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 Une journée presque ordinaire (PV Stefano)


Dim 27 Mai - 16:44

C'était une belle journée et la capitale grouillait comme souvent de cette vie qui faisait son charme. Les activités étaient multiples. Des marchands profitaient du ciel clément pour attirer les chalands et faire briller sur leur étal les produits les plus hétéroclites qui leur rapporteraient de quoi manger pour les prochains jours. Les badauds étaient nombreux, s'arrêtant ici ou là sans véritable idée préconçue mais profitant de la température agréable. Les cabarets faisaient le plein eux aussi et des exclamations joyeuses s'échappaient de ces lieux. Au coin de ruelles étroites et souvent malodorantes, des jeunes gamins mendiaient, tendant leurs sébiles qui pouvaient rester vides pendant de longues heures sans que cela les décourage. Il y avait de l'animation et ceux qui aimaient cette vie bruyante et colorée ne pouvaient qu'être ravis de constater cette effervescence qui ne faisait que s'amplifier au fil des heures.

Un oeil attentif et habitué à l'observation de cette vie bigarrée de la capitale aurait pu remarquer une jeune femme qui venait de traverser la Seine en franchissant le Pont Neuf. Le pas était décidé mais l'allure discrète, comme si elle voulait passer inaperçue pour l'instant. Si on l'observait bien, on pouvait relever des traits fins et, il faut le dire, fort agréables, une tenue simple et qui mettait en valeur les formes de la jeune femme. Elle semblait connaître les lieux et savoir précisément où elle se dirigeait. Elle franchit un dédale de petites rues et, arriva à un carrefour, à proximité du Palais du Louvre, dont on entendait les mille bruits des travaux décidés par le roi.

Fanny, puisque tel était le nom de la jeune femme, sembla s'interroger un instant puis, après réflexion, décida de se poster dans un recoin. Elle déplaça lentement le châle qui recouvrait ses épaules, le plaçant de manière à laisser voir une partie savamment dénudée de sa poitrine. La jeune femme, depuis 5 ans que Maria, la matrone dont elle avait voulu voler une poule, avait fait d'elle une catin exerçant ses talents dans les rues de Paris, avait appris à choisir les endroits, à repérer les hommes qui lui donneraient quelques écus et auxquels, en échange, elle offrirait son corps. Elle n'avait que quinze ans à l'époque et, aujourd'hui, à 20 ans à peine, elle n'était pas vraiment marquée par ce qu'elle avait vécu.

Elle repéra un homme bien mis qui devait avoir de l'argent, c'était le point capital dans ce genre de commerce. Elle ne le connaissait pas. Il lui sembla bien mis, c'était encore un point positif. Quand il fut à proximité, Fanny sortit de l'encoignure où elle s'était postée et se planta devant lui, montrant sa poitrine ainsi qu'elle avait appris à le faire.


"Hola Monseigneur ! Vous devez bien avoir un peu de temps et quelques pièces à donner à une malheureuse fille qui n'a que son corps à offrir pour vivre ..."
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Lun 28 Mai - 0:30

Paris, la "ville de la culture", la "Magnifique" ou encore le "Centre du Monde", lui avait-on dit. Maintenant qu'il y était, l'Italien avait sa propre opinion. Ces rues étaient horribles, autant pour le nez que pour les yeux. Les pavés qui devaient être à la base, beaux étaient recouverts d'une couche de déchets impressionnante. Et l'odeur! Un doux mélange de senteur de déjections accompagnée par une sublime touche d'aliments en décomposition. C'est un ensemble qui était nouveau pour le nez du danseur, et qui avait failli lui faire recracher son déjeuner. Il était venu faire une représentation d'un ballet vers le Louvre, sous la demande de Monsieur, pour un ami de la famille royale. Il sortit, fier de sa prestation, et retourna auprès de ses moutons, pour s'en occuper. Il pensait à quelle brosse il allait utiliser pour rendre leurs poils doux quand une catin l'accosta, les seins à l'air. Le jeune homme connaissait Paris pour son esprit "libre", mais il n'avait jamais pensé à se retrouver dans ce genre de situation!
-Hola Monseigneur ! Vous devez bien avoir un peu de temps et quelques pièces à donner à une malheureuse fille qui n'a que son corps à offrir pour vivre ... , dit-elle, sûre d'elle-même.

Le seul fait de se retrouver avec cette femme devant lui le gêna, surtout qu'elle était à moitié nue! Il regarda autour de lui, comme si de rien n'était, laissant son esprit vagabonder. Peut-être s'est-elle trompé de personne, pensa-t-il, avant qu'elle ne fasse un pas de plus vers lui et qu'elle le fixe dans les yeux. Il la saisit par le bras, lui cacha le haut du corps en la serrant contre lui et ils se dirigèrent vers une petite ruelle sombre. Sur leur passage, ils croisèrent un groupe de religieuses, qui se retournèrent, outrées, étonnées ou encore dégoûtées. Elles étaient choquées par l'évènement qui se déroulait sous leurs yeux.

Arrivés dans la rue, il se détacha de la jeune fille et l'observa vite fait. Elle devait avoir son âge plus ou moins et était assez belle. Ses petits yeux et sa bouche devaient faire craquer le coeur des hommes, du moins, les intéressés ... Stefano remit le corset avec délicatesse à sa place et remonta les vêtements de la catin par-dessus les épaules, qui étaient encore dénudées. Il lui souriait, bêtement puis l'ausculta de nouveau, d'un oeil plus attentif.

L'Italien décida de jouer à son jeu, celui dont il connaissait la règle: "il n'y a en pas ". Cela l'amusait de jouer avec elle, ce n'était pas un jeu mauvais, ni quelque chose de pervers, c'était juste pour voir où cela aurait pu l'amener, et surtout, ça lui faisait plaisir d'attirer l'attention. Les femmes étaient souvent attirées par son physique d'Italien, au début il trouvait cela désobligeant car il attirait plus l'oeil féminin que masculin et il ne savait pas comment gérer la chose, mais petit à petit, il devint maître du jeu. Mais quoi de plus normal dans une société où le fait d'avoir une relation avec quelqu'un du même sexe est lié au diable ?

A voir les rumeurs à son sujet ne couraient pas encore dans les rues, pourtant il ne s'en cachait pas! Ce n'était certes pas un gigolo, mais ses histoires furent nombreuses. Pendant que son esprit tournait, rien ne se passa jusqu'à ce qu'il cassa le silence.
-Il faut vous habiller très chère, il ne fait pas chaud pendant cette saison, vous risqueriez de tomber malade...
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Sam 9 Juin - 12:12

La jeune et jolie catin ne s'attendait certes pas à la réaction de l'homme qu'elle venait d'aborder. Elle avait habituellement beaucoup de succès, avec son visage d'ange et un corps dont la fraîcheur restait encore intacte malgré les années passées dans les rues à gagner quelques écus qui allaient ensuite grossir la cagnotte de celle qui l'avait "recueillie", bien que le terme fût quelque peu impropre. Fanny avait plutôt l'impression d'être maintenue dans une prison dont la maquerelle qui la logeait et la nourrissait était la gardienne. mais il y avait si longtemps maintenant que cela durait. La jeune femme avait rêvé il y a bien longtemps de s'échapper, d'ouvrir la cage pour retrouver sa liberté. Elle n'y songeait plus vraiment, du moins jusqu'à un passé récent. Esteban lui avait de nouveau donné le goût de penser à autre chose. Le chemin serait cependant sans doute encore bien difficile et tortueux avant de fuir ce métier qui lui avait fait honte mais auquel elle s'était habituée par la force des choses.

Elle resta sidérée et sans réaction face au comportement de cet homme de belle prestance qui devait avoir quelque argent et dont elle avait décidé de faire sa proie du moment. Loin de succomber au charme de la belle, il l'avait trouvée trop dénudée et avait tant bien que mal cherché à cacher les parties du corps que Fanny dévoilait, appât qui aurait fait le régal de tout homme normalement constitué, pensa-t-elle. Elle le mit d'abord sur le compte de religieuses qui passaient par là et leur lancèrent des regards noirs et outrés. Leurs tenues n'étaient pas vraiment la même que la sienne et elle se mit à rire. Une vie tient parfois à peu de choses, pensa-t-elle. Leurs rôles et leurs comportements auraient pu être inversés. Mais quoique sa vie ne fût pas toujours drôle, elle ne regrettait nullement qu'il n'en soit rien. Elle ne se verrait pas enfermée dans une autre sorte de prison.

L'homme l'avait ensuite attirée dans une petite ruelle sombre et elle pensa un instant qu'ainsi à l'écart, dans un coin tranquille, il allait se montrer plus entreprenant. Mais, encore une fois, il n'en fut rien. Il l'avait observée d'un oeil qui parut différent à la catin de celui des autres hommes qu'elle avait l'habitude de croiser. Puis il recouvrit un peu plus les épaules de la fille et sembla satisfait du résultat. Il lui fit remarquer qu'elle devrait mieux s'habiller si elle ne voulait pas tomber malade, le temps n'étant pas tout à fait clément ces jours-ci. Il était vrai qu'elle devait souvent accepter une vie un peu rude mais il lui fallait bien accepter certains inconvénients pour gagner sa vie. La maquerelle le lui avait bien fait comprendre.


"Les hommes n'aiment point que je leur cache trop de choses ... habituellement. Seriez-vous d'une espèce différente, monseigneur ? ...

Fanny était décidément très intriguée par cet homme et se demandait ce qui le poussait à se comporter ainsi avec elle. Etait-il trop prude pour se trouver ainsi face à face avec une jeune femme joliment faite, dévoilant ses atouts physiques ? Il y aurait là, elle en était persuadée, une certaine hypocrisie. Et dans un endroit plus discret, il réagirait différemment. A moins que ... il ne soit pas intéressé par les femmes. Il existait des hommes de cette espèce, avait-elle entendu dire, sans jamais en avoir rencontré jusque-là. Il allait falloir qu'elle tire cela au clair. Mais ce serait bien de la malchance d'être tombée sur ce genre d'individus. il était pourtant bien charmant et elle se faisait fort de le dérider dans des corps à corps sulfureux et brûlants. Elle était devenue experte dans l'art de donner du plaisir aux hommes les plus froids. Et ceux-ci savaient ensuite se montrer généreux
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Dim 10 Juin - 21:21

Pourquoi l'avoir choisi, lui? Il y avait tellement d'autres hommes qui se promenaient dans les rues de Paris, plus riches, mieux habillés. Tenez, lui juste devant l'Italien, avec une canne dont la poignée avait été recouverte de feuilles d'or. Il n'était certe pas aussi charmant que le beau danseur, mais son physique n'était pas vilain. C'était, de plus, certainement le type de personne qui recherchait des femmes faciles. Ce Français n'avait pas d'alliance, ni de bagues, alors que Stefano en était recouvert, n'était-ce pas un signe d'appartenance? Le jeune Sforza lui avait certainement plu, comme à la plupart des femmes. A vrai dire, ses traits faciaux et sa carrure avaient toujours eu raison du coeur de ces demoiselles. Sa voix légèrement rauque et mielleuse n'arrangeait rien à çela. Ce fut un lourd poids dès son adolescence, car il se faisait harceler tout le temps. Dans les rues, les femmes n'arrêtaient pas de le regarder et, des fois elles se retournaient pour continuer à le suivre du regard. Il s'était souvent senti poursuivi. Stefano s'est aussi retrouvé dans des situations plus ou moins embarrassantes, par exemple dans la foule, où des mains maladroites s'étaient promenées sur son fessier....

La belle fille le contemplait étrangement, comme si elle se posait des questions sur sa personne. L'incompréhension régnait sur son visage pâle d'ange: les yeux écartés au maximum et la bouche légèrement entrouverte. L'Italien avait l'impression qu'elle se décomposait sous ses yeux. Etait-ce la première fois qu'on lui refusait son beau corps?
-Vous devriez mieux vous habiller ma belle, par ce temps vous risqueriez de tomber malade, il n'est pas très clément par cette saison, lui dit-il après lui avoir remis ses habits sur ses épaules.
-Certes, le temps ne se prête pas à ce genre d'habillement, mais il faut bien accepter certains inconvénients pour gagner sa vie, souligna la Française en espérant s'être bien faite comprendre. D'ailleurs, les hommes n'aiment point que je leur cache trop de choses... habituellement. Seriez-vous d'une espèce différente, monseigneur?rajouta-t-elle d'un air intriguée.

Une idée apparut dans la tête de Stefano: pourquoi ne pas jouer avec cette charmante demoiselle, surtout qu'ici, à Paris, personne n'avait eu vent de son vice ? Il pourrait rendre les femmes de la capitale du savoir jalouses rien qu'en se baladant aux bras d'une simple catin. L'Italien aimait jouer avec les gens, les mener par le bout du nez, surtout avec le sexe opposé. Il faut bien s'amuser, non? Surtout que ça ne durera pas longtemps, il s'en lassera bien assez vite. Le premier coup du jeu commença: le danseur esquissa son sourire charmeur et plongea son regard ténébreux dans celui de la jeune Française. Stefano la plaqua contre le mur et passa ses longs doigts dans la douce chevelure de la catin, puis descendit le long de l'une de ses épaules étroites, lui longea son bras fin et lui prit la main. Il colla son torse contre le corps de sa proie et la saisit par la taille, le plus proche possible de ses reins, pour continuer de jouer.

Stefano posa un doux baiser sur le cou de la Française pour continuer de la convaincre de son masque, il fallait bien faire des sacrifices dans ce genre de jeu... Depuis où ils étaient, ils voyaient les gens continuer de marcher, le bruit de leurs pas paraissait bruyant, les cris des marchands qui tentaient de vendre leurs fruits et légumes retentissaient dans la petite rue sale où ils s'étaient isolés. Les vieux murs de briques renvoyaient le son en le transformant en brouhaha horrible qui parvenait dans les pauvres oreilles de l'Italien et de la Française. Puis il la tira vers la grande rue.
-Venez vous désaltérer chez moi, nous y serons... plus tranquilles, susurra-t-il à l'oreille attentive de sa nouvelle compagne de jeu. J'en oublie la politesse très chère, quel est votre prénom?lui demanda-t-il en lui glissant une pièce dans le corset.
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Dim 25 Nov - 14:38

Cet homme avait vraiment quelque chose d’étrange, d’intrigant. Un visage un peu trop lisse à son goût, il ne semblait pourtant pas tout à fait démuni de vivacité d’esprit. Et ce n’était rien de plus qui l’avait poussée à le démarcher lui plutôt qu’un autre. En effet, pourquoi se borner à un gros porc qui allait l’étouffer de toute sa masse en poussant des grognements sentant la vinasse à 30 lieues à la ronde quand un jeune homme un tant soit peu charmant passait par là. Elle était elle-même, jeune et belle, alors que perdait-elle à tenter sa chance. Elle le regarda lui relever légèrement ses habits et sourit, un sourire plein de tendresse puisque c’est ça qu’il semblait rechercher. Le contact de sa peau ne la fit même pas frémir, elle y était si habituée.

« Merci monsieur. »

Dans ses yeux, elle vit pourtant bientôt une autre lumière que celle entrevue jusque-là. Quelque chose de plus animal, ou de plus humain. L’éphèbe était redevenu homme et avait repris toute sa réalité. La prostituée eut un sourire intérieur. C’était cette même humanité qui avait aux yeux de Fanny un ridicule sans nom qui l’éloignait toujours de ces clients. Il n’y avait qu’un seul homme qui ne possédait pas cette animalité (ou humanité, est-ce vraiment si différent ?) et cet homme l’aimait. Et elle l’aimait en retour. Ce regard, que l’homme croyait sans doute mystérieux à souhait, l’aurait fait sourire si elle n’avait pas besoin de cet argent. Elle se laissa donc impressionner et esquissa un sourire surpris. Habituée, elle devinait ses gestes déjà de longues minutes avant qu’il ne les exécute, se laissant gracieusement plaquer contre le mur, une main « timide » se glissa dans la nuque du jeune homme.

« Vous avez changé d’avis ? » demanda-t-elle avec un sourire amusé.

Sa tête dodelina doucement sous les caresses du futur client et elle réagit comme un chat a son baiser dans le cou. Il n’eut manqué qu’une ronronnement pour combler l’image de chat qu’elle cultivait avec tant de talent. Elle fit semblant de frémir à ses caresses, d’y réagir, de les apprécier… et elle faisait semblant avec beaucoup de talent. Quand il se colla franchement contre lui, ce fut à elle de faire un geste. Ses hanches, si souples qu’elles semblaient dévissées de son bassin, commencèrent à onduler contre le bas-ventre de l’homme. Elle effleura ses lèvres dans un souffle, un souffle qui devint plus profond, comme si elle avait terriblement envie de lui. Dans son corset très serré, sa poitrine ne demandait qu’à s’échapper et semblait à deux doigts de le faire. Au fond, ce jeu d’acteur la dégoûtait à chaque fois, des hommes mais d’elle-même avant tout. Mais le plus difficile n’était pas tant de faire comme si cela faisait du bien, mais de cacher tout ce que l’on trouvait répugnant. Elle repensa à Esteban, ses baisemains, ses caresses, ses sourires… Ces souvenirs lui suffirent pour se sentir plus fort – en tout cas assez forte pour tenir le rythme de cet éphèbe.

Quand il prit sa main, elle crut sincèrement durant un instant qu’il avait lu dans ses pensées, au sujet des baisemains de son amant, mais rien du tout. Il l’attira seulement vers la grande rue. Où l’emmenait-il encore ?

-Venez-vous désaltérer chez moi, nous y serons... plus tranquilles, entendit-elle murmuré à son oreille. Mais cet homme avait-il au moins de quoi la payer ? C’est ce qu’elle ne savait pas. Car c’était déjà arrivé qu’on l’emmena dans un trou perdu où elle n’avait rien pu faire, ni crier au secours, ni fuir car ne sachant pas vers où aller. Où on l’avait battue et « violée » même si au fond, c’était une violence à chaque fois et où on l’avait ensuite chassée à coup de bâtons sans lui donner la moindre pièce. Et elle ne tomberait plus dans ce piège-là ! Heureusement, il remédia vite à ses inquiétudes car une pièce glissa dans son corset, lui décrochant un grand sourire. Mais cette pièce avait un prix, celui de son prénom. Que voulait-il bien en faire de prénom ? Le gémir quand ils relâcheraient en elle, les effluves brûlantes de leur plaisir accompli ? Elle retint un soupire et garda le sourire.

« Je m’appelle Fanny, enchantée. »

Elle n’osa même pas lui demander son nom car cela ne se faisait pas généralement. Sauf si les hommes voulaient qu’on les loue pendant l’action. Ils restaient plus généralement dans la plus grande discrétion, s’inventant parfois un nom par politesse.


« C’est loin ‘chez vous’ ? » demanda-t-elle par curiosité, son bras glissé autour de celui du jeune homme.

Au plus elle l’observait cet olibrius-là, au plus elle trouvait qu’il avait quelque chose d’étonnant. Sans parler de fascinant car il était loin du compte, il avait pourtant quelque chose de particulier. Comme si… peut-être n’était qu’un fantasme de son esprit… mais comme si il jouait lui aussi un jeu.
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Lun 28 Jan - 10:15

La jeune femme s’y prenait bien et devait s’appliquer, mais rien n’y faisait, le corps de Stef’ ne réagissait pas à ce jeu charnel auquel la catin se donnait. N’importe que homme aurait été à sa place que la pauvre femme se serait retrouvée dans un lit dans les dix minutes suivantes, mais elle essayait de convaincre un homme… qui aimait les hommes.

Le beau sexe n’avait jamais attiré le Milanais ! Cela n’était la faute à personne, c’était juste qu’il ne trouvait aucun intérêt à être marié. Il n’avait aucun dégout pour le corps de la femme, qui était entre nous soit dit magnifique, mais il préférait plutôt l’observer et surtout l’habiller. Il pouvait passer des heures dans des magasins avec amies à leur faire essayer tel habits ou telle robe. C’était une de ses occupations préférées.


-Fanny, quel beau prénom ! Si j’ose demander, pourquoi une si jolie demoiselle se retrouve à faire les trottoirs ?
Il savait bien, qu’il y avait toujours une raison personnelle, mais il connaissait assez bien le milieu des catins, car il avait vécu avec l’une d’entre elle à Gênes, quand il avait été rejeté de chez lui. Elles subissaient toutes la volonté d’une seule personne. Souvent c’était une femme sans vergogne qui les avait soumises dès le plus jeune âge.

-Nous allons chez moi, à la Cour ma chère, et tâchez d’avoir une attitude convenable. Nous passons vite chez un tailleur pour vous acheter une robe, il sourit naïvement à Fanny, histoire de faire perdurer le doute sur ce qu’il voulait. Stefano jouait, il aimait ça, mais il ne jouait jamais dans le but de blesser. Là, il cherchait juste à s’évader de la Cour, d’une façon ou d’une autre. Connaitre une autre personne, d’un autre milieu. Ils longèrent les longues rues de la ville dans l’ombre de la nuit, remplies par les gens qui sortaient des auberges, à moitié saoule, ou totalement ivre. Stef’ savait qu’il y avait une échoppe dans le coin, qui était encore certainement ouverte à cette heure ci.

Arrivé devant le magasin de vêtement, il regarda vite fait les proportions de la jeune femme, histoire d’évaluer ce qui pourrait lui aller et ce qui ne fallait pas lui mettre. Il espérait trouver une pièce digne de l’endroit où il allait la mener, et pour pas très cher. Heureusement, il connaissait la personne qui tenait cette boutique, et il savait qu’il pouvait la payer… en nature.
-Voulez-vous bien me faire l’honneur d'entrer ? demanda-t-il en ouvrant la porte pour laisser rentrer la demoiselle.
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Une journée presque ordinaire (PV Stefano)

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