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 L'amitié est le seul sentiment qui ne peut se passer de réciprocité {Louise Billon}


Ven 4 Jan - 15:09

J'étais assise bien droite sur mon siège. Une larme coule sur ma joue. Elle meurt sur mes lèvres, laissant un goût salée dans ma bouche. Amélie est morte. Je soupire. Et je laisse courir ma plume. Je dois annoncer la nouvelle à ses parents. Comment leur dire que leur fille est morte d'une petite vérole. Qu'elle a été inhumée comme il se doit, mais que je ne pouvais pas transporter son corps au Danemark.
Comment ne pas céder devant mon dernier lien avec le Danemark rompue. Ne pas pleurer de tant de sourires perdues, de souvenirs enfouis. Une tasse de chocolat chaud trône sur mon bureau. Les volutes de vapeurs me font sourire. Je bois une gorgée. J'espère que la chaleur de cette boisson réchauffera mon cœur. A son prix exorbitant, il a au moins la qualité de calmer les âmes fêlées. Le liquide me brule la langue. Je cachette la lettre, il y en a aussi une pour mon père, il m'a demandait de le tenir au courant. Je lui promets de lui annoncer dès que j'ai trouvé une nouvelle suivante. Je pourrais même l'emmener à la cour ou lui donner un titre. Une simple lettre suffit, elle n'a qu'à bien me servir. Mais sa, personne ne le sait.
Aujourd'hui, ma femme de chambre est morte depuis deux jours et je suis bloquée. La femme de chambre du château n'est pas juste pour moi et ce n'est pas possible. Mon rang mérite l'exclusivité. Je suis princesse de Danemark, Suède et du Norvège. Destinée à un électeur, un comte palatin, un énième duc de Saxe. Aujourd'hui, je dois recevoir des jeunes filles voulant devenir ma nouvelle femme de chambre. J'avais bien évidemment des exigences. Elles ne devaient pas être trop pauvre. L'argent ne fait pas le bonheur, mais il aide bien.
Pour l'occasion je porte une robe assez simple. Un robe verte clair, se fonçant en s'approchant du sol, j'ai des dentelles grises sur les poignées. Une longue traîne et les cheveux attacher en chignons. Quelques mèches s'échappent de la coiffure. Je m'étais plutôt bien débrouiller. Et j'étais fière de moi. De plus, j'adore cette robe, elle met en valeur mes yeux gris. Je trouve cette robe parfaite, et je me la referai faire pour une grande occasion.L'on ne porte jamais plus de trois fois la même robe à la cour. Il est or de question de se retrouver en manque de tenues. C'est un rang à tenir, une obligation à garder en tête. Une débilité sans nom.
Les candidates se suivent et se ressemble. On commence pas une blonde aux yeux verts ternes. Elle n'est pas bien jolie, son teint et terne, livide, ses cheveux en bazar et mal coiffé. Sa robe fait preuve d'un grand ma,que de goût. Et elle fut hautaine avec moi. On aurait été au Danemark, je l'aurais fait enfermée pour tant de mépris envers ma noble personne. Mais nous sommes dans la cour de Louis XIV et je me contente de la renvoyer. Je fulmine quelques minutes. Ma chère Amélie me manque. Ensuite arrive une brune au cheveux bien jolis. Elle était maigre à pleurer la pauvre et d'une douceur... Bien trop douce pour la cour. De plus, je cherche une personne de confiance, je ne compte pas lui donner que la responsabilité que mes cheveux ou de mes tenues. Il y a la vie de cour, et celle du Danemark. Malgré les impressions, j'aime mon pays. Ses montagnes, les jardins de Copenhague, la beauté des sourires et la chaleur des foyers. Je fus obliger de la refuser, mais je ne pus m'empêcher de lui donner un peu d'argent. J'ai gardé un côté un peu fleur bleue. Mignon d'après certains, navrant d'après d'autres. Je fais une pause dans le jeu. Une fois, une fille se posta devant moi, elle savait lire, écrire... Mais elle était d'un manque de discrétion inacceptable. Bavarde, elle aurait tout répéter. Le plus dure pour une femme n'est pas de garder un secret, mais de ne pas raconter qu'elle garde un secret. Elle m'aurait trahi pour quelques Louis car la pauvreté vivait dans son logis. Le nombre de puissants tombait car un serviteur n'a pas su tenir sa langue, car ils se trouvaient au mauvais endroit.
Une femme rentra alors dans mon appartement, elle avait des cheveux noires ébènes. Une bien jolie couleur, qui se mariait avec son teint clair. Elle a des jolies courbes, des yeux bleus lagunes. Elle ne sourit pas vraiment, mais une étincelle brille dans ses yeux. Elle est bien vêtue, le bleu doit lui aller à ravir.
-Assieds-toi. Comment t'appelles-tu ?
J'ai devant moi un plateau de go, un jeu très marrant venu du Japon. L'ambassadeur de l'empire du soleil levant dans mon pays me l'avait montrer. Et j'avoue m'y être passionnée. Je sourie en attendant sa réponse. Je ressens une certaine confiance en face d'elle. Elle se tient bien ce qui est déjà pas mal. D'un signe de main, je demande à ce qu'on lui serve du chocolat. Il va falloir que je fasse attention, ou cela va empatter ma taille de guêpe.
-C'est une boisson bien délicieuse.
Je bois une gorgée et je repose ma tasse. Dehors, il pleut à grosse goutte. Nous sommes en Mars et la vie continue. Il fait encore froid. Bientôt, les fleurs s'ouvriront. Bientôt, je pourrais recommencer à me promener plus souvent. Avec une nouvelle femme de chambre. Enfin j'espère
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Ven 4 Jan - 15:55

Louise avait revêtu ses plus beaux atours. Ce jour, elle avait rendez-vous au château de Saint-Germain-en-Laye, avec une grande dame... Une princesse en fait : Anne du Danemark.
Elle devait y passer un entretien pour devenir sa femme de chambre. En effet, son père étant décédé, le magasin avait rapidement fait faillite, et Louise ne tarderait pas à se retrouver à la rue si elle ne trouvait pas un travail rapidement.
Louise avait mis une grande robe bleue à motif marron et enfilé par-dessus une cape brune. Ses cheveux étaient attachés en un chignon simple qui lui dégageait le visage. Elle avait mis dans les poches de sa cape de quoi payer un aller et un retour en voiture : Paris et Saint-Germain-en-Laye. Au cas où elle ne serait pas retenue, elle pourrait toujours rentrer chez elle.

Quelques heures plus tard...

La jeune femme attendait son tour dans le vestibule de sa Grâce. Trois ou quatre jeune femme était passé avant elle, Louise avait d'ailleurs bien sympathisé avec une des jeunes filles, elle parlait beaucoup et faisait la conversation presque toute seule. Louise, n'avait jamais été très bavarde.
Cela faisait près d'une heure que la jeune femme attendait quand on vint la chercher...

Anne du Danemark était une beauté, elle avait les cheveux blonds des Scandinaves et un teint aussi pâle que le mien. Louise fit une petite révérence.


-Assieds-toi. Comment t'appelles-tu ? Me demanda la jeune femme avec un sourire.

Je m'exécutais et lui répondit.

- Je me nomme Louise Billon, votre Grâce.

Elle ne savait s'il lui fallait continuer en se présentant plus amplement. Elle supposa que non, car la jeune femme lui servit une tasse de chocolat...
Louise n'avait jamais goûté de ce breuvage que l'on faisait venir de différentes colonies Françaises. Elle y trempa les lèvres puis, fit une légère grimace... La boisson était amère, elle ne s'y attendait pas le moins du monde. Louise reposa délicatement la tasse sur la table en se jurant de ne plus jamais y toucher.
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Sam 9 Fév - 19:46

Elle s'assit avec une certaine grâce sur un fauteuil. Un cadeau de mon fiancé. Je me fais passer pour une célibataire, mais je sais que le mariage approche et que je n'y couperais pas. Mon père à beau être un homme renfermée, il m'obligera à me marier. A un homme que je ne connais que de réputation. Et il a une réputation d'un coureur de jupons. Un homme aux milles et une conquêtes. Quelqu'un qui me rabaissera, encore une fois. Un crétin, mais je le connais en vérité. Et il est beau à tomber. Dieu lui a donné bien des atouts. Mais qu'il est orgueilleux le damoiseau.
Je me mens à moi-même. Je me mens et je n'en peux plus. Il m'aimera, et je l'aimerais. Je l'aime. Soudain, une voix raisonne dans l'air, me sortant de mes rêves de malheurs, de ce pieu.

- Je me nomme Louise Billon, votre Grâce.

Grâce, que c'est mignon. Je suis obligée de m'avouer assez friande de ses appellations. Elle garda la bouche ouverte quelques instants. Elle ne sait si elle doit répondre ou pas, continuer ou se taire. Elle choisit la troisième option. Elle prit la tasse de porcelaine, dont continue de se dégager quelques volutes de fumée. Elle souffle légèrement dessus, dessinant des mondes avec la vapeur. Louise y trempe les lèvres, puis se lance dans une discrète grimace. Il lui reste encore des broutilles à apprendre. Comme le fait qu'on ne dénigre jamais ce que nous offre quelqu'un. A moins bien sûr de n'être plus puissant. La jeune demoiselle repose doucement la tasse et relève la tête.
Le silence s'éternise. Dehors, il commence à pleuvoir. De quoi finir de tremper les rues. Je me plonge quelques minutes dans la pluie. Va-t-elle réagir ou pas ? Je pense la laisser choir quelques minutes. Puis j'ouvre la bouche.

-Je suis Anna de Danemark. Mais j'imagine que tu le sais.

Je souris et croise les chevilles comme une fille bien élevée. Je fais un signe discret de main et une servante m'apporte une tarte. Je mange un morceau, prenant bien le temps de savourer. La pauvre enfant doit s'impatienter, s'ennuyer. Je me demande ce qu'elle fait là. Elle a l'air plutôt riche. Je l'imagine les mains moites, se demandant les raisons de mon silence. Je demande à ce qu'on lui serve une part de tarte. Toujours nourrir ses invités. Après, on leur arrache la vérité en douceur. C'est bien plus simple si c'est un homme parfois.

-Louise, je me pose une question et j'espère que tu vas pouvoir éclairer ma lanterne. Pourquoi es-tu venue me voir ? Pourquoi m'avoir choisis ou pas, d'ailleurs.

C'est un peu la question piège. Celle qui décidera de son sort. La seule chose que je demande, c'est de honnêteté. Elle n'a pas finit, j'ai préparé une liste d'épreuves. Mais, vais-je l’exécuter ? A elle de voir. Je souris d'un air un peu hypocrite peut-être. Je veux la mettre à l'aise, qu'elle se sente bien. Trop même. Raconte moi ce que je ne sais de toi, mon enfant.
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Dim 17 Fév - 14:11

Un long silence suivit cette conversation. La pluie tapait contre les carreaux et personne ne pipait mot comme si toutes deux se trouvaient changées en statue de marbre. Ce fut finalement la princesse qui brisa le silence...

Je suis Anne du Danemark, mais j'imagine que tu le sais.

Bien sur qu'elle le savait, la princesse la prenait-elle pour la dernière des sottes ? Si c'était le cas, elle ne pouvait, de toute manière, lui en tenir rigueur. Les demoiselles qui c'était présentée avant ne devaient même pas savoir à qui elle avait à faire. La plupart ne sachant pas lire, elles avaient dû recevoir les tuyaux par des amies ou des contacts comme quoi une dame de haut parage recherchait une domestique.
La princesse se fit servir une part de tarte, Louise eut droit elle aussi à de la tarte. Elle observait Anna méfiante ce demandant ce que pouvait bien cacher ce silence et cette part de tarte.
La jeune femme en croqua un bout, c'était plutôt bon peut-être une spécialité scandinave. En tout cas Louise finit sa tarte assez rapidement.
La brune ne savait que dire, elle cherchait une formule de politesse à servir à son interlocutrice. Heureusement Anna la sauva une nouvelle fois


- Louise, je me pose une question et j'espère que tu vas pouvoir éclairer ma lanterne. Pourquoi être venue me voir ? Pourquoi m'avoir choisie ou pas, d'ailleurs ?

La question surpris un peu Louise. Elle ne s'attendait pas à être soumise à un véritable interrogatoire. La jeune fille ne savait comment répondre... Mentir, dire toute la véritée. Elle chosit de ne dire qu'une sorte de semi-vérité. Sa vie ne concernait pas la princesse, même si elle devait devenir sa maîtresse.

- Quelqu'un m'a parlé de votre annonce votre Grâce, et il s'avérait que j'ai besoin d'un toit. Mon père est mort il y a peu, et notre commerce a fait faillite. Voilà pourquoi je suis ici madame.

Elle ne voulait pas mettre en avant la précarité de sa situation. Bien sure, elle pourrait dans le pire des cas revendre robe et tissus et trouver un moyen honnête de gagner de l'argent. En tant que lavandière par exemple. Ou peut-être trouvait un emploi dans les cuisines du château. Sait-on jamais.
Mais une chose était sure, elle ne voulait pas finir comme d'autres pauvres filles prostituées.
Elle regarda la princesse dans les yeux et lâcha :


- Je ne crois pas vous l'avoir signalée Madame, mais je sais aussi lire et écrire. Je pourrais vous rendre ainsi quelques... services.

À la Princesse de voir si ce qu'elle avait appris sur la jeune fille froide qui se trouvait devant elle lui convenait. La décision lui revenait après tout....
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