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 La voûte céleste pour seul décor [Pv Monsieur]


Sam 2 Fév - 19:18

La voûte céleste pour seul décor
feat Mathis de Fontanges & Philippe d'Orléans
N
ous étions début mars, nous venions de sortir de l'hiver, le soleil, astre très cher à notre Roy aurait pu décider alors, de sortir de leur hibernation ses rayons majestueux, chaleureux et rassurants mais il n'en était rien ! Non, il s'était mis dans l'idée de faire sa mauvaise tête et de rester effacé entre le confort des murs moelleux des nuages.

Le ciel semblait être en communion avec ce jeune homme brun qui paraissait perdu dans ses pensées. Les bras épousant parfaitement la forme du balcon attenant au Salon de Diane. Les yeux dans le vague, un air triste peint sur le visage, des larmes menaçaient de glisser le long de ses joues. Une atmosphère mélancolique s'était créée et semblait envelopper le jeune Fontanges. La voûte céleste laissait échapper avec abondance son rideau de larmes faisant écho à la tristesse de ce dernier.

Mathis à l'abri de la pluie étant protégé par l'avant-toît, ressentait le besoin de se retrouver seul avec lui-même sans avoir besoin de faire bonne figure. Et même s'il pouvait parfois se montrer diabolique, il était également un être humain, comme tout un chacun, capable de ressentir les émotions les plus sincères et les plus belles qui soient ! Justement, c'était bien d'émotions qu'il s'agissait ici, en l'occurrence.

Le brun aux multiples origines avait l'âme tourmentée. Sa nuit n'avait été que souffrance et tourments ! ! ! Son père avait fait intrusion dans ses songes. Le front suintant de fièvre, les joues creusées par le mal qui le consumait à petits feux, la peau d'une pâleur horrifique, il le scrutait du regard d'un air implorant, les yeux rougis ravagés par les larmes. Le cadavre mort de celui qu'il avait tant aimé réapparaissait devant ses yeux ! ! ! Il semblait pourtant animé et venait le trouver ! ! !

Mathis était resté, paralysé par le choc, immobile, aucun mot ne pouvant franchir la barrière de ses lèvres.

Soudain, son père ouvrit la bouche et trois mots en sortis : "Tu dois continuer ! "

D'accord il devait continuer et Mathis avait très bien compris ce à quoi il faisait mention mais l'image de son père, là, devant lui, mort, c'était insupportable ! ! ! Voir un mort-vivant n'est-ce pas horrible ? ! Et lorsqu'il s'agit de l'être dont vous portez les gènes, c'est bien pire, non ? !

Alors après avoir passé une nuit agitée à gémir presque de douleur, à bouger sans arrêt dans le lit et à perler de sueur, il s'était levé encore pris de tremblements. Ensuite, il s'était préparé vite fait tout en faisant de son mieux pour masquer les ravages de cette nuit.

Il n'avait pas souhaité en parler à sa sœur, de peur de l'inquiéter. Elle aussi aimait profondément leur père et il avait voulu lui épargner une nouvelle souffrance ! Il se devait de se montrer fort pour elle, du moins du mieux qu'il le pouvait !

Regardant toujours la pluie tomber et ressassant sans cesse ce cauchemar qui le hantait depuis qu'il avait posé les pieds sur le sol ce matin, il y a quelques heures à peine, il ne pouvait chasser l'image de son père qui dansait presque devant ses yeux. Cette image fit écho à un souvenir tout aussi douloureux, le jour où ne supportant pas l'injustice de les avoir à tout jamais séparés de "Lui", Mathis avait enfoncé son poing dans le mur et y était passé au travers, ouvrant une blessure aussi bien physique que morale, le sang qui coulait étant aussi un symbole, la rage ayant besoin de s'exprimer ! ! !

Instinctivement, il baissa son regard sur cette cicatrice dont la douleur était parfois encore vive et des larmes glissèrent sur ses joues sans qu'il puisse les retenir.

Des pas, des pas légers mais qui marquaient le sol d'un bruit de talon caractéristique et facilement reconnaissable même pour quelqu'un comme Mathis dont la route n'a pas souvent eu l'occasion de croiser ce haut personnage qu'est Monsieur, Philippe d'Orléans, illustre frère du Roy Soleil ! La démarche chaloupée ne fit que confirmer sa déduction !

Alors, essuyant ses larmes d'un revers de main et prenant quelques secondes pour reprendre contenance tout en étalant la poudre blanche parant son visage afin de la rendre homogène souhaitant éviter que des sillons ne se créent sous ses yeux et ainsi afficher un visage le plus "correct" possible devant son Altesse, en espérant que ses yeux n'étaient point rougis et que cette dernière ne s'apercevrait de rien ! ! !

Son visage passa de la tristesse au quasi ravissement. Oui, il était comme cela Mathis, capable de changer d'expression en une seconde et de trouver avantage à toute situation.

- "Monseigneur, quel plaisir de vous voir en ces lieux ! Ressentiez-vous, vous aussi, le besoin de profiter du bon air pur ?" Lui demanda-t-il, un sourire en coin avec son charmant accent mélange d'italien, de suisse et de français alors qu'il s'appliquait à parler uniquement la langue d'usage de ce pays qui l'avait adopté aujourd'hui, en présence de son Altesse.


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Sam 2 Mar - 19:53

    Fallait-il vraiment qu'il se lève aujourd'hui ? Oui il le fallait bien, mais en avait-il véritablement l'envie? Non. Pas aujourd'hui. Il ne voulait pas. Il n'en avait pas le courage. Malgré le jeune page à ses côtés, malgré les douces caresses qui l'avaient enivré, aujourd'hui Monsieur n'avait pas la force de se lever, de sourire, de saluer, de babiller, de rire, de dissimuler, d'être courtisan enfin, et de plaire à tous. Il avait fait des efforts pourtant. Jusqu'à présent il s'était bien comporté, il avait fait exactement ce que l'on attendait de lui. Mais cette nuit... Cette nuit avait été terrible.
    Voilà deux mois. Deux mois. Comme son visage devait être glacé maintenant, seule dans sa gangue de marbre, comme sa peau devait être fine et blanche, enfin blanche... vert olivâtre serait plus approprié. Philippe avait rêvé de son visage toute la nuit, avait imaginé le corps qui se décomposait lentement... dévoré de l'intérieur ; les yeux vides, d'un vert éclatant autrefois, désormais vitreux, fixés sur lui, quoi qu'il fasse. Il fermait les yeux il sentait son regard. Et sa voix, rauque, sépulcrale, s'éleva de sa poitrine comprimée par le cercueil de pierre froide. "Aide-moi, Philippe, je t'en prie, aide-moi j'ai mal, je souffre... Pour l'amour de Dieu, aide-moi !" Il avait secoué ses boucles noires, les yeux écarquillés, la peur lui nouant le ventre, les larmes coulant de ses joues, arrachées de ses yeux."Je ne peux pas, mère. Je ne peux rien pour vous. Je ne peux rien." Il avait gémi, il avait tenté de se justifier, il avait poussé des plaintes. Mais aucune ne semblait satisfaire le cadavre qui restait face à lui et qui l'appelait et qui pleurait, qui souffrait, qui partait en petits morceaux. Impuissant, Philippe avait recouvert ses oreilles de ses mains, ne voulant plus entendre. C'était intolérable. Les pleurs transperçaient douloureusement ses paumes, vrillaient ses tympans.
    Il s'était brusquement éveillé, brûlant de fièvre, perlé de sueur, le souffle court. Il s'était laissé retomber sur son oreiller dans un soupir, après un regard apeuré.
    Oh non finalement il devait se lever, Philippe savait que s'il ne sortait pas de ce lit il allait continuer à penser à sa douce mère, à pleurer. A avoir peur. Car bientôt il s’imaginerait avec un teint de cadavre, des lèvres bleues, hideuses... Il aurait un trou dans ses joues où la chair serait arrachée, où les insectes grouilleraient, tombant sur ses épaules décharnées. S'il ne parvenait pas à se lever, c'était qu'il était mort.
    Il devait sortir de ce lit !
    Il toucha sa peau, s'assura qu'il n'y avait aucun trou immonde, qu'elle était toujours douce sous ses doigts. Il fut rassuré, se leva pour aller à sa toilette en donnant un petit coup au page.


    -C'est à toi de me réveiller, non l'inverse. Debout !


    Il se regardait maintenant dans le miroir et attendait que le petit page vint le pouponner. Philippe regardait son reflet. Il se trouvait horrible ce matin, détestable, affreux. Il fallait arranger cela et vite.

    Monsieur maugréait maintenant contre la pluie. N'y avait-il pas assez des pleurs et des plaintes pour que le ciel larmoie de surcroît ? Il trouvait cela absolument détestable et de fait était donc de mauvaise humeur. Ne pas avoir été éveillé par son page... Ne pas pouvoir avoir un peu de soleil après ce rude hiver... Repenser à sa mère... Il avait le sentiment d'être une ombre errante et cela l'horripilait. Aussi le marron que portait Son Altesse Royale était-il moins chaud qu'à son accoutumée, un rien terne. Mais les rubans éclatants de son habits contredisaient son humeur lugubre.
    Il ne se doutait pas qu'il n'était pas le seul à avoir été tourmenté par les génies nocturnes. Il ne le saurait peut-être même jamais.
    Quoi qu'il en soit, Monsieur marchait dans le Château-Vieux sans véritable but. Tout ce qu'il évitait de faire était de prendre tout couloir de gauche à moins d'y être forcé... Gauche, sinistra, sinistre... Il préférait ne pas en rajouter. D'où sa sortie vers la droite, vers l'air. Son frère était encore au Château-Neuf, par conséquent les courtisans s'y trouvaient aussi.
    Pas lui, pas aujourd'hui... Aujourd'hui c'était le conseil pour la guerre... La reprise des combats, comme l'indique le nom du mois où ils se trouvaient. Et Monsieur ne touchait pas aux questions militaires... Il devait attendre. Nouvelle raison de son humeur détestable. Humeur qui n'allait peut-être pas s'éterniser.
    En entendant qu'on lui parlait alors qu'il sortait suite à sa bonne résolution de la journée, il releva la tête en haussant un sourcil, n'ayant pas vu Mathis de Fontanges. Il lui sourit pourtant, comment ne pas rendre un sourire quand on en voyant un si charmant sur le visage d'autrui.


    - Fontanges... Je ne vous avais pas vu.


    Il regarda vers le Chateau-Neuf.


    - Ma foi... Non. Le bon air pur est maussade aujourd'hui et m'agace de pleurer tant et plus qu'on ne peut pas même mettre un pied dehors.

    Le Frère du Roi tourna son regard vers Mathis de Fontanges et lui sourit.


    -Mais je comprends que cela puisse être votre cas, vous sentiriez-vous oppressé, loin de vos montagnes aux neiges éternelles ?

    Philippe, comme souvent ne cachait pas que le beau Fontanges ne lui était pas indifférent, arrivé depuis peu il s'était beaucoup plu à regarder le nouvel arrivant, et ne s'en était pas lassé depuis.
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Ven 26 Avr - 20:40

La voûte céleste pour seul décor
feat Mathis de Fontanges & Philippe d'Orléans
-F
ontanges... Je ne vous avais pas vu. Lui déclara Monsieur.

Mathis lui répondit en lui rendant le sourire qu'il lui avait adressé auparavant.
Observant son Altesse un peu plus attentivement, il remarqua que malgré son apparente jovialité se cachait une certaine gravité et une morosité qui n'est pas commune chez Monsieur. Le jeune brun a énormément de parts d'ombre et est capable de déceler un état sombre quand il en voit un.

Le beau brun continuait de regarder le frère du Roy alors que ce dernier avait dirigé son regard en direction du Château vieux. Décidément, il avait l'air pensif , aujourd'hui et à ses dires, le temps semblait jouer sur son moral.

Malgré que Philippe d'Orléans semblait ne pas vouloir le faire paraître, le beau brun sentait à sa voix qu'il n'était pas dans son assiette ce matin.


- "Je vous comprend, Monseigneur. Il est vrai que l'air peut facilement engendrer la mélancolie et faire remonter de douloureux souvenirs à la surface." Son visage se fit plus grave.

Le beau brun détestait exposer ses états d'âme à autrui, seule sa sœur parvenait à percevoir ses fêlures et encore lorsqu'il lui laissait la possibilité d'accéder à ses émotions. Oh, ce n'est pas qu'il avait quelque chose à lui cacher, bien au contraire, s'il y a bien un être au monde qui le connaisse même mieux que lui même, c'est bien elle ! Mais cela faisait partie de sa personnalité, de ses convictions profondes, de ce qu'on lui avait, même peut-être sans en avoir l'intention, inculqué. Un homme digne de son nom ne doit jamais montrer ses faiblesses, sinon, l'on pourrait s'en servir contre lui afin de lui nuire ! Vous ajoutez à cela le désir d'épargner à sa soeur davantage de souffrances qu'elle avait dû en vivre jusqu'alors et vous obtenez une partie de la personnalité de Mathis. Mais il devait s'ouvrir à son Altesse s'il voulait qu'elle fasse de même...

Il fut surpris et même honoré qu'une personne de son rang s'intéresse à son bien être, bien qu'il soit conscient qu'il n'est pas un Marquis comme les autres ! Il est un personnage haut en couleurs et il sait qu'il possède de nombreux atouts qui font la différence. Quoi que l'on pense de lui, il ne peut laisser indifférent et il sait parfaitement en jouer à sa faveur.


-"Oppressé est sauf le respect que je vous doit, votre Altesse, un mot quelque peu fort... Mais je dirais que j'aimerais que "mes" montagnes viennent jusqu'à St Germain ainsi que la douceur de vivre qui y régnait et pouvoir m'y ressourcer dès que j'en ressens le besoin, puisque j'aime ma vie à la Cour et que je ne l'échangerais pour rien au monde !"

Loin des faux semblants de la Cour, il s'était confié avec sincérité auprès de Monsieur.

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Mar 30 Juil - 22:26


    Il ne demandait pas grand chose... Juste de commander, de pouvoir servir son Roi à la guerre. Il savait combien Louis rechignait à lui donner un régiment... Combien il devait se battre chaque année pour pouvoir participer au prestige de la guerre.
    Philippe n'aimait pas tant cela, il détestait même la violence mais par Dieu c'était là son rôle et la raison pour laquelle il était sur terre, c'était son rôle en tant que Prince, en tant que Noble.
    Il repensa vaguement à son cauchemar de la nuit, retint un frisson. Il avait besoin de se sentir en vie... Et il allait avouer qu'un champ de bataille était le lieu le plus favorable à une renaissance réparatrice.
    Si Elle aussi pouvait renaître. Philippe cachait sa peine depuis qu'il était revenu au château de son frère, depuis qu'il s'était replongé dans la Cour. Pourtant le frère du Roi ne pouvait par moment retenir de fugaces regards plaintifs et silencieux, des regards de douleur qui hurlaient le lacrimosa qui faisait écho dans son âme.
    L'entendait-Elle ?
    Il espérait que non, il était certain qu'Elle en aurait eu honte.
    Le Prince regarda le jeune homme, lui conservait son sourire. Il le fallait. Monsieur regardait Fontanges. Si le jeune homme avouait une telle chose, c'était bien que pour lui-même il en allait ainsi. Que s'était-il passé un jour de pluie ? Philippe sentit sa curiosité légendaire s'éveiller dans un étirement lascif.


    - Hum... Pour ma part il n'y a pas de souvenir dans la pluie, déclara Philippe d'un ton traînant, ou de mélancolie. Simplement de la lassitude et de l'impatience.

    Il ne mentait pas.
    Le frère du Roi tourna le regard vers Mathis après avoir regardé les perles de pluie filer devant ses yeux.
    Ces gouttes plutôt que de le noyer ne pouvaient-elles emporter avec elles ces terrifiantes images de la nuit ?
    Encore une fois il le regarda avec une certaines insistance. Philippe adorait contempler les beaux visages de la Cour, tout comme il adorait écouter les beaux esprits, tout comme il aimait pouvoir s'approcher de la beauté sous toute ses formes.
    Baste ! Et qui renierait le visage du joli Marquis qu'il avait sous les yeux. Il savait que le jeune Fontange partageait déjà sa couche avec le brûlant Sforza. Ce qui ne l'étonna pas outre mesure. Tous deux avaient été arrachés à leur demeure d'une manière ou d'une autre. Ils partageait une langue commune... et en faisaient emploi.
    Monsieur se retint de rire à sa propre plaisanterie. Elle était de mauvais goût et aisée de surcroît. Il le regardait donc attentivement et lui montrait un vif intérêt, aucunement démentit par ses yeux noirs brillants de malice malgré l'ombre qui planait sur ceux-ci ce matin.
    Il sourit en l'entendant.
    Mathis faisait parti de ces jeunes provinciaux qui se laissait happer par la vie étourdissante de la Cour, par ses fastes, ses fêtes.
    Maintenant il était à voir si Fontanges se laisserait porter ou noyer par les vagues et les remous successifs de cette vie qui en avait brisé plus d'un.


    -Marquis, je suis charmé de vous entendre dire une telle chose. Pourtant si je puis me permettre, si vos hautes montagnes se trouvaient ici... Que de complications, notre Cour n'en serait que transformée et ne ressemblerait en rien à ce que vous voyez aujourd'hui.

    Le Frère du Roi regarda Mathis dans un sourire poli, espiègle. Il s'éveillait enfin peu à peu à sa journée, à ses appétits coutumiers


    -S'il vous faut un lieu où il fait bon vivre,
    dit-il doucement, peut-être vous inviterai-je un jour en mon Saint-Cloud.

    Comment ignorer la voix de chat joueur qui faisait rouler une pointe de sensualité sur ces lèvres italiennes. Monsieur souriait, sans trop de difficulté il fallait l'avouer.

    - Vous verrez alors que la douceur de vos montagnes immémoriales n'ont rien a envier à celle qui se love dans ma modeste demeure,
    sourit-il voluptueusement.

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Sam 22 Fév - 18:53


La voûte céleste pour seul décor
feat Mathis de Fontanges & Philippe d'Orléans
- "J'

en suis heureux pour vous !" Lui répondit-il, lui rendant par la même son sourire engageant. "Je vois... Les miens sont de nature telle que je préfèrerais les oublier. Mais je ne voudrais pas ennuyer votre Altesse avec mes petits soucis qui doivent paraître bien insignifiants comparés aux lourdes charges qui sont les vôtres !"

Vous savez lorsque l'on interdit à un enfant de faire une chose et qu'il en profite justement pour la faire... Eh bien, c'est exactement une réaction similaire que Mathis essayait de susciter chez le Prince. En ayant l'air de ne pas vouloir y toucher, il risquait tant de piquer la curiosité de ce dernier qu'il ne pourrait résister à l'envie d'en savoir plus sur ses "soucis" et ainsi leur permettre de faire davantage connaissance.

Ainsi c'est pour cette raison qu'il avait quand même décidé de se confier sans fioritures à son Altesse, de crainte de la lasser s'il persistait dans son trop plein d'égards dégoulinant ! Malgré qu'il lui ait parlé du manque qu'il ressentait vis-à-vis du décor de son enfance ainsi que de son adolescence, RIEN ! Le frère du Roy ne lui avait rien raconté de personnel ! Il avait pourtant besoin d'en savoir plus, fichtre ! Soit, il le ferait certainement d'ici qu'ils se séparent tout à l'heure ! C'est certain !


- "C'est certain, Monseigneur ! - il ne pu se retenir de rire en imaginant de quoi auraient l'air toute cette "faune" de la Cour débarqués dans "ses" montagnes. Ils ressembleraient à de véritables paysans à côté de leur apparence précieuse car même si les de Fontanges s'étaient toujours comportés et habillés suivant leur rang, leurs vêtements respiraient le provincial. -Elle serait plus... Exotique !

Hum... Il devina au sourire espiègle de Philippe d'Orléans que la suite risquait d'être prometteuse et cela se confirma. Monsieur qui siège près du Très-Haut l'invitait en son Château de Saint-Cloud. Avait-il bien entendu ? C'était trop beau pour être vrai ! Mieux que ce qu'il avait espéré ! Lui qui attendait tant de la part de son Altesse allait partager un peu de son intimité. Il avait suffi qu'il s'ouvre à ce dernier. Ceci dit, il comptait bien continuer quelque peu leur entrevue.

Monsieur dégainait son arme de séduction bien qu'il lui en restait certainement encore beaucoup sous le pied et Mathis n'y semblait pas insensible. Semblait, seulement...


- "J'en serais ravi, votre Altesse."Il adopta le même sourire espiègle et poli que cette dernière tantôt.

- "Mais je n'en doute point ! Je serais charmé de le constater moi-même et de partager un peu de votre aura." Se permit-il cette réflexion certainement un peu osée.

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