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 Promenons-nous dans les bois... ( p.v.Qui veut)


Sam 1 Déc - 9:30

Il existe un endroit où personne ne vient vous déranger, mais dans cet endroit magique et magnifique, il existe encore une chose bien meilleure et très importante. Personne ne vous juge. Que vous soyez de n’importe quel rang. Ninon habitait relativement loin de la forêt, mais elle adorait cet endroit plus que tout. Elle avait besoin de se retrouver un peu avec elle-même. Ce matin-là, elle ouvrit les yeux. Son regard se posa sur le jeune homme avec qui elle avait passé la nuit. C’était un jeune homme encore puceau qui était venu la voir pour apprendre les choses de la vie. Il avait entendu parler de Ninon, de son savoir-faire et de son esprit. Il s’était donc rendu chez elle et vous vous doutez de ce qu’il s’est passé entre eux. Mais pour certaine personne qui ne sont pas au courant, Ninon est un être humain comme tout le monde et lorsqu’elle est en publique, elle ne montre pas sa vraie personnalité. Elle lui caressa doucement la joue en souriant et se leva doucement afin de ne pas le réveiller. Elle prit sa chemise de nuit qui était par terre et l’enfila. Elle changea de pièce et alla faire sa toilette. Une fois sa toilette terminée, elle alla demander à sa bonne de l’habiller. Oui, Ninon a une bonne. Elle n’est pas si pauvre que ça, mais elle n’est pas si riche que ça non plus. Son salon lui rapportait une bonne part d’argent. Il fallait dire qu’elle recevait un bon nombre de personnalité qui étaient relativement bien placée. Elle pouvait donc se permettre certaine chose. Une fois habillée et coiffée, elle sorti de chez elle. Il était encore très tôt et il faisait encore relativement frais à cette heure. Bien emmitouflée dans sa cape, elle monta dans son carrosse. Elle n’avait pas besoin de donner sa destination. Le cocher savait parfaitement où elle allait à cette heure si et à quelle heure il devait revenir la chercher.

Une fois arrivée à destination, Elle descendit du carrosse en soupirant. Il fallait dire que ce dernier était très loin d’être confortable. Lorsque ce dernier fut parti, elle commença à marcher droit devant elle. Elle avait un endroit particulier où elle aimait bien s’assoir quand elle venait dans la forêt. Les animaux avaient décidé de venir lui dire bonjour car elle en croisa beaucoup sur son chemin. Elle s’arrêta souvent afin de les observer avec un sourire aux lèvres. Après tout, la vie des animaux et peut être un peu comme celle des humains, il faut se méfier de certaines personnes et parfois même de ses semblables. Elle arriva devant son fameux tronc d’arbre et alla s’y assoir. Le soleil était en train de se lever et les couleurs étaient magnifiques. Ninon avait hâte de sentir ses rayons sur son visage. D’une main, elle tenait sa cape sous son cou car il faisait encore relativement frais. Elle se m’y à réfléchir à pleins de choses. Le parcours de sa vie par exemple. Elle n’avait pas de remords. Sa vie lui convenait comme elle était. Mais un bruit de coup de feu la fit sortir de sa rêverie. Elle tourna la tête dans la direction du bruit. Elle vit des oiseaux s’envoler du haut des arbres en poussant des cris apeuré. Des chasseurs…. Ninon en avait une sainte horreur… Comment peut-on aimer retirer la vie à des animaux qui se trouvaient là bien avant nous ? Elle savait que le Roi adorait la pratiquer. Ninon rêvait de le mettre à la place de cette pauvre bête et de le courser dans la forêt jusqu’à épuisement. Car l’animal n’a aucune chance dans ce genre de situation. On lui lâche les chien après, on attend qu’il fatigue et on le tue… Comment peut-on être aussi cruel ? Elle garda son regard rivé vers les arbres où elle avait entendu le coup de feu. Elle verrait peut-être qui avait fait cette chose atroce. Elle espérait que le chasseur avait manqué son coup.
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Mar 11 Déc - 21:05

Les chevaux fonçaient au rythme effréné et insensé que leur permettait leur solide constitution et les sabots résonnaient jusque dans la tête du jeune marquis qui, à l'intérieur de son confortable carrosse, les yeux fermés, se laissait entraîner par la cadence infernale qu'il avait lui-même ordonnée. Ah, échapper à son destin pour ne plus penser, s'étourdir dans de furieuses escapades loin de la cour et des Philippe. Le binôme de ses souffrances. Insensibilité de celui qui brise un coeur pur et assurance orgueilleuse de celui qui se sait aimé au-delà de toute raison. Hélas, l'amour n'est que passion et folie, tourbillon des âmes perdues, cruauté des hommes et porteur de vains espoirs. Philippe le traître et Philippe le victorieux avaient eu raison de l'équilibre précaire d'Antoine, ce jeune homme assoiffé d'amour, de celui qui dévaste tout, exige plus que l'on ne saurait abandonner et qui, un beau jour, vous entraîne accompagné d'un désespérant silence dans les profondeurs d'un tombeau froid et solitaire à force d'avoir trop aimé, trop étreint, trop espéré.

Antoine avait été exclu du cercle, une aura de lumière qui illuminait toujours un amour partagé et exclusif et cela n'aurait pas été si désespérant s'il n'y avait pas été malgré tout convié de temps à autre par les caprices d'un prince inconséquent et sensuel. Perdu, partagé entre l'amour et le ressentiment pour l'un, l'amitié et une féroce jalousie envers l'autre, Antoine fuyait, fuyait n'importe où tant que la griserie de la vitesse imposée par l'attelage rutilant du Marquis d'Effiat et le hennissement haletant et désespéré des chevaux poussés à l'extrême l'empêchât de rassembler des idées déprimantes. Il n'était pourtant pas dans les habitudes du grand écuyer de Monsieur de malmener une race équine qu'il affectionnait et admirait au point de traiter chaque beau spécimen dont il avait la charge avec douceur, le dressant sans méchanceté aucune. Le jeune marquis aimait chevaucher le soir, se laissant envelopper par le sombre manteau de la nuit, des heures durant en son émouvante compagnie, partageant avec son fier compagnon le temps d'une promenade romantique cette liberté si précieuse parce que si rare, allant jusqu'à lui parler tendrement au creux de l'oreille comme à un amant comblé.


***

Perdu dans ses émotions, indifférent au monde, décontenancé par l'incertitude d'un amour compliqué pour un prince qui le rendait fou et le poussait à exiger de lui de jolies compensations à ses escapades amoureuses avec le chevalier, le rêveur marquis fut brutalement projeté en arrière et sa tête vint heurter la banquette en vis-à-vis du carrosse. Antoine laissa échapper une plainte de douleur et resta un moment prostré. Le chaos et l'incompréhension envahit le petit monde fermé du carrosse aristocratique brusquement freiné par les sabots peureux de quatre chevaux en furie, effrayés, le muscle tétanisé par le danger soudain et palpable, les nasaux en fusion, la crinière soulevée par le vent de la panique. Le bruit retentissant, mortifère et sourd d'une terrible déflagration venait de retentir aux oreilles de ces équidés et n'avaient pas encore pénétré le cerveau embrouillé d'Antoine.

- Mais... par tous les diables, que se passe-t-il ? Idiot de cocher.... Je vais le …. Oh ma tête ….

Après s'être remis d'aplomb péniblement, la tête en ébullition et le cou douloureux, Antoine ouvrit la portière et descendit du carrosse en perdition, furieux, le regard plus sombre qu'à l'accoutumée, tandis que le cocher tentait par tous les moyens d 'apaiser les folles montures.

- Auriez-vous perdu l'esprit Pierre ? Vous auriez pu me tuer . Je croyais que vous aviez la maîtrise de ces bêtes. Ignorez-vous l'expression : stupide comme un cheval de carrosse  ? Je crois qu'elle vous est absolument destinée et je m'en vais me plaindre à Monsieur qui ne saura que trop vous.....

- Comment Monsieur le Marquis, vous n'avez donc rien entendu ?

- Entendu quoi ? Vos cris d'incapable ? Les hennissements de chevaux que vous êtes manifestement incapable de …

- Pardonnez moi de vous interrompre, Monsieur le Marquis. Ne restez donc pas à découvert. Ce serait par trop imprudent. Un coup de feu, Monsieur le Marquis. Ni plus, ni moins. Prenez garde. Le danger est sans doute encore présent.

- Quel coup de feu ?

- Le bruit venait de cet endroit. Là-bas, derrière les fourrés, un peu plus bas, à l'entrée de la forêt. Mais que diable faites-vous ? Non. Non, Monsieur le Marquis, n'y allez pas. N'y allez pas, je vous en …...

Mais Antoine n'entendait plus rien, furieux d'avoir été ainsi malmené et attiré inexorablement par l'adrénaline du danger. Ni bêtes atterrées par la menace d'une arme meurtrière ni cocher impuissant à les dompter n'avaient plus de prise sur son esprit. Le jeune homme avait remisé dans un coin de son cerveau les rancoeurs d'un coeur déchiré et fait fi des obligations de cour, monde d'apparences et de lâcheté. Ses pas mesurés le menaient vers une dangereuse rencontre à laquelle son désir d'échapper à son destin ne pouvait que le conduire. Le mystère possède de ces vertus apaisantes qui vous font craindre des dangers autres que ceux que vous côtoyez d'ordinaire. Cet attrait-là, l'oubli de soi et des autres, le besoin d'affronter des périls inconnus le poussèrent à franchir la barrière inquiétante et sombre des buissons, pénétrant dans une forêt remplie d'ombres menaçantes. Il dégaina son épée de cour légère et courte, déterminé à en découdre, et ceci en dépit de l'interdiction royale de se battre en duel, prêt à toutes les audaces dans une semi-conscience dont le coup porté à la tête dans le carrosse n'était pas totalement étranger. Le danger prend souvent des apparences de simplicité qui vous surprend, vous déstabilise et finalement vous fait abandonner vos moyens et vos certitudes pour mieux vous perdre.

- Vous ? Que diable faites-vous ici si loin de votre terrain de chasse ?


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