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 Charmante rencontre [PV : Stefano Sforza] (-18 ans)

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Dim 27 Jan - 10:04

La pluie, triste manteau de larmes provenant des cieux. Il pleuvait depuis deux jours sur la ville et cela commençait à se faire sentir dans l'ambiance générale. Les promenades de Sa Majesté avaient été écourtées et si l'on ne voulait pas ruisseler, il valait mieux éviter de sortir. J'avais profité d'une trop courte éclaircie pour aller faire quelques pas dans la forêt jouxtant le château. Personne ne m'accompagnait. Monsieur ne sortait que très rarement par temps de pluie et Philippe était resté auprès de lui sur sa demande. Vous percevez sans doute une petite once de jalousie dans ma voix. Oh certes elle est présente, mais elle est fugace, lorsque je rentrerais de ma promenade, elle aura tout à fait disparue, mais comprenez-moi, lorsque l'homme que vous aimez sincèrement soupire après un autre, il y a de quoi être jaloux, non ? J'aime le frère de Sa Majesté, c'est vrai, mais il faudrait être atteint de cécité pour ne pas se rendre compte que l'amour du Prince est entièrement réservé à Philippe de Lorraine. Attention, je ne dis pas que Monsieur ne ressent rien pour moi, non sinon je suis certain que je ne serais plus dans son entourage à l'heure qu'il est. Quoi qu'il en soit, dès mon arrivée dans sa "Cour", je me suis rendu compte de l'influence que Philippe possédait sur le Prince et plutôt que d'être en guerre perpétuelle avec lui, j'ai préféré m'en faire un allié et, ma fois, je dois dire que je ne le regrette pas un seul instant. J'ai encore le souvenir de la première nuit que nous avons passé tous les trois, c'était la première fois que je faisais l'amour avec deux personnes en même temps et c'est une expérience que je vous recommande, même si parfois c'est bien aussi de ne le faire qu'à deux.

Quoi qu'il en soit, j'étais avec Monsieur depuis ce matin, mais le Chevalier était absent du château aujourd'hui, il n'est revenu qu'il y a une heure environ. Tout le temps de son absence, le Prince ne cessait de me demander où était Philippe, je soupçonne qu'il faisait exprès de me demander cela, feignant d'avoir oublié ce que je lui avais dit lorsque quelques minutes étaient passées. Oui, Philippe d'Orléans est très joueur. C'est cette insistance à réclamer Philippe qui a éveillé ma jalousie. Lorsque Lorraine revint au château, je pris congé de Monsieur et partis pour laisser passer ce vilain sentiment. Voilà pourquoi je me retrouve, sous la pluie, dans la forêt. Oh bien sûr, j'ai ma cape, mais elle ne m'empêchera pas d'être littéralement trempé lorsque je rentrerais. Mars est décidément un mois bien terne. Enfin, peu importe. Je décidais que j'étais assez mouillé et que je ferais bien mieux de retourner m'abriter au château. Quand j'y pense, il faut être bien sot pour venir jusqu'ici à pied. Disons pour ma défense que cela m'a permis de m'aérer un peu l'esprit. Tandis que je cheminais vers Saint Germain, je ne pouvais m'empêcher de penser au chemin que j'avais parcouru depuis mon arrivée ici, j'avais quatorze ans à l'époque. J'avais mis un peu de temps avant de rentrer dans les bonnes grâces de Monsieur et maintenant que j'y étais, je n'avais pas l'intention d'en partir. En me disant cela, j'eus une pensée pour mon oncle Cinq Mars, son succès auprès de feu le Roi Louis Treize lui était monté à la tête et cela l'a mené au tombeau. Je ne ferais pas les erreurs qu'il a commise, on apprend toujours du passé, c'est ce que ma mère s'est évertué à m'enseigner.

J'atteignais l'orée du bois lorsque j'aperçu un homme qui avait eu, semble t-il, la même pensée que moi et qui avait à son tour été surpris par une nouvelle averse. Je décidais donc d'aller à la rencontre de ce "compagnon d'infortune" afin de lui adresser quelques mots. Je n'avais jamais pu résister à un beau visage et celui-là était réellement exquis, même mouillé. J'arrivais donc à sa hauteur, arborant un petit sourire malicieux. J'inclinais brièvement la tête pour le saluer.

- Et bien il semblerait que je ne sois pas la seule personne à s'être fait surprendre par le temps, mais mouillé ou non, cela ne doit pas nous faire oublier les convenances, je me présente, je suis Antoine Coëffier de Ruzé, Marquis d'Effiat.
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Dim 27 Jan - 21:02

Le matin fut court, car les restes de la soirée passée étaient encore présents. J’avais l’impression d’avoir une équipe entière de mineurs dans ma tête tellement les maux étaient désagréables. Mes sens me revenaient de plus en plus. Contre moi était tout blottit un homme que je ne connaissais pas, nu. Sa chevelure blonde, son dos… oui, tout me revenait.

***

J’avais été invité par un ami de Monsieur pour aller boire un verre dans sa chambre, et après plusieurs gobelets et discussions sur mon pays natal, je suis rentré dans mes appartements. Je ne devais pas marcher très droit, et j’ai croisé par pur hasard un mignon à Monsieur. Il n’était pas vilain, ses cheveux blonds comme les prés, ses yeux bruns-noisettes. Cela faisait quelques jours que je m’ennuyais et la vue de cet homme m’ouvrit l’appétit. Ni une, ni deux je mis ma main sur l’épaule de Paul ; oui, ça devait être ça son prénom.

-Bonsoir bel éphèbe, comment allez-vous ? Est-ce qu’un petit verre dans mes appartements vous tente ? lui proposais-je en essayant de baragouiner le moins possible.

-Bonsoir bel Italien, un verre proposé par vous ne se refuse pas, me répondit-il avec un sourire pincé.

Nous nous dirigions alors vers ma chambre. Je m’étais agrippé à son cou pour tenter de marcher le plus droit possible. Sa peau était chaude, et son teint clair était très appétissant. A peine la porte fermée que je sentis sa main se balader sur mon dos…

***

Je levais l’homme qui se trouvait encore dans mon lit, avec douceur et lui quémanda de l’aide pour ranger tout le chenit que nous avions fait la veille au soir. Il est vrai que cette nuit avait été… agitée. Après avoir remis de l’ordre, nous allâmes nous laver et nous préparer. Je raccompagnais mon compagnon d’un soir à sa porte, l’embrassais.

-Au plaisir de vous revoir bientôt, lui glissai-je à l’oreille avant de m’en aller.

Je rentrais alors pour finir le rangement. Je m’arrêtais devant la fenêtre de ma chambre. Le ciel était triste, les nuages gris, presque noir. Un mois de mars piteux ! Mon mal de tête était toujours présent, j’eus alors l’idée d’aller faire une balade dans la forêt pour m’aérer. Cela me fera certainement du bien… Je pris une grosse veste car il faisait encore froid dehors et des bottes. L’instant d’un moment j’avais hésité de monter à cheval, mais vu mon état ce n’était pas une bonne idée.

La forêt est toujours de bonne compagnie. On y retrouve le calme, la paix. C’était une façon de fuir l’éternel bruit de la Cour de Monsieur. J’aimais faire partie de cet univers, mais tout bougeait tout le temps, sans arrêt et ça me donnait le tournis quelques fois. Les paroles des hommes ne valent pas la douce mélodie des oiseaux, le rire des femmes est bien plus dérangeant que la finesse du vent qui siffle entre les arbres. Cette sensation de marcher sur de la neige était toujours agréable, le crissement des souliers sur les flocons retentissait dans mes oreilles. De plus, la neige rendait toujours la nature belle. Je me penchais pour observer le premier perce-neige de la saison. Cette petite fleur était magnifique ! Son blanc intact.


Un vieux tronc de chêne me servit de siège. J’enlevais la neige pour ne pas me tremper l’arrière-train et mis une étoffe de tissu avant de m’assoir. Je sortis un reste de pain et commença à l’émietter entre mes doigts couverts par les gants de ma mère. Ceux-ci étaient le dernier héritage que j’avais d’elle aussi, j’y tenais autant qu’à ma vie… Je perçus alors deux oiseaux percer l’horizon et se précipiter vers les restes que je leur donnais. Leur plumage était magnifique, l’un était blanc comme neige, alors que l’autre était noir. Je me levais pour les laisser avec leur festin.

Les averses avaient été constantes toute la journée, si bien que j’étais trempe. Les gouttes d’eau atteignaient ma chevelure et coulaient le long de mon visage, guidée par mes sourcils. Mes pas me guidaient vers l’orée du bois. Cette clairière était magnifique. J’avais pu en profiter l’automne dernier car mes longues promenades passaient souvent par ici. Je sentis à nouveau la pluie tomber sur mes habits, je levais la tête pour regarder le ciel et c’est là que aperçu quelqu’un en face de moi. C’était un homme, un homme au visage parfaitement taillé, comme je les aimais.

Il s’avança alors vers moi, avec un sourire magnifique, bien que malicieux et inclina doucement la tête. Je lui répondis en faisant de même.


-Le temps ne me surprends pas mon cher, c’est que j’aime me balader sous la pluie. Enchanté de vous rencontrer Marquis d’Effiat ! Je m’appelle Stefano Sforza, mais appelez-moi Stefano ou Stef’, ce sera plus simple, dis-je au bel homme qui était maintenant en face de moi avec mon accent encore assez présent.
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Mar 29 Jan - 19:38

Je n'avais jamais vraiment aimé la pluie, cela me faisait me sentir comme un bon gros chien mouillé, rien de très séduisant en somme. Pourtant, l'eau qui ruisselle sur le visage peut, chez certaines personnes paraître un charmant tableau à contempler et je dois dire que cet homme que j'avais à présent en face de moi faisait parti de ces "oeuvres" vivantes. Par certain côtés, mon interlocuteur me faisait penser à Armand, le premier homme que j'ai aimé, je n'ai plus eu de ses nouvelles depuis que ma mère les avait fait chasser du Manoir, lui et son père. Après tout ce temps, je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il est devenu. Sans doute a-til épousé une quelconque femme, peut-être a-t-il des enfants. J'espère en tous cas qu'il est heureux, peu importe sa situation. Cela peut paraître étrange, mais je me suis toujours senti un peu coupable de ce qu'il s'était passé. Si nous avions été plus discrets, peut-être que ma mère ne nous aurait pas surpris, peut-être aurions-nous pu continuer à nous voir ? Oui, je sais, il m'arrive d'être un doux rêveur parfois, étant donné la différence de condition sociale, il est bien évident que cette relation était vouée à l'échec, avant même qu'elle ne commence. Enfin peu importe, il n'est jamais très bon de repenser au passé.

Lorsque l'homme qui était en face de moi parla pour se présenter à son tour, je pu déceler chez lui une pointe d'accent italien. J'aime cette langue, je la trouve douce à l'oreille. Enfin, il ne faut surtout pas que je dise quelque chose comme cela à Monsieur Lully, parce que je ne suis pas sûr qu'il soit de mon avis. Il a demandé la nationalité française à Sa Majesté il y a quelques années...cinq ans je crois et le Roi la lui a accordé. Considérant le fait qu'il vit ici, il est certainement plus commode pour lui de ne plus être un "étranger". Je haussais les sourcils, un peu surpris par ce qu'il m'apprenait, ainsi il aimait la pluie ? Voilà qui était curieux.

- Tout le plaisir est pour moi. Vraiment, vous aimez la pluie ? En ce cas vous devez être aux anges actuellement. Je n'aime pas spécialement ce temps, cela me donne l'impression d'être un chien mouillé, rien de très réjouissant en somme. Entendu pour Stef'.

Je ne savais pas si je pouvais m'aventurer dans cette voie, cependant je décidais de tenter tout de même une petite approche et s'il ne se laissait pas...comment dire...attraper, alors je saurais à quoi m'en tenir. N'allez pas croire que je souhaite coucher avec tout ce qui bouge à la Cour, c'est juste que cet homme m'a touché, je ne saurais l'expliquer. C'est d'autant plus étrange que je ne l'avais jamais vu auparavant. Ou tout du moins, je n'y avais jamais fait attention.

- Sans vouloir vous froisser, Stef', j'ai cru déceler un charmant petit accent dans votre voix. Seriez-vous Italien ? Cela doit vous paraître étrange que je vous demande cela, mais j'ai étudié cette langue lorsque j'étais enfant et je n'ai cependant jamais eu l'occasion d'aller visiter ce beau pays ainsi, si vous veniez de là-bas, peut-être pourriez-vous m'en parler un peu ?

Je me sentais un peu sot d'avoir posé cette question, ce n'est pas vraiment une excellente phrase de séduction, mais c'était l'exacte vérité. Lorsque je suivais les leçons de mon précepteur chez mes parents, je me débrouillais assez bien lorsqu'il s'agissait de parler une autre langue que la mienne, j'avais une préférence toute particulière pour l'italien et je demandais parfois à ma mère si nous irions un jour. Elle me répondait toujours que lorsque j'aurais atteint l'âge de seize ans, nous ferions ce voyage. Seulement, entre-temps, j'avais intégré la petite cour de Monsieur et il n'était plus question que j'en parte. Oh ne croyez pas que je le regrette, après tout, j'aurais bien d'autres occasions d'y aller.
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Mer 30 Jan - 12:07

La pluie ruisselait sur ma peau. Les nuages ne laissaient envisager qu’une journée pluvieuse et grise. Les cheveux châtains de l’homme qui se trouvait en face de moi et ses yeux me rappelaient mon premier amour, Audrik. Nous nous étions connus dès le plus jeune âge. Ma nourrice avait amené son fils pour me consoler. Elle avait espéré me trouver un ami, mais au fil du temps, il s’était révélé bien plus. Malheureusement, je l’ai retrouvé en train de s’amuser avec un autre homme. Ma tristesse était énorme, et ma mère, me voyant dans cette état ne voyait qu’une seule solution : envoyer ma nounou et son fils chez une amie qui avait besoin de domestique, car elle ne voulait pas les mettre à la rue. Depuis ce fameux jour, je n’ai jamais revu Audrik. Je ne voulais que son bien. Des fois, il m’arrivait de penser à ce qu’il avait pu devenir. Mais le passé est le passé.

-Oui, j’aime la pluie. Elle est comme une mère pour la terre, nourricière. C’est grâce à cette eau que nous vivons, elle transmet la vie sur notre planète. Tout ce qui nous entoure vit grâce à elle. C’est la créatrice de la beauté de la nature.

Je regardais le Français dans les yeux. L’humour de ce dernier était léger. Je ne pus s’empêcher de sourire à l’image que le marcheur venait d’utiliser
.

-C’est pour cela que je me promène. Cela m’évite aussi de prendre mon bain, ironisais-je.

La compagnie du bel homme avait m’air d’être très sympathique. Il avait l’air d’une personne simple et sincère. Mais une question se forma dans ma tête, faisait-il partie des mignons de Monsieur ? Il me semblait avoir déjà entendu ce nom quelque part, dans une discussion avec une de mes aventures. Je vais le laisserai venir sur le sujet, pensais-je. Tout vient à point à qui sait attendre. Mais vu que je ne l’avais jamais vu dans la Cour, ça j’en étais sûr ! Je me serais souvenu de ces yeux…

-Sì, parlo italiano, souris-je. Ca me faisait plaisir de parler dans ma langue maternelle avec quelqu'un. Cosa fà un cane bagnato come te fuori? souris-je. Vous ne me froissez pas Monsieur D’Effiat, au contraire. Puis-je vous appeler Antoine ? Je n’aime pas toutes ces formalités, sauf quand elles sont vraiment utile, demandais-je gentiment.

Comment parler de l’Italie, pensais-je.

-Je viens du nord de l’Italie, vers Milan, commençais-je. Il y a beaucoup de choses qui sont similaires à ici. Nous sommes descendus quelques fois dans le Sud, au chaud, où la terre est ocre et la végétation exotique. Il y a des lauriers en fleur partout. J’ai pu voir la mer, cette odeur salée, l’eau tiède. Il y a tellement de choses qui me viennent dans la tête. Je pourrais en écrire un livre, souris-je.

-Que direz-vous de m’accompagner pour finir cette promenade ? Une charmante compagnie ne se refuse jamais, lui dis-je avec un sourire charmeur.

Rien ne m’empêchait de provoquer un peu ce que j’attendais, sa réponse finirait bien par arriver, et après on avisera.
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Sam 2 Fév - 19:31

La réponse que me fit Stefano sur les raisons de son amour de la pluie m'impressionna, non pas que je pensais que les phrases qu'il disait étaient trop longues ou comportaient trop de mots, c'est juste que j'ai rarement entendu une personne me dire qu'elle aimait la pluie parce que c'était grâce à elle que nous vivions et encore grâce à elle que nous avions de si beau paysages à contempler. Je souriais doucement et hochais la tête pour approuver ses paroles.

- Et bien mon cher ami, voilà une explication très complète et qui a le mérite d'être claire et je dois dire assez originale. Je n'ai encore entendu personne me dire qu'il aimait la pluie à cause de cela. Une fois on m'a dit que c'était parce que cela lui permettait de tenir sa bien-aimée contre lui afin qu'elle ne prenne pas froid. Je trouvais cela un peu idiot, il n'y a pas besoin de prétexte pour serrer l'être aimé dans ses bras.

J'eus un petit rire lorsqu'il évoqua le bain. Mes contemporains ne sont pas vraiment férus de propreté, c'est le moins que l'on puisse dire, mais il y a tout de même quelques exceptions et j'avoue que j'aime bien prendre au moins un bain par semaine. J'ai entendu dire que feue la Reine Anne se baignait encore beaucoup plus souvent que cela. Je me contente d'une fois par semaine, je ne voudrais pas que ma peau se décolle et puis, entre temps, je mets du parfum et un peu d'eau sur le visage tout de même.

- Voilà en effet qui est très commode, il faudra que j'y songe. Je ne le ferais que lorsque je serais seul et loin des regards indiscrets, sinon on pourrait se mettre à me chasser me prenant pour une quelconque bête sauvage.

Lorsque je m'étais présenté à Stefano, je ne lui avais pas dit que je faisais partie de la "Cour" du frère du Roi, tout simplement parce que tous ceux que je croise au château le savent déjà, j'ignorais cependant si c'était le cas de l'éphèbe en face de moi. Je le lui dirais bien sûr, mais je ne peux décemment pas dire ceci dans la conversation que nous avons en ce moment, je ne saurais pas vraiment comment annoncer la chose. Ensuite il se mit à parler en Italien. Un sourire naquit sur mes lèvres, cela faisait un petit moment que je n'avais pas entendu quelqu'un parler dans cette langue. A mon tour, je décidais de lui montrer l'étendue de mes connaissances. J'en savais assez pour converser avec quelqu'un, mais quelques mots ou sens m'échappaient encore. Peut-être pourrait-il me servir de professeur ? Je lui montrerais volontiers que je peux être un élève docile.

- Capisco. J'eus une moue un peu gênée avant de poursuivre. Sto facendo abbastanza bene in italiano, ma devo ammettere che non riusciva a capire il significato della tua ultima frase, ma forse si trattava di un cane bagnato ... cioè me. Je terminais ma phrase par un petit sourire malicieux et j' hochais la tête. Naturellement, vous pouvez m'appeler Antoine, je ne vois aucun mal à cela.

Lorsqu'il dit qu'il n'aimait pas toutes ces "formalités" comme ils les appelait, je ne puis m'empêcher de penser à Monsieur, lui qui est très pointilleux en ce qui concerne l'Etiquette serait horrifié d'entendre de telles choses. En parlant de Monsieur, je me demande ce qu'il peut bien faire en ce moment. Ah...allons, concentrons-nous de nouveau sur Stefano. Je l'écoutais très attentivement tandis qu'il parlait de l'Italie.

- Et je le lirais volontiers. Oh Stef, vous parlez tellement bien de votre pays que vous donnez à quiconque l'envie d'y aller. Remarquez, en ce qui me concerne, ce n'était pas difficile de m'en donner l'envie puisque je l'avais déjà. Lorsque j'étais enfant, je demandais souvent à ma mère de m'y emmener et, chaque fois sa réponse était la même "Antoine, nous irons en Italie lorsque vous aurez atteint vos seize ans." Seulement depuis que j'avais dix ans, elle me menait dans les différents salons qu'il était de bon ton de fréquenter et lorsque j'eus quatorze ans, j'intégrais la place que j'occupe encore aujourd'hui dans la Cour de Monsieur, le frère de Sa Majesté.

A peine ces mots avaient-ils franchis mes lèvres que je me rendis compte que je venais de glisser habilement dans la conversation la place que j'occupais au château. J'esquissais un sourire.

- Pardonnez-moi, j'en ai peut-être dit un peu trop à mon propos, j'espère que je ne vous ai point ennuyé ?

Il me proposa ensuite de faire quelques pas en sa compagnie et ce fut comme si je sentais mon coeur qui bondissait dans ma poitrine. J' hochais la tête positivement.

- En effet, il ne serait pas très poli de ma part de refuser une si charmante invitation, aussi je consens tout à fait à marcher un instant en votre compagnie.

Nous reprîmes donc notre marche et j'en profitais pour poursuivre un peu la conversation.

- Alors dites-moi, qu'est-ce qui a fait que vous êtes venu dans le Royaume de France. Ceci dit, si vous ne voulez pas répondre, je le comprendrais, je peux être trop curieux parfois.
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Lun 11 Fév - 16:06

Parler de ça avec un inconnu était toujours difficile. La première fois que j'étais arrivé en France, j'étais seul. Heureusement pour moi, Gabrielle a vite été une confidente, et un amie. Tout lui raconter n'avait pas été facile, surtout que mes problèmes étaient encore comme d'immenses cicatrices ouvertes qui continuaient à couler ma tristesse depuis mon départ. Oui, mon séjour à Gênes me fit du bien, mais jamais rien ne pourra réparer ce qu'il s'est passé dans mon château. J'ai montré toutes mes faillies à Gaby, je me suis mis à nu devant elle, lui exposant tout. Elle savait tout de moi, rien ne lui avait échappé, mais jamais elle ne m'a forcé à parler. Elle a toujours attendu et écouté ce que je voulais lui dire. C'est grâce à elle en partie que je suis toujours debout. Mais je ne savais pas si j'étais prêt à le refaire avec une autre personne.

Etais-je prêt à ressortir tous ces démons et à en parler? Pourrais-je rester maitre de mes émotions, ne pas déborder et m'écraser, pleurer. Tout ce chemin qu'est ma vie m'est douloureux à raconter. Devais-je me mettre complétement à nu à nouveau? Ou resterais-je juste en surface. Mais maintenant la question est lancée, il faut y répondre. Que dire : vérité ou mensonge et espérer ne jamais le revoir? Foutaise, il est dans la Cour depuis bien trop longtemps.

La curiosité est le plus vilain des défauts mon cher, rit l'Italien, et j'en suis aussi épris, alors n'ayez crainte.

Je pris une grande inspiration pour calmer se que je ressentais, fermais les yeux pour raconter au mieux mes souvenirs. Ils me sautaient tous au visage, comme si tout c'était passé hier.

J’espère que vous êtes conscient que vous m’envoyez vous faire un long monologue ? sourit Stefano. Pourquoi suis-je ici ? Pour cela, il faut retourner chez moi, vers Milan, dans notre château familial. J’avais, enfin j’ai toujours, une mère très aimante, qui a toujours été à l’écoute de nos besoins. Mon ainé était mon model. Il était grand, beau, vaillant et savait se battre d’une façon extraordinaire. Il n’avait pas peur de défier les épéistes les plus agile pour apprendre, et les battre. C’est lui qui m’a tout appris : la lutte, le combat à l’épée, l’équitation et encore tant de choses. Notre relation était très forte mais un jour, il est parti en guerre, au côté de mon … père, le Milanais avait du mal à sortit ce mot. Ce dernier avait été un tortionnaire avec nous, mais plus spécialement moi. Je ne sais pas pourquoi, et je ne le saurais jamais. Mais heureusement que je voyais beaucoup ma mère, qui me le faisait oublier. Depuis tout petit, nous avons eu la chance d’avoir une nourrice allemande, une très gentille femme. C’est grâce à elle que je sais parler cette belle langue et lire et écrire. Elle passait beaucoup de temps avec moi pour m’apprendre la littérature, la rhétorique. Puis elle m’a présenté son enfant, de qui je suis tombé raide amoureux. On ne comprend pas toujours ces amours d’enfants, insensés. Nos deux mères savaient ce qu’il se passait entre nous, mais elles étaient contentes que l’on se soit trouvé. Mais la suite c’est mal passée. Mon père est rentré de guerre avec mon frère, j’étais tellement heureux de revoir mon ainé, de lui raconter ce qu’il s’était passé.

Avant d’aller plus loin, je dois vous demander la plus grande confidence, et surtout de ne pas aller raconter ça à qui que ce soit, car je vais vous révéler un de mes secrets.
Stefano regarda les yeux d’Antoine profondément et y ressentit de la confiance. Il sentant qu'il pouvait parler à Antoine sans aucun problème. Je vais reprendre mon récit où j’en étais, excusez-moi pour la coupure Antoine.

L’enfant de ma nourrice s’appelle Audrik, et de plus en plus de personnes se sont mises à parler de notre relation au château, en mal. Je vous laisse penser comment on peut réagir face à cet amour en Italie, berceau de la religion.

Et un beau jour, tout m’est tombé sur la tête. J’ai retrouvé Audrik en train d’avoir une relation avec un autre homme et mon père m’a fait convoquer. Je vous laisse imaginer dans quel état j’étais, et je ne savais pas ce qu’allait faire mon père, mais je ne pensais pas qu’il irait aussi loin que ça.


Une petite larme coula sur la joue de Stef’ qui l’effaça vite d’un revers de la main.
Mon père m’a destitué de tout et m’a fait exiler. Il m’a envoyé sur la route, sans rien, sans un sous, et c’est comme ça que je suis arrivé ici.

Il lui avait tout raconter en peu de temps. Les émotions étaient intense dans son fort intérieur, mais il se battait pour les contenir, et cela avait l'air de marcher cette fois. Il lui avait tout dit, il lui avait quasiment ouvert son coeur, avoué sa sexualité. C'était la première fois que ça sortait aussi facilement avec un homme.

Et vous mon cher Antoine, parlez moi un peu de vous.
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Mer 13 Fév - 15:09

J'eus un petit rire à ce que Stefano me répondait, s'il était aussi curieux que moi, cela pouvait donner quelque chose d'intéressant. Plus je passais du temps en compagnie du bel italien, plus j'avais envie de le connaître, cet homme faisait monter en moi des sentiments proches de ceux que je ressentais pour le frère du Roi. Bien sûr, personne ne pourra prendre la place de Monsieur dans mon coeur, mais Stefano semble tout doucement et sans qu'il n'en soit conscient, s'y créer sa propre place.

- Alors dans ce cas je n'ai plus de complexes à avoir.

Je hochais positivement la tête lorsqu'il me demanda si j'étais conscient qu'il allait se lancer dans un long monologue. Je ne savais pas exactement de quelle longueur il allait être, mais quelque chose me disait que Stefano avait beaucoup à raconter. Sans que je n'ajoute un mot, le bel italien commença à raconter son histoire. Sans un mot, je l'écoutais, attentif à la moindre de ses paroles et plus son histoire se déroulait, plus je pressentais qu'elle allait mal finir.J'hochais de nouveau la tête sans prononcer un mot tandis qu'il me demandait la plus grande discrétion sur ce qu'il allait me confier. Il est certain que la Cour est un vrai nid de vipères et qu'il n'est pas aisé de garder un secret, cependant je ne voulais pas faire cela, je ne voulais pas trahir Stefano en racontant partout ce qu'il m'avait dit. Non, je ne ne voulais pas le blesser plus qu'il ne semblait l'être déjà.

Je ne prétend pas comprendre ce qu'il pouvait ressentir, il a vécut beaucoup de choses affreuses, cependant, je peux comprendre la tristesse qui fut la sienne lorsqu'il surpris son premier amour au lit avec un autre. Alors qu'il avait fini son histoire et qu'il m'avait demandé de parler un peu de moi, je posais sur lui un regard tendre et protecteur, il semblait si fragile que je ressentais l'envie de le serrer doucement contre moi et de le protéger. Je n'en fis rien et me contentais d'essuyer doucement une larme traîtresse qui avait coulé sur son visage après qu'il en ai déjà chassé une. Je penchais un peu ma tête sur le côté tout en lui souriant doucement.

- N'ayez crainte mon ami, ce que vous m'aviez confié est en sécurité avec moi, je ne le répéterais à personne.

Je détaillais son visage, ses lèvres qui semblaient si douces, ses yeux dans lesquels je désirais me noyer. Puis, je me repris, il m'avait posé une question, c'était à mon tour de raconter un peu ma vie. Tandis que nous continuions notre promenade, je m'enhardissais un peu et osais passer mon bras sous celui de Stefano.

- Que puis-je vous dire ? Voyons, je suis fils unique, mon père est un homme très effacé qui n'a jamais pris part à mon éducation, il sait que j'existe, mais n'a jamais vraiment éprouvé le besoin de passer du temps avec moi. La seule chose qu'il ait fait c'était de me forcer à me marier. Ma mère est une femme froide et sévère, lorsque j'étais enfant, j'avais un précepteur, mais c'était Mère qui faisait mon éducation mondaine si je puis dire. A mes treize ans, je connu mon premier amour en la personne d'Armand, le fils de notre palefrenier. Au début, nous tenions notre liaison secrète, mais...

Soudain pris d'un doute, je tournais mon visage vers Stefano et esquissais un petit sourire.

- A votre tour, vous devez me promettre de ne rien dire de ce que vous allez entendre. Ce que je vais confier, je n'en ai jamais soufflé mot à personne.

Après quelques instants, je repris la parole et mon récit.

- Armand donc, un jour nous étions dans l'écurie et ma mère arriva soudainement, pour faire des reproches au père de mon ami. Armand et moi nous nous étions cachés à l'étage, dans une meule de foin, mais la bonne fortune n'était pas avec moi ce jour-là, je perdis l'équilibre et tombais juste devant ma mère. Elle me demanda tout d'abord ce que je faisais là alors que j'aurais du être avec mon précepteur. J'étais pétrifié et je ne lui répondais pas. Je blanchis lorsque je vis Armand sortir courageusement de sa cachette pour tout avouer à ma mère. Elle renvoya sur le champ Armand et son père. Jamais encore je n'avais ressenti un chagrin aussi vif. Ensuite, elle me regarda et me dit que je pouvais m'estimer heureux qu'elle ne l'ait pas dénoncé...il aurait pu être tué.

Je soupirais doucement pour chasser la mélancolie qui commençait à s'emparer de moi.

- A dater de ce jour, la surveillance de ma mère envers moi se renforça, elle décréta qu'elle ne voulait pas me voir finir comme mon oncle...le Marquis de Cinq Mars. Une autre fois je vous raconterais ce qui lui est arrivé si vous le souhaitez. Hors donc, j'étais sous haute surveillance, les seules sorties que je faisais c'était lorsque ma mère me menait dans les Salons parisiens. Là-bas je pouvais me détendre un peu, me changer les idées, séduire et plaire et goûter aux plaisirs de charmantes discussions. Lorsque j'eus quatorze ans, ma mère entendit que l'on recherchait quelques garçons de bonne famille pour constituer l'entourage du frère du Roi. Elle vit là une excellente occasion de m'éloigner de la maison familiale et de me faire penser à autre chose qu'à Armand que je n'avais toujours pas oublié. De fait, lorsque je vis le Prince pour la première fois, je su vraiment ce que signifiait le verbe aimer et chaque jour qui passe renforce mes sentiments pour lui.

Je m'arrêtais soudain, un peu confus et j'adressais un sourire d'excuse à Stefano

- Pardonnez-moi mon tendre ami, cela n'est pas très courtois de ma part de dire de telles choses, c'est la première fois que j'exprime à voix haute ce que je ressens pour le Prince, je crois que je suis allé un peu loin dans ma confession.

Je lève doucement les yeux vers le ciel et esquisse un sourire. Le soleil tentait de faire une percée à travers les nuages.

- Regardez, il y a une éclaircie qui tente de venir.


Dernière édition par Antoine d'Effiat le Sam 23 Fév - 16:37, édité 1 fois
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Dim 17 Fév - 0:44

Au milieu de mon récit, je sentis une main se promener sur ma joue, attraper une larme et s’en aller. Cela aurait pu être pris comme une agression, mais je le sentais comme de la gentillesse, de la douceur. Ce doux geste n’avait aucune mauvaise attention négative, il aurait pu être déplacé, mais il ne l’était pas. Comment savoir ce qu’il signifiait ? Dans la Cour de Monsieur, d’où Antoine dit venir, tout est si frivole, tout est si contrôlé. Les mignons peuvent être faux et des vrais manipulateurs pour arriver à ce qu’ils souhaitent.

Mais il n’avait pas l’air contrôlé. Je l’avais senti spontané. Tout se mélangeait dans la tête du Milanais, qui avait l’habitude d’être direct. Cette touche d’attention m’avait mis du baume au cœur, et m’encourageait à continuer mon histoire. Antoine pencha alors lentement la tête sur le côté avec un sourire de plus charmeur que j’aie vu. Ce dernier était à tomber. Ma seule réaction fut de le lui rendre, bêtement. C’était une façon de commencer à jouer, à séduire le beau Français qui venait de s’engager au jeu du chat et de la souris.


Qu’il est bon d’avoir quelqu’un en qui l’on peut avoir confiance, murmurais-je calmement.

Je me sentais regardé pendant que je parlais, son attention et son écoute me plaisaient beaucoup, une qualité que l’on ne trouve pas souvent. Mes lèvres bougeaient en même temps que mon esprit, je ne cherchais pas à formuler des phrases, juste à être sincère.

Alors que je m’apprêtais à commencer à l’écouter parler de lui, je sentis son bras se faufiler sous le miens, comme si de rien n’était. Ce contact était loin de m’être désagréable. Je n’ai donc pas cherché à m’en dégager, et j’ai simplement souri en le regardant d’une façon coquine et provocante. Nous continuions alors la promenade, mais cette fois c’est le bel éphèbe qui prit la parole.

Au fil de son histoire, je me rendais compte qu’Antoine avait aussi souffert d’un amour lors de son enfance, lorsqu’il s’était découvert atteint du « vice Italien ». Une certaine ressemblance avec ma situation me choqua, sauf que j’eus la chance d’avoir une mère protectrice et bonne.


Je vous jure de garder le silence, lui dis-je en le regardant droit dans les yeux. Je profitais de la petite pause pour descendre mon bras et lui prendre la main doucement, avec un regard questionneur pour voir si mon geste le gênait.

Je l’écoutais avec toute mon attention possible. Les paroles du bel homme étaient toutes autant franches que les miennes, je pouvais sentir qu’elles sortaient du cœur. C’était impressionnant, je n’avais jamais parlé aussi vite à une personne, sauf à Gabrielle. Je ne sais pourquoi, mais j’avais une entière confiance en cette âme que je venais de connaître. Son regard était apaisant, profond et son expression calme. Son visage se raidit quand il se rendit compte de quoi il venait de parler. Il m’avait avoué son amour pour Monsieur, ce qui me refroidit rapidement car ses sentiments avaient l’air puissants et réels. Mais je savais très bien que les mignons de Philippe étaient très ouverts à d’autres hommes.

J’avais ressentis quelques choses qu’il ne s’était plus passé depuis longtemps dans mon être. Des sentiments commençaient à se créer, c’était de l’amour.


Non, ne vous inquiétez pas mon cher, cela restera entre nous, sourit Stefano.

Le Français souligna une éclaircie dans le ciel. Le soleil réussissait enfin à transpercer la couche de nuage. L’Italien soulevait alors la tête pour regarder l’astre briller et tourna vite pour regarder le visage de l’homme qui était à ses côtés. C’était le moment rêvé pour continuer à jouer, ma main se détacha alors de la sienne et vint se poser sur ses beaux traits, sa mâchoire volontaire était magnifique. Je lui caressais tendrement la joue et approchais doucement mon visage en gardant les yeux ouverts avant de me retirer et de lui tourner le dos.

Que diriez-vous de continuer la promenade Antoine ? Nous pourrions gentiment aller en direction du château, il commence à faire froid, souris-je en me frottant énergiquement le corps et en tournant la tête pour lancer mon regard provocateur au Français. Comprendrait-il? Je le verrais bien.
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Sam 23 Fév - 18:38

Les gens qui font partie de la Cour de Monsieur, les mignons, comme on nous appelle, ne sont pas vraiment réputés pour être fiables et fidèles, loin de là. Vous vous demandez certainement ce qu'il en est de moi. Et bien c'est tout simple en vérité, tout dépend de la personne qui se trouve en face de moi, je peux tout aussi bien me montrer extrêmement désagréable, comme avec ma femme par exemple ou, au contraire être aussi doux qu'un agneau. Avec Stefano, ce sera la deuxième option, rien que d'imaginer le fait qu'il pourrait me tourner le dos si je m'aventurais à le trahir me cause un vif chagrin, aussi lui donnerais-je toute ma loyauté et mon amitié... peut-être même plus, allez savoir. J'esquissais un sourire et hochais positivement la tête lorsque Stef' me dit qu'il était bon d'avoir quelqu'un en qui on pouvait avoir confiance.

- Comme vous avez raison mon ami.

Lorsque j'ai glissé mon bras sous son bras, je ne savais pas quelle serait sa réaction, il aurait très bien pu mal le prendre, parce que ce n'est pas très convenable d'agir ainsi avec quelqu'un que l'on vient de rencontrer, mais cela m'avait semblé si naturel. Heureusement, il le prit plutôt bien d'ailleurs, le sourire qu'il m'adressa enflamma mes sens, il était annonciateur de...et bien d'une suite qui m'intéressait au plus haut point, mais laissons cela, pour l'heure, nous marchions en échangeant quelques mots, nous racontant un peu de nos vies qui avaient, ma foi, quelques points communs. Nous nous étions fait la promesse mutuelle de ne point révéler ce qui nous serait confié et cela renforça ma confiance en lui. D'ordinaire je ne me fie pas aisément à quelqu'un que je viens de rencontrer, mais je sentais Stefano différent des autres.

- Merci, je n'ai pas vraiment l'habitude de tant parler de moi, je ne fais pas facilement confiance aux gens...mais je sens que vous êtes différent de tous ceux que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Je ne saurais expliquer pourquoi.

Il avait glissé sa main dans la mienne et le contact de nos deux peaux m'électrisa, je gardais donc sa main dans la mienne en souriant à mon tour à Stefano et je caressais doucement le dos de sa main avec mon pouce. Tandis que j'avançais dans ma confession, je ne pu m'empêcher de parler de ce que je ressentais pour Monsieur, mon amour pour lui et tandis que je réalisais ce que je venais de dire, je me tournais vivement vers Stefano et serrais un peu plus sa main de peur qu'il ne l'enlève, je ne voulais pas. Certes j'aimais Philippe, mais je n'ai jamais été quelqu'un d'exclusif et puis je dois soulager un peu ma jalousie. Oui je suis jaloux de voir l'attention que Monsieur accorde au Chevalier de Lorraine, ils le savent tous les deux, j'en suis certain et ils s'en amusent probablement, mais ils savent aussi me faire oublier ce sentiment qui me dévore les entrailles lorsqu'ils m'invitent à partager leur couche. Quoiqu'il en soit, je ne voulais pas que Stefano en prenne ombrage, je voulais qu'il comprenne qu'il pourrait très bien se passer quelque chose entre lui et moi s'il en avait envie.

Heureusement, lorsqu'il enleva sa main, ce n'était pas à cause de cela, non, il voulait "jouer", il caressa doucement ma joue, ma mâchoire et j'aurais volontiers embrassé ses lèvres qu'il dirigeait vers moi, mais il s'éloigna tout aussi rapidement qu'il s'était approché. Très taquin et un brin provocateur, il me fit comprendre qu'il avait froid et se frottait énergiquement les bras. J'eus un petit rire et secouais doucement la tête.

- Excellente idée mon cher, mais je vois que vous semblez avoir froid, je ne puis tolérer une telle chose.

Je m'approchais de lui et le serrais doucement dans mes bras, j'avais décidé d'aller au bout de mon envie, je voulais l'embrasser, je voulais le réchauffer, je voulais...en bref, je voulais de nouveau ressentir ce frisson qui avait parcouru mon corps lorsque nos mains s'étaient touchées. Je l'avais donc emprisonné dans mes bras de peur qu'il ne m'échappe et j'approchais doucement mon visage du sien. J'esquissais un petit sourire coquin.

- Si jamais vous n'appréciez pas ce qui va se passer, vous avez le droit de me frapper...même si j'espère que vous ne le ferez pas.

Sans ajouter un mot, je l'embrassais enfin, doucement, tendrement, un baiser aérien et doux. Advienne que pourra.
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Jeu 28 Fév - 23:07

Les dès étaient lancés. Les cartes abattues, enfin, presque toutes car il faut toujours avoir plus d'un tour dans son sac. Mais je savais qu'en provoquant Antoine, le jeu allait être fini. C'était les règles et je les acceptais et c'était aussi mon instinct qui me le disait. Il est vrai que la provocation a toujours fait partie de moi, le mystère est quelque chose qui se cultive et c'est en s'amusant avec les autres qu'on le maintient. C'est peut-être parce que c'est ce que j'aime voir dans les yeux des hommes, et que j'essaie de le recréer? Dans tous les cas, dans les yeux d'Antoine je trouvais ce petit plus qui m'attirait énormément. Ces deux belles émeraudes était splendides, le regard d'une profondeur extrême. Quand j'étais petit, ma mère m'avait raconté que l'oeil était la porte de l'âme, qu'il permettait de sonder l'intérieur d'une personne, et ce que je voyais là était beau.

J'avais maintenant le dos tourné au bel homme, jouant le frileux, j'attendais en fait que la situation change. Je sentis alors ses bras s'enrouler autour de moi, tout en douceur. Ce contact créer en moi une sensation étrange que je connaissais déjà, et qui n'était pas désagréable. Bien que je n'avait pas spécialement froid, cette attention créé en moi une immense chaleur. Alors que ses bras se mirent à me frictionner pour me réchauffer, je me surpris à laisser s'échapper des petits gémissements de plaisir. Être dans cette position était très agréable et j'aurais fait beaucoup de chose pour y rester.

Maintenant les rôles s'étaient échangés, du provocateur, je suis passé à la proie et j'étais pris au piège. Loin de me gêner, cette idée m'excitait! La seule chose était de se laisser faire, de voir où cette promenade allait bien pouvoir m'amener. Comme beaucoup de personne, j'aime m'imaginer des scènes que je sais improbable, mais la suite me prouva le contraire. Je vis visage du Marquis s'approcher du miens, des lèvres succulentes frôler les miennes. L'envie de posséder cette bouche rien qu'un instant était forte, mais il fallait que je le laisse faire jusqu'au bout. Il me murmura quelque chose, cependant le moment était si magique que c'était comme si j'avais mis cette information de côté.

L'objet de mon désir se posa sur mon corps. Enfin, il m'embrassa, doucement et avec tendresse. Ce baiser était doux, certainement qu'il attendait ma réaction, Je le laissai alors finir et passa ma main sur son dos pour le plaquer la totalité de son être contre moi. Mes sens étaient affolés! Je voulais connaître son odeur, le goût de sa peau...

L’envie bouillait au fond de moi devant cette bouche, comme un brasier devant une forêt sèche. Le désir était palpable dans l’air. Tous les hormones de mon corps étaient réveillés. Mes lèvres se collèrent alors encore une fois sur les siennes, tendrement, mais cette fois, je décidais de rendre le baiser plus… ardent, sensuel. Nos bouches jouaient ensemble, à l’unisson. Un immense frisson de plaisir traversa mon corps d’une traite, tel un éclair.

Tout redevenait normal, même si nous n’avions pas changé de position, quand je compris ce qu’il m’avait dit… le baffer ! C’était tentant, cela serait une façon de continuer à jouer, mais, au fond, quelle idée sotte ! J’aimais bien cet humour. Cela aurait pu être drôle, mais pourquoi casser un moment si romantique et agréable ? Je lui caressais gentiment la joue, lui rendant son sourire coquin.

Quelle idée de frapper quelqu’un qui embrasse si bien, Antoine ! lui dis-je en souriant.
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Ven 15 Mar - 19:23

Antoine, Antoine, Antoine, que t'arrives-tu ? Es-tu atteint d'une quelconque folie ? Si une personne me connaissant parfaitement venait à passer, elle serait en droit de se poser cette question. Il est vrai que je ne suis pas quelqu'un que l'on peut qualifier "d'entreprenant", du moins pas à l'encontre d'une personne que je viens à peine de rencontrer, alors, le baiser que je viens de faire à Stefano me surprend moi-même. J'ai un peu peur de sa réaction. J'ai estimé qu'il pouvait être attiré, séduit, par moi, mais c'est sans doute un peu présomptueux. Voilà pourquoi je lui avais suggéré la gifle, au moins cela aura le mérite d'être clair, cependant j'ai tout de même le secret espoir que ce ne sera pas là sa réaction. Lorsque le baiser prit fin, les mots qu'eut mon Italien me rassurèrent tout à fait. Je sentais ses doigts sur ma joue et pour un peu j'aurais agis tel un chat, ronronnant de plaisir, mais heureusement, j'ai encore un peu de tenue. Je pris donc délicatement sa main et y déposais un baiser en souriant, sans le quitter une seule seconde du regard.

- Je l'ignore, mais pour être franc, j'espérais sincèrement que votre réaction serait celle-là, j'ai une faible tolérance à la douleur.

Naturellement, je plaisantais, une gifle, aussi forte soit-elle, ne m'aurait pas fait mal, elle m'aurait tout au plus blessé dans ma fierté. Je pris les mains de Stef' et déposais un baiser papillon sur ses lèvres puis je penchais doucement la tête sur le côté en ayant un petit sourire amusé.

- Seulement à présent nous avons un problème mon cher...un problème qui n'en est pas vraiment un, mais maintenant que j'ai goûté à vos lèvres, j'ai bien peur de vouloir y goûter à nouveau, encore et encore et encore...je peux être gourmand vous savez. J'espère que cela ne vous dérange pas.

Je ressentais une douce chaleur se répandre dans mon corps, le simple fait de poser mes yeux sur Stefano me procurait cette sensation. C'était formidable, je reconnaissais ces "signes", j'étais tout simplement en train de tomber amoureux. Lorsque je plonge dans son regard, il me vient en tête les plus beaux vers des plus doux poèmes qui se puissent exister. J'aimerais tant les lui déclamer, seulement je ne suis pas La Fontaine, je ne saurais le faire avec autant de style que lui. Aussi je tentais de faire passer dans mon regard, dans mes gestes, dans mes caresses sur ses mains, tout ce que je pouvais ressentir en cet instant. Oh bien sûr je savais bien, même en cet instant que l'amour que j'éprouvais pour Stefano n'égalerait jamais celui que j'éprouve pour Philippe...enfin pour Monsieur, le Prince sera toujours le seul qui fera battre mon coeur si fort que je crains à tout instant qu'il n'explose dans ma poitrine, mais cela ne m'empêche pas de tomber amoureux d'une autre personne. La preuve aujourd'hui avec Stefano.

- Dites-moi mon doux ami, êtes-vous pressé de rentrer ? Etes-vous attendu par quelqu'un ? Si ce n'est pas le cas, j'aimerais partager encore quelques instants en votre seule compagnie.

Pour donner un peu plus de "poids" à ma requête, pour donner à Stefano l'envie de rester, je me saisi à nouveau de ses lèvres et je l'embrassais dans un baiser fougueux, passionné, comme il me l'avait fait il y a quelques secondes à peine. Ce baiser m'avait d'ailleurs fait gémir, comme lui lorsque je l'avais embrassé par surprise. Je crois pouvoir dire sans trop me tromper, que nous nous sommes bien trouvé.
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Jeu 21 Mar - 11:47

La remarque du Français me fit sourire. J' étais bien avec cet homme, je me sentait en confiance et j'étais naturel. Mon attitude était spontanée et tout me paraissait simple. Certes, je ne le connaissais que depuis un petit moment, mais tout ceci vint rapidement. Ce premier baiser avait été vraiment inattendu pour moi car j'avais ressenti Antoine plutôt timide. Cela me faisait plaisir de voir qu'il était sorti de ses habitudes pour moi.

-Je ne vois pas où est le problème mon cher. Vos lèvres sont aussi exquises et, tout comme vous, j'ai aussi envie d'y goûter, encore, encore et encore. Je pourrais rester indéfiniment accrocher à votre bouche, à vous quémander des baisers. Alors non, cela ne me dérange en aucun point, bien au contraire.

Mes sentiments étaient étranges. Je ressentais une vague de douceur envahir tout mon être. Mon coeur devenait chaud et battait plus rapidement. Des fourmis se répandirent partout. Le désir et l'envie était toujours présent, mais laissaient place à quelque chose d'autre, plus fort, plus puissant : l'amour. Mes sentiments étant frais, je ne savais pas où j'en étais, mais laissons tomber cela, ce n'est pas important, je voulais profiter du moment.

Il faisait froid, mais l'ambiance que le Français avait créer enlevait ce sensation de fraîcheur. C'est comme si la température était partie, ce que je ressentais à l'intérieur ressortait et me donnait assez de chaleur. Et je ne voulais pas arrêter notre rencontre ici, pourquoi arrêter un si bon moment alors qu'on peut le prolonger ?

-En aucun cas mon cher ... ami, je suis venu me promener car j'avais une journée de libre, donc j'ai tout mon temps pour vous. Je s'arrêtai quelques secondes, et souris à Antoine. Je reste volontiers avec vous bel homme, votre compagnie m'est forte agréable et je ne louperai en aucun cas un moment de partage avec vous, murmurai-je à l'oreille du Français en lui mordillant l'oreille.

A peine ma phrase terminée que le bel éphèbe m'embrassa passionnément. Je savourais ce baiser et fis tout pour le prolonger un maximum. Ses lèvres étaient d'une douceur incroyable. Ma main caressa derechef son visage, sa peau était douce, agréable. J'avais envie de la recouvrir de baiser, de la savourer, de la posséder. Cela faisait un petit moment que nous étions enlacé, dans la forêt, seuls comme deux amoureux. Cette pensée me fit sourire. Cet étreinte me plaisait, de part sa douceur et sa chaleur.


De plus votre chaleur me réchauffe, donc je vous laisse nous mener quelque part, dis-je en regardant Antoine dans les yeux, avec un regard plein d'affection. Attendez, avant de partir, il me manque quelque chose... Je lui pris la main et enlaça à nouveau la mienne avec et lui fit un bref baiser sur la bouche, tout en douceur. Maintenant nous pouvons y aller !
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Lun 25 Mar - 19:44

Je ne sais pas de quoi je pouvais bien avoir l'air en cet instant, mais cela m'était égal. J'étais tout simplement heureux, cela pouvait sembler sot à dire, mais c'était la pure vérité. Ce qui était formidable également c'était que ce que je vivais en ce moment précis avait permis à la jalousie, qui me grignotait doucement l'estomac tout à l'heure, de s'estomper petit à petit. Oh bien sûr, il suffira de presque rien pour qu'elle réapparaisse, mais pour l'instant, je ne pensais pas à Monsieur ni à Philippe, je pensais seulement au bel Italien qui se trouvait devant moi et dont les lèvres étaient aussi exquises que la meilleure des pâtisseries. Je regardais Stef' en souriant.

- Alors tant mieux le contraire eut été ennuyeux.

La température extérieure n'était pas très élevée, mais Stefano et moi étions doucement en train de créer notre propre chaleur. Je craignais de briser ce moment, mais je voulais être sincère avec Stefano dès le départ, je devais donc lui dire que j'étais marié, je le lui avais déjà dit un peu plus tôt, en même temps que je lui avais parlé d'Armand, mais je devais à tout prix le rassurer sur les sentiments...ou plutôt l'absence de sentiments que j'éprouvais envers ma femme. Pour l'heure, ma jambe se rappelait à mon bon souvenir, j'étais resté un peu trop longtemps debout, par temps humide, il fallait donc que je trouve un endroit où nous pourrions nous asseoir. J'étais donc doublement ravi lorsque Stef' accepta de rester encore un peu avec moi. Pour une fois, même s'il pleuvait encore un peu, même si ma jambe commençait à me faire souffrir, je ne voulais pas rentrer.

- Formidable...ainsi...humm...j'ai bien l'impression que vous avez déjà trouvé mon point sensible, vous êtes très doué

Oui, je voulais dire quelque chose, mais les frissons que j'ai ressentis lorsqu'il m'a mordillé l'oreille m'ont fait oublier ce que c'était. Peu importe, cela reviendra bien à un moment ou à un autre. Le regard qu'il me lançait me faisait littéralement fondre, j'avais l'impression d'avoir des centaines de papillons dans le ventre, c'était vraiment une sensation très agréable. Il me prit ensuite la main et, après un bref baiser, il déclara que nous pouvions y aller. Pour toute réponse, je lui souris et entrecroisais nos doigts. Nous nous enfoncions progressivement dans la forêt, goûtant ce calme, cette plénitude. Plus un mot n'était échangé, pourtant le silence n'était pas oppressant. Nous arrivâmes dans ce que l'on pourrait appeler une petite clairière, cependant c'était un endroit arrangé ainsi par l'homme parce que les bancs ne poussent pas ainsi dans les bois. J'étais soulagé, j'allais enfin pouvoir reposer un peu ma jambe, je commençais à boîter légèrement et je ne voulais pas suciter d'inquiétude à Stefano. Je m'installais donc sur le banc et tirait un peu Stef' pour qu'il s'assoit à son tour. Lorsque ce fut fait, je lui caressais tendrement la joue en souriant doucement.

- Stefano, il mio angelo ho qualcosa da dirti. Ce n'est rien de grave, rassurez-vous. C'est simplement pour clarifier une chose. Je vous ai dit tout à l'heure que mon père m'avait forcé à me marier. Comme vous pouvez l'imaginer, mon épouse est quelque part dans le château, cependant je ne voudrais pas que vous pensiez qu'elle pourrait être un obstacle à...enfin à ce qui pourrait...à ce qui est en train de se passer entre nous. Je n'aime pas ma femme, d'ailleurs, je ne l'ai jamais aimé. Je n'éprouve aucun attrait pour la gente féminine alors je ne risque pas de "douter".

J'esquissais un petit sourire un peu gêné. Je me sentais sot de lui avoir dit cela, mais en même temps j'étais soulagé parce qu'au moins les choses étaient claires. Je ne savais pas vraiment ce qu'il pourrait penser de cette "déclaration" et, pour attendre sa réaction, je posais mon front contre le sien et je fermais les yeux.
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Dim 31 Mar - 20:46

Cela faisait maintenant quelques heures que j'avais rencontré Antoine et nous avions déjà partagé un peu plus que de simples paroles... C'est la première fois que mon coeur chavirait pour quelqu'un de six ans son aîné, mais cela ne me dérangeait en aucun cas, bien au contraire. Je ne savais pas où cela allait nous mener, mais j'espérais le plus loin possible. Malgré sa timidité, un grand charisme émanait de lui et c'est en partie ce qui m'attirait. J'étais entrai de chavirer et je ne contrôlais rien ! Le bel éphèbe m'avait pourtant averti que sa personne appartenait à Monsieur, cependant je ne pus me résoudre à développer des sentiments, peut-être trop fort...

Quand ma main prit la sienne, ses doigts s'enlacèrent autour des miens et, d'une façon, nous ne faisions plus qu'un. Nous avancions dans la forêt sur un sentier pédestre, toujours enlacés. La pluie ruisselait sur la cime des arbres, qui créait une sorte de manteau autour nous, mais cela n'empêchait pas à l'humidité de gagner du terrain. Les bourgeons commençaient à éclore, les pétales des perce-neiges et des prime-verts à sortir laissant le printemps pointer son nez. Nous marchions depuis un petit moment et je remarquais que le bel apollon avait un peu de peine à marcher, certes rien d'handicapant, mais le Français boitait légèrement. Je choisis de ne rien dire et de continuer à faire comme si de rien n'était.

- Je suis sûr qu'il y en a pleins d'autres à découvrir encore mon cher, sourit l'Italien avec un sourire coquin. Tout comme je vous laisserai avec plaisir chercher les miens.


Heureusement qu'Antoine nous attira vers une petite clairière, où siégeait plusieurs bancs pour qu'il puisse s'y reposer. Il s'assit alors sur un banc et je le regardais, debout, toujours main dans la main et lui lançais un petit sourire. Ce dernier me tira sur le banc alors je me mis tout près de lui. Au contact avec le bois froid, mon arrière-train fut parcourut de frissons à cause du petit choc thermique. Ses yeux se posèrent sur les miens, il était tout à coup plus sérieux, comme si quelque chose le travaillait. Il passa alors sa main sur ma joue, ce simple contact créa en moi un forte sensation. C'est comme si un feu s'allumait en moi et réchauffait tout mon corps, petit à petit, partant de l'endroit où Antoine me touchait.

Le Milanais écoutait alors attentivement le bel homme lui parler car il sentait que ce qu'il allait lui dire était important pour lui.
- Mio caro, vous faites bien de m'en parler, mais vous savez que vous faites ce que vous voulez de votre vie. Nous avons été clairs dès le départ sur ce que nous cherchions et votre femme ne me dérange aucunement ! Sachez que si vous avez besoin d'un endroit où vous réfugier, vous pourrez toujours venir toquer à ma porte.

L'Italien prit les mains du Français dans les siennes de façon à les entourer et sentit Antoine un peu gêné, mais au moins la situation était claire entre eux ! Son front se posa sur le mien, doucement et je vis ses yeux se fermer.

- J'apprécie beaucoup le fait que vous vous préoccupiez de ce point mon tendre, sourit l'Italien en relevant le menton d'Antoine pour le voir dans les yeux. Mais ne vous en faites pas pour moi ! Le danseur vola alors un long et tendre baiser sur les lèvres au Français.

C'était maintenant à lui de lui parler de quelque chose que son amant devait savoir. Il espérait qu'il allait bien le prendre...

- J'ai aussi une chose à vous dire, dit l'Italien. Comme vous le savez à la Cour, ce n'est pas anormal d'avoir plusieurs amants, je me dois d'être honnête avec vous, vu que vous l'avez été avec moi et je voulais juste vous dire que vous n’étiez pas le seul homme que je côtoie.

Quelle allait être la réaction d'Antoine ? Était la question qui trottait dans sa tête en cet instant crucial dans leur relation.

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Ven 5 Avr - 22:41

Je sais que je vais me répéter, mais ce doux sentiment qui naissait progressivement au creux de mes entrailles était réellement délicieux. Oui je tombais peu à peu amoureux de Stefano et cette situation me ravissait au plus haut point. Les gens ne comprennent pas ma façon d'agir, ils ne saisissent pas la manière de voir les choses qui est la mienne. Je suis marié et ma femme est ravissante, c'est un fait, cependant elle est sotte comme un panier et a autant de conversation qu'un paravent. Ajoutez à cela le fait que je n'ai aucun goût pour la gente féminine et vous comprendrez aisément que je cherche le réconfort dans d'autres bras. Je vous vois tout de suite m'objecter que je ne peux pas faire une telle chose à Monsieur et je vous répondrais ceci, pourquoi ne le puis-je ? C'est vrai, après tout, à l'heure qu'il est, le Prince est avec Philippe de Lorraine et rien n'est plus important que cela désormais. Je veux dire qu'il est...comment dire... entre de bonnes mains et je suis certain qu'il ne souffre pas de mon absence. Ceci étant, que les choses soient claires, si d'aventure je devais faire un choix entre Monsieur et Stefano, je n'aurais pas besoin de réfléchir très longtemps pour me décider, je choisirais Philippe...enfin je veux dire, le Prince. L'amour que je ressens pour lui ne sera jamais égalé, jamais personne ne prendra la place que Monsieur occupe dans mon coeur. A présent que cela est établi, je continue à vous narrer ce qu'il se passa ensuite.

Je fondais complètement sous le sourire de mon bel Italien et j'étais encore plus heureux parce qu'il n'avait fait aucune remarque sur le fait que je marchais avec difficulté. Certains auraient déjà demandé ce que j'avais, mais pas lui et j'appréciais cette discrétion dont il faisait preuve. J'eus un sourire tendre.


- Certes et je puis vous assurer que je m'appliquerais à les découvrir.

Cet homme était un ange, à n'en point douter, je lui avais parlé de ma femme, j'avais été franc et il s'était montré très compréhensif, me disant que si j'avais besoin de réconfort, je pouvais venir le voir. Enfin il n'a pas utilisé ces termes-là, mais c'était ce que cela signifiait. Un grand sourire se dessina sur mon visage.

- Grazie mio angelo. Merci de vous montrer si compréhensif. Vous savez, c'est très important pour moi la franchise entre deux personnes. J'ai toujours pensé qu'aucune relation, fusse-t-elle amicale ou amoureuse, ne pouvait fonctionner s'il n'y avait pas une confiance et une franchise mutuelle de la part des deux protagonistes.

Stef avait pris mes mains dans les siennes et une chaleur bienfaisante se répandait en moi. En cet instant, en ce lieu, j'étais bien. Il pleuvait encore, mais je n'en avais cure, un orage pouvait bien s'abattre sur nous, j'étais certain que ce qu'il se passait entre nous nous protégerait d'une manière ou d'une autre. Il releva mon visage et me vola un baiser. Je lui souris tendrement avant de lui en voler un à mon tour.

- Fort bien, en ce cas, je ne m'inquiéterais plus à ce sujet, c'est promis.

A son tour, Stefano semblait avoir quelque chose à me dire et il ne mit pas longtemps à le faire. Je sentais que de ma réponse dépendrait l'avenir de notre relation. Je penchais doucement la tête sur le côté. J'avais en cet instant, un regard tendre, un regard amoureux.

- Que puis-je vous dire ? Rien, si ce n'est que je ne suis absolument pas surpris. C'est vrai, un homme tel que vous ne peut pas être célibataire, ce serait tout bonnement impossible et puis, vous savez, quelque part cela me rassure, parce qu'ainsi, lorsque je ne serais pas avec vous, je n'aurais pas de remords à vous laisser quelques heures, je sais que vous aurez toujours quelqu'un pour...comment dire...pour vous occuper.

J'eus un petit sourire malicieux lorsque je finis ma phrase puis, j'attirais de nouveau Stef contre moi et passais mes bras autour de sa taille puis je lui murmurais

- Peu m'importe les autres personnes que vous côtoyez intimement, à partir du moment où il vous reste quelques baisers en réserve pour moi.
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Dim 7 Avr - 21:27

Mes paroles sortirent de ma bouches sans accrochage, tout avait été fluent et j'en fus content. Antoine m'écoutait parler sans me couper et je ne vis pas son visage se décomposer sous mes mots, ce qui me fit le plus grand bien. Certes, dans la Cour, les mignons n'étaient pas vraiment monogames... pas du tout, mais je préférais être honnête et le lui dire même s'il devait aussi avoir plusieurs amants. Malgré cet argument, je m'attendais à une réaction autre. Le bellâtre n'en fit mine de rien.

-Merci pour votre compliment mon cher, mais je commence gentiment à vouloir trouver une situation plus stable, avec un personne que je pourrais aimer sans perdre mes amants. J'aimerai avoir vos sentiments pour Monsieur, ils sont si forts, si puissants... Je sais que cela va venir, j'attendrai mon tour, lui dis-je, avec une minuscule pointe de tristesse dans la voix. C'était la première fois que je parlais ouvertement de cette envie à quelqu'un sauf à Gabrielle.

-Mais oublions ce point!
dis-je en me ressaisissant. Nous sommes ici, et il faut profiter de ce moment si agréable.

Antoine me serra dans ses bras, par la taille. Ce geste pouvait paraitre anodin pour beaucoup de monde, mais je l'appréciait à sa juste valeur. La chaleur dégagée me redonna confiance et je l'entourais aussi à mon tour, posant mon visage dans le creux de son épaule. J'aurais pu rester dans cette position pendant des heures! La pluie ruisselait toujours sur nos deux corps, nous étions trempé jusqu'aux os, mais ce n'était pas le plus important.

-J'aurai toujours un baiser, une caresse pour vous mon bel Antoine et ils ne viendront pas de la réserve, mais du coeur, susurrais-je avant d'embrasser Antoine fougueusement. Et ceci n'est qu'un avant goût de ce qui vous attend, rajoutais-je à son oreille avant de la mordiller tendrement.

Je pris la main du Français et le fis se lever. L'orage ne diminuait pas et le ciel était toujours autant gris. Il fallait rentrer! Autrement nous pourrions tomber malade. Et la jambe d'Antoine ne devrait pas apprécier trop de temps en plus sous la pluie.


-Venez mon bel homme, il nous faut rentrer, nous sommes restés trop longtemps sous la pluie
, dis-je au Français encore assis. Allons en direction du château! Nous y serons à l'abri, ensuite nous aviserons.

Sur le chemin du retour, nous ne parlâmes pas beaucoup, le silence n'était pas pesant. Je m'adaptais à la jambe d'Antoine, je ne voulais pas lui faire de mal, il devait déjà assez souffrir avec la douleur pour lui en demander plus. Arrivé devant le château, il regarda son nouvel amant.

-Que souhaitez-vous faire? Je peux vous inviter dans mes appartements pour vous réchauffer... en buvant une tasse de thé? demanda l'Italien en regardant Antoine avec des yeux amoureux.
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Mer 17 Avr - 20:14

Il était de notoriété publique que nous, les mignons de Monsieur, n'étions pas des modèles de fidélité, je ne pouvais pas le nier, moi-même, j'avais beaucoup de partenaires différents, cependant, il faut bien faire la différence entre des relations entretenues simplement pour...comment dire, pour les besoins charnels et celles qui occupent une place particulière dans le coeur. Si j'allais sans problème de bras en bras, mon coeur ne battait que pour deux personnes et encore, un peu plus pour l'une que pour l'autre et je sais qu'à part Monsieur et Stefano, je ne pourrais aimer personne d'autre. Je décelais une petite pointe de tristesse dans la voix de Stefano lorsqu'il évoqua les sentiments que j'avais pour Monsieur, il voulait ressentir les mêmes. Je me sentais un peu triste de ne pouvoir lui donner ce qu'il voulait, mais je savais que ce serait impossible. Je penchais la tête sur le côté et caressais doucement la joue de Stefano.

- Oh Stefano, ne désespérez point, je suis certain qu'il y a quelque part une personne qui vous est réservé et qui vous donnera l'amour que vous attendez.

Il reprit rapidement contenance. Certes, nous passions un moment fort agréable même si le temps n'était pas de la partie. J'étais agréablement surpris qu'il ne m'ait pas encore parlé de ma jambe, il m'a bien vu boiter, c'est indéniable, cependant il n'avait fait aucune réflexion. D'ordinaire, j'ai déjà eu droit à la question rituelle à laquelle je ne réponds jamais d'ailleurs. Rien que pour cela, je décidais de lui dire ce qu'il m'était arrivé, mais pas ici, si jamais nous décidons d'aller dans un endroit un peu plus...sec, je le lui dirais. Il posa son visage au creux de mon épaule et j'en profitais pour lui caresser doucement la nuque. J'étais bien là, auprès de lui, cela faisait partie de ces instants que l'on voudrait éternels.

Je prolongeais son baiser et le regardais en souriant. En ce cas, me voici tout à fait rassuré mon bel italien. Je frissonnais doucement lorsqu'il me mordilla l'oreille, il avait réellement trouvé l'un de mes points sensibles, c'était si agréable de ressentir ces frissons le long de la colonne vertébrale. Humm...cela laisse augurer un programme fort plaisant pour la suite.

Il prit ma main et me fit me lever. Il me proposa de rentrer au château. Il est vrai que nous étions trempés et que ce n'était pas très prudent de rester trop longtemps sous la pluie, au risque de tomber malade. Je n'aime pas vraiment les médecins, alors il serait préférable que je n'ai pas à en consulter un. Pour moi je les associe un peu aux rebouteux, je sais que c'est idiot, puisqu'ils ne font pas la même chose, mais celui que j'avais vu étant enfant m'a tellement traumatisé que je ne peux m'empêcher de leur trouver des similitudes.

- C'est une excellente idée, je crois que nous avons assez pris l'eau pour aujourd'hui en effet.

Tandis que nous marchions, je remarquais que Stefano adaptait son allure à la mienne et j'en fus touché, c'était réellement très délicat de sa part. Lorsque nous arrivâmes au château, il me proposa d'aller dans ses appartements prendre une tasse de thé. Il aurait fallu que je sois sot pour refuser une telle invitation, d'abord j'avais un peu froid et puis, j'avais encore envie de passer du temps avec ce bel éphèbe sorti tout droit d'une des peintures de Monsieur Le Brun. Le regard que Stefano m'adressait achevait de me faire fondre.

- J'accepte avec grand plaisir mon tendre ami.

Nous fîmes donc route vers ses appartements, croisant sur le chemin quelques courtisans. J'en saluais poliment certains et en ignorait stratégiquement d'autres. A la Cour, les langues de vipères sont légion et j'ai eu vent de certains ragots à mon propos, je préfère y répondre par de l'indifférence pure et simple. En règle générale, je ne réponds jamais lorsque les médisances me concernent, cependant, si l'on parle d'un de mes proches, alors là, l'affaire est différente.

- Il faut que je vous narre la cause de ma claudication, cela peut être un récit assez amusant, tout du moins à présent il est amusant, mais je puis vous affirmer qu'à l'époque cela ne m'a pas fait rire.

Je chuchotais presque à l'oreille de Stefano, je ne voulais pas que ceux qui nous entouraient entendent.

- Figurez-vous que cela s'est passé juste l'année avant mon arrivée ici. J'étais dans les écuries, avec Armand, inutile de vous expliquer en détail ce que nous faisions. Je lui fis un petit sourire malicieux. Hors donc, nous étions dans les écuries, à l'étage, pour être plus précis et soudain, nous avons entendu quelqu'un arriver. Je reconnaissais la voix, c'était ma mère. Bien sûr elle ignorait que j'étais là, elle venait juste quereller le palefrenier, elle cherchait depuis longtemps à le faire renvoyer. Quoi qu'il en soit, Armand et moi demeurons aussi silencieux que possible, cependant, la chance n'était pas avec moi ce jour-là et je tombais de ma cachette, j'atterris juste aux pieds de ma mère. Je vous passe les détails de la suite, mais sachez juste que depuis cet incident, je hais les rebouteux et que c'est depuis ce jour que je n'ai plus jamais revu Armand.
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Ven 26 Avr - 11:04

La promenade fut très remplie en émotions! Effectivement, je ne m'étais pas attendu à trouver celui qui allait être l'un de mes plus importants amants à mes yeux. Les quelques regards que le bel Adonis m'avaient lancé étaient chaleureux et me faisaient perdre mes moyens, si bien qu'il m'arrivait de crocher encore plus que d'habitude sur certaines phrases. Il est vrai que les yeux bleus ou verts étaient mon points faible, bien que les yeux noisettes ne me dégoutent pas, loin de là...

Arrivé dans le château, nous prîmes le temps d'enlever nos manteaux qui étaient maintenant deux fois plus lourd, alourdis par l'eau. Nous traversâmes les couloirs du bâtiment, passant devant les gens qui avaient osé sortir par ce temps. Je nous arrêtais pour lui voler un tendre baiser. Ses lèvres étaient toujours délicieuses au contact. Avant de repartir, je lui pris la main pour continuer notre chemin. Ce geste était spontané et loin d'être calculé! Je voulais juste lui montrer que j'étais bien en sa présence.

Je fus étonné de voir le nombre de courtisans qu'il connaissait. Pour ma part, j'en saluais qu'un ou deux qui m'étaient proches. En connaissant ces gens et leurs habitudes, j'avais décidé de me lier d'amitié qu'avec certains, car je voulais éviter un maximum de problèmes! Ceux avec qui je ne m'étais pas lié d'amitié me trouvaient hautain, snob, mais leurs pensées m'étaient bien égales car je ne voulais pas commencer cette guerre de couche et de langue de catin!

Le beau Français m'arrêta dans une petite salle près de mes appartements qui était peu fréquentée. Il se mit alors sur la pointe des pieds et se colla à moi pour me conter une histoire à l'oreille, qui allait être drôle d'après lui. La chaleur du corps d'Antoine m'était très agréable, si bien que je me perdis l'histoire d'une seconde dans une petite pensée salace. Son souffle à mon oreille était excitant, mais je préférais écouter son histoire, car il n'avait pas du la raconter à tout ses entourages et je faisais partie de ces privilégiés.

-Racontez-moi ceci sans crainte, je serai aussi muet qu'une tombe à ce sujet, Il est vrai que je n'irai jamais divulguer cette information à d'autres oreilles indiscrètes car ce n'était pas de mon habitude.

A la fin de son histoire, je ne pus m'empêcher de retenir un petit rire. Cette anecdote sur sa vie était fort sympathique et j'en appris plus sur sa vie, sur lui, ce qui me fit très plaisir!
-Mon pauvre, quelle situation cocasse..., dis-je en embrassant le cou de mon nouvel ami. Peut-être que je vous en raconterais une bientôt..., souris-je.

Je repris alors Antoine par la taille et nous dirigeais vers chez moi. Les couloirs semblaient plus courts en sa présence, le temps filait, sa présence était douce.
-Nous-y voilà, glissais-je à son oreille en ouvrant la porte, laissant place à la salle. Je vous laisse vous asseoir sur le canapé, je reviens de suite avec quelque chose de chaud pour boire.

Après lui avoir servit une tasse, je me mis à ses côtés, assez proche pour créer une sorte de bulle dans laquelle nous allions nous plonger plus tard...
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Mer 1 Mai - 11:58

Lorsque l'on est dans l'entourage du frère du Roi, il ne faut pas faire montre d'une trop grande timidité, tout simplement parce que Philippe est loin d'être quelqu'un de timide, bien au contraire. Voilà pourquoi, lorsque Stefano arrêta notre progression dans les couloirs du château pour me voler un baiser, je ne me gênais pas pour le prolonger un peu et lui lançais un regard tendre lorsqu'il reprit ma main dans la sienne. Je savais bien que les gens autour de nous nous regardaient, mais je n'en avais cure, même si je n'étais pas quelqu'un qui exprimait aisément ses sentiments, je n'étais jamais avare de bisous et autres gestes de tendresse. Evidemment, devant Sa Majesté je savais me tenir, mais il n'y avait que devant lui que je ne me serais jamais laissé aller à de tels débordements d'affection.

Lorsque je lui racontais mon histoire, je le faisais en toute confiance parce que je savais qu'il n'irait pas la dire à d'autres personnes. Je ne connaissais pas Stefano depuis longtemps, mais il avait ce petit quelque chose qui faisait qu'on savait qu'en lui accordant sa confiance, on ne serait pas trahi. Lorsque j'entendis son rire, je ne pus empêcher un petit sourire de fleurir sur mes lèvres. Oui, à présent cette histoire prêtait à rire, mais à l'époque, elle fut la cause d'une des plus grandes peines que j'avais ressenti dans toute ma jeune vie. C'est après cet incident que ma mère renvoya le palefrenier et Armand par la même occasion. J'avais, bien des fois, demandé à ma mère pourquoi avait-elle fait une chose pareille, mais elle ne m'avait jamais répondu. Peut-être était-ce parce que je le lui demandais par lettre étant donné que j'étais résolu à ne plus lui adresser la parole. Enfin, je ne le saurais sans doute jamais, mais je peux simplement imaginer ses raisons, car jamais elle ne me répondra, cela j'en suis persuadé.

- N'est-ce pas. Je vous assure que maintenant, je me rends avec beaucoup de prudence dans les écuries, ces endroits sont synonymes de mauvais souvenirs pour moi.

Le baiser que Stefano me fit dans le cou m'arracha un petit soupire de plaisir. Dieu que c'était bon d'être ainsi couvert de tendresse, c'était une sensation si agréable que je voulais qu'elle dure toujours. Je regardais mon Italien dans les yeux en souriant.

- Humm....il me tarde de l'entendre.

Nous reprîmes notre progression dans les couloirs et je sentais le bras de Stefano autour de ma taille, aussi c'est tout naturellement que je glissais à mon tour mon bras autour de la taille de Stef, je déposais un doux baiser sur sa tempe. Nous arrivâmes devant la porte de ses appartements, enfin j'imaginais que c'était cela étant donné qu'il l'ouvrit. J'acquiesçais en hochant la tête lorsqu'il me dit de m'installer sur le canapé tandis qu'il allait nous chercher à boire. J'avançais donc dans la pièce et m'asseyais où il m'avait dit. Je promenais mon regard autour de moi tandis que je l'attendais. La décoration était vraiment exquise, Stefano avait un goût certain pour l'agencement d'une pièce.

Il revint enfin avec du thé, il me servit puis s'installa tout près de moi. Tandis que je portais la boisson à mes lèvres, mon regard ne quittait pas celui de Stefano et des idées pas très chastes passèrent dans mon esprit. Je posais ma tasse sur la table basse et me rapprochais un peu de mon amant, comblant ainsi le peu d'espace qu'il restait entre nous. Je laissais mon index glisser le long de sa mâchoire et je lui souris.

- Merci pour le thé, il est délicieux et vos appartements sont réellement bien décorés.

Sans rien ajouter de plus, je fondais sur ses lèvres en un tendre baiser, lui mordillant la lèvre au passage.
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Mar 21 Mai - 21:16

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai été couvert d'attention en tout genre. Ma mère a toujours été très câline, tactile et elle m'a transmis ce côté de sa personnalité. Elle venait tous les soirs après que ma nourrice parte de ma chambre me border. La relation mère-fils que vous avions était très très forte, ainsi vous dire que la séparation a été difficile des deux côtés! Depuis mon plus jeune âge, j'ai été couvert de bisous et d'attentions en tout genre et cette affection c'est répercutée sur ma façon d'aimer mes compagnons. Je n'arrive pas à imaginer une relation intime quelle qu'elle soit sans baiser, sans toucher, sans contact. Certains mignons vous diront que j'ai les mains baladeuses ou que je suis sans arrêt en train de provoquer et que je frôle la nymphomanie, mais laissez ces langues de vipère parler! Oui, je ne vais pas vous mentir, j'aime la chair, les soirées avec un autre homme dans mon lit, oui, j'aime le sexe, mais c'est loin d'être ce que je préfère dans une relation! Le sport matelas n'est rien sans sentiment. Les sensations sont différentes, d'ailleurs c'est pour cela que j'admire les catins car je ne sais pas comment ces personnes arrivent à exercer ce métier. L'histoire d'un soir n'amène aucun autre plaisir que celui qu'un jouet pourrait nous amener. Il n'y a aucun plaisir de redécouvrir le corps aimé, à donner du plaisir à l'autre, à partager ces sensations qui nous mènent au septième ciel avec l'être chéri.

Heureusement que j'avais pensé à ranger mes appartements ce matin, car ils auraient été dans un état piteux! Antoine alla s'asseoir dans le canapé pendant que j'aille chercher quelque chose de chaud à boire pour nous réchauffer, bien que j'avais d'autres idées dans la tête...
- Merci pour le thé, il est délicieux et vos appartements sont réellement bien décorés.

Pendant que je bus ma gorgée de thé. qui était un peu trop chaud à mon goût, je remarquais que le regard du bel Adonis ne me lâchait pas, comme s'il était attiré par moi. Certes, je connaissais son attirance pour moi, vu que nous nous étions prouvés nos envies lors de cette promenade dans les bois. Enfin, je dis cela, mais je n'ai pas non plus résisté à la tentation de le déshabiller du regard. Mes pensées qui avaient déjà été à la limite de la religion catholique toute à l'heure étaient maintenant à l'extrême opposé! Je souris aux images qui défilaient dans ma tête sans montrer une quelconque gène. Dans mes pupilles, Antoine pouvait lire la provocation et l'envie qui se dégageait.

-Merci mio angelo, je ne voulais pas faire quelque chose de trop typique, alors j'ai laissé mon imagination remplir cette petite pièce.

Je le sentis se rapprocher de moi et ne le fuyait pas cette fois. Il est drôle de jouer un moment, mais il ne faut pas non plus aller trop loin. Son doigt frôla ma mâchoire, ce contact fit monter en moi une vague de chaleur et avant qu'il ne le retire du dessous de mon menton. Je le pris vite dans ma bouche, le mordillais et le suçais juste avant de le relâcher en le regardant droit dans les yeux avec un regard plus provocant et ardent que jamais.

Le baiser de mon Apollon m'emporta loin de la Terre, dans une dimension autre que je ne connaissais pas. Ses douces lèvres avaient gardé le goût sucré du thé, mais il fut plus rapide que moi et m'arracha un gémissement en me mordillant la lèvre.

-Je vois que je ne suis pas le seul à avoir un élan de chaleur...

Lui souris-je en me penchant pour aller lui mordiller le cou, juste sous l'oreille, avant de remonter en lui léchant le lobe et de lui susurrer au creux de cette dernière:

-Je connais un moyen d'y remédier mon tendre, si vous voulez bien vous y prêter bien sûr...

Sans attendre sa réponse, je saisis son orifice auditif dans ma bouche puis recouvris son cou de doux baisers jusqu'à ses trapèzes fins et légèrement musclés. Sur ce, je caressais sa mâchoire à mon tour d'une main, et de l'autre, je commençais à défaire son haut.
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Ven 24 Mai - 22:00

Alors que je gardais un peu ma tasse de thé dans les mains pour qu'il refroidisse un peu, je laissais mon regard se promener dans la pièce où je me trouvais. Stefano avait un goût certain pour la décoration, il aimait les dorures à n'en pas douter. Voilà donc un point que nous avions en commun. Pour ma part, je ne jure que par les tentures, lorsque j'étais enfant, il y avait des tentures de velours bordeaux sur mon lit et j'aimais beaucoup le style que cela donnait à la pièce, cela lui conférait un côté distingué, sans être trop clinquant. Mais mon esprit s'égarait un peu trop, ce n'était réellement pas poli de ma part de partir ainsi dans mes souvenirs alors que l'homme qui me faisait face en cet instant était beaucoup plus intéressant. Je lui adressais un doux sourire. Le regard qu'il me lançait me faisait frissonner d'excitation, il était annonciateur de délices à venir, j'espérais sincèrement que je ne me trompais pas, j'avais besoin de douceur et de tendresse, d'étreinte passionnée. Oui, je sais, je suis exigeant, mais que voulez-vous, je n'y peux rien, c'est ainsi que je suis et il est trop tard pour que je change.

- Et bien vous avez fort bien fait, cette pièce est réellement exquise.

Après ces quelques mots, je bus un peu de ma boisson puis je reposais ma tasse sur la table pour me rapprocher de Stefano, encore quelques centimètres et nos lèvres pourraient rentrer en contact. Je fis courir mon doigt le long de sa mâchoire et le petit coquin en profita pour le prendre dans sa bouche, j'eus un petit sourire en coin tandis qu'il le suçotait, tel une agréable friandise. Plus le temps passait et plus le regard de Stefano me promettait mille choses. Il me tardait déjà de vivre le moment qui se profilait à l'horizon. Oui, les minutes qui vont suivre seront excellentes, j'en étais persuadé. Finalement, je ne tins plus et me saisis de ses lèvres, elles étaient si douces, si sucrées, je lui arracha un petit gémissement qui me fit sourire tendrement lorsque je lui mordillais la lèvre. J'eus un petit air angélique lorsqu'il me dit qu'il ne semblait pas être le seul à avoir un élan de chaleur.

- Non, en effet, je trouve soudainement que la température est remontée. J'ai dans l'idée que nous sommes bien trop couverts pour la saison, qu'en dites-vous mon cher ?

Tandis que je parlais, il en profita pour me mordiller le cou et me lécha le lobe de l'oreille, des endroits qui ont toujours été très sensible chez moi, si bien que la fin de ma phrase se perdit presque dans un petit soupire de plaisir. C'était si bon qu'il me tardait de voir la suite.

- Humm... bien sûr que je le veux bien, il faudrait que je sois sot pour refuser une telle...invitation.

A peine avais-je répondu que Stefano repris son intéressante activité sur le lobe de mon oreille et y ajouta en plus quelques baisers dans mon cou, je plongeais ma tête dans le creux de son épaule afin de lui faciliter l'accès à cette partie de mon corps qu'il semblait apprécier. Ensuite, je saisis sa main qui me caressait la mâchoire et l'embrassais doucement. Je glissais mes mains sous son haut, laissant mes doigts parcourir son torse agréablement musclé et tandis que je sentais sa peau sous mes doigts, la chaleur augmenta encore d'un cran et je commençais à lui ôter à mon tour son vêtement, je ne voulais pas qu'il ait trop chaud après tout.

- Humm... Stefano...il ne faut pas que vous...restiez autant couvert...vous allez avoir trop chaud.

Je déposais quelques baisers sur son torse tout en continuant de le caresser doucement, je frissonnais et gémissais d'anticipation. Encore quelques instants et mon corps ne m'appartiendra plus vraiment...pour mon plus grand plaisir.
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Ven 31 Mai - 20:02

-Et bien vous avez fort bien fait, cette pièce est réellement exquise.

Après ses paroles, il s'approcha de moi et m'embrassa tendrement. Ses lèvres étaient douces et gouteuses, presque succulentes. Je ne voulais pas m'en détacher et les savourer jusqu'à la fin des temps.

-Merci mon doux, mais cette pièce est moins exquise que votre bouche.

Dis-je avant de lui voler à une fois de plus un baiser passionné à mon Apollon. Mon regard se perdit à nouveau dans celui d'Antoine. Ses magnifiques yeux bleus étaient autant attirants que la mer que j'avais eu la chance d'avoir vu. Ils absorbaient tout mon être, mais ce n'était pas un bleu doux et calme, celui-ci était ensorcelant, au limite de l'érotisme. Ses deux pupilles brillaient, brûlaient de désir, tout comme les miennes, je pus y lire son envie, tout comme je lui laissais lire la mienne. La simple vue de ses iris mettait en feu tous mes sens. Au début, les échanges furent discrets, mais très vite nos corps se rapprochèrent. Ce petit jeu était fort agréable et je m'y donnais entièrement.

-Non, en effet, je trouve soudainement que la température est remontée. J'ai dans l'idée que nous sommes bien trop couverts pour la saison, qu'en dites-vous mon cher ?

La remarque de mon Adonis me tira un sourire et me donna une idée qui allait prolonger encore ce doux instant un peu plus longtemps.

-Je partage votre idée mon tendre, et nos habits deviennent lourds...

Je sentis que mes petites attentions lui plaisaient suite à un soupire que je ressentis à travers la fine peau de son cou que je savourais lentement et sensuellement. J'ai toujours aimé cette partie du corps de l'homme qui représente beaucoup de chose. Mais offrir son cou, c'est offrir sa confiance à celui qui va le recouvrir de tendresse, car c'est une partie fragile et surtout extrêmement sensible que l'on partage seulement avec la personne qui occupe notre lit.

Humm... bien sûr que je le veux bien, il faudrait que je sois sot pour refuser une telle...invitation.

J'embrassais alors sa mâchoire tout en lui ôtant son haut, petit à petit, habillement. Il tendit alors la tête vers le haut, ce qui était pour moi une invitation aux baisers et je ne me fis pas attendre pour recouvrir chaque centimètre carré de sa gorge de baisers ardents. Pendant que je m'occupais de jouer vers la pomme d'Adam de mon amant, ce dernier me prit la main et la recouvrit l'embrassa avant de s'aventurer sous mes haut. Ses doigts parcouraient mon torse gentiment. Leur passage créait des frissons sur tout ma poitrine.

- Humm... Stefano...il ne faut pas que vous...restiez autant couvert...vous allez avoir trop chaud.

Tiens, à voir nous avions la même idée, je me levais alors et lui caressa la mâchoire.

-J'ai le même sentiment mon tendre, il fait vraiment trop chaud!

Dis-je en commençant à défaire mon bas d'une façon provocante. Je le regardais d'une manière des plus charmantes et baissais une partie de mon bas pour laisser voir une partie de mon pubis avant de me retourner.

-Mais pour cela, il faudra me retrouver dans le château... Ne vous inquiétez pas, je vous laisserai des... indices

Dis-je en laissant une de mes chaussettes parterre. Je sortis de ma chambre, laissant la première couche de son bas pour indiquer son chemin à Antoine. Ce genre petit jeu m'amusait car il brisait le quotidien et était excitant. Je ne savais pas encore où aller, quoique... pourquoi pas dans le petit cabanon cachés dans les jardins? Sur cette idée, j'enlevais alors mon bas, le laissant vers une sortie secondaire et je effeuillais au fur et à mesure du voyage. Je faillis me faire remarqué, mais j'eus juste le temps de rentré, nu dans la petite maisonnette qui était, heureusement pour moi, vide. Je me posais sur le petit lit d'une façon lascive et attendais mon bel Adonis.
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Mar 18 Juin - 20:52

Ah Stefano...c'est étrange de constater à quel point une personne que vous venez à peine de rencontrer peut vous embraser les sens, vous chavirer le coeur. Ce bel Italien devant moi me donnait envie de lui faire subir tous les outrages, mais doucement, tendrement, il ressemblait tant à ces statues de porcelaine qui sont si belles et si fragiles que l'on ose à peine les frôler tant on a peur qu'elles se brisent. Voilà ce que je ressentais en regardant Stefano. Il était d'une beauté et d'un charme si pur que je craignais de briser son apparence en ne l'approchant pas comme il faut. Mon regard ne pouvait s'empêcher de détailler les contours de son visage, comme si je voulais l'imprégner dans ma mémoire, comme si j'étais un peintre et que je voulais reproduire Stefano sur un tableau. Remarquez, l'idée est bonne, mais je ne suis malheureusement pas très doué pour peindre et je doute que Monsieur Le Brun consente à accéder à ma requête.

-Merci mon doux, mais cette pièce est moins exquise que votre bouche.

- Humm...vil flatteur

Je ne pus empêcher un petit sourire amusé de fleurir sur ma bouche à l'écoute des paroles de Stefano. Mon index caressa délicatement les douces lèvres du bel Italien.  A la vitesse où nous allions, nous allions nous retrouver à coup sûr très rapidement dans les bras l'un de l'autre, nos corps n'allaient pas tarder à communier. Tout du moins, c'était ce que j'étais en train de me dire. Les lèvres de Stefano dans mon cou étaient si habiles que je me laissais aller sans aucune gêne. Les choses semblaient bien parties, Stefano et moi nous déshabillions mutuellement, nous plaignant d'une chaleur qui n'existait qu'entre nous  lorsque mon amant décida de pimenter un peu la suite des événements.

-J'ai le même sentiment mon tendre, il fait vraiment trop chaud!

Il baissa un peu son bas, me laissant deviner ce qu'il pouvait dissimuler s'il le descendait encore un peu. Une excellente façon de me donner envie si vous voulez mon avis puis, alors que je sentais encore la caresse de sa main sur ma mâchoire, il lâcha ces quelques mots.

-Mais pour cela, il faudra me retrouver dans le château... Ne vous inquiétez pas, je vous laisserai des... indices

Puis il s'enfuit, semant ses chaussettes au passage puis divers vêtements, créant ainsi un chemin qui, s'il était étrange, était néanmoins assez facile à suivre. Je plissais les yeux, amusé, puis je partis à la poursuite de mon fugueur, prenant soin de ramasser les vêtements qui me guidèrent à un petit cabanon dissimulé dans les jardins. Lorsque j'y entrais, remerciant le ciel que personne ne m'ait vu avoir cet étrange comportement, j'appréciais la vision qui s'offrait à moi. Stefano était allongé sur le lit, aussi nu que le jour de sa naissance et la position qu'il avait ne laissait aucun doute quand à ce qui allait se passer ensuite. Mon regard changea du tout au tout et je me mis dans la peau du chat qui a réussi à attraper sa souris. Sans quitter l'Italien du regard, un sourire gourmand sur mes lèvres, je déposais les vêtements dans un coin de la pièce et m'avançais doucement vers lui.

- Et bien et bien mon cher, je vois qu'il faut vous mériter.  Vous êtes plutôt joueur et assez...inventif. Maintenant que nous avons bien joué...peut-être puis-je espérer une petite récompense ?

Je m'avançais au fur et à mesure de mes paroles puis, lorsque j'eus fini, je m'allongeais sur lui, bloquant ses bras de mes mains, ravissant ses lèvres pour un baiser passionné, mordillant et léchant tour à tour. Humm...oui ma petite souris, fini de jouer cette fois-ci. Les choses sérieuses allaient commencer.
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Dim 14 Juil - 22:34

Certaines personnes m'inspirent le mépris ou la haine dès le premier regard, ou les premières paroles par leur attitude ou ce qu'ils dégagent, mais là, avec Antoine, c'était bien différent, très différent. Dès que j'avais croisé ses yeux j'avais ressentis quelque chose de plus. Je ne veux pas dire que j'avais eu le coup de foudre, car mon coeur était déjà occupé par un autre homme. Si l'on peut dire, j'avais su que le courant passerait bien entre nous, autant d'une manière physique que mentale. Ses splendides yeux bleus avaient attrapé mon âme en peu de temps, j'avais pu y lire beaucoup de chose et c'était une chose que j'aimais particulièrement. Il y avait une certaine fragilité chez cet homme qui m'attirait, me donnait l'envie de le serrer dans mes bras pour le protéger, le consoler, bien qu'il soit loin d'être fragile.

- Humm...vil flatteur

- Flatteur je le veux bien, mais vil, je ne sais pas

Il rit en lui répondant. Ceci était un jeu, mais pas que... Le fin doigt d'Antoine repassa une fois sur mes lèvres et je dus me retenir de ne pas le mordre à nouveau. Pendant que je laissais ma bouche recouvrir son cou de baisers ardents, je sentis et entendis des petits gémissements.

- Votre peau est excise mon tendre.

Lui dit-il entre deux bisous. Nous commencions à nous effeuiller d'une façon très envieuse l'en envers l'autre. Mon envie de le toucher, de sentir sa peau contre la mienne grandissait de plus en plus Je m'attardais à déboutonner son haut, observant à chaque fois la parcelle de peau qui se livrait à mes yeux et j'y déposais un baiser. En moins de deux minutes, je découvris son torse, ni, sans son chemisier. La chaleur grimpait gentiment entre nos deux corps qui s'enlaçaient. J'interrompis nos ébats charnelles pour jouer et l'amener en dehors du château où nous pourrons nous adonner à notre échange sans crainte.

Quand j'entendis la porte s'ouvrir, je souris, voyant le visage de mon amant passer par l'ouverture. Le bel homme prit un autre regard qui me laissait penser à une suite des événements très charnelles, ce qui me plaisait fortement. Ses yeux qui se promenait sur mon corps nu ne lâchaient pas mon enveloppe charnelle. Je vis un sourire apparaître sur ses lèvres, remplit d'envie. Le beau Français se déshabilla à son tour sous mon regard et s'avança vers moi, me laissant une vue imprenable sur son tout son corps et son intimité en intégrale. Cette dernière ne me laissa pas de marbre mais je décidais de ne pas bouger.

- Et bien et bien mon cher, je vois qu'il faut vous mériter.  Vous êtes plutôt joueur et assez...inventif.

- Toute chose à sa valeur mio angelo... et que la vie serait triste sans amusement, vous ne pensez pas ?

Je lui adressais alors un sourire ravageur et provocant.

- Maintenant que nous avons bien joué...peut-être puis-je espérer une petite récompense ?

- Une petite récompense ? J'espère vous en faire une grande mio carro...

Il s'avança vers moi et quand il arriva à distance, je lui caressais lascivement les hanches du dos de la main et il m'immobilisa en me plaquant de tout son corps nu contre le canapé. Mes bras bloqués par ses mains, il vint me voler un baiser torride auquel je répondis avec passion. Lorsqu'il me mordit la lèvre inférieur je poussais un petit gémissement d'envie. J'ondulais mon corps sous le sien d'une façon sensuelle et décidais d'enlever ses mains de mes bras pour le plaquer entièrement contre moi.

- Fini de jouer ? Voyons mon tendre, la vie est un jeu et ce dans quoi nous venons de nous engager et un de ses aspects... plaisants.

Je laissais alors mes mains se balader sur son dos, caressant ses muscles fins, fessais tendrement son fessier avant de lui masser ses belles fesses. Nos mouvements commençaient à gonfler mon entrejambe qui subissait les doux frottements contre la délicate peau d'Antoine. Tous les muscles de mon corps étaient détendus et le désir créait une sensation très agréable dans mon coeur, puis dans tout mon corps. Maintenant que nous étions seuls dans cette petite maisonnette, je n'avais plus peur de laisser le désir s'exprimer par la vois, poussant des gémissements.

- Ohhh mon tendre... J'ai hâte de voir ce que vos... mhhh... ardeurs me réservent...

Lui répondis-je en remuant mon bassin pour frictionner nos sexes l'un contre l'autre.[/b]
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Mer 11 Sep - 20:06

A présent, les choses sérieuses allaient commencer. Si je prenais quelques instants pour réfléchir, je me rendrais compte de la vitesse avec laquelle les événements se sont déroulés entre Stefano et moi. Rendez-vous compte qu'il y a un mois à peine je ne le connaissais même pas et à présent, nous allions nous unir charnellement et il me tardait de..."passer à l'action" comme on dit. La vie peut réellement être pleine de surprises. Cependant, il ne faut pas croire que je prenne Stefano pour un substitut de Monsieur, non, ce n'est pas cela. Des aventures d'un soir, j'en ai eu et j'en aurais encore probablement, des hommes qui passent la nuit avec moi et dont la présence me sert à oublier les tourments que me fait endurer le Prince lorsqu'il montre beaucoup plus d'affection envers son Chevalier qu'envers moi dans le simple but de me rendre jaloux. Le plus triste dans tout cela, c'est qu'il sait que cela fonctionne à merveille, toutefois, il fait en sorte de ne pas aller trop loin dans son jeu, parce qu'il sait très bien que parfois je me venge, pas méchamment bien sûr, mais je fais en sorte de lui rappeler mon existence par des moyens très...persuasifs, cependant, jamais je ne pourrais aller très loin moi non plus, je ne pourrais supporter de le voir souffrir inutilement par ma faute et puis, j'aurais trop peur qu'il se lasse et me demande de partir, je ne supporterais pas de ne plus le voir. Heureusement, il semble que même s'il ne m'aime pas autant que Philippe de Lorraine, il a tout de même de tendres sentiments pour moi. Stefano n'est donc pas un remplaçant, je l'aime, pas aussi fort que j'aime le Prince parce qu'un tel amour ne se ressent pas deux fois, mais mes sentiments pour mon bel Italien sont sincères.

Je regardais Stefano dans les yeux tandis qu'il me parlait. Le voir là, allongé, offert, j'avais envie de lui faire sauvagement l'amour, envie de le posséder, mais je me contenais parce que je voulais aussi que ce moment qui n'appartenait qu'à nous dure longtemps et puis surtout, je ne voulais pas l'effrayer.


- Toute chose à sa valeur mio angelo... et que la vie serait triste sans amusement, vous ne pensez pas ?

Je souris à ses paroles, il n'avait pas tord, que serait la vie si on ne lui ajoutait pas quelques divertissements.

- Certes, vous avez raison. De plus, cela permet de mieux apprécier la récompense lorsque l'on réussit à l'obtenir.

S'il continuait à m'adresser de tels regards et de tels sourires, j'allais assurément finir par me liquéfier sur place. Tandis que je contemplais le corps de mon amant, je ne pouvais m'empêcher de me dire que jamais je ne pourrais ressentir de tels frissons rien qu'en posant les yeux sur un corps féminin, il n'y avait que les hommes qui pouvaient me faire cet effet-là. Je n'en ai jamais douté bien sûr, mais j'en avais la confirmation dès que je regardais un homme. Je vous ai déjà parlé de ma femme, je l'ai épousé parce que c'était là un souhait, je dirais même un ordre émanant de mes parents, mais je n'ai jamais ressenti le moindre amour, le moindre désir pour elle. J'ai beaucoup de tendresse, aussi essayons-nous de vivre en bonne amitié, mais de l'amour...non. J'ai été clair avec elle dès le début, tout de suite après notre nuit de noces. A présent, elle trouve le plaisir dans d'autres bras et j'en fais tout autant.

- Une petite récompense ? J'espère vous en faire une grande mio carro...

J'eus un petit sourire taquin

- Je serais seul juge de cela mon cher

Lorsque je lui mordilla les lèvres, le gémissement qu'il poussa fit frissonner mon corps d'excitation et d'anticipation, par ailleurs, je le sentais onduler contre moi et cela contribua à finir de "réveiller" une partie bien précise de mon anatomie. Il me plaqua entièrement contre lui et j'en profitais pour laisser ma bouche partir à la découverte de son cou.

- Fini de jouer ? Voyons mon tendre, la vie est un jeu et ce dans quoi nous venons de nous engager et un de ses aspects... plaisants.

Je m'interrompis quelques instants pour lui répondre en souriant.

- Certes la vie est un jeu, mais parfois il est bon de le calmer un peu.

Les caresses que me procuraient ses mains enflammaient complètement mes sens, j'étouffais un petit cri indigné lorsqu'il me fessa, mais le sourire que j'arborrais contrastait avec cette manifestation de mécontentement, d'ailleurs, c'était tout à fait le contraire, j'adorais le traitement que je subissais. De mon côté, je n'étais pas en reste, ma langue descendait le long de son cou pour arriver sur son torse, je mordillais doucement ses tétons tout en caressant tendrement son intimité, je voulais le faire languir, je voulais que la conclusion de cet échange charnel explose, tel un feu d'artifice.

- Ohhh mon tendre... J'ai hâte de voir ce que vos... mhhh... ardeurs me réservent...

Je le regardais amoureusement

- Oh mais rassurez-vous mon coeur, vous ferez beaucoup plus que "voir".

Je remontais doucement le visage vers l'oreille de Stef tout en continuant mes caresses sur son intimité. Après lui avoir mordillé le lobe de l'oreille, je lui murmurais doucement

- Je vous désire Stefano. Je veux vous faire l'amour si fort que même lorsque nous serons rentrés au château, vous me sentirez encore en vous.

Pour sceller ma "promesse", j'embrassais fougueusement les lèvres de mon Italien. Oui, il se rappellera notre "première fois"...tout comme moi d'ailleurs.
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Charmante rencontre [PV : Stefano Sforza] (-18 ans)

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