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 Stasya Bazdéiev - Guerre et guerre


Jeu 14 Juil - 16:39

Stasya Bazdéiev

(Ft. Emilia Clarke - crédit)

1. Identité

Métier/Titre(s) : Noble russe exilée contre son grès, gestionnaire de la fortune familiale, nounou de son mari
Âge : 27 ans
Origines : Russe
Langue(s) parlée(s) :  Excellent russe, français plutôt médiocre surtout à l’oral, bon latin
Situation amoureuse: mariée, mère de deux petites filles
Religion: orthodoxe
Groupe: Rue Ste Anne. C'est le groupe que fréquent son mari et celui dans lequel elle se sent le plus à l'aise. Enfin à l'aise... elle ne connait pas la moitié des membres et ne maitrise pas la langue, pour le moment.
QUE PENSER DES POISONS ? A BANNIR OU LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS ?  : En bonne fille de militaire, elle trouve quand même que tuer quelqu’un le sabre au clair a plus de classe. Sinon ne pas tuer les gens c’est un concept qu’elle trouve très appréciable

TROIS VOEUX SONT OFFERTS A VOTRE PERSONNAGES, LESQUELS SONT-ILS ? :
- Parler couramment français
- Que son mari renonce à ses lubies
- Une garde robe qui se renouvelle à l'infinie

SE SENT-IL EN SÉCURITÉ ? : Pas trop non. Elle a grandi très protégé dans le domaine familiale campagnard ou tranquillement a Moscou. Elle trouve Paris déconcertant et bruyant et elle n’aime pas trop ça. Et les amis de son mari lui font peur

QUEL EST SON RAPPORT À LA RELIGION ? : À la religion catholique? Elle est un peu perdu et est convaincu que c’est la mauvaise religion. Par contre c’est une femme de croyance qui regrette de ne plus fréquenter son église

UN CAUCHEMAR RÉCURRENT ? : C’est la nuit, elle avance jusqu’au centre d’un lac et finit par se noyer dans les eaux noirs

QUELLE EST SA PRINCIPALE AMBITION ? : Avoir un fils
Plus modestement convaincre son mari de rentrer à la maison en Russie
Encore plus modestement foutre les parasites à la porte de son hôtel particulier parisien
Encore encore plus modestement trouver un ruban rouge assortie à la nouvelle robe qu’elle a acheté.


2. Anecdotes
Stasya est fille unique. Elle a été outrageusement gâtée par son père. Aujourd’hui elle en garde un fort caractère, la conviction qu’elle a toujours raison et un besoin obsédant de tout maitriser  ◊ Elle parle encore très mal français avec des fautes de grammaires assez graves et un accent très important. Mais c’est une travailleuse acharnée qui ne s’arrête pas à une légère incompréhension ◊ Enfant elle passait six mois à la campagne et six mois à la ville ◊ Elle a un véritable don pour l’analyse de caractère et comprendre les gens. Seulement, il lui arrive très souvent de s’aveugler et de refuser de revenir sur une première fausse impression ◊  Elle a une volonté de fer, sans doute à cause du climat russe, et marche facilement sur les pieds des gens ◊ Elle est d’ailleurs d’un naturel assez emporté et impulsif, ce qui explique sa venue en France ◊ Elle a une tendance à faire de l’humour un peu sinistre quand elle est nerveuse ◊ C’est une fashion victime avant l’heure ◊ Elle reste fermement convaincue que dès qu’il aura un fils son mari remettra les pieds sur terre ◊ En attendant, c’est elle qui gère tout dans leur couple. Elle lui a même alloué un budget précis pour ses « bêtises »  ◊ Sa nature control freak est telle qu’en fait, elle ne laissera JAMAIS son mari reprendre le contrôle, mais elle s’illusionne un peu ◊ L’accord au sein du couple veut qu’elle dépense autant pour entretenir son image que son mari en dépense en astrologie. Autant dire qu’elle peut se permettre des folies ◊ Elle rit très facilement mais depuis qu’elle est en France elle a plus de mal comprendre l’humour, la barrière de la langue ◊ Son passe temps préféré est de se mêler de la vie des autres  ◊ Même si elle aime sa fille, elle n'est pas très patiente avec elle. De manière générale ce n’est pas une femme patiente sauf avec son mari. ◊

3. Derrière l'écran
Béné : ici † Âge : on ne demande pas ça à une dame † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? schizophrénie incurable † Comment trouvez-vous le forum ? top † Rang Une phrase à écrire au dessus de l'image du groupe † Crêpe ou gaufre ? (Une question existentielle !) ici † Le mot de la fin ? ici


Dernière édition par Stasya Bazdéiev le Ven 15 Juil - 14:39, édité 5 fois
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Situation : mariée, mère de deux filles

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Jeu 14 Juil - 16:41

Histoire

Nature wronged her in not making her a man. But for her sex, she would have surpassed all the heroes of history


- Ce n’est pas possible ! Tu ne peux pas passer tous les caprices de ta fille.

Le hurlement de tante Svetlana subit un trémolo comique qui fit perdre toute la gravité à ses propos. Son père d’ailleurs n’en tint pas compte et se contenta de faire signe qu’on lui resserve un verre de vin. La cause de la dispute était une nouvelle robe que Stasya avait obtenu en faisant les yeux doux. Une dépense exorbitante pour une petite fille de six ans. Surtout qu’elle vivait à la campagne et que la robe n’avait pas tenue une demi journée avant d’être maculée de terre sèche et déchirée. La gouvernante avait sobrement annoncé qu’on ne pouvait pas la sauver. Et son père avait haussé les épaules. Qu’était ce une robe face au sourire de sa petite fille adorée. Petite fille adorée qu’il ne voyait pas assez souvent. Donc quoiqu’en dise Svetlana il ne regrettait pas la dépense.

Et puis qu’est ce qu’elle pouvait y comprendre sa soeur? Elle n’avait que des fils. Trois garçons roublards et cabochard avec un tempérament de feu. De vrais russes ceux - là et sans doute de futur militaires. Quoique… Question caractère sa petite Stasya n’avait rien à leur envier. Elle aussi était vive, parlait fort et savait fort bien ce qu’elle voulait ! Comment résister à tant de volonté contenu dans un ridicule mètre trente. Surtout quand la volonté était accompagnée par de grands yeux et des colères terribles en cas de refus.

Alors oui. Passer tout ses caprices à sa fille n’était peut être pas lui rendre service pour le futur. Mais justement. Ce monde n’était pas tendre avec les femmes. Autant la gâter et la choyer tant qu’il le pouvait. Le reste serait bien assez dur. Et allait encore un peu affirmer un caractère qui clairement n’en avait pas besoin.

Tout en jouant à marier et à séparer ses poupées, Stasya estima que la dispute avec les adultes avait prit fin depuis assez longtemps. Ça faisait bien une très longue minute que sa tante n’avait pas poussé de hurlement. C’était bien la preuve que l’orage était passé. Et puis elle savait très bien que sa tante faisait semblant d’être en colère. Sa robe était très jolie. Même elle l’avait dit. Et tant pis si elle était bonne pour les ordures ou les domestiques. On aurait qu’à en acheter une nouvelle.

- Les garçons, ils vont faire une grande ballade à cheval demain. Je peux venir?

Son père répondit avec une voie désolée :

- Non ma chérie, ton poney est trop petit pour suivre leur chevaux tu sais bien.

Et elle de répondre avec la logique imparable des enfants gâtée :

- Alors je prendrai un cheval.

******

- Et nous assistons aujourd’hui au mariage le moins bien assorti de la décennie.

- Du siècle, petit frère, du siècle.

Les deux brillants officiers russes furent coupés dans leur médisances par les deux vigoureux coups d’éventail que leur asséna Svetlana sur le sommet du crâne. Non mais ! Incapable de faire preuve d’un peu de dignité au mariage de leur propre cousine. Et leur femme qui disait rien. Elle avait toujours sût que ses brus ne valaient rien. C’était pas faute de l’avoir dit à son mari. Pour les vauriens qui leur servait de fils il fallait des filles de caractère. Pas ces petites choses délicates. Déjà un miracle qu’elles aient vécues aussi longtemps.

Pas comme Stasya. Si la méthode éducative de son frère était contestable, en ce qu’elle se basait sur l’absence de méthode éducative, on devait reconnaitre les bons résultats. Certes il y avait quelques points sur lesquels sa nièce avait des manquements. Mais elle ne manquait pas de caractère et de panache. Et elle avait le rire le plus communicatif de la Russie. Et puis elle possédait une certaine culture et une grande volonté. Bon, elle exerçait généralement sa volonté pour servir de marieuse ou donner des conseils non voulus à tout le monde. Mais ça montrait un coeur immense et quelqu’un qui se souciait du bonheur de son entourage. Et puis elle était sa seule nièce. Si elle ne se montrait pas indulgente avec elle le jour de son mariage c’était qu’elle était une tante indigne.

Donc elle ferait la liste des innombrables défauts de sa nièce un autre jour.

Par contre le mari ne bénéficiait pas de la même indulgence. Vladislav était rêveur dans le meilleur des cas. Un bel empoté estimait Svetlana. Pas méchant évidemment. Mais on ne pouvait pas non plus en faire un mari idéal. Sa nièce avait sans doute rêve d’un ténébreux cosaque. Et elle se retrouvait avec un intellectuel gauche qui avait le charisme d’une morue avariée. C’était triste.

Mais ce n’était pas une raison pour critiquer l’union de ces deux personnes fondamentalement différentes. Surtout alors que tout le monde pouvait les entendre. Bien au contraire. Elle alla embrasser chaleureusement les deux époux en leur souhaitant beaucoup de bonheur. Ils en avaient visiblement besoin. Quelques voeux ne seraient pas de trop pour assurer l’union de deux êtres si dissemblables.

Pourtant au cours du repas de noce, plus d’une fois le marié fit rire aux éclats la mariée. Et elle ne semblait pas du tout appréhensive ou vexée juste heureuse et sereine. Peut être qu’une fois de plus son surprenant frère avait fait un bon choix.

******

- Ce sont des choses qui arrivent, vous n’êtes pas responsables.

Stasya ne répondit rien. Ses yeux mornes continuaient de fixer avec une intensité douloureux le petit corps de son fils. Deux semaines. Pourquoi avoir un fils si c’était pour qu’il meurt deux semaines plus tard? Sans que personne ne puisse rien lui expliquer. Sans que les médecins qu’elle avait fait venir à son chevet ne soit capables de lui offrir une explication cohérente. Aurait on dit que Kot Baïoun avait raconté un conte à son fils pour le tuer que ça serait plus cohérente que les fables des charlatans.

Et les paroles consolatrices de son père n’étaient certainement pas une aide suffisante. Elle aurait préféré qu’il fasse réparer son fils. Comme il réparait ses poupées quand elle était petite. Mais non. Il se contentait de regarder le petit corps sans vie tout aussi impuissant qu’elle. Et son mari avait disparut elle ne savait trop où ! Vladislav avait beaucoup de qualité. Et assez surprenaient elle ressentait à son égard une tendresse se rapprochant beaucoup de l’amour. Il n’empêchait qu’elle aurait aimé le voir réagir un peu plus à tout ça. Mais c’était un être fuyant que son époux. Peu doué pour faire face aux dures réalités de l’existence. Sauf que tout à coup, elle en avait marre d’être la seule à faire. Aussi elle abandonna là son père et entreprit de traverser le palais à toute allure. Sans faire la moindre attention aux domestiques autour d’elle.

Finalement, elle surgit dans le bureau de son mari. Qui calculait l’angle d’elle ne savait pas trop quelle étoile. Est ce que les étoiles l’avaient prévenu que leur fils allait mourir? Non. Bien la preuve que cette science idiote n’était qu’un passe-temps inutile. En temps normal, elle se serait aperçu qu’il ne grattait rien avec la plume qu’il tenait bêtement entre ses doigts tâches d’encre et qu’au lieu de réfléchir ou de lire il fixait bêtement le vide, tout aussi abattue qu’elle. Mais aujourd’hui, elle n’était pas d’humeur à l’observation ou à la compassion. Ni à rien. Elle étouffait. Aussi, elle alla ouvrir en grand les fenêtre de l’étude. Des flocons de neiges lui giflèrent le visage avec la puissance que leurs donnaient les tempêtes russes. Une tempête qui n’était rien face à ce que vivait Stasya prisonnière de son corset.

- Notre fils est mort et toi tu es encore la tête dans tes âneries.

Son hurlement ne reçut pas une réponse satisfaisante. Alors dans un grand geste du bras elle fit voler les papiers. Plusieurs jaillirent avec violence hors de la fenêtre. On ne risquait pas de les retrouver.

Son mari ne dit rien. Elle pensa un moment ravager le bureau en hurlant et en cassant tout. Comme ça. Juste pour lui tirer une réaction. Juste pour voir si ça lui ferait du bien à elle, ou à lui. Ça ne ferait pas revenir le bébé mais c’était au moins une occupation salvatrice.

Au lieu de ça, elle se laissa tomber sur la fourrure d’ours, un retour de chasse d’un de ses cousins, et éclata en long sanglots bruyant. Ce mouvement n’était pas prévu et pas franchement digne. Mais il tira une réaction à son mari. Le comte se précipita vers sa femme et la prit dans ses bras. Il lui chuchota des mots tendre à l’oreille. Il hurla pour qu’on fasse chauffer de l’eau chaude pour que madame la comtesse prenne un bain. Il ordonna sèchement qu’on aille chercher un thé bien fort et qu’on y ajoute une pointe d’alcool. Il exigea qu’on alite sa femme.

Pour la première fois depuis le début du mariage, il prenait les choses en charge. Ça ne lui plaisait pas du tout. Il haïssait ça. Mais Stasya n’en pouvait plus. Et s’il était un mauvais gestionnaire et qu’il n’avait pas de fils, il était un bon mari et pouvait prendre soin de sa femme tout le temps nécessaire.

*****

- Mon amour, grande nouvelle !

Stasya eut un regard agacé en avisant la mise débraillé de son mari. Lui acheter les tenues les plus élégantes ne servait à rien s’il s’acharnait à ne pas les porter avec un peu d’ordre. Quand même. Il pouvait être un peu plus respectueux des efforts qu’elle faisait. Tout en faisant sauter la petite Tatiana sur sa hanche, elle demanda à la gouvernante de l’excuser.

- Vlad’, je suis en train de préparer le banquet de demain soir, tu vois bien.

- Le banquet? Quel banquet?

Face au regard noir de sa femme il tenta de se rattraper :

- Ah le banquet !

Il s’en moquait royalement. Stasya poussa un soupir affectueux et demanda, tout en tentant de sauver ses pendants d’oreilles des doigts de sa fille.

- Alors cette grande nouvelle?

- Je pars en France !

- Excuse moi?

C’était pire que ce qu’elle pensait. Mais son mari ne l’écoutait pas.

- Tout mes calculs sont formels ! C’est en France que je vais trouver mon destin. Et même si je ne le trouve pas ! La France est une nation brillante dont le rayonnement est incomparable. Les plus grands poètes, les plus grands peintres, les meilleurs dramaturges. Et je ne te parle pas des astrologues et des alchimistes ! Oui ne ne pourrais pas avoir une vie intellectuellement épanouissante en dehors de la France !

- Mon chéri...

- Je sais que tu te débrouillera très bien en mon absence, et pour organiser mon départ.

Il l’embrassa sur le front et fila annoncer la nouvelle à son astrologue personnelle qui pour une fois aura ses sentiments au diapason de ceux de Stasya.

*****

La lettre fut froissée, puis jetée au pied de l’intendant. Stasya leva son imposante silhouette de noble russe et hurla :

- Cela passe toute mesure !

Elle contourna la table de son cabinet de travail :

- Anton ! Vous gérez mes affaires ! Gregor gérera nos domaines de campagne ! CATHERINE PRÉPAREZ MES AFFAIRES !

Les employés se figèrent tandis qu’elle annonça furieuse :

- Je pars surveiller mon mari en France et remettre un peu d’ordre dans ses idées. je ne sais pas combien de temps mon absence va durer. Je veux un rapport mensuel et trouver ma maison bien tenu à mon retour.

*****

La distance, pharaonique, séparant Moscou de Paris avait été avalée à une vitesse incroyable. La femme de chambre de Stasya, Olga, en était encore toute retournée. Et elle était encore retournée des discussions musclées entre les époux qui avait suivie l’arrivée. Visiblement sa maitresse entendait bien mettre les amis de son mari à la porte, payer les dernières factures et repartir aussitôt pour la Russie.

Au contraire monsieur le comte était désespérément heureux à Paris et ne comptait pas partir si vite. Surtout qu’il avait rencontré des esprits aussi brillants et passionnés que lui. À ce moment là, la discussion avait un petit peu dégénérée, madame la comtesse se mettant à hurler que ce n’était qu’un ramassis de charlatans méprisables. À la décharge de madame, elle ne se comportait pas en mégère généralement. Mais le voyage avait sans doute eut raison de ses nerfs. À moins que ce soit le montant astronomique des dépenses de monsieur, ces derniers temps. Vladislav, loin de se laisser démonter avait tenu tête à sa femme, et obtenu de rester un peu plus longtemps. Sans doute n’avait il pas prévu que Stasya décide de rester avec lui. Pour le surveiller. Autant dire qu’il avait fait grise mine. Il aimait sa femme mais pensait, justement, qu’elle allait quelque peu nuire à son épanouissement intellectuel.

Mais décidé à faire contre mauvaise fortune bon coeur, il allait l’introduire dans les cercles intellectuels de la capital qu’il fréquentait à titre habituel.

Sans doute espérait il aussi que si sa femme se faisait des amis, elle passerait moins de temps à critiquer ses passions. Un voeux pieux qui avait finalement peu de chance de se réaliser. Et donc cet après-midi madame rencontrait un couple pour s’adapter à la vie parisienne.

Et elle en revenait. Olga eut un mouvement hésitant n’étant pas trop sûre de bien lire l’humeur de Stasya sur son visage. Dans le doute, elle entreprit de relâcher un peu le corset avant de défaire sa coiffure. Sa maitresse rompit le silence mortel d’une voix morne :

- Je ne parle pas assez bien français.

Comme Olga ne parlait pas du tout français, elle n’avait pas trop d’avis sur la question, mais le ton de sa maitresse était sans appel. D’ailleurs elle continuait d’une voix plus peinée que colérique :

- Vlad’ n’a aucun problème. Mais moi… Ils étaient très polis, mais je comprenais à peine ce qu’ils disaient. Et je ne suis pas sûre qu’ils comprenaient ce que je disais. Un accent trop fort et une mauvaise grammaire.

Stasya observa son reflet à la recherche des défauts physiques qu’elle ne manquait jamais d’imaginer. Puis elle soupira :

- Je suis la bienvenue dans leur salon, évidemment. Mais j’ai déjà du mal à suivre la conversation de quatre personnes. Imagine tout un salon.

Mais ce qui faisait une grande comtesse russe c’était sa capacité à ne pas se laisser abattre par les épreuves. Vivifiée par le défi, Stasya releva très vite le menton et eut un sourire déterminée. Plus ou moins. En réalité elle ressemblait à un hussard qui s’apprêtait à charger à un contre cent. C’était assez inquiétant. Mais ça valait sans doute mieux que l’abattement passager :

[color=MediumPurlple]- Je vais parfaitement parler français ! Et toi aussi !

- On ne rentre pas en Russie?

Olga n’avait rien contre la France, enfin si, mais elle préférait quand même de loin être en Russie, chez elle, là où elle maitrisait la langue.

- Pas avant de maitriser le français. Je ne vais pas reculer devant une vague barrière de la langue.

Les cheveux à moitié défaits et vêtue avec le plus grand désordre, Stasya se mit à arpenter la pièce de long en large en réfléchissant aux meilleurs méthodes pour apprendre le français. Le plus vite possible.

Le plan de monsieur le comte avait parfaitement fonctionné. Était il un génie du mal ou l’homme le plus chanceux de la terre?



Dernière édition par Stasya Bazdéiev le Ven 15 Juil - 14:37, édité 2 fois
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Ven 15 Juil - 11:31

Tu le sais déjà, mais elle a l'air très cool, cette russe nétoiles

En tout cas rebienvenue - et dépêche toi donc de terminer l'histoire par ce que c'est dur de se retenir de la lire !

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Ven 15 Juil - 14:45

TU ES VALIDÉ(E)


Avoue, t'avais peur de pas être validée, hein ?

J'aime beaucoup ta Stasya, avec son sale caractère mais qui reste tout de même attachante Et l'histoire se lit toute seule, on en redemanderait presque nétoiles Donc encore une fiche que j'ai beaucoup aimé et qui me conforte dans mon idée que ta schizophrénie doit être encouragée !
Bref, tu sais où aller maintenant

Merci de faire : Recenser ton avatar pour éviter l'invasion des clones - Fiche de Rp pour commencer à jouer - Fiche de lien pour se lier avec les autres membres
Les liens qui peuvent servir : Une petite faveur? maison, rang ou charge? - Les connaissances pour mieux savoir et ne pas être pris au dépourvu

Bon jeu sur Vexilla Regis!


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