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 Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris [Pv avec Mathis]


Ven 1 Fév - 10:13

Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


L’hiver tapait de son plein fouet. Il neigeait depuis plusieurs heures sans arrêt, si bien qu’il devait bien y avoir une vingtaine de centimètres de flocons parterre. Le Château avait vraiment quelque chose de féerique, magique par ce temps. C’est comme si tout c’était arrêté. Les fontaines ne marchaient plus, les jardins étaient vides. Seuls les quelques animaux rappelaient la vie à l’extérieur.[/i]

Un grand manteau en fourrure brune, des grosses bottes et des gants en cuir confortable. C’était ce qu’avait enfilé Stefano par-dessus son ensemble de danse. Il sortait de deux heures intenses d’entrainement avec son ami Jean-Baptiste. Ils répétaient pour le bal. Cette occupation prenait beaucoup de temps et rendait les journées du danseur courtes. Mais il aimait se préparer pour un spectacle. C’était un long chemin qui menait toujours à un sentiment d’apothéose. Il s’imaginait déjà sur la scène, danser devant une salle remplie de la noblesse de France.

Ils sortirent de la pièce encore tempérée. Ils parlèrent dans les couloirs qui les dirigeaient vers la sortie.

-On se revoit demain à la même heure ? demanda Jean-Baptiste.

-Oui, pas de problème, n’oublies pas de prendre tes affaires la prochaine fois, taquina Stef’. Et fais attention à la glace, il y en a partout.

Ils se quittèrent dans une accolade amicale. Le danseur Français avait été un des premiers amis au Milanais dans la Cour, avec la belle Gabrielle De Thianges. C’est grâce à lui que Sforza a pu rentrer en contact avec Monsieur. Le sudiste lui devait beaucoup et il avait promis de tout faire pour rembourser cette dette. Jean-Baptiste avait essayer de lui faire comprendre qu’il n’y avait rien à compenser, et que ça avait été un plaisir de l’aider et que, de plus, l’Italien lui avait déjà appris beaucoup sur la danse et qu’il n’en serait pas là sans lui, mais le caractère fort de Stefano ne voulait rien entendre !

Il rentra poser ses affaires de danse dans sa chambre. Quel bazar ! pensa l’Italien. Le grand lit n’avait pas été refait et tout trainait. Il prit alors quelques minutes pour changer la literie et ranger un peu tout ce qui trainait parterre. Rien n’y avait échappé, et en un temps record. Content de lui, il se dirigea enfin vers les écuries.

La couche de neige dehors était encore plus haute. La bise frappait violemment. Les branches se pliaient sous sa volonté. Faut-il vraiment y aller, le chemin est quand même périlleux, pensa Stef’. Mais quelque chose l’attirait, le poussait à y aller, comme une petite voix intérieur.

Le destin ? Et mince, de toute façon, il fallait aller nourrir le cheval et cela faisait longtemps qu’il n’était pas passé voir son étalon.
Ce temps lui rappelait une tempête qu’ils avaient vécue dans leur château. Les animaux s’étaient tous cachés dans la forêt aux alentours, sentant la catastrophe venir. Le vent sifflait entre les maisons, arrachant les panneaux qui pendaient faiblement. La neige tombait des toits, s’écrasant par terre dans des bruits sourds. Tout le monde restait au coin d’un feu, cherchant le peu de chaleur possible.

Cette pensée lui rappelait les longs après-midi, passé avec sa nourrice, au bord du feu. Elle tentait de lui apprendre l’allemand en cachette, car elle était sensée lui parler en bon italien. C’était leur secret. Il apprenait rapidement, au fil des heures passé à la pratiquer.

Cette langue était magnifique pour Stefano, il ne comprenait pas pourquoi ses parents ne voulait pas qu’il l’apprenne. Une en plus, c’est toujours utile, surtout dans la noblesse. Combien rêverait d’avoir cette chance.

Perdu dans son monde, il avançait seul. Il avait failli glisser plusieurs fois sur la glace qui se trouvait sous la neige, mais son sens de l’équilibre était très affuté. Il s’amusait à essayer de faire des pas parfaits dans la neige, sans trace devant ou derrière l’empreinte du soulier, mais il y avait tellement de flocons que ça en était presque impossible.


La Grande Esplanade était sous ses yeux, enfin, ce qu’il est connaissait, car sous toute cette masse, il n’y avait pas grand-chose qui se distinguait. L’immense allée était blanche ! Tout avait été caché. Pendant qu’il marchait, la neige commença à rentrer dans ses bottes et à lui geler les pieds.

Une petite tâche brune dépassait, parterre, à une vingtaine de mettre. Ça ressemblait à de la fourrure… Un animal se serait-il laisser prendre par le froid ?


-Eho, cria Stefano, dans l’espoir d’une réaction de la touffe qui dépassait. Mais aucune réaction. Il recommença plusieurs fois à crier et voyant que rien ne bougeait, il décida de courir pour aller voir ce que c’était.

Plus il s’approchait, plus ça ressemblait à quelque chose d’humain, et quand il vit une main dépasser, il poussa un cri avant de se jeter sur le corps inerte qui était là, sous la neige.

-Madame, monsieur, réveillez-vous, cria-t-il. Le désespoir le remplit. Il se releva et observa autour de lui : personne, normal vu le temps… Il prit son courage à deux mains et enleva les flocons qui s’étaient accumulé sur les habits.

©Mako
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Dernière édition par Stefano Sforza le Mer 6 Mar - 8:47, édité 2 fois
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Mer 27 Fév - 18:49

Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Rares étaient ceux qui connaissaient l'enfant émerveillé, des étoiles plein les yeux, pouvant rester des heures à contempler rêveur ce qui était pour lui une spectacle féérique se dessinant devant lui ! Oui, rares étaient ceux qui avaient su voir en Mathis ses "faiblesses" et l'âme d'enfant qu'il avait su conservée contre toute attente, enfouie sous l'épais manteau de ses parts d'ombres, en était une ! Et c'était un tout autre épais manteau qui l'avait attiré, là, dehors !

Certains diraient qu'il fallait être fou de sortir avec un temps pareil et un froid si glacial ! ! ! Mais ce n'était pas cela qui allait arrêter le beau brun ! Quand il avait décidé quelque chose nul ne pouvait l'en détourner ! ! ! Et aussi surprenant que cela puisse paraître c'est justement cette atmosphère de tempête farineuse qui l'avait menée jusqu'au dehors !

Il avait vécu une enfance et une adolescence protégée, comme on pourrait dire mais ses moments de loisirs, il les passait la plupart du temps avec sa chère soeur, capable aussi bien de rester là, paisible à observer un oiseau qu'il trouvait particulièrement intéressant, tout comme sortir de leur Manoir et prendre le recul nécessaire pour admirer la beauté de leur demeure totalement métamorphosée, voir sublimée par la magie de l'hiver ! Dès les premières neiges , il se régalait d'autant plus quand il y en avait une bonne épaisseur, il détaillait chaque parcelle de la majestueuse bâtisse et de la nature l'enveloppant. Il découvrait avec bonheur ce fascinant changement et trouvait ce "spectacle" magique ! Il avait également énormément de plaisir à s'apercevoir que les animaux venant jusqu'à "lécher" le seuil de leur demeure, s'étaient parés eux aussi de leurs habits hivernaux et que certains avaient désertés et que d'autres que l'on ne voyait qu'à cette période là avaient pris leur place.

Oui, chaque image était bien présente en lui et tout lui revenait comme des flashs au visage. Chaque hiver, il aimait et ressentait le besoin de se replonger dans cette atmosphère réconfortante, magique et c'était pour cette raison qu'il n'avait pas hésité une seule seconde à braver le froid et la tempête pour revivre ce temps béni semblable sur beaucoup de points !

Certes l'environnement était bien différent et sa nouvelle demeure n'était pas comparable à celle qu'il occupait jadis avec sa soeur et ses parents, elle était bien plus belle et tout y était grandiose mais la magie y était restée intacte ! ! ! Alors, comme happé, subjugué par tant de beauté, le regard fixe, la façade de ce chef-d'oeuvre qui n'était pas encore ce bijou que sera Versailles enveloppée par la neige et la glace qui formait des stalactites pendantes le long des balustrades et des multiples fioritures composant l'édifice ayant un effet hypnotique sur lui, alors qu'il descendait les dernières marches qui le séparaient encore du sol, les manqua et alors qu'il fut précipité vers l'arrière, dans sa chute, percuta le rebord rond et heureusement non pointu, de la solide et majestueuse rampe de l'escalier. Sa perruque quitta son crâne pour virevolter et atterrir à terre. Puis, assommé par le choc, il s'effondra le dos contre le sol glacial et fut amortit par l'épais manteau opalin. N'ayant pas eu le temps de réagir à ce qui lui arrivait, il sombra immédiatement dans l'inconscience ! ! ! Cela faisait à présent deux bonnes heures qu'il gisait là et la neige l'avait totalement envahi ! ! ! Enfin, pas totalement puisque seule sa main dépassait.

Un jeune homme avait aperçu cette "bosse" blanche et s'époumonait à lui crier quelque chose afin d'obtenir une réaction ! Mais ce dernier pouvait hurler à loisir, aucun son ne pourrai sortir des lèvres de Mathis, ni une paupière se lever, il userai sa salive en vain puisque le corps de "l'assommé" était si gelé que son coeur avait commencé à ralentir et son souffle était faible mais pas suffisamment pour être mortel, heureusement ! ! !

Le même jeune homme commençait à retirer l'amas neigeux qui recouvrait le manteau en fourrure couleur écureuil de l'infortuné brun.

L'arrivée de ce bon samaritain était une providence pour Mathis et si le bon dieu lui donnait la force de retrouver connaissance ainsi que ses moyens, il saurait se montrer reconnaissant ! Oh oui, ça vous pouvez lui faire confiance ! ! !

©Mako
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Mar 5 Mar - 13:24

Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Mes doigts étaient gelés, le froid les rongeait petit à petit. Je m’étais précipité dans la grosse couche de flocons qui recouvrait le sol, voyant cette touffe inerte dépasser. Mes bras s’activaient à enlever la neige autour des poils bruns. Petit à petit, je vis un nez apparaitre, fin, aquilin, mais surtout blanc, aussi blanc que la neige. Petit à petit, un visage se laissait apercevoir, des traits distingués, une mâchoire volontaire, une barbe de 3 jours entretenue et des cheveux mi-longs.

Devant ce beau visage, mon esprit se bloqua. Il était magnifique, il avait l’air d’être parfait, taillé dans de la glace, mais l’arrête de son nez est légèrement déviée, ce qui lui donne un petit charme en plus. Ces lèvres semblaient tuméfiées car elles étaient violettes. La peau était presque lucide, transparente, cela devait faire longtemps qu’il était couché là.

Le premier réflexe qui me vint fut de le réchauffer avec mes mains pour essayer de le réveiller, mais c’était loin d’être suffisant. Il faudra bien plus pour le sortir de son état, mais que faire ? Ce n’était pas très commode d’amener un inconnu chez soi, comme ça. Surtout que le faire rentrer dans le château n’était pas un très bonne idée, et si c’était un paysan ? Mais cette pensée s’éloigna rapidement de mon esprit, car les bouseux ne sont pas habillés d’une telle manière. Il fallait l’aider !
Il n’y avait personne aux alentours pour m’aider, je pris alors mon courage à deux mains et me mis à dégager le haut du corps du jeune homme. Dès que je vis le bas de son épaisse veste, je pris ses deux bras et le tira pour le dégager entièrement. Je le lâchais et le regardais par terre.

-Pour ne rien arranger, il est grand ! soupirais-je.

Ces habits étaient trempes, voir congelés et j’aurais déjà de la peine à le porter, je pris alors l’initiative d’enlever les grosse couches lourdes qu’il portait. Maintenant qu’il était plus léger, je réussis à le relever et me débrouillais pour le porter. Le bel homme était peu couvert et était déjà congelé, ce n’était pas le temps de trainer.

Le chemin parut plus long que d’habitude, certes je dus m’arrêter plusieurs fois pour reprendre des forces, mais le temps pressait ! Arrivé dans le château, je ne vis personne. Le sort était-il contre moi ? Je décidais de le porter sur les épaules pour monter les escaliers de marbres, c’était la dernière ligne droite avant ma chambre. Les secondes semblaient des minutes. Je voulais sauver cet homme. Je n’attendais rien en retour, je voulais juste l’aider.

La grande porte apparut dans le couloir, mais je surpris un groupe de jeune homme marcher près de nous, que faire ? Il n’était pas commun de trainer un corps inerte dans le Château… Ni une, ni deux, je redressais l’étranger et plaquais son corps contre un mur de façon à ce que l’on puisse croire qu’il était actif.

Je suis désolé bel inconnu, j’espère que ça ne te gênera pas… sur ces paroles, je posais mes lèvres sur les siennes et commençais à lui faire un long baiser. Les hommes passèrent et nous dévisagèrent, j’espérais que mon plan allait marcher… Le stress m’envahissait, mes mains et tout mon corps tremblaient.

Aucune remarque, sauf quelques rires, j’en déduis que cela avait fonctionné. Les cris résonnaient dans l’immense bâtiment, ils étaient assez loin. Mes forces partaient petit à petit, mon souffle devenait court et bruyant. En essayant de remettre le bel inconnu sur mon dos, je tombai violemment par terre. Je ne pouvais plus. Je dus le trainer par terre pour l’amener dans mes appartements personnels.

Après avoir amené l’homme dans ma chambre, je le posais contre un mur, et commençais le rangement de mon petit nid histoire de faire de la place. En le regardant, je vis qu’il avait déjà reprit quelques couleurs, même si sa peau restait assez porcelaine. Quand je pris son bras pour le poser sur mon lit, je le sentais toujours autant gelé qu’il l’était dehors, il ne restait qu’une chose à faire, lui donner un bain. Mais cela pourrait être mal prit, c’était un moment très personnel. A choisir, je préfèrerais vivre et avoir été nettoyé, mais je ne sais pas si tout le monde était de cet avis. Et s’il avait tenté de s’ôter la vie ?

Je pris la grosse bassine que j’utilisais pour mon laver et la remplis d’eau chaude, je ne voulais quand même pas le brûler, surtout qu’il resterait sûrement longtemps… Le doute me prit à nouveau, et s’il avait déjà pris un bain avant de partir ou dernièrement, sa peau pourrait partir… Regardant encore le corps de l’apollon qui était sur mon lit, je me dis que je n’avais pas le choix et qu’il fallait y aller.

Je le déshabillais avec le plus grand soin et le plus de respect possible et portais le corps dans le grand récipient. L’éponge plongée dans l’eau, je lui lavais d’abord le visage, avec douceur. J’avais remarqué la beauté de l’éphèbe, mais maintenant que je le lavais, il y avait encore quelque chose en plus. Vu que je prenais soin à laver chaque trait, il paraissait s’embellir. Je descendais sur son cou et lavais son torse jusqu’où l’eau s’arrêtait. Je le laissais dans l’eau chaude le plus longtemps possible et passais chaque cinq minutes pour recommencer mon petit rituel.

Après tout cela, je le sortis de son bain, avec difficulté, mais souris que je vis qu’il avait repris des couleurs. Son teint était plus vivant. Je le séchais du mieux que je pouvais, pour éviter qu’il attrape froid, bien qu’il fasse assez chaud dans la pièce. Sans hésiter, j’entourais son intimité avec la serviette car on ne profite pas d’une telle situation. Mais je me surpris à caresser son visage du revers de la main. Quelque chose se passait en lui quand il le regardait, il était comme attiré. Était-il entrain de tomber sous les charmes du jeune homme étourdit ?

©Mako
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Dim 31 Mar - 23:20

Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Mathis était dans un état comateux depuis un long moment à présent et même s'il ne ressentait rien de ce qui se passait à l'extérieur, son inconscient, lui, continuait à faire son office. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ses rêves étaient mouvementés...

La chaleur retrouvée quasiment en totalité, il reprenait lentement possession de ses moyens. Son visage reprit vie et il se mordit la lèvre inférieure. Il passa ensuite sa langue sur cette dernière.


"Oh oui, caresse-moi, continue, j'adore ça !" Gémit-il en sentant la douceur d'une main l'effleurer. Sa voix était faible et à peine perceptible.

Il ouvrit soudain un oeil, puis, l'autre et poussa un cri lorsqu'il vit le visage d'un homme qu'il ne connaissait pas sur lui.


"Qu... Qu... Qui êtes-vous et que me voulez-vous ? Et où suis-je, d'abord ?"S'écria-t-il alors que sa voix passait de l'affolement tout d'abord à la méfiance ensuite. Sa vision était encore floue et il ne distinguait pas grand chose encore !

"Mais... Mais... Je suis en serviette et je n'ai rien dessous, apparemment !"Commença-t-il à s'énerver alors qu'il s'était vu dans la psyché qui se trouvait en face de lui. Tout devenait bien plus net à présent.

"Allez-vous me dire, enfin, ce que je fais dans cette tenue ? !"

Il commençait à perdre patience alors qu'il n'avait pas encore pu détailler son "hôte".
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Mer 3 Avr - 0:00

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Pendant que je m'inquiétait de l'étranger, j'entendis petit à petit des sortes de bruits sortir de sa bouche, inaudibles. C'était fini! Le bel homme aux yeux bleus était vivant! Le fait d'avoir sauvé une vie me réchauffa le coeur, c'était pour moi la chose la plus importante que je pouvais réaliser sur Terre. Le corps se réchauffait petit à petit. Les couleurs étaient redevenues humaines.

Tout à coup, je vis la langue du bellâtre sortir et, contre tout attente, il me demanda de continuer mes caresses, bien qu'elles ne furent pas intimes. Certainement devait-il rêver! pensais-je, mais il faut avouer que je mettrait bien cet homme dans mon lit....

Quand soudain l'homme ouvrit ses yeux. Sa réaction fut forte. Il poussa un cri qui me fit sursauter. Certes, je comprenais car il se réveillait quelque part qu'il ne connaissait pas, avec un inconnu à ses côtés et surtout il était nu!


La peur l'avait envahit et il fallait vite descendre la pression. Pour cela, je courus vers la table, pris les deux tasses de thé et lui en proposa une.
-Buvez, cela vous réchauffera, lui dis-je d'une voix posée pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre. Vous êtes ici parce que je vous ai retrouvé sur la Grande Esplanade... presque congelé, recouvert de neige. Je pris une gorgée et posai ma tasse sur la table de chevet, juste à côté de l'inconnu. Vous êtes dans mes appartements, dans le Vieux-Château. Lui souris-je, pour lui montrer que je n'avais aucune mauvaise foi Qui suis-je? Je suis Stefano Sforza, danseur de Monsieur. J'essayais de garder un ton calme et posé et d'être direct pour ne pas le rendre confus, son état était déjà assez flou comme ça.

Je regardais encore une fois l'étranger pour voir s'il s'était calmé.
-Dès que je vous ai vu, par terre..., je suis venu à votre secours..., souhaitant pouvoir vous ramener à la vie. Vous étiez presque gelé ...

Je ravalais ma salive, espérant que mes excuses et explications soient bonnes aux yeux de l'éphèbe.
-Je me suis permis de vous déshabiller pour vous baigner et.... réchauffer votre corps. Veuillez n'y voir aucune intention d'attouchement ou quoique ce soit... c'était seulement pour vous ramener parmi les vivants. Je souhaitais au plus profond de moi qu'il croie en mes bonnes volonté car il n'y avait vraiment rien de mal-placé dans ce que j'avais fait.

-Si vous souhaitez partir de suite, je ne vous retiens pas..., mais j'aimerais, si possible avoir de vos nouvelles, en rapport avec votre rétablissement. Mon attitude était toujours calme et j'avais été le plus franc possible avec l'inconnu, en espérant qu'il le soit aussi.

Puis-je connaitre votre nom?

©Mako
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Jeu 18 Juil - 3:40


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza



Bouillonnant. Une forte tension montant en lui. Son visage était à la fois celui d'un petit un animal tout craintif et d'un fauve prêt à bondir. Alors qu'un moment de solitude était en train de l'envahir, ce fut la voix de celui qui l'avait recueillit et qui  était devenu son soigneur qui l'en sortit et l'on pourrait dire fort heureusement, finalement. Une tasse se faufila sous son nez, il la suivit du regard et vit qu'elle stoppa sa course devant ses yeux. Ne répondant pas encore un peu hébété et contrarié, il prit la tasse entre ses mains, elle était pourtant très chaude mais étonnamment, la chaleur lui faisait le plus grand bien . Il avait certainement dû beaucoup se refroidir pour en éprouver un tel besoin. Il poussa une sorte de petit grognement et souffla doucement sur le liquide fumant afin de ne pas se brûler les lèvres.

Quelques secondes plus tard, il en bu une gorgée et sentit son corps se réchauffer de l'intérieur. Un double frisson l'envahit, celui de la différence qui venait de s'opérer entre la fraîcheur qui était encore présente et la chaleur qui venait de prendre possession de son corps ainsi que la sensation de bien être qui suivit. Un état de quasi béatitude, un réel apaisement. Calme, il était donc en mesure d'accorder une totale attention à son hôte. Assis en tailleur sur le lit, il écoutait ce dernier, s'étant saisi des draps pour les amener sur le bas de son corps afin de ne pas exposer malencontreusement ses parties intimes aux yeux de celui qui l'avait recueillit. De plus, cela lui apportait la chaleur qui lui manquait. Les yeux dans le vague, plongé dans un état de relâchement, bercé par le ton et le timbre posé du jeune homme, il releva pourtant d'un bond sa tête lorsqu'il entendit ses derniers mots. Congelé ? Recouvert de neige ?

Oui, ça y est, il se souvenait ! Il avait neigé ce matin et il neigeait encore, se dit-il en regardant par la fenêtre.  Quelle heure pouvait-il bien être à présent ? Il n'en savait rien. Ce dont il était sûr maintenant c'est que n'ayant pu résister à l'appel de ce château couvert de ce sublime manteau blanc, il s'était rapidement rendu à l'extérieur. Il se rappelle avoir été de nouveau happé par la magie du moment, qu'il était incapable de lâcher du regard le féérique spectacle qui se déroulait devant ses yeux et qu'il a basculé en arrière, puis, plus rien. Le trou noir total. Même pour un esprit fort comme Mathis, c'était assez troublant et perturbant de se retrouver dans le flou complet ! Il voulait toujours tout maîtriser et une nouvelle fois, la situation avait échappé à son contrôle et il déteste cela ! Comment était-il arrivé dans la chambre de cet inconnu, il l'ignorait ! Inconnu ? Attendez une minute... Peut-être pas tant que cela finalement ! Son regard troublé, se dissipait au fur et à mesure qu'il fixait le visage de son "sauveur". Ces traits, cette expression... Plus il le détaillait, plus ils semblaient soudain devenir familiers ! Il l'avait déjà vu... Mais où ? ! Farfouillant dans les méandres de son esprit, il eut une illumination ! Mais oui, c'était cela, Monsieur, le frère du Roy, c'était là qu'il l'avait aperçu ! Qu'il était bête ! Pourquoi ne s'en était-il pas souvenu avant ? ! Cela sonnait pourtant comme une évidence ! Il l'avait vu danser dans la salle d'entraînement avec Monsieur. Trouvant en lui une proie facile, un merveilleux alibi, une parfaite couverture pour brouiller les pistes afin de protéger le précieux  secret du frère et de la sœur, il avait jeté - en y réfléchissant pour le plus grand bonheur de sa future "victime"... En effet, qui pourrait repousser un apollon tel que "l'électrisant" brun, ou bien encore bouder son plaisir de disposer rien que des lèvres de ce dernier à la moindre occasion ? Ceci reste à méditer... - son dévolu sur le gracieux brun ! Machiavélique jusqu'au bout des ongles, il avait décidé qu'il choisirait le moment propice pour fondre sur lui et lui faire tourner la tête quoi qu'il en coûte, s'il fallait pour cela être son amant et qui plus est un de ses favoris, et bien soit, il le serait, foi de Mathis de Fontanges  ! Et rien ne le détournera de son objectif ! La pilule sera certainement difficile à passer pour sa sœur chérie, mais elle comprendrait qu'il en va de leur destin et de leur bonheur à tous les deux et rien n'est plus important pour lui !

Ainsi, il était donc dans ses appartements. Intéressant... Qui était -il ? Il le savait déjà à présent ! Mathis se languissait de charmer sa proie et de petit-à-petit avancer ses pions afin de marquer des points d'avance mais il ne voulait pas brusquer cette dernière,  que le changement qui s'opérait en lui soit trop brutal et qu'il perde ainsi toutes ses chances d'arriver à ses fins ! Il se devait d'agir avec finesse et douceur afin de la mettre en confiance comme elle espérait qu'il le soit aussi. Alors, il le laissait parler sans mot dire, feignant ainsi une amnésie qui pourtant n'était déjà depuis quelques minutes plus de mise.


- "Si je comprend bien, vous êtes mon sauveur... De plus, grâce à vous, j'aurais pris de l'avance sur ma baignade hebdomadaire !" Il échappa un petit rire avant de reprendre :

- "Je vous remercie ! Qui sait ce qui aurait pu m'arriver si vous ne m'aviez pas trouvé..."

Mathis vrilla son regard azuré dans celui de Stefano. Ses yeux étaient brillants de reconnaissance. Il était sincèrement touché. Un tel élan de générosité était si rare ! Ramener un inconnu chez lui et en prendre soin comme il l'a fait est preuve d'une bonne âme. Il faudrait qu'il revienne lui porter un présent afin de lui montrer sa gratitude, c'était la moindre des choses, comme lui aurait dit sa mère. Il aura au moins retenu cela d'elle et pour une fois, elle aurait eu raison. Ce sera également une excellente occasion de revoir le danseur et de le faire tomber davantage sous son charme ! Oui, il lui en était sincèrement reconnaissant mais il ne perdait pas de vue son objectif : il le rendra fou de lui, même si pour cela il devait prendre sur lui pour aboutir à son dessein !

-Si vous souhaitez partir de suite, je ne vous retiens pas..., mais j'aimerais, si possible avoir de vos nouvelles, en rapport avec votre rétablissement.

Partir ? Hum... Le suisse italien n'en avait pas l'envie... Il avait souhaité cette rencontre et avait cherché même à quelques moyens afin d'y parvenir alors, il n'allait pas laisser le poisson lui filer entre les mains. Ah ça non ! Il espérait vraiment qu'il ne désirait pas son départ !

- "Eh bien, je trouverais fort dommage de devoir écourter ce moment en votre compagnie... Ce serait mal poli de ma part de partir comme un voleur alors que je dois tant à celui qui m'a sauvé la vie ! A moins que ce ne soit pas ce que vous souhaitez..."

Tout en prononçant ces mots, il avait plongé son regard en le rendant le plus envoûtant possible, sachant qu'il était ainsi difficile, voire absurde de tenter d'y résister !

Stefano désirait connaître son nom et c'était tout à fait normal puisque ce dernier lui avait donné le sien. Le beau brun est assez joueur et aime se sentir désiré mais là, il savait qu'il devait lui montrer que le bel italien - cela ne faisait aucun doute que le jeune homme était italien pure souche avec un prénom tel que le sien et un accent que Mathis possédait également bien qu'il était mélangé à du bon français. Ainsi il reconnaissait un italien quand il en côtoyait un. - avait gagné sa confiance.

Soudain, portant une main à son visage, il afficha un rictus, rappelé à l'ordre par un corps malmené par la chute et le climat cruel de cet hiver qui ne semblait pas vouloir finir, étant devenu trop faible pour rester assis, il se bascula en arrière, s'allongeant de nouveau.


- "Je me sens encore un peu faible..."

On pouvait sentir toute la fragilité qui persistait en lui dans son regard. Bien sûr qu'il n'était pas encore rétabli de sa mésaventure, il commençait d'ailleurs à ressentir une douleur bien plus violente à la tête due au fait qu'elle avait frappé de plein fouet le rebord rond de la rampe en pierre de l'escalier, majestueuse passerelle permettant d'accéder â l'entrée du château.  Il se frotta  l'arrière de la tête et ne pu retenir un : "Aïe, ma tête !" Tordant le bas de son visage. Cela dit, il en avait quelque peu rajouté... Juste un peu...

D'une voix frêle, il ajouta :


- "Je me nomme Mathis, Mathis de Fontanges.

©Mako
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Ven 16 Aoû - 15:13


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza



D’un teint blanc, l’inconnu passa à des couleurs plus humaines, plus vivante, revenant d’un sommeil presque mortel dans les flocons de neige. Quand l’Italien le vit suivre la tasse et la prendre sans rien dire, il lui sourit. On aurait dit un enfant perdu, qui ne savait pas où il se trouvait, il observait les choses d’une manière minutieuse et restait muet, comme si la parole lui avait été enlevée par une action divine. Une pensée me revint en le voyant ainsi, celle de ma mère qui m’avait appris à ne pas parler à des personnes que l’on ne connaissait pas. Oui c’est ce que l’on dit aux bambins pour pas qu’ils ne s’égarent avec des personnes avec des mauvaises intentions. Lorsque Stefano entendit le grognement de Mathis, il le regarda avec intrigue. Est-ce que cet humain venait bien du même monde que lui ? Était-ce bien un noble qui s’était tout simplement promené dans le froid, ou un gueux qui était reparti du château bien recouvert par ce qu’il avait sustenté. La première option semblait plus semblable au danseur car rien n’indiquait le second cas. L’homme qu’il avait recueillit était le profil opposé du clochard. Il avait un port de tête élevé, une mâchoire carré, volontaire et surtout, il portait du parfum. Ce dernier détail était peut-être le plus important car c’était le plus sûr, le physique pouvait cacher bien des choses ! Le Milanais n’y avait pas fait attention au début, il faut dire qu’il avait plus été occupé à essayer de le ramener dans leur monde qu’à le déshabiller du regard, même s’il ne niait pas ne pas avoir regardé… La nature nous a donné des yeux, ce n’est pas pour rien ! C’est lors du bain qu’il a senti le doux parfum, à peine perceptible, effacé par le froid, la neige et l’eau certainement. Après avoir soufflé avec précaution sur le thé bouillant, il trempa lentement ses fines lèvres dans le liquide chaud. Après avoir bu une ou deux gorgées, le jeune homme paraissait reprendre encore plus de couleurs et de vie et se détendre légèrement. En quelques secondes, il reprit ses esprits et ramena la couverture plus contre lui, certainement pour avoir un peu plus de chaleur. Le pauvre devait mourir de froid et il tomberait certainement malade dans les prochains jours à cause de la baisse de chaleur extrême qu’avait subit son corps. Il paraissait plus relâché, mais complètement perdu en écoutant l’Italien parler, son regard était perdu dans le vide. Mais lorsque Stefano parla de la situation dans laquelle il l’avait trouvé, sa tête se leva violemment en sa direction, comme s’il ne s’en souvenait pas. Le danseur espérait que l’homme n’était pas amnésique, car la situation n’était pas forcément facile de base !

- Si je comprends bien, vous êtes mon sauveur… De plus, grâce à vous, j’aurais pris de l’avance sur ma baignade hebdomadaire !

L’Italien rit, il aimait bien son sens de l’humour, enfin, ce qu’il avait pu en voir !

- Je vous remercie ! Qui sait ce qui aurait pu m’arriver si vous ne m’aviez pas trouvé…

Le bel homme qui était dans le lit planta son regard azur dans celui de Stefano, ses yeux étaient brillants, magnifiques. S’il n’avait pas connu Antoine et Sébastien avant, il aurait dit qu’il en avait jamais des comme ça. Ce simple contact visuel charma le Milanais, mais il ne se laissa pas pour autant aller et tomber aux pieds de l’inconnu comme un gamin de dix-sept ans l’aurait fait, car oui, il marchait au coup de foudre, mais s’il n’y avait rien derrière, autant passer à quelque chose d’autre rapidement au lieu de perdre son temps dans une relation qui pourrait se relever inutile. Verra bien ce que cet bel Adonis a derrière cette beauté ! pensa-t-il avec un petit sourire.

Voir ainsi un inconnu dans son lit était inhabituel pour lui, car même s’il buvait volontiers, il se souvenait toujours de l’homme qui l’accompagnait dans sa chambrette et avec qui il finissait la nuit, et cela lui faisait quand même une sensation étrange, mais loin d’être désagréable, c’était juste… amusant !

- Eh bien, je trouverais fort dommage de devoir écourter ce moment en votre compagnie… Ce serait mal poli de ma part de partir comme un voleur alors que je dois tant à celui qui m’a sauvé la vie ! A moins que ce ne soit pas ce que vous souhaitez…

Le Milanais lui adressa un petit sourire à sa remarque, il ne le savais pas encore, mais sa compagnie n’avait pas l’air mauvaise pour l’instant, et si l’étranger se montrait désagréable ou avait un comportement quelque soit peu étrange, il le chasserait à coup de pied aux fesses après lui avoir rendu au minimum ses sous-vêtements sans hésitation. Il avait déjà fait bien assez pour lui sans le connaître, il ne fallait pas pousser mémé dans les orties…

Le bel inconnu planta à nouveau ses splendides yeux bleus dans ceux du danseur, ce qui ne lui fait pas rien… Ils étaient d’une couleur incroyable, et en ce moment ils étaient provocateur, presque envoutant. S’il était sorcier, il devait exercer ses charmes par le regard.

- Très bien, alors restez seulement, mettez vous peut-être un peu plus sous les draps pour avoir plus chaud, je vais vous chercher une potion pour vous redonner des forces, car après ce que votre corps a vécu, il en a bien besoin…

Sur ce Stefano prit la couverture et la monta jusqu’à son cou tout en lui adressant un petit sourire compatissant. Il alla chercher une potion qu’il avait fait avec des citrons qu’il avait pressé en cuisine et qu’il avait versé dans de l’eau tiède dans laquelle il ajouta une pincée de sel. C’était sa nounou qui lui avait appris à faire ce mélange qui était une recette de sa famille. Depuis lorsqu’il faisait froid et que l’Italien sentait qu’il allait prendre froid, il buvait un peu de ce liquide et cela pendant quelques jours. Il se retourna, sortant des portes battantes de l’armoire et se dirigea vers l’inconnu avec le récipient. Il alla s’asseoir à ses côtés et lui tendit la boisson. Ce n’était pas le plus agréable à boire, mais cela pouvait éviter d’avoir un refroidissement trop violent !

- Je me sens encore un peu faible…

L’étranger porta sa main à son visage pour cacher une grimace, certainement qu’une douleur avait du remonter. La fatigue devait le reprendre car il se laissa basculer en arrière, se couchant de toute sa longueur sur le lit du Milanais.

C’est impressionnant à quelle vitesse son regard pouvait changer. Il y a deux minutes, on aurait dit qu’il essayait de l’envouter, et maintenant tout ce qui ressortait était de la fatigue. Mais cela était certainement normal après l’épreuve qu’il avait vécu dans le froid. Au vu de ses traits qui commençaient à se tirer sur son visage, le mal devait se faire de plus en plus présent. Il porta sa main à sa tête et au moment où il se frotta la tête, il gémit.

- Aïe, ma tête !

- Ahh, je pense qu’il ne va pas falloir vous gratter la tête pendant quelques jours…, répondit Stefano avec un grand sourire. Je suis désolé de vous embêter, mais il va falloir que je vous relève boire la boisson.

Sur ses mots, l’Italien passa son bras derrière le dos de l’étranger, l’aidant à se remettre assis. Au vu du poids qu’il du soulever, il devait vraiment être fatigué ! Le contact avec la peau moite de l’homme qui était dans sa chambre lui fit des frissons, sa peau était douce et tiède.

- Prenez, ceci vous aidera à vous rétablir de votre refroidissement, c’est un remède fait maison.

Quand il fut à nouveau sur les oreillers, il avait l’air de s’endormir quand il gémit quelque chose.

- Je me nomme Mathis, Mathis de Fontanges

- Enchanté Mathis, ravis de faire votre connaissance

Un sourire se dessina sur le visage de Stefano, qui le regardait. Mais il détourna rapidement les yeux, regardant le sol. Il savait que Mathis était fatigué et il ne voulait pas l’embêter plus pour le laisser se reposer et qu’il puisse reprendre des forces, car cela était essentiel pour son rétablissement. Il attendrait à son côté qu’il se réveille à nouveau pour voir s’il se porte mieux et là lui proposera peut-être de se lever et d’aller marcher, où le fera-t-il tout seul ? Qui sait ?

- Endormez-vous, pour le moment il vous faut du repos !

L’Italien planta à son tour ses yeux verts dans ceux de Mathis avec un regard conciliant et aussi charmeur, qui sait, peut-être que ce bel Apollon partageait aussi les mêmes fantasmes que les siens, et comme on le dit : qui tente rien n’a rien !


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Sam 7 Déc - 17:59


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Alors que Mathis commençait juste enfin à trouver le confort et de se blottir dans le cocon que formait la couverture sur son corps devenu fragile et restant encore froid, Stefano l'en ressorti brutalement - enfin, c'est ainsi qu'il voyait les choses - en le faisant se relever afin de lui faire boire une certaine boisson qui soit disant devait lui faire du bien.

Il appréciait ce qu'il avait fait pour lui jusqu'à présent mais tout ce à quoi il aspirait maintenant c'était qu'il le laisse tranquille pour qu'il puisse enfin prendre son repos bien mérité dans le silence complet. Il ne comprenait pas qu'il n'avait plus besoin de rien pour l'instant ? !

Un "Mmmmmmm...." de mécontentement suivit d'une grimace franchit la barrière de ses lèvres.

Il ne lui était pas venu à l'esprit que le redresser ne ferait qu'augmenter son mal de tête ?  ! Il devenait agaçant à la fin !


- "Vous savez, je n'ai pas vraiment envie de boire à vrai dire... Tout ce que j'ai envie à présent c'est de dormir !" Finit-il par prononcer d'une voix lasse. "Mais après tout, si vous pensez que ce breuvage peut me faire du bien, alors, je veux bien y goûter. Merci." Se résigna-t-il. Après tout, il l'avait préparé pour lui, il ne devait par se faire détester par lui, bien au contraire et c'est vrai qu'il se sentait un peu bizarre, ainsi, si elle ne pouvait pas lui faire du mal, la potion lui ferait peut-être du bien.

Prenant la tasse que son sauveur lui tendait, il en bu une gorgée du bout des lèvres vu que bien que s'adonner à cette tâche paraisse insignifiant, cela était pour le brun, une corvée. De plus, qui sait quel goût ce mélange pouvait avoir...

Il parvint à boire difficilement ces deux gorgées, le liquide semblant ne pas vouloir glisser dans sa gorge, l'acidité du citron et l'arrière goût salé agressant ses papilles. Il grimaça de nouveau et faillit avoir un haut le cœur.

- "Hum... Je ne sais pas si vous le savez mais ce n'est pas franchement très bon, votre mixture ! Je suis vraiment obligé de terminer ? !"

Son interlocuteur devait avoir l'impression de se retrouver devant un enfant capricieux tant son attitude et le ton de sa voix étaient puérils. Autant il pouvait se montrer un homme, un vrai, viril, fort, sûr de lui, forçant le respect, autant il pouvait redevenir un vrai gamin comme à cet instant.

[...]


Ses yeux se fermant sans qu'il ne puisse rien y faire, il cru entendre alors que le marchand de sable venait de passer, que le danseur lui demandait son nom.

D'une voix qui était déjà ailleurs, il répondit :
- "Je me nomme Mathis, Mathis de Fontanges."

Ensuite, Stefano lui intimant de dormir, ayant besoin de repos, il fit quand même l'effort d'ouvrir les yeux et malgré ses paupières lourdes, il perçut une lueur qu'il connaissait fort bien puisqu'il en usait souvent, la lueur ardente du conquérant, celle qui veut se rendre irrésistible. Mais attention, petit émeraude tentatrice... À ce jeu le saphir est le plus fort !

D'ailleurs, le regard appuyé de l'italien était déjà une victoire en soi ! La preuve que le charme du suisse-italien avait de nouveau opéré. Il pourrait donc continuer à avancer ses pions petit-à-petit jusqu'à faire mouche et graver à jamais sa marque sur ce cher Sforza !

Mais pour l'instant cela devrait attendre puisque les bras de Morphée l'appelaient bien trop fort pour qu'il puisse faire autre chose que de se laisser enfermer sans aucune résistance par ces derniers.

[...]

Il avait dû dormir durant de longues heures puisque alors bien réveillé à présent, il s'aperçut en dirigeant son regard vers la fenêtre que le soleil avait disparu de l'horizon. Vu la période de l'année où ils se trouvaient, il devait être 4 - 5 heures du soir à peu près...

Faisant voyager ses yeux azurés dans la pièce, il réalisa qu'il était toujours chez Stefano Sforza. Tant mieux parce qu'il s'y trouvait plutôt bien et qu'il ne voulait pas encore en sortir ! Son lit était confortable et la compagnie du jeune homme n'était pas si désagréable finalement. Croyez-vous qu'il n'y avait que ce ressenti désintéressé qui l'animait ? Ce serait mal connaître le brûlant brun... Bien sûr qu'il se laissait mener par ses sentiments mais quand il s'était donné une mission, il la menait jusqu'au bout et celle-ci était d'une grande importance bien qu'elle était motivée par une bien plus importante encore qui concernait également une belle brune possédant son cœur éternellement. C'était également à elle qu'il pensait lorsqu'il demanda à Stefano qui pour son plus grand plaisir avait dû le veiller puisque son regard était posé sur lui lorsqu'il avait émergé de son sommeil réparateur.

Sentant son sourire bienveillant l'envelopper, il déclara :


- "Combien de temps ai-je dormi ?" Lui laissant le temps de répondre, il ajouta : - "En tous cas, le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai plutôt bien dormi ! Mais je sens encore tout drôle tout de même !"

À ces mots, il eut tout juste le temps de couvrir son nez de ses mains avant d'éternuer.  

- "J'ai bien peur d'en savoir la cause !" Il sourit.

Posant un regard attentif sur ses mains qui entouraient son nez, les sentant mouillées et soudainement gluantes, se sentant inconfortable et soudain dégoûtant, cette situation gênante ne lui ressemblant pas, il échappa un rictus et lança un regard penaud à son hôte.


- "Euh... Je suis désolé... Mais... Peut-être auriez-vous un mouchoir ?" Il reporta son regard sur ses mains afin de lui signifier l'objet du "délit".

Le temps que Stefano aille lui trouver sa requête, il ne cessait de regarder ses mains, espérant que le liquide repoussant ne coule pas à travers ces dernières.

Lorsque celui qui le sauvait une deuxième fois lui rapporta le précieux tissu tant attendu, il le remercia et après avoir pris rapidement le "désiré", il essuya ses mains le plus délicatement possible, ayant besoin de s'extirper de cette malheureuse situation au plus vite et se moucha de la plus grande discrétion possible, essayant de faire le moins de bruit possible, faisant dos au bel italien.

Ayant terminé son office, il posa la chose souillée sur le chevet à côté et ajouta, essayant de faire oublier ce qui venait de se passer par un trait de plaisanterie car il y a plus glamour comme situation lorsque vous vous retrouver en présence d'une personne dont vous devez apporter du rêve et non le contraire !


- "Ce serait idiot de rester cloué au lit à cause d'une maladie honteuse alors que la soirée ne fait que commencer et qu'il nous reste encore du temps à passer ensemble ! Il y a encore tant de choses à faire à cette heure, n'est-ce pas ? ! Ce n'est pas à notre âge que nous allons nous encroûter en restant dans une chambre, ne croyez-vous pas ?  ! De plus, je suis resté bien trop longtemps couché à mon goût !"

Il avait débité tout ce monologue d'une traite emporté par un enthousiasme dévastateur.

Sans attendre de réponse de la part de celui qui se trouvait en face de lui, il ajouta avec un sourire rayonnant, se redressant déjà sur ses coudes, ne se sentant pas encore très fort tout de même pour se mettre sur ses jambes en une impulsion.

- "Pouvez-vous m'aider à me lever ?"

Le brunet pensa ensuite à la dame de son cœur. Ils avaient rendez-vous ce soir. Il faudrait qu'il la prévienne de son retard voire même de son empêchement selon comment la soirée tournerait. Elle comprendrait l'importance de ce qui le retenait. Elle devrait comprendre...


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Ven 24 Jan - 11:53


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Un enfant… Voilà à quoi le bel homme lui fit penser à l’instant. Un caractère trempé, presque désagréable pour un répondant lassé et emprunté d’une touche de mécontentement. Comme un petit homme, il grogna (car il n’y avait pas d’autres mots pour décrire le bruit qui sortit de sa bouche) quand il se releva pour boire la potion de Stefano. Le Milanais faillit insister mais le bel homme prit le récipient sans qu’il n’eut à le forcer. Le danseur était compatissant car il venait de le retrouver dans la neige, à la limite de la mort et passa par-dessus l’arrogance qui émanait de cet apollon. Cependant si une autre personne avait été à sa place, dans une autre situation, il n’aurait pas hésité à le ou la virer de sa chambrette avec pour remerciement son pied aux fesses.

- Personne n’est obligé de faire sé qu’elle ne vouheux pas ici Mathis… Libre à vous dé choisir si vous voulez finir ou pas la potzionne…

Un sourire se dessina sur les lèvres de l’Italien qui préférait lutter contre l’impatience et le sale caractère de cet homme qui avait frôlé les enfers quelques heures plus tôt par la gentillesse et le bon sens. S’énerver n’aurait mené à rien et s’il pouvait éviter un conflit avec un inconnu, le jeune homme le ferait, surtout qu’il avait d’autres plans pour cet Adonis aux yeux céruléens. Stefano ne savait pas si cet homme était lui aussi touché par le vice Italien, mais à voir les regards qu’il lui avait lancé, tout le laissait penser, où l’inconnu jouait très bien la comédie…

Assis dans son fauteuil, il regarda l’homme dans son lit partir rejoindre l’inconscience. Il sourit à pleins d’idées plus salaces et moins catholiques les unes que les autres, mais pour aujourd’hui, tout restera dans sa tête. Quelques scènes défilèrent dans son esprit, mais il se leva et les chassa facilement pour aller dans un coin de la pièce faire ses étirements. Il y passa une bonne heure avant de se relever et d’observer l’homme aux yeux saphirs dormir, calmement. Comme ça, il avait l’air mon enfantin, plus adulte… et surtout plus attirant. Stefano hésita à se poser à côté de lui et faire une petite sieste en sa compagnie, rien de bien provocant, mais rapidement son estomac l’appela et le cri de ce dernier fut plus fort que l’appel du sommeil.

De retour après une bonne heure d’absence, il sourit en voyant que Mathis ne s’était toujours pas réveillé. Le beau brun était toujours dans son lit, endormi sous un gros duvet qui recouvrait son corps pour le tenir au chaud. En contournant le lit, il vit un pied dépasser qu’il recouvrit immédiatement avec une couverture pour pas qu’il n’attrape froid. Un fois assis, l’Italien se perdit dans un livre en Italien, interrompu par les mouvements de la statue grec qui se retournait dans son lit au fil de ses cycles de sommeil. Les pages défilaient au même rythme que le soleil descendait dans le ciel en cette période de l’année. Lorsque l’astre doré ne pointait plus qu’une petite partie de son être, l’Italien entendit le bel homme se réveiller et porta alors son regard sur lui, délaissant son livre qui fut tout de suite moins intéressant.

- A voir le soleil, io dirai oune bouhonne demi journée mon cher…

Il lui sourit quand il le vit éternuer, il rit et se dépêcha d’aller chercher un mouchoir. Il savait cette situation désagréable et ne fit alors aucun commentaire maladroit et lui tendit le tissu pour qu’il puisse essuyer ses mains salies. Lorsque Mathis se retourna, Stefano en profita pour laisser balader ses yeux sur son dos légèrement musclé et fit mine de ne pas écouter pour ne pas le déranger.

L’énergie soudainement débordante du beau brunet surpris le Milanais qui s’attendait plutôt à rester calme et à ramener le bel homme dans ses appartements, mais à voir cela ne faisait pas partie de ses projets. Il fit part à Stefano de ses plans pour la soirée ce qui l’amusa légèrement car il aimait les gens vif d’esprit. Mathis se mit sur ses coudes et demanda au danseur de l’aider à se relever, ce qu’il fit en lui prenant les mains.

- Avec plaisir…

La chaleur de ses dernières était agréable, mais il s’appliqua à se mettre debout sans trop le brusquer quand il se souvint d’un petit détail : il avait couché le bel homme dans le plus simple appareil, si bien qu’il se retrouvait toujours en tenue d’Adam à ce moment même. A mi chemin, il lui adressa un sourire.

- Io crois que… vous êtes toujours… nudo mon cher…

Ce n’est pas que la vision de cet Adonis nu le dérange, loin de là car il l’aurait mangé sur place… mais juste une histoire de conformité.

[…]

Une fois debout, l’Italien alla lui chercher ses habits qui étaient toujours trempés. Il se retourna avec une partie du haut de son invité et le lui montra avec une petite grimace.

- Io crois que c’est toujours mouillé mon cher… Il se retourna et se dirigea vers l’armoire. Mais io crois qué y’ai dois avouhar quelqué chose por vous par ici…

Il fouilla dans la penderie qu’il venait d’ouvrir à la recherche d’habit de Joseph, qui était légèrement plus petit que lui et qui devait faire la même taille que Mathis. Il sortit un ensemble correct qu’il tendit au beau brun en lui souriant.

- Faites attention, j’aimerai le récupérer en bon état, c’est un cadeau de mon bien-aimé…

Il lui adressa un sourire charmeur et se retourna pour le laisser se changer.

- Vous avez beaucoup d’énergie mio caro Mathis ! C’est fort plaisant à voir… Et dire qué ce matin io vous trouvais presque… Il ne finit pas sa phrase. Bref ! Sortons si vous lé souhaitez, mais né pensez-vous pas qu’il serait plous prudent dé rentrer ? Si vous voulez faire autre chose, io me sentirai obligé de vous accompagner…

Cependant, à voir la détermination de cet homme, il allait devoir le suivre et sortir avec pour la soirée. Loin de le déranger, cela lui plaisait, peut-être découvrirait-il un homme plus intéressant que l’enfant qu’il a aperçut plus tôt dans la journée ? Il l’espérait car si il n’y avait rien d’autre en lui Stefano serait bien vite désintéressé…


©Mako
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Mer 12 Mar - 20:03


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza


Un premier contact charnel s'était établi entre eux et ce n'était qu'un avant-goût de ce qui risquait de se passer ensuite. On ne peut pas dire que Mathis était réellement pressé de découvrir plus intimement Stefano, bien au contraire, s'il avait pu passer son tour, cela l'aurait bien arrangé mais il y était contraint, la réalisation de leur dessein l'exigeait. De plus, choisir un homme comme amant l'empêchait de tromper la "voleuse" de son cœur. Pour lui, cela ne représentait pas une trahison vu qu'il partagerait sa couche avec une personne du même sexe. Ainsi, il ne serait pas dévoré par la culpabilité, n'ayant point la capacité, et encore moins l'envie de vivre une escapade charnelle avec une autre femme qu'elle. Ainsi, serait-elle tranquillisée. C'était là son idée.

Mais nous n'en n'étions pas là. Pas encore, du moins... Quoique ça l'aurait pu... En effet, il s'en aurait fallu de peu pour que l'affolant brun se retrouve entièrement nu devant le danseur, si ce dernier ne lui en avait pas fait état avant ! Et même s'il ne faisait pas défaut à la réputation "chaleureuse" de ses origines, il se respectait et surtout respectait assez la personne humaine pour au moins avoir la décence de cacher ce qui n'avait pas besoin d'être vu par tout autres yeux.

Ramenant rapidement les draps contre lui, bien que finalement à la réflexion cela l'arrangeait. Paradoxalement, cela ne ferait que susciter le désir du milanais, si cela n'était pas encore fait, ce qui l'étonnerait grandement, pour son corps.


- "Mon dieu, oui, vous avez raison ! Où ai-je la tête..."Le visage visiblement gêné mais ne perdant pas de vue son objectif, il verrouilla de son regard pénétrant celui de ce cher Stefano.

- "Quoiqu'il en soit cette situation est très gênante et je ne voudrais pas que vous croyez que je me montre ainsi facilement aux yeux du monde ! Non, rares sont ceux qui en ont eu l'occasion !"

Ce qui est vrai pour qui connaît un tant soit peu la vie intime de notre Mathis.


[...]

Il était bien debout mais le drap ne l'avait pas suivi ! Évidemment... Il avait l'air bien, tiens, ses mains cachant ses parties intimes attendant que ce cher Stefano lui rapporte ses vêtements ! Ne reste plus qu'à espérer que le reste de son début de séjour soit un peu moins olé olé !

À la réflexion, cette situation arrangeait ses affaires. Mais un peu de calme, si on peut dire... Lui ferait du bien !

Le voyant revenir l'italien avec son haut, il lui rend sa grimace.


- "C'est ce que je vois... Mais ce n'est pas grave... Je peux les remettre. Ils sècheront sûrement en route ! Nous n'aurons qu'à marcher vite !" Use-t-il d'une pirouette amusante afin de dédramatiser la situation. De plus. Héloïse et lui ont connu des situations souvent peu confortables avant d'arriver à St. Germain, bien qu'inoubliables tellement elles ont été fabuleuses, qu'il ne va pas mourir pour un peu d'eau ! Puis, au point où il en est, un peu plus ou un peu moins... Il venait de prendre un bain, alors de toutes façons...

- "J'avoue que j'apprécierais assez, tout de même !" Répondit-il un sourire en coin.

Oui, un peu de chaleur ne serait pas de refus, tout de même...

À ces mots, le beau danseur plongea dans sa penderie en quête de vêtements secs pour Mathis.

Le Château était bien chauffé mais les pièces sont si immenses que tous les murs ne sont pas totalement imprégnés de la chaleur de la cheminée et tout dépend de l'endroit de la pièce où vous vous trouvez, le froid vous enveloppe et le beau brun commençait à craindre la fraîcheur ambiante. S'enlaçant pour tenter de gagner un peu de chaleur, il attendait légèrement pressé. S'il lui apportait de quoi s'habiller maintenant, ce serait bien !

Enfin, le revoilà et avec des vêtements secs ! Formidable ! C'est à ce moment-là que Stefano lui fit des recommandations. C'est normal qu'il s'inquiète pour cette tenue, surtout si elle appartient à quelqu'un de si cher à son cœur, mais il a compris, il n'est tout de même pas une brute et est très soigneux et maintenant... Il aimerait bien "ses" vêtements ! Allez, que diable, va-t-il les lui les donner ?  !


- "Oui, ne vous inquiétez pas, je suis quelqu'un de très soigneux et j'y donnerais le plus d'attention possible surtout s'il appartient à quelqu'un de si précieux !"

L'on pouvait sentir une profonde lassitude dans sa voix.

Le milanais avait dû saisir le message puisqu'il se retourna afin de le laisser s'habiller tranquillement. Il lui rendit tout de même son sourire.

- "Ce sont de joli vêtements..."

Alors qu'il enfilait la chemise, il se mît à réfléchir. Stefano avait beau avoir un bien aimé, cela ne l'empêchait pas de s'intéresser aux autres hommes. Surtout à lui ! Tant mieux, ainsi leur plan avancerait peut-être plus tôt que prévu...

- "Peut-être même trop à ce que l'on m'a souvent dit..."Il échappa un petit rire avant de reprendre."De toutes façons, je ne peux être autrement ! Ma nature est ainsi faite, je ne pourrais y remédier. Et vous voulez que je vous dise, cela m'est égal, je me plais très bien ainsi ! Et c'est d'autant mieux si cela vous sied !"

À ces mots, il arbora un sourire espiègle. En effet, de l'énergie, il n'en manque pas !

- "Oui, mais maintenant tout va bien grâce à vous !" Son regard se fit tendre.

- "Plus prudent de rentrer ? Pourquoi donc ? ! Je vous ai dit que je ne voulais pas rester une minute de plus dans ce lit et je n'ai pas changé d'avis ! On a qu'une vie, autant en profiter, non ? !"

La phrase de Stefano le fait douter. Peut-être n'a-t-il pas envie d'aller s'amuser avec lui ?

- "À moins que vous n'ayez pas envie de m'accompagner ? Je ne voudrais pas que vous vous sentiez obligé..."

Il a beau avoir souvent un sale caractère, il n'a pas pour habitude de contraindre les gens et ce genre de situation le met en général légèrement mal à l'aise.

- "Dans le cas contraire... Je suis prêt !"

Le suisse italien était tout sourire.
Les vêtements semblaient être faits pour lui tant ils le mettaient en valeur.



©Mako
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Mer 9 Avr - 14:49


Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris Mathis de Fontanges & Stefano Sforza



L’Italien ne manquait pas une seule occasion pour sortir et faire la fête, bien que ces derniers temps il ait abusé sur l’alcool, et pas des moindres ! Il se souvint encore de cette sortie à Paris qu’il avait effectué et l’état dans lequel il s’était mis. Tous ses souvenirs de cette soirée étaient comme recouvert d’un brouillard épais, si dense qu’il recouvrait même certains événements, laissant la mémoire du Milanais victime de ses déboires. Malheureusement ou heureusement pour lui, Achille de Montaron - un soldat au minois plutôt charmant – se trouvait dans la même taverne que lui et avait pu lui porter aide. Le côté négatif de l’histoire est que le mousquetaire avait maintenant en sa possession un secret qu’il n’était pas obligé de garder et qu’il pouvait utiliser comme moyen de pression. Il s’était passé ce soir là quelque chose que même Stefano n’aurait jamais cru possible, quelque chose qui sortait du réel : il avait peloté et roulé des galoches publiquement à une femme ! Mais pas à une noble, non, cela aurait encore pu lui sauver la mise… Il s’était pris un morceau de choix dans les femmes les plus connues de la rue, il avait pris l’une des gueuses la plus crasseuse possible ! L’énergie débordante du bel homme aux yeux bleus le fit sourire, mais il sentait quelque chose dans sa voix qu’il n’arrivait pas à cerner, quelque chose qui le faisait douter. Mais il n’eut pas le temps d’y penser que l’apollon aux yeux bleus continuait de lui parler.

- Et bien, si vous vous sentez frais… io né vouhois pas dé raisons de sé priver d’une bonne souharée en votre compagnie !

Les vêtements de Joseph lui allait comme un gant, si bien qu’ils devaient avoir les mêmes mesures et devaient faire la même taille. Stefano ne put s’empêcher de le reluquer un court instant avec un sourire aux lèvres.

- Laissez moi au moins le temps de me changer et de me préparer !

Dit-il en se retirant pour aller dans son armoire pour chercher un ensemble le mettant tout autant en valeur que son nouvel ami, et futur conquête.



Il revint dans la salle quelques minutes après en être sorti, maquillé et plus prêt que jamais à jouer au jeu de la séduction. Il tendit son bras en direction de Mathis pour l’inviter à le suivre.

- Si vous voulez vous donner la peine dé me souivre Signore dé Fontanges !

Ils sortirent par la porte, en direction de la salle de réception. Le pas du danseur était sûr et si une personne qui le connaissait l’aurait croisé, elle aurait directement pu remarquer cette lueur dans ses yeux qui brillait presque aussi fort que lorsqu’il avait rencontré Joseph ou Antoine. Stefano était déterminé. Cet Adonis n’allait pas lui échapper, il ne laisserait pas s’en aller cette belle rose avant d’avoir pu en tirer profit et d’avoir pu s’amuser avec, et qui sait peut-être que cela allait tirer sur la longueur ? En tout cas ce n’est pas lui qui cracherait contre le bel homme qu’il avait lavé le jour même et accueilli dans sa chambre ! Ce fameux Mathis faisait partie des hommes que le jeune Sforza voulait compter dans ses amants, ou en tout cas dans ses histoires d’un soir et il allait mettre toutes les chances de ses côtés pour l’attirer dans son filet !
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Rencontre Glaciale / Le Jeu Du Chat Et De La Souris [Pv avec Mathis]

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