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 Des jardins de Saint-Germain aux rue de Paris {Pv Louise.


Lun 3 Déc - 23:05

St-Germain-en-Laye.

Seigneur que c’était ennuyeux… Causer de cette toute nouvelle tragédie racinienne qui, au grand désespoir de tous les partisans de Molière, était un succès, mais également et surtout des derniers ragots qui agitaient la cour et ne l’amusaient pas le moins du monde. Et il fallait bien avouer qu’au milieu de ces dames dont l’énumération de titres donnait le tournis, parler sur un autre ton que celui de la méchanceté était bien difficile. Rire de leurs chapeaux trop pleins de plumes ou de leurs robes qui les feraient directement couler au fond d’un lac -si tenté qu’on les y jetterait- tant elles étaient lourdes : bien sûr que non. Cela serait ô combien déplacé. Évidemment, elles n’étaient pas toutes semblables, mais il fallait avouer qu’au sein de cette espèce bien particulière qu’était celle des courtisanes, la branche qui s’apparentait à la vipère était celle qui dominait. Il y en avait certes qui avaient de l’esprit, mais aussi faudrait-il qu’elles sachent en faire preuve dans d’autres circonstances que pour calomnier quiconque leur passait sous le nez.
En somme, Madeleine était actuellement en une peu charmante compagnie à laquelle elle comptait bien se soustraire le plus rapidement possible. Cela faisait à peine quelques minutes qu’elle avait croisé la route de ces peu charmantes dames qui profitaient des quelques rayons de soleil qui rendaient le parc agréable, que déjà elle regrettait d’avoir eu la mauvaise idée de passer par les jardins du roi. Si d’un ton mielleux elle avait accepté la proposition de faire quelques pas avec elles, la comédienne envisageait très sérieusement de repartir en courant vers quelques horizons plus palpitants. Sans doute l’aurait-elle fait si la vue d’une certaine favorite ne l’en avait pas retenu. Ce petit groupe gravitait en effet autour de Louise de la Vallière, lui faisant à tout va des courbettes alors que la moitié allait par la suite s’amuser à jaser dans son dos. Et ce spectacle d’hypocrisie lui faisait à vrai dire mal au cœur. Alors que la comédienne pestait contre ces femmes qui n’avaient pas beaucoup de morale et qui, lorsqu’il s’agissait de simuler de l’amitié excellaient et pourraient faire concurrence à n’importe quel comédien, il lui vint une idée. Une idée particulièrement simple et qui pourtant pourrait bien s’avérer quelque peu difficile à mettre en place. Elle tenta d’abord de se convaincre qu’il s’agissait là d’une petite folie qu’il vaudrait mieux chasser illico de son esprit, mais il fallait croire qu’il n’était pas chose facile de la balayer. A peser le pour et le contre, il semblerait d’abord que les mauvais côtés l’emportent, mais Madeleine voulait se borner à croire que le risque en valait peut-être la chandelle. Dans tous les cas, il lui faudrait attendre le moment opportun pour mettre en place ce qui venait de germer dans sa tête. Et ce moment ne se fit finalement pas prier bien longtemps.
On avançait à un rythme lent et monotone dans les longues allées bordées de hautes haies touffues. Mais Madeleine, qui se trouvait derrière tout le monde et à qui personne ne prêtait réellement attention, décida de pimenter un peu cette ballade végétative en s’écriant soudain d’un air tout à fait convaincant.

- Mon Dieu ! Ne serait-ce pas la Grande Mademoiselle qui vient de tomber à la renverse dans cette fontaine ? Regardez, là-bas !

Cette déclaration eut sans trop de surprise l’effet escompté, et en moins d’une demi-seconde, les cinq ou six jeunes femmes qui étaient attirées par les potins comme l’était l’ours par le miel se précipitèrent vers cette dite fontaine que la comédienne montrait du doigt.
Mais plutôt que de les suivre –quoi qu’elle aurait aimé voir leurs têtes quand elles se seraient aperçues qu’il n’y dans ce plan d’eau avait rien sinon des nénuphars- elle prit la jolie Louise par le bras pour qu’elle se faufile avec elle dans une direction opposée, fuyant ainsi la mauvaise compagnie de ces langues de vipères.
Une fois qu’elles furent à l’abri de leurs regards, Madeleine se tourna finalement vers la jeune femme à qui elle devait somme toute une petite explication.

- Ne vous inquiétez pas, personne ne se noie. Mais ne pensez-vous pas qu’il y a plus amusant à faire qu'écouter ces discussions sans fin et sans intérêt, demanda-t-elle en chuchotant, comme si quelqu’un pouvait les entendre alors que ce n’était très certainement pas le cas.
- Venez avec moi et je vous promets que vous ne regretterez pas d’avoir laissé ces dames à leurs stupides commérages.
Alors qu'elle s'apprêtait à se mettre en marche, elle se ravisa cependant une seconde.
- Pourriez-vous cependant retournez votre cape, madame ? Je vous avouerai que la richesse de vos vêtements n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de discret et qu'il vaudrait peut-être mieux jouer la carte de la simplicité.

Car il était au final plus aisé de passer inaperçue lorsqu'on n'était pas la femme la plus richement vêtue du royaume.
Une fois que ce léger détail d'ordre technique fut réglé, Madeleine, qui regardait partout afin d'être sûre que ces bécasses ne les avaient pas retrouvées, fit signe à la demoiselle de la suivre. Et en quelques minutes de marche, baissant la tête lorsqu'elles croisaient quelqu'un et se cachant derrière un éventail au moment de franchir les grilles du palais pour que les gardes ne reconnaissent pas la favorite, elles furent toute deux hors de l'enceinte du château. Et c'est alors tout naturellement que Madeleine, dont on ne discernait toujours pas clairement le visage caché derrière son éventail, prit la voix la plus pédante qu'elle put, un charmant accent allemand et un air dédaigneux au possible, afin de se faire passer pour une duchesse germanique dont elle reconnaissait les armoiries inscrites sur un carrosse. Et contre toutes attentes -et elle-même fut assez étonnée du résultat!- ,le laquais, quoiqu'un peu dubitatif quant à la tenue quelque peu fade de son employeuse, leur ouvrit finalement la porte du carrosse. Après avoir indiqué au cocher qu'elle souhaitait se rendre à Paris, Madeleine s'assit en face de Louise et laissa échapper un long sourire de soulagement.

- Je vous serais reconnaissante, madame, si vous plaidez en ma faveur si jamais on m'accuse de vous avoir enlevée, lui dit-elle alors sur un ton plus qu'amusé, au regard de la situation qui, en effet, pouvait donner à rire.
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Sam 22 Déc - 16:37

St-Germain-en-Laye.

Patiemment, Louise écoutait tranquillement les courtisanes et Madeleine Béjart parler de cette nouvelle tragédie de Racine. Le sujet, personnellement, ne l'intéressait pas le moins du monde. Surtout quelques ragots, ici et là, bien peu nombreux, puisque le reste devait la concerner. Devant ces dames de haute et de petite noblesse, malgré son titre de favorite officielle qui lui pesait, Louise se sentait toute petite. Elle n'avait jamais rien compris des roueries de la Cour, et de toute façon, elle n'en voulait rien savoir. Elle avait très envie de leur fausser compagnie, mais Louise, trop polie pour le faire, n'osait pas. Aussi ne participait-elle pas aux ragots qu'elles racontaient, sachant très bien qu'est-ce que c'était, d'être le sujet de ces ragots.

Cependant, elle aurait bien voulu rester seule avec la comédienne de Molière, Madeleine Béjart, qu'elle connaissait un peu, afin de faire plus ample... connaissance. Des quelques fois où elle lui avait parlé, elle avait apprécié sa gaieté et sa joie de vivre communicatives. Certes, elle était excommuniée, il y avait des rumeurs qu'elle était la maitresse de Molière alors que celui-ci était marié à sa propre soeur, Armande, Louise se disait, comme pour s'excuser, qu'elle ne valait pas mieux qu'elle, au fond.


- Mon Dieu! Ne serait-ce pas la Grande Mademoiselle qui vient de tomber à la renverse dans cette fontaine? Regardez, là-bas!

Louise sursauta. La Grande Mademoiselle, si fière et orgueilleuse, dans une fontaine? C'était assez drôle, mais pas pour se précipiter vers la fontaine en suivant les cinq ou six courtisanes qui s'y précipitaient. Elles étaient parties, à présent... Bon débarras!

Mais soudain, elle se sentit être prise par le bras et entraînée dans la direction opposée. Se tournant subitement, ne s'étant pas bien rendue compte de ce qui se passait, Louise vit que c'était Madeleine Béjart qui, justement, l'amenait à l'écart. Peut-être la comédienne avait eu la finesse de remarquer son malaise et l'entraînait donc vers un endroit plus paisible? Ce serait une bénédiction, en tout cas. Derrière un buisson, bien isolé, où on ne trouverait pas les deux demoiselles, Mlle Béjart s'expliqua enfin.

- Ne vous inquiétez pas, personne ne se noie. Mais ne pensez-vous pas qu’il y a plus amusant à faire qu'écouter ces discussions sans fin et sans intérêt? [i]demanda-t-elle en chuchotant doucement.


- Oui, certainement! Répondit Louise en toute sincérité, et avec plus de vivacité qu'elle s'en serait crue capable, elle si timide...

- Venez avec moi et je vous promets que vous ne regretterez pas d’avoir laissé ces dames à leurs stupides commérages.

Alors qu'elle s'apprêtait à se mettre en marche, elle se ravisa cependant une seconde.

- Pourriez-vous cependant retournez votre cape, madame ? Je vous avouerai que la richesse de vos vêtements n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de discret et qu'il vaudrait peut-être mieux jouer la carte de la simplicité.

Louise, ébahie, ne comprenait plus rien. Que manigançait la comédienne? Cependant, comme Louise était curieuse, comme toutes les femmes, d'ailleurs, elle ne put s'empêcher d'obéir et de suivre bien sagement Madeleine. Celle-ci, qui regardait partout afin d'être sûre que les courtisanes n'étaient pas revenues, emmena Louise à la sortie de Saint-Germain-en-Laye. Louise imita Madeleine lorsque celle-ci baissait la tête lorsqu'elles croisaient quelqu'un et se cachait derrière un éventail au moment de franchir les grilles du palais pour que les gardes ne les reconnaissent pas. Très vite, avec cette méthode, elles furent toute deux hors de l'enceinte du château. Madeleine, dont on ne discernait toujours pas clairement le visage caché derrière son éventail, prit sa voix pédante de Magdelon des Précieuses Ridicules, un accent allemand et un air dédaigneux au possible. Louise, à ce moment, ne put s'empêcher de reconnaître que, décidément, comme comédienne, Madeleine Béjart avait du talent! Avisant un carrosse aux riches armoiries, elle dit quelques mots au laquais, qui, à la très grande surprise de Louise, leur ouvrit finalement la porte du carrosse, bien qu'il rechignât un peu sur la tenue peu appropriée à la richesse de son employeuse. Après avoir indiqué au cocher qu'elle souhaitait se rendre à Paris, Madeleine s'assit en face de Louise et laissa échapper un long sourire de soulagement. Mlle de La Vallière, elle, était restée bouche bée devant le culot de Madeleine. Avait-elle perdu la tête? Était-elle seulement consciente des risques qu'elle prenait? Mais elle n'eut pas le temps de parler, car déjà, Madeleine lançait:

- Je vous serais reconnaissante, madame, si vous plaidez en ma faveur si jamais on m'accuse de vous avoir enlevée, lui dit-elle alors sur un ton plus qu'amusé.

Comme une carpe, Louise gardait la bouche grande ouverte. Elle s'écria:


- Mais enfin, Mademoiselle, avez-vous perdu la tête? Vous rendez-vous compte des risques que vous prenez? Je ne voudrais en rien que vous finissiez aux Madelonettes!

Les Madelonettes. Madeleine. Devant ce jeu de mots, Louise ne put s'empêcher de sourire. Puis, constatant tout le drôle de cette situation (la favorite incognito à Paris!), elle ne put s'empêcher de rire franchement avec sa compagne. Puis, jetant un coup dehors, elle contempla, émerveillée, la ville de Paris, qui se déployait devant elle. La Seine... Montmartre au loin... Notre-Dame... des choses qu'elle n'avait jamais eu le temps de voir, comme elle s'était toujours donnée aux autres sans compter, mais ne recevant jamais rien d'eux.

- Oh...Dit-elle simplement, dans un émerveillement naïf devant la foule qui s'activait, plus vivante que ces courtisans trop policés...
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Mar 1 Jan - 16:39

La situation n'avait rien de bien alarmant. Après tout, il n'était nul part écrit qu'il lui était interdit de pousser dans une voiture en direction de Paris la femme que beaucoup jugeraient comme la plus importante en cette cour. Soit, le vol de carrosse n'était peut-être pas totalement légal, mais il n'y avait que peu de chance pour qu'un des laquais soit capable de donner l'identité réelle des deux femmes qui venaient de leur passer sous le nez. Et quand bien même on pourrait déceler dans cette petite escapade improvisée une pointe de folie, le risque en valait très certainement la chandelle. Quoique la favorite semblait plus alarmée que ravie. Ce qu'elle ne tarda pas de souligner, mettant en lumière la possibilité pour Madeleine de se retrouver malencontreusement enfermée aux Madelonettes. Mais finalement, le jeu de mots les fit rire toutes les deux, occultant le léger danger qui planait sur elles.
Durant le trajet, qui finalement ne fut pas bien long, Madeleine resta silencieuse se contentant d'afficher un beau sourire. Ravie d'être assise dans un aussi beau carrosse -chose qui lui arrivait, il fallait bien l'avouer, assez rarement-, plutôt fière de son plan qui pour le moment marchait à merveille, et surtout heureuse de constater que l'idée de cette promenade parisienne ne fasse après réflexion pas horreur à Louise. Elle se serait en effet trouvée bien bête si la jeune femme s'était mise à lui reprocher cette idée saugrenue, la priant de la ramener illico au château. Mais il semblerait que la demoiselle de La Vallière ne soit pas contre le fait de changer d'air, ne serait-ce que pour quelques heures. Si beaucoup de femmes enviaient très certainement sa position de favorite, il n'en restait pas moins qu'elle devait parfois se sentir quelque peu oppressée au milieu de tous ces courtisans qui gravitaient autour d'elle comme des abeilles autour du miel. Du moins c'est ce que Madeleine supposait Au fond, la comédienne se disait qu'elle n'échangerait pas sa place contre tous les bijoux du monde. Car selon elle, rien ne valait le plaisir de se lever le matin avec la merveilleuse sensation d'être libre, de pouvoir aujourd'hui, comme hier ou demain, profiter d'un peu de temps libre pour flâner au bord de la Seine, rendre visite à un ami ou encore se laisser tomber dans les bras d'un amant. Elle avait bien sûr quelques obligations relatives au théâtre, mais cela paraissait au final si peu comparé au bonheur que cet art lui procurait jour après jour. Et bien qu'elle sache que jamais elle ne pourrait cesser de jouer, elle ne se sentait par pour autant enchaînée à cette scène dont elle foulait les planches chaque jour.
En regardant par la fenêtre, Madeleine constata qu'elles arrivaient dans le centre de Paris, non loin à présent du Palais-royal. Considérant que c'était un endroit parfait pour descendre, elle demanda au cocher d'arrêter la voiture. La duchesse fut la première à fouler le sol parisien. Devant sa mine émerveillée, la comédienne ne pouvait que se réjouir.

- Bienvenue à Paris, s'exclama-t-elle en passant son bras sous celui de la jeune femme. Ce geste était certes un peu trop familier de sa part, compte tenu du rang de la demoiselle, mais pour une fois, au diable les courbettes. Cela n'était en rien la preuve d'un manque de respect, il s'agissait simplement de se fondre au mieux dans la masse, se faisant passer pour deux Parisiennes comme il y en avait tant.
Ainsi, mademoiselle Béjart l'entraîna dans les rues grouillantes de monde, s'éloignant rapidement de ce carrosse que les passants regardaient d'un œil curieux ou mauvais. Comme toujours dans la capitale, cris des marchands se mêlaient à ceux de quelques enfants qui couraient en bousculant n'importe qui se mettant en travers de leur chemin. Des couples bourgeois à l'allure dédaigneuse passaient, le menton haut levé et le sourcil froncé, devant quelques miséreux qu'ils faisaient semblant de ne pas voir. Ou peut-être avaient-ils réellement l'étrange capacité de rendre invisible tout ce qui leur déplaisait. Madeleine, qui se posait fréquemment cette interrogation plus ou moins moins existentielle, ne prit aujourd'hui pas le temps d'épiloguer sur la question, préférant se demander où pourrait-elle bien emmener la jolie Louise. Certainement pas dans les quartiers populaires que même Madeleine, qui pourtant avait grandit dans cette ville, préférait éviter tant l'odeur y était déplaisante. Elle décida finalement de se diriger vers le bord de la Seine afin d'y admirer l'île et de rêver un peu devant ces bateaux qui venaient tout droit de l'Atlantique chargés de marchandises. En cours de route, soudainement attirée par l'odeur d'une boulangerie dans laquelle entrait et sortait bon nombre de personnes, elle suggéra cependant de s'arrêter un instant. Après avoir signalé à la favorite qu'elle revenait dans une minute, elle l'abandonna et se précipita dans la boutique de laquelle elle ressortit bien vite avec deux petites brioches encore tièdes.

- Cela ne vaut certainement pas la cuisine de la cour, mais tous les parisiens en raffolent, lui indiqua-t-elle en en tendant une à Louise. Moi la première, ajouta-t-elle en croquant dans cette viennoiserie qui la faisait chaque fois retomber en enfance.
Quelques centaines de mètres plus loin, elles furent arrivées au bord de la Seine. Le Louvre d'un côté, Notre-Dame en face, quelques beaux hôtels particuliers non loin d'ici  : on voyait d'ici quelques uns de ces monuments qui faisaient qu'on aimait ou détestait Paris.
- Quand j'étais enfant, je venais souvent ici avec mon frère et nous rêvions de tous les voyages que l'on aurait pu faire en sautant discrètement sur l'un de ces bateaux, soupira la comédienne d'un air quelque peu rêveur en se remémorant de bons souvenirs. Mais en réalité, je crois que la plupart de ces embarcations viennent tout simplement de Nantes, reprit-elle avec un léger rire. Ce n'est pas aussi exotique que ce que je croyais.

Elle laissa la jeune femme admirer la vue quelques minutes encore avant de suggérer quelque chose. La comédienne se pencha légèrement vers Louise pour lui parler tout bas, comme si elle ne voulait pas que ses paroles s'ébruitent de trop.

- A présent, je peux, si vous le voulez, vous amener dans un endroit qu'on dit hanté... Mais heureusement, si on n'y reste que quelques instants, il n'y a presque aucun danger d'être touché par la malédiction.

Elle lança à la duchesse un regard empli d'une petite lueur de défi, tentant de titiller un peu sa curiosité et son courage. Avec une imagination débordante, Madeleine pouvait transformer en escapade dangereuse et épique ce qui n'était qu'une simple sortie dans Paris, qui pour beaucoup serait bien anodine.

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QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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