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 Pensée et mode de vie


Dim 5 Fév - 18:27

♞ La Noblesse ♞


C'est le don du sang, la supériorité de l'honneur, le devoir d'obéissance comme tous les autres. Le privilège du loisir en temps de paix, de la chasse, le droit de porter l'épée signe distinctif de la caste et qui est donc douée d'une certaine autorité sur ceux qu'elle protège. Ce sont eux qui sont les garants de la paix et de la justice en ce bas monde et ils y veillent avec plus ou moins de complaisance.

On pourrait dire qu'il y a trois sortes de noblesse :

Tout d'abord la plus digne d'entre toutes, la plus vaniteuse sans doute, la noblesse immémoriale. Leurs ancêtres ont eu la force et la brutalité que n'ont pas eu les autres, ils en ont construit un pouvoir et une dignité qu'ils se sont transmis de père en fils. C'est la noblesse de race, de lignée, dont l’ancienneté depuis Charlemagne (exemple au hasard) est la fierté du lignage et leur donne le mépris de ces fats qui se prétendent nobles. Ce sont eux qui se battent pour le royaume, qui sont les officiers des armées et qui mènent les hommes au combat.
D'une manière moins héroïque, la noblesse se fait aussi par ceux qui ont possédé suffisamment d'argent pour acheter une particule et un domaine afin de s'extirper de la classe la plus laborieuse. Ou alors ce sont ceux que le roi a récompensés et anoblis. C'est la noblesse de robe, tous les magistrats, les parlementaires, tous ceux enfin qui ne font pas la guerre mais qui possèdent une charge dans le domaine du droit et qui rendent la justice au nom du Roi.
D'une manière plus vile ce sont aussi ceux qui ont usurpé un titre qu'il ne possèdent ni de droit ni de sang, et mine de rien ils sont particulièrement nombreux.

Puisqu'ils se battent, qu'ils versent leur sang, le travail leur est prohibé. Il est inconcevable pour un aristocrate d'être laborieux et c'est un déshonneur que de travailler. Aussi lorsqu'ils ne guerroient pas, ils sont oisifs le plus souvent. Le plus souvent, car il est certains nobles qui malgré tout se mêlent de travailler, de s'occuper correctement de leurs terres, qui y restent donc. La majorité des nobles de Paris et de la Cour délègue ces futilités à leurs intendants, par dédain, paresse, ou manque de temps, vivre à la cour prend un temps considérable.
La supériorité, donnée par Dieu, dans la pensée de l'époque, doit être affirmée par une tenue et une éducation variée qui fasse d'un mâle un homme d'honneur et de guerre et des femmes dociles et propres à pouvoir accueillir en leur sein la progéniture de leur mari. Les hommes sont donc éduqués pour la guerre, par l'enseignement de l'épée, de l'équitation principalement et pour les plus raffinés s'ajoute l'étude des grands stratèges antiques, et donc parfois l'apprentissage du grec, bien que le latin soit presque incontournable, comme dans toutes les études d'alors. Dans une famille de noblesse de robe, l'accent se porte bien entendu sur les différentes législations, et autres embarras judiciaires. Le reste peut s'accompagner d'un apprentissage d'une langue étrangère (à remarquer qu'apprendre l'espagnol ou l'anglais, langues des deux plus grands ennemis de la France n'est pas forcément bien vu, contrairement à l'italien qui est la langue venue des Anciens), d'instruments de musique, et aussi de la danse et du chant afin de pouvoir briller en société. Les plaisirs restent à la proportion de sa propre fortune ou de la fortune des amis, ou encore de la tolérance des créanciers. Les femmes restaient cantonnées à l'apprentissage de l'écriture, de la lecture et surtout de tout ce qui ferait une bonne mère. N'abusez pas de la coutume du couvent, où l'on envoyait les jeunes filles jusqu'à ce qu'elle se marient, pour les éduquer dans les bonnes mœurs et la bonne religion, ne nous en faites pas des usines à innocentes non plus, il pouvait s'y passer des choses pas très catholique.

Le point central de la noblesse est l'importance qu'elle donne à son honneur, à la parole donnée. Un noble dont l'honneur est souillé sera rejeté, évité ou tout au moins hypocritement apprécié par ses pairs. Il faut ajouter le fait que les duels sont interdits depuis un édit de Richelieu, mais que ces derniers bien qu'illégaux se déroulent envers et contre tout, ajoutant à la défense de son honneur une preuve de courage, puisque le châtiment est la mort pure et simple du ou des survivants.

Il n'y a pas de réelle hiérarchie entre les nobles, mais s'il fallait en établir une la situation la plus basse serait le chevalier, viendrait ensuite baron, marquis, comte puis duc, duc et pair, prince et roi. Encore une petite précision, être noble ne veut pas dire qu'on est en possession d'une fortune inépuisable. Une grande majorité des aristocrates de l'époque sont à la merci de leurs créanciers et des pensions du roi. Les plus grands du royaume sont criblés de dettes... Tout est dit.

Me semble qu'il y a là le principal... Ah nan peut-être qu'avoir une petite liste des duchés, comtés, et peut-être marquisats vous intéresserait. Hop tadam c'est fait ! Pour la noblesse étrangère, wikipédia a fait une liste des grandes familles d'Europe

Ajoutons aussi le fait que toutes les familles françaises et nobles de l'époque ont été impliquées, touchées d'une manière ou d'une autre par cet événement majeur du siècle : la Fronde. N'oubliez pas ce petit point.

Ceci n'est qu'un bis repetita de cet article.

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