoi lorsqu'elle est anxieuse ◊ Elle cerne très rapidement ses interlocuteurs et revient rarement sur sa première impression ◊ Elle est très impulsive et a parfois du mal à retenir ses remarques, même lorsque l'étiquette l'exige ◊ Véritable amoureuse de la littérature, elle est capable de relire dix fois le même ouvrage ◊ Elle en a développé une imagination très poussée et invente très souvent les scénarios possibles d'une situation en train de se dérouler ◊ A cause de cela, elle semble parfois un peu "absente" ◊ Passionnée, elle vit ses relations avec emportement et déraison ◊ Grande optimiste, elle reste convaincue que l'avenir sera toujours meilleur

3. Derrière l'écran
Prénom/Pseudo : Mylia † Âge : 21 ans † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Par hasard, sur des top sites † Comment trouvez-vous le forum ? Très bien fait † Rang La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien. † Crêpe ou gaufre ? (Une question existentielle !) Crêpe † Le mot de la fin ?  


Dernière édition par Manon Chénier le Ven 15 Juil - 17:31, édité 7 fois
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La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien.La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien.
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Lun 11 Juil - 18:23

Histoire

La vie est une aventure audacieuse où elle n'est rien.


Hiver 1647​

- Je te répète que je ne la connaissais pas !
- Et bien c'est à coup sûr réparé, à présent !

Les éclats de voix résonnaient même à travers la porte pourtant fermée du cabinet paternel. Le bois n'était visiblement pas un matériau suffisamment épais pour occulter les troubles familiaux. Rien n'aurait pu l'être. C'est l'air lui-même qui se faisait irrespirable dès lors que Cassandre Fournier se perdait, comme souvent, dans les infidélités fictives de son époux. Mais ces scènes semblaient durer depuis si longtemps que, si l'époux en question avait du être fidèle au départ, il ne devait guère avoir attendu avant de trouver une maîtresse auprès de laquelle oublier l'enfer que lui faisait vivre sa femme. Et c'étaient des cris incompréhensibles pour une enfant de six ans qui parvenaient jusqu'aux oreilles de Manon.

Recroquevillée sur elle-même, comme happée par l'immense fauteuil en cuir de Victor Fournier, l'enfant tâchait de faire abstraction des événements extérieurs. La pièce, pourtant décorée avec goût, se trouvait aujourd'hui engourdie sous des montagnes d'objets dont on avait oublié la provenance et l'utilité. Le bureau disparaissait, englouti par des années de correspondances que le patriarche n'avait jamais pris la peine d'archiver. Seul le siège se voyait dispensé, tout à fait miraculeusement, de ce désordre. Les accoudoirs bruns servaient de rempart à la Brindille, si frêle qu'elle semblait prête à disparaître entre les plis du fauteuil. La violence était de coutume, dans la demeure Fournier, et si l'enfant n'avait jamais été battue, les mots étaient parvenus à la heurter avec autant de brutalité qu'une gifle en pleine figure. Sa mère oscillait inlassablement entre d'interminables crises d'hystérie et un mutisme à glacer le sang.

Seul, en réalité, le manuscrit qu'elle tenait entre ses doigts parvenait à l'arracher à la réalité de ce monde. L'histoire n'était pas sa favorite, mais elle avait le mérite d'être suffisamment rocambolesque pour éclipser tout à fait les discours bien trop emportés qui rompaient le silence de la demeure parisienne.

Autrefois, compter lui suffisait. La Brindille se terrait dans l'une des pièces de la maison et se bouchait les oreilles, comptant mentalement toutes sortes de choses. Le nombre de lattes au plancher, de rayures sur les draps, de mèches dans la chevelure blonde de sa mère. Ainsi concentrée, elle parvenait à faire taire les disputes parentales. Mais, Manon grandissant, l'entreprise devint plus ardue et la littérature, de toute sorte, s'avéra d'un recours inespéré. Ce fut Victor, qui le premier se mit à lui conter des histoires. L'apprentissage de la lecture serait long et fastidieux, mais l'enfant ne manquerait pas de culture. Maître graveur, il savait d'expérience que ces notions étaient indispensables pour évoluer sereinement en société.

Seule, la blonde reprenait les ouvrages achevés et contemplait les pages en tâchant de se remémorer les histoires qu'elles racontaient. Si elle parvenait à reconnaître certains mots, la lecture était surtout fantasmée. Mais elle lisait, à sa façon, et relisait chaque fois que les cris résonnaient. Les mots se mêlaient dans son esprit tourmenté et elle leur inventait un sens nouveau lorsqu'elle ne les comprenait pas. Aucune histoire ne parvenait à lui échapper, car elle en déliait les rouages pour les réordonner selon son bon plaisir. L'imagination incroyablement alerte de l'enfant la poussait à inventer des histoires même aux objets les plus banals qui meublaient sa chambre.

Elle ne sut pas à quel moment les cris cessèrent, mais elle sombra dans le sommeil à l'instant même où Gargantua, juché sur une énorme jument, prenait la route pour Paris.




Printemps 1656

Les lourdes boucles blondes cascadaient jusqu'aux reins féminins, quelques mèches s'écrasant juste devant les prunelles azurées, toutes écarquillées d'inquiétude. Le cœur battant à tout rompre et le souffle court, elle cessa sa course seulement une fois en vue de la bâtisse qu'elle recherchait. C'est que les doigts frêles étaient refermés sur un feuillet dérobé au bureau paternel. Et si la jeune-fille se trouvait à présent loin du domicile familial, elle ne pouvait réfréner la culpabilité qui lui intimait qu'elle ne devait pas être vue en possession d'un tel papier. Quel doux sentiment, pourtant, que celui de trouver dans la paperasse paternelle les écrits dont les crieurs publics vantaient les mérites ! D'autant plus que Victor Fournier se refusait à partager ces nouvelles avec elle, décrétant qu'une femme, surtout lorsqu'elle n'est pas de noble naissance, ne devait point porter de trop grand intérêt aux débats religieux et politiques.

A présent installée, seule, à la table d'un salon de thé, la Brindille avait tout le loisir de déchiffrer le pamphlet qu'elle avait glissé entre les pages de l'un des ouvrages de la bibliothèque de son père. Les rares noms dont il était question ne lui étaient pas inconnus, car les esgourdes de la blonde étaient à l'affût dès lors qu'il s'agissait de se renseigner sur les choses du monde. A croire qu'elle s'appliquait à faire exactement l'inverse de tout ce que son père lui intimait. Le feuillet traitait du procès très controversé de M. Arnauld, et de sa condamnation par la Sorbonne pour sa « Seconde lettre à un duc et pair ». Si Manon n'avait guère eu l'occasion de se procurer la lettre en question, les conversations mouvementées auxquelles elle avait assisté avaient suffit à lui apprendre l'essentiel de l'affaire. C'était la principale raison de sa présence hebdomadaire en ces lieux. Les jeunes bourgeois s'y réunissaient pour décrier les nouvelles quotidiennes et clamer des opinions un peu trop tempérées au goût de la Brindille.

C'est ainsi que l'esprit s'était forgé, au fil des ans, un sens critique. En se nourrissant des polémiques qui ne manquaient jamais de secouer Paris. La période de la Fronde fut certainement la plus palpitante, mais Manon alors enfant n'avait pas le bagage nécessaire pour se forger une réelle opinion sur la question, autre que celle de ses parents. Les débats suffisaient, pour autant, à la divertir. Ecouter chacun décrier avec véhémence les propos de l'autre, et retourner sa veste quant à ses positions à chaque retournement de situation. La conscience des hommes est inconstante, dès lors que la réputation est en jeu.

Ce jour, pourtant, Manon admirait l'esprit critique du pamphlétaire anonyme, bien prompt à dénoncer les incohérences d'une justice trop inégalitaire. Et elle sut, ainsi qu'elle l'avait toujours pressenti, qu'elle ne passerait pas sa vie à suivre l'opinion publique sans tâcher de se faire la sienne.




Été 1663

L'hôtel de la Rue Férou était plongé dans le silence. Les domestiques accomplissaient leurs travaux dans un calme relatif et presqu'aucun son ne parvenait jusqu'au boudoir dans lequel se trouvait Manon Chénier. La bibliothèque en bois de merisier face à laquelle elle se tenait était emplie d'ouvrages, tous apportés généreusement par André-Joseph Chénier, désireux de satisfaire l'avidité littéraire de son épouse. Les doigts fins s'appliquaient à reclasser les livres dérangés, sans leur porter une réelle attention. Les pensées étaient trop occupées ailleurs, vers un souvenir de la veille dont elle venait juste de faire le récit.

- Si seulement vous aviez vu sa façon de me regarder ! Parfois, je me sens atrocement coupable de n'être pas capable de lui rendre son affection... Déplora-t-elle, lasse.

Car s'il était évident que les mariages étaient presque exclusivement d'intérêt, nul n'aurait pu nier qu'André-Joseph Chénier s'était fortement épris de sa jeune épouse. La veille au soir, l'éminent économiste était rentré éreinté d'une trop longue journée, en prenant tout de même la peine d'offrir à Manon un fin collier d'argent, auquel était suspendu un pendentif en forme de rose. L'ouvrage était finement ciselé, fruit d'un travail visiblement très minutieux. Mais le bijou n'avait pas tant perturbé la Brindille que le regard empli d'inquiétude de son époux, qui paraissait tout à fait anxieux à l'idée que le présent puisse ne pas lui plaire.

Les mois passaient et le regard de Manon ne parvenait toujours qu'à exprimer un sincère attachement, une véritable reconnaissance et un respect indéniable pour l'homme trop âgé qu'elle avait du épouser. André-Joseph Chénier était admirable, mais n'inspirait pas à la jeune-femme la moindre once d'attirance, ou d'amour quel qu'il soit. Et ce constat la peinait profondément, parce qu'elle était bien incapable de rester aveugle face au dévouement de son mari.

Elle fut cependant arrachée à ses pensées par les mains masculines venues se glisser sur ses hanches. Les paupières un instant closes, la Brindille fut parcourue d'un lent frisson et pivota sur ses pieds pour faire face à Lorenzo. Le regard ambré de l'Italien brillait d'une étincelle qui ne laissait aucun doute quant aux arrières pensées de son amant.

- Ah oui... Et comment vous regarde-t-il...? Souffla-t-il en remontant ses doigts le long de sa taille.

Un sourire mutin étirait ses lèvres, et il ne semblait pas douter un seul instant de l'attraction qui existait entre eux. Son mari pouvait bien lui lancer le regard le plus éperdu qui soit, la blonde n'était réellement troublée que par l'homme qui se trouvait face à elle en cet instant, et ce dernier en était honteusement conscient. Ainsi happée par le regard de son secrétaire, Manon en oublia tout à fait ses précédents propos et se laissa embrasser par les lèvres masculines sans prononcer le moindre mot.


 


Dernière édition par Manon Chénier le Jeu 14 Juil - 21:36, édité 4 fois
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Mar 12 Juil - 10:47

Bienvenue officiellement nétoiles

Je suis vraiment contente que tu tentes Manon, il y a moyen d'en faire un personnage passionnant !
Du coup bon courage pour ta fiche, et si tu as la moindre question tu sais où nous trouver (Auguste n'est pas vraiment dispo en ce moment, mais Gab et moi trainons toujours dans le coin)

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QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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Mar 12 Juil - 11:22

Merci beaucoup !

J'ai commencé la rédaction mais j'attends que tout soit fini pour poster. Peut-être jeudi, puisque c'est férié ^^.
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Mar 12 Juil - 22:56

Bienvenue fan attitude

Super choix de PV amour Désolée de poster si tard, je suis un peu débordée en ce moment. Stage et mariage toussa toussa ! Comme l'a dit Madge hésite pas à nous déranger si t'as des questions ! Amuse toi en rédigeant ta fiche

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Ven 15 Juil - 11:21

On a bien noté que ta fiche était terminée et on s'occupe vite de toi (désolée pour l'attente !)

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Ven 15 Juil - 12:57


TU ES VALIDÉ(E)



Félicitation tu es validée !  fan attitude
Tu as vraiment une fiche magnifique. Tu as très bien cerné le personnage ! Et en plus t'écris bien ! ^^ Du coup c'est avec un super super grand plaisir qu'on te valide !!!! Kyaa

Bienvenue parmi nous ! Amuse toi bien surtout  fan attitude  Ducky chéri

Merci de faire : Recenser ton avatar pour éviter l'invasion des clones - Fiche de Rp pour commencer à jouer - Fiche de lien pour se lier avec les autres membres
Les liens qui peuvent servir :  Les connaissances pour mieux savoir et ne pas être pris au dépourvu

Bon jeu sur Vexilla Regis!

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Ven 15 Juil - 13:03

Hooo merci beaucoup !!
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Dim 24 Juil - 23:51

(Je debarque un peu tard mais on va faire comme si de rien n'était)

BIENVENUE une fois encore!!! Je suis ravie que tu aies pris Manon, et encore plus maintenant que j'ai pu voir ce que tu en avais fait... (Et j'aime beaucoup la facon dont tu ecris!!)

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Bref, tout cela promet de treees beaux rps (si tu peux me garder une toute petite place quelque part ddans ta liste, je prend sans hesiter!!)
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