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 Quand des contrariétés nocturnes amènent une heureuse rencontre [Cornelius]


Mer 27 Mar - 15:45

Cette nuit-là, Athénaïs ne dormait pas. Il était encore tôt, aux alentours de dix heures du soir, mais tout un chacun avait regagné ses quartiers. Point de festivités en ces emps troublés. Cela faisait à peine deux jours que la fête de Monsieur avait été troublée par des vols, commis par des individus masqués que personne n'avait encore identifié. Et la marquise se trouvait bien embarrassée de ce qui lui avait été dérobé. Si cette lettre tombait entre de mauvaises mains, outre l'épouse de Monsieur, ce serait la famille royale entière qui serait compromise, et sujet de raillerie. La belle dame se demandait réellement si cette petite farce qu'elle et Stefano avaient voului jouer à Henriette d'Angleterre pour se venger d'elle était une bonne idée.
Athénaïs ne s'était même pas changée pour aller dormir. Elle était restée avec sa robe marron glacé, assise dans une bergère à contempler la fenêtre. La nuit, tombée depuis plusieurs heures, donnait un aspect étrange aux jardins que la marquise pouvait apercevoir. Le vent faisait bouger quelques branches. Un frisson la parcourut, et elle décida d'aller faire un tour. Il fallait absolument qu'elle chasse ces vilaines idées de sa tête. Non, elle ne laisserait pas cette maudite lettre la faire chasser de la Cour, après tout, personne ne pouvait savoir que c'était elle qui l'avait faite subtiliser à Madame! Enfin... elle essayait de s'en persuader.
Elle attrapa sa cape que la domestique du château avant rangée dans le placard, un manchon qui était encore posé sur une console, et sortit à pas de loup de sa chambre. Elle se dirigea tranquillerment vers le jardin. La nature l'avait toujours apaisée et elle avait, depuis toujours, aimé contempler la végétation avait quelque chose qui lui plaisait, toutes ces fleurs, ces plantes, avaient quelque chose de mystérieux qui l'attirait. Bien entendu, en cette fraîche saison, point de fleurs. Les arbres avaient perdu leurs feuilles, mais le printemps arriverait à point nommé, comme chaque année, pour les leur faire regagner.

La marquise ne tarda pas à arriver au jardin. Comme c'était calme! Quelques gardes effectuaient des rondes, d'autant plus après les récents événements. Athénaïs, en tant que dame d'honneur de la Reine, était bien connue de ceux-ci et ils la laissèrent aisément entrer dans le jardin. Elle se dirigea vers une fontaine,é teinte à cette heure-ci, et s'installa sur un banc en pierre, resserrant d'avantage sa cape. Ses mains gantées se réchauffaient dans le manchon en fourrure, le seul qu'elle possédait d'ailleurs. Son visage était juste éclairé par la lumière de la lune, cet astre qui se reflétait d'ailleurs dans l'au calme et limpide de la fontaine. Où donc pouvait être passée cette lettre? Dans tous les cas, elle serait lue. Les voleurs avaient surement déjà pris connaissance de son contenu, et même si les ayutorités remettait la main sur les voleurs et leur butin, ils prendaient également connaissance de la lettre... Cependant, il y aurait au moins une chance pouir que son contenu soit étouffé. C'était le seul espoir qu'elle avait. Mais la marquise tâcha encore une fois de se rassurer en se cionvainquant qu'on ne pourrait jamais remonter jusqu'à elle... sauf si la servante sa complice parlait...
Soudain, un bruit sortit la marquise de sa rêverie. Des pas. Quelqu'un approchait. C'était sans doute un garde qui venait lui dire qu'elle devrait rentrer... Afin de précéder cet échange, Athénaïs se leva et attendit que les pas se rapprochent d'elle..
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Mer 27 Mar - 15:54

La lune… amante blafarde et exigeante qui ne me laisse pas de répit, elle juge ma souffrance trop douce pour ne point laisser le sommeil me querir. Narquoise demoiselle qui illumine mon chemin, m’attirant en des limbes de pensées et de questionnements qui tourne et se retourne dans mon esprit sans jamais trouver de réponse. Ce questionner soit même n’apporte que d’avantage de question mais jamais de solution au moindre problème. Pourtant, j’avais pour plaisir de me remuer ainsi le cervelet lorsque que nul dames n’avaient eu la plaisante envie de partager ma nuit… un sein pour reposoir, un ventre à caresser… je n’en demandais guère d’avantages, mais s’eut visiblement été toujours trop m’offrir.

Un pas suivant l’autre, mon chemin ce fait d’avantage hiératique, finissant par à présent sentir l’herbe grasse et verte sous mon pied léger, là où j’avais tantôt eu sols de marbre. Arquant un de mes sourcils, je relève le visage vers la blafarde virginale et me rend compte que mes pérégrinations m’ont mené dehors, dans les jardins de notre bon palais. Mon regard se pose sur la verdure du lieu, plongé dans une pénombre troublante de la nuit, de la lune seule éclairée. L’endroit est si calme, seul les pas rythmés des gardes résonnent à mon esgourde, rendant une sorte de délicatesse musicale que seul mon esprit fou pouvait apprécier à sa juste valeur. Le doux son de l’herbe froissé comme le bruit des doigts glissant dans une toison féminine, le vent qui fait frissonner l’herbe comme autant de pucelle que l’on dénude, le son de la chouette devenue gémissement a peine audible… je vous épargne la suite de ses images qui s’impose à mon tourment, me laissant soupirant et a l’humeur fort poétique. En ses moments-là, je ne pouvais que répéter ce que j’avais jadis appris, ma voix grave, profonde comme cette nuit qui m’enveloppait, s’éleva tel une ode à la nuit.


- Come live with me and be my love,
And we will all the pleasures prove
That valleys, groves, hills, and fields,
Woods, or steepy mountain yields.
And we will sit upon rocks,
Seeing the shepherds feed their flocks,
By shallow rivers to whose falls
Melodious birds sing madrigals.

And I will make thee beds of roses
And a thousand fragrant poises,
A cap of flowers, and a kirtle
Embroidered all with leaves of myrtle;

A gown made of the finest wool
Which from our pretty lambs we pull;
Fair lined slippers for the cold,
With buckles of the purest gold;

A belt of straw and ivy buds,
With coral clasps and amber studs;
And if these pleasures may thee move,
Come live with me, and be my love.

The shepherds's swains shall dance and sing
For thy delight each May morning:
If these delights thy mind may move,
Then live with me and be my love.


Réciter un poème pour soit même n’as rien de valorisant, pourtant, celui-ci de Christopher Marlowe me convenait à la perfection. Je me souvenais aisément de l’homme qui me l’avait jadis appris et un léger rire m’échappa. Je repensais à sa tête bien faite et à son manque de cheveux, il ressemblait à un véritable Œuf. Mais alors que je passais une haie à auteur d’homme, je découvris la présence d’une dame, visiblement aussi surprise que moi-même de rencontrer âme qui vive à cette heure aussi tardive de la nuit. Je m’inclinai alors, courbant l’échine sans laisser à la jeune femme le temps de dire mot, glissant ma main sur mon cœur alors que l’autre se jucha sans mes reins.

- Ma dame je vou prouis de pardonner a ma personn de vous importounner, But, laissez moa vous tiendre compagnie.

Je me redressais alors, ajoutant à cette phrase dont l’accent anglais donnait une mélodie agréable faute d’un phrasé parfait.

- Je souis impardonnable, je manque a tout mes devouars en de me présentan pas. I’m…

Je m’arrêtais, soupirant de par mon incartade verbale avant de me reprendre.

- Je souis le Earl Cornelius Ichabod GardenBook and you… heu vous mademoiselle, qui est la belle incomnu qui ensoleil ainsi my nuit.

Je devais bien l’avouer, seuls les mots anglais ressemblaient à quelque chose, mais mon accent ne me pardonnait pas bien souvent de parler la langue de Molière, préférant celle de Shakespeare. Un frisson parcourue alors mon échine, me rappelant a l’ordre. Je portais un pourpoint bleu clair, brodé d’argent, ouvert sur une chemise blanche à jabot a moitié défait, pendant autour de mon cou comme l’étole d’une femme, surplombant une épaisse ceinture sur un pantalon du même bleu que la unique, enfoui dans des bottes de cuir haute de voyage. Un mélange de tenue qui n’allait pas au sein de la cour, mais qui convenait à une escapade nocturne… si tant est que l’ temps était plus clément que celui de cette fraiche nuit.
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Sam 30 Mar - 13:36

La marquise entendant les pas de celui qu'elle pensait être le garde, se rapprocher, elle précéda cette rencontre en se levant de son banc. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la brume s'écartant laissa entrevoir un visage et des vêtements tout autres que ceux que portaient les gardes? La surprise fit, l'espace d'un instant, battre son coeur un peu plus fort. L'homme était fort civil et s'inclina. A son tour, Athénaïs pencha la tête vers le sol afin de le saluer. Le visage de cet inconnu était fort gracieux, sans doute sublimé par la lumière de la lune qui était pleine ce soir-là. Cet homme, elle ne l'avait jamais vu. Cela était surprenant, car en qualité de dame d'honneur de la Reine, Athénaïs était amenée à rencontrer nombre des courtisans qui composaient la Cour. Qui pouvait bien être cet homme? Cette question ne resta guère longtemps sans réponse, puisque l'inconnu ne tarda pas à se présenter. Avant même qu'il n'ait évoqué son nom, le parlé à la consonnance exotique trahit les origines de l'homme. Il était donc anglais. Cet accent était vraiment charmant. la marquise sourit et se présenta à son tour.

-Eh bien monsieur Gardenbook, je suis enchantée de faire votre connaissance. Je suis Françoise de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan. Mais l'on m'appelle Athénaïs. Ce sobriquet m'a été donné il y a des années dans un salon littéraire parisien que vous connaissez peut-être.

La marquise souriait, ravie d'avoir trouvé quelqu'un avec qui partager son insomnie. D'autant que faire la connaissance de quelqu'un était toujours plaisant, et d'autant plus lorsque cette personne était étrangère, il y avait tant à apprendre des autres pays.

-Votre compagnie me sera assurément très intéressante monsieur. Je ne suis jamais en allée en Angleterre, j'espère que vous m'en apprendrez bien des choses, ajouta-t-elle avec un sourire charmant.

La seule anglaise qu'elle ait connue n'était autre qu'Henriette, l'épouse de Monsieur, et celle-ci ne lui avait que peu parlé de son pays. Il fallait dire que bien vite, leurs relations s'étaient envenimées et qu'Athénaïs était passé de son service à celui de la reine. Un mal pour un bien en quelques sortes puisqu'il était bien plus intéressant socialement d'être au service de l'épouse du roi plutôt qu'au service de sa belle soeur. Ainsi, la marquise était beaucoup plus au fait des choses qui se passaient, elle avait beaucoup plus d'opportunités de rencontrer des gens intéressants, et de s'amuser. Et bien sûr de gagner plus d'argent, mais qui était bien vite récupéré et perdu par son mari...
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Mer 10 Avr - 15:56

Un titre a rallonge, comme les français savent si bien en faire. Mon esprit se permis quelques divagations durant l’énonciation des titres et des terres s’y accompagnant d’une certaine façon, puis, en un prénom, ou plutôt surnom, elle récupéra toute mon attention au détriment de ma rêverie. Ainsi donc, voilà comment je la nommerai, Athenais… l’endroit où elle semblait l’avoir acquise, était un salon littéraire parisien. Soit, mais elle n’ajouta pas de nom, pas d’endroit et pensait peut-être que je le connaitrais. J’étais anglais ma bonne amie, pas devin ! Quoi qu’il en soit, par respect pour mon ma douce compagne noctambule, je préférais éviter de me montrer inopportun par quelques questions bassement terrestres.

- Et biain, je souis enchanté Lady de Monstespann, mais je dooute que je soua homme à connaitre your salon litteraire. Je prefère la compagnie des ladies plutôt que celle des gentlemans. Et croyez moa, dans ce genre d’endroit, il n’y a que peu de woman aussi belle que vous. Mais si une ange comme vous s’y égare, alors, je vais sourement, m’y perdre plous souvent je vous le premais.

Traitre… accent infâme qui me fait si difficilement usité les mots pourtant si limpide et clair dans mon esprit. Et bien soit ! Tant pis pour Molière que j’écorche vif à chaque phrase s’échappant de mes lèvres que j’ai d’ailleurs, plutôt bien faite. Passant ma main dans mes cheveux, j’en repoussais la folie ondoyante vers l’arrière, dégageant ainsi mon visages aux traits à la fois doux et viril… quoi de plus normale pour un homme. Mon regard couvant tendrement la demoiselle, je remarque sa peine, sa tristesse, peut-être bien la cause de son insomnie ?

Peu m’importe, je m’étais fait un devoir d’apporter le sourire aux femmes, quel qu’en soit la manière. Par contre, là où le bât blesse, c’est quand elle m’annonça que ma compagnie serait intéressante ?! Non, un livre est intéressant, la compagnie d’un homme est, je l’espérais pour elle plaisante. Le simple choix dans ses paroles, me faisais tendre vers l’hypothèse d’un manque de compagnie masculine. Ou du moins, compagnie viril capable de la faire s’épanouir comme une rose gorgé de rosée. J’allais me faire un plaisir de changer cela.

- Vous n’avez jamais été voir notre belle London ? Je croua que cela est presque impardonable ! Pour la peine, je vais devouar vous accompagnier jusqu’au bout de le nuit.

Offrant mon bras à la demoiselle, je me fis devoir de lui parler un peu plus en avant.

- Que voulez-vous savouar de ma belle Angleterre natal ?
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Mer 17 Avr - 13:26

Un homme restait un homme, et les anglais étaient tout aussi flatteurs que les français. Athénaïs avait l'habitude des rouds de jambes des courtisans, cependant l'accent prononcé de Cornélius agrémenté cependant de son bon vocabulaire français, donnait un certain charme aux compliments qu'il lui faisait. La marquise ne put s'empêcher de rire à la description que se faisait cet homme des salons littéraires parisiens. Son rire charmant résonna dans le jardin.

-Détrompez-vous mon ami, vous seriez probablement enchanté de constater combien les femmes goutent ce genre de lieux et ainsi en peuple la majorité. Il est vrai qu'en soirée, nous sommes accoutumées à voir d'azvantage d'hommes qu'en après-midi, mais croyez-moi, bien de mes amies, des dames de la Cour, y sont présentes.

Elle pensait en l'occurrence au salon de la très dévergondée mais néanmoins incroyablement instruite et lettrée Ninon de L'Enclos, où nombre de personnes aimaient çà se rendre pour l'écouter parler savamment et faire des rencontres intéressantes. Elle y avait mené Stefano Sforza une fois.

-S'il vous prenait l'envie, toutefois, de venir, ne manquez pas de me le dire et je me ferai un plaisir de vous y introduire, ajouta-t-elle avec un sourire franc.

Cornelius savait se montrer drôle et attentionné. Ainsi il se proposait d'accompagner la marquise jusqu'au levé du jour, prétextant une puinition pour n'avoir été jamaios en Angleterre.

-Votre présence à mes cotés m'enchante. Je suis bien navrée de vous apparaitre aussi ignorante au sujet de votre contrée natale qui, certainement, est un lieu prodigieux. Il meplairait d'en connaitre un maximum afin de palier ces lacunes. Comment est-ce? Parlez-moi du paysage, des coutumes, des personnes... Les modes sont-elles très différentes d'ici?

Athénaïs était une femme qui aimait se cultiver, elle était intelligente et appréciait les personnes qui, comme elles, tâchaient de le rester. Elle prit avec douceur et délicatesse, le bras que lui proposait galamment son compagnon, afin de faire quelques pas.

-Je vois, en tous cas, que les gentlemen sont fort courtois, et je l'apprécie fort.

Elle avait tâché de prononcer le mot "gentlemen" aussi justement que possible, se basant sur ce qu'elle avait entendu plus tôt Cornelius le dire.

-Peut-être me direz-vous également, si ce n'est point trop indiscret, ce qui vous amène en France? Si vous le souhaitez, bien sûr.
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Sam 18 Mai - 22:13

[hrp: encore désolé du temps de réponse, j'en suis vraiment Honteux!]

La belle demoiselle a la chevelure Corbeau m'exprima la triste vérité. Les beautés disparaissait en même temps que le jour, voilà pourquoi il n'y avait que peu de demoiselle quand je m'y rendais. Cette constations me rassurais un peu sur la possibilité d'y batifoler et l'invitation, car cela en était une, de la dame, me fit plaisir, puisqu'elle se proposait de m'y introduire avec fort bonne volonté et tendresse. La dame était une véritable perle je n'en doutais plus dés a présent.

- Je vous hen remerci Mademoiselleu..

La suite de la conversation passa sur un autre sujet, mon pays natal ! Après lui avoir demandé des précisions sur ce qu'elle souhaitait connaître, elle m'avouer apprécier ma compagnie et ne pas affectionner son manque de connaissance sur l'endroit ou j'ai vécu, passée mon enfance et une partie de ma vie adulte. Je comprenais parfaitement ce point de vue et bien que maladroit je pense dans mes descriptions, je ne souhaitais rien d'autre que de partager mon savoir et mes souvenirs avec la délicate et gracile demoiselle a la peau si clair. J'émis avant cela un sourire et fit une courbette souple et a la prestance certaine pour agrémenté son compliment, faisant un moulinet du poignet d'un chapeau invisible, mimant ainsi les plus grands.

- Vous m'en voyez heureux Athenais... jé souis touché de savouar votre personneu appréciatriceu de my comportemente.

Me redressant, je fais mine de remettre ce chapeau qui n'existe que dans les limbes de mes facéties.

- Elles sont différenteus... la frèse... la freuèse est a la maude. Elle doit êtreu le plus grande possible, si bien que la pluparte des nobleus les plus importante peuvent ha peine voir leurs pieds ! Les coiffures féminines ressembleu a des véritableus trawvaux d'orfèvreu et le perruques sont aussi prisées qu'ici. Comme vous phouvez le constater, jé ne souis qu'un piètre adepte des frivolités vestimentaires. Je me contente de peu et me plaît a être le plus simply du mondeu.

Au diable les quolibets ou les remarques sur mon manque de précieux atouts. Mes véritables forces n'étaient telles pas mes yeux et mon beau visage ? A quoi bon les gâcher avec tant d'artifice ! C'est en cela que je trouvait les femmes poudré trop fade, a force, elle n'était plus qu'enfarinée et manquaient de personnalité et se ressemblant toute. C'était fort dommage d'ailleurs. Inspirant doucement, je prend place sur un muret, m’arrêtant pour lui parler de ce qu'elle me demandait et que j'avais volontairement passé sous silence durant un temps.

- Je ai été fort éproui de une demoiselle de la cours de Angleterre. This lady.... Heu, cette femme était une … heu...

Voila que je cherchais mon mot. Ho, j'en avait bon nombre, mais peu de non péjoratif et j'avais dans l'idée qu'insulter ouvertement une femme n'était jamais une bonne idée face a une autre dame.

- Disons que je ne porte que difficilemente la douleur de ne pouvoir être avec elle... But, les choose sont ainsi faiteu... a présent mon exille n'est qu'un plaisir.

Je prend un sourire un peu penaud, géné de cet avoeux.

- Ai je répondou a vos questionnes ?
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Lun 27 Mai - 17:07

L'accent de ce monsieur Gardenbook donnait à ses paroles un charme certain et un attrait qu'un gentilhomme français quelconque n'aurait pas, outre le fait que ce monsieur avait des choses bien intéressantes à raconter puisqu'il parlait à la marquise de son pays, l'Angleterre, qu'elle ne connaissait absolument pas. Il citait des choses étonnantes; Par exemple, lorsque Cornelius évoqua la fraise à la mode dans sa contrée d'origine, Athénaïs ne put retenir un petit rire, s'imaginant les nobles incapables de voir en dessous tant la largeur du tissu pouvait être importante. Il fallait dire que son interlocuteur faisait sans doute exprès de rendre son récit amusant. A présent elle imaginait les perruques sophistiquées des dames, que Corlenius qualifiait de "travail d'orfèvre". Ce devait être quelque chose de bien singulier que d'assister à un soirée de la Noblesse en Angleterre.

-En effet je dois dire que chez nous, ces messieurs ont abandonné les fraises depuis quelques décennies, tandis que les dames, lorsqu'elles en ont suffisamment, préfèrent faire coiffer leurs véritables cheveux plutôt que d'avoir à porter une lourde perruque.

Il ajouta qu'il préférait rester simple dans ses tenues vestimentaires, et en effet cela valait mieux pour lui, surtout en France, s'il voulait se "fondre dans la masse" ou simplement éviter les railleries des uns et des autres. A la cour de France, on était plutôt friands de moqueries des personnes qui ne savaient pas s'acclimater suffisamment vite.

-Eh bien je dois dire qu'en vous regardant, votre tenue est tout à fait celle d'un gentilhomme français, inutile donc de vous tracasser pour cela, la simplicité que vous appréciez tant vous servira d'avantage de des frivolité mal à propos. En effet, comme je le dis souvent, le mieux est l'ennemi du bien.


Elle accompagna sa dernière phrase d'un sourire bienveillant. En effet, il serait fâcheux qu'un homme qui lui semblait si gentil et généreux soit la proie des vautour de la Cour pour un simple vêtement mal porté ou trop original par rapport aux moeurs.
Il parla ensuite de sa peine de coeur, et Athénaïs ne pouvait que compatir. Qui n'en avait pas connu? Elle-même avait été fiancée à un marquis qui avait dû s'exiler une semaine avant leur mariage pour échapper à la peine de mort. Elle avait ensuite fait un mariage qu'elle pensait être d'Amour mais s'avérait être plutôt malheureuse avec un mari qui ne parvenait à s'illustrer et qui perdait tout leur argent aux jeux. Sans s'en rendre compte, elle laissa échapper un petit soupir, tout en écoutant le discours de son interlocuteur.


-Je vous comprends. En tout cas, si vous souhaitez vous divertir, vous avez choisi le bon pays, car à la cour de France, il n'est aucun amusement ni divertissement qui ne soit présent. Vous goûterez aux bals somptueux qu'organise Monsieur le frère du Roy en l'honneur de Sa Majesté, ainsi aux ballets, aux représentations théâtrales, aux soirées d'appartements... Tant de choses amusantes que notre illustre Roy se plait à nous faire connaitre.

Elle souriait toujours, à mesure qu'elle énonçait les joies que l'on pouvait connaître à la Cour. Athénaïs était une vraie femme de Cour, c'était son élément, elle y était comme un poisson dans l'eau. Ce n'était pourtant pas le cas de tout le monde. Il fallait avoir de l'audace, de la répartie, savoir se montrer et bien le faire, briller en société tout simplement, et pas tous les courtisans avaient cet art. C'était pourtant son cas, elle savait amuser la galerie. C'était pour cela qu'elle était à présent au service de la reine. Elle convoitait cependant la place suprême tenue pour l'heure par la Comtesse de Soissons et nièce de feu le cardinal Mazarin, Olympe Mancini: la place de surintendante de la maison de la reine. Cette dame avait un jour été la maîtresse du roy, dans sa jeunesse. C'était sans doute pour cela et grâce au fait de sa parenté avec Mazarin, qu'elle avait obtenu ce poste. La marquise cherchait donc à l'obtenir à son tour, un jour. Il fallait pour cela plaire au roy. Elle s'était déjà rapprochée de sa favorite, Louise de la Vallière. Mais le chemin paraissait encore long...
Mais là n'était pas la question. Elle en avait d'ailleurs beaucoup posé à son interlocuteur qui, peut-être lui aussi, en avait.


-Avez-vous des questions, des choses que vous aimeriez savoir pour être tout à fait à l'aise dans notre beau pays? Je me ferai un plaisir de vous éclairer sur différents sujets que vous aimeriez aborder afin d'être au fait de ce qu'il se fait ou ne se fait pas, pour que vous soyez parfaitement accepté.
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