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 Même si l'Amour et le Diable pactisent .... Ft. Cornelius Gardenbook


Mar 2 Avr - 3:04




" Quoi qu'on refasse, quoi qu'on efface, y a pas d'amour sans se voiler la face. "
Héloïse & Cornelius



La soirée était déjà bien avancée sur St Germain. Une soirée animée dans les couloirs du Château-Vieux, comme à chaque fois. Ne sachant que faire, la jeune de Fontanges marchait rapidement dans les couloirs. Elle aimait marcher. Que ce soit dans le château, dans ses jardins ou encore dans les rues de Paris. Dans l'après-midi, elle avait été faire un tour chez son meilleur-ami le chapelier de Monsieur. Elle avait un chapeau à récupérer. Une commande faite sur-mesure pour celle qui louait les créations du schizophrène. Une commande qu'elle arborait maintenant fièrement et dont le ruban rose était assorti à sa belle robe toute neuve, elle aussi. Ils avaient pris le thé. Un vrai thé anglais puisque Jefferson l'était. Et le temps était passé alors qu'ils se perdaient dans leur discussion. Héloïse n'avait pas vu tomber la nuit et lorsqu'enfin ils s'en étaient rendus compte, il était déjà plus de dix-neuf heures. Se levant précipitamment, elle s'était excusée auprès du chapelier et s'était précipitée en direction du Salon de Diane où elle devait rejoindre son doux amant : Cornelius Gardenbook. Un anglais, lui aussi. Le fils d'Eros et d'Aphrodite, comme elle aimait le nommer. A croire que la jeune noble avait un goût prononcé pour le pays de Shakespeare et ses habitants.

Alors qu'elle entrait dans le salon, la jeune femme chercha son amant du regard. Apparemment, il n'était pas encore là. Cinq nobles étaient déjà là. Jouant du clavecin, chantant et faisant courir des ragots dépassés d'au moins trois jours à ce que la brune pouvait entendre. S'attirant des regards noirs de ces êtres sur son chapeau dont la forme était originellement conçue pour un homme, elle eut un sourire fier et les regarda de haut, allant s'asseoir sur un fauteuil dans un coin. Les minutes passèrent, longues pour la de Fontanges. Elle craignait qu'il n'ait pu venir. Cela faisait un moment que l'anglais lui paraissait bizarre. Pas comme avant. Bien qu'Héloïse soit incapable de dire de quoi il s'agissait. Cela faisait maintenant à peu près deux mois qu'ils se côtoyaient. Une relation purement platonique, aux yeux du monde. Mais qui, à la nuit tombée, dans le secret des appartements de la belle, laissait place à une passion dévorante et une envie de l'autre. La jeune femme apprenait l'anglais aussi avec cet homme. Dans le cocon des draps ou dans l'eau du bain. Mais ne vous y méprenez pas ! Pas d'histoire d'amour entre les deux jeunes gens. Juste la passion et deux corps qui se connaissent par coeur. A la vérité, Héloïse en aimait un autre. Elle entretenait une relation secrète avec un homme qui lui était malheureusement impossible d'avoir en vrai. Du moins, pour le moment ... Voilà pourquoi elle se consacrait à un amant.

D'ailleurs en parlant de lui ! Jetant un regard vers l'entrée du salon, Héloïse vit Cornelius entrer précipitamment. Souriant dans sa direction, elle se leva et s'exclama :

- Cornelius my dear !

Un des rares mots d'anglais qu'elle avait réussi à apprendre et retenir, bien que son accent mi-italien, mi-français s'accrochait encore aux syllables, butait contre elles. S'inclinant doucement, elle affichait un immense sourire en direction du britannique. Sourire qui ne passa pas inaperçu aux yeux des autres courtisans présents qui, évidemment, s'empressèrent de commenter. Leur adressant un regard noir et meurtrier, Héloïse, dans toute sa gentillesse caractéristique, leur fit signe de s'en aller. Ce qu'ils firent, non sans s'offusquer du "comportement déplacé et profondément outrancier " de cette jeune fille. Une fois qu'ils furent partis, Héloïse s'assura que personne ne pouvait les voir et elle se colla tendrement à son amant, l'enlaçant et venant lui voler un baiser.

- Dieu que je hais ces courtisans ! Soupira-t-elle, exaspérée par leur comportement.





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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 5 Sep - 20:32, édité 7 fois
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Mar 2 Avr - 21:31

J'étais en train de marcher a grand enjamber, en retard comme jamais pour voir ma belle. Le papier dans ma main, je le froissais encore et encore alors que j'avais presque effacé l'encre a force de le lire. Cette lettre provenais de Lady H. , la femme qui avait ses derniers temps le plus de pouvoir sur moi. Négligemment, j’hésitai un instant de plus a pénétrer dans le petit salon et rajusta mon jabot, le préférant aux fraises de mon pays. Une fois fait, mes mains lissèrent mon pourpoint bleu, finement brodé de blanc. Une fois fait, j'inspirais profondément et entrait dans le salon, trouvant sans chercher la femme de mes pensées.

Appuyé contre le chambranle de la porte, un sourire amusé sur mes lèvres parfaitement dessinée, j’attendais sans bouger qu'elle me remarque d'elle même. Quand ce fut le cas, je pu jouir de ses yeux brillant comme nul autre, de son sourire et de ses paroles si chaude a mon cœur tout comme a mes oreilles. A son approche, je m'inclinais profondément, une main contre mes reins et l'autre sur mon cœur, le dos bien droit et le geste gracile. Me redressant, je la saluais pareillement.

- Lady de Fountangeus.

Mon accent tout comme le sien, s'accrochait a la langue de mon amante, écorchant malgré moi son nom, mais elle en avait l'habitude après tout. Comme tout ceux avec qui je conversais d'ailleurs. Suivant ses gestes de mes prunelles bleu, je la laissa faire déguerpir commère et nobliaux, pour nous retrouver seul, enfin. Les rumeurs sur nous allaient bon train, mais toute me pensais incapable d'avoir les avances de la belle et de les conclure, pauvres sot ignorant de la puissance des mots lorsqu'ils étaient usité avec sagesse et expertise.

A peine cette solitude confirmée et attestée, voilà la fille de dame Lune, empressé de venir entourer de ses frêles et délicat bras ma nuque, m'attirant a elle comme une affamée afin de me voler un baiser, chose que je lui donnais bien sur a l'insu de mon pleins grès. Mes bras venant prose possession de sa taille gracile, je la soulevais légèrement, l'attirant a mes lèvres en effaçant par ce simple geste la différence de taille plus que contraignante entre nos deux personnes. Je n'avais pas envie de lui répondre, pas tout de suite, pas encore... je fouillais de ma langue les recoins de sa bouche, venant faire l'amour a sa jumelles dans une danse langoureuse avant de finalement, satisfais de mon geste, la déposer au sol, laissant ses pieds menues faire un bruit de chaussure sur le sol.

- Voyons, les coortisans sont oune néssécity avec laquelle il faut compooser. Voyez comme j'aime a me jouer d'eux, a leur fire crouire que la loup et le agneaux peuvent vivre ensembleu...

Caressant la joue de ma douce ami, je me tournais vers la porte, la regardant un instant distrait avant de placer a nouveau toute mon attention sur la belle blafarde a la chevelure de nuit.

- Je être vraiment disolé de ma retarde... je étais occupé a heu... dreams... rewver de vous, écrivant dans mes pensées des poèmes a votre attention. Voulez vous le entendre?
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Jeu 4 Avr - 1:28




" Quoi qu'on refasse, quoi qu'on efface, y a pas d'amour sans se voiler la face. "
Héloïse & Cornelius



Des poèmes. D’autres encore. Cet homme était un tel artiste, un réel poète. Dans le sens le plus noble du terme. Entourant son visage de ses mains, Héloïse acquiesça d’un signe de tête.

- Mais avant, laissez-moi vous regardez et profitez de votre douce beauté.

S’il y avait bien une chose dont elle ne pourrait jamais se lasser, c’était de la beauté de cet homme. Une beauté divine qui faisait naître en elle tant de choses. Du désir, certes. Après tout, il était son amant. Mais pas que… Elle l’admirait, aussi. Elle sentait chez cet être une réelle douceur. Des sentiments, aussi. Elle n’était pas bête. Elle savait qu’il n’était une statue sans sentiments. Tout homme ressent. Et Cornelius ne dérogeait pas à la règle. Elle avait aussi compris qu’elle n’était pas étrangère à ces sentiments. Elle avait vu les regards qu’il lui lançait. La façon dont il l’enlaçait parfois même en public. Une manière très protectrice. Une manière de la tenir qui aurait pu être celle d’un frère si elle avait été celle de Mathis ou encore même de Jefferson. Mais qui chez l’anglais n’avait rien à voir avec cela. Toutefois, une partie d’elle-même refusait de croire que les sentiments de Cornelius à l’égard de la brune pouvaient être – ou encore se rapprocher - de l’amour. Peut-être parce qu’elle savait que s’il l’aimait, il allait souffrir. Et qui si c’était déjà le cas, il souffrait donc déjà. Et elle ne pouvait oser penser même à la souffrance d’un homme pour qui elle avait un réel attachement. Pour la jeune Héloïse, le monde était parfois encore celui de l’enfance. Un monde dans lequel tout était beau et où les gens étaient heureux. Oui, elle était malheureuse parfois elle-même. Profondément malheureuse, même. Mais c’était comme si les autres n’avaient tout simplement pas le droit de l’être. Dans le monde parfait d’Héloïse de Fontanges, ses proches ne pouvaient connaître le malheur. Cela allait à l’encontre de tout ce à quoi elle croyait. De tout ce qu’elle ressentait.

Caressant la joue du blond de la main, laissant ses doigts glisser le long de sa peau et venir s’attarder sur ses lèvres douces, elle souffla :

- Vous êtes l’homme le plus adorable que je connaisse, Cornelius.

Oui, il était profondément adorable. Cet homme avait tant en commun avec son amour secret. Peut-être était-ce d’ailleurs la raison pour laquelle elle avait crée cette relation avec lui. Pour laquelle elle avait désiré ses lèvres et son corps dès le premier regard. Cette rencontre magique qui sans sa petite chienne espiègle Cali n’aurait sans doute jamais eu lieu. Elle se souvenait encore de cet homme à la chevelure blonde qui s’était détaché dans la noirceur de la nuit, comme un dieu antique tombé du ciel. Une incarnation d’Eros. Elle se pinça les lèvres et, rapprochant un peu plus leurs visages, lui demanda alors de réciter son poème. De lui livrer encore ses mots qui bouleversaient son cœur, son être tout entier. Le faisant s’asseoir sur un fauteuil, elle profita du fait qu’ils étaient seuls pour s’asseoir sur ses genoux et, fermant les yeux, attendit alors d’entendre ses mots pour les savourer une fois encore.





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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Ven 19 Juil - 9:31, édité 6 fois
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Jeu 18 Avr - 13:59

Oui, elle m’inspirait ma douce et délicieuse amante. Mais avant de n’avoir ce droit divin de le lui déclamer, j’allais devoir la laisser m’observer. Ce n’était pas la première fois, ni la dernière, qu’elle me faisait une telle demande. Alors, pour elle, pour ses beaux yeux et pour son sourire à nulle autre pareille, je me redressais, laissant ma stature haute la dominer de manière protectrice. J’étais ce genre d’homme qui sans avoir besoin de mot, avait ce charisme suintant de chaque parcelle de peau. Le genre à avoir assez de fierté pour braver tous les bourreaux. Mais également le genre assez doux et fragile pour mourir d’amour. J’étais bel et bien de ce genre-là.

Alors que ses yeux me déshabillaient du regard, je l’observais à mon tour. Ses boucles brunes, ses yeux chocolat… son doux visage. Tout en elle n’était que plaisir pour mon regard trop habituer à la voir nue plutôt que vêtue. Pourtant, loin de moi l’idée de dire que ses habits ne lui vont pas, mais seule sa nudité révèle toute la beauté de son corps… croyez moi. N’étais-je donc pas celui qui connaissait chaque courbe de son corps ? Chaque perfection et imperfection ? Je n’avais qu’as fermer les yeux pour voir son sourire ou faire remonter le doux souvenir de ses moments ou l’anglais se fait écorcher vif sous son accent.

Me sortant de ma rêverie, une main vient délicatement effleurer ma joue. Instinctivement, mes paupières se closent sur les prunelles bleues et mon visage vient trouver refuge et tendresse dans la main. L’une des miennes venant emprisonner la caressante pour l’inciter à continuer et à ne surtout pas rompre ce contacte au combien agréable et délicieux. Le doux ange parle, effleurant de sa voix mon esprit. Un sourire nait alors de ses propos, étirant mes lèvres de manière tendre.

- Adorable dit tou ? Cela me va donc droua au cœur ! Mais tou n’es pas en reste douce oizelle.

Elle vient alors murmurer quelque chose aux creux de mon oreille… Elle me demande de réciter. Et bien soit ! Mais d’abord, nous mettre à l’aise. Me laissant guider tel un pantin docile, je m’assoie sur le fauteuil indiqué par la jeune noble et m’y installe suffisamment bien pour l’accueillir sur mes jambes. Une inspiration plus tard et une seconde de concentration et je m’assure que mon pantalon contiendras le secret de mon émoi grandissant et s’épanouissant a son simple contacte. Je n’étais pas juste un queutard, mais l’attirance que j’ai pour ma divine nymphe n’est pas rien voyez-vous. Maintenant, passons donc à ce fameux poème né dans les limbes de mos esprit fou d’amour. Mon accent d’oubli, disparaissant le temps d’une poésie, comme souvent.

- Une fois de plus tu es venue hanter mon repos
Douce et délicate enfant douce comme le miel
Car durant toutes mes rêveries habituelles
Tu n’as rien trouvé d’autre que de frôler ma peau

Mais dur réalité qui fut soudainement mienne
Lorsque qu’as mon réveille il n’y eu que drap froid
Et absence de ton corps qui m’avait prodigué tel émoi
C’est ainsi que les douleurs de ton absence viennent

Mais avec ta présence me voilà dès à présent consolé
Et de tes tendres baisers plus qu’agréablement rassuré
Car en ce jour je puis enfin à nouveau étreindre mon adorée
A l’abri des commères qui ont tendance à tant parler


Je viens finalement glisser mon visage dans son cou pour en humer son odeur, mes doigts s’entortillant autour de ses cheveux. Mes lèvres cherche et goute sa peau avant de demander d’une voix trop douce et grave. Mon accent ayant repris ses droits, il écorche à nouveau la langue de Molière.

- Alors my belle nouit ? Aime tou mon présente ?
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Mer 24 Avr - 15:47




" Quoi qu'on refasse, quoi qu'on efface, y a pas d'amour sans se voiler la face. "
Héloïse & Cornelius



Elle souffla. Ses lèvres s'entrouvrirent sur un soupir quand il posa les siennes sur sa peau délicate. Son contact l’électrisa. Elle hocha la tête à sa question. Oh oui, son présent lui avait plu. Il était parfait. Prenant le visage de l'anglais dans ses mains, elle posa son front contre le sien, plongeant son regard brun dans le sien si bleu. Entortillant elle aussi des mèches de la chevelure blonde autour de ses doigts fins, elle sourit tendrement. Ainsi, ils auraient pu ressembler à de vrais amoureux. Deux jeunes gens qui se faisaient la Cour. Mais ce n'était pas le cas. Enfin, ils se faisaient un peu la Cour mutuellement, c'était certain. Mais elle ne l'aimait pas de ce genre d'amour. Elle n'en était pas amoureuse. Pourtant, il fallait dire la vérité. Si jamais Mathis la pressait de prendre époux, il n'y avait nul doute quand au fait qu'elle penserait tout d'abord à Cornelius. Il était doux, gentil et elle passait de bons moments en sa compagnie, que ces moments soient ou non charnels. Quoi qu'ils l'étaient tous un peu... Même leurs leçons d'anglais sentaient l'érotisme à plein nez. Enfin, bref !

- Vous êtes un artiste, mon cher Cornelius.

Souriant, elle rapprocha alors plus encore leurs visages. Leurs souffles se mêlèrent et alors elle l'embrassa avec passion et tendresse à la fois. Cela faisait tellement longtemps. Ca lui avait semblé une éternité. Se passer de lui était difficile, vraiment. Elle espérait vraiment que personne ne viendrait les déranger. Ne pouvant résister à la tension sexuelle entre eux deux, elle laissa ses mains s'aventurer sur son corps, restant toutefois sur le tissu de son pourpoint.

- I missed you, Cornelius.

Elle ne parlait pas un anglais parfait, loin de là. Mais elle connaissait quelques mots, et c'était assez suffisant pour le moment.






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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Ven 19 Juil - 9:32, édité 4 fois
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Dim 19 Mai - 17:49

Bien sur que j'étais un artiste ! Pour quoi me prenait' elle ? J'aurais pu aisément faire mon fier et mal prendre ses paroles, pourtant, a la place de m'offusquer comme la première des pucelles, je viens délicatement poser ma main sur sa hanche délicate, un sourire amusé sur mes divines charnues. Lèvres qui visiblement attire inéluctablement la demoiselle a leur rencontre. Glissant une main dans ses cheveux, je plonge dans ce baiser, entrouvrant ma bouche pour glisser ma langue et ainsi chercher la caresse de sa jumelle. Le fougueux échange prend fin bien trop vite a mon goût et l'émoi de sa présence est déjà fortement présent en moi.

Oh, comme je haie ses vêtements qui m'entrave. Comme je maudit le manque d' hardiesse de mon amante... mais comme je le respecte également. Car oui, ce n'est pas l'endroit approprié pour la bataculer derrière une tenture et faire bombance de ses cuisses et de son ventre. Me repaître de la sorte est tout sauf digne de deux nobles. Mais, dieu m'en soit témoins, combien je désirais ce contacte charnel depuis que j'étais avec elle dans ce petit salon. Laissant la délicate murmurer dans un anglais a l'accent pitoyable des paroles capable de toucher mon cœur, je lui murmure.

- Tu ne devrais pas exiter my sensse hautant. Jé ne souis qu'une homme et je ai mes limiteu.

Il était important que la charmante demoiselle s'en souvienne. Je savais me tenir quand cela était nécessaire, mais je pouvais également craquer et l'amener dans un coin un peu plus privé pour la trousser sans aucun remord. Je ne forçais jamais les femmes, mais je n'en avais en général pas besoin.

- Toutefoua, je veux te direu qué je souis tout autant pained que toa. Tou me manque affeusemente lorsque tou n'es pala.

Mon accent approchait tant et si bien les mots, que même moi je devais admettre ma propre défaite sur la langue. Alors, laissant mon imperfections faire son office, je demande a la belle brune.

- Racoonte moa um peu ta jounée, Heloise, je aime t'entendreu parler et écouter la son de ton voix.

Passant un peu mieux mes mains sur elle, j'embrasse a nouveau sa machoire, mes mains se faisant un peu baladeuse au dessus de l'étoffe. Oui, mes paroles prononcées un peu plus tôt donnaient une impressions de ''fait ce que je dis, pas ce que je fais.''.
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Mer 22 Mai - 10:16




" Quoi qu'on refasse, quoi qu'on efface, y a pas d'amour sans se voiler la face. "
Héloïse & Cornelius



Héloïse sourit un peu. Ne pas exciter ses sens ? Elle y comptait bien pourtant. Elle comptait bien pouvoir passer encore une de ces délicieuses nuits dans les bras de son amant. Une de ces nuits où, pour une fois, elle ne se soucie plus de rien. Une de ces nuits où seul le désir est invité dans ses appartements. Les mains de la jeune noble continuèrent donc leur avancée sur le pourpoint de l'anglais, se faisant plus pressantes, frôlant mais ne dépassant jamais la limite de la décence. C'était là un jeu dans lequel la jeune femme était experte. Elle savait parfaitement mettre en éveil et les sens de son amant et les siens. Ses doigts fins dansaient sur le tissu, semblant voler par moments. Et la belle ne quittait pas son sourire. Même ses yeux souriaent, illuminés par une lueur magique et délicieuse.

Ainsi , il disait être peiné, lui aussi, lorsqu'ils ne se voyaient pas. Pourtant, la jeune femme savait que la peine qui était la sienne et celle de l'anglais n'étaient pas jumelles. Ce qui manquait à la de Fontanges, c'était de sentir le désir et la passion embrasser son corps doucement, délicieusement, douloureusement. Ce qui manquait à Cornelius, c'était autre chose. C'était un manque que malheureusement la jeune noble ne pourrait jamais combler. Il l'aimait et elle le désirait seulement. Alors qu'il l'embrassait de nouveau, ses mains passant à leur tour sur ses vêtements, la jeune femme sentit son corps s'embrasser. Riant intérieurement, elle mit toutefois fin au doux baiser, frissonnant de plaisir sous les mains de l'anglais. Si seulement ils étaient dans ses appartements...

- Oh vous savez, ma journée est d'un ennui sans nom et d'une monstrueuse banalité. Souffla-t-elle à son oreille, comme s'il s'agissait là d'un terrible secret. Puis, s'écartant un peu ... J'ai été chez mon ami Jefferson. Mais vous devez le connaître. Je vous ai vu parlé ensemble, quelque fois. Le chapelier de Monsieur. Vous voyez, n'est-ce pas ? Enfin bref, j'ai donc été le voir. Il avait un chapeau pour moi. Doucement, elle fit un signe vers le couvre-chef sur ses cheveux bouclés. Il est beau, n'est-ce pas ? Ce Jefferson est doué. Et d'une gentillesse ... C'est un bon ami. J'ai donc passé l'après-midi chez lui. J'en reviens justement.

Intérieurement, elle jubilais. L'homme devait s'ennuyer devant le récit d'un après-midi des plus banals. Mais il n'en montrait aucun signe. Il semblait se maîtriser parfaitement, en toutes situations. En public, en tout cas. Et il était vrai que cela énervait la joueuse qu'elle était. Mais c'était un défi. Elle voulait tant savoir jusqu'où il pouvait aller, où se trouvait ses limites. Pauvre Cornelius ! La noble jouait avec lui comme elle avait jouer, petite, avec ses poupées. Mais c'était là l'aspect délicieux de la chose. Bonne comédienne, elle faisait passer ce qui était un jeu pour un étalage de sentiments. Et cela semblait plaire à Cornelius. Posant une main sur la joue de l'anglais, elle rapprocha leurs visages encore. Ses yeux se plongèrent dans ceux du jeune homme. Elle pinça ses lèvres.

- Et vous ? Comment avez-vous passer votre journée ?





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