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 Quand une rose rencontre une étoile [PV. Héloïse de Fontanges]


Dim 20 Jan - 9:40

-Quelle bande de malotrue ! marmonna la jeune femme. Louise revenait des cuisines et se trouvait être fort énervée. Les cuisiniers n'avaient rien compris de la requête que lui avait demandé de porter sa maîtresse. Étant plutôt gourmande, elle avait demandé que Louise aille lui chercher une ou deux pâtisseries supplémentaires. Après un léger sermon que Louise avait fait à sa maîtresse parlant de sa taille qui allait s'empâter à force de manger autant de sucre. La jeune femme céda, de toute façon que pouvait-elle faire d'autre, elle n'était qu'une domestique et Anna était noble, elle aurait obtenu ce qu'elle souhaitait, d'une manière ou d'une autre, alors autant que cela soit par elle. Bref, les cuisiniers avaient tout simplement refusé sous prétexte que le surplus n'était donné qu'à la famille royale. Louise, les joues rougissant sous l'effet de la colère, faisait le tour du château en passant par tous les couloirs possibles. Elle avait échoué pour quelque chose de tellement simple. Qu'allait-elle faire quand sa maîtresse allait lui donner des tâches plus complexes ? Certes, elle connaissait beaucoup plus de monde dans les bas-fonds Parisiens, qu'aux cuisines. D'ailleurs elle ne c'était pas encore fait beaucoup d'amis à Saint-Germain : le fait de savoir lire, écrire, et connaître le latin faisait peur à beaucoup d'entre eux. Elle se trouvait être une sorte d'entre-deux : jamais une noble et pas vraiment une domestique. Et Louise détestait ce genre de situation... Alors elle se mais assise sur un banc qui traînait sur une des ailes du couloir, et elle tenta vainement de trouver une solution. Les courtisans passaient tout en lui jetant un regard hautain, elle ne regarda pas, après tout, elle se fichait de savoir ce que pouvaient penser ses malheureux « petit toutou» du Roi. Chaque fois qu'il voyait une domestique dans un couloir, il l'évitait avec un vil dégoût. Louise avait la sensation d'avoir la gale. Elle se levait et continua à faire les cent pas dans le couloir....
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Ven 1 Mar - 23:34


Quand une rose rencontre une étoile ....

Dieu que je m'ennuyais ! Mathis, mon cher frère, n'était pas très présent pour moi ces derniers temps, trop occupé par des affaires dont il ne voulait pas me parler. Cela faisait peu de temps que nous étions arrivés ici, au palais. Et j'avais toujours quelque peu de mal à m'y faire. La vie était si différente de celle que j'avais vécue jusqu'alors. Le carcan était bien présent ici, et semblait avoir une importance fondamentale. Et on ne pouvait pas dire que je me sentais vraiment à l'aise, moi qui n'avait toujours pas d'époux à l'âge de vingt et un ans, là où des jeunes filles de dix-sept étaient déjà mères. Mais bon, je n'allais pas me plaindre de ne pas avoir été mariée à un homme que je n'aimerais pas. Ainsi, j'avais pu suivre mon frère jusqu'ici. Et ce serait lui maintenant qui s'occuperait de me trouver un époux convenable. J'avais tout confiance en lui. Marchant dans les couloirs du palais, je me triturais l'esprit de ces pensées. Tous les gens passaient et repassaient inlassablement, sans se voir réellement les uns les autres et se ressemblant tellement que cela en devenait troublant. Alors qu'une femme jetait un regard méprisant vers ma robe vert pâle, je compris que ce n'était pas la couleur de la saison et rougit instantanément. Voilà que j'avais fait une faute de goût. Et à la Cour, cela ne pardonnait pas. Du fait de mon statut de nouvelle, j'osais toutefois espérer que l'on ne m'en tiendrait pas rigueur. Portant une main à mon ventre, je grimaçais. Ma dame de chambre avait serré mon corset si fort que j'en avais du mal à respirer. Regardant autour de moi, je vis des petits bancs posés dans des recoins du couloir, sous les fenêtres. Me dirigeant vers l'un d'entre eux, je m'y asseyais et reprenais une respiration normale. Je la vis alors. Une jeune femme aux longs cheveux sombres qui faisait les cent pas. Une femme d'en bas, comme ils disaient ici. Pour eux, elle était une moins que rien. Pour moi, une personne comme les autres. Je n'avais jamais été du genre à dénigrer les serviteurs. Nous n'avions pas été élevés ainsi, mon frère et moi. Alors qu'elle passait devant moi, je lui souriais et lui dit :

- Vous cherchez quelque chose ?

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