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 Souvenirs et amour fraternel [ ft. Mathis de Fontanges ]


Lun 28 Jan - 11:06



" I know I stand in line until you  think you have the time to spend a evening with me. And if we go someplace to dance, I know that there's a chance you won't be leaving with me. Then afterwards, we drop into a quiet little place and have a drink or two. And then I go and spoil it all by saying something stupid like I love you "



Mathis, attendez-moi !

A cheval, cela faisait maintenant une petite heure que je suivais mon frère Mathis à travers les bois de la forêt royale et l’on ne pouvait pas dire que le jeune homme était enclin à la patience. Galopant à toute allure entre les arbres, il me criait sans cesse de le suivre, me disant qu’il devait me montrer quelque chose. Soupirant d’impatience et d’exaspération, je suivais donc mon frère. L’hiver n’était plus là, mais le froid était encore très présent dans les alentours de Paris. Et malgré la cape posée sur mes épaules et la longue étole de fourrure remontée sur mon visage, je sentais encore ma peau geler et mes joues rougir. Ma jument commençait aussi à se déshydrater et j’espérais vraiment qu’il y aurait, à l’endroit que me montrerait Mathis, une source d’eau. Parce que, dans l’état dans lequel elle était en cet instant, je ne pensais pas que ma jument puisse faire le retour. La pluie était tombée cette nuit et les feuilles encore trempées s’égouttaient sur nous au fil de notre passage. Alors, je me mis à rire. Un rire franc qui résonna dans la forêt. Cette expédition me rappelait tant de souvenirs. Des souvenirs de notre voyage jusqu’à Saint Germain en Laye. Des souvenirs de cette vie de bohème qui avait été la nôtre. Le vent se joignait lui aussi à la partie, venant s’infiltrer dans mes cheveux négligemment laissés lâches sur mes épaules et bien peu cachés par le chapeau somptueux que j’avais assorti à ma tenue d’écuyère. Me revinrent alors en tête des images. Des somptueuses et douces images que j’aimais ne pas oublier. Des images de notre vie d’avant, comme j’aimais la nommer. Le temps où nous étions encore des enfants, des adolescents insoucieux de la vie extérieure. Le temps où notre seul souci était de ne pas rentrer trop tard afin de ne pas subir les disputes de Père et de Mère. Enfin, surtout de Mère. Père n’était pas homme à s’énerver facilement. Des promenades comme celle-ci, nous en avions fait des centaines, Mathis et moi. Ces promenades avaient fait parties des instants précieux de mon enfance. Et le fait que nous en vivions de semblables ici me rassurait. Je me sentais en sécurité. Enfin, plusieurs minutes plus tard, nous parvînmes enfin à l’endroit que voulait me montrer Mathis. Caché à l’orée d’une clairière, un lac scintillait sous les rayons du soleil. L’endroit était calme. Quelques fleurs commençaient à pointer. Aussitôt, je fus émerveillée. L’endroit était splendide. Semblable au lac où nous jouions, enfants. Je n’en revenais pas. Tout était si beau. Si calme, aussi. Descendant de ma monture, je l’attachais à un arbre, juste à côté de celle de mon frère. Remontant un peu ma robe sur mes chevilles pour ne pas être dérangée, je me mis alors à courir en direction du lac, sous les regards amusés de Mathis.

- C’est splendide !

Dans ma poitrine, mon cœur battait à toute allure. Mes yeux brillaient, pleins d’étoiles. Me laissant tomber sur l’herbe humide de rosée, je m’asseyais pour retirer mes bottines de cuir brun et mes bas blancs. Comme l’enfant que j’aimais être encore parfois, j’allais tremper mes pieds dans l’eau dont je ne doutais pas qu’elle était froide. Au fond de moi, je priais toutefois pour que personne hormis mon frère ne me surprenne toutefois ainsi. On ne pouvait pas dire que ma tenue en cet instant était celle d’une dame de la noblesse. Mais je n’en avais cure. Je ne voulais pas être l’héritière de la famille de Fontanges en cet instant. Je désirais simplement être Héloïse, la jeune femme de vingt-et-un qui, heureusement, avait encore pour elle la liberté et n’était pas contrainte d’obéir à un mari que je n’aimerais pas.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Ven 3 Jan - 22:37, édité 11 fois
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Mer 27 Fév - 18:37

Héloïse Ҩ Mathis
Souvenirs et amour fraternel



-Mathis aimait sa nouvelle vie au Château. Il découvrait petit-à-petit aux côtés de sa soeur, les avantages que cette dernière lui offrait. La sécurité, les divertissements, les services (femmes de chambre, etc...), bien qu'il peut lui arriver parfois de demander qu'on le laisse seul afin de se préparer lui-même. Oui, il ressent parfois ce besoin de pouvoir effectuer de nouveau des gestes machinaux qu'il a perdu en arrivant en ce lieu tels que fermer les boutons de son pourpoint. Cette même liberté qu'il a voulu retrouver lorsqu'il a enfourché son cheval et qu'il est parti à l'aventure, cheveux au vent, ne faisant qu'un avec sa monture, son corps épousant parfaitement le corps de l'animal - Mathis est quelqu'un de tactile, sensuel et il aime sentir le contact avec son cheval. Il aurait pu monter à cru mais il ne le fait que lors de courtes distances car bien qu'il soit né tout près de la nature, il sait que son fessier est assez douloureux après quelques heures passées sur son cheval. - respirant l'air qui rentrait dans ses narines, dans l'idée qu'il s'était fixée de découvrir un endroit semblable - si cela était possible puisque son atmosphère serait obligatoirement différent. - à celui où Héloïse et lui- même aimaient venir en dilettante, lire, dessiner, jouer et pratiquer d'autres activités si divertissantes ! Durant sa quête, son esprit n'avait cessé de divaguer et de revivre ces incalculables promenades tant elles étaient nombreuses qu'ils avaient parcourues depuis Lugano ! Oui, sa ville natale lui manque parfois lorsqu'il voit l'effervescence aux alentours de Saint Germain et surtout aux abords de Paris ! Le calme, la sérénité, une forme d'insouciance que conféraient la nature et ses habitants, "ses" montagnes, la végétation luxuriante, la luminosité et ainsi son climat adouci par la proximité du lac, les couleurs changeantes suivant le moment de la journée, sa faune, sa flore... Justement, c'est ce lac que Mathis recherchait ce jour-là. Il n'aimait pourtant pas laisser la nostalgie l'envahir puisqu'il savait très bien qu'il pouvait devenir à ce moment-là fragile et faible et il détestait ça ! Mais là l'appel était trop fort et il n'avait pas eu envie d'y céder ! ! !

Il n'avait - le territoire où ils avaient la chance d'évoluer était tellement immense, il leur en faudrait énormément pour en découvrir chaque parcelle - pas encore eu le temps de faire la connaissance avec cette fabuleuse forêt ! ! ! Mais il avait le sentiment qu'un lac devait se nicher en son creux.

Ainsi, au fil de sa promenade, il aperçut enfin le "Saint Graal" ! Là, caché à l'orée d'une clairière, se dévoilait un charmant lac, tel qu'il l'avait imaginé, entouré de jolies fleurs certaines encore en bourgeons buvant l'eau qui s'écoulait depuis des jours à présent du ciel ! Oui, il ne cessait de pleuvoir ! ! ! Certes, cela arrivait qu'il y ait une éclaircie mais c'était tellement rare que cela en était déprimant ! ! ! Bref, comme le jeune Mathis était de nature optimiste, il trouvait du positif en chaque chose ! Il était justement en train de se dire que les gouttes d'eau qui tombaient dans le lac, faisaient de joli petits ronds dans l'eau ! Bon, il est vrai que le brunet avait un peu râlé lorsqu'il avait vu par la fenêtre de sa chambre qu'il pleuvait alors qu'il venait à peine de se lever mais il avait tenté de se motiver en se persuadant que ce n'était que de l'eau après tout et que sa peau n'allait pas en fondre pour autant, elle n'était agressive que si on en abusait et frottait trop fort ! Puis, après tout, si beaucoup de sa condition ne prenaient pas souvent de bains, lui tenait à en prendre une fois par semaine parce qu'il prenait vraiment soin de lui, déjà pour sa part et également afin d'être agréable pour les personnes qu'il côtoie ! Il se donnait assez de mal pour sentir bon à force de parfums et autres artifices, il pouvait bien "faire le Grand Nettoyage" au moins le dimanche ! Ainsi, s'il sortait en pleine averse cela lui éviterait son "Rendez-vous du dimanche" !

Ceci dit, il espérait que le jour où il montrerait sa "découverte" à sa soeurette chérie, il ferait enfin beau ! L'espoir fait vivre après tout ! N'est-ce pas ce que l'on dit ?

Ce jour qu'il attendait tant était arrivé et Mathis était venu chercher la belle brune dans ses appartements en lui intimant de se dépêcher de se préparer car il lui réservait une surprise si elle daignait bien le suivre ! Personne ne connaissait mieux Héloïse que lui et il savait à quel point elle pouvait faire sa tête de mule, un peu comme lui, du reste, même s'il avait du mal à se l'avouer !

Mais certainement piquée par la curiosité, elle râla tout de même un peu avant de presser sa domestique afin qu'elle l'aide à être prête au plus vite ! ! !

Après s'être assuré que sa soeur allait bien, il lui cria qu'il l'attendait aux écuries alors qu'il marchait déjà en direction de l'endroit.

Il soupira de soulagement lorsqu'il la vit poindre au début de l'allée ! Elle n'avait pourtant pas pris énormément de temps mais déjà il trépignait d'impatience, tapant du pied pour marquer son mécontentement, les traits crispés.


- "Eh bien, enfin, ce n'est pas trop tôt !" maugréa-t-il entre ses dents.

- "Vous êtes resplendissante ! Vous avez choisi la bonne tenue adéquate qui vous sied à merveille !" la complimenta-t-il en la regardant de haut en bas avec un grand sourire.

- "Nous avons de la chance, il fait très beau aujourd'hui ! Espérons que cela dure, il a fait tellement maussade ces jours-ci ! ! !" rajouta-t-il en souriant de nouveau en dirigeant son regard azur vers l'horizon.

Eh oui, il est comme cela Mathis, capable du pire comme du meilleur !


- "Y allons-nous ?!" l'interrogeât-elle en lui désignant son cheval alors qu'il s'apprêtait à grimper sur le sien.

Une heure plus tard, chevauchant aux côtés de sa soeur, il avait la sensation de se retrouver lors de leurs mois en arrière par certains côtés un peu fous, alors qu'ils vivaient "leur vie de bohème" comme il se plaît à le dire !
 

- "Allez pressez le pas, vous dis-je ! Puisque je vous répète que j'ai quelque chose à vous montrer ! Je serais à votre place, je demanderai à mon cheval de galoper plus vite car si vous saviez ce qui vous attend, vous auriez hâte de le découvrir ! ! !" hurlait-il avec une pointe de malice dans la voix alors que sa soeur était à la traîne, à de bons mètres derrière lui. La pauvre peinait à le suivre ! ! ! Mais il se languissait de lui montrer sa "trouvaille"  ! ! ! De plus, la patience n'était pas sa qualité première !

Enfin, ils furent arrivés, l'impatience et l'exaspération de la jeune femme allait être récompensée ! Imaginant déjà les yeux émerveillés et pétillants de sa soeurette  et son sourire rayonnant en découvrant sa surprise, il était excité autant qu'elle, il aime tant lui faire plaisir ! Il scrutait ses moindres faits et gestes à l'affût de la plus infime réaction de cette dernière ! Il bouillonnait intérieurement ! ! !

N'y tenant plus, il descendit avec grâce et distinction de son fidèle destrier et l'attacha au chêne qui se trouvait devant lui. Il espérait que sa soeur l'imite ensuite. Ce qu'elle fit à sa grande joie !

Quand il l'a vit retrousser sa robe sur ses chevilles, il n'en fut pas étonné ! Déjà étant enfant, elle n'aimait pas que ses vêtements ne viennent entraver ses mouvements, que rien ne vienne la déranger, d'ailleurs ! Elle était cette enfant pleine de fraîcheur et débordant de joie qui ne faisait que rire et sautiller partout, ayant besoin de se sentir libre, tout comme son frère ! Ça n'a pas changé aujourd'hui ! Alors, cette énergie qui jaillissait tel un torrent d'elle, le fascinait toujours et le charmait autant qu'elle le déroutait parfois ! Mais c'est également cela qu'il aime aussi en elle ! Son enthousiasme est si communicatif ! ! ! La surprise avait remplie sa mission apparemment ! ! !

Alors, c'est avec un rire éclatant que le jeune brun se laissa tomber sur l'herbe qui perlait après que sa soeur ait fait de même. Étendu sur le dos, les bras formant un coussin sous sa tête, les jambes dans le prolongement, il la regardait retirer ses bottines et ses bas avec toujours autant de curiosité ainsi que de l'envie ! Envie qui le poussa à faire de même sauf que lui n'avait pas le désir de se tremper les pieds, il souhaitait plutôt lire un bon livre. Il se tenterait peut-être à glisser un orteil dans le lac un peu plus tard...


- "Vous ne devriez pas vous dénuder tant, très chère, vous risquez d'attirer les convoitises ! ! ! Allez, allez, remettez-moi tout cela, jeune fille ! ! !" Plaisanta-t-il en lui désignant tout ce qui était à l'air à présent en lui touchant les jambes avec poigne tout en la pinçant sans lui faire mal. Puis, ne s'arrêtant pas en si bon chemin, il se mit à lui faire "Guiliguili" en lui pressant le creux des hanches et divers autres endroits sensibles, la sachant très chatouilleuse ! ! !




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Dernière édition par Mathis de Fontanges le Mar 20 Aoû - 20:07, édité 1 fois
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Sam 2 Mar - 14:52

Mon frère pouvait être si enfantin, parfois. Puéril, sans doute. Mais alors que certaines personnes tenaient en horreur un tel comportement, je ne pouvais, quant à moi, que rire de cela avec joie. Ce Mathis qui se présentait face à moi était celui que j'avais toujours connu. Mon frère dans sa réelle personnalité, bien loin de celle qu'il arborait au palais, trop sérieux pour paraître crédible à mes yeux habitués. Riant sous l'attaque de ses chatouilles, je me laissais tomber dos au sol, allongée et me tordant dans tous les sens pour lui échapper. Mais il était plus fort. Et à moitié allongé sur ma personne, il m'empêchait de me redresser et de le fuir en direction du lac où je désirais tremper mes pieds.

- Mathis, riais-je. Ce n'est pas du jeu !

Alors que je le regardais, des larmes de joie perlant au coin de mes cils, je vis son regard briller de malice et de bonheur. Le voilà, cet homme que j'adorais et tenais en modèle. Ce frère avec qui j'avais fait les quatre cent coups. Ce frère avec qui j'avais vécu l'espace d'un bien trop court séjour une vie de bohème. Parvenant finalement à lui échapper, je me redressais et époussetais ma tenue d’écuyère humidifiée par la rosée. Posant mon chapeau ainsi que mon étole de fourrure auprès de mes bottines et de mes bas, je pris une grande inspiration, me délectant de cet air frais qui envahissait ma gorge et ma poitrine. Ma cape ne tarda pas à prendre le même chemin, et ce sous le regard noir de mon frère qui m'intimait de me couvrir plus que cela, le froid hivernal pouvant être dangereusement mortel. Mais je n'étais pas du genre obéissante. Et surtout pas avec lui. Aussi ne lui offris-je pour toute réponse qu'un sourire malicieux. Le voyant hausser un sourcil, je lui lançais avec défi :

- N'oubliez pas que vous n'êtes que mon frère, mon cher Mathis. Je n'obéissais déjà pas à Père et Mère, ce n'est pas avec vous que cela va changer !

Oh non, je n'étais vraiment pas du genre à me laisser gouverner comme une petite fille sage. J'avais passé ce cap il y avait bien longtemps. Et même si je restais réservée à la Cour du Roy, je devenais une toute autre personne lorsque j'étais seule avec mon frère. Non pas que cela puisse déranger Mathis. Après tout, il m'avait toujours connu ainsi. M'approchant de lui, je lui dis rapidement "Attrapez-moi !", avant de lui ébouriffer les cheveux et de partir en courant. Je savais qu'il haïssait cela et allait encore partir dans une de ses crises de rage qui me vaudrait une belle réprimande. Mais j'aimais l'embêter et cela était plus fort que moi. Et puis, après tout, ce n'était que vengeance méritée. Il était celui qui avait commencé. Une fois de plus, ma femme de chambre avait bien trop serré mon corset. Il paraissait que c'était ainsi qu'on devait le porter quand on était une jeune femme respectable. Mais je ne pouvais plus respirer. M'arrêtant, je m'adossais à un tronc d'arbre et haletais, ma poitrine se soulevant en rythme. J'aurais aimé pouvoir desserrer ce corset, mais je ne pouvais le faire devant mon frère. Alors que je commençais à retrouver un souffle normal, je vis la tornade Mathis s'approcher de moi, son visage rougi par la rage et le bonheur simultanément. M'écartant un peu, je priais pour qu'il ne se prenne pas l'arbre. Mon frère pouvait être vraiment maladroit, parfois.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Sam 21 Déc - 9:52, édité 7 fois
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Dim 31 Mar - 22:50

Héloïse Ҩ Mathis
Souvenirs et amour fraternel



-Ce n'est pas du jeu, dites-vous ? Je crois bien que cela en est un, moi, au contraire ! Et je le trouve même très amusant ! Pas vous ? !"

Il fait la moue, prenant un faux air déçu.

Elle était heureuse, il le voyait. Bien que ses dires signifiaient qu'elle voulait qu'il arrête ses chatouilles, ses yeux semblaient dire le contraire. Elle s'amusait follement, il le savait. Et cela lui faisait un bien fou de la voir ainsi ! Depuis qu'ils avaient mis les pas à la Cour, elle n'était plus tout à fait la même. Sa façon d'être, même son sourire, étaient différents. Oh, la vie au Château lui plaisait, il n'avait pas le moindre doute. Elle et lui étaient faits du même bois, fatalement, inévitablement,  logiquement et l'on pourrait dire que c'est inné. Et comme lui, elle était contrainte parfois à adopter souvent les mêmes faux sourires, la même complaisance, faire bonne figure était de rigueur. Oh, ne vous méprenez pas, Mathis et Héloïse sont le plus souvent d'un grand naturel. Ce ne sont pas des gens qui s'encombrent de falbalas, froufrous futiles en tous genres. Ils ont des principes et des valeurs, bien sûr, quoiqu'ils peuvent les bousculer, si cela leur chante, mais ils aiment rester libres. Si la situation l'exige, alors, ils feront fi des convenances ! Ils ne sont pas forcément conformes à l'exigence de la Cour. Bien que Mathis soit plus discipliné en ce domaine que sa soeur. Avec Mathis, les traditions sont les traditions et il tient à ce que sa soeur qui ne partage pas forcément toutes ses convictions,s'efforce de les respecter de son mieux ! Même si ce n'est pas toujours si simple pour lui ! Mais paradoxalement, c'est aussi ce qu'il aime chez sa soeurette. Soeurette qui profita d'un moment d'inattention de sa part pour lui échapper! Il la regarda se dévêtir davantage pour se retrouver finalement avec plus grand chose sur le dos. Elle va attraper le mal si elle reste ainsi ! Alors craignant pour la santé de sa soeurette, il la sermonna.
 

- "Vous voulez attraper le mal ou quoi ? ! Vous allez me remettre immédiatement cette étole et cette cape !  Ne sentez-vous pas comme l'air est encore frais en cette saison ? !"

Il lui lança un regard noir. Mais elle ne se laissa pas intimidée comme cela lui arrive rarement et lui offrit seulement un sourire malicieux. Il haussa  un sourcil d'étonnement et d'agacement. Sans surprise, Héloïse ne mit pas longtemps à répliquer en lui lançant un défi. Défi qu'il ne tarda pas à relever, n'étant pas du genre à se défiler, c'est même un doux euphémisme que de le dire ! Les hostilités étaient engagées apparemment ! Immédiatement le sang lui monta à la tête, sa mâchoire se serra, ses poings également, tel un volcan dont le magma est prêt à être expulsé, il explosa.

- "Je ne suis peut-être que votre frère, comme vous dites, mais j'estime que je suis en droit d'exiger le respect ! Vous me devez le respect, jeune fille car je suis plus âgé que vous ! Le moins que l'on puisse dire c'est que vous n'êtes pas pour le moins docile ! Mais avec moi cela va changer !"

Elle l'avait mis hors de lui, ça c'est sûr, il déteste quand elle ose lui tenir tête de la sorte, et pourtant, c'est ce qu'il fait souvent et avec elle, de surcroit, mais il savait déceler dans la voix de sa soeur ce petit plus qui fait qu'elle lance une phrase dans l'intention de nuire ou non. Et dans ce contexte là, il savait que c'était de la provocation de sa part et rien d'autre ! Ainsi, pour une oreille attentive et entraînée comme sa soeur, il était facile de sentir une pointe d'amusement dans sa voix.

N'en ayant pas eu assez apparemment, la belle brune ébouriffa les cheveux du brun. Elle était vraiment déchaînée aujourd'hui ! On avait dû lui servir du lion au petit déjeuner, ce n'était pas possible autrement !


- "Non, mais ce n'est pas bientôt fini ! Vous avez vraiment décidé de me mettre en bourrique aujourd'hui !"

Euh... Mathis est-il besoin de te rappeler que c'est toi qui a commencé ? Non ?  Bon, très bien, alors...

- "Vous allez voir ce qui va arriver si je vous attrape !"

A ces mots, il se mit à lui courir après.

Quelques enjambées plus tard, il se retrouva à son niveau, haletant. S'apercevant qu'elle a du mal à respirer, il échappa un petit rire.

-"Du mal à respirer, hein, soeurette ? ! Vous vous avouez vaincue, n'est-ce pas ? !"



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Dernière édition par Mathis de Fontanges le Mar 20 Aoû - 20:19, édité 1 fois
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Lun 22 Avr - 7:09

- Moi vaincue ? Jamais de la vie, mon cher Mathis, fis-je semblant de m’offusquer.

Soufflant difficilement, tentant de reprendre mon souffle, je portais une main lasse à ma poitrine dans laquelle mon cœur battait si fort que j’avais l’impression qu’il allait me casser quelques côtés au passage. Pieds nus dans l’herbe humide et froide de rosée, je soupirais longuement. Si seulement il n’y avait pas eu ce corset stupide, j’aurais coursé Mathis plus rapidement que jamais. Pour une fois que je me sentais bien… ce n’était plus arrivé depuis longtemps à vrai dire. Depuis que nous avions quitté nos terres natales. J’avais eu quelques moments de bonheur. Moments pas si rares que cela, à la vérité. Mais jamais un tel bonheur, une telle sensation de liberté que celle qui m’avait emplie quand j’étais arrivée ici. C’était comme si j’étais de retour sur nos terres. Comme si St Germain, Paris, l’exil, rien de tout cela n’avait existé. Je me retournais précipitamment. Dans ma tête, ce fut comme si soudainement la voix de Mère avait résonnée, elle qui venait souvent nous chercher mon frère et moi aux endroits de nos jeux. Des endroits où le temps n’avait plus d’emprise sur nous et où nous pouvions passer des heures sans qu’elles ne semblent être plus que des minutes. Malheureusement, je retournais bien vite à la réalité quand je m’aperçue que ma mère n’était pas là et qu’elle n’y serait plus jamais. Seul le vent dans mes cheveux et sur ma peau rougissante à son passage. Juste l’odeur délicieusement agréable de la nature. Les fleurs embaumantes. L’eau qui clapotait doucement. Ne manquaient plus que les oiseaux et leurs chants d’amour. Mais il était encore trop tôt dans le printemps pour cela. Il faisait encore trop froid. Me laissant tomber sur l’herbe, à genoux, je dodelinais de la tête, guettant une réaction de Mathis. J’allais encore me faire disputer. Mais je n’en avais cure. L’herbe avait beau être humide et froide, l’air glacial et mortel, je n’allais pas laisser tout cela gâcher une recherche du bonheur parfait. Posant mes mains sur mes genoux et faisant glisser mes jambes de sous mon corps à mon côté, j’intimais d’un regard à Mathis de me rejoindre. S’il restait debout, j’allais me dévisser le cou à le regarder. La douce brise revint à nouveau caresser mon corps bien fragile dans cette nature immense. Je frissonnais. Elle se faisait de plus en plus froide. Mais je n’allais pas m’avouer vaincue et retourner poser mon étole sur mes épaules blanches.

- Comment avez-vous découvert un tel endroit, mon cher frère ? Lui souriais-je, me laissant tomber sur le dos, mes mains à l’arrière de ma tête et le regard rivé sur les nuages, ne faisant pas vraiment attention à la réponse qu’il allait me fournir.

Alors qu’il parlait, sans doute inconscient du fait que je ne m’intéressais guère à ses dires, je me surpris à fermer les yeux un instant. Derrière mes paupières, des images défilèrent. Des images de Lui et moi. Lui, cet homme que j’aimais d’un amour véritable. Lui, cet homme pour qui mon cœur battait constamment. Non pas Cornelius. L’anglais n’était que mon doux amant. Un homme pour qui j’avais de l’affection, mais rien d’autre. Non Lui, c’était autre chose. Une autre forme de tendresse. Plus que cela même, une véritable passion. Il occupait pleinement mes pensées que je sois ou non avec lui. Mais la situation était compliquée et nous ne pouvions être ensemble. Ca nous était interdit. Et ce pour des raisons que personne ne devrait connaître, jamais. Le moindre faux pas signerait la fin de tout. Pas que de notre amour. Mais aussi de lui et moi. Alors, nous vivions cette douce romance en secret. Mais il était vrai que je commençais à m’en lasser. Alors que le goût de fruit défendu de cette liaison dangereuse m’avait plu au début, il commençait maintenant à devenir âpre en bouche. Je n’en voulais pas à cet homme de ne pas pouvoir me donner plus. Nous n’avions pas d’autre choix et je savais qu’il me donnait déjà beaucoup. Mais je commençais à aspirer à plus. A beaucoup plus. J’avais maintenant vingt-et-un ans et je n’étais toujours pas mariée. Pas même fiancée. La situation était compliquée. Si compliquée qu’elle en devenait douloureuse et lourde à porter. Alors, ne faisant pas même attention à s’il était ou non entrain de me parler, je rouvrais les yeux et les vrillais sur Mathis.

- Pensez-vous qu’il y a, à la Cour, homme qui vous semble assez bon pour que nous nous mariions ?

J’étais consciente d’avoir lancé un pavé dans la mare. Mathis n’aimait pas vraiment l’idée que je doive un jour me marier et donc me séparer de lui, ce frère avec qui j’entretenais une relation tellement forte. Mais nous n’avions plus le choix. Il fallait vraiment que nous en parlions. Et je savais aussi que mon frère n’était pas de ces hommes qui en veulent aux femmes de se mêler de ce genre d’affaires. Mathis voulait avant tout que j’épouse un homme avec qui je serais heureuse, dans tous les domaines. Alors, il prenait mon avis en compte.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Sam 21 Déc - 9:58, édité 7 fois
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Jeu 18 Juil - 3:14

Héloïse Ҩ Mathis
Souvenirs et amour fraternel



-Moi vaincue ? Jamais de la vie, mon cher Mathis.

- "Je vous reconnais bien là, ma chère sœur ! Vous n'êtes pas femme à abandonner si facilement ! Cela tombe plutôt bien puisque vous savez ô combien j'aime vous tenir tête !"


Pourtant en pleine force de l'âge, il n'était pas invulnérable et bien qu'il s'efforce de se montrer du plus fort, c'est un devoir qu'il s'est donné pour lui, pour sa sœur, il n'a pas une capacité respiratoire illimitée et c'est donc afin de tenter de reprendre son souffle qu'il se pencha en avant, les deux mains posées sur ses cuisses, inspirant et expirant lentement.

Quelques minutes après, ayant repris un rythme plus régulier, il se releva et dirigea simultanément son regard sur sa sœur qui se mît à le narguer en dodelinant de la tête.


- "Tout ce que je pourrais dire ne vous fera pas changer de position, n'est-ce pas ? !  Vous ne remettrez pas pour autant en cause votre décision, alors, inutile que je m'évertue à vous faire entendre raison !"

Il soupira fortement. Grommelant entre ses dents son mécontentement, il pesta un "Pff..." bien sonore quand il la sentit frissonner.

- "Si vous tombez malade, il ne faudra vous en prendre qu'à vous même ! Vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurais pas prévenue ! "

Son ton était cinglant, tel un serpent crachant son venin. Il peut se montrer dur, voire cruel même envers sa sœur chérie quand il estime que l'on l'a mérité et dans ces cas-là, il devient sans pitié. Il est ainsi et curieusement c'est ce qui fait aussi son charme.

Sachant qu'il se butait à un mur, il décida de jeter les armes et il se résolu à s'étendre sur l'herbe à côté de sa sœur, dans la même position que cette dernière mais en sens inverse afin de lui faire face. Il se fit également la réflexion que cela lui serait plus confortable et enfin, prit tout de même conscience qu'Héloïse devait être lasse de se tordre le cou pour le regarder.


- Comment avez-vous découvert un tel endroit, mon cher frère ? Lui demanda-t-elle tout sourire tandis qu'il commençait tout juste à se détendre, absorbant les bienfaits de la nature, l'air, le clapotis de l'eau ainsi que l'herbe douce sous les pieds qui étaient à présent nus, mêlant son regard au bleu du ciel.

- "Avouez que j'ai bien su garder le secret, hein ? J'avoue que je suis assez fier de moi !" Se vanta-t-il avec un rictus d'auto-satisfaction.

Puis, il ajouta afin de répondre au questionnement de la jeune femme :


- "Sinon, comment je l'ai découvert... Eh bien, figurez-vous que depuis un petit moment déjà que je m'étais mis en tête de partir en quête d'un endroit similaire à celui où nous allions étant enfants. La veille, j'ai décidé que je partirai le lendemain matin. Et c'est donc ce que j'ai fait ce matin-là et vous pouvez me croire qu'il fallait vraiment le vouloir et y tenir énormément pour s'y rendre ! Vous savez il s'agissait de ces jours où il pleuvait sans discontinuer, cela m'a été assez pénible mais en même temps l'atmosphère y était particulière cela m'a permis de voir cet endroit d'une façon différente et cela avait son charme aussi, finalement. De plus, je l'ai fait pour nous."

Il avait raconté tout ceci sans s'arrêter et ne s'était pas rendu compte que sa sœur avait laissé son esprit divaguer et ne l'écoutait plus vraiment.

- Pensez-vous qu’il y a, à la Cour, homme qui vous semble assez bon pour que nous nous mariions ?

- "Je... Quoi ?" Bredouilla-t-il le regard perdu. Était-ce lui ou bien n'y avait-il, effectivement, aucun rapport avec le discours qu'il venait de tenir ? ! Qu'il y avait-il bien pu s'être passé dans la tête de sa sœur pour qu'elle lui pose subitement une telle question ?

Il y avait songé, bien sûr, il ne peut pas le nier. Il avait songé au fait qu'une jeune femme de son âge et de son rang ne pourrait rester encore bien longtemps "demoiselle". Le moment fatidique où elle devrait prendre époux approchait un peu plus chaque jour et désirait au summum retarder l'échéance. Il était pourtant pleinement conscient qu'il était d'usage qu'une jeune femme en âge de se marier le soit sous peine de devoir subir les moqueries des mauvaises langues se croyant les bien pensantes de ce monde. Mais il aime tant sa sœur, elle est son bien le plus précieux, qu'il souhaite le meilleur pour elle !  Ainsi, il donnerait tout, même sa vie s'il le fallait pour son bonheur ! Un malheur.  Elle chancelle. Il chancelle avec elle. Mais elle ne chancèlera point puisqu'il se fait le garant de lui trouver le meilleur époux qui soit, en lui faisant passer un interrogatoire en bonne et due forme, cela va sans dire, même s'il doit souffrir de son "éloignement" ainsi que de devoir  la "partager" avec un autre homme que lui !

Oh il avait certes, bien une idée de l'homme qui aurait grâce à ses yeux, celui qui conviendrait aussi bien à elle qu'à lui-même et qui serait parfait à son cœur et son corps... Mais cet amour ne pouvait vivre à la lumière, aux yeux de tous et il devait rester secret quoi qu'il advienne, sinon, il porterait atteinte à leur existence toute entière ! Leur avenir risquerait de s'effondrer tel un château de cartes ! Et une catastrophe en amenant une autre, par un effet boule de neige, il se pourrait bien que leur droit de vie et de mort en soit même menacé !

Alors, à contre-coeur, il devait se résoudre à ce qu'elle épouse un autre homme que celui a qui elle était destinée.


- "Eh bien, je dois avouer qu'hormis votre amour secret, je ne vois qui pourrait se montrer digne d'être un époux à la hauteur de ma chère sœur..."

A ces mots, il lui avait adressé un tendre sourire montrant l'importance qu'elle avait à ses yeux.

Poursuivant, il lui pris la main et la serra fortement mais tout de même avec douceur, l'enfonçant davantage dans l'herbe fraîche, afin d'appuyer ce qu'il s'apprêtait à lui déclarer.


- "Je ne pourrais souffrir ma sœur malheureuse ! Si jamais l'on osait piétiner votre cœur..."

Ses yeux vissés dans le regard de la brune devinrent brillants pris d'une soudaine émotion. Émotion qui pris une toute autre tournure à mesure que la fin de sa phrase approchait. Fin qui n'arriva point mais dont le front plissé,  le regard noir, la mâchoire serrée parlaient d'eux-mêmes.

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Dim 4 Aoû - 23:21

Alors qu’il bredouilla, je me redressais, m’asseyant dans l’herbe fraîche, le dos trempé par la rosée. Mon regard se posa sur Mathis, tendre et plein de cet amour fraternel que j’avais à son égard. Il avait l’air perdu. Mais aussi triste à cette idée. Incroyablement triste. Plus que je l’étais, sans doute. Après tout, Mathis tenait énormément à moi et je savais que l’idée de m’avoir loin de lui lui ferait autant de mal que l’idée de m’éloigner de sa personne me faisait souffrir, moi. Je pinçais mes lèvres. Peut-être n’aurais-je pas du poser cette question. Je ne voulais pas le faire souffrir et je savais que penser à cela était pour lui cause de souffrances. Mais il le fallait. Mathis approuvait ma relation avec mon amour secret. Depuis le début. Il me le répéta d’ailleurs, conscient lui aussi que seul cet homme qui tenait mon cœur en otage pourrait être un époux convenable qui m’aimerait et me chérirait. Mais, il savait comme moi que l’aimer était interdit et dangereux pour lui comme pour nous deux. Je retins des larmes qui perlèrent à mes cils, ne voulant pas achever Mathis qui allait déjà assez mal comme ça, sans doute. Lorsqu’il sourit, je souris aussi. Il avait sur moi un véritable effet relaxant. Je l’aimais tellement, mon frère. Certes, à des moments, j’avais envie de le tuer. Surtout quand il m’abandonnait pour aller avec Stefano. Mais, ces moments mourraient bien vite et les colères poussées à son encontre étaient rares et l’avaient toujours été. Il prit ma main dans la sienne doucement. Je nouais nos doigts et plongeais mon regard dans le sien si bleu et si intriguant. Pourtant, je le connaissais par cœur et savait lire en lui comme dans un livre ouvert. Le regard de Mathis était très expressif. Seulement, il fallait pour le comprendre avoir le cran de le fixer. Et ça, peu de personnes le faisaient, trouvant sans doute ce dernier intimidant. Certes, il pouvait l’être. Mais pas pour moi. En tout cas, pas tout le temps. Je connaissais trop bien Mathis pour cela. Même s’il y avait des moments où mon frère entrait dans de telles colères qu’il me faisait un peu peur, c’était vrai.

- Je ne vois personne d’autre, moi non plus. Lui répondis-je. Mais vous savez bien que cet amour est impossible.

Les yeux de Mathis se mirent alors à briller tandis qu’il me dit que jamais il ne pourrait supporter me savoir malheureuse. Dans ma poitrine, mon cœur se serra. Je ne pouvais le voir pleurer sans avoir les larmes qui coulaient sur mes joues, à leur tour. Savoir qu’il était triste me brisait le cœur. Mais soudain, une menace informulée traversa ses pensées et son regard se noircit. Il n’avait pas besoin de continuer sa phrase. Son front plissé et sa mâchoire serrée suffisaient. Si un homme, un jour, osait me faire du mal, je ne donnais pas cher de sa vie. Mathis se ferait un devoir et une joie non dissimulée de briser cet homme en deux. Littéralement comme métaphoriquement parlant. Tout comme je briserais la personne qui s’en prendrait à lui. Nous veillons l’un sur l’autre depuis toujours, et je ne voyais les choses en être autrement. Mais, il était vrai que Mathis avait jusqu’alors plus pris soin de moi pour de telles choses que moi de lui. Même si je ne l’avais jamais encore vu se battre contre un homme méchant à mon égard. A vrai dire, rien que l’idée qu’il se batte me fit déglutir. Dans un combat, on pouvait être blessé. Gravement. Voir même perdre la vie. Et je ne pourrais supporter cela. Perdre Mathis serait la pire chose qui pourrait m’arriver. Je m’approchais alors un peu plus de mon frère et le serrais contre moi, posant ma joue contre son épaule, me collant à lui le plus possible.

- Je sais, Mathis. Soufflais-je. Je sais. Je le serrais un peu plus, comme si j’avais peur qu’il ne disparaisse. Mais personne ne m’a encore fait de mal. Je vous le promets.

Passant alors quelques longues secondes, voir même quelques minutes sans doute, je me décollais enfin de lui, restant toutefois proche et prenant ses mains dans les miennes. Mon regard plongeant dans le sien, j’avais à son égard une attitude presque maternelle, soudainement. Comme il m’arrivait parfois d’avoir à son égard. Je souriais doucement. Un sourire tendre que je voulais voir reproduit sur son visage. Mon cher frère était tellement plus beau avec un sourire. Tout le monde l’était avec un sourire. Croisant mes jambes en tailleur, je balançais nos mains en un geste large dont j’espérais qu’il allait le faire rire. En tout cas, moi je ris à gorge déployée. Comme une enfant que j’étais restée un peu.

- Peut-être devrions-nous allez nous tremper les pieds ? Proposais-je pour changer de sujet.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Sam 21 Déc - 10:27, édité 2 fois
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Sam 30 Nov - 18:35

Héloïse Ҩ Mathis
Souvenirs et amour fraternel



- "Oui, c'est souvent ce qui se fait avec un lac à proximité. De plus, vous en trépignez tellement d'impatience !"

Il lui sourit, attendrit. Décidément elle était terriblement mignonne quand elle arborait ce petit air mutin. À ces mots, il lui fit une pichenette sur son adorable petit bout de nez.

Il se redressa ensuite et retroussa le bas de son pourpoint, le retournant sur ses chevilles afin de ne pas le mouiller lorsqu'il aura les pieds dans l'eau.

Comme dit précédemment, il n'était pas pressé à l'idée d'un contact si prématuré avec ce liquide froid mais il savait que cela ferait plaisir à Héloïse, alors...

Sans lui laisser le temps de dire "ouf", il tira sa sœur par le bras, comme si cela urgeait et relevait de la plus haute importance à ses yeux.


- "Qu'attendez-vous ? ! Allons-y, alors !"

Une fois sa sœur levée et les deux jeunes gens installés, Mathis commença à balancer ses pieds tel l'enfant qui vivait encore en lui, ce qui produisit des clapotis, puis des vagues dans l'eau.

- "Tiens, la mer est démontée tout à coup !"

Il avait soudain l'air d'un petit garçon espiègle. Se sentait si bien. Il savait que quoi que puisse être son attitude, qui n'avait pas l'habitude d'être déplacée tout de même, il ne serait jamais jugé par les yeux de ce petit bout de femme qu'il aime tant. Il n'éprouvait aucune gêne à ses côtés. Ils partageaient tout depuis toujours et cela ne changerait jamais. Ils ne se cachaient rien ou très peu, car comme tout un chacun à un jardin secret et connaissaient tout de l'un et de l'autre même les choses les plus intimes alors, évidemment, il se sentait totalement détendu avec elle. À tel point qu'il avança sa main, effleurant la joue de la jeune femme pour finir sa course jusqu'aux longs cheveux de cette dernière afin de lui retirer une mauvaise herbe qui s'y était logée.

Soudain, il fut incapable d'ôter sa main de la chevelure de la douce brunette. Son cœur se mît à battre la chamade, ses doigts sensibles à la douceur ressentie alors. Un profond frisson se diffusa dans tout son corps, ce qui lui fit soulever légèrement l'échine. Sa respiration devint saccadée, son souffle traversa la barrière de ses lèvres. "Lèvres", oui, il n'y avait plus que cette information qui s'imprimait dans son esprit. Son regard était irrésistiblement attiré en leur direction. Ses yeux clignaient. L'envie était trop forte ! Il le sentait, le savait, il ne pourrait pas longtemps y résister !

Il pouvait sentir son trouble à elle aussi, elle en frémissait et il savait que c'était ce qu'elle voulait également.

Mais il n'oubliait pas que s'y risquer pouvait les mener à leur perte. Les conséquences pouvaient être fatales pour eux mais aussi pour la promesse faire à leur père.

Alors, même s'il se savaient seuls, il préféra tout de même s'en assurer, aucune négligence n'était permise, la gravité en ligne de compte et jeta un rapide mais suffisant coup d'œil, ses oreilles en alerte également. Personne. Il en était sûr.

Rapprochant son visage du sien, réduisant rapidement les centimètres qui les séparaient, il effleura ses lèvres avec douceur. Mais très vite il posa les siennes sur ces dernières et les emprisonna dans un doux baiser. Il ferma les yeux afin de n'exister plus que par la magie qui opérait, sa main toujours enfouie dans les boucles brunes.

La fraîcheur du lac n'avait plus d'importance à présent.




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Sam 30 Nov - 20:45

Alors que Mathis se moquait, je tirais la langue et me redressais aussi souplement que je m’étais assise, posant un instant mon regard sur la silhouette de cet homme face à moi. Dieu qu’il était beau ! Il me semblait le connaître sous tous les détails, mais, en même temps, je savais avoir tellement à découvrir encore. Bien qu’ils ne soient qu’un seul et même être, le frère et l’amant étaient si différents. Et tant mieux… Je ne me lasserais jamais – me semblait-il – d’apprendre à découvrir cette face de lui. J’avais tellement envie de lui dire que je l’aimais. Pas comme une sœur à son frère, mais comme une femme à son homme. Cet amour secret entre nous deux était tellement beau, mais aussi tellement pesant. Devoir se cacher pour vivre une passion qui nous dévorait tous deux était douloureux parfois. Je savais que Mathis ressentait la même chose de son côté … enfin, j’osais l’espèrer. Alors, il me tira par le bras et m’entraîna vers l’eau. Je frissonnais au contact du liquide froid, glacial sur ma peau nue, mais éclatait de rire en voyant mon tendre amour jouer comme il le faisait enfant.

- J’en ai bien l’impression. Lui répondis-je, faisant de même un instant, mes mains tenant mes jupons qui allaient, je le savais, être quand même mouillés.

Levant un peu plus mes yeux, je croisais alors son regard et me mis à frissonner, le souffle soudainement court. Dieu ce regard ! J’avais beau l’avoir croisé des milliers de fois, il me faisait toujours un effet dingue. Comment avais-je pu mettre autant de temps avant de me rendre compte de la réalité de mes sentiments pour Mathis ? Certes, j’avais cru pendant vingt années qu’il était mon frère. Mais après… ? Quand il effleura ma joue, j’eus l’impression d’entendre à mes oreilles mon cœur s’emballer. Je rougis un peu, mes joues me chauffant doucement, agréablement. La main de Mathis dans mes cheveux semblait ne plus pouvoir s’en décoller, et tant mieux. J’aimais tellement ce contact. Le regard de mon aimé vint se coller sur mes lèvres et ces dernières s’étirèrent en un fin sourire. Entrouvertes, elles laissaient passer mon souffle qui s’échouait sur la peau de Mathis, comme le sien venait frôler ma peau à moi. Je frissonnais encore. Mathis regardant autour de nous, s’assurant que personne ne se trouvait dans les environs me rappela un instant la dangerosité de notre situation, de notre amour. Tout cela pouvait nous causer notre vie, notre titre. Tout cela pouvait réduire à néant notre famille et ce qu’elle représentait. Je pinçais mes lèvres furtivement, quelque peu inquiète. Toutefois, cette inquiétude passa vite quand Mathis vint poser ses lèvres contre les miennes. Je fermais les yeux, lui rendant le baiser avec amour et tendresse. Mes mains vinrent se poser sur les hanches du brun et je me collais plus encore à lui, lâchant mes jupons qui échouèrent dans l’eau, collant contre mes jambes sans que je les sente. Le contact des lèvres de Mathis contre les miennes m’électrisait et je voulais que jamais elles ne s’en décollent. Ca m’avait tellement manqué. Et je savais bien qu’il allait encore se passer du temps avant que l’on puisse ravoir un moment rien qu’à nous, à l’image de celui-ci. Mon cœur se serra un peu à cette idée. L’idée qu’il allait encore falloir jouer la comédie avec d’autres hommes. Toutefois, j’effaçais rapidement cette idée de mon esprit pour ne plus me concentrer que sur le moment présent. Je voulais l’inscrire dans mon esprit pour que plus jamais il ne s’en échappe, pour m’en souvenir quand je manquerais de ces moments de romantisme pur. Après ce qui sembla durer de longues minutes, je décollais mes lèvres des siennes, mettant fin au baiser pour reprendre mon souffle. Posant mon front contre le sien, les yeux toujours clos, je souris, le souffle court, brûlant de désir pour cet homme face à moi.

- Je t’aime, Mathis.

Une de mes mains quitta la hanche du brun pour se poser sur sa joue. J’ouvrais les yeux pour croiser le sien.

- Toi. Et rien que toi.
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Sam 22 Fév - 18:18

Héloïse Ҩ Mathis
Souvenirs et amour fraternel



- "Il n'existait plus que par leurs deux lèvres, leur partage, leurs deux souffles. Cette main posée sur sa hanche faisait écho à la sienne se perdant dans ses cheveux. Son corps était comme aimanté à celui de la belle brune. Il ne pouvait, ni n'avait envie de s'en détacher. Il l'avait si souvent désirée qu'il ne saurait dire avec exactitude le jour où son cœur avait battu pour la première fois pour elle. Ce qui est sûr c'est que ce cœur était encore très jeune lorsqu'il avait choisi son élue. Et depuis, il n'avait jamais cessé de la rêver. Et même maintenant qu'il était devenu réalité, elle reste la fée de ses songes. Ainsi, il se laissait porté par ses envies plongé dans un état semi-second. Plus le baiser continuait, plus il excitait ses sens. Il avait envie de la posséder, de posséder sa peau. Tout son être brûlait d'elle.

Lorsqu'elle mît fin au baiser, il en fût frustré mais il la compris puisque lui-même commençait sérieusement à manquer de souffle.

Il se sentait si bien son front contre le sien, l'un et l'autre si proches mais cela ne lui suffisait plus, il en voulait bien plus ! Il la désirait là et maintenant ! Et le fait qu'elle lui dise qu'elle l'aime lançait l'assaut de son désir.

Se mordant la lèvre inférieure, submergé par l'envie de la ressentir au plus profond de lui, il lui répondit d'une voix sensuelle :


- "Je t'aime aussi ! Tellement..."

Il frémît au contact de la main de la brune sur sa joue. N'y tenant plus, il prit cette dernière pour la déposer sur ses lèvres afin d'y offrir un baiser brûlant.

La dévorant ensuite du regard il se pencha auprès de son oreille afin de lui susurrer sur un ton qui en disait long sur son appétit :


- "J'ai tellement envie de toi !" Il réfléchit. "Mais pas ici c'est évident ! Je viens te retrouver à tombée de nuit dans tes appartements, d'accord ?"

Son regard posé sur elle, il attendait sourire en coin, impatient, sa réponse.


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