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 On va essayer de régler ça à l'amiable, d'accord? [PV Gabriel de la Reynie]


Dim 31 Juil - 22:30







On va essayer de régler ça à l'amiable, d'accord?

PV Gabriel de la Reynie

Quelques jours plus tôt, alors que Camille, Théophile et leurs apprentis faisaient leur tournée, des pains pleins leurs paniers d'osier, à tous ceux qui avaient passé commande à la boulangerie Le pain de la Porte pour cette fin de journée-là, qu'Octavie et Ariane s'étaient rendues chez Cordélia et Côme - Côme qui, pour une fois, faisait acte de présence en n'étant pas sur les routes pour vendre ses tissus -pour passer un peu de temps avec la petite Cerise, la boutique et l'arrière-boutique, ainsi qu'une partie du matériel de la boulangerie, avaient été ravagés. Pas que la boulangerie de la Porte Saint-Antoine ai été incendiée ou inondée, loin de là... C'était juste un petit crétin, un paumé, qui avait, certainement sur un coup de tête, de la mettre un peu - beaucoup, même, et encore, le vieux boulanger trouvait le mot faible - à sac.

En revenant au bercail, dans la soirée, les quatre boulangers avaient la mauvais surprise de trouver la porte de derrière de la boulangerie en partie défoncée, le rideau séparant l'arrière-boutique de la boutique, ainsi que celui séparant l'arrière-boutique à l'escalier menant à l'atelier de fabrication des denrées, étaient totalement déchirés, tout ce qui se trouvait dans l'avant de la boutique avait été retournée et une grande partie des ustensiles du travail en boulangerie étaient hors d'usage.
Ils avaient justes eu le temps de voir détaler comme un lapin le gamin qui leur avait retourné la quasi intégralité de leur lieu de travail.

Après avoir discuter jusque tard dans la nuit avec son épouse, son fils et sa belle-fille de ce qu'il fallait faire, des dégâts qu'il y avait eu, en-bas, de ce qu'il y aurait à remplacer et les coups que cela engendrerait, Camille, avec l'accord des autres membres de sa famille, avait pris pour décision de fermer quelques jours boutique, le temps de faire réparer le gros des dégâts et de faire un peu de rangement.
Le lendemain matin, à la première heure, alors qu'Ariane commençait à faire des rangements dans la boutique et qu'Octavie, un panier sous le bras, avait pris la direction du marché dans l'espoir d'y trouver les ustensiles qui avait été détruits, Camille et son fils c'étaient rendus au bureau de police pour déclarer le vandalisme de la boulangerie, dans l'espoir que la police pourrait éventuellement mettre la main sur l'idiot qui leur avait fait ça, bien que Camille n'y croyait pas du tout.

Le pain de la Porte avait été fermé deux bons jours, le temps que les Roux puissent le remettre un minimum en état. Au matin du troisième jours, même si tout n'était pas encore exactement en place, les boulangers c'étaient levés aux aurores pour préparer pains et pâtisseries, tandis qu'à huit heures, les premiers pains sur les étalages, les vendeuses avaient ouvert boutique.
En fin de matinée, on entendit Ariane appelé, depuis le milieu de l'escalier: "Patron! Patron!" L’intéressé n'avait pas relevé la tête de ce qu'il faisait pour marmonner un quoi? à peine inaudible. "Un certain Gabriel de la Reynie demande à vous voir!" "Il peut pas voir ça avec Octavie?" Grinça Camille. "Ça concerne de qu'y c'est passé y a trois jours..." Commença la jeune femme. "J'arrive!" Fini par soupirer le cinquantenaire. Tout en entendant les pas précipités de sa belle-fille remonter l'escalier, Camille enfourna sa plaque de pains au chocolat, avant de monter également l'escalier pour la boutique. "Monsieur de la Reynie, commença le patron de la boulangerie avec un sourire, en quoi puis-je vous être utile?"

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Jeu 4 Aoû - 18:52

La lippe relevée en une moue boudeuse de bébé, Charles de la Reynie inspirait des sentiments assez peu charitables et paternels à son géniteur. Même si Gabriel était rarement poussé à l’indulgence, même à l’encontre de son fils, il fallait reconnaitre que le mépris avec lequel il le considérait avait quelque chose de glaçant. Tellement glaçant que le jeune homme vérifia, mine de rien, que la viande n’était pas froide. Mais non. Les venaisons que des domestiques apportaient, dans un silence religieux, à la table du dîner étaient cuites et encore fumantes. Même si au vu de l’atmosphère polaire, on pouvait en douter. Il s’empressa donc d’avaler un peu de viande, généreusement arrosée de sauce, avant que le plat ne soit contaminé par l’atmosphère antarctiquisante et ne se recouvre de givre. La viande froide c’était immangeable mais la viande enneigée ça devait être pire. Discrètement, du moins le pensait il, Charles vérifia l’heure. Mais il était à table depuis même pas vingt minutes. Si au moins son père avait une maitresse à aller honorer entre deux arrestations arbitraires, peut être Charles aurait pût espérer une distraction ou une occasion de fuite. Mais de toute évidence son père avait trop mauvais caractère pour qu’une femme s’intéresse à lui. Ce qui pour la mémoire de sa défunte mère était sans doute une bonne chose. Mais pour sa paix actuelle une très mauvaise.

Tout en mastiquant avec application sa viande, manger lui donner une excuse pour ne pas parler, Charles considéra ses options. La plus sûr était sans doute de s’enfuir en courant. Mais il savait que c’était une solution à très court terme. D’une durée approximative de dix minutes, s’il avait de la chance. Moins s’il tombait sur Sorbonne. Et il allait forcément tomber sur le monstre. Chienne de vie. Tortionnaire d’élite jusqu’au bout des ongles, son père laissa passer une grande partie du dîner avant d’aborder le sujet licencieux. En fait, il attendit qu’on apporte le dessert. Puis, il reposa soigneusement son verre de vin rouge, un bourgogne, à côté de son assiette, déposa ses couverts en provoquant un léger tintement sur la porcelaine précieuse, et demanda :

- Qu’est ce qui ne va pas chez toi?

- Père, je...

- Charles, je ne suis pas d’humeur pour tes excuses. Tu ne fais même plus semblant de les penser. Quand à tes explications… Je ne tiens pas à avoir les détails.


- Mais...

- Est ce que tu te rends seulement compte?


La crainte fut remplacé par un mouvement d’humeur et Charles se laissa tomber en arrière. Son dos heurta le dossier du fauteuil avec un bruit mat. Sans doute le geste était il mauvais pour les tapisseries de brocart bleu. Mais il s’en foutait. Il avala une longue rasade de vin et rétorqua :

- L’autre me retrouvera pas. Puis l’est riche. Il peut largement se payer les réparations.

C’était en tout cas ce que les Lorraines affirmés. Mais leur beau raisonnement était nettement moins séduisant lorsqu’il se retrouvait confronté au regard noir de son père. Nettement moins. Il déglutit et se dit que finalement des excuses, même hypocrites, auraient sans doute étaient un meilleur choix. Ou la fuite. Dix minutes c’était toujours ça de gagner. Il fut sauver par un policier qui pénétra en courant dans la salle à manger, aucun respect, pour souffler quelque chose à l’oreille de son père. Ce dernier se leva en s’essuyant soigneusement la bouche.

- J’ai d’autres affaires en cours. Mais j’irais voir ce boulanger. Et nous en reparlerons.

****

Voilà comment Gabriel se retrouva dans une boutique de boulangerie. Ça devait bien faire une éternité qu’il n’y avait pas mit les pieds. Pendant que quelqu’un, sans doute sa fille ou sa belle-fille, allait chercher le patron, le lieutenant de police laissa son regard vagabonder sans grand intérêt pour tout ce qui se passait autour de lui. Il aurait aimer régler cette histoire vite et bien. Et s’il y avait bien une chose qu’il avait appris en servant les puissant c’était que l’argent aplanissait bien des problèmes. Bien plus que le reste. Il ne lui restait plus qu’à espérer que ce problème viendrait confirmer la règle. Il n’avait pas le temps pour plus de soucis. Tellement pas de temps, qu’il était tenté de mettre son fils à la Bastille. Juste histoire d’avoir la paix un mois ou deux. Voir plus si ça lui mettait un peu de plombs dans le crâne. Mais Gabriel ne croyait pas vraiment aux miracles.

Finalement le boulanger le rejoignit. Gabriel nota tout à la fois la farine qui maculait ses vêtements, les rides d’expressions autour de la bouche et au coin des yeux et les cheveux noir. Un portrait plutôt sympathique. Qui correspondait à l’image qu’on se faisait habituellement du bon bourgeois et du bon commerçant. Il eut à l’attention de ce dernier une légère inclinaison de la tête. Une marque d’estime si l’on considérait le fossé sociale qui séparait les deux hommes.

- Monsieur Roux...

S’il ne sourit pas vraiment, Gabriel arborait une mine moins froidement hostile. Un air qui se voulait plus humain que lieutenant de police. Il ouvrit la bouche en même temps qu’une soubrette franchissait la porte. Le regard de la domestique passa de Camille à Gabriel en silence. Ce dernier lui adressa un signe poli de la tête et un sourire indifférent avant de revenir au boulanger.

- J’aimerai m’entretenir quelques instants avec vous, en privé s’il vous plait.

Et maintenant parce qu’il voyait pas trop quand il aurait de nouveau du temps. Quoiqu’il en soit le caractère confidentiel de la rencontre était à tout prix à préserver. Il ne tenait pas trop à ce que des histoires et des cancans sur la stupidité de son fils ne se diffuse.
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Mar 16 Aoû - 17:23







On va essayer de régler ça à l'amiable, d'accord?

PV Gabriel de la Reynie

Des salutations. Tout ce qui pourrait passer comme quelque chose d'un ne peut plus banal, si le maître boulanger n'avait pas, en face de lui, le lieutenant de police de la ville pour cette histoire de boulangerie à sac, trois jours plus tôt.
Une femme entra à la suite de l'homme de justice. Les Roux la saluèrent avec un grand sourire, avant que l'épouse du patron, qui avait continué à faire quelques rangements, dans la boutique, entre deux clients, ne la prenne en charge. Le lieutenant demanda à Camille de pouvoir lui parler en privé. "Venez!" Dit simplement le boulanger en faisant signe à son interlocuteur de passer derrière le comptoir et de le suivre. Ils passèrent dans l'arrière-boutique et Camille se dirigea vers l'escalier qui descendait, près de la porte de derrière. "Théophile, cria-t-il, je suis à l'étage, pour un moment. Je te laisse surveiller mes pains au chocolat, dans le four, et voir avec les apprentis pour la suite de leur travail!" "Bien, père!" Cria à son tour l’intéressé sans se poser plus de question. S'assurant de la présence de la Reynie, il monta au premier étage de la maison dans laquelle son arrière-grand-père avait ouvert sa boulangerie.

C'était à ce premier étage que, des décennies plus tôt, l'aïeul des Roux avait fait installé sa famille et son fils et son petit-fils ne l'avaient pas quitté, depuis. L'étage était simple. Une fois arrivée en haut de l'escalier, on arrivait dans la pièce commune, où les patrons faisaient le point de la journée, au coin de la cheminée, entre eux, souvent loin des oreilles des apprentis qu'ils envoyaient se coucher, bien qu'ils leur arrivait de rester. A droite, deux portes menant aux chambres du patron et des enfants. Une troisième menant à ce que les Roux utilisaient pour ranger une partie de leur réserve, avant qu'il n'y ajoute deux paillasses pour Cyrille et son frère, Théophile c'étant marié et Ariane étant venue s'installer avec sa belle-famille. A gauche, un encadrement de porte sans porte conduisant à la cuisine-salle à manger.
Le cinquantenaire s’effaça pour laisser entrer le lieutenant de police dans la cuisine. Il l'invita à s'asseoir sur une des chaises disposées autour de la table et lui proposa à boire, avant de venir s'asseoir en face de lui. "Je vous suis tout ouïe."

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Jeu 18 Aoû - 22:42

Quand est ce que Gabriel s’était rendu dans une boulangerie pour la dernière fois? Il y a des années surement, tellement longtemps qu’il peinait à s’en souvenir. Sa profession ne lui laissait guère de temps pour ce genre de chose. Et même en supposant qu’il en ait le temps, sa condition exigeait qu’il ne se rende pas dans ce genre de lui. Après tout, il avait un cuisinier et plusieurs aide-de-cuisine, sans parler d’autres domestiques en charge des courses. Une maison ridiculeusement importante lorsque l’on songeait au temps qu’il passait chez lui, mais une façon nécessaire de marquer son statut social. Autant dire que les boulangeries, il ne les avait pas fréquentés depuis ses études. Curieusement ça ne stimulait pas pour autant sa curiosité. Il promenait un regard pour le moins indifférents autour de lui en notant distraitement ce que l’on proposait aux clients. L’odeur du pain qui chauffait lui plaisait évidemment mais pas au point d’améliorer son humeur. Seule la clôture de cette idiote et pathétique affaire avait le pouvoir de le mettre de presque meilleur humeur, et encore.

Evidemment, il fallait être un observateur attentif pour voir les rares signes de contrariétés que laissait échapper Gabriel. Un expert pourrait éventuellement parler de la courbure des lèvres ou de la façon dont il raidissait la nuque, mais à part ça. Le visage maitrisé révélait une expression que l’on ne pouvait que qualifié de poli. On ne pouvait pas le décrire comme enthousiaste, mais rien de bien négatif ne perçait sur les traits et dans les yeux du lieutenant de police. Une fois qu’on l’invita à sortir, il se tourna vers la cliente. La domestique le regardait en coin avec une expression oscillant visiblement entre l’admiration et la volonté de commérage. Il eut un nouveau sourire légèrement plus chaleureux, maintenant qu’il était assuré qu’elle n’allait pas l’écouter. Puis il lui adressa un salut avant de se tourner vers ce qu’il identifiait comme la femme du boulanger. À elle aussi, il adressa un sourire encore un peu plus grand et un peu plus chaleureux. Puis il la salua avec la politesse que l’on réservait habituellement aux dames de la noblesse :

- Madame.

Enfin, on le mena loin des oreilles indiscrètes. Ce qui améliora même un peu son humeur. Tout en observant les lieux autour de lui et le sieur roux qui donnait des ordres, Gabriel se fit la remarque qu’il avait donné un sacré coup de pied dans la fourmilière. Et au fond, il aimait bien cette agitation autour de lui. L’ambiance vivante et travailleuse lui plaisait, comme l’odeur de pain qui enfin agissait de façon positive. Il était vraiment prit de sympathie pour cette famille qui ne méritait pas de subit la stupidité de son alcoolique de fils. Ce qui rendait évidemment la futur entrevue encore plus désagréable à anticiper. Malgré lui, il eut l’air un peu dubitatif lorsqu’on lui fit signe de s’asseoir, ici. Même lorsqu’il descendait à l’office pour une raison étrange jamais il ne prenait place dans une cuisine. C’était vraiment étrange. Mais à rome, on faisait comme les romains. Et insulter l’hospitalité de son hôte en refusant de s’asseoir était sans doute une très mauvaise chose. Aussi il prit place précautionneusement en priant pour que ça ne salisse pas trop ses vêtements. Par contre, il refusa avec un sourire de boire quoi que ce soit :

- C’est très aimable à vous monsieur, mais je n’ai finalement que peu de temps devant moi. Ne vous dérangez pas pour si peu.

Il joignit les doigts en prenant une expression concentrée alors qu’il pesait soigneusement ses mots. Au fond, il était reconnaissant au boulanger de ne pas le forcer à entretenir une conversation creuse et sans intérêt pour l’un et pour l’autre. Aussi il conserva une expression sérieuse et amène avant d’expliquer :

- Monsieur Roux, je vais être franc avec vous.

Assener rapidement et brutalement la vérité avait mener Gabriel jusqu’à son poste. Il n’y avait donc pas de raison pour lui de changer de technique. Sans compter que tourner autour du pot ne lui ferait que perdre son précieux temps.

- C’est mon fils qui a récemment ravagé vos possessions.

Son fils et le ramassis de débiles nobles qui lui servait d’amis. Mais aucune personne de bon sens n’impliquait les Lorraine dans ce genre d’affaire. Pour une princesse de Guise presque censée, on se ramassait 4 frères psychotique et insupportables. Et dans cette famille les égaux ne s’additionnaient pas mais se multipliaient. Les autres familles ne valaient pas mieux entre les dégénérés consanguins et les gens ruinés. Autant dire que Gabriel préférait prendre le blâme pour sa famille que de tenter de trouver un accord avec autant de trouble fêtes.

- Et pour cela je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses.

Plus ou moins. Il se sentait réellement désolé. Camille Roux ne méritait sans doute pas tout ces ennuis. Mais il estimait n’avoir rien fait de mal. Et donc avait un petit peu de mal à se sentir réellement concerné. Désolé oui, mais pas coupable.

- Evidemment, vous comprenez que je ne souhaites pas que cette sinistre histoire s’ébruite. Mais je ne veux pas vous léser ou laisser une injustice derrière moi, aussi je suis venu vous trouvez pour que nous parvenions à un accord.

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