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 Le retour chez soi. [pv Athenais] -18^^.


Jeu 13 Sep - 20:33

Enfin, le marquis avait décidé de rentrer chez lui à Paris retrouver sa belle et ses enfants, ce court séjour en Gascogne auprès des siens lui avait fait un grand bien, mais il n'avait cessé tout ce temps de penser à Athénaïs qui lui manquait au bout de quelques instants passés loin d'elle et ses enfants; Louis Antoine (1 an), son successeur, futur marquis d'Antin, il l'aimait et le couvait, sans oublier sa fille Marie Chrisitine (3 ans) sa fille qu'il avait appelée ainsi en référence à sa mère. C'était ce qu'il avait de plus cher au monde depuis qu'il avait perdu son frère et il comptait passer toute sa vie à leurs côtés à les protéger et toujours être présent.
En Gascogne il avait profité d'un temps radieux pour aller voir sa famille, et pour se balader un peu, il aurait aimé que sa femme et ses enfants soient venus, mais ils étaient encore petits pour un si long chemin.
Après avoir profité de ces quelques instants avec sa famille et avoir contemplé le ciel de son enfance, à se rappeler les bons moments où il courait à travers champs, où il a appris ce qu'allait être sa vie en sachant comment il devait se tenir, vivre en tant que noble... Tous ces souvenirs étaient des bons et à vrai dire, il préférait se rappeler de ça que du mal qu'il a enduré à la perte de son frère. La rencontre d'Athénaïs et ses campagnes l'ont fait s'endurcir davantage depuis ce moment-là.
Il avait passé l’après-midi au village accompagné d'un noble du coin et avait parlé de ses campagnes un peu car il était d'une nature assez sombre tandis que le noble lui contait sa vie. Ils avaient ensuite été boire un verre à la taverne du village assez brièvement et étaient repartis, le marquis avait plutôt hâte de rentrer sur Paris en fin d’après-midi que d'aller souper chez son ami.


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le marquis avait donc décidé de rentrer, il avait mis son beau costume de couleur sombre et une perruque. Il rentra donc vers Paris, heureux de savoir qu'il allait pouvoir prendre ses enfants et sa femme dans ses bras une fois rentrés. Le chemin vers Paris était assez long, mais les kilomètres défilaient les uns après les autres. Il n'était d'autant plus content que de ce petit séjour, il n'avait pas été une seule fois jouer à la taverne d'un village; il y avait seulement été prendre un verre. Ça lui parut bizarre à premier abord en y pensant mais c’était bien la vérité et ça le surprenait.
Le carrosse arriva à l'entrée de Paris, il aimait cette ville, pas que c’était la capitale, mais qu'elle était symbole d'histoire, il pensait à cette histoire que les anciens de la famille à son plus jeune âge disaient à propos de la Fronde. C’était bien à ses yeux que sa famille ait défendu leur est, même si cela leur avait coûté l'entrée à la Cour. Il s’était d’ailleurs promis d'y remédier, notamment en continuant les campagnes pour le Roi afin de récupérer crédit auprès de lui et ainsi pouvoir y accéder, il fallait dire que ce travail lui plaisait fort bien.


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Plus tard, le carrosse s’arrêta lentement, il regarda en tirant le rideau, enfin de retour. À cet instant il eut un sourire qui se dessina sur ses lèvres, le genre de sourire qu'on ne peut contrôler. Enfin il était de retour, il descendit donc du carrosse; il faisait un temps agréable en cette soirée, il se dégourdit les jambes puis se dirigeant vers l'entrée de son appartement, le chauffeur du carrosse lui ouvrit la porte, et il entra. Il dit en entrant d'un ton plutôt agréable et chaleureux:

"- Françoise, je suis rentré de mon excursion."

Il se dirigea ensuite vers le salon et vit ses enfants qui semblaient faire dormir dans leurs landaus, il s'approcha d'eux, se pencha et fit un baiser sur le front à son fils, puis sur le front de sa fille. Il se recula ensuite légèrement pour avoir les deux landaus en face de lui et les regarda sans bouger, du bonheur dans ses yeux un petit moment.


Dernière édition par Louis-Henri de Montespan le Lun 17 Déc - 20:12, édité 2 fois
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Ven 14 Sep - 10:59

Athénaïs était rentrée depuis déjà une heure et demie. Il fallait dire que son retour du château ne s'était guère aussi bien passé que prévu. En effet, comme à son habitude, elle était partie en carrosse mais l'avait fait arrêter quelques dizaines de mètres plus loin, une fois hors de vue des dernières personnes présentes aux abords du château, afin de pouvoir continuer à pied: les transports coûtaient cher et elle n'en avait pas les moyens. D'ordinaire, le trajet se déroulait bien. Mais elle savait que son mari rentrait ce soir et elle ne voulait pas arriver après lui car elle savait que ça lui déplaisait: il lui reprocherait d'avoir traîné à la Cour, que ce lieu lui plaisait plus que chez elle, qu'elle en négligeait leurs enfants, etc etc. Les reproches habituels. Ainsi donc, ce soir elle s'était hâtée et avait pris un raccourci... Qu'elle ne prendrait plus jamais! Elle était passée devant une auberge bien animée, et un gros lourdeau alcoolisé l'avait percuté de plein fouet. Non content des excuses de la marquise qui pourtant n'était pas coupable, il avait commencé à l'insulter puis avait voulu la brutaliser. Heureusement se trouvait sur place l'un des gardes de Monsieur, Liam de Saverne, qui avait pu à temps mettre une correction à l'individu, et qui avait pris le temps de raccompagner la marquise. Athénaïs put donc rentrer chez elle sans encombre.

En arrivant, elle s'était précipitée dans la salle de bains et se lava. Elle avait l'impression d'avoir encore la crasse des mains de cet ignoble personnage sur son poignet qu'il avait serré si fort qu'elle crut en avoir encore les marques. Elle avait eu la peur de sa vie, il fallait bien le reconnaître. Elle passa ensuite une chemise de nuit et brossa ses cheveux. Ce furent les pleurs de Louis-Antoine qui la firent sortir de sa rêverie. Lorsqu'ils étaient absents Louis-Henri et elle, c'était soit la mère de Louis-Henri, soit l'épouse du perruquier d'en-dessous qui s'occupait des enfants en attendant que l'un d'eux rentre. Ce soir, la perruquière avait pris le relais et avait couché les petits. Mais visiblement le bambin s'était réveillé. Athénaïs sortit donc de sa chambre et alla au salon où se trouvaient les petits lits des enfants. Elle prit son fils dans ses bras et le berça quelques instants pour qu'il se rendorme. Elle était toujours un peu maladroite avec les enfants, même si elle les aimait, elle avait du mal à se faire à l'idée de la mère qu'avait Louis-Henri. La plupart du temps, les enfants étaient plus rapidement apaisés dans les bras de leur père que dans ceux de leur mère. Mais puisqu'il n'était pas encore rentré, il fallait bien qu'elle s'en occupe. Après qu'elle eût fredonné une chansonnette, le nourrisson se rendormit et la marquise le replaça dans ses draps blancs. Elle retourna alors dans sa chambre, s'assit au pied du lit, attendant le retour de son mari.

Enfin, la porte d'entrée s'ouvrit et elle entendit sa voix. Un sourire se dessina sur ses lèvres et elle se précipita vers la porte de la chambre pour la franchir. Mais elle vit le joli spectacle de son mari embrassant le front de ses enfants. Elle décida de lui laisser ces instants seul avec ses petits. Il les contempla ensuite, c'était beau de le voir ainsi. Louis-Henri avait une vraie passion pour ses enfants. Il portait son bel habit sombre rebrodé de fil noir qui lui donnait fière allure. Après quelques secondes, Athénaïs alla le voir, il était dos à elle, et passa ses bras sous les siens pour l'enlacer. Elle était donc plaquée contre son dos. Elle ferma les yeux pour profiter des retrouvailles
.

-Vous m'avez manqué, Louis-Henri.

Bon, à vrai dire il lui avait surtout manqué ce soir lorsqu'elle avait failli passer un sale quart d'heure. S'il avait été là, Louis-Henri l'aurait protégée et surtout le malotru ne se serait jamais risqué à hausser le ton avec elle.
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Dim 16 Sep - 17:11

Louis-Henri était fier de ses enfants, pour rien il ne voudrait les quitter, il voulait être présent à leurs cotés, les voir faire leurs premiers pas, leur premier mot. Il se rappelait des premiers pas de Marie-Christine, c’était un grand moment pour lui et quand elle avait dit ses premiers mots aussi; des moments que les parents ne pouvaient oublier. Il était là à les observer sans bouger pendant quelques minutes, ça lui arrivait à chaque fois qu'il partait quelques temps le fait de rentrer et si il ne voyait pas Athénaïs, de passer du temps avec eux.

Il sentit tout a coup des bras l'enlacer, il sentit en même temps le parfum de sa femme il ne lâchait pas ses enfants du regard, profitant d'eux et de l’étreinte que lui faisait Athénaïs puis il l’écouta dire qu'il lui avait manqué. Il savoura encore quelques petits instants en se disant que de son coté, elle ne pouvait imaginer comment eux trois lui avaient manqué, il n'avait cessé de penser à elle et à ses enfants pendant son excursion, il lui répondit


"-Vous aussi Françoise, vous m'avez manqué."

Puis il se retourna pour la regarder, elle était superbe, toujours aussi belle, et avait mis une chemise de nuit, il la prit alors dans ses bras pour lui porter une étreinte et la serra contre lui en la regardant. Il était heureux de vivre à ses cotés même s'il avait certaines choses à lui reprocher, il était heureux de l'avoir pour épouse. Il lui demanda souriant

"- Qu'avez vous fait durant mon absence, tendre épouse ?"


Il lui caressa la joue avec sa main, il était de nature curieuse, mais là il avait une vague idée de ce qu'elle avait pu faire, aller a la Cour, et il n'aimait guère cela, mais il n’était pas non plus d'une nature ultra-possessive, et puis il ne voulait pas de querelle à ce sujet qui ne servait d’ailleurs à rien; c'est pour cela qu'il évitait le plus possible ce sujet car ça le mettait en rogne.
Il savoura cette douce étreinte, à cet instant il était heureux d’être rentré, il regardait toujours sa femme avec un air curieux et pensant que lui de son coté ne s’était guère ennuyé même si le mot ennui est un bien grand mot, il lui manquait cette sensation qu'il avait quand il se trouvait avec sa famille, cette chaleur qui lui avait manqué le temps de son excursion.
Il se sentait tellement bien qu'il se demandait si le lendemain, cela ne serait pas une bonne idée de profiter de sa femme et de ses enfants.C’était le genre de moment, ou on ne peut que faire abstraction de tout le reste et n'avoir dans la tête que les choses présentes et de profiter de ces retrouvailles même si il n’était parti qu'un petit moment.
Il n'aurait voulut pour rien au monde que quelque chose vienne casser cet instant où il la regarda, ses yeux plongés au fond de ceux de Athénaïs, et l'embrassa tendrement.
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Lun 17 Sep - 13:51

Chaque fois qu'on l'appelait par son prénom "Françoise", la marquise tiquait. Mais jamais Louis-Henri ne s'était fait à ce sobriquet pourtant charmant de précieuse qui lui avait été donné dans les salons. Etait-ce parce qu'il avait horreur de la savoir de sortie sans lui? Allez savoir. Mais elle n'allait pas lui faire de reproches à ce propos alors qu'il venait tout juste de rentrer. De plus, elle avait eu une grosse frayeur à cause de l'incident sur le chemin du retour, ce n'était donc pas le moment. Elle lui rendit son baiser et le prit par la main pour qu'ils aillent s'asseoir sur la bergère, suffisamment large pour que lui s'y asseye et qu'elle se mette sur ses genoux.

-Eh bien comme chaque jour je me suis présentée au service de la Reine. J'ai eu le loisir de voir Monsieur avant mon retour. Il se remet lentement de la perte de sa mère.

Aïe, deux sujets évoqués, deux sujets qui déplaisaient à Louis-Henri. En même temps, tout ce qui touchait à la Cour avait tendance à l'agacer, or Athénaïs y était tous les jours alors si elle devait raconter ses journées, elle devait forcément évoquer la Cour et les personnes qui la composent. Elle hésitait à lui raconter sa mésaventure sur le chemin du retour. Il serait sans doute fou de rage en sachant qu'on avait agressé sa femme, ou du moins tenté de la frapper. Athénaïs tâcha de dissimuler la trace rouge autour de son poignet qui trahissait l'étreinte de la brute épaisse qui l'avait attrapée par ici.

-Avez-vous fait bon voyage? Point d'encombre sur le chemin?

Athénaïs savait son mari heureux comme jamais lorsqu'il retournait sur ses terres de Gascogne. Elle, au contraire, avait horreur de s'isoler à la campagne, préférant de loin les fastes de la Cour. Ils n'avaient pas les même idéaux de vie.

-Qu'allez-vous faire de votre journée de demain?

Sans doute que sa mère passerait. Louis-Henri aimait beaucoup sa mère et s'entendait à merveille avec elle, en revanche celle-ci avait du mal avec sa belle-fille. Il était normal qu'une mère se range du côté de son fils, aussi chaque fois qu'ils se disputaient, la mère de Louis-Henri prenait la défense de son fils. Néanmoins, heureusement qu'elle était là pour s'occuper des enfants lorsque les deux parents étaient absents. Ils n'auraient pas eu les moyen d'engager une nourrice.
Louis-Henri déplorerait sûrement l'absence de son épouse le lendemain, mais il fallait qu'elle assure son service auprès de la Reine, et cette rentrée d'argent n'était pas négligeable vu l'état des finances du couple ces derniers temps.
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Lun 17 Sep - 21:16

Louis-Henri n'aimait guère les journées de son épouse, ce qu'il n’appréciait pas c’était surtout le fait qu'elle passe un long moment à la Cour au service de la Reine, ça, ça pouvait aller encore mais de la savoir avec tous ces gens le répugnait quelques peu même si lui, voulait se voir attacher l'autorisation à la Cour, il ne portait pas dans son cœur comme on put dire la plupart des gens qui y étaient mais il appréciait certains d'entre eux tout de même. Quand Athénaïs lui expliqua qu'elle avait croisé Monsieur en rentrant, il se retint sans grand mal d'afficher sur son regard un léger mécontentement.
Puis elle lui renvoya sa question, et il lui répondit souriant:


"- Oui, très bien, et j'ai passé un agréable moment là-bas et non point d'encombres à vrai dire mis à part qu'à certains moments la route n'est guère trop praticable."

Il se rappelait d'un endroit sur le chemin où le carrosse faisait de petits bonds, mais à vrai dire il avait passé un bon moment là-bas sur les terres de son enfance, et il savait qu'Athénaïs n'aimait pas trop ce genre d'endroit lointain. Il lui dit alors toujours aussi souriant:

"- Mais vous m'avez manqué, je ne pouvais pas cesser de penser à vous et à nos enfants."

A cet instant posé sur la bergère, il était bien, et ne voulait qu'une chose que cet instant dure, il passa ses bras sous ceux d'Athénaïs pour continuer à l’enlacer. Il était bien, même si elle était dos a lui.
Il répondit alors à Athénaïs en pensant au lendemain, sa mère allait sûrement venir prendre des nouvelles car elle savait qu'il était descendu en Gascogne. Elle prendrait sûrement un café comme à son habitude, il aimait papoter avec sa mère un peu autour d'un café. Ensuite il ne sait pas, peut-être irait-il se balader dans les rues de Paris un peu en attendant son épouse.


"-Hé bien, sûrement passer un petit moment ici et aprés aller me balader dans les rues, profiter de ce beau temps. Ne voudriez vous pas m'accompagner Françoise ?"

Il savait qu'elle devait certainement aller encore une fois à la Cour, mais peut-être y aurait-il une infime chance qu'elle veuille passer du temps avec lui. Il lui fit un baiser dans le cou, puis posa sa tête sur l'épaule d'Athénaïs en regardant en direction de ses mains brièvement sans rien y voir avant de reposer son regard sur Athénaïs.
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Mar 18 Sep - 18:07

Fort heureusement, le retour de Louis-Henri s'était déroulé sans encombres. Il ne manquerait plus que lui aussi se soit retrouvé agressé. Et si on lui avait dérobé le peu d'argent qu'ils avaient, cela aurait été dramatique. L'argent ne coulait pas à flot, loin de là dans le ménage Montespan. Même si Louis-Henri avait du mal à le reconnaître, la place d'Athénaïs auprès de la Reine était une aubaine et permettait au couple de subsister.

Le fait qu'il pense à elle et aux enfants fit sourire la marquise. C'était si mignon et touchant cette façon qu'il avait d'être attentionné et amoureux. C'était si rare en ces temps. Athénaïs savait qu'elle avait de la chance d'avoir pu épouser, contre l'avis de tous, l'homme dont elle était tombée amoureuse. Mais parfois elle se demandait si son père le duc de Mortemart n'avait pas eu raison de la mettre en garde. Aussi gentil et amoureux qu'était le marquis, il n'en demeurait pas moins quelque peu possessif, joueur à l'excès, désargenté et surtout il n'avait pas le droit de paraître à la Cour, ce qui posait tout de même problème puisqu'elle y était tous les jours ou presque, et d'ailleurs cela lui plaisait. Tandis que Lousi-Henri avait simplement horreur de ce genre de choses. Il n'aimait pas briller en société, n'aimait pas les convenances et l'étiquette, lui qui avait tant de franc parler. Ce n'était pas sa tasse de thé. Après tout, à chacun ses goûts. Tant que Françoise pouvait s'y rendre comme elle le souhaitait, cela ne la dérangeait pas.

Il annonça son intention pour le lendemain d'aller se promener dans les yeux. Athénaïs espérait qu'il n'irait pas jouer le mince pécule qu'elle avait ramené. Il pensait toujours qu'il gagnerait, mais en réalité rares étaient les fois où cela arrivait... La jeune femme soupira.


-Vous savez bien mon ami que je ne le puis. Je vais sûrement rentrer tard, demain la reine essaie sa tenue pour le prochain bal, et elle a besoin de toutes ses dames.

A ces mots, elle se leva afin de lui faire face. Il se faisait tard et ils ne tarderaient pas à aller se coucher.Le lendemain, il lui faudrait se lever tôt pour être à l'heure à son poste. Se dirigeant vers la porte de la chambre, elle se risqua quand même à une petite rélfexion.

-J'espère que vous ne vous laisserez pas tenter par quelque jeu lorsque vous irez faire votre balade... Songez qu'il nous faudra bientôt vêtir Marie-Christine pour la nouvelle saison...

Athénaïs faisait partie de ces femmes qui n'avaient pas peur de tenir tête à leur mari et dire ce qu'elles pensaient. Même si ce n'était guère toujours apprécié.

-Souhaitez-vous prendre un bain avant que d'aller vous coucher?

Néanmoins il était bon de rapidement changer de sujet lorsqu'on s'attaquait à un point épineux. Un bon bain le délasserait sans doute de son long voyage.
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Sam 22 Sep - 18:20

Louis-Henri savait l'emploi du temps de son épouse et même s'il le trouvait vraiment étouffant, surtout le temps qu'elle passait a la Cour. Mais il se disait au fond que quand il partait quelques jours en campagne, même si ce n’était pas tout le temps, cette absence devait marquer Athénaïs, se disait il. C’était leurs travail en quelque sorte et ça ne pouvait être autrement.
Elle lui dit alors que le lendemain elle devait être auprès de la Reine pour l'essayage de sa tenue pour le prochain bal. Il se mit à penser à ce que pouvait bien ressembler une journée a la Cour en compagnie de la Reine, et effaça vite cette pensée de sa tête quand il sentit Athénaïs se lever et partir en direction de la chambre. Il l’écouta comme toujours, il était toujours attentif et attentionné à ce que disait son épouse.
C’était vrai qu'elle n'avait pas tort, sans l'avoir à ses cotés, qu'allait-il faire le lendemain, il aurait aimé passer du temps avec son épouse, mais non il fallait que dès qu'il rentre de Gascogne, elle aille dès le lendemain à la Cour. Son sourire s’effaça presque entièrement ne laissant plus qu'un léger arrondi sur ses lèvres.
Elle lui parla de jeu, à cet instant il se demandait si la soirée allait prendre une tournure différente de la façon dont elle avait commencé. A cet instant, il la regardait avec toujours ce léger croissant de dessiné sur ses lèvres qui s'estompa. Il se leva et se dirigea vers son épouse et lui prit la main afin de la porter à sa bouche et d'y déposer un baiser puis il lui répondit.


"- Je vous en donne ma parole, déjà je ne sais combien de temps ma mère restera auprès de moi et puis je compte passer du temps avec nos enfants."

Puis elle lui demanda s'il voulait prendre un bain; c’était vrai qu'un bon bain ne lui ferait pas de mal bien au contraire après la longue route qu'il venait de faire, il acquiesça et lui répondit en rechaussant un peu son sourire

"-Oui, je veux bien."

Il aimait son épouse et aimait la tendresse qu'elle avait à son égard, lui avait aussi de la tendresse envers elle, elle le savait depuis le temps qu'ils étaient ensemble, elle avait appris à le connaitre et lui de même. Il relâcha sa main délicatement. Il vit en relâchant sa main une marque sur son poignet, mais ne dit rien et préféra attendre un peu avant d'en parler car peut-être se déciderait-elle à lui en parler.
Il lui glissa un baiser rempli de tendresse et de passion sur les lèvres sans la lâcher des yeux, il était vraiment heureux d’être de retour et de savourer le temps présent avec celle qu'il aimait tout pouvait arriver, la seule chose qui comptait était devant lui mais il s'interrogea sur cette marque.

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Sam 22 Sep - 18:53

Louis-Henri savait se montrer charmant. Il s'était levé, et même s'il avait quelque peu perdu son sourire, il avait pris la main de son épouse et y avait déposé un baiser, et déclaré qu'il n'irait point aux jeux. Athénaïs eut un sourire de gratitude. Même si elle ne pouvait savoir à l'avance ce qu'il adviendrait, elle préférait qu'il lui dise qu'il y renoncerait, c'était toujours plus rassurant. Elle savait que ce genre de discussion lui déplaisait, il avait réellement un problème avec le jeu. Mais il avait beaucoup de mal à le reconnaître. Pour lui, il se vengeait de l'absence de sa femme, mais ce n'était qu'un prétexte.

Le fait qu'il prévoit de rester avec les enfants le lendemain était déjà encourageant, moins de risque d'être tenté. Mais si l'un de ses amis lui rendait visite, on n'était à l'abri de rien. Mais tant que Catherine Zamet, la mère de Louis-Henri, resterait avec lui et les enfants, il ne risquait pas d'aller perdre de l'argent dans des jeux et paris stupides... Du moins s'il ne prétextait pas avoir une course importante à faire en demandant à sa mère de lui garder les petits!

Louis-henri acquiesça pour le bain, aussi Athénaïs se dirigea vers la petite salle de bain qui se trouvait près de la seule et unique chambre, celle qu'ils occupaient. Elle s'affaira à faire chauffer de l'eau et à en remplir la cuve, après y avoir placé un drap spécifique aux bains à l'intérieur. L'eau était chaude, la fumée se dégageait de la baignoire. La marquise prépara du savon et une éponge qu'elle posa près du rebord, ainsi qu'une serviette pour quand il sortirait du bain
.

-Voilà mon ami, tout est prêt.

Elle songea à la différence de vie qu'elle menait à Paris et à la Cour. Au château, elle avait une domestique qui lui préparait son bain, et là, elle avait l'impression que c'était elle la domestique. Ils avaient bien une cuisinière, mais elle s'occupait déjà de préparer le diner, et Athénaïs ne s'entendait guère trop avec elle. Cette dame était au service des Montespan et donc constamment du coté du marquis, aussi prenait-elle parti chaque fois que le couple se disputait. Aussi la marquise essayait de lui en demander le moins possible lorsque le marquis était là. Mais lorsqu'elle était seule avec elle, elle ne se gênait pas pour lui en faire voir de toutes les couleurs.
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Sam 22 Sep - 19:43

Louis-Henri était certes d'une nature ou plutôt d'un caractère sombre, mais il était tout de même quelqu’un d'aimant et fidèle auprès des gens auxquels il tenait. Il savait très bien que son épouse à la Cour avait une autre vie si on pouvait dire ainsi, mais il ne se laissait pas abattre et voulait vraiment son bonheur et son bien et s'il pourrait, il irait lui décrocher la lune. Mais c’était dur, il comprenait ses fautes, ce qu'elle aimait à lui reprocher; son addiction au jeu. Pour lui ça n’était pas réellement une addiction même si à force de l'entendre, il l'avait mémorisé. Il la regarda aller préparer son bain, elle était vraiment son oxygène, que ferait-il sans elle ?
Une fois qu'elle lui dit que le bain fut prêt, il alla dans la salle de bain, il voyait toujours en elle celle qu'il avait rencontré, pour qui il avait eu un coup de foudre. Pour rien il ne changerait quoi que ce soit. Il l'aimait comme au premier jour, même si de temps à autre ils avaient des querelles, même si des fois il s'emportait en démarrant au quart de tour. Mais à cet instant tout ça n'avait rien à voir. Il lui répondit


"- Merci ma tendre épouse."


Il lui fit un sourire, il n’était pas du genre à trop avouer ses sentiments, mais aimait être chaleureux et charmant pour Athénaïs.
Il enleva sa tunique en se déshabillant et la posa sur une chaise, puis enleva sa perruque et la posa aussi avant de rentrer dans son bain.
Il aimait à la fois le fait que son épouse soit toujours à ses côtés, mais se demandait si ça n’était pas de trop des fois. Il lui reprochait certes de ne pas accorder plus de temps pour s'occuper des petits, mais elle savait prendre soin de lui.

Il commença à se laver. Ça faisait du bien de prendre un bain, surtout ça décontractait après un long voyage comme il venait de faire. Il se mit à penser en même temps qu'il se savonna à cette marque qu'avait Athénaïs au poignet. D’où pouvait-elle provenir et allait-elle lui en parler ou alors voulait-elle éviter d'en parler car elle savait que si ça avait rapport avec quelqu’un cela le mettrait en quelque sorte hors de lui ?
A cette pensée, il décida de penser à autre chose pour finir de savourer son bain et en pensant plutôt aux bons moments et à ce qu'allait être sa journée du lendemain avec sa mère et du moment qu'il passerait à s'occuper des enfants.
Il entendit du bruit, se demandant ce que faisait Françoise, il n'avait même pas vu qu'elle avait quitté la pièce, elle avait dû quitter la pièce au moment où il était plongé dans ses pensées où il se demandait ce qu’était cette marque rouge. Il profita de son bain un bon moment.
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Sam 22 Sep - 20:36

Alors que son mari se déshabilla pour entrer dans son bain, Athénaïs s'assit un instant sur le tabouret. Puis, lorsqu'elle vit qu'il était bien et qu'il commençait à rêvasser, elle décida de le laisser tranquille. Elle sortit discrètement et en silence de la salle de bain en emportant avec elle la tenue que son mari venait de quitter pour l'amener à la domestique, madame Larivière. Elle arriva donc à la cuisine où la dame d'une quarantaine d'années s'affairait à préparer le repas pour le marquis. Lorsqu'il rentrait, cette domestique prenait toujours soin de préparer quelque chose qu'Athénaïs détestait, comme pour bien lui montrer qu'elle ne l'appréciait pas. Machinalement, la marquise se montrait alors d'autant plus froide et hautaine avec elle. En entrant dans la cuisine, une odeur qu'elle ne souffrait guère lui donna alors la nausée. Grimaçant, elle jeta l'habit de son mari sur une chaise en entamant d'un ton narquois.

-Gratin de courgettes je présume...

"Le plat préféré du marquis" rétorqua la bonne.

-Vous faites erreur, le mets qu'il préfère, c'est moi! lâcha la marquise avec un sourire en coin.
Lavez ça pour demain, ajouta-t-elle avant de quitter la pièce.

Elle savait que la première réflexion allait déplaire à Mme Larivière et c'était d'autant plus jouissif. Il fallait bien qu'elle trouve une petite vengeance, elle n'allait tout de même pas se laisser faire. Quittant la cuisine, la marquise s'installa sur le fauteuil où ils avaient tous deux pris place quelques instants auparavant, et regarda ses enfants dormir.
Quelques instants après, Mme Larivière arriva dans la salle à manger-salon avec un plateau qui comprenait deux assiettes couvertes par des cloches pour tenir les plats au chaud. Elle regarda sa maitresse d'un air narquois.


"Je suppose que vous voulez l'amener vous-même au marquis..."

Athénaïs songea qu'en effet, son mari serait ravi que ce soit elle qui lui apporte son repas, il ne pourrait ainsi pas lui reprocher de moins s'occuper de lui que sa servante, et cela rattraperait peut-être le fait qu'il ait l'impression qu'elle l'abandonne chaque fois qu'elle va à la Cour.

-Bien sûr! répondit-elle.

Elle se leva de son fauteuil et alla prendre le plateau des mains de la domestique. Mais la douleur à son poignet droit se réveilla, il ne pouvait porter le poids du plateau. La douleur la fit immédiatement lâcher le plateau qui s'écroula au sol ainsi que la nourriture. Folle de rage, la marquise lança un regard noir à la cuisinière qui elle aussi du coup était en colère de voir son plat gâché.

-Vous l'avez fait exprès!

"Moi??? Madame vous perdez l'esprit!

-Parfaitement, vous saviez que j'avais mal au poignet alors vous avez fait en sorte que je veuille porter moi-même ce plateau à mon mari!!!

"Mais comment aurais-je pu le savoir???"


Folle de rage et s'apercevant qu'en effet la bonne n'y était peut-être pour rien, elle partit en courant dans sa chambre en claquant la porte et alla pleurer sur le lit. Toutes les émotions de la soirée lui avaient explosé au visage d'un seul coup et cela faisait beaucoup à supporter. Elle avait eu si peur durant le chemin du retour...
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Sam 22 Sep - 21:12

Louis-Henri n'eut pas le temps de fermer les yeux pour se détendre totalement qu'il entendit comme quelque chose qui tombait, il se demandait bien ce que cela pouvait bien être puis dans les secondes qui suivirent il entendit une porte claquer.
Il finit donc de profiter du bain, sortit de l'eau et se sécha avec la serviette que lui avait préparée Athénaîs, puis se vêtit assez rapidement, finit de se préparer, vida la baignoire et se dirigea tout d'abord vers l'endroit d’où était venu le bruit, il vit alors la bonne nettoyer ce qui semblait être un plateau.
A cet instant, il se demandait bien ce qui se passait, il se doutait un petit peu de la rivalité que pouvait se livrer Madame Lariviere et Athénaïs mais là, il ne comprenait pas. Il fit un geste de la main en montrant l'endroit ou était le gratin de courgettes, à vrai dire il n'avait pas vraiment faim et dit à la bonne:


"- Qu'est ce qui ne va pas ?"


Ce furent les seuls mots qu'il put dire ne sachant vraiment pas pourquoi elle avait fait tomber le plateau car pour lui, il devait y avoir quelque chose car jamais elle n'avait fait tomber un plateau. La bonne eut à peine le temps de dire

'Mais....'

Il partit vers la chambre, il se rappela de la porte qui avait claqué et se demandait ce que pouvait bien avoir Athénaïs. Il repensa à la marque qu'elle avait au poignet et se demandait si ça avait un rapport. Il regarda derrière et vit que la bonne s’était remise a nettoyer l'incident qui venait d'avoir lieu. Il n'avait guère envie de rire mais plutôt de savoir ce qui se passait. Il toqua à la porte pour signaler sa présence et ouvrit délicatement, il la vit sur le lit en train de pleurer.
Il s'approcha d'elle, s'assit à côté d'elle, lui leva la tête avec sa main et lui dit en essayant de lui faire un sourire.


"-Que vous arrive-t-il donc pour que vous pleuriez tendre épouse ?"

Il la regarda, jetant un bref regard à son poignet avant de mettre ses yeux sur Athénaiï. Il se disait à présent qu'il avait dû se passer quelque chose, peut-être avec la bonne, ou était-ce a la Cour ? Il ne savait pas, mais il voulait l'entendre de sa bouche. Il lui dit ensuite


"-Dites-moi s'il vous plait Françoise, ne restez donc pas dans cet état."

Il n'aimait vraiment pas la voir pleurer, ça ne lui arrivait pas tant que ça à ses souvenirs, il avait dû se passer quelque chose ou plusieurs choses de vraiment mal. Il lui fit un baiser sur le front et reposa son regard dans ses yeux en lui séchant les larmes avec sa main.





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Sam 22 Sep - 21:59

Avec tout ce raffut, entre le plateau tombé et les cris de la marquise et de la bonne, les enfants s'étaient réveillés et mis à pleurer. La cuisinière tenta de les calmer tendis que le marquis avait pénétré dans la chambre pour rassurer son épouse. Mme Larivière devait surement se dire que sa maitresse était folle.

Athénaïs apprécia le doux geste de son mari qui lui sécha ses larmes avec sa main. Il s'était montré tendre avec elle, et elle aimait quand il se conduisait ainsi. Elle se blottit alors dans ses bras, sanglotant toujours. A présent, elle allait être obligée de lui raconter ce qui s'était passé. Mais elle avait peur qu'en l'apprenant, il lui interdise de retourner à la Cour. Cette pensée lui donna d'autant plus envie de pleurer et elle s'effondra en larmes contre le torse de son mari qui semblait n'y rien comprendre, et il y avait de quoi en effet.
Après un instant, une fois un peu calmée, elle leva ses yeux azur rougis par les pleurs vers le regard sombre de Lousi-Henri
.

-Oh Henri, promettez-moi de ne point vous emporter quand je vous le dirai... Ce n'est pas si grave je vous assure... c'est juste que j'ai eu bien peur...

La marquise prit alors une grande inspiration et une bonne dose de courage et commença son récit.

-Je rentrai à pieds depuis la frontière de Paris lorsque, bientôt arrivée à notre rue, je passai devant une auberge bien animée d'où sortit un affreux ivrogne qui me percuta de plein fouet, manquant de me faire tomber.

Athénaïs réprima un haut-le-coeur en se remémorant l'affreuse face et l'haleine nauséabonde de cet homme, ou plutôt cette épave.

-Je m'excusai alors afin d'être malgré tout polie, et cet individu s'est mis à m'insulter. J'ai alors rétorqué, vous me connaissez... Et comme il insistait, je l'ai giflé... Je sais, je n'aurais point dû...

A ces mots, la marquise se remit à sangloter quelque peu. Il fallait dire que la suite d'événements n'était pas joyeuse, du moins pour le début.

-Cet individu m'attrapa alors par le poignet pour tenter de me frapper. Fort heureusement pour moi, un preux chevalier vint à mon secours. C'était Mr de Saverne, l'un des gardes-suisses de Monsieur. Il m'a pour ainsi dire sauvée et m'a raccompagnée. Oh Louis-Henri, j'ai eu si peur vous savez!


Elle se serra alors un peu plus au creux de ses bras comme pour sentir son réconfort. Elle espérait qu'il ne la tiendrait pas responsable des événements qui s'étaient produits.
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Lun 24 Sep - 17:43

Louis-Henri ne savait vraiment pas ce que tout cela voulait dire, dans sa tête les idées fusaient, mais il les balaya toutes car au final ça pouvait être des tas de choses qui pouvait avoir une telle fin.
Il venait d'essuyer les larmes de Athenais quand celle-ci se mit contre son torse et sentit des gouttes couler contre sa peau. Il regarda alors son épouse sans aucun exquisement de lèvres. Elle commença par lui dire qu'il ne fallait pas qu'il s’énerve; a ces mots il se doutait que ça allait être quelque chose de pas très amical ce qui lui était arrivée. Il la regarda, posa sa main contre la joue de son épouse qui le regardait et lui dit


"-Dites moi donc."

Il l’écouta racontait son retour du château et sa bien mauvaise rencontre, a ces yeux elle n’était guère responsable de ce qui s’était passé, il eut quand même un moment ou il fronça les sourcils; il n'aimait guère les ivrognes qui étaient du genre a mettre leur grain de sel dans une situation pour la rendre pire.
Il l’écouta sans trop rien dire, simplement a l’écouter, se disant qu'a présent il savait d’où provenait cette marque rouge sur son poignet; il ne la quitter pas des yeux.
Alors en sentant l’étreinte que lui faisait Athenais et ses derniers mots qui raisonnaient chez lui comme si elle lui disait que ce n’était pas sa faute, il lui dit alors toujours les sourcils froncés mais moins que l'instant précédent


"- Sachez chère épouse que a ce que vous me dites là, je ne vois point en quoi vous puissiez être responsable de cet incident."

Il ne la prenait pas pour responsable, mais il se demandait vraiment qui pouvait être cet ivrogne, rien que de penser un homme s'attaquer a une femme lui fit apparaitre une rage au fond de lui surtout que cette femme était son épouse de surcroit et personne n'avait le droit de poser ne serait ce une main sur elle et ni sur ses enfants.
Il la regarda et en lui faisant un léger sourire qui eut du mal a s'afficher sur ses lèvres, c’était a peine si il était visible lui dit en lui


"-Demain si vous le souhaitez, et même si vous ne le souhaitez pas, je me portes présent pour faire le chemin en votre compagnie."

Il pensait que ça n’était pas une si mauvaise idée, de l'attendre en fin de journée si il le fallait aux abords du château, mais il pensait a ça, mais aussi a cet ivrogne aussi même si il avait du avoir une belle réprimande de la part du garde de Monsieur, il n'avait point le droit de lever le bras sur Athenais.
Il pensait alors au caractère qu'avait son épouse de ne pas avoir sa langue dans sa poche, son sourire s'afficha et pouvait se lire a présent sur ses lèvres; mais comment pouvez il lui reprocher d’être la cause de cet incident si c'est cet ivrogne qui avait commencé a l'injurier.
Il la regarda, lui releva la tête en lui soulevant le menton et lui dit chaleureusement et d'un ton haut.


"-Ne pleurez donc plus Francoise et changeons a présent de sujet, je vous aimes quand vous êtes souriante et heureuse et non a pleurer, cet homme ne vaut guère le coup que l'on y attribue le moindre mot supplémentaire."

Au fond de lui, il avait envie d'aller lui mettre une bonne leçon et cette pensée ne partit pas aussi facilement de sa tête. Il regarda alors son épouse, passa ses bras autour d'elle, la serra contre lui pour lui montrer qu'il était de son coté et qu'elle ne devait pas avoir peur, elle pouvait compter sur lui. Il lui prit ensuite son poignet ou la tache rouge était et lui glissa un baiser en lui disant.

"-Et ne vous en faites pas, la bonne s'occupe bien du nettoyage du gratin."

Il lui fit un sourire et l'embrassa, puis remit ses bras autour d'elle pour la réconforter encore.
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Mer 3 Oct - 9:53

Il était rassurant pour Athénaïs de constater que son mari ne la tenait pas pour responsable des événement et qu'il prenait son parti. C'était normal, me direz-vous, mais il était des maris qui trouvaient que si leur épouse s'attirait des ennuis, c'était qu'elle les avait cherchés... Louis-Henry savait se montrer des plus adorables. A présent il proposait de venir la chercher pour faire le chemin avec elle.

-Oh Louis-Henry, vous êtes charmant, je vous remercie de cette attention que j'accepte bien volontiers, en espérant de pas écourter votre après-midi avec votre mère.

En effet, de la porte de Paris la plus proche de saint-Germain en Laye jusqu'à la rue Tarane, il y avait tout de même une trotte. Et la proposition qu'il avait faite la toucha. Elle lui déposa un baiser au coin des lèvres pour le remercier. Ses larmes s'asséchèrent et elle se calma peu à peu. Le marquis avait raison, le malautrus ne méritait pas qu'on lui accorde plus d'attention que cela, le sujet était donc clos.
Elle sourit au baiser qu'il déposa sur son poignet encore endolori. Et elle éclata de rire lorsqu'il parla de la bonne qui ramassait le gratin qui avait lamentablement chu pour s'éparpiller sur le sol.


-Encore heureux, on la paie pour cela... Je suis navrée pour cet incident. Voulez-vous que j'aille lui demander un autre plat pour votre souper?


Appréciant l'étreinte de ses bras, elle se blottit encore un peu plus contre lui, attendant qu'il lui réponde. Ces moments de tendresse étaient uniques, et lui rappelaient le début de leur mariage, où ils ne vivaient que d'amour et d'eau fraiche. Bien vite, la jeune marquise s'était aperçue que cela ne suffisait pas... A présent, ils avaient deux jeunes enfants, il était clair que cela ne suffisait plus. Mais les moments d'affection faisaient oublier un moment les terribles disputes qui pouvaient éclater entre eux. "Ce qui ne tue pas rend plus fort", et "les disputes renforcent le couple", c'était ce que l'on disait.

Athénaïs savait que sa soeur ainée Gabrielle avait de gros soucis avec son mari et que d'ailleurs il ne se voyait plus ou que rarement, celui-ci préférant vivre en son château de campagne tandis que la marquise de Thianges, tout comme sa cadette, ne jurait que par la Cour. Athénaïs se trouvait malgré tout chanceuse d'avoir un mari qui l'aimait vraiment. malgré les défauts qu'il pouvait avoir, il était amoureux et c'était agréable de se dire cela. Ils formaient un couple étonnant, un peu étrange, le sombre mari et l'épouse lumineuse, celui qui ne veut point se montrer et celle qui ne vit que par le regard des autres. Mais malgré tout ils s'aimaient, malgré leurs différences.
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Mer 7 Nov - 20:58

Louis-Henri profita de ce moment remplit de tendresse et de douceur, il aimait se retrouver ainsi avec sa bien aimée, rien que tous les deux malgré le fait que la bonne était a coté entrain de nettoyer le carnage qui avait eut lieu un peu plus tôt. Il aimait ces moments car il ne pensait a rien d'autre qu'au moment présent. C’était un peu le genre de moment ou il pouvait y avoir une catastrophe dehors, ou le ciel pouvait tombait sur Paris, rien ne pourrait le déranger.
Il lui répondit quand elle elle lui confirma qu'elle serait enchanté qu'il fasse le chemin a ses coté.


"- Il n'y a pas de problèmes et puis ça ne dérangera personne ne vous inquiétez pas tendre épouse."


Il sentit Athenais se blottir encore plus contre lui; un sourire se dessina sur ses lèvres, elle lui demanda si il voulait qu'elle demande a la bonne de lui préparer quelque chose, il la regarda, et lui déposa un baiser sur ses lèvres en lui disant

"-He bien, je ne crois pas qu'elle est ce dont j'ai envie a cet instant."


Il eut un large sourire a ces mots, il aimait bien plaisanter mais aussi être tendre avec sa belle. Il regarda en direction de la porte en pensant a la bonne.

* On ne va point l’embêter davantage sinon elle croirait a une conspiration.*

Il remit ses yeux sur Athenais et l'embrassa de nouveau avec un baiser remplit de tendresse et lui dit.


"- Vous faites de moi un homme heureux Francoise."


Son sourire n'avait point perdu de son éclat et se lisait sur ces lèvres. A ces mots, il ne put s’empêcher de repenser a tout ce qu'ils avaient pu vivre ensemble, des moments magiques comme de moins bons, mais les bons moments a ses yeux étaient plus nombreux et a ce moment là, ça en faisait partit et le fruit de leur amour qui dormait a coté; leurs deux enfants qu'il aimait plus que tout au monde et qui faisait sa joie.
Il se rappelait de la première fois qu'il avait vu Athenais et se disait que même si a ce moment là, ça ne faisait point longtemps qu'il venait de perdre son frère, de l'avoir rencontré lui a permis en quelque sorte de surmonter cette difficulté et tout l'amour qu'il avait a donné allait en sa direction a elle et vers ses enfants.
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Sam 10 Nov - 16:34

C'était clair comme de l'eau de roche, le regard et le sourire de Louis-Henri ne mentaient pas. Il n'avait ni envie de manger, ni envie de dormir. Il voulait simplement une nuit d'amour avec son épouse. Sa phrase sur la bonne qui n'avait certainement pas ce dont il avait envie pour le moment fit rire Françoise.

-Cela me rassure... Si je dois sentir une rivalité provenant de cette dame défraichie, alors je m'en inquiéterais.

Cette réflexion n'était guère très gentille, c'était vrai, mais Athénaïs commençait réellement à être agacée par le comportement de la domestique qui, clairement, lui faisait sentir sa désaprobation quant à sa présence ici. Pourtant, la marquise était chez elle tout autant que son mari.

Les baisers pleins de tendresse que le marquis donnait à son épouse la firent sourire et frissonner. Même si elle ne l'aimait plus aussi fort qu'au premier jour, elle avait toujours une certaine affection et une attirance physique pour lui. Il fallait reconnaitre qu'il était plutôt séduisant. Elle lui rendit ses baisers tout en passant une main dans ses cheveux bruns.


-Je vois ce que vous convoitez, mais dans ce cas...

La marquise se leva du lit et alla fermer la porte à clé.

-Il ne faut pas que nous soyons dérangés, dit-elle avec un clin d'oeil.

Elle revint vers son mari et s'installa auprès de lui sur le lit. Il portait simplement sa chemise pour la nuit, tout comme elle. Maintenant qu'il était tout propre et sentait bon, il était bien plus attirant. Le coton blanc et fin de la chemise laissait deviner ses muscles si bien dessinés. Athénaïs ne pouvait s'empêcher de passer ses mains blanches sur le torse de son mari. Elle ne trouvait bien fait. Il l'était, car être un soldat, même gradé, demandait pas mal d'effort physique.

-N'êtes-vous point trop fatigué?

C'était une question réthorique. Françoise savait que son mari ne l'était pas, du moins il ne l'était jamais pour des retrouvailles sur l'oreiller.
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Mer 14 Nov - 14:23

Louis- Henry aimait ces moment ou ils n’étaient plus que tous les deux, il se rappelait de ses sorties quand a eux deux il partaient se balader, s’arrêtant là et là au bord d'une rivière ou a l’orée d'un bois. Ces moments là le manquaient mais même si le temps avait avancé, leur vie était devenu plus sage avec notamment l'arrivée de leurs enfants. Son amour pour elle quand a lui n'avait pas changé, il l'aimait presque autant qu'au premier jour même si le temps atenu certains coté.

Il regardait toujours sa belle, et tout en la voyant allé fermer la porte, un sourire se dessina sur ses lèvres. Puis elle revint vers lui en lui disant qu'il ne fallait pas qu'ils soient dérangés.
Il regardait Francoise toujours avec ce même sourire, il aimait ce genre de moment ou il se retrouvaient sur l'oreiller. A cet instant lui qui n'avait pas bougé du lit, toujours assit au bord de celui ci, regardant Athenais qui revenait vers lui. Il lui dit alors


"- He bien, je ne penses pas que nous le serrons. a présent"

Il la laissa passer ses mains sur son torse, il aimait sentir ses mains douce sur son corps, il commença par lui enlever sa chemise. Puis lui déposa un baiser sur ses lèvres tendrement avant de descendre vers son cou et l'embrasser. Il remit son regard alors dans le sien et lui dit

"- Votre beauté n'a point changé chère épouse."

Il la regarda dans les yeux, il n'aimait pas trop exprimer ses sentiments, mais il ne put s’empêcher de les communiquer a cet instant tout en passant une main derrière la tête de Athenais et de lui déposer un baiser au coin de ses lèvres, il aimait ses lèvres, c’était comme une drogue, ces lèvres tendre et pulpeuse ou il aimait poser les siennes.
A cet instant plus rien ne compté et il en profita pour enlever sa chemise et la lancer sur un fauteuil qui se trouvait tout prés du lit et remit ses yeux sur Athenais avec son regard amoureux qu'il avait toujours quand il était seul avec son epouse.
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Mer 21 Nov - 13:19

Comme toutes les femmes ou presque, Athénaïs était sensible aux compliments, même si elle en entendait à longueur de journée, cela lui faisait toujours plaisir de s'entendre dire qu'elle était belle. Qui ne l'aurait pas apprécié, après tout? Et lorsque ce genre de déclaration venait de son mari, la marquise en était d'autant plus flattée. Il fallait dire qu'étant peu présent, il aurait pu la trouver changée, moins belle qu'avant ou autre, mais visiblement il n'en était rien. Les femmes n'avaient que peu d'opportunité de sortir du lot et de se faire remarquer, il fallait soit être belle, soit avoir de l'esprit ou encore être de lignée remarquable. Athénaïs regroupait au moins deux de ces importants détails: elle était belle et avait un esprit redoutable. Certes sa famille était des plus anciennes également, mais ce n'était point cela qui faisait le plus la renommée de la marquise.

Louis-Henry avait à présent retiré sa chemise et se trouvait donc nu comme un vers, laissant donc l'opportunité à son épouse de déposer ses blanches mains sur sa peau. Son corps était chaud, bien plus que les mains d'Athénaïs qui, en cette saison hivernale, avaient tendance à être froides.


-Vous non plus vous n'avez pas changé, lui dit-elle avec un sourire.

Il l'embrassa, alors elle prolongea son baiser tout en se blottissant un peu plus contre lui. Il faisait nuit et seule une bougie éclairait la pièce à présent, ils pouvaient donc encore se distinguer, leur ombre se projetant sur les murs telles des ombres chinoises. Cette configuration lui rappelait leur nuit de noces: seules quelques bougies étaient présentes dans la chambre, cela donnait un certain charme à la pièce, un environnement chaleureux. Athénaïs sourit à cette pensée et embrassa de nouveau son mari. Ils étaient amoureux comme de jeunes adolescents lors de leur mariage, c'était chose rare, c'était romanesque, c'était fou. Aujourd'hui ils s'étaient aperçus de leurs différences, de ce qui les séparaient, mais c'était ainsi, ils étaient mariés pour le meilleur et pour le pire. Elle déposa un baiser dans son cou et commença à le mordiller par endroits, tantôt entre le cou et l'épaule, tantôt au lobe de l'oreille. Elle savait que cela lui faisait de l'effet.
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Lun 17 Déc - 18:10

Louis-Henri aimait les moments qu'il passait avec ses enfants, mais les moments ou il était seul avec Athenais était certes moins présent que ceux avec ses enfants mais il aimait d'autant plus, cet instant de calme, de compassion si on pouvait dire ou il pouvait parler mais aussi ne plus penser a rien et sentir son épouse contre lui, sentir son odeur, sentir sa peau le toucher.
Il aimait avoir un moment de partage avant de passer au moment câlins, elle était tout ce a quoi il tenait, il ne pourrait vivre sans elle, c’était son oxygène, sa raison de vivre en quelque sorte. Il ne pouvait cesser de devoir sentir son odeur, cette absence qu'il avait eut avant de la retrouver était presque un supplice pour lui car ne pas la savoir a ses cotés était vraiment désagréable.
Il la regardait ne la quittant pas des yeux, l'embrassant toujours amoureusement, il était comme qui dirait plus amoureux que amoureux si on pouvait dire cela, c'est a dire a la frontière de la possessivité, elle était a la fois sa drogue et la personne que son cœur ne pouvait battre sans elle.
Puis elle lui dit qu'il n'avait pas changé, ces mots le firent sourire; lui qui prenait soin de lui qui aimait plaire a sa tendre même quand il n’était pas auprès d'elle, il faisait attention a son physique sauf bien entendu quand il était en campagne mais pour elle, il était prêt a tout. Il lui dit en souriant


"-Vous auriez préféré que je changes ?"

Il la regarda souriant tandis qu'elle l'embrassa dans le cou, il aimait ces moments avec son épouse fait de complicité et d'amour ou il n'y avait que eux et rien d'autre ne compté, ça pouvait être l'Apocalypse dehors que ça ne les dérangerez point.
Il la laissa le mordiller par endroit, il aimait bien ces sensations, puis en fit de même en lui mordillant le lob de l'oreille puis en passant sa main sous son chemisier et commença a la caresser, il aimait sentir sa peau, tout en la regardant, il lui déposa un baiser remplit de tendresse avant de lui en déposer sur son corps, faisant de haut en bas puis remontant jusqu’à ses lèvres ou il l'embrassa fougueusement.
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Lun 17 Déc - 18:38

Athénaïs savait que malgré les défauts que pouvait avoir son mari, elle était néanmoins chanceuse d'être l'épouse d'un homme qui l'aimait réellement, d'un amour sincère et passionné. Certes, tout n'était pas parfait, mais la pureté des sentiments de Louis-Henri était tout de même quelque chose de précieux. Le mariage d'Amour était une chose rare. Et dans chacun des baisers que le marquis lui donnait, la marquise pouvait sentir cet Amour. C'était quelque chose de beau et d'unique. Il lui demanda alors si elle aurait préféré qu'il change. Cette question la surprit un peu et elle se redressa un peu, appuyée sur ses coudes, pour le regarder dans les yeux, l'air étonné, les yeux un peu écarquillés.

-Certes non, pourquoi le voudrais-je?

L'ambiance devait plus intense, Louis-Henri caressait le corps de son épouse qui avait retrouvé ses charmes malgré la seconde grossesse qu'il avait subi. Athénaïs le fit basculer pour qu'elle puisse se retrouver sur lui. Elle lui mit alors son index sur la bouche avec un sourire.

-Vous parlez trop, taisez-vous donc un instant, voulez-vous?

Elle profita qu'elle était sur lui, assise à califourchon, pour l'émoustiller un peu plus en passant à nouveau ses mains sur le corps de son mari tout en les descendant à mesure que ses baisers, eux, remontaient de ton torse à ses lèvres. Elle savait qu'elle ne resterait pas longtemps dans cette position car Louis-Henri aimait avoir le dessus, et ceux dans tous les sens du terme.
Elle lui rendait donc ses baisers, aussi fougueux que ceux qu'elle recevait. Elle ne put retenir une exclamation lorsqu'il lui mordit le lobe de l'oreille, une zone érogène assez développée chez elle. Il la connaissait bien et savait quelles zones stimuler. En même temps, c'était lui qui lui avait fait connaître l'amour physique, elle n'avait connu qu'un homme, pour le moment, c'était lui. Elle n'était pas de ces femmes libertines qui profitaient de l'absence de leur mari pour les tromper à tout va, même si elle était sure que lui ne se privait pas. Non, elle préférait respecter les engagements du mariage, même si à présent l'entente entre les époux était fluctuante.
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Lun 17 Déc - 19:14

La piéce etait éclairée faiblement par des bougies ce qui rendait romantique quand même l'ambiance, il aimait cela.
Louis-Henry dans ses moment là, se moquait de tout ce qui pouvait arriver, il était là a savourer le moment comme si c’était la première nuit avec elle, chaque fois qu'il avait ce genre de moment avec Athenais, c’était pour lui qu'un recommencement, certes il n'oubliait pas les moments passés mais tellement il l'aimait, ces moments là étaient autant magiques les uns que les autres. Tellement ces moments là étaient intenses, il en oubliait tout, il ne pensait qu'a l'instant, a sentir la peau de Athenais, a la caresser, l'embrasser, il savait qu'elle aimait qu'il prenne le dessus, a vrai dire il préférait lui aussi avoir le dessus mais aimait quand elle prenait des initiatives de temps a autres.
Quand elle lui dit de ne plus parler, il esquissa un sourire, c’était vrai qu'elle préférait le silence et lui aussi d'ailleurs dans ce genre de moment ou seul les gestes comptaient, les caresses, les baisers, les frôlements, mordillements,....
Il continuait donc ses baisers, il aimait sentir son corps passait sous ses lèvres, elle avait la peau douce, celle qu'il aimait et qu'il avait toujours adoré, depuis leurs première nuit passé ensemble malgré la naissance de leurs enfants.

Il continua un moment, puis commença a lui caresser la poitrine, puis lui mordilla légèrement le bout des seins avant de remonter a sa bouche et de l'embrasser de nouveau tout en continuant de la caresser, il était peu être pas très fortuné mes ses sentiments étaient réels envers son épouse, il l'aimait autant que ses enfants et ne pouvait vivre sans elle. Il se doutait qu'elle devait se dire que les hommes ne sont pas très loyaux envers les femmes mais lui n'avait jamais était fricoter a droite a gauche; ce genre de chose arrive souvent quand un des deux est possessif.
Il aimait sentir son corps contre le sien, la chaleur que dégageait celui ci même si elle avait les pieds froid.
Il lui mit sa main derrière sa tête continuant a l'embrasser, puis commença a la pénétrer, il prit du plaisir a se sentir en elle comme a chaque fois, leurs corps en harmonie, l'un dans l'autre, il aimait cette sensation et recommença en lui déposant un baiser sur le bout de ses lèvres les frôlant a peine, tout en continuant ses mouvements de vas-et-vient.
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Mar 18 Déc - 19:42

Le marquis de Montespan savait y faire, et pour cause, il avait une certaine et solide expérience des femmes, contrairement à son épouse qui elle, était restée chaste jusqu'au mariage et qui n'avait donc connu que lui. Louis-Henri étant un homme, il avait pu connaître des tas de femme avec qui « s'exercer », aussi pratiquait-il fort bien. Et il avait toujours à disposition de quoi s’entraîner. Il était fort bel homme et séduisant pour l'époque et avait toujours su se servir de ses charmes. Malgré les sentiments qu'il disait éprouver pour sa femme, lorsqu'il partait en campagne militaire, il lui arrivait de courir la gueuse pour assouvir ses « besoins masculins ». Athénaïs n'était pas dupe, et d'ailleurs certaines frasques du gascon remontaient parfois jusqu'à Paris où elle avait alors le déplaisir d'en prendre connaissance. Mais personne ne lui faisait jamais l'affront de lui en faire la remarque, après tout, tous les hommes étaient pareils, et même le roy en personne.

Bref, Louis-Henri savait procurer un plaisir certain à son épouse lors de leurs ébats. D'ailleurs, deux charmants bambins en avaient résulté à deux ans d'intervalle. Et Athénaïs aimait Marie-Christine et Louis-Antoine tout aussi tendrement que les aimait leur père, même si elle n'avait pas autant la fibre maternelle que lui. A présent qu'ils avaient eu leur garçon, l'héritier tant désiré par tout noble qui se respectait afin d'assurer à lignée, la belle marquise espérait ne plus tomber enceinte. Une grossesse serait une épreuve d'autant plus difficile qu'elle l'empêcherait de travailler plusieurs semaines durant, assurant à la famille moins de revenus et surtout privant Athénaïs du bonheur d'être à la Cour.

Durant leurs ébats, Louis-Henri prouvait à chaque instant combien il aimait son épouse, il était attentionné et doux, parfois sauvage mais sans jamais lui faire mal. L'expression « faire l'amour » prenait alors tout son sens. La marquise tâchait de lui rendre ses marques d'affection autant que faire se pouvait. Alors qu'il devenait plus fougueux, Athénaïs resserrait son étreinte en l'entourant de ses jambes. Les mains qu'elle avait glissées dans son dos laissaient ses doigts s'enfoncer dans la chair musclée du bel homme au-dessus d'elle qui commençait à suer. Quelques gémissements émanaient de sa bouche entre les baisers passionnés qu'ils échangeaient et les regards de braise qui les animaient. N'y tenant plus, la marquise empoigna le drap près de sa main en laissant échapper un cri alors qu'une chaleur et un frisson lui parcoururent tout le corps. Le marquis ne tarda pas non plus à atteindre le septième ciel, et son épouse l'embrassa langoureusement, comme pour le remercier de cet instant magique.

Après quelques instant mis à profit pour reprendre son souffle, Athénaïs regarda Louis-Henri avec un petit sourire avant d'attraper sa chemise de nuit. Elle s'entoura avec et se leva pour aller en direction de la salle de bains afin de procéder à un brin de toilette.
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Mar 18 Déc - 20:56

Louis-Henri aimait Athenais comme personne pour lui c’était incontestablement sa moitié, celle pour qui il vit, sans elle il ne sait pas ce qu'il serait. Il profitait de chaque instant passé auprès d'elle et ses moments sur l'oreiller, il les affectionnaient car pour lui c’était un moyen d’être tendre avec son épouse et tout comme elle lui communiqué son amour lui en faisait de même et dans ces moments là, aucune querelle, c’était le mot amour qui privilégié et rien d'autre.
Il continuait ses vas-et-vient, sentant que Athenais prenait elle aussi du plaisir, sentit ses jambes se mettre autour de lui; sentit également ses ongles se planter en lui.
Il prenait plaisir a donner du plaisir a sa tendre épouse, cela faisait partit de lui, il aimait chérir, il avait énormément d'amour envers ses enfants et autant envers Athenais et même les reproches qu'elle pouvait lui faire et qu'il comprenait; il ne les prenaient pas vraiment mal mais des fois il s'emportait légèrement, mais son amour; ses sentiments demeuraient intacts.
Il continua donc pendant un moment puis finit par savourer le baiser qu'elle lui fit en le prolongeant.

Il la regarda sans rien dire mettre sa chemise de nuit en lui faisant un sourire, a chaque fois qu'ils se retrouvaient ainsi pour lui c’était un instant magique, presque unique. Il la suivait du regard se lever pour aller certainement se faire une toilette pensait il.
Il en profita pour se couvrir legerement et se leva et alla la retenir en lui prenant le bras et lui sourit en lui disant:


"-Je n'ai jamais aimé personne autant que vous, ma bien aimée."

Il la regarda dans les yeux et l'embrassa passionnément avant de la laisser finir de se diriger vers la salle de bain car même si il n’était guère a exprimer ses sentiments, il avait des moments ou il aimait les partager car il savait qu'elle aimait qu'il lui dise ce genre de chose.
Il se mit a penser a cette vie passée avec la femme qu'il aimait, depuis leurs première rencontre a leur arrivée dans cet endroit; que de chemins parcourue, que de route tracée. Leur amour était a toute épreuve comme on pouvait dire malgré le fait que peu être que certaines langue étaient trop pendantes; si il avaient eu quelques aventures loin de sa femme son cœur n'appartenait qu'a elle, si elle voulait le mettre en miette, qu'elle le fasse.
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Mer 19 Déc - 20:13

La belle marquise était presqu'arrivée à l'embrasure de la porte de la salle de bains lorsque quelque chose la retint par le bras. Elle sursauta, surprise par cette étreinte inattendue. C'était Louis-Henry qui s'était levé silencieusement et l'avait rejointe. Elle le regarda, un peu surprise, et sourit à la déclaration qu'il lui fit. Elle se laissa embrasser, craignant un regain d'énergie de sa part, mais il n'en était rien. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, elle lui répondit d'une voix douce:

-Vous êtes charmant, Louis-Henry. Je suis touchée par vos mots et ne puis que vous les retourner.

De sa main libre, elle attrapa celle qui lui retenait encore le bras et la ramena à sa bouche pour y déposer un baiser avant de la lâcher délicatement pour reprendre son bref trajet. Athénaïs referma la porte de la salle de bains et ralluma la bougie qui avait été éteintes quelques temps auparavant histoire d'avoir un peu de clarté. La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. En ces journées hivernales, le jour s'en allait bien vite, ce qui rendait les journées bien plus fraîches encore beaucoup plus tôt. Elle procéda à une toilette rapide et vida l'eau. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à la journée du lendemain. Ce qu'elle avait hâte d'y être! Elle se lèverait aux aurores, se hâterait de se vêtir et de se rendre auprès de la Reine prendre son service. Si auparavant elle s'entendait bien, au début, avec Madame, depuis qu'elle n'était plus à son service, beaucoup de choses avaient changé, mais pas forcément en mal. A présent elle avait un petit appartement à disposition, comme chacune des dames de la maison de la Reine, avec une domestique à son service. C'était quand même plus prestigieux que de pouvoir loger près de la Reine et du Roi. Etre plus près des réjouissances et de l'actualité, c'était une véritable chance, et Athénaïs se plaisait tant dans ce monde de rivalités, de messes basses, de luxe et de beautés.
Une fois propre à nouveau, la marquise renfila sa chemise de nuit et ouvrit délicatement la porte de la salle de bains pour ne pas réveiller son mari au cas où il se serait endormi. Elle avança à pas de loup jusqu'au lit où elle s'installa discrètement. Elle déposa un baiser sur le front de Louis-Henry et se positionna pour dormir. Les bras de Morphée ne tardèrent pas à l'envelopper. La journée allait être longue le lendemain et il lui faudrait être reposée pour avoir un teint frais.

FIN
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