Partagez | 

 Promenons-nous dans les bois. (P.V.: Stefano)


Sam 5 Jan - 21:17

Il existe un endroit où personne ne vient vous déranger, mais dans cet endroit magique et magnifique, il existe encore une chose bien meilleure et très importante. Personne ne vous juge. Que vous soyez de n’importe quel rang. Ninon habitait relativement loin de la forêt, mais elle adorait cet endroit plus que tout. Elle avait besoin de se retrouver un peu avec elle-même. Ce matin-là, elle ouvrit les yeux. Son regard se posa sur le jeune homme avec qui elle avait passé la nuit. C’était un jeune homme encore puceau qui était venu la voir pour apprendre les choses de la vie. Il avait entendu parler de Ninon, de son savoir-faire et de son esprit. Il s’était donc rendu chez elle et vous vous doutez de ce qu’il s’est passé entre eux. Mais pour certaine personne qui ne sont pas au courant, Ninon est un être humain comme tout le monde et lorsqu’elle est en publique, elle ne montre pas sa vraie personnalité. Elle lui caressa doucement la joue en souriant et se leva doucement afin de ne pas le réveiller. Elle prit sa chemise de nuit qui était par terre et l’enfila. Elle changea de pièce et alla faire sa toilette. Une fois sa toilette terminée, elle alla demander à sa bonne de l’habiller. Oui, Ninon a une bonne. Elle n’est pas si pauvre que ça, mais elle n’est pas si riche que ça non plus. Son salon lui rapportait une bonne part d’argent. Il fallait dire qu’elle recevait un bon nombre de personnalité qui étaient relativement bien placée. Elle pouvait donc se permettre certaine chose. Une fois habillée et coiffée, elle sorti de chez elle. Il était encore très tôt et il faisait encore relativement frais à cette heure. Bien emmitouflée dans sa cape, elle monta dans son carrosse. Elle n’avait pas besoin de donner sa destination. Le cocher savait parfaitement où elle allait à cette heure si et à quelle heure il devait revenir la chercher.

Une fois arrivée à destination, Elle descendit du carrosse en soupirant. Il fallait dire que ce dernier était très loin d’être confortable. Lorsque ce dernier fut parti, elle commença à marcher droit devant elle. Elle avait un endroit particulier où elle aimait bien s’assoir quand elle venait dans la forêt. Les animaux avaient décidé de venir lui dire bonjour car elle en croisa beaucoup sur son chemin. Elle s’arrêta souvent afin de les observer avec un sourire aux lèvres. Après tout, la vie des animaux et peut être un peu comme celle des humains, il faut se méfier de certaines personnes et parfois même de ses semblables. Elle arriva devant son fameux tronc d’arbre et alla s’y assoir. Le soleil était en train de se lever et les couleurs étaient magnifiques. Ninon avait hâte de sentir ses rayons sur son visage. D’une main, elle tenait sa cape sous son cou car il faisait encore relativement frais. Elle se m’y à réfléchir à pleins de choses. Le parcours de sa vie par exemple. Elle n’avait pas de remords. Sa vie lui convenait comme elle était. Mais un bruit de coup de feu la fit sortir de sa rêverie. Elle tourna la tête dans la direction du bruit. Elle vit des oiseaux s’envoler du haut des arbres en poussant des cris apeuré. Des chasseurs…. Ninon en avait une sainte horreur… Comment peut-on aimer retirer la vie à des animaux qui se trouvaient là bien avant nous ? Elle savait que le Roi adorait la pratiquer. Ninon rêvait de le mettre à la place de cette pauvre bête et de le courser dans la forêt jusqu’à épuisement. Car l’animal n’a aucune chance dans ce genre de situation. On lui lâche les chien après, on attend qu’il fatigue et on le tue… Comment peut-on être aussi cruel ? Elle garda son regard rivé vers les arbres où elle avait entendu le coup de feu. Elle verrait peut-être qui avait fait cette chose atroce. Elle espérait que le chasseur avait manqué son coup.



Dernière édition par Ninon de l'Enclos le Jeu 30 Mai - 22:11, édité 1 fois
avatar
Invité
Invité


Sam 27 Avr - 11:01

Les perces-neiges étaient déjà éclos. Leurs pétales blancs purs avaient percé la neige. Les bourgeons commençaient gentiment à pointer sur les branches dénudées par le triste automne. L'eau coulait à flot grâce à la fonte de l'or blanc, creusant des petits ruisseaux au bruit reposant. Les animaux avaient décidé de pointer leur nez et les traces qu'ils laissaient étaient bien visibles, malheureusement c'était aussi la période de la chasse, un de celles que je préfère le moins! Quelle saison cruelle! Les hommes aux canons et à la poudre, accompagnés de leurs cabots, qui n'étaient destiné qu'à épuiser les pauvres bêtes sauvages. Je n'ai pas besoin de vous décrire la suite...

Ayant le besoin de casser cette monotonie, je m'étais dirigé vers la nature. Ce n'est pas que je n'apprécie pas ma situation, bien au contraire! Mais cette vie que j'entretenais était épuisante et ma source d'énergie était basée sur la chose la plus simple, à par l'amour, à avoir lorsqu'on se balade seul : le clame et la sérénité.

Le château quitté, j'avais laissé tous mes petits problèmes à ses portes pour être bien, et surtout ne penser à rien! Chaque détail de la nature était important à mes yeux : l'air frais caressant mon visage, le bruit des premiers chants des oiseaux ou encore la vue de la renaissance de la forêt.

Mes courbatures étaient horribles car mes entrainements se faisaient de plus en plus régulièrement et surtout, ils étaient plus longs et intenses. Le fait d'oublier de faire mes étirements en est aussi la cause. J'avais passé ma nuit avec Mathis, qui n'était toujours pas bien suite à sa rupture avec Héloise. Cette dernière l'a lâchement quitté pour se fiancer avec Cornélius. Les agissements de cette femme m'énervaient, mais celui-ci me dégouttait! Mon amant en était tombé en dépression, et cela n'était pas simple à vivre, mais il fallait faire avec... Ainsi, j'ai passé beaucoup de mes dernières soirée en sa compagnie, le consolant et en essayant de le faire dormir dans mes bras. Je comprenais sa douleur, ou en tout cas une partie, et je m'étais juré de ne pas le laisser tomber! Avant son sommeil qui était souvent perturbé, nous parlions de lui, de son passé, de beaucoup de choses dont il doutait.

Je me dirigeais alors vers une petite clairière que je connaissais, qui était fort sympathique. Elle laissait une vue magnifique. Je vis alors une forme humaine au loin et décidais de me diriger vers elle, lorsqu'un coup de feu tonna!
avatar
Invité
Invité


Jeu 9 Mai - 13:00

Ninon ne quittait pas l’endroit où elle avait entendu le coup de feu des yeux. Elle voulait absolument connaître l’identité de ce meurtrier. Oui meurtrier et encore, elle trouvait le mot gentil car une ribambelle de noms d’oiseaux lui venait à l’esprit. Comment pouvait-on être aussi cruel envers un animal innocent et sans défense ? Si ça se trouve, l’animal abattu était peut^-être une femelle qui avait des petits quelque part. Ces derniers allez donc se retrouver sans mère et très certainement mourir car si un petit est trop jeune, il est dans l’incapacité de se prendre en charge. Ninon n’avait jamais vraiment beaucoup aimé la chasse, elle n’était donc pas très criante de viande fine comme le faisant ou la biche ou encore le sanglier. Elle se contentait donc d’animaux domestiqués comme le mouton, la vache, l’agneau etc… Mais manger un animal que l’on tue juste pour ça était totalement hors de ses principes. Lorsqu’elle était encore qu’une enfant, elle se souvient avoir vu un domestique rapporté un faisan. Au premier abord, on avait l’impression que l’animal dormait mais loin de là à dire vrai car quand on prenait le soin de regarder de plus près, on pouvait voir un petit filet de sang couler de la pauvre bête. Depuis ce jour-là, Ninon c’était jurée de ne pas en manger et elle avait tenu parole. Lorsqu’elle se retrouvait à table avec ses parents, elle prétextait une nausée où toute autre chose susceptible de pouvoir lui faire quitter la table sans avoir l’obligation de terminer son assiette.

Mais revenons-en à la présence de ce chasseur. Ninon plissa les yeux pour essayer de mieux voir car la personne qui venait vers elle était encore trop loin pour qu’elle puisse déterminer de qui il pouvait bien s’agir. Elle resta donc là sans bouger un peu comme la lionne qui attend de bondir sur sa proie. Plus la personne avançait vers elle, plus Ninon avait l’impression qu’il s’agissait là d’un homme mais non pas d’un chasseur. Il n’avait pas de fusil sur l’épaule ni de chien à ses côtés. Elle attendit encore un peu et là son regard fut vraiment surpris. Agréablement surpris même. Il s’agissait de ce cher Stefano qu’elle avait eu la chance de voir à son Salon en compagnie de Françoise de Montespan. Même si elle se posait de nombreuses questions, elle ne put s’empêcher de sourire. Mais que faisait-il dans la forêt seul et à pied ? Sa présence la réjouissait car il était vraiment la dernière personne qu’elle pensait voir en ces lieux. Elle fit un bout de chemin et alla vers lui avec le sourire aux lèvres.

-Eh bien Monsieur, vous êtes vraiment la dernière personne que je m’attendais à voir en ces lieux. Avez-vous entendu ce coup de feu ? Je ne vois point d’arme à votre épaule, j’en conclu donc que vous n’êtes pas le responsable de tout ce vacarme. Mais je suis ravie de vous voir ici. Êtes-vous seul dans ces bois ?

Elle avait vraiment hâte d’écouter la raison qui l’avait emmené en ces bois. Car peu de personnes les fréquentes. Il n’y a rien à y faire et personnes à voir. Les personnes ont peur de s’y aventurer car il est fort possible d’y croiser des bandits où d’autres personnes qui auraient de mauvaises intentions. Mais Ninon n’avait pas peur de croiser ce genre de personnes. Si elle devait se faire agresser et mourir, c’est que la vie en avait décidé ainsi.Avec un peu de chance, Stefano aurait peut-être besoin d’être consolé. Il s’était peut être disputé avec son amant ce qui expliquerait la raison de son envie de solitude. Ou alors, il serait venu chasser avec son amant mais pourquoi ce serait-il éloigner ? Plus Ninon se posait des questions et moins elle trouvait de réponses.
avatar
Invité
Invité


Ven 31 Mai - 12:14

Ce dernier temps n'étaient pas facile pour moi, en effet je donnais beaucoup de mon énergie pour Mathis, non pas pour des activités charnelles, mais pour l'aider à traverser cette étape de sa vie. Il lui fallait quelqu'un pour le soutenir quotidiennement et j'avais accepté cette tâche, enfin ce n'était pas une obligation car je le faisais volontiers, mais tout cela puisait tout de même beaucoup dans mes forces vitales. Je me sentais beaucoup plus rapidement épuisé, mon emplois du temps qui était déjà bien chargé était devenu très lourd, trop lourd. Heureusement pour moi, je pus diminuer un peu mes heures de danse, certes contre ma volonté, mais il faut savoir prendre des décisions dans sa vie... Et là j'étais obligé de le faire. Cependant, je n'arrêtais pas de danser. J'ai dit, étant très jeune, que je ne pourrais plus vivre le jour où je ne pourrais plus danser. Ma mère en avait beaucoup rit, mais cette maxime était toujours d'actualité aujourd'hui ! Le sport était devenu presque une addiction, si je ne faisais pas un certain quota d'heure par semaine, il m'arrivait de me sentir mal, et c'est qui se déroulait actuellement. Combien de temps est-ce que tout cela allait durer ? J'en avais aucune idée ! Il fallait déjà que la santé de Mathis s'améliore pour qu'il puisse se gérer et être plus autonome. Bien sûr qu'il pouvait rester seul et se débrouiller, il était assez grand, mais la solitude n'est pas bonne dans ses moments et amène souvent des idées noires... si vous voyez ce que je veux dire. Heureusement pour nous, le temps n’érodait pas notre relation, bien au contraire, nous en fûmes que plus proches, enfin, pour l'instant en tout cas. Je n'attendais aucune attention physique de sa part car je savais que dans ces périodes, c'est bien à la dernière chose à laquelle on pense. Cela avait été un grand sujet de discussion car il savait qu'il était incapable de me donner cette affection mais je réussis à le convaincre que malgré tout, ce n'est pas forcément ce que je recherchais et que je n'allais en tout pas le contraindre à s'y adonner. Le plaisir doit être partagé, alors nous avons décidé d'attendre qu'il revienne chez mon amant.

Tous ces problèmes se voyaient sur moi, bien que je tentais de les cacher par le peu de maquillage que j'appliquais sur ma peau. Mes yeux étaient petits et légèrement teinté de rouge pâle. Ma peau qui était d'habitude matte était devenue plus claire et mes traits de visage plus tirés. Oui, les soucis peuvent nous changer, mais j'étais aussi plus absent mentalement, il m'arrivait de me perdre dans mes pensées quand je ne devais pas, j'étais beaucoup moins réactif.

Voir Ninon dans la forêt me surprit car c'était des endroits qui n'étaient pas réellement recommandé de fréquenter. Il y traînait toutes sortes de personnes peu recommandable comme des bandits, escrocs où encore meurtriers. De plus je n'avais vu la dame qu'une fois, et ceci pendant son salon et je n'aurais pas cru la revoir dans un lieu telle que les bois. Elle m'avait inspiré une femme littéraire, aimant la vie citadine.

-Eh bien Monsieur, vous êtes vraiment la dernière personne que je m’attendais à voir en ces lieux. Avez-vous entendu ce coup de feu ? Je ne vois point d’arme à votre épaule, j’en conclu donc que vous n’êtes pas le responsable de tout ce vacarme. Mais je suis ravie de vous voir ici. Êtes-vous seul dans ces bois ?

Sa remarque me fit sourire, à voir, le coup de feu l'avait aussi dérangée.

-Vous voir ici m'impressionne aussi ma chère Ninon ! Oui, je l'ai entendu, quelle idée de chasser ! Je ne supporte pas les chasseurs. Ahhh, non je ne suis pas cet homme, d'ailleurs si j'avais l'occasion de lui faire avaler son canon...

Je ne continuais pas ma phrase car je pensais que Ninon savait où je voulais en venir.

-Oui, j'ai aussi de plaisir à vous voir ici, c'est une bonne surprise ! Vous avez bien remarqué, je suis seul, je suis venu me promener et fuir un peu le château, son ambiance et je dois vous avouer que je laisse en quelque sorte mes problèmes aux portes de St-Germain quand je sors. C'est une bonne façon de se ressourcer, qu'en pensez-vous ? Et vous, que faites-vous ici ?

Cela me fit bizarre de parler de la sorte à quelqu'un que je ne connaissais que depuis peu. Seul Cornélius et une poignée de personnes étaient au courant de mon état réel à la Cour, de ce que je ressentais vraiment car je n'aimais pas exposer mes sentiments aux gens, surtout quand ils étaient maussades. Et je ne voulais pas que l'on dise à Mathis qu'il était un poids pour moi, jamais je ne me le pardonnerais si cela arrivait, jamais ! Nous verrons bien si j'avais raison de parler à Ninon de ce qui se passait, mais je pense qu'elle pourrait garder mes secrets.

-Je vous avoue que je fuis un peu une situation cocasse aussi, mais je ne sais pas si je peux en parler car je pourrais m'attirer des ennuis si ce que je dis se repend dans la Cour...

J'allais vite voir comment elle allait réagir et m'adapter à la situation.
avatar
Invité
Invité


Dim 7 Juil - 12:45

Ninon n’était pas bien en ce moment. Elle ne savait plus trop où elle en était. Mais elle ne devait pas montrer aux personnes qui la connaissaient son état. Elle était connue pour être toujours de bonne humeur et pour avoir de la conversation et surtout des potins. Elle ne devait donc pas être faible car elle avait une réputation à tenir. Elle avait donc décidé de partir là où elle pouvait être elle-même et faire tomber le masque qu’elle portait tous les jours depuis des années. Elle avait donc opté pour la forêt. Mais ce coup de feu l’avait sortie de sa rêverie. Elle fut encore plus surprise de voir Stefano qui n’avait vraiment pas l’air d’être dans son assiette pour une raison qu’elle ignorait encore. Il n’allait peut être pas lui dire ce qui le tracassait. La Ninon qui tenait salon aurait tout fait pour connaître la raison en question mais Ninon tout simplement n’avait pas besoin de le savoir car elle aussi se sentait mal. D’une certaine manière, elle fut soulagée que ce soit Stefano mais dans un autre sens, elle aurait bien voulu que ce soit le chasseur en question. Car Ninon aurait pu se défouler un peu sur lui ce qui lui aurait été d’un grand soulagement. Elle était heureuse également de savoir que Stefano ne chassait pas et qu’il avait un grand respect pour ces pauvres animaux sans défense. Elle ne put s’empêcher de sourire à la remarque de Stefano. Elle imaginait ce dernier en train de faire manger au chasseur le canon de son fusil. La scène aurait pu être drôle. Mais elle ne se ferait peut être pas. Quoi qu’avec un peu de chance, le chasseur allait finir par se montrer mais nous verrons ça plus tard.


-Eh bien je suis heureuse de savoir qu’il ne s’agit pas de vous. Je n’arrive pas à comprendre comment l’homme peut être aussi cruel. Lui faire manger son canon serait encore trop gentil je trouve. Une chasse à l’homme serait presque idéal non ? On le poursuivrait à cheval jusque’ à ce qu’il soit tellement épuisé que nous n’aurions plus qu’à l’abattre.

Mais Ninon se tu. Elle venait de s’entendre parler et elle était choquée de ce qu’elle venait de dire. Punir le chasseur était une chose, mais de là à souhaiter sa mort… Stefano lui avoua qu’il était contrarié. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Elle avait de la peine pour lui d’ailleurs, car même si elle ne le connaissait pas beaucoup, elle était déjà prise d’affection pour lui. Elle l’écouta avec attention. Elle lui fit un joli sourire.

-Oui je suis d’accord avec vous, la forêt et un excellent endroit pour se ressourcer. En ce qui me concerne, je ne fuis pas la cour mais ma vie tout court…Je n’ai pas envie de vous ennuyer avec mes soucis qui ne doivent pas être aussi grave que les vôtre. Mais j’avoue que dans la forêt, je peux faire tomber le masque et cesser de faire semblant. Ce n’est pas facile tous les jours d’être toujours belle et de bonne humeur. Je commence à me dire que j’ai une petite idée de ce que le Roi doit subir tous les jours et ça ne doit pas être une partie de plaisir.

Ninon avait bien entendu ? Si Stefano lui disait ce qui lui posait tant de tracas il pourrait s’attirer des ennuis ? Mais elle n’était pas tout le temps comme ça… Il est vrai qu’elle adorait les potins mais si une personne était vraiment dans la détresse elle pouvait aussi être une excellente confidente. Elle eut un sourire rassurant.

-Eh bien mon cher, je peux être une excellente confidente quand il le faut. Il ne faut pas que vous pensiez que je passe la plus part de mon temps à détruire la vie des personnes. J’aime les potins je ne vous le cache pas, mais à un certains degrés seulement et je peux vous jurer que si vous avez besoin de parler, je peux être de bon conseils et tenir ma langue.

Elle ne disait pas ça pour jouer de lui. Elle était vraiment sincère et le voir aussi tracassé lui faisait quand même un peu mal au cœur. Mais elle ne pouvait pas l’obliger à lui parler s’il ne voulait pas.
avatar
Invité
Invité


Lun 22 Juil - 11:22

La confiance, cela était quelque chose que je ne donnais pas sans raison, surtout pas dans la Cour de Monsieur. J'avais appris au fil du temps que j'avais passé dans le château que je ne pouvais l'avoir qu'en moi-même, et en quelques personnes que j'avais testé. Le secret est quelque chose d'intime, et ce n'est pas chez Philippe d'Orléans qu'il faut le divulguer! Si part malheur un seul minions apprend la chose que vous cachez, vous pouvez être sûr qu'en moins d'une heure tout l'entourage du Prince sera au courant de ce que vous trimbaler. Mais ce n'est pas la seule chose que les suiveurs du Duc d'Orléans s'amusent à colporter, non ils seraient bien trop gentils pour s'arrêter ici!  Ils sont plutôt du genre à tout raconter, à diffuser n'importe quoi. Oui, les Minions sont les plus grandes commères de France! Il leur suffit de rien pour arriver à créer un scandale sans précédent.

- Eh bien je suis heureuse de savoir qu’il ne s’agit pas de vous. Je n’arrive pas à comprendre comment l’homme peut être aussi cruel. Lui faire manger son canon serait encore trop gentil je trouve. Une chasse à l’homme serait presque idéal non ? On le poursuivrait à cheval jusque’ à ce qu’il soit tellement épuisé que nous n’aurions plus qu’à l’abattre.

- Ohhh grand jamais je ne ferai ceci. Votre idée est peut-être un peu extrémiste, mais il mériterait de le vivre en tout cas!

Cette idée me fit sourire. Je vis Ninon sur un cheval, avec des chiens dressés à courir après un ancien chasseur, mais cette image parti rapidement. Le sourire de Ninon me donna un peu de force. Je ne la connaissais pas bien, et les rumeurs qui courraient sur elle n'étaient pas forcément glorieuse vu que le Roy n'était pas son meilleur ami... Mais, expérience faite, qu'est-ce une rumeur? Une idée infondée lancée par un inconnu, un fou aux oreilles d'autres inconnus et qui arrive par finir aux nôtres. Ces paroles pouvaient très bien être maniées à la volonté de celui qui en était le créateur.

- Oui je suis d’accord avec vous, la forêt et un excellent endroit pour se ressourcer. En ce qui me concerne, je ne fuis pas la cour mais ma vie tout court…Je n’ai pas envie de vous ennuyer avec mes soucis qui ne doivent pas être aussi grave que les vôtre. Mais j’avoue que dans la forêt, je peux faire tomber le masque et cesser de faire semblant. Ce n’est pas facile tous les jours d’être toujours belle et de bonne humeur. Je commence à me dire que j’ai une petite idée de ce que le Roi doit subir tous les jours et ça ne doit pas être une partie de plaisir.

- Il est vrai que la vie au château n'est pas simple, mais je n'arrive pas à imaginer ce que doit vivre le Roy, et comme vous le dites, sa vie ne doit pas être toute simple malgré le rang qu'il possède. A mon avis, il doit lui arriver de rêver à un endroit calme, où il pourrait se reposer sans toutes ses taches qui occupent ses journées, vivement que Versailles soit fini! Quand à vos problèmes, sachez qu'ils ne m'embêtent aucunement! Mais soit, si vous ne voulez pas en parler, n'en parlons pas! Je repris ma respiration. Et si nous allions nous asseoir?

Sur ce, je pris le bras de Ninon et me dirigeais vers un banc qui se trouvait là. Une fois nos postérieurs posés, je la regardais dans les yeux.

- Eh bien mon cher, je peux être une excellente confidente quand il le faut. Il ne faut pas que vous pensiez que je passe la plus part de mon temps à détruire la vie des personnes. J’aime les potins je ne vous le cache pas, mais à un certains degrés seulement et je peux vous jurer que si vous avez besoin de parler, je peux être de bon conseils et tenir ma langue.

- Bien, alors je vous prie de bien la tenir, car je n'aimerais vraiment pas être en de fâcheuses situations, de plus, je ne sais pas si je puis vous en parler et si vous voudrez entendre parler de mes histoires d'amants et de coeur?
avatar
Invité
Invité


Dim 29 Sep - 8:57

Ah le Roi, La Cour, le château de Versailles, ces jardins sublimes. Ninon avait toujours rêvé d’y mettre un pied. Mais malheureusement pour elle, elle n’avait aucun titre de Noblesse elle n’avait donc aucune raison d’y aller. Pourtant, elle était amie avec Monsieur, Jean-Baptiste Lully et pleins d’autres personnes qui avaient de l’influence. Mais malgré ça, elle ne peut pas y aller. Qui sait, peut-être qu’un jour cela changera. Pour le moment, elle allait devoir se contenter de son royaume à elle, son salon. On pouvait dire que de ce côté elle était la Reine car elle était le centre d’intérêt et tout le monde l’admirait. Elle aimait sentir l’admiration de tous ces hommes et la jalousie des femmes. Mais le souci, était que ça n’allait pas forcément durer encore longtemps. Ninon avait déjà une quarantaine d’année et il fallait reconnaître qu’elle n’était plus toute jeune. Mais en tant que dame bien élevée, elle se voyait assez mal se confier à Stefano. Il était plutôt gentil et il s’était proposé de jouer les oreilles attentives. Mais Ninon avait une réputation à tenir du coup elle hésitait.

-Je dois bien avouer qu’à tête reposée, mon idée est peut-être un peu sévère. Mais j’avoue que lui faire un peu peur afin de lui faire comprendre ce que vis et ce que ressens ce pauvre animal, serait en effet une bonne idée. Des idées que je n’imaginais pas avoir un jour sont en train de me traverser la tête. Il vaudrait mieux changer de sujet je pense.

Ninon regarda Stefano et des idées coquines ne purent s’empêcher de traverser la tête de notre cher Ninon. Elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle s’imaginait en train de coucher avec Stefano en plein milieu de la forêt. C’était le seul moyen pour elle de se détendre. Elle savait que Stefano avait ce qu’on appelait « le vice Italien », mais Ninon s’en fichait et trouvait ça intéressant d’ailleurs. Elle avait toujours aimait les défis et elle ne pouvait pas le laisser ignorer les plaisir de la chaire féminine. Cette idée la fille sourire. Un sourire un peu coquin qu’elle laissa s’afficher sur son visage. Elle l’écoutait mais sans l’écouter vraiment. Elle retenait juste les mots important afin de ne pas paraître malpolie.

-Mes problèmes ne sont pas si graves que ce que vous imaginez. Je ne suis pas souffrante et je n’ai aucun souci de santé. Ce sont plus des soucis qui me gâchent un peu la vie dans le sens où je ne sais pas quelle décision il faut que je prenne car cette dernière va changer ma vie. Je suis donc obligée de peser le pour et le contre car je risque de perdre ce qui est le plus important pour moi si je prends la mauvaise décision. J’ai donc le cul entre deux chaises et j’ignore ce que je dois faire. Je suis d’accord avec vous. Être toujours de bonne humeur, avoir de la conversation, être belle est vraiment plus que fatiguant. C’est pour la même raison que vous que j’aime cette forêt.

-J’aimerais bien aller voir Versailles un jour. Je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller et je pense que je ne pourrais jamais y aller d’ailleurs… Pourtant, Monsieur et Jean-Baptiste Lully mais malgré ces connaissances, on ne m’a jamais proposé d’y aller.

Elle laissa Stefano lui prendre le bras et le laissa l’entraîner. Elle s’assit et soutint le regard de Stefano. Ninon posa sa main sur celle de Stefano.

-Stefano, il est vrai que je possède un Salon que je nourris grâce aux rumeurs. Mais je suis un être humain avant tout et je possède des amis pour qui je suis à l’écoute. Avec mon expérience, les soucis de cœurs n’ont aucun mystère pour moi. Donc si vous voulez m’en parler je suis tout à votre écoute.
Ninon était sincère avec lui et elle ne cherchait pas du tout à le nuire bien au contraire. Elle savait à quel point cela faisait du bien d’avoir une personne à qui se confier.

avatar
Invité
Invité


Mar 15 Oct - 11:19

Jamais je n’avais dit que le corps de la femme était moche ou répugnant, loin de là cette idée, d’ailleurs sans lui, je ne serais pas de ce monde. Honnêtement, je ne sais pas d’où vient ce plaisir de la chair masculine ! Peut-être ai-je un côté sadomasochiste en m’infligeant des amours me rappelant mon père ? Ou était-ce simplement le fait que malgré tout, les hommes paraissaient plus simples à mes yeux que le « beau-sexe ». Je ne puis dire si mon amour pour les hommes étaient véridique car jamais je n’avais essayé l’amour avec une femme, charnellement parlant. Il fallait dire que premièrement je ne m’en donnais pas l’occasion et que deuxièmement je n’en avais pas l’envie vu que le corps viril de l’homme me comblait entièrement. Pour les femmes, je ressens ce que j’ai ressenti pour ma mère, une très grande affection, de l’amour, mais de fils à mère et pas l’amour avec le grand « A ». Mes différentes discussions avec mon ami Cornélius m’ont fait comprendre ce que le sexe fort aimait chez le sexe opposé. Il fallait dire qu’avec lui, nous parlions de tout et de rien malgré notre première rencontre qui aurait pu nous mener à une relation de haine. Il faut dire que l’Anglois possède un fessier splendide et j’ai pensé, de premier abord, qu’il était aussi touché par le vice italien.

-Mhh, vous savez, chez moi ont dit que c’est ces problemi qui nous mènent à devenir triste et maussade, mais si vous ne voulez pas en parlare con me, il n’y a pas de soucis…

Peut-être que me confesser à quelqu’un sur ce sujet me ferait du bien, et de plus, Ninon n’était pas dans la Cour, donnant ses salons dans Paris même. Ce dernier point était important, mais tout tournait dans ma tête et je voulais que cela sorte. En parler ferait déjà diminuer le point que cela avait sur mes épaules.

-Ohhh, vous savez, Versailles est encore en construction et Io no se quand elle sera finie… Et io vous avouerais que nous sommes peu à pouvoir aller la voir…

Nous, les mignons de Monsieur étaient effectivement tolérés par son frère, mais cela s’arrêtait souvent à ce point, ce qui était malgré tout compréhensible. Les gens comme moi ne vivait pas longtemps dans le royaume, souvent comparés au diable. Tout le monde avait entendu parlé de Sodome et Gomorrhe non ? Toutes ses vies tuées par le « Tout-Puissant » pour des « pêchés » auxquels nous, homosexuels, s’adonnons.

L’attitude de Ninon ne choqua pas l’Italien, qui posa lui aussi son autre main sur la sienne. Après tout, elle le savait touché par cette fameuse « maladie » donc elle n’irait certainement pas plus loin, quoique son sourire lui disait l’inverse. Le contact était quelque chose d’important pour moi, peut-être que ma mère m’avait trop bichonné ? Certainement ! J’ai besoin, sans prendre le sens sensuel et sexuel de la chose, d’être touché, d’avoir cet échange physique simple, loin des parties de jambes en l’air. Nous nous assîmes donc sur ce fameux banc.

-Voyez-vous, depuis un piccolo momento, je me suis trouvé un nouvel amant et depuis quelques semaines, ce dernier est très fragile physiquement et mentalement. Etant ce que je suis pour lui, je me suis proposé pour l’accueillir a mi casa et je m’occupe de lui tous les giorni.

Ce n’était pas que j’étais désespéré ou que cela m’embêtait, loin de là car je le faisais avec amour et passion. Je n’aimais pas le voir comme il était, sans vie, le regard perdu. Ses beaux yeux bleus qui pétillaient étaient vides, sans âme. Je savais que cette confrontation avec sa sœur avait été difficile, mais il n’avait pas voulu me dire pourquoi cette dispute s’était déroulée. Pendant la nuit, l’homme tourmenté bougeait énormément dans mon lit, certainement à cause des cauchemars qu’il subissait et j’avais pu entendre quelques brides de leur échange, mais rien de concret.

-Io ne peux pas l’abandonner, mais c’est très… lourd !

Je serrais alors sa main entre les miennes un peu plus et soupirais.
avatar
Invité
Invité


Ven 18 Oct - 14:36

Ninon ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui pouvait bien se passer dans la tête d’un homme qui avait le « Vice Italien ». A cette époque comme à toutes autres époques d’ailleurs, c’était assez mal vu. L’Eglise voyait ça d’un très mauvais œil. Tout comme le Roi d’ailleurs. Ninon s’en fichait complètement d’ailleurs. Elle trouvait ça plutôt amusant. Et puis s’ils sont heureux comme ça pourquoi devrait-on les priver ? Ce sont des êtres humains qui ont tout à fait le droit de vivre de belles histoires d’amour comme n’importe quel couple. Mais elle avait suffisamment de bonne relation pour savoir que tout ceci était très compliqué. Monsieur le Frère du Roi venait souvent la voir dans son Salon. Il était toujours accompagné d’ailleurs et il lui arrivait parfois de parler avec Ninon. Cette dernière s’était rendue compte que sous toutes ces fanfreluches et sous tout ce maquillage, se cachait un homme qui souffrait de se faire maltraité par son frère. Ninon aimait bien Monsieur et le peu de chose qu’il lui confiait restait entre eux. Elle ne prenait pas ses confidences pour en faire des potins. Elle sourit à Stefano.

-Si vous me faîtes confiance je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas vous faire confiance à mon tour. Il y a des années, je suis tombée amoureuse d’un homme marié. Nous sommes restés amant pendant quelques années. De cette union, est né mon fils qu’il a reconnu sans que je ne dise quoi que ce soit. Mais ça ne dura pas et il finit par s’en aller tout en me donnant de l’argent afin que je puisse élever notre fils. Depuis ce jour, j’ai fermé mon cœur à l’amour car je ne voulais plus souffrir. Je me contente donc tout simplement de collectionner les aventures tout en m’amusant. Mais depuis quelques temps, je ne cesse de repenser à lui et de me demander si lui aussi. Je rêve de retourner vivre avec lui comme avant mais si c’est le cas, je vais devoir fermer mon salon qui est aussi mon autre principal raison de vivre. Je ne sais donc pas ce que je dois faire…

Elle se dit que finalement elle avait bien fait de se confier à lui. Elle se sentait mieux après ça. Peut-être était-ce une mauvaise idée car elle ne le connaissait pas. Elle venait de jouer son avenir car si Stefano parlait à qui que ce soit elle perdait tout… Elle ne savait donc plus trop où elle était car elle d’un côté elle était soulagée de s’être confiée mais d’un autre….

-Oui, je me doute que Versailles est encore en travaux. Cela va très certainement prendre beaucoup de temps avant de pouvoir s’y rendre afin de l’admirer. J’avoue tout de même que j’aimerais bien voir ça le jour où ce sera possible.

Ninon avait toujours rêvé de mettre un pied à la cour, mais l’affaire semblait plus difficile que prévu… Pour elle, ça allait encore dans le sens où elle était une femme et pourrait donc y aller tôt ou tard. Mais pour un Mignon, cela était en effet plus difficile. Grand Dieu, comme il devait être dur à vivre de se faire regarder comme un animal étrange par les courtisans de la cour. Cette situation ne devait pas être évidente à vivre tous les jours pour eux.

Ninon garda sa main dans la sienne. Elle n’avait pas envie de le brusquer et encore moins de le faire fuir. Elle savait que les Italien étaient non seulement des personnes qui parlaient avec les gestes, mais qu’ils aimaient bien toucher son forcément que ce soit déplacé. Il est vrai qu’elle avait un peu profité de la situation. Mais avant d’aller plus loin, elle préférait parler pour qu’il se sente mieux sur ses problèmes et elle sur les siens. Elle écouta donc parler Stefano avec une attention particulière. Elle aimait bien son petit accent. Ça lui rendait son charme meilleur.

-Je trouve tout à fait normal et très noble de votre part, que vous vous occupiez de lui comme vous le faîte. Pourquoi est-il si fragile ? Car en effet, cela ne doit pas être facile tous les jours. Vous vous retrouvez dans l’obligation de lui remonter le moral en permanence et vous êtes aussi obligé de vous montrer toujours de bonne humeur.

C’était difficile pour elle car elle ne connaissait pas toute l’histoire. Elle ignorait pour quelle raison l’amant de Stefano se trouvait dans un tel état. Avait-il perdu une personne importante pour lui ? Avait-il avoué à un membre de sa famille son attirance pour les hommes et la conversation avait mal tourné ? Pleins de questions se bousculaient dans la tête de Ninon. Mais elle préférait que Stefano parle de lui-même plutôt que de le harceler de questions. Elle caressa doucement la main de Stefano mais sans arrière-pensée. Elle voulait tout simplement le soutenir.

-Je comprends tout à fait. Il est difficile de voir les personnes que nous aimons plus que tout souffrir au quotidien sans que nous puissions y faire quoi que ce soit.

Elle se mordit la lèvre avec discrétion. Elle voulait vraiment savoir pourquoi il était dans cet état.
avatar
Invité
Invité


Mer 23 Oct - 12:01

Il est connu que de tout temps, que les hommes touchés par ce que les Français appelaient le « vice-italien », étaient voués à la mort. Depuis que l’église avait rependu cette idée, ils étaient chassés et tués sans aucun regret alors qu’au fond, beaucoup d’eux étaient révolutionnaires. Ces gens, hommes ou femmes, avaient une autre façon de voir le monde qui les entouraient, eux et les gens « normaux ». Ils arrivaient à le percevoir et à le comprendre autrement. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup d’entre eux avaient une fibre artistique plus développée, ce qui était le cas de notre cher Italien. Chez beaucoup de personne touchée par cette « maladie », cela se voyait, soit dans les manières, soit dans la voie ou encore dans la façon de s’habiller ou de faire les choses. Pour sa part, le Milanais cachait ceci le plus possible, comme une cicatrice que l’on recouvre de poudre pour pas qu’elle soit visible aux yeux de tous. Ce n’était pas quelque chose qu’il aimait forcément exposer aux yeux de tous, contrairement au frère du Roy. Bien sûr, il avait un côté féminin qui ressortait beaucoup plus que chez un homme banal, mais cela lui donnait son charme. Ses traits de visage étaient très marqués, mais doux et ses gestes étaient plus fluides que ceux d’un homme, plus étudiés, peut-être aussi grâce à la danse… Aux paroles de la Dame, il lui caressa le dessus de la main du pouce.

- Vous savez… io crois que les choix que l’on fait nous souivent dans nostra via, ma si vous faites quelque chose par passion ou amore vous n’allez pas le regretter.

Le Milanais lui adressa un sourire en coin. Il était bien ici avec Ninon, les deux avaient des problèmes et ils pouvaient s’en parler sans craintes à voir… Cette femme n’était peut-être pas aussi fausse qu’on avait voulu lui faire croire. Les ragots qui courraient dans le château sur la Dame n’étaient pas les meilleurs. Elle avait une réputation de femme attrapeuse d’hommes et surtout de commère. Et même si le premier point pouvait être vrai, ce n’était pas cela qui allait inquiété Stefano car il pensait être protégé vu qu’il lui avait avoué ses préférences.

- Au château on dit que Versailles sera le paradis sur Terre… J’émets pour ma part une petite retenue sur ce genre de ragots… bien que je ne doute pas de la splendeur de notre cher Roy et de ses goûts… Ce serait remettre l’autorité divine en question, non ?

L’Italien sourit à ce qu’il venait de dire. Il n’appréciait pas plus le roi que cela, et il savait qu’en aucun cas c’était un Dieu. Il avait les mêmes besoin que tout autre homme. C’était quelque chose qui dépassait totalement le Milanais, mais il devait bien se plier à la pensée générale, si bien que ça lui fit drôle d’en parler si librement avec quelqu’un.

-Ohh, vous savez, oune histoiria de familla… sa petite sœur refuse de le revoir et le menace de partir et c’est comme une jumelle pour lei… C’est la seule qui est restée avec lui pendant qu’ils firent chemin jusqu’ici… enfin, ça va mieux maintenant que j’ai pu en parler…

Il savait qu’il ne devait pas rentrer trop tard, mais il avait encore un bon moment devant lui. Les journées passaient tellement rapidement et il avait tellement de chose à faire que cela lui fit du bien de se poser un moment sans rien faire et juste parler de ses problèmes. Il était plus détendu qu’avant et laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres.

-Oui, c’est vrai et la santé, c’est tellement important… Surtout dans son cas. Je ne pourrais pas le laisser… Mais parlons d’autres choses… Ca va mieux maintenant.

Il sourit à Ninon et arrêta de lu caresser la main.

- Et vous, comment vont vos histoires côté cœur ?

Demanda-t-il curieusement. Il savait que la belle avait quelques amants, mais rien de bien concret et le Milanais était curieux d’en apprendre un peu plus sur elle.
avatar
Invité
Invité


Sam 16 Nov - 11:35

Ninon avait toujours entendu énormément de choses négatives sur les personnes qui étaient touché par le « Vice Italien ». Mais Ninon ne les avaient jamais considérées comme tel. Pour elle, c’était des personnes tout à fait normales qui avaient tout compris à l’amour. Ils étaient du même sexe et alors ? Ils avaient tout à fait le droit de vivre comme ils l’entendaient. Leur amour était plus fort que tout et Ninon avait toujours était admirative. Comme elle en fréquentait beaucoup, elle pouvait parfaitement savoir qui avait ce vice et qui ne l’avait pas. Elle était d’ailleurs devenue une très bonne amie de Monsieur le Frère du Roi et elle comptait bien le rester d’ailleurs. Il est vrai qu’elle adorait les ragots. Ça avait toujours était plus fort qu’elle. Elle aimait être le centre d’intérêt. Quand elle tenait salon et qu’elle parlait avec ses invités, ils buvaient chacune de ses paroles un peu comme des enfants à qui on raconte une histoire le soir avant de les mettre au lit. On venait aussi lui demander conseil. Elle avait dépuceler plus d’un homme et elle était devenu experte en la matière. Quand elle vit Stefano entrer dans son Salon, elle ne put s’empêcher de le fixer. Il était tellement beau et ses gestes étaient tellement gracieux qu’elle dut se retenir de ne pas le regarder avec la bouche ouverte. Elle avait prévu de coucher avec lui car après tout pourquoi il ne pourrait pas goûter à la douceur de la peau féminine ? Elle voyait en lui un défi qu’elle était prête à relever. Elle lui montrerait les plaisir de la chair. Car un homme qui couche avec un homme n’est pas du tout comparable avec un homme qui couche avec une femme. Mais le souci était qu’elle le voyait triste alors pour le moment elle ne voulait rien faire de déplacer. Il avait besoin de se confier et il souffrait alors elle mettait son plaisir de côté pour se consacrer à lui. Mais elle gardait sa main dans la sienne. Elle adorait aussi son accent. Elle sourit à sa phrase.

-Oui je suis tout à fait d’accord avec vous. Les choix nous suivent dans notre vie. Mais je ne suis pas sûr que même si l’on fait quelque chose par passion on ne le regrette pas. J’ai eu sacrifié tout ce que j’avais par amour passionnel et au final je l’ai perdu… Sur le coup je ne l’ai pas regretté mais je me dis que si je ne l’avais pas fait ma vie aurait certainement était différente. Elle aussi se sentait bien avec lui. Elle pouvait faire tomber son masque de la Ninon que tout le monde connaissait

Elle lui rendit son sourire. Elle avait aimé le Marquis de Villarceaux d’un amour passionnel et il avait fini par la laisser. Elle avait pourtant était persuadée qu’elle finirait sa vie avec lui mais il était marié et ce genre d’histoire n’existe que dans les contes de fées. Il était très rare qu’elle se confie à des personnes qu’elle ne connaissait à peine. Mais sans savoir l’expliquer, elle voyait en Stefano quelqu’un de bien à qui elle pouvait tout dire sans qu’il ne la juge et que tout lui retombe sur la figure. Elle ne se sentait pas jugée et c’était ça aussi qu’elle appréciait avec lui. Elle s’en fichait de savoir ce que les personnes pouvaient bien penser d’elle.

-Je suis certaine que Versailles sera un endroit magnifique mais comme nous sommes entre nous je peux parler librement. Ce n’est pas parce qu’il est Roy qu’il faut s’extasier devant quelque chose qui n’est pas à notre goût. Il réagit souvent en enfant gâté et tôt ou tard, ça finira très certainement par lui retomber sur le bout du nez.

Heureusement qu’ils se trouvaient en forêt et que personne ne pourrait entendre cette conversation car Ninon pourrait avoir de gros voir même de très gros ennuis. Elle avait pris la famille royale en grippe depuis que la mère du Roy l’avait fait enfermer. Elle ne put s’empêcher de reconnaitre que de parler ainsi lui faisait vraiment un bien fou. Ninon et Stefano ressemblaient à deux enfants qui racontaient des bêtises sur des personnes qu’ils ne connaissaient pas forcément bien.

-Pourquoi sa sœur refuse-t-elle de le voir ? Il lui a avoué qu’il avait le vice Italien et elle n’a pas réussi à digérer la nouvelle ? Est-il trop protecteur envers elle ? Oh je vous demande pardon. Je vous bombarde de questions alors que cela ne me regarde pas. Mais vous savez ce que l’on dit, chassez le naturel et il revient au galop.

Le temps commençait à filer mais Ninon ne voulait pas laisser partir Stefano. Elle voulait qu’il continue de parler comme ils étaient en train de le faire. Elle voyait qu’au fur et à mesure de la conversation Stefano se détendait de plus en plus. Elle serra sa main un peu plus fort l’air de dire restes encore avec moi.

-S’il va mieux vous m’en voyez rassurée. Avec vous à ses côtés cela ne peut en être autrement. Je comprends que vous ne pouvez pas être loin de lui trop longtemps.

Ninon perdit son sourire à cette question. Elle soupira et baissa le regard. C’était étrange de ressentir ça. Elle qui était toujours une femme forte.

-Mes histoires de cœur… Je n’en ai pas. Ce sont juste des histoires d’un soir qui n’ont pas le moindre intérêt. C’est un peu comme si je n’avais pas le droit au bonheur et que l’on me punissait pour la vie que je mène.
avatar
Invité
Invité


Ven 10 Jan - 16:33

L’Italien se replongea une instant dans ses souvenirs pour remonter à leur première rencontre, lors d’un Salon que Ninon avait organisé. Les paroles qui couraient sur le talent d’organisation de la Dame De l’Enclos dans les couloirs écorchaient la beauté et l’ambiance qui y régnait. Effectivement, les gens de la noblesse étaient très séparés par la femme de lettres. Autant elle était admirée par les uns, qu’elle était haït par les autres. Certainement cela était du à ses conflits avec une partie de la famille royale, plus particulièrement Louis lui-même. Cette Dame attirait les foules et accueillait dans ses réunions des artistes connus et très plébiscités, bien sûr qu’elle s’en ventait, ce qui était totalement compréhensible aux yeux de Stefano qui aurait certainement fait pareil. Il s’était posé la question d’où pouvait venir le conflit dans la relation entre le souverain et cette femme, qui, au premier abord avait tout pour bien s’entendre. Peut-être était-ce du au fait d’avoir été jeté en prison comme du poisson pourri ? Pourtant les deux aimaient l’art et le savoir, les deux étaient friands de la comédie. Mais la réflexion du danseur le mena vite au point qui avait du jouer un tournant : leur envie de reconnaissance, leur besoin d’être le centre d’attention. Mais le danseur allait garder cette pensée pour lui. D’un côté Stefano était comme eux. Il aimait se savoir regardé, se savoir épié et ce qu’il ressentait quand il montait sur scène était indescriptible. Tous ces gens venus pour les voir danser… cela pouvait représenter en quelques sortes leur pouvoir. Ca lui prenait dans les tripes et ça se rependait partout en lui, créant comme des papillons qui volaient en lui.

- Je comprends votre point de vue ma chère… Il lui sourit sincèrement.Disons que j’aime penser que je ne regretterais jamais mon chemin de vie, et à mes yeux ce sera le cas, car j’ai fais ce que j’aimais et ce que je voulais faire sur le moment. Pourquoi se lamenter d’avoir eu la chance de pouvoir réaliser ce dont l’on rêve le plus ?

Sa réflexion était très personnelle, et pouvait avoir l’air sous un certain regard enfantine. C’était un point de sa personnalité qu’il appréciait bien. Au fond de lui, Stefano était encore un peu enfant, même si tout ce qu’il avait vécu l’avait transformé en « homme ». Il avait toujours le même regard rempli d’étoiles devant les amusements proposés par les fous, devant les chorégraphies de ses amis. Il suffisait de peu pour émerveiller le Milanais qui se contentait des choses simples aussi. Même si sa naissance lui avait donné un certain rang, ce n’était pas pour autant que ses chevilles triplaient de volume. Une autre qualité que l’Italien souhaitait gardé était sa neutralité, même si comme tout le monde il avait des jugements sur les inconnus, il les oubliait rapidement et préférait apprendre à connaitre son interlocuteur avant d’émettre quelconque paroles.

Les dires de Ninon lui arrachèrent un petit rire. Au moins sa pensée était franche et heureusement pour elle et pour lui qu’ils se trouvait dans la forêt, à l’abri d’oreilles indiscrètes car le Roy pouvait faire tomber des sentences pour beaucoup moins que ces propos.

- Disons que sou rang lui en douhonne le droit… En même s’il agit en enfant, il gouverne le royaume comme il le souhaite et ce côté enfant n’est pas si mauvais que l’on pourrait le croire. Ne pensez-vous pas ? C’est grâce à cette admiration pour l’art que la France est si grande, si puissante, et sans vouloir prendre son parti, un Roi culotté est un bon Roy.

Il se pinça la lèvre inférieur de peur d’avoir offensé son amie, mais là était sa vraie pensée. Il ne portait pas forcément le Roy dans son cœur, mais ce dernier tolérait les Mignons de son frère, ce qui était chose inédite pour cette époque ! La Cour de Monsieur était le seul endroit où il était légal de se promener aux bras d’un homme. Certes quand il était de visite il fallait se tenir, chose normale mais dès qu’il repartait, la vie reprenait son cours normal.

Son père lui avait toujours dit qu’il était mieux d’avoir trop de caractère que peu car les mous se faisaient écraser par les forts. Et un dirigeant ne pouvait pas se permettre de faire partie du deuxième groupe ! Imaginez un instant un royaume avec à sa tête un faiblard. Tiendrait-il longtemps ? Non. La guerre civile prendrait rapidement le dessus et l’anarchie régnerait en seul maître.

- Io ne le sais pas… peut-être de la haine, de la renne’cœur , mais cela le chagrine terriblement ! Io crois que io souis lé premier uomo qu’il aime… ce n’est pas facile pour lei…

L’Italien sourit au compliment de la dame De l’Enclos. S’il avait pu rougir, il l’aurait sûrement fait. Cela faisait longtemps qu’une femme ne lui avait pas fait de compliment dans le genre. A vrai dire, cela faisait un petit moment qu’il était à la Cour de Monsieur et toutes là-bas le savait victime du vice Italien, mais cela ne les empêchaient pas le tomber sous son charme. Il regarda un instant son interlocutrice et pensa que s’il n’avait pas été homo, le danseur n’aurait pas été contre un épisode charnel avec la Dame.

Le visage de cette dernière perdit en éclat quand il lui posa cette question. Il savait que la vie de Ninon était bien remplie en histoire d’un soir, c’était de notoriété public. Mais Stefano n’avait pas pensé toucher un point sensible. Lui aussi avait vécu ce genre de passage dans sa vie, même si elle était plus courte. Le danseur avait habité plusieurs lits en peu de temps, sans jamais retomber dans le même une seule fois. C’était une période de sa vie où il voulait et aimait s’amuser et peut-être aussi s’abîmer, mais il ne la regrettait pas ! Elle lui apportait ses expériences. Il sourit à la Dame de lettre d’une façon réconfortante et plongea son regard vert émeraude dans le sien.

- Vous savez Ninon, ce n’est pas ça le plousse importante… Vous trouverez l’amor ! J’en suis convaincu, mais il ne faut pas no plous mettre votre désir de côté, cela serait dommage. Quoi de plous bello sour cette planète que cetté envie de s’épanouir ?

Il savait qu’elle n’était plus toute jeune et qu’elle avait certainement fait son temps. Il lui caressa la main gentiment.

- Tout le monde à le droit à l’amour… à tout âge ! J’en suis convaincu ! Et puis ne dit-on pas que l’amour n’a pas d’âge et pas de couleurs ?

Il s'avança contre elle et fit une petite étreinte réconfortante à son amie.
avatar
Invité
Invité


Sam 15 Fév - 16:38

Ninon adorait parler avec Stefano. Il était cultivé et il avait beaucoup de conversations. Ninon avait l’impression qu’elle aurait pu lui confier sa vie entière sans le moindre souci. Mais elle ne le connaissait pas si bien que ça pour le moment en tout cas. Elle essayait de ne pas le montrer, mais elle était fatiguée. Fatiguée de toujours paraître jeune alors que la vieillesse était en train de la rattraper au grand galop. Mais elle était beaucoup trop fière pour montrer qu’elle commençait à fatiguer. Son problème venait peut être d’autre chose. Elle avait entendu dire que son amant favori était revenu à Paris. Mais ce dernier n’était même pas venu le voir. Depuis ce jour-là, Ninon s’était renfermée sur elle-même, un peu comme une fleur qui n’avait pas eu son rayon de soleil. S’il y avait bien un homme qu’elle aimait plus que tout, c’était bien lui. Ninon s’était donc confiée à une de ses grandes amies Madeleine Béjart. Cette dernière lui avait dit qu’il fallait qu’elle retrouve son amant et qu’elle lui parle. Elle devait lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Mais ce n’est pas évident de tout lui dire. Ninon avait peur que son amant la jette comme une vieille chaussette. Elle avait donc besoin de réfléchir et de se retrouver seul avec elle-même. Car si son amant acceptait de vivre avec elle, elle serait capable de lâcher son salon si ce dernier lui posait la question. Pendant un temps, Ninon s’était dit que si elle couchait avec d’autres hommes, elle pourrait penser à autre chose et essayer d’oublier un peu son amant. Mais rien n’y fit. Elle ne cessait de penser à lui. Elle avait donc décidé de venir dans la forêt afin de pouvoir réfléchir à tout ça à tête reposée. Elle avait ensuite rencontré Stefano qui était bien tombé finalement. Elle ne savait pas si elle pouvait se permettre de lui poser la question. Peut-être qu’un avis masculin pourrait aussi l’aider à y voir un peu plus clair.

-Vous avez raison Stefano. Il faut faire notre maximum pour réaliser notre rêve et se donner les moyens. Si on y arrive, on ne peut pas avoir de regrets. On ne vit qu’une fois. Mais parfois, on se rend compte que le rêve que l’on avait était une chose, et que la manière dont il se réalise en est une autre.

Ninon se rendait compte que Stefano était vraiment plus jeune qu’elle. Et elle ne fit pas la constatation uniquement sur son apparence et sur son âge, mais surtout sur son expérience de la vie. Elle allait sur cinquante ans et elle en avait vécu des choses. Elle était partie sur un rêve mais quand elle se fit jeter en prison, elle se rendit compte que la vie n’allait pas être si facile. Entre son père qui avait dû fuir à l’étranger pour avoir tué un homme, et sa mère qui était une vraie grenouille de bénitier, Ninon n’avait pas vraiment eu de chance. C’est son père qui avait fait en sorte qu’elle soit comme elle était aujourd’hui. Il lui avait appris la musique et le chant. C’est aussi lui qui lui avait parlé des plaisirs de la chaire et qui lui avait appris certaines chansons qui ne faisait qu’enrager sa mère. Les paroles étaient un peu grossières… Et puis un jour, le papa de Ninon s’en alla et cette dernière resta avec sa mère. Adieu musique et chanson… Elle n’avait donc pas eu un début de vie très facile.

Ninon avait toujours était franche quand elle parlait. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’elle avait eu quelques ennuis. Mais elle n’allait pas modifier son trait de caractère pour faire plaisir à tout le monde. Elle voulait être acceptée tel qu’elle était.

-Je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous dîtes que la France est grande et puissant grâce à l’art. Mais je ne suis pas d’accord lorsque vous dîtes que le côté enfantin du Roi est une bonne chose. Il n’est pas censé faire des caprices. Mais c’est mon point de vue. Sous prétexte qu’il est Roy il faut dire oui et Amen à tout ce qu’il demande et tout ce qu’il dit ? Je ne suis pas d’accord… Après c’est mon point de vue. Vous avez tout à fait le droit d’avoir le vôtre.

Elle lui fit un joli sourire. Elle ne lui en voulait pas du tout bien au contraire. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu sur la défensive. Elle ne portait pas du tout le Roi dans son cœur et ce dernier non plus d’ailleurs. Mais ce qui faisait sourire Ninon, était le fait que le Roi aimait malgré tout savoir ce qu’elle pensait par moment.

Donc Ninon voulait faire comprendre à Stefano que même si ce dernier ne partageait pas son avis sur le règne du Roi, Ninon n’allait pas le bouder pour autant. Bien au contraire, la femme de lettre voulait le connaître d’avantage. Et elle espérait que leur discutions allait continuer. Elle aimait bien la compagnie de Stefano.

-Je comprends que ça le chagrine, mais je suis certaine que ça va finir par s’arranger tôt ou tard. Il n’y a pas de raison. C’est normal qu’il ait des appréhensions. Il n’a jamais connu cette situation. Mais avec une personne comme vous à ses côtés, je suis certaine que l’histoire va bien se terminer.

Ninon ne pouvait s’empêcher de lui faire des compliments. Quand elle faisait des avances à un homme, s’était la première chose qu’elle faisait. Elle savait que Stefano avait le vice Italien. Il n’avait donc jamais gouté à la chaire féminine. Elle ne pouvait donc pas le laisser dans cette indifférence. Mais comme elle le trouvait sympathique comme confident, elle n’allait pas insister si la réponse de Stefano serait « non ».

Ninon s’était pis une gifle involontaire de la part de Stefano. Son amant était un sujet relativement sensible pour elle mais peut-être que les conseils de Stefano allait lui être utile. Qui vivra verra. Elle plongea son regard dans le sien et lui fit un petit sourire. Elle répondit à son étreinte et lorsque cette dernière fut terminée, elle caressa la joue de Stefano.

-Je vous remercie d’essayer de me remonter le moral. Vous êtes vraiment une personne adorable avec un grand cœur. Je suis d’accord quand vous dîtes que l’on a tous droit à l’amour. Je ne vous dis pas le contraire. Mais le rejet est une chose douloureuse et il m’effraie. J’ai eu un fils avec lui et j’ai vraiment peur qu’il me rejette.

Une larme qu’elle ne put retenir coula sur sa joue.

-Pardonnez-moi.

Elle se mit dos à lui. Elle ne voulait pas lui montrer qu’elle était en train de pleurer.
avatar
Invité
Invité


Jeu 10 Avr - 11:14

Quel beau sentiment qu’est l’amour… le plus beau, le plus fort, le plus enivrant. L’amour rend aveugle, à le pouvoir de faire oublier tous les défauts pour ne voir que les qualités, que ce qui va bien. Cette passion est, en quelque sorte, la seule folie autorisée par la société. Par amour, on peut tout faire, ou presque sans avoir l’air idiot ou passer pour un déjanté mental. Mais derrière cette splendide façade se trouve aussi les blessures, l’oubli ou encore la dépression. Stefano connaissait bien ces deux facettes de ce sentiment qui a touché un beau jour tout le monde, car oui, on a tous été amoureux, un jour ou l’autre, ne serait-ce que de l’un de nos parents ou proches. L’Italien se souvint de cette période où il aimait plus son aîné qu’un simple frère. Il ne le lui avait jamais dit, même s’il lui avait avoué sa préférence pour les hommes, et certainement ne le saurait-il jamais ! C’était l’un des secret que le Milanais gardait pour lui et que personne ne savait, même pas ses amants ou encore Joseph ! Cela faisait partie de son jardin intime et jamais ça n’en sortirait. Il y avait des événements de sa vie qu’il gardait au chaud car ils n’avaient pas besoin d’être rendu public.

Les compliments de la Dame le firent sourire et légèrement rougir, bien que sa peau légèrement basanée cachait ces couleurs. Stefano ne pouvait pas s’empêcher d’aider ceux qui lui étaient proches, il en avait toujours été comme ça ! Athénaïs pouvait le confirmer, la belle Montespan avait joui de la générosité du Milanais qui lui avait donné l’argent qu’il aurait du garder pour son bon vivre, mais il n’avait pas pu la laisser seule dans cette situation ! Le danseur était descendu très bas et savait que s’était important d’avoir quelqu’un à qui pouvoir s’accrocher, quelqu’un qui pourrait vous aider coût que coût. Cependant, le jeune homme aux yeux émeraudes pouvait aussi être un réelle salope dès que vous lui tourniez le dos ou trahissiez sa confiance ! Très peu de personne l’égalait quand il s’équipait de sa langue de vipère et qu’il voulait blesser quelqu’un. Naïf et gentil, sûrement, mais pas con et sans raisonnement !
- Io né sé pas comment tout cela va sé terminer… Sa sœur né me porte pas dans son cœur et io né vais pas pouvoir aller lui parler… Elle a toujours été oune réelle peste avec moi ! Et lé chagrin dé Mathis est… d’oune profondeur sans fin. Lé seul moment où il est calme, c’est quand il dort…
L’Italien sourit à Ninon car cela lui faisait du bien de parler avec elle de ses problèmes qu’il rencontrait. Il avait l’impression d’être compris, et il faut dire que l’environnement dans lequel il était se prêtait bien à rendre leurs confessions presque intimes.
- Grazzie dé m’écouter Ninon, cela mé fait bouhocoup de bien !

Le jeune homme ne savait pas comment prendre cette caresse sur sa joue, elle était à la fois innocente et charmeuse.. Il avait déjà embrassé cette femme, cette gueuse à Paris lorsqu’il avait trop bu et cela n’avait pas été déplaisant, mais il n’avait pas été plus loin. Il ne trouvait pas le corps des femmes vilains, loin de là ! Mais il ne savait pas s’il arriverait à pousser les choses plus en profondeur dans un contact plus intime. L’Italien vit tout de suite que le regard de la Dame de salon avait changé et qu’il en avait certainement été la cause. Le danseur eut juste le temps de voir une larme couler sur la joue de Ninon avant que cette dernière se retourne pour cacher son chagrin et sa tristesse des yeux du Milanais.
- No, pardoneme, peut-être n’aurions nous du pas parler dé votre amant mia cara…
Il était toujours difficile de savoir comment agir dans ce genre de situation. Certains préféraient attendre que leur crise de larmes s’arrête sans qu’on ne les observe, souhaitant cacher leur faiblesse que trop voyante, alors que d’autre voulait ne cherchait juste des bras dans lesquels rechercher un peu de chaleur. Cependant Stefano ne connaissait Ninon que depuis peu, et il ne savait pas s’il pouvait se permettre d’essayer de la consoler, il avait peur qu’elle le prenne mal car c’était une femme forte, qui s’assumait, et qui nous voudrait sûrement pas montrer ses points faibles. Ne sachant pas quoi faire, le danseur posa une main sur l’épaule à la belle trentenaire et la lui caressa gentiment.
- Né pleurez pas Ninon, per favore… Io suis désolé, ié né voulait pas vous mettre dans cet état…
Si la dame de l’Enclos voulait se réconforter dans ses bras, elle n’avait qu’à se retourner. Le danseur lui adressait un regard compatissant sans pour autant être apitoyant. Il se rapprocha légèrement d’elle pour le lui faire comprendre et se mit le plus près possible sans être trop proche, trop oppressant.
avatar
Invité
Invité


Jeu 1 Mai - 11:44

L’amour est un beau sentiment certes. Mais Ninon se l’interdisait. Car l’amour peut être une arme de destruction massive. Ninon avait toujours apprit qu’il fallait qu’elle se protège et surtout qu’elle protège son cœur. Mais la théorie et la pratique sont deux choses complètement différentes. Elle adorait ses amants avec qui elle réalisait tous ses fantasmes, mais ils n’étaient malgré tout que des conquêtes d’un soir. De délicieuses petites friandises qu’elle mangeait lorsqu’elle en avait envie. Et Ninon avait toujours était très gourmande. Mais c’est bien connu, la gourmandise est un très vilain défaut et Ninon en a fait les frais. Elle est tombée amoureuse de l’un de ses amants. Elle lui a même donné un fils. Elle ne regrettait rien de ce qu’ils s’étaient passé entre eux, mais plus le temps passait, plus son amant lui manquait. Elle avait pourtant tout essayé pour l’oublier mais rien n’y faisait. Elle avait essayé de coucher avec ses amants et même d’en prendre de nouveau mais s’était un échec total… Elle avait même faillit appeler une de ses conquêtes d’un soir par le prénom de son amant en question, ce qui n’est pas très classe… Elle avait aussi essayé de boire plus que de raison mais ça n’avait pas fonctionné non plus.

Mais qu’elle était idiote ! Elle était là à raconter ses états d’âmes alors qu’elle se trouvait en face d’un jeune homme qui était absolument  magnifique. Il était gentil et il avait une oreille attentive. Un dilemme arriva dans sa tête. Soit elle lui faisait des avances et elle couchait avec lui, soit elle le gardait comme ami proche et se contentait uniquement de lui parler comme elle était en train de le faire et de le laisser la rassurer. Bon d’accord, il avait le Vice Italien mais il pouvait peut être aimé la chaire de la femme. En plus, Ninon avait un excellent savoir-faire. Il serait peut être d’accord de la laisser lui montrer ce qu’elle savait faire. Ninon secoua la tête pour chasser cette idée qui était stupide. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de l’imaginer contre elle, ses lèvres sur sa gorge.  Elle avait de plus en plus de mal à rester calme.

-Je ne sais pas non plus comment cette histoire va se terminer, mais je suis certaine que ça ira du bon côté car en général, l’amour est plus fort que tout. Elle vous déteste ? A-t-elle peur que vous lui voliez son frère ou le fait que vous soyez un homme lui pose problème ? L’important et que vous soyez heureux tous les deux. On n’en fait pas sa vie avec la famille de l’amour de sa vie mais avec lui tout simplement. Donc même si sa sœur ne vous aime pas, ne faîtes pas attention à elle. Que penses Mathis du fait que sa sœur ne vous aime pas ?

Elle voulait être là pour lui car elle savait à quel point avoir une personne qui vous écoute fait du bien. Et puis, Ninon pourrait être sa mère donc ça lui semblait normal de l’aider du mieux qu’elle pouvait.  

-Vous n’avez pas à me remercier voyons. Si je peux vous être d’une aide quelconque c’est avec plaisir.

Ninon fut surprise de pleurer devant le Milanais. Elle n’avait pas été habituée à pleurer devant un homme et encore moins en publique. Il fallait vraiment qu’elle se reprenne. Ce n’était pas du tout digne d’elle. Elle prit une grande inspiration. Il fallait vraiment qu’elle reprenne contact avec le Marquis de Villarceaux afin de tirer cette histoire au clair. Elle ne pouvait plus continuer comme ça. Ce Marquis la rendait vraiment folle ! Pourquoi avait il fallut que leurs chemins se croisent ?

-Ne vous excusez pas, ça me fait du bien d’en parler.

Elle posa sa main sur celle de Stefano.

-Et de me sentir soutenue.

Elle plongea son regard dans le sien. Il fallait absolument qu’elle le revoit dans son salon. Elle ne voulait pas tenter quelque chose ici, et il commençait à se faire tard. Il fallait que Ninon rentre chez elle. Une fois arrivée, elle allait se dépêcher d’organiser un salon afin de le revoir le plus rapidement possible. Elle savait déjà comment elle allait s’y prendre.

-Il se fait tard et je vais devoir m’en aller. Mais j’aimerais beaucoup vous revoir si vous êtes d’accord. J’ai vraiment aimé parlé avec vous et j’aimerais bien recommencé prochainement.
avatar
Invité
Invité



Contenu sponsorisé

Promenons-nous dans les bois. (P.V.: Stefano)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Promenons-nous dans les bois. [Emeric]
» Promenons-nous dans les bois... [Privé]
» Promenons nous dans les bois , pendant que le loup n'y est pas ~PV Yû
» Un, deux, trois promenons-nous dans les bois ♫
» [Défi] Promenons nous dans les bois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vexilla Regis :: Le grand divertissement :: Anciens Rp-