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 Fiche du tendre Antoine d'Effiat - Le Petit Bonbon Acidulé de Monsieur


Lun 4 Juin - 12:43

Antoine d'Effiat





Métier/Titre(s) : Marquis d'Effiat- Grand Ecuyer de Monsieur/ Marquis d'Effiat
Âge : 28 ans
Origines : Françaises
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : Italien Bon - Latin Bon
Orientation sexuelle : Homosexuelle
Situation: Marié
Date de naissance : né en 1638
Religion:Catholique non pratiquant
Groupe : Nobles
Personnage ayant existé?: Oui
Avatar : Gaspard Ulliel


Le Miroir ...

Jeune et fringant jeune homme, Antoine d'Effiat portait sa beauté singulière comme une parure de femme.
Le teint pâle, le regard profond et mélancolique, la moue volontiers boudeuse, Antoine avait un charme quasi féminin qui attirait et intriguait autant les hommes que les femmes.
L'homme était d'une belle stature et d'un maintien lascif, presque offert à la convoitise des fauves qui composent une cour volontiers libertine et prête à toutes les expériences pourvu qu'elle vous tirât de l'ennui d'une vie privée de la fureur de la guerre et de l'excitation des dangers d'une vie militaire.
Les cheveux et les sourcils étaient noirs, les yeux d'un bleu faïence, la bouche était fine et sensuelle, tour à tour provocante ou railleuse , comme un appel au meurtre.
Antoine d'Effiat avait les dents saines, blanches et carnassières.
Elles ne se laissaient voir qu'en dernier recours, comme s'il avait voulu cacher sa véritable nature. Celle d'un bête féroce.
Sa chevelure fournie et bouclée donnait une envie furieuse d'y fourrer les doigts. Il utilisait la perruque quand il était à la Cour mais dans l'intimité de ses appartements, ses amants et maîtresses pouvaient jouir du spectacle de sa jolie tête brune.
La poitrine était belle, large et puissante et incitait les femmes et les jouvenceaux à s'y blottir comme une invitation sensuelle à s'accrocher à son corps ferme et attrayant.
Le jeune marquis était d'une taille bien prise et chacun de ses mouvements affichait une élégance de mise et le souci du détail afin de plaire.
Antoine d'Effiat avais su tirer avantage de ses longues leçons d'équitation et d'escrime. Il était un fier combattant et en affichait tous les avantages. Les muscles de ses cuisses étaient saillants, les jarrets bien dessinés et l'attache des chevilles fine comme celle d'une femme.
Antoine s'habillait toujours avec recherche et soin, le pourpoint était toujours fait de la plus belle étoffe.
Quant aux couleurs affichées, elles alternaient la plupart du temps entre le bleu foncé ou le gris perle, afin de mettre en valeur se yeux bleus, pâles et cajoleurs.



... n'est pas le reflet de l'âme

Antoine d'Effiat n'était pas venu à la cour de Louis XIV pour y rencontrer l'amour mais à force de ne pas le chercher, il l'avait trouvé.
L'homme qu'il avait voulu soumettre, le prince lascif et passionné d'art dont il convoitait les richesses lui avait ravi son coeur et refusait de le lui rendre.
Orgueilleux, fier, imbu de lui-même, le jeune marquis d'Effiat était arrivé à la cour en guerrier et il y était resté, amoureux et fébrile.
Avouer ses sentiments quand on est un coeur hardi et impérieux, dans une cour qui ne pardonne rien, se moque de tout, n'hésite pas à dévaster les coeurs et à ruiner les réputations, c'était se perdre pour n'y plus revenir.
Antoine d'Effiat ne révélait jamais rien, ni par son comportement ni par ses paroles toujours enrobées d'une douceur mielleuse et protégées par un sourire cajoleur et mystificateur.
Il masquait ses sentiments et ses pensées les plus secrètes sous un vernis de fausseté et d'hypocrisie.
Le jeune marquis, dans un sursaut d'arrogance et motivé par le souci de se protéger, affichait un mépris amusé pour le jeune frère de Louis XIV dont il était tombé éperdument amoureux.
Mais le jeune homme, par affectation et par prudence, montrait en toutes choses de la douceur .
Aussi, avait-il toujours le sourire aux lèvres, même quand on venait l'importuner ou l'humilier. Ses paroles étaient toujours enrobées de miel jusque dans ses pires provocations ou ses mots les plus grivois.
Aimé de Philippe sans en posséder l'exclusivité, Antoine avait dû s'effacer devant le beau chevalier de Lorraine dont il enviait le titre d'archimignon favori.
Le jeune marquis d'Effiat, intelligent et avisé, avait préféré s'en faire un allié et un compagnon de débauches plutôt qu'un ennemi implacable.
Avide, cupide, aimant le luxe et le pouvoir, Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat monnayait ses charmes contre des faveurs et des présents.
Débauché, aimant passionnément le jeu, cédant souvent, trop souvent à l'appel de la boisson qui enivre, Antoine d'Effiat choquait par ses débordements sensuels, collectionnait les amants et affichait son homosexualité et sa luxure comme on affiche ses titres de noblesse, avec arrogance et orgueil.
Sa chambre ne désemplissait pas, toujours largement pourvue de jouvenceaux lascifs et de jeunes femmes offertes.
Pourtant, son mariage avec Marie-Anne de Leuville, la gouvernante de Marie-Louise, la fille aînée du duc d'orléans tenait en dépit de ses manquements et de ses trahisons.
En un mot, Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat était un savant et subtil mélange de respect pour la tradition, hommage consenti envers ses illustres ancêtres et une certaine audace inconsciente et moderne que son jeune âge autorisait.






Dernière édition par Antoine d'Effiat le Lun 3 Sep - 15:55, édité 23 fois
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Lun 4 Juin - 12:45

On naît tous un jour ...


L'adolescent pâle et anxieux se chauffait les mains auprès de l'imposante cheminée de la salle des gardes, marqué aux armoiries de sa famille.
François de Vaucroy, jeune capitaine des gardes de la famille d'Effiat, s'approcha subrepticement derrière lui et posa une main sur son épaule.

- Antoine.... Vous voilà bien silencieux... A quoi ou plutôt à qui pensez-vous ? Ne me dites pas que c'est à vos prochaines conquêtes. Vous allez me rendre jaloux.

Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat se retourna et sourit à son ami.

- Vous le savez fort bien, François. Aujourd'hui est un jour important pour moi et pour ma famille.

- Toujours ces projets insensés ?

- Ah non, pas vous, François. Ma mère m'a retourné la tête à force de préventions et de mises en garde.

Le jeune marquis d'Effiat tourna la tête en direction de la fenêtre ouverte sur un chaud matin de juillet où une brise légère faisait sursauter les rideaux et laissa s'envoler ses idées folles et ses rêves d'avenir glorieux.
Antoine n'était qu'un enfant quand une tragédie terrible était venue secouer sa famille .
Le fils d'un ami intime de Richelieu venait d'être exécuté sur la place publique pour avoir comploté contre le cardinal et Louis XIII .
Ce traître état son oncle, le fameux Henri Coëffier de Ruzé, marquis de Cinq-Mars.
Antoine se souvenait avec émotion et nostalgie de son sourire séducteur, de ses yeux bleus flamboyants et de sa belle prestance.
Enfant, il aimait gambader aux côtés de son oncle au regard de feu quand celui-ci venait visiter son frère et qu'ils se promenaient tous deux dans les magnifiques jardins de la demeure familiale.
Antoine était devenu le petit chien fidèle de son oncle, ébahi du haut de ses quatre ans qu'un homme aussi beau, aussi élégant pouvait être un des siens.
Serait-il aussi beau à vingt-deux ans, l'âge de toutes les espérances pour un jeune noble au charme ravageur, épris des femmes, sensuel et aimé d'un roi de France?
Il avait vécu la disparition du marquis de Cinq-Mars comme une fêlure irréversible, un traumatisme violent expliquant son âme tourmentée et fière, justifiant ses caprices d'adolescent rebelle et ses sempiternelles effronteries.
A dix-sept ans, Antoine semblait suivre les traces de son oncle tant son avenir était rieur et plein de promesses.
Demain, il irait rejoindrait la Cour afin d'y être présenté dans les règles et selon l'étiquette en vigueur.
Puis il rejoindrait le Palais-Royal, demeure du jeune duc d'Orléans pour y prendre ses fonctions comme écuyer de Philippe, le frère très sensuel du Roi.
Le jeune marquis d'Effiat avait toujours aimé les chevaux et n'était nullement effrayé en leur présence. Ils les comprenaient, en prenaient soin et les montaient avec amour et fierté. En un sens, il éprouvait un plaisir semblable à celui qu'il ressentait quand il faisait l'amour à une jolie fille. Le plaisir mêlé à la domination.
Malgré son peu d'expérience dans ce domaine, le jeune marquis avait déjà expérimenté avec bonheur ces deux éléments qui fusionnaient dans un mélange explosif pour donner à sa vie une saveur particulière.

A dix-sept ans, Antoine était déjà dévoré par l'ambition, rêvant d'une longue vie exaltante riche en émotions, en faveurs et en expériences de toutes sortes.
Il avait été initié à l'amour interdit par un maître d'armes qui lui avait démontré que sa beauté lascive et quasi féminine avec sa blancheur de peau presque irréelle, son jeune corps plein de promesses était de nature à rendre fou de désir et de bonheur n'importe quel homme digne de ce nom.
Son père l'avait confié aux bons soins de Arthur de Cosson, son maître d'armes afin qu'il en fasse un bretteur respecté et redoutable .
Arthur de Cosson avait poussé son entraînement intensif jusqu'à lui enseigner les diverses et réjouissantes méthodes pour rendre un solide gaillard amoureux fou d'un jeune éphèbe lascif et raffiné.
Antoine n'y avait rien trouvé à redire et ce n'étaient certes pas les soupirs énamourés ni les gémissements de plaisir qu'il avait poussé pour la première fois en compagnie d'un homme comblé par mère nature qui aurait pu le détourner de ce type d'amour bien plus valorisant pour lui que celui accompli avec facilité auprès des dames de son entourage.
Le jeune homme avait fait la découverte fracassante que l'amour avec un homme était un combat et une ivresse tout autant qu'une satisfaction et une joie.
Antoine venait de comprendre que l'on ressort toujours vainqueur de ce genre de combats virils parce que les émotions partagées et ressenties en ces occasions étaient bien plus excitantes et fortes que le simple fait de satisfaire une femme.
Le maître d'armes avait tiré sa jouissance de celle du jeune homme.
Antoine d'Effiat venait de faire l'incroyable expérience à dix-sept ans que le doux abandon de l'amour et l'aveu d'une sensibilité efféminée étaient des armes tout aussi puissantes auprès d'un homme que le langage brutal et assassin d'une épée .

Antoine attendait de grandes choses pour sa présentation au Roi le lendemain . Il avait hâte de rejoindre la cour afin de vérifier si les amours avec le maître d'armes ne seraient que lettre morte dans sa jeune existence ou si elles annonçaient au contraire un style de vie jouissif et conquérant.
Sa soeur aînée Louise, épouse depuis un an déjà du vicomte Raoul de la Gorce , grand veneur du duc d'Orléans, était dame d'honneur auprès de Madame, la jeune épouse de Philippe.
Elle vivait dans le faste inconvenant du Palais-Royal depuis bientôt huit ans. Elle lui en rapportait chaque potin, chaque humiliation, lui répétait les pires médisances propres à détruire les réputations, lui racontait les fulgurantes ascensions et les descentes aux enfers de ces jeunes nobliaux de province qui se brûlaient aux feux aveuglants du Roi-Soleil.
Louise était belle, déterminée et orgueilleuse. Elle aimait la vie, les fastes de la cour et les mystérieux attachements de l'amour.
Antoine avait été son premier confident quand, un an plus tôt, elle avait cédé avec extase aux soins pressants de Julien de la Bretonnerie.
Elle n'en espérait pas une totale fidélité, le sachant très courtisé et s'estimant déjà chanceuse à dix-huit ans de jouir de ses ardeurs tant célébrées par les dames de la cour.
Julien de La Bretonnerie, comte de Saint Bohaire, jeune godelureau de dix-huit ans, avait la réputation de les aimer plus expérimentées et plus délurées.
De son côté, Louise espérait que sa liaison torride et fatale avec le séduisant comte lui serve de vitrine afin de se faire remarquer de Louis XIV. Car Louise ne voulait rien d'autre que d'appartenir au Roi.
La famille était ambitieuse et déterminée. Le frère et la soeur se donnaient la main dans leur marche effrénée vers une faveur éclatante et une source de bienfaits inépuisable .
Là résidait le secret de leur profond attachement l'un pour l'autre.
Si Louise le comprenait et acceptait les dérives naissantes de la sexualité de son jeune frère , il n'en était pas de même pour les parents du jeune homme, loin s'en faut.
Le goût d'Antoine pour le vice italien désespérait et humiliait ses parents auprès de leur parentèle, eux qui refusaient de voir leur fils unique sombrer dans la dépravation et la luxure.
Ils avaient estimé qu'à l'âge de dix-sept ans, il était grand temps de l'engager avec une jeune fille, noble, riche et vertueuse.
Leur choix s'était porté sur la jeune Marie-Anne de Leuville qui promettait déjà beaucoup en termes de vertu, de douceur et de gravité.
Mais Antoine n'était pas pressé de se marier. A dix-sept ans, on ne pense pas à s'attacher à une femme quand on rêve de devenir le favori du frère du roi, par avidité et par ambition.
Antoine ne se voyait pas comme l'héritier de son père, Martin Coëffier de Ruzé d'Effiat.
Il était avant toute chose le reflet ému et vindicatif de celui qui avait fait pleurer Louis XIII.






Dernière édition par Antoine d'Effiat le Ven 7 Sep - 16:21, édité 9 fois
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Lun 4 Juin - 12:47

On naît tous un jour ...


Je vivais au Château de Saint-Cloud depuis bientôt huit ans. Dans ce palais des Délices, y vivaient pléthore de mignons dans l'entourage d'un prince sensuel et extraverti qui n'avait que l'embarras du choix.
J'avais bénéficié dès mon arrivée de quantité de bienfaits et joui d'une faveur bien réelle auprès du jeune duc d'Orléans, frère du Roi.
Je faisais partie de son entourage et même de son intimité. Je savais tout de lui, de ses pensées, de ses désirs. Je connaissais aussi ses divertissements particuliers auxquels je participais avec bonheur et fureur. Pourtant si je le comprenais parfaitement et n'ignorait aucun détail de sa vie privée, lui ne savait pas tout de moi. Je cachais au prince comme à la cour un terrible secret. J'avais préféré taire au prince mon terrible secret par peur de me perdre.

J'avais huit ans et avec mon frère Charles âgé de sept ans, nous nous amusions auprès de la mare tourbeuse et opaque de notre propriété.
La journée était belle et chaude en ce mois de juin 1646.
Harcelés par une chaleur étouffante, nous avions décidé de nous y baigner sans demander l'autorisation à mère et en faussant compagnie à notre précepteur. Nous nous réjouissions de notre petit tour, nous étions heureux et nous nous aimions tant. Une belle complicité mêlée de rires nous unissait, isolant involontairement notre jeune soeur Louise de nos jeux espiègles et masculins. Nous étions jeunes, nous étions fous, nous étions insouciants. Trop sans doute.
Après avoir plongé dans cette eau rafraîchissante, nous nous mîmes à nager avec bonheur. Je ne me rendis pas compte que je m'étais éloigné dangereusement du bord.
Charles me hurla de revenir près de la rive mais je ne l'entendis pas de cette oreille. Je continuai à batifoler et à battre l'eau bourbeuse avec mes pieds devenus soudain furieux et indépendants.
Charles tenta de me rejoindre mais il n'était pas aussi agile que moi dans l'eau. Il n'avait ni mon adresse ni ma force. Charles était un enfant maigrelet et de faible constitution mais il avait du coeur et le sens de la famille. Il me crut en danger et voulut me protéger malgré ma folie. Il se mit à nager avec l'énergie du désespoir mais une crampe à la jambe gauche le saisit et il coula à pic. Je ne le voyais plus et inquiet de ne pas le voir émerger de cette mare boueuse, je me portai à son secours. Je plongeai une fois, deux fois , trois fois mais je ne pus le retrouver dans l'opacité de l'eau.
Je refis surface , paniqué, tremblant et indécis. Je n'avais plus la force de replonger et je dus me résigner à regagner la rive afin de chercher du secours. Cela me coûtait d'abandonner mon jeune frère à son pathétique destin mais je ne savais que faire.
La nuit fut terrible. Tout le château le chercha et le retrouva au matin, inerte et … mort.
J'étais terrorisé, honteux et tout le poids de la responsabilité de la mort de Charles me hantait. Mon père me retrouva à la tombée de la nuit, près de la rive, transi de froid, persuadé que ma famille se détournerait de moi et m'abandonnerait dans quelque hospice pour enfants rebelles.
Mais il ne dit pas un mot, m'attrapa par le bras et me ramena à la maison.
La mort de mon oncle à quatre ans puis de mon frère à huit ans avait ruiné mon enfance et avait fait de moi un être fragile, indécis et sensible. La moindre contrariété me tirait des larmes inextinguibles. Je n'osai plus dire un mot ni commettre la moindre action qui pût avoir une répercussion sur aucun des membres de ma famille.
Je grandis avec la certitude de semer la douleur et le chagrin autour de moi. Je pensais que j'avais tué mon frère et que mon oncle m'avait abandonné parce que je n'étais qu'un monstre d'égoïsme et un enfant stupide. Ma mère me couvait, craignant un nouveau malheur et mon père me ménageait. Mais je sentais sa réprobation et je devinais le silencieux et douloureux regret que je ne sois pas mort à la place de mon frère plus sérieux et plus responsable que moi.
Ma personnalité évolua avec les années et une fois que je fus admis à la cour, je dus apprendre à me protéger, terrorisé à l'idée que l'on découvre mon horrible secret. Je devins mystérieux et doux, tendre et attentionné, la parole mielleuse et le sourire onctueux.
Mon coeur était pur et sincère quand mon âme avait envie de hurler mon désespoir et ma solitude. Mon frère me manquait. Il avait emporté avec lui mon insouciance, ma gaieté et ma spontanéité.
Quand j'arrivais à la cour, je voulus par une vie de fastes et de réjouissances, apaiser mon âme et satisfaire mon appétit des jeunes gens, naïfs et abandonnés à ma soif de plaisir et de désir.
J'étais devenu cupide, avide tant j'avais l'envie furieuse de m'étourdir à force de fêtes et de présents. Je trouvai un compagnon de jeux aussi entêté que moi dans la recherche des plaisirs que la cour offrait.
Cet homme, d'une beauté à couper le souffle plaisait tant au prince que j'eus d'abord le désir de m'en faire un ennemi.
Mais la faveur éclatante de Philippe de Lorraine me fit vite comprendre que je n'y gagnerais rien à ce jeu-là si ce n'est une trop rapide disgrâce. Mon esprit aventureux s'effaçait à la pensée que je pouvais perdre tout ce que j'avais réussi à extorquer au duc d'Orléans en monnayant mes faveurs. Je fis donc profil bas et réussis à m'entendre avec le chevalier en devenant le complice de ses jeux et de ses cabales. J'acceptais de partager le prince avec lui et de m'effacer à chaque fois qu'il était nécessaire.
Mon coeur saignait quand je le voyais certains soirs me souhaiter la bonne nuit et s'éloigner avec le chevalier bras dessus bras dessous pour rejoindre l'intimité de la chambre du prince tout en se chuchotant des mots doux.
La frustration cédant le pas à la peine, la colère et la jalousie éclipsant la peine, je sentais alors monter en moi un désir violent de posséder et de dominer un partenaire. Pour effacer ce sentiment d'humiliation et d'abandon, je n'hésitais pas à remplir ma chambre de jeunes pages compatissants et de filles faciles.
Je comblais le manque de mon prince par des plaisirs rapides et vite oubliés avec de jeunes garçons soumis ou des femmes offertes à mon désir et à mes caprices.

La vie à la cour m'était agréable et douce. Je me laissais couler au gré des festivités de la cour, de l'amitié de Philippe qui, sans être particulière n'en était pas moins sécurisante pour moi et pour mon avenir.
L'attraction de mon corps efféminé associé au doux personnage que j'affichais en toute chose m'apportait une source régulière d'amants sans pour autant provoquer en moi un attachement aussi fort que celui que j'éprouvais pour le prince.
J 'étais arrivé à la cour dans le secret dessein de le contraindre et de dominer son esprit mais puisque cette place-là m'avait été volée par Philippe de Lorraine, je tâchais de le retenir par la blancheur de mon teint, mes yeux bleus langoureux, ma lascivité féline, mes tendres sourires et mon corps androgyne.
J'avais mêlé récemment ma peau diaphane à l'éclatante couleur rouge sang d'un superbe tatouage à la fesse gauche afin de l'intriguer, me refusant à raconter au prince les origines singulières de ce ravissant tatouage.
Je finis par renoncer à m'insinuer dans son esprit pour mieux pénétrer dans son coeur avec douceur mais avec autant d'insistance que je le pouvais sans le heurter en aucune manière.
J'entendais les murmures des jaloux à la cour disant que j'avais des saveurs de bonbon acidulé pour un prince aussi gourmand que Philippe .
Mais je m'en moquais. J'étais ce que je j'étais et je n'en avais pas honte.
Sa tendresse à mon égard, ses effusions trop rares mais si précieuses, sa gentillesse, sa façon si particulière de parler à chacun comme s'il était unique m'ébranlait plus que je ne l'aurais souhaité.
Parfois il m'arrivait de souffrir de l'affection qu'il me témoignait.
Philippe m'aimait comme mon frère Charles m'avait aimé, d'une façon entière et presque injustifiée. Le frère du Roi m'aimait et je me surprenais parfois à penser que je ne le méritais pas.
Il m'arrivait encore aujourd'hui d'étouffer sous les manifestations de tendresse du prince et son amour me submergeait à tel point que j'avais l'impression de m'y noyer.
Dans ces moments de totale déprime que je cachais volontairement au prince, je me retrouvais plongé dans cette mare opaque et boueuse, les jambes tremblantes au fond de l'eau et le coeur plein de terreur à l'idée que j'avais tué mon petit frère.






Dernière édition par Antoine d'Effiat le Ven 7 Sep - 16:36, édité 12 fois
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Lun 4 Juin - 12:49

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Pounette † Âge : 48 ans † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Par erreur mais avec bonheur. Merci Leanna † comment trouvez-vous le forum ? Lumineux et follement excitant † Le code du règlement :OK by GabrielleUn dernier mot ? Trouver mon tatouage, c'est accéder au bonheur

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Antoine d'Effiat le Ven 7 Sep - 17:12, édité 23 fois
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Lun 4 Juin - 19:20

Bienvenue ^^

Mon floodeur préféré est là attention les yeux ^^

Bonne chance pour ta fiche et si tu as le moindre problème avec ton code n'hésites pas Wink
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“Le règne la puissance
et la gloire”
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Lun 4 Juin - 19:37

Coucou ! Oui, merci Leanna ! câlin
Comme je suis contente de vous retrouver . Eh oui, cela va faire mal bagarre
Comme vous me connaissez bien. Eh oui, je sens que mon code va encore poser problème Rolling Eyes
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Lun 4 Juin - 23:41

Mon cher, mon tendre Effiat je suis tellement ravi de vous voir parmi nous!! léchouille

Forum excitant? Huhu mon ami je l'espère bien *fait une oeillade*

Et j'espère que tu trouveras ton bonheur et ton tatouage (même que je serai intrigué de savoir ce que ça pourrait être :3) balon

En tous les cas bienvenue, bon courage et toutes les platitudes habituelles que je vous sers néanmoins avec un plaisir à peine contenu

yeaah
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Situation : Marié à Henriette d'Angleterre

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Mar 5 Juin - 0:25

Un jour mon Prince viendra et il m'aimera fan attitude
Que je suis bien aise de votre accueil si courtois et affectueux mais il est vrai que vous savez recevoir. bouing
J'ai hâte de vous montrer mon tatouage placé à un endroit stratégique Twisted Evil

Que de belles soirées romantiques et torrides nous allons vivre ensemble et il me tarde de vous bagarre divertir et de vous câlin

Oui ce forum, je l'aime déjà Kyaa
A très bientôt mon doux prince yeah
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Mar 5 Juin - 10:43

Bienvenue sur le fofo :3

J'adore la présentation de ton perso et j'ai hate de lire la suite Kyaa

Bonne rédaction Very Happy

PS: Le tatouage m'intrigue aussi yeah
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Mar 5 Juin - 13:11

Merci très cher Stefano amour
Un bien joli prénom pour un jeune homme charmant . Comme il me tarde de mieux vous connaïtre jeune éphèbe Kyaa
Citation :
J'adore la présentation de ton perso et j'ai hate de lire la suite
Moi aussi je me suis bien amusé à l'écrire et je vais vous raconter mon histoire faite de douceur , de tendresse câlin et de revanche bagarre
Je vais donc vous raconter mon histoire et merci pour votre accueil applaudir

Pour le tatouage, il faudra venir y voir de plus près back hug
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Mar 5 Juin - 16:27

Antoine d'Effiat a écrit:
Un jour mon Prince viendra et il m'aimera fan attitude

Mais je vous aime déjà mon cher, et vous osez en douter? o:3

Antoine d'Effiat a écrit:
J'ai hâte de vous montrer mon tatouage placé à un endroit stratégique Twisted Evil
Huhuhu voilà qui fait un gredin bien discret, car vrai il n'y a que les gredins pour avoir des tatouages sur leur peau, et la vôtre est si blanche et si douce... il me tarde de touch... VOIR! de voir et de prendre d'assaut cet endroit stratégique 8D

Antoine d'Effiat a écrit:
Que de belles soirées romantiques et torrides nous allons vivre ensemble et il me tarde de vous bagarre divertir et de vous câlin

Vous êtes décidément un coquin mon ami, c'est moi qui vais vous sauvage et puis vous léchouille pour éviter de vous scream

Antoine d'Effiat a écrit:
Oui ce forum, je l'aime déjà Kyaa
A très bientôt mon doux prince yeah

nétoiles vous me charmez, votre langage et votre présentation de même... Comment vais-je pouvoir retenir mon impatience? Offrez-nous de la lecture mon tout beau bouing
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Mar 5 Juin - 17:07

Oh mon doux Prince manitou
Comme je suis bien aise de votre amour et de votre tendresse câlin
Sachez que je n'aurai de cesse de vous satisfaire et que j'y travaille, moi qui suis votre king powa , y engageant tout mon et ma cookie rage.

Citation :
Vous êtes décidément un coquin
Oui, je l'avoue je suis un fieffé devil et je cache mon petit délice de tatouage pour le réserver à mes "amis de lit" . Aussi, je pense vous en réserver la primeur :geuu:

Je rêve de pouvoir vous Tayaut à moins que ne vouliez que je vous léchouille
Je pars pour :waaa: vous conter mon histoire et mieux vous satisfaire.
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Mar 5 Juin - 17:56

Merci, votre magnifique prénom cache un, ... charisme inhumain :geuu:

Citation :
Comme il me tarde de mieux vous connaïtre jeune éphèbe

Ohh, moi aussi il me tarde de mieux vous connaître bel homme... amour

J'ai hate de lire votre histoire, rien que cette présentation me rend complétement ... fan attitude

Si vous me laissez approcher, vous pouvez être certain que je viendrai voir de plus près Kyaa
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Mar 5 Juin - 22:01



Je vous souhaite la bienvenue, Monsieur d'Effiat. J'espère que vous poursuivrez votre belle présentation car je suis impatiente d'en lire plus sur votre compte. balon


Note à Monsieur : Voyez mon cher, je ne l'ai pas mangé votre d'Effiat ! Razz
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~•Ventis •Immota Superbit•~
~•Ventis •Immota• Superbit•~
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Situation : Mariée, mère de trois filles et d'un petit garçon...

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Mar 5 Juin - 22:54

Je vous remercie belle Gabrielle pour votre accueil manitou
Il me tarde en effet de terminer ma fiche afin que vous sachiez tout ou presque de moi hop hop .
Je dis presque car vous comprendrez que je veuiller garder mes pensées les plus secrètes et la sincérité de mon pour Monsieur que j'aime profondément back hug et avec qui j'ai une envie furieuse de câlin mais aussi de bagarre

Citation :
Note à Monsieur : Voyez mon cher, je ne l'ai pas mangé votre d'Effiat
C'est dommage car vous m'auriez sûrement trouvé à votre goût yeaah

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Mar 5 Juin - 23:33

Antoine d'Effiat a écrit:
Oui, je l'avoue je suis un fieffé devil et je cache mon petit délice de tatouage pour le réserver à mes "amis de lit" . Aussi, je pense vous en réserver la primeur :geuu:
à vos amis de lit? Pas moi uniquement? Vous reprenez votre méprisante habitude Effiat mon cher, mais allez je vous le pardonne parce que c'est vous

Antoine d'Effiat a écrit:
Je rêve de pouvoir vous Tayaut à moins que ne vouliez que je vous léchouille

Je ne suis pas difficile mon ami, les deux me conviennent parfaitement



Marquise de mon coeur, j'ai vu, je suis fier de vous.

Marquis mon tendre moi j'ai envie de bien d'autre chose avec toi Twisted Evil
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Mer 6 Juin - 9:28

Citation :
C'est dommage car vous m'auriez sûrement trouvé à votre goût yeaah

^^

Laissez-moi en douter, très cher. Razz

Je laisse à Monsieur le privilège de vous... dévorer. Rolling Eyes

N'hésitez pas à en dire plus qu'il ne le faut dans votre fiche, je suis d'une curiosité sans limite !

Citation :
Marquise de mon coeur, j'ai vu, je suis fier de vous.

câlin Je suis fière de moi également. (XD)

(Bon maintenant je me tais *Ce jour est Historique ! Very Happy * parce que je flood un peu là et que... 'Fin voila quoi...)
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Jeu 7 Juin - 8:25

Que vois-je mon ami, je ne vous avais toujours pas souhaité la bienvenue. Je répare donc mon erreur (puissiez-vous me la pardonner Kyaa back hug ) Nous ne serons pas trop de deux pour contenir "l'appétit" de ce cher Prince Tayaut

:waaa: yeah
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Jeu 7 Juin - 12:28

Mon cher Philippe amour vous savez bien que je ne vous en veux pas, j'étais juste impatient de vous voir pour que nous puissions fan attitude reprendre nos petites occupations et nos bavardages Kyaa

Croyez-moi j'ai une envie furieuse de sauvage et de back hug mon doux prince.
J'aime tant être dans ses bras et devenir son king powa
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Jeu 7 Juin - 12:44

Ce n'est pas beau les double posts je mériterais que Monsieur me bagarre
Mais j'avais une mission importante à remplir. La voici :

" Au Temple de l'amour, règne Aphrodite sur son trône d'étoiles"
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Jeu 7 Juin - 13:00

Antoine d'Effiat a écrit:
Mon cher Philippe amour vous savez bien que je ne vous en veux pas, j'étais juste impatient de vous voir pour que nous puissions fan attitude reprendre nos petites occupations et nos bavardages Kyaa

Croyez-moi j'ai une envie furieuse de sauvage et de back hug mon doux prince.
J'aime tant être dans ses bras et devenir son king powa

Comme je vous comprends mon ami, j'ai moi-même les mêmes désirs dès que je pose mes yeux sur lui amour sauvage back hug Tayaut
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Jeu 7 Juin - 13:09

TU ES VALIDÉ(E)



Vous êtes tous deux charmants mes agneaux câlin

Et à moins que vous n'insistiez Antoine je ne vous punirai pas immédiatement :3

D'ailleurs mon tendre ta fiche est splendide, brillante. Quelle tragique histoire que la vôtre, comme j'aimerai pouvoir vous consoler mais j'ignore tout alors... Je trouverai un autre moyen :3

Ah un seul et unique petit point mon cher, à plusieurs reprises vous parlez du Roi et de votre amour pour lui... Je crois savoir d'où vient cette erreur :3 Mais malheureusement pour vous et heureusement pour moi, ici je ne suis qu'Altesse et laisse le Majesté à d'autre.
C'est la seule et unique chose que j'ai à te reprocher amour Je te punirai plus tard scream

Bienvenue bienvenue bienvenue bienvenue sauvage

Merci de faire : Recenser ton avatar pour éviter l'invasion des clones - Fiche de Rp pour commencer à jouer - Fiche de lien pour se lier avec les autres membres
Les liens qui peuvent servir : Une petite faveur? maison, rang ou charge? - Les connaissances pour mieux savoir et ne pas être pris au dépourvu

Bon jeu sur Vexilla Regis!

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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Jeu 7 Juin - 13:45

Oups Embarassed je mérite bien une petite bagarre Mais ce n'est pas pour me déplaire devil
Oui j'avoue que je me suis trompé mais je vous rassure mon doux prince je n'aime que vous câlin

Vous êtes le plus divin et le plus raffiné des princes balon vous n'avez pas besoin d'être Roi. Je vous amour trop comme vous êtes .

Comme je suis yeah heureux de rejoindre la Cour et mon doux prince Kyaa
Vous allez pouvoir me : sauvage et moi je vous léchouille et aussi je vous Tayaut
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Fiche du tendre Antoine d'Effiat - Le Petit Bonbon Acidulé de Monsieur

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