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 Give a man a mask and he'll tell you the truth [Libre, pas de limite de joueur]

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Mar 2 Juil - 16:39


    Louis baissa les yeux vers son frère alors que celui-ci s'inclinait dans une révérence élégante dont il avait seul le secret. Il retira lascivement son masque blanc en regardant les autres courtisans qui s'inclinait incrédules en reconnaissant leur Roi. Sa mâchoire était crispée, ses lèvres pliées dans un moue qui montrait sa colère derrière un calme qu'il affectait toujours.
    Il regarda son frère encore, le vieux capitaine à ses côtés. Il ne se demanda pas où se trouvait Liam de Saverne... Bontemps l'avait sans doute envoyé en mission. Malheureusement...
    Qu'un tel scandale ne soit pas passé dans l'une de ses demeures faisait que la situation était déjà moins insupportable, l'affront en aurait été... une honte indélébile. Pourtant, le monarque ne pouvait passer outre... Ce palais était malgré tout celui de son frère ; un palais qu'il lui laissait de bonne grâce et qui donc techniquement était toujours sa propriété.  Il regarda froidement son frère.


    -Relevez-vous Monsieur mon frère.


    Il tourna le regard alors que Philippe d'Orléans s'exécutait, honteux, toujours rouge de colère.


    -Capitaine... Doublez la garde de la ville cette nuit, interrogez, emprisonnez. Je veux un rapport dans les premières heures du jour et... Des résultats.

    Le souverain observa l'assemblée autour de lui. Et si... Les bijoux étaient toujours dans le palais ? Qui parmi eux avait osé commettre une telle infamie ?
    Louis devait reconnaître une chose... Cette, ou plus vraisemblablement ces personnes avaient du cran, beaucoup de cran. Habituellement il respectait volontiers une telle force de caractère, une telle audace... Sauf lorsque cela bafouait sa propre autorité.
    Le vieux capitaine s'inclina après un regard pour le Roi et son frère. Il se retourna vers l'assemblée.


    -Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, nous vous demandons du calme et de la patience ! Nous allons faire l'inventaire des objets subtilisés ! Adressez-vous à moi pour mettre cela au clair. Les portes rouvriront bientôt. Si vous avez vu quelqu'un, quelque chose, venez nous le signaler immédiatement. Tout comportement suspect est bon à prendre.


    Philippe regardait Louis qui gardait les lèvres pincées et le visage sévère.


    -Louis, murmura-t-il, je...

    Le monarque leva une main coupant sèchement les excuses du Prince.


    -Pas maintenant mon frère... Pas maintenant...


    Philippe sentait parfaitement la colère de son frère, il se recroquevilla légèrement sur lui-même. Il se sentait tel Caïn, porteur d'une marque terrible sur son front, qui le diffamait et le sauvait tout à la fois. Il posa son regard noir sur Athénaïs cherchant du réconfort, chercha son Chevalier. Il se sentait pitoyable malgré son magnifique habit. Mon Dieu... Quelle soirée... Quelle terrible soirée...

    Le Roi s'éloigna, pincé, cachant sa colère. Il se moquait du collier dont il avait convoité les magnifiques perles, il ne pardonnerait pas à celui qui avait osé violer l'enceinte d'une demeure royale.
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Mar 2 Juil - 16:48

Voici l'heure des interrogatoires et bientôt la clôture de ce rp  

Vous ne pouvez pas encore quitter les lieux avant d'avoir au moins parlé avec un garde.

Deux chemins s'offrent à vous :


  • Pour les personnages ayant vu quelque chose, allez voir le Capitaine de Sourches qui sera joué en PNJ par le compte MJ.
  • Pour ceux qui n'ont rien vu, avant de quitter les lieux si vous le souhaitez il vous sera demandé de jouer un petit dialogue avec l'un des gardes qui sera venu vous interroger sur les événements de la soirée. Les questions qui vous seront demandées seront bien entendu si vous avez vu, entendu quelque chose, si vous avez été volé, si vous n'aviez pas entendu de rumeur avant cela. A vous de faire votre interrogatoire avant de quitter les lieux Wink

Vos propos seront recueillis et remis à Monsieur de La Reynie, qu'on se le dise Very Happy

A la fin de votre post, merci de rappeler ce qui vous a été volé amour
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Mer 3 Juil - 0:28


    Prise au milieu de ce chahut, elle ne voyait autour d'elle que masques, froufrous et plumes à n'en plus finir. Elle qui se semblait pourtant si calme quand elle constata que ses boucles d'oreilles avaient disparu prenait conscience de l'ampleur de la situation. Alors que quelques minutes auparavant elle plaisantait de ce malheur, Madeleine cherchait à présent activement celui avec qui elle était venue afin de pouvoir partir au plus vite de cette fête dont l'ambiance était au plus bas. Mais impossible de le retrouver. La comédienne se sentait complètement perdue, tentait de se frayer un chemin au milieu de la foule sans savoir où elle allait. Cherchant des yeux le comte, il lui sembla à un instant voir une étonnante silhouette qui se glissait vers l'extérieur par une porte qui n'avait pas encore été fermée. Mais elle était bien trop occupée à tenter de se repérer pour prêter attention à cette tête brune qui partait furtivement. D'autant qu'une illustre personne venait de se montrer.
    Alors que la salle était en ébullition et que les cris se perdaient à en faire vibrer les cristaux, le souverain, traînant derrière lui son aura autoritaire, fit son apparition. Comme chacun des invités, la comédienne s'arrêta net et se courba en voyant ce roi qui ne tarda pas à reprendre les choses en mains. Il ne disait que peu mais sa colère était palpable. C'était après tout son autorité qui venait d'être bafouée. Madeleine était trop loin pour entendre ce qu'il glissa au capitaine de la garde, cependant il n'était pas difficile de comprendre qu'il venait de lui faire part de ses ordres. La voix du vieil homme s'éleva alors pour signifier aux personnes en présence qu'il leur fallait signaler les objets volés ainsi que tout comportement suspect.

    - Madeleine, vous n'avez rien ?
    Entendant la voix de son valet d'un soir qui s'élevait derrière lui, la dame de pique se retourna. Elle tomba nez à nez avec le comte qui la prit alors par la main, comme pour s'assurer qu'elle était bien entière. Heureuse qu'elle était qu'il l'ait finalement reconnue parmi tout ce monde, elle soupira de soulagement et retira son masque qu'elle garda à la main.

    - Comme je suis heureuse de vous voir. Elle l'enlaça affectueusement avant de faire un pas en arrière. A peine me les avez-vous offert que mes pendants m'ont été volés, lui lança-t-elle d'une voix qui traduisait à quel point elle était désolée. Je m'en veux tant d'avoir été si peu attentive.

    Certes cela n'était pas de sa faute. La main du ou des voleurs avait été si habile qu'il aurait été impossible de se rendre compte que sa parure s'allégeait soudainement. Créquy n'eut pas le temps de lui répondre de sa voix rassurante que déjà venait près d'eux un garde suisse.

    - Madame, monsieur le comte. Il s'inclina, ayant reconnu le courtisan et prenant sans doute Madeleine pour sa conquête du jour. Je me permets de vous interrompre afin de vous demander si quelque chose vous a été dérobé.
    Madeleine jugea fort impoli qu'il ne prenne pas même la peine de se présenter, mais elle ne se permit pas de faire de remarque, considérant que la situation exceptionnelle jouait de toute manière en la faveur de jeune homme.

    - On a subtilisé à mademoiselle Béjart des boucles d'oreilles en rubis, l'informa aussitôt Créquy.
    Le suisse dévisagea un instant Madeleine. Constatant qu'il tiquait au « mademoiselle » dont la comédienne était affublée malgré son âge, elle lui lança en retour un regard appuyé qui lui fit tourner la tête. Ainsi il s'adressa de nouveau à l'homme qu'il connaissait au moins de vue.
    - C'est noté, monsieur le comte, assura-t-il sans prêter la moindres intention à la Béjart, qui était après tout la victime de ce vol ! Par ailleurs avez-vous observé quelque chose d'anormal.

    La dame de pique devança son cavalier pour, une fois n'était pas coutume, tenter de détendre l'atmosphère avec une pointe d'humour. Quand bien même elle ne se sentait pas d'humeur à jouer la comédie elle se força à trouver une manière plus recherchée qu'une simple « non » pour répondre à l'interrogation de ce jeune officier.

    - Le plus étonnant que j'ai eu à observer ce soir était un paon qui faisait la roue devant une divinité romaine, répondit-elle d'un air outré, comme si ce qu'elle avait remarqué durant cette courte fête l'avait profondément choqué.
    Sa remarque eut pour effet de laisser échapper un léger rire au comte. La garde quant à lui ne semblait pas avoir le sens de l'humour. Ou peut-être n'avait-il pas assez d'esprit pour comprendre la subtilité -quoi que cela ne demandait pas grande réflexion- de la remarque de la Béjart.
    Voyant que l'homme d'épée semblait plus dépité qu'amusé devant cet étrange couple dont le sérieux n'était pas le point fort, le valet jugea bon de traduire les dires de sa dame.

    - Mademoiselle veut dire que nous n'avons rien constaté de suspect, expliqua-t-il d'un air qui se voulait sérieux quoiqu'on distinguât un léger rictus niché au coin de ses lèvres.
    - Soit. Merci monsieur. Il s'inclina poliment. Madame. Puis sans rien d'autre qu'un simple hochement de tête vaguement respectueux à l'égard de la comédienne, il partit recueillir d'autres déclarations.

    - Mademoiselle, rectifia Madeleine à l’égard de ce garde qui ne l'écoutait déjà plus.
    Il n'y avait, pour froisser une femme de scène, rien de plus efficace que l'utilisation de ce « madame » qui supposait qu'on ne la reconnaissait pas. Quelque peu vexé par ce jeune blanc bec qui devait la prendre pour une vulgaire bourgeoise, l'artiste esquissa une moue qui amusa l'homme qui l'accompagnait. Ce dernier se garda cependant de tenter la moindre remarque et préféra l'attraper par la taille afin de l'entraîner en direction de la sortie. Ne restait qu'à espérer que les portes ne tarderaient pas à s'ouvrir afin que tous deux puissent quitter cette fête qui resterait assurément longtemps dans les mémoires.

    Récap' : on a donc volé à Madeleine une paire de boucles d'oreilles en rubis.

_________________________

QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A


Dernière édition par Madeleine Béjart le Dim 7 Juil - 19:56, édité 1 fois
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Mer 3 Juil - 8:10

La marquise ne put s'empêcher de remarquer le mal-être de son ami le duc d'Orléans alors que son illustre frère reprenait les choses en mains avec un calme apparent mais d'une poigne de fer, tandis que lui semblait sur le point d'exploser. Il lui lança un regard qui appelait le soutien, et Athénaïs ne put que lui envoyer par le même biais toute la compassion dont elle était capable, car il n'y avait rien d'autre à faire. Pour sa part, elle tremblait qu'on ne découvre la vérité. Ce petit jeu risquait fort de se retourner contre elle et contre Sforza, d'autant que le roy venait d'ordonner que l'on signale tout objet dérobé à la garde.

Toujours auprès de son ami milanais, elle se sentit prête à défaillir lorsqu'un garde suisse s'approcha d'eux, probablement dans le but de les interroger. Elle serra le bras de Stefano qu'elle tenait entre ses blanches mains et se sentit prise d'un tremblement. Le garde approchait d'un pas assuré, pensant probablement son attitude rassurante pour ces personnes qui avaient été outragées, mais pour la marquise, ce n'était que pression supplémentaire. Peu avant qu'il ne s'arrête devant eux, elle inspira profondément dans le but de reprendre ses esprits.

A présent d'un calme dont elle ne se serait jamais pensé capable quelques minutes auparavant, Athénaïs posa son regard azur sur le jeune homme qui leur faisait à présent face après une brève salutation aux allures militaires. La dame de cour hocha doucement la tête.


"-Madame de Montespan, Monsieur Sforza... Avez-vous été victime d'un vol? Avez-vous remarqué quelqu'un ou quelque chose de suspect?"

Il fallait réfléchir vite. Dire la vérité les perdrait tous deux. Il n'en était pas question. Il fallait à tout prix éviter de parler de la lettre. Il fallait trouver un autre objet qui aurait pu lui être dérobé. Voyant que Stefano ne répondait rien, la marquise prit la parole.

-Un bracelet! Trois rangées de perles blanches.

Le prétexte parfait! Quelle dame de la Cour n'en avait pas? C'était le parfait bijou représentatif des marquises. Bien d'autres dames avaient dû s'en voir démunies après le passage du ou des voleurs. Satisfaite de sa réponse, elle tâcha de masquer un sourire qui ne demandait qu'à se former sur ses lèvres tant son soulagement d'avoir trouvé quelque chose à dire de crédible s'emparait d'elle. Il fallait cependant garder son calme et éviter d'en dire trop. La situation dans laquelle la lettre avait été subtilisée était sans doute un peu originale, et si le voleur était pris avec la lettre et qu'il expliquait les circonstances du vol, il ne fallait pas que l'on remonte jusqu'à elle. Il fallait donc mentir encore.

-Je ne me suis aperçue de sa disparition que lorsque l'agitation générale survint. Je n'ai donc rien remarqué d'anormal avant cet instant. Vous me voyez bien navrée de ne pouvoir vous en dire d'avantage.

Pourvu que Stefano aille dans son sens, et ils pourraient enfin quitter cette pièce à l'air de plus en plus pesant.

-A présent, si vous le permettez, je souhaiterais me retirer. Toute ces émotions me prennent à la gorge.

Son éventail à la main, elle l'agita un peu pour se faire de l'air, tourna la tête vers l'italien pour lui murmurer un "A plus tard" et quitta le bras de Stefano pour se diriger vers la sortie.

HJ: il a été subtilisé à Athénaïs une lettre compromettante écrite de la main d'Henriette d'Angleterre, à destination de sa famille anglaise, dans laquelle elle médit sur Monsieur et le roi. Cette lettre, elle l'a elle-même fait voler par une servante, avec la complicité de Stefano, dans le but de nuire à Henriette, par vengeance. Elle n'a pas fait part du vol de cette lettre au garde et a menti en disant qu'elle avait juste été dépossédée d'un bracelet de perles.
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Lun 8 Juil - 12:59

Le bal ne se déroula pas tout à fait comme le Prince l'aurait voulu, même pas du tout! Personne ne s'était attendu à ce que des voleurs viennent s'infiltrer parmi les nobles dans la fête donnée par le Prince. Il fallait avoir un certain culot pour faire ceci! Oser dérober la famille royale de France, l'empire le plus puissant, et leurs proches. Cette soirée ne restera pas dans l'oubli et sera certainement l'une des plus racontée de cette année 1666. A peine commencée qu'elle était déjà remplie de dates sombres pour le royaume de Louis XIV, la mort de la mère Reine par exemple.

L'Italien cherchait toujours Athénaïs dans la foule qui était maintenant en mouvement. Il tendait toujours une oreille attentive à ce que disait le frère du Roy, mais son regard était perdu dans les gens. Il continua à crier les prénoms des deux soeurs, espérant au moins en trouver une! Une main s'accrocha à sa manche et il vit le visage familier de la Marquise de Montespan se rapprocher du sien. La tension dans son corps se baissa, car qui disait Marquise disait les fameuses missives qu'il allait devoir apporter au Duc d'Orléans. Cependant, le visage de la future maitresse du Roy semblait crispé, comme si quelque chose ne s'était pas passé comme prévu. Elle lui chuchota alors à l'oreille.

-Stefano... c'est une catastrophe! Je ne l'ai plus... Elle m'a été dérobée.

Le sang du Milanais ne fit qu'un tour dans tous son corps, sans passer par la case départ... Tous ses muscles se tendirent sous la simple, mais mauvaise, très mauvaise nouvelle que venait de lui annoncer Madame de Montespan. Son regard qui était dans celui de la belle brune se remplit de peur et sa bouche s’entre-ouvra comme pour laisser passer un son, mais rien n'en sorti! Qu'allait-il maintenant se passer? Ces lettres avaient un pouvoir énorme dans la Cour et le sort de la Famille de France était lié à celles-ci. Qui aurait pu voler de simples feuilles de papier? Quelle intérêt aurait-il trouvé à ce vol? Est-ce que quelqu'un les aurait espionné pendant les rendez-vous? Cela semblait peut probable car il n'avait jamais eu l'impression d'être épié ou observer. Tout tournait très vite dans sa tête et c'était impossible à ses yeux que cela soit fait volontairement. C'est impossible, c'est impossible! se répéta-t-il plusieurs fois pour se convaincre de ce qu'il pensait.

- Qu'allons-nous faire, mon ami?

La voix d'Athénaïs ramena l'Italien sur Terre.

- Ma chère, vous n'y pouvez rien, comme tous les autres nous avons été volé par des bastardi! Signore Dio! En tout cas, nous devons garder notre calme! Nous affoler ne nous servirais à rien alors gardons notre calme et faisons comme si rien ne s'était passé.

Il sentit la main de la Marquise sur son bras se crisper, elle était tendue comme pas possible. Il passa son autre main par dessus la sienne pour essayer de la détendre un peu.
Stefano se retourna vers le Prince et vit une silhouette qu'il avait déjà une ou deux fois. Non, ce n'est pas possible! Il n'avait pourtant pas été invité! Le Roy se trouvait à présent derrière Philippe, qui était dans un état pas possible.

Un garde Suisse s'approcha des deux amis, d'un pas sûr. Certainement que cette attitude devait rassurer les gens, mais dans le cas de Stefano, il aurait bien souhaité avoir un petit peu plus de temps pour pouvoir construire ce qu'ils allaient dire, ou plutôt mentir.

"- Madame de Montespan, Monsieur Sforza... Avez-vous été victime d'un vol? Avez-vous remarqué quelqu'un ou quelque chose de suspect?"


Voyant que le Milanais était en train de penser, Athénaïs prit alors la parole, il ne fallait pas que tout capote à cause d'un blanc, d'un doute.

- Un bracelet! Trois rangées de perles blanches. Je ne me suis aperçue de sa disparition que lorsque l'agitation générale survint. Je n'ai donc rien remarqué d'anormal avant cet instant. Vous me voyez bien navrée de ne pouvoir vous en dire d'avantage.

La pensée de Stefano fit mille baisers sur la main d'Athénaïs pour son génie, bien qu'il savait qu'elle n'avait pas de bracelet de ce genre. Tout à coup une idée lui vint à l'esprit et il entreprit d'observer sa main comme si quelque chose y avait disparu. Il fit une moue étonnée et teintée de colère

- Figlio di cane! Ces bastardi m'ont volé ma seule bague en or! Che vadano al diavolo!

Content d'être rentré dans le jeu de la belle, il espérait ne pas avoir fait de faux pas. Il sentit le bras de sa complice se détacher du sien et la vit déployer un éventail.

-A présent, si vous le permettez, je souhaiterais me retirer. Toute ces émotions me prennent à la gorge.

Elle vient lui chuchoter un "A plus tard à l'oreille et se retira. Pour sa part, Stefano salua le garde et chercha Monsieur du regard.
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