Partagez | 

 Intrigue : répartition du butin après le vol au bal masqué


Mer 3 Avr - 1:32

L'enfer est vide, tous les diables sont ici


La fête donnée au Palais Royal n'était pourtant faite que pour oublier tous les problèmes que provoquait la mort de la Reine mère dans l'esprit de Monsieur frère du Roi, et aussi un peu chez son souverain frère.
Pari réussit mais pas comme Philippe d'Orléans l'espérait. Parmi ses illustres et moins illustres invités, des mains baladeuses ont largement fait les poches des convives. Des mains agiles, lestes, zélée aussi discrètes qu'inattendue si bien qu'elles repartirent aussi simplement qu'elles étaient venues, sans heurt, sans vagues, jusqu'aux cris désespérés du frère du Roi.
Qui étaient-ils ? D'où venaient-ils ?
On cri à la sorcellerie au diable. Pourtant... Pourtant ils sont de chair et d'os, regardez, les voici, ces diables qui se réunissent pour se répartir leur butin durement gagné.
Regardez-les se satisfaire de leur bassesse la plus vile... Ou tout simplement s'émanciper de la nécessité la plus oppressante à la sueur de leur front... et à l'or des autres.



•Les participants•

Il faut que vous soyez idéalement truand, mais surtout que vous fassiez impérativement partie de la combine de Mi-Bottes, pour cela voyez un peu ce sujet qui vous permettra de vous insérer dans l'intrigue ou de vous mettre au clair avec les autres joueurs.

•Situation•

♦Suite à la dispersion prévue du groupe, vous retrouvez Mi-Bottes à la Cour des Miracles dans une vieille masure humide, vieille et mal entretenue appartenant à Maria Martinez. Bien entendu il fait encore nuit.
♦Votre périple jusque là aura donc évité les gardes de la ville, mais AUSSI les hommes de Grégoire l'Araignée. Mieux vaut éviter de répandre une rumeur qui vous sera encombrante par la suite n'est-ce pas ? Surtout si cette rumeur ne plaît pas au Roi des gueux, mis de côté et totalement ignoré par Erwan, contre toutes règles truande.
♦A vous de décrire la manière dont vous vous serez extirpé du bal, et comment vous en serez arrivé à rejoindre Mi-Bottes à l'heure fixée ou presque...

•Consignes•

♦ Vous postez à la suite de ce message dans l'ordre que vous voulez, MAIS prévenez que vous allez le faire en postant un message dans le sujet des truands prévu à cet effet cité un peu plus haut.
♦ Vous allez devoir défendre votre gagne-pain, lisez les rp de vos camarades pour savoir ce qu'il se passe.
♦ Évitez les temps de réponse trop longs pour ne pas bloquer les autres joueurs. Vous aurez un temps d'une semaine maximum à partir du moment où vous aurez indiqué que vous postez, pour envoyer votre rp ici Wink
avatar
ஒ Compte de Gestion ஒ Merci de ne pas envoyer de Messages Privés
Billets envoyés : 255

Voir le profil de l'utilisateur

Mer 3 Avr - 1:32

    C'était un sacré coup... C'était un putain de sacré coup ! Non mais très franchement ! Il fallait l'avouer quoi! Erwan se jetait souvent des fleurs mais là ! Il trouvait que c'était vraiment mérité et justifié. Aussi ne se privait-il pas de s'en flatter.
    De quoi pouvait-il parler... Oh voyons ! Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant ? Notre ami le nain en serait sincèrement vexé. Allons quoi... Un effort. Vous en avez peut-être même été victime. Ah ? La lanterne s'éclaire ? Non ? Oui ! Bravo.
    Derrière ce grand coup qu'était le vol spectaculaire du Palais-Royal, lors du très joyeux puis très raté bal donné par le gracieux et extravagant, mais surtout endeuillé ne l'oublions pas, Duc d'Orléans, se trouvait un petit être difforme, une moitié d'homme pas plus haut que trois pommes. Et cette moitié d'homme se gaussait allègrement de ce qu'il venait de se passer. Grâce à son grand esprit et des bras empruntés -bah oui vous vous attendiez à ce qu'il fasse tout ça lui-même ? Peut-être une prochaine fois, peut-être- il se moquait des nobliaux qu'il avait allégé de quelques biens.
    Enfin "il" direz-vous, Erwan en entend déjà certain grommeler et rouspéter. SOIT ! IlS ! Content ?
    Donc... Ils ! avaient pénétré le palais sans grande difficulté, tout d'abord grâce au thème du bal costumé ET masqué (merci Monsieur) mais aussi grâce à l'aide d'un autre bout d'homme, un bout de femme cette fois, une petite femme de chambre qu'Erwan avait rencontré un peu plus tôt dans le mois et qui lui avait appris le projet du Duc d'Orléans. Qui l'avait vraiment alléché.
    Vraiment Erwan plaignait le pauvre Prince, perdre sa maman ça devait être dur... Alors en comparaison perdre un peu d'argent et de dignité ça ne devait pas être grand chose. Si ?
    A vrai dire il ne s'était pas trop posé la question... Pas vraiment... Les seules questions qu'il s'était posées c'était : Qui choisir pour être son allié ? Fallait-il en parler à Grégoire l'Araignée alias le Grand Coësre alias le maître de la Cour des Miracles alias (et plus sobrement) le Roi des gueux ? Ou bien trouver quelqu'un d'autre ?
    L'avantage de Grégoire c'est qu'il lui aurait donné les hommes parfaits. Le désavantage ? Grégoire était une poule mouillée quand il s'agissait du Roi (le vrai celui-là, l'autre), il aurait pu l'empêcher de mener son projet à bien... Ou pire en fait, et solution la plus probable, : lui aurait piqué l'idée et l'aurait mis hors course. Ou au mieux lui aurait réclamé une part exorbitante du butin. Et Mi-Bottes n'aurait plus eu qu'à regarder les autres s'enrichir sur ses productions intellectuelles personnelles.
    Disgracia.
    C'était hors de question.
    Alors va pour les autres. Grégoire allait gueuler sûrement... Tant pis. Il fallait prendre des risques dans la vie parfois.
    Pour ça Erwan s'était tourné vers une bonne femme, retorse, intelligente ou au moins rusée. Le genre de femme dont se méfie particulièrement Mi-Bottes, mais qu'il pouvait tenter de tourner à son avantage...
    Maria Martinez. La bonne Maria, elle connaissait du monde la drôlesse; grâce à son commerce de devant et de derrière. Surtout de derrière. C'était comme ça que le nain l'avait connue et il avait rapidement remarqué chez elle une frustration, des regards, des petites remarques qui montrait que l'ex-gitane n'avait pas la moindre envie de rester à sa petite place. Une concurrente de Grégoire... C'était pas beau ça ? Alors voilà ! Il lui a présenté son projet, il lui a demandé un coup de main pour lui fournir des bras qu'elle jugeait sûrs et intéressés. Lui, Mi-Bottes, a trouver les autres.

    On était deux heures après le vol, autrement dit très tôt. Mais Erwan était surexcité. Comme prévu il avait provoqué de l'agitation pour détourner les gardes de l'intérieur du bâtiment puis il avait embarqué la charrette (bon c'était pas lui qui conduisait mais il y était) dans laquelle il avait planqué le butin jeté par la fenêtre et avait pris la direction du rendez-vous. Il aurait pu partir avec hein ? Mais bon... Trop risqué, et puis Erwan avait eu l'esprit en ébullition alors qu'il attendait dans le froid et surtout en voyant un peu la tronche de leur petit pécule. Il avait eu d'autres idées... Enfin il n'avait pas été le seul en ébullition, les gardes et les gens d'armes parcouraient la ville... Mais jamais ils ne viendraient ici.
    Le nain attendait dans le baraquement que lui avait prêté Martinez. Elle prenait un peu trop de place elle il devait faire attention. Maintenant il attendait dans le froid, grommelant et jurant. Il avait vraiment froid ! Ca devait être tout petit dans son froc ! Ils avaient intérêt d'arriver avant que ça ne disparaisse ou alors là oui il partirait seul avec tout le butin ! En tout cas il apprécierait maintenant de la compagnie... Allez, le premier qui arriverait promis il lui donnera un ptit avantage voilà, se promit-il. Les autres n'auront qu'à se faire foutre.
avatar
Invité
Invité


Mer 3 Avr - 17:46

Voler des nobles lors d'une fête donnée au palais royal. Quelle folie ! C'est du moins ce qu'avait pensé la jeune Zirrafon lors que son frère lui avait annoncé la nouvelle. Toutefois, il avait paru tellement emballé, tellement pressé à l'idée de rejoindre ce malheureux complot qu'elle ne pu lui refuser cela. Il lui paraît tout de même impossible d'entrer au sein d'une telle forteresse de gardes et surtout remplit de nobles capables de les reconnaître ! Pourtant, elle dû bien admettre que ce plan tenait du pire génie, lorsqu'elle se retrouva dans la salle de bal, ayant revêtit une robe de servante. Chaque détail de son apparence avait été soignée de façon à passer inaperçu parmi les autres domestiques, et cela avait payé : tandis que ces dames rigolaient et discutait, Laura en avait profité pour leur arracher bracelets et bijoux, ses mains expertes frôlant à peine leur peau blanche. Quant aux messieurs, c'était à Yvan qu'incombait la tâche de subtiliser leurs bourses remplies d'or et d'argent. À voir les regards et sourires qu'ils échangeaient, tout marchait à merveille. Entre eux, il n'y avait jamais besoin de parole, se comprenant d'une simple expression du visage, ou d'un simple échange de regard. C'est sans nul doute cette communication muette qui faisait marcher leur duo de chic et de choc. Ils ne purent malheureusement pas profiter un maximum de leur expérience de chapardeur, l'assistance commençant à se rendre compte que plusieurs personnes les avaient subtilisés de leurs biens. Se hâtant hors de la pièce, ils jetèrent leur butin à l'endroit précisé et se dépêchèrent de filer en douce hors de l'agitation naissante. Par chance, ils purent sortir dehors sans encombres, ce que Laura pensait tout bonnement impossible. Mais ils étaient toujours aussi libre, voilà le plus important.

Leur aventure ne s'arrêtait pourtant pas là. En effet, des gardes commençaient déjà à arpenter les rues à la cherchant des voleurs. Il fallait donc faire vite, s'ils souhaitaient éviter de finir leur vie plus tôt que prévu. Se tenant par la main, ils avancèrent silencieux de rues en rues, se tapissant dans l'ombre lorsque la menace en uniforme était trop près. L'une d'elle ne manqua pas de les remarquer, mais poursuivit rapidement son chemin, Laura ayant eu le réflexe de passer pour une prostituée en compagnie d'un client. En l'espace de quelques secondes à peine, elle enlaça son frère, sauta pour l'entourer de ses jambes et cacha leur visage de ses cheveux. Après un simple rappel à l'ordre et une demande de faire cela dans des endroits plus appropriés, le garde continua sa route, non sans apporter une once de soulagement aux deux truands. La jeune femme savait qu'user de ce petit stratagème était particulièrement gênant pour Yvan. Cependant, elle n'avait jusqu'à ce jour pas trouvé mieux pour les sauver de situations comme celle qu'ils venaient de vivre.
Après ce léger incident, ils reprirent leur chemin, en direction de la Cour des Miracles. À vrai dire, Laura appréhendait un peu la suite des événements, le roi des Gueux n'était pas au courant de cette soirée pleine de rebondissement. S'ils venaient à l'apprendre, il n'y avait aucun doute sur sa réaction à venir. Mais peu importe laquelle elle serait, elle ne regrettait rien. Cela faisait tellement longtemps, qu'elle n'avait pas ressenti une telle bouffée d'adrénaline ! Elle s'était beaucoup amusée, oui, vraiment. Cela l'avait sorti de son quotidien l'espace de quelques heures. Braver les lois, chaparder, elle le faisait depuis aussi longtemps qu'elle pouvait s'en souvenir. Mais participer à quelque chose d'aussi gros, jamais. Quoi qu'il en soit, il fallait désormais recevoir sa part de récompense, ce qui promettait de rallonger leur nuit.

Arrivés au lieu de rendez-vous, le frère et la soeur entrèrent assez timidement, pensant être les premiers arrivés. Emmitouflés dans leurs châles, ils se tenaient l'un à côté de l'autre, grelottant tout en reprenant leur souffle après leur course effrénée à travers la ville.
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur

Ven 19 Avr - 22:30

Nous allions rentrer dans le Palais de notre "Cher, Généreux, Attentionné, Adoré Prince", nous retrouver parmi toutes ces richesses à sustenter. Le nain avait décidé de s'entourer de Maria pour monter son business et il mit Grégoire de côté ! Ce qui ne me déplaisait pas, car malgré une « amitié » apparente avec l'Araignée, je ne le supportais pas ! J'utilisais ce lien comme un faire valoir car avoir le « Roi des gueux » en tant que relation était très utile, surtout dans le monde des truands. Mais il fallait avouer que le Grand Coësre aurait eu l'avantage d'avoir de bonnes ressources, de bonnes mains à disposition, mais sa crainte de Louis, le Roy, était trop grande pour prendre des risques.

C'est par Maria que j'eus vent des plans du Minuscule. Effectivement, c'est elle qui m'employait et elle connaissait une partie de mon passer en Angleterre. La Gitane savait que j'aimais ce genre de défi et vu qu'Erwan ne m'en avait pas touché mot à cause de mon « lien » avec l'Araignée malgré notre amitié, elle me demanda si je voulais y participer.

Effectivement, j'avais réussi à construire avec l'Araignée une relation amicale, enfin, du moins c'est ce qu'il croyait car en réalité j'étais telle une taupe, infiltré dans ses quartiers. Maria fut la seule personne au courant de mes affaires et celles-ci l'intéressaient fortement...

Nous nous retrouvâmes devant ce splendide Palais que nous infiltrions discrètement. Les gens portaient tous des bijoux splendides, qui brillaient de mille feux et leurs habits étaient resplendissants. La fête avait déjà commencé, les gens dansaient, tournaient en rond. D'autres buvaient et courtisaient. Toute cette richesse me dégoutta, j'en étais écœuré !

Je me retrouvais déguisé en valet, il m'était simple de voler quelques bourses ou broches à ces gens bien trop facile à duper!

Je me retrouvais dans la salle quand une dame m'appela pour que je la serve. Son ton était insupportable. J'avais l'impression qu'elle parlait comme à un esclave. Je m'approchais alors timidement d'elle et la noble pointa son éventail sous mon menton en me réclamant quelque chose à boire.
-Vous sembliez pensive Madame, je ne voulais pas vous déranger..., lui donnais-je comme excuse.
Le que la "pète-plus-haut-que-son-cul" lui fit sur son physique fit rougir l'Anglais qui la remercia pour son compliment. Sa main aussi douce que de la soie vint se poser sur ma joue, je baissais le regard, jouant le honteux.

Mais la Dame eut une question bien précise qui m'intrigua. Elle souligna ne jamais m'avoir vu dans les serviteurs... Pourquoi une noble apprendrait-elle tous les visages des servants? Mais je fus comme si de rien n'était et lui répondit le plus naturellement possible.
- C'est tout naturel Madame, on m'a engagé pour ce soir... Je remplace Benoît qui est malade.

-Vous pourrez dire à ce... Benoît... qu'il est définitivement remplacé. Vous prenez sa place.
- Madame, protestais-je, je ne...
- On ne se permet pas d'être souffrant durant l'une de mes fêtes, coupa-t-elle d'un ton doucereux. Vous vous présenterez demain au maître de quartier.

Comment pouvait-elle me donner des ordres tels que ceux-ci? Pour qui se prenait-elle? A moins que... Non! Ce n'est pas possible, serait-ce...? Serait-ce Monsieur? pensa l'Anglais. Il ne put cacher sa surprise au frère du Roi.

-Vous êtes le?
Le Prince posa son éventail sur les belles lèvres de l'Anglais pour le faire taire et se plaint de ne toujours pas avoir à boire... Je lui tendis alors un verre et il m'ordonna de m'en aller. Je fis alors un petit détour et choppa un de mes confrères voleur que je reconnus et nous nous dirigeâmes vers le cadet de la famille royale pour lui voler ses bijoux

***Quelques longues minutes après***

Agitation, mouvements de foule, tout allaient bien pour que l'on puisse s'échapper ! Tous ces moutons de nobles se cogitaient et épiaient leur voisin qu'ils prenaient pour leur voleur. J'avais eu un de plus beau bijoux que je n'avais jamais vu, je l'avais volé à Philippe d'Orléans qui s'était assise seule sur un sofa. Quelle idée de se laisser tomber dans un canapé seul, et avec quelques verres dans le nez... Il avait l'air d'une grande folle excentrique. Tous ses mouvements m'avait semblaient exagéré, comme au théâtre.

Nous faisions partie des derniers à sortir et échapper aux gardes avait été tout un art. Les rues s’enchaînaient sous leurs pas et les gardes les suivaient à la trace, il fallait qu'ils s'éloignent d'eux et qu'ils se dirigent aux rendez-vous pour y apporter leur butin ! Qu'ils étaient coriaces ! Mais leurs armures étaient bien plus lourdes que leurs vêtements et ils s'arrêtèrent bien avant eux, épuisés. Les deux compères se dirigèrent vers la Cour des Miracles, espérant retrouver tous leurs partenaires avec un butin bien rempli...
avatar
Invité
Invité


Mar 14 Mai - 18:06

    Il faisait du sur place et soufflait sur ses doigts gourds et enflés par le froid malgré ses grosses mitaines. Il n'avait pas pris le risque d'allumer un feu, meilleur moyen pour attirer les indiscrets, et puis il faisait plus chaud ici que dehors de toute manière. Juste qu'il était plus petit donc moins de gras pour se tenir chaud ptêtre... Au moins il n'était pas comme cette asperge de Ian -gardez-vous la blagounette de tous le monde pour le nain était un géant, il avait malgré tout un certain sens des valeurs qu'il appliquait sans se priver- qui lui donnait encore plus de surface à la morsure cruelle du vieil Hiver. Ce type-là... Si Erwan avait pu s'en passer il l'aurait fait avec plaisir, mais Maria avait insisté. Il joue un double jeu avec Grégoire, plus efficace que lui tu trouveras pas, je te jure Mi-Bottes sur la santa madre tu ne le regretteras pas.
    Ouais bah elle pouvait se garder ses jurons la maquerelle si le gars faisait déjà un double-jeu, Erwan ne voyait pas pourquoi il n'en ferait pas un triple. Enfin bon il avait fini par accepté con qu'il était, parce qu'il avait besoin de gens. Il espérait que les autres le surveillerait de près, et qu'ils l'empêcheraient de faire une connerie... Une connerie du genre qui ne lui plairait pas... Du genre glisser deux trois mots à Grégoire... Ouais nan ça lui plairait définitivement pas.
    En court et en bref, Monsieur Mi-Bottes commençait à se faire chier un rien et surtout commençait à s'inquiéter que cet enfoiré de grande asperge ne soit pas déjà rentré. Il les aurait trahi ? Si c'était le cas, ce n'était pas un homme mort mais pire que cela il y veillerait, ça prendrait le temps qu'il faudrait tant pis.
    Enfin il entendit du bruit.
    Venant de se monter un rien la tête tout seul comme un grand, le nain porta la main à la dague qu'il avait à son côté, dissimulée par sa cape de fourrure brune. Vieille et élimée certes, mais qui possédait le mérite d'être encore portable et de cacher les tâches, quelle que soit la couleur.
    Il retint un soupir soulagé en voyant entrer Yvan et sa sœur. Eux il les connaissait, eux étaient de braves gamins. Un peu bizarres, mais mignons... Enfin surtout la fille, Laura. Il avait cru entendre des rumeurs à son sujet... Peut-être qu'il devrait creuser...
    Il les regarda s'approcher frigorifié, les regarda un peu en silence attendant que l'un d'entre eux brise le silence. Le nain fut rapidement lassé de n'entendre que leur souffle court... Il leva les yeux au ciel et leur tendit une outre de vin qu'il avait laissé là -et qu'il s'était retenu de vider aussi sec s'il vous plaît !!-


    - Tenez, buvez ça, ça vous réchauffera les sangs.


    Il les regarda faire allait rouvrir ses lèvres gercées lorsqu'il y eut un nouveau bruit. La poigne de sa main retrouva discrètement le chemin de sa garde. Il ne put s'empêcher de froncer les sourcils en reconnaissant la grande asperge et un autre des voleurs.

    - Z'avez été long putain. On vous a pas suivi au moins ?
    grogna la demi-portion en laissant glisser son poing le long de son corps et s’emmitoufla dans sa cape.

    Ils allaient pouvoir commencer ce pourquoi ils étaient là. Mi-Bottes avait planqué le sac du butin en arrivant, pas fou, s'il y avait eu le moindre problème il avait voulu pouvoir fuir sans se soucier de son butin si durement gagné. Et bientôt si justement répartit.
avatar
Invité
Invité


Dim 26 Mai - 11:39

Laura avait recouvert ses frêles épaules de la veste gentiment donné par son frère. Contrairement à elle, qui avait les bras dénudé dans sa tenu de domestique du palais, Yvan avait la chance de porter une chemise le protégeant un peu plus du froid. Qui plus est, il était un peu plus résistant à ces températures que sa soeur, grelottant pour un rien, même quand les températures étaient à peu près acceptables. Au contraire, lorsque que de fortes chaleurs se faisaient ressentir, la grasse s'accumulant sur sa peau pendant plusieurs jours et le peu d'air circulant dans les rues de Paris la faisaient mourir de chaud, la rendant véritablement bonne à rien. Ses cheveux étaient gras, sa peau collait, bref : une véritable catastrophe. Par chance, il n'en était rien pour soir, la jeune femme ayant fait un effort de présentation pour se fondre dans la masse des nobles. Ce qui était néanmoins étrange, c'est qu'aucune des personnes présentes n'est remarqué sa couleur de peau bien plus bronzé que la leur, ce qui aurait pu la trahir bien plus rapidement qu'elle n'y aurait songé. A croire que même les domestiques étaient assez insignifiants pour qu'on ne leur accorde que peu d'attention.

Beaucoup plus grand qu'elle, Yvan se permit de la blottir contre lui, ce à quoi la voleuse répondit négativement. Elle savait qu'il voulait bien faire et la réchauffer encore plus, mais il n'était pas concevable pour elle de paraître pour une petite chose fragile. C'était sans doute là son plus gros défaut : dépasser sans cesse ses limites en les croyant de plus en plus grandes. Laura n'était pas la femme la plus forte de la Cour des Miracles, loin de là ! Elle était bien plus mince et frêle que la normale, du fait de sa faible alimentation. Ce qui l'aidait, c'était sa force de caractère la rendant quasiment intouchable, ainsi que sa malice la rendant plus maligne que certains balourds. Bien évidemment, la présence de son frère lui était essentielle. En fait, tous les deux se complétaient : lui possédait du courage de la force physique, tandis qu'elle possédait de la réflexion et de l'agilité. Leurs parents adoptifs avaient vraiment bien choisi en les logeant tous les deux sous le même toit.
La demoiselle Zirrafon repoussa donc doucement Yvan avec un léger sourire. Elle prit l'outre que leur tendit le petit homme et bu quelques gorgées en grimaçant, avant de la tendre à son frère. Laura avait déjà goûté de nombreuses fois à de l'alcool, notamment lors de fête ou lorsque leurs gains de la journée leur permettaient, mais elle n'en ferait jamais une folie. La sensation brûlure qui glissa dans sa gorge en même temps que le liquide fut très légère, par rapport à ce qu'elle pouvait boire d'ordinaire. Cela suffisait tout de même à lui donner quelques couleurs aux joues. Oui, car si la miss ne buvait pas tellement d'alcool, c'est parce qu'elle ne tenait pas vraiment. Il lui suffisait généralement de boire au maximum trois verres pour qu'elle se retrouve à dire et à faire n'importe quoi, a grand amusement d'Yvan. Cela ne serait toutefois pas le cas ce soir, ils avaient des choses bien plus importantes à faire, comme récupérer leur part du butin.

La voleuse sentait déjà son frère un peu tendu par la situation. Ce jeune homme ferait tout pour avoir une bonne part des récoltes de la fête. Et quand je dis tout, c'est tout... C'est notamment pour cette raison qu'elle l'avait accompagné jusqu'ici : Yvan avait la fâcheuse tendance à en vouloir toujours plus, surtout en ce qui concerne l'argent. Après tout, son but ultime n'était-il pas de faire fortune ? Laura ne prit pas la peine de se retourner vers les nouveaux venus, bien trop frigorifié pour faire le moindre geste. Elle glissa néanmoins une main dans celle de son compagnon de toujours, aussi bien pour l'intimer à rester calme, que pour lui donner en confiance. C'était bien connu, on ne pouvait pas réellement ce fier aux truands, même aux plus fiables, mais elle souhaitait intérieurement que tout ce passe dans le meilleur des mondes et qu'ils puissent rapidement rentrer dans leur taudis avec leur gain bien mérité.


-Y'avait des soldats partout dans les rues. S'exclama Laura, comme pour montrer que même en étant la seule femme de la petite assemblée, elle savait s'imposer, même si le grognement ne lui était peut-être pas adressé.

Yvan, qui avait jeté un oeil vers les autres voleurs, prit la parole à son tour :

-On est que ça ?
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur

Mer 29 Mai - 16:03

Une dizaine de minutes avant d'avoir volé Monsieur, j'avais remarqué une noble qui semblait totalement perdue dans la foule du hall principal. Elle tournait sur elle même comme si elle cherchait quelqu'un. C'était une belle femme qui était bien habillée, mais ce qui m'étonna c'était qu'elle ne portait pas de bijoux. Aucun collier, aucune bague. Elle me fit penser à ma mère, bien que ma génitrice n'eut jamais la chance de s'habiller de la sorte. Ses traits de visage étaient semblables aux siens, ils me replongèrent dans mon enfance, en Angleterre, dans les bas quartiers. Ces quelques images me tirèrent un sourire. Mon premier vol chez le boulanger, les nuits passées avec mes anciens amis, ... Un détail attrapa mon regard : elle tenait des papiers dans ses mains, pressé contre son ventre. Elle les serait comme s'ils étaient importants, de loin elle ressemblait à une femme qui aurait appris qu'elle portait un enfant.

Ces lettres qu'elle tenait devaient être importantes et je me mis en tête de la voler. Je ne sais pas pourquoi, normalement je n'aurais pas osé car en quelque sorte c'est comme si je voulais ma mère... Mais là c'était différent, j'étais en France et en occurrence, je ne la connaissais pas! Tout à coup, la dame me regarda comme si elle me connaissait, pourtant j'avais l'air d'un simple serveur dans mon ensemble... Elle s'avança vers moi d'un pas décidé.
-Stefano, vous voilà enfin! dit-elle d'une voie légèrement énervée.

Stefano... qui était-ce? Que pouvait-elle bien lui voir? En tout cas ce n'était pas moi! Mais je décidais de jouer le jeu et me tournais. Il fallait l'amener quelque part où il n'y avait personne, et surtout ne pas lui parler, car je ne savais pas quelle voix avait cette personne! Je me résolus à me taire et à me frayer un passage dans la foule. Deux portes s'offrirent à moi et je fis mon choix, heureusement pour moi, il n'y avait personne! Pendant tout le voyage, elle n'avait pas arrêté de jacasser ce nom. "Stefano par ici, Stefano par là... blablabla..." Tu ne peux pas te taire bécasse?

Une fois la porte fermée, elle me regarda étrangement. Je choisis d'essayer de lui donner un des verres sur mon plateau qui contenait un somnifère assez puissant, mais elle refusa. Au son de ma voix elle remarqua que je n'étais pas ce "Stefano" et saisit un tisonnier pour se défendre. Lorsque je vis le bout de l'arme vers moi, je la saisis et poussais la jeune femme contre mur.

La noble tomba, inconsciente. Je pris les lettres qui étaient tombées, les enfouis sous mon costume, contre mon torse et rentrais à nouveau dans le hall, comme un innocent. C'était un trésor que je n'allais pas partager avec les autres... de simples bouts de papier, qui en voudrait? Je décidais de les cacher sur le chemin et de venir les reprendre plus tard car ces lettres seraient un bon moyens de pression pour faire chanter la noble que j'avais dérobée.

Je vis Laura rentrer dans la Cour, avec un homme que je ne connaissais pas, grand et baraque. Ils vinrent vers le butin et déposèrent ce qu'ils avaient volé.

-Y'avait des soldats partout dans les rues, dit-elle.

-Oui, on a eu quelques... complications, si on peut le dire! lui répondis-je avec un sourire. Mais tout c'est bien passé, c'est le plus important.

-On est que ça ? demanda l'étranger.

Je m'apprêtais à répondre quand le nain le fit.
avatar
Invité
Invité


Mar 9 Juil - 4:01


    "Si justement répartit"... Quoique... Le Nain avait bien envie de flouer un peu la grande asperge qui finalement était là contre son gré. Enfin... Pas tout à fait... Un peu quand même. Bordel quoi il ne le voulait pas à la base et c'était bien parce que Maria avait insisté et qu'il n'avait personne vers qui se tourner qu'il avait au bout du compte fini par accepter ce "Godon".
    Du moins accepter, tolérer serait plus approprié quand même. Erwan se méfiait particulièrement de Ian comme nous ne cessons de le dire. Aussi sa sympathie allait plus aisément pour la fratrie qui il fallait le dire était attendrissante pour des gars oisifs et rêveurs. Des gars qui n'avaient donc aucun rapport avec lui dans cet instant présent. Erwan analysait froidement les comportements, prêt à réagir au moindre geste suspect. Il était hors de question qu'il se laisse attraper parce qu'il se croyait tiré d'affaire. On était jamais à l'abri... Encore moins chez soi.
    Et en regardant Laura, Erwan vit immédiatement que celle-ci pensait la même chose que lui. Il retint un sourire en la voyant se défiler des bras de son frère. Elle connaissait le coeur des hommes et leur manière de penser... Mais peut-être le montrait-elle d'une manière un peu trop flagrante. Les hommes se méfieraient d'elle, alors qu'il valait mieux qu'elle les caresse dans le sens du poil... Ou dans un autre sens pensa-t-il, goguenard.
    Il s'humecta les lèvres en haussant les épaules.


    - Evidemment qu'y avait des soldats partout, soupira-t-il, merci de me le faire r'marquer.

    Il l'avait cru un peu plus perspicace quand même. Ptêtre le froid... Ou le vin... Ou, à voir le regard de chien battu de son frère, ptêtre qu'elle était perturbée par une autre idée... Ou ptêtre plus précisément un toucher, au niveau de l'entrejambe du garçon qu'elle avait sans doute eu l'espace de quelques secondes contre ses hanches.
    Erwan aurait ri s'il n'avait pas été aussi tendu. Il regarda l'asperge qui prit ensuite la parole, pinça presque aussitôt les lèvres.


    - Notre ami Godon a raison.


    Ça lui faisait mal au cul de l'admettre, mais il fallait le reconnaître. Erwan tourna le regard vers Yvan.

    -Que ça, que ça... C'est déjà beaucoup mon garçon crois-moi.

    En ayant plus de gars ils auraient vu trop gros, déjà que c'était une mission légèrement, LÉGÈREMENT suicidaire... Finalement le coup du sort avait bien fait les choses, il avait réduit l'ambition d'Erwan et ce n'était pas plus mal. Sans mauvais jeu de mot il en sortait grandi.

    -Et donc ça en fait plus pour nous,
    dit-il avec son premier sourire malicieux de la soirée.

    Le nain s'humecta les lèvres en jetant un petit regard à l'Anglais. Il avait bien vu que ce dernier avait souhaité dire quelque chose. Erwan ne lui en avait pas laissé le temps, il ne voulait pas lui laisser le temps d'avoir une nouvelle fois raison.
    Il regarda la petite assemblée. Il jeta un autre gourde de mauvais vin au compagnon de l'Anglois et se détourna pour s'asseoir sur une caisse.


    -Bon... Z'avez pas été vu dans le bal ? Personne  ne peut vous reconnaître ?


    Mi-Botte les regardait de ses yeux bleus qui semblaient fait pour percer du plomb, qui mettaient souvent mal à l'aise.


    - Parce que si vous êtes reconnu... On est dans la merde, j'pense que c'est assez clair pour tout le monde non ?


    Il hésitait encore... Devait-il garder ce petit noyau de gens pour monter d'autres opérations ? Et dans ce cas les aider en cas de besoin ? Ou devait-il trouver d'autres gens... Et recommencer ailleurs...

avatar
Invité
Invité


Ven 19 Juil - 18:34

La demoiselle se résolut à tourner son visage vers les nouveaux arrivants lorsqu'elle entendit, peu après sa réponse au nain, la voix de Ian. Elle lança à celui-ci un rapide sourire du coin des lèvres, avant de reporter son attention vers leur commanditaire. Alors, comme ça, il était lui aussi de la partie... Amusant... Et surtout bien plus rassurant. L'homme accompagnant l'Anglais étant la seule personne dont elle ignorait l'existence, Laura était désormais quasi sûre que tout devrait bien se passer par la suite. Si on mettait de côté la potentielle venue d'indésirables venant chercher les problèmes. Mais sincèrement, en vue de la discrétion avec laquelle cette affaire avait été menée, il n'y avait certainement rien à craindre de ce côté-là, du moins l'espérait-elle. Après tout, les murs avaient des oreilles et les langues étaient parfois bien trop pendues.
Si elle ne s'était pas vraiment attardée sur son ami, c'était à cause de cette jalousie maladive qui s'échappait de son frère dès qu'elle se rapprochait un peu trop d'un homme. Lui expliquait cela par le besoin de la protéger de ces ingrats personnages, mais la jeune femme n'était pas aussi aveugle qu'il ne le pensait, et voyait parfaitement bien qu'il voulait la garder uniquement pour lui. Elle ne pouvait pas le blâmer, après tout, ils n'avaient jamais été séparés plus de quelques heures, et n'étaient plus que deux face au monde. Pour l'heure, Yvan était bien trop absorbé par la somme d'argent qu'il pourrait acquérir ce soir pour remarquer quoi que ce soit. Et tant mieux, bien qu'elle aurait préféré le savoir un peu moins obsédé par ça, car connaissant le caractère sauvage pouvant s'emparer des personnes dans ce genre rendez-vous.

A la remarque du faussaire, Laura ne se froissa pas, se contentant simplement de baisser sa tête pour se racler la gorge. Elle n'avait fait que lui expliquer la raison de leur retard, de la manière la plus calme possible. Bien sûr, elle aurait très bien pu répliquer par quelque chose d'amer, ce que ne manqua pas de faire son frère. Serrer sa main suffit à lui faire ravaler sa salive, les ongles de sa soeur s'enfonçant légèrement dans la paume de sa main. Il grimaça et la regarda sans comprendre, tandis qu'un simple regard entendu suffit à le faire taire. D'ordinaire, la voleuse n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait et à se défendre dans une belle joute verbale. Elle savait néanmoins quand elle pouvait se le permettre et quand elle ne pouvait pas. En l'occurrence, le moment était mal choisi, car un geste ou mot déplacé pouvait voir leurs gains s'envoler. Peut-être même leur vie. Prudence est mère de sûreté, comme disait l'autre.

Inspirant profondément, elle se redressa, serrant un peu plus la veste contre elle, et reprit son air sérieux et particulièrement confiant. Le but était de ne pas s'attirer ses foudres, afin d'être récompensé comme il se devait. Quant à faire le lèche-botte... N'allons pas jusque là. La demoiselle Zirrafon échangea un bref regard avec son cadet, qui tout comme elle était en train de passer en revue les événements du bal. Pour sa part, elle était arrivée le plus discrètement du monde, sans regarder le visage de ses « victimes ». Elle avait prit leur bien, aussi discrètement que possible, pour ensuite disparaître avant que les problèmes ne surviennent...


-Pas que j'm'en souvienne, pour nous deux en tout cas, répondit-elle d'un ton tout aussi neutre qu la première fois.

Elle haussa les épaules et afficha un sourire timide sur son visage.

-J'pense pas qu'ils se souviendront de nous quatre... Y'avait beaucoup trop de monde.

Une affaire telle que celle-ci ne serait jamais oubliée rapidement, et c'est là que les choses risqueraient de se compliquer. Quatre personnes, apparaissant un soir et disparaissant aussi vite qu'ils étaient venus... Rien n'était plus louche, et il suffisait qu'un seul invité se souvienne d'un seul visage pour que tout tombe en morceau. Laura y avait bien songé, et c'est notamment pour cette raison qu'elle avait longtemps hésité à ce joindre au groupe. Mais dans un élan d'optimisme, oublier ce point ne faisait de mal à personne.
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur

Ven 9 Aoû - 15:13

Ian savait que s’il était là, c’était grâce à Maria et au pouvoir qu’elle pouvait exercer sur le petit bonhomme. Le pauvre Anglais ne lui avait pourtant rien fait à cette demi-portion, mais déjà le nabot ne le supportait pas ! Ils ne s’étaient pourtant vu qu’une ou deux fois avant le coup monté, et l’anglophone s’était adapté pour lui montrer qu’il pouvait faire partie de la bande. Peut-être que ce dernier ne pouvait pas supporter le fait qu’un homme fasse le même travail qu’une catin ou c’était certainement son implantation dans l’entourage de l’Araignée… Il ne fallait pas que le nain gâche cette infiltration ! Ils y avaient travaillé avec la tenancière du bordel, beaucoup travaillé et cette place de taupe ils l’avaient enfin eux chez Grégoire. Il fallut du temps pour gagner sa confiance et rentrer dans son entourage proche. Cela avait demandé beaucoup de sacrifices, mais ceux-ci avaient été payant pour le duo de truands ! Maintenant qu’il était implanté chez le Roi des truands, il pouvait connaitre les futurs plans que celui qu’il appelait le « dégueulasse » préparait. Le fait de savoir ce qu’il faisait subir à Laura le dégoutait au plus au point, et s’il n’avait pas été en mission, il lui aurait déjà certainement planté une dague en plein cœur. Nos deux amis n’étaient pas les seuls à ne pas aimer cet homme qui s’était permis de prendre cette place sans l’accord de personne ! Au fil de sa prise de pouvoir dans les rues, il ne s’était pas fait beaucoup d’amis, d’ailleurs le fait qu’il survive aussi bien étonna l’Anglais, quoique, quand il avait vu comment tout se passait sur le point de sa sécurité, il avait vite compris.

Grégoire voulait tout contrôler, tout ! Il devait avoir un pied dans le moindre petit casse, sous quoi, il piquait une crise comme il savait si bien le faire, imposant des châtiments à ceux qui l’avaient volontairement oublié, et c’est ce que risquaient les quelques bandits dont Ian faisait maintenant partie ! Surtout que ce coup ne pouvait pas rester indiscret ! L’Anglais allait tout voir depuis l’intérieur, il allait même certainement vivre la colère du dégueulasse et il savait d’avance qu’il ne pourrait pas le calmer, personne ne peu le calmer… sauf Laura. Ce trou du cul passe tous ses sentiments sur la pauvre brune qui souffre de ses rapports qui sont tellement violent que l’on appelle ça de la barbarie ! Mais fermons la parenthèse et revenons en à nos chèvres… euhh moutons !

- Evidemment qu’y avait des soldats partout, merci de me le faire r’marquer, soupira le trois-pommes.

Ian décida de se taire pour ne pas commencer à lancer les disputes ! « Godon, he will see what the Godon will make to him... » pensa-t-il. L’Anglais acquiesça à la remarque d’Erwan car il était totalement d’accord avec lui, et s’il l’autre voulait y retourner, qu’il y retourne seul ! Même s’il avait pris par à la mission suicide, il n’était pas assez bête pour y aller une deuxième fois . Le nain prit la parole avec lui.

- Bon… Z’avez pas été vu dans le bal ? Personne ne peut vous reconnaître ?

- No little, personne nous a vu! Nous voulions z’êtr’ discret, nous l’avons été, alors nobody peut nous reconnaitre !

Sa réponse fut rapide car il le pensait vraiment et que les menteurs attendant toujours avant de répoindre et la franchise était une de ses qualités. De plus, Laura avait bien répondu avant lui et effectivement, le nombre de personne rendait la chose plus facile pour eux ! Mais il allait falloir être discret sur cette histoire là, car la vantardise n’est que meurtrière et c’était leur vie qu’ils jouaient, leur vie au quatre. L’Anglais planta ses yeux dans ceux du nain sans lui lâcher le regard, il ne lui faisait pas peur et il n’hésitait pas à le lui montrer, mais s’il les yeux du trois-pommes-de-haut étaient glaciales.

- Tu nous as choisi pour ça non ?

Lui demanda-t-il en sachant qu’il n’avait pas forcément eux le choix pour lui, mais il ne savait pas ce qu’il en était pour Laura et son frère, d’ailleurs, comment l’avait.il connu ?

L’Anglais ouvrit un peu sa chemise en défaisant les boutons, laissant apparaitre la peau de son torse à l’air libre, car l’effort lui avait donné un peu chaud. Il s’essuya le front, chassant la transpiration qui y coulait et laissa retomber sa main en donnant un à-coup pour faire tomber l’eau salée puis passa le revers contre son bas pour le sécher. Il vit alors une coupure au niveau de son avant bras qu’il n’avait pas ressenti avant, peut-être à cause de l’adrénaline, mais il décida de ne pas le mentionner même si la plaie avait l’air d’avoir pas mal saigné. Il espérait qu’il n’avait pas laissé trop de marques… Il observa le tas d’objets volés devant lui avec un petit sourire, puis il leva la tête pour observer l’endroit où ils étaient qui était trop accessible pour n’importe qui à son goût…

- And, on se partage ça comment ? J’ne sais pas pour vous, but j’ne veux pas rester ici trop longtemps… !
avatar
Invité
Invité


Jeu 22 Aoû - 15:56


    Mi-Botte observait beaucoup et bien. C'était indispensable dans ce milieu, encore plus quand sa tête dépassait à peine les hanches de ses adversaires. Aussi le nain observait, regardait et jugeait. Tous les hommes jugeaient, même ceux qui prétendaient le contraire, c'était même eux qui jugeaient avec le plus de sévérité. Il s'amusa de la réaction de Laura, capta du coin de l'oeil la retenue qu'elle imposa à son frère. Décidément... C'était bien elle qui des deux portait la culotte.Rien de bien surprenant il fallait dire, Mi-Botte avait déjà vu nombre de gars se laisser mener par le bout du nez, ou de la baguette par leur compagne ou la femme qui leur faisait tourner la tête. Yvan faisait donc parti  de ce groupe là c'était bon à savoir.
    Il notait aussi que Laura se contenait. Elle savait où elle se trouvait et avec qui, ce qu'elle devait aussi remporter. Ca aussi c'était bon à savoir. La tête pensante c'était la jeune femme.
    Quant au petit regard lancé à l'Anglois... Erwan décida de creuser ce point plus tard. Au mieux cela voulait dire que la gamine pouvait surveiller ce gars pour lui, au pire elle répondrait de ses actes avec l'autre.

    Il tourna son regard bleu vers elle et l'écouta. Il haussa les épaules, n'eut pas le temps de répondre. Ses yeux se tournèrent plus froidement vers l'asperge. Erwan retint son agacement, s'humecta les lèvres. Il préféra répondre à Laura, calmement et simplement. Il aimait bien cette gamine. C'est pour ça qu'il ne lui parla pas durement. Elle manquait de métier. L'autre par contre...


    -On sait jamais, la mémoire est capricieuse. Vous pouvez croiser un type un jour, être incapable de décrire son visage si on vous l'demandait. Pourtant ... Suffit qui vous croise un autre jour par hasard, comme ça et pouf... Il se souvient d'tout avec une précision un peu embarrassante. Pour c'qui est du choix mon bon Godon...

    Il regarda une nouvelle fois le jeune homme.

    -Je crois que t'es d'jà fixé sur la question.


    En l'entendant, Erwan se demanda si Ian avait un minimum de jugeotte, ça se voyait un peu quand même. Il soupira en reposant son regard sur les sacs qu'il avait laissé là mais qui ne contenaient plus rien. Erwan ne se trouvait jamais assez prudent, le butin était planqué.

    - J'veux d'abord savoir si vous avez des réclamations particulières... Et à quel prix vous jugez votre boulot de ce soir... Chacun vot' tour.

    Il tourna le regard vers Laura et son frère.


    -Les dames d'abord... A combien tu juges l'aune de votre talent à toi et ton frère ?

    Il trouvait que c'était le mieux, il serait ainsi capable de juger encore, de composer et de lire un peu ces esprits fermés et compliqués, de jouer avec leurs attentes, de négocier... Et de voir pour la suite ce qu'il allait décider.


Liste d'objets appartenant aux joueurs volés:
 
avatar
Invité
Invité


Jeu 29 Aoû - 20:05

Bien qu'elle souhaitait passer pour la jeune femme la plus fière et la plus sûre d'elle qui pouvait exister en ce bas monde, l'appréhension que ressentait Laura était loin d'être invisible. En fait, plus cette entrevue avançait, plus en se posait des questions revenant sans cesse dans son esprit, la principale étant : avons-nous fait le bon choix en nous joignant à cette mission suicide ? Elle savait au fond d'elle-même que tous les soupçons seraient tournés vers les membres de la Cour des Miracles, car eux-seuls auraient osé un tel affront. Évidemment, mis à part les truands eux-mêmes, personne dans Pairs ne connaissait son positionnement exacte, ou bien on préférait se taire à ce sujet. Cet incident au bal risquait néanmoins d'accentuer les recherches, voir même de les mettre directement en danger. Les deux jeunes passaient la majorité de leur temps dans les rues de la capitale, cherchant constamment de nouvelles proies pour espérer ramener quelques sous le soir, dans leur taudis. Avec cette histoire, nul doute qu'ils leur faudraient se montrer particulièrement discret lors de leurs activités, quitte à les arrêter durant quelques jours... Au risque que les autres trouvent ce comportement louche. Bon sang, que voilà bien des dilemmes ! Dans tous les cas de figures, la prudence était de mise, et la voleuse comptait bien en user.

Cette dernière, d'ailleurs, déglutit avec difficulté lorsque le semi-homme s'adressa directement à elle. Se faire reconnaître était bien la dernière chose qu'elle espérait... ! Sa vie restait encore bien trop attrayante à ses yeux pour qu'elle finisse aussi rapidement. Mais ce qui l'étonna bien plus qu'autre chose, c'était le fait qu'il leur demande leur avis sur le potentiel butin qu'ils pourraient recevoir. Bien sûr, n'importe qui serait tenté de répondre par une somme astronomique, en ventant ses qualités et les efforts incroyables fournis pour pouvoir obtenir une telle récompense. C'est somme tout ce qu'aurait fait Yvan, si sa soeur n'avait pas été présente. Lui qui était à la recherche constante de richesse, ferait tout et n'importe quoi pour vanter ses mérites après ce soir. Mais être vaniteux n'était, aux yeux de la demoiselle, qu'une piètre bonne idée. Au contraire, plus on en demandait, plus on risquait de recevoir un profond et simple refus. Tout comme lui, Laura souhaitait avoir le plus de gains possible, après tout, ils ne s'étaient pas mouillés pour ne recevoir que quelques pièces en retour ! Mais Erwan était malin, et elle le savait.... Il fallait donc l'être tout autant, chercher convenablement ses mots pour obtenir ce que l'on désirait. Peut-être qu'elle n'était pas aussi mûre et adulte qu'une jeune adolescente, mais elle savait réfléchir et agir en condition, ce dont elle se félicitait souvent.


-Hé bien...

Elle échangea un long regard avec son compagnon de toujours, cherchant avec exactitude ce qu'elle souhaitait dire. Ce genre de conversation, elle n'en avait jamais vraiment eut. D'ordinaire, c'était Yvan qui se chargeait de ça, parce que c'était un homme et que sa voix avait bien plus d'importance par rapport à celle frêle et plus petite de sa benjamine. Toutefois, cette nuit, les rôles s'inversaient, et la brunette allait enfin pouvoir montrer ses dons de négociations pour recevoir leurs biens.

-... Je suppose qu'elle doit prendre une part plus que raisonnable du butin, répondit-elle enfin, assez fièrement, et le regard rivé vers le nain.

Elle n'avait pas osé énoncer de sommes exacte, peut-être parce qu'elle et les calculs ne faisaient pas bon ménage, alors imaginez un peu pour estimer combien valait exactement une certaine somme d'argent.
.. !

-On a réussi à garnir un peu en prenant quelques bourses et autres objets, continua-t-elle, dont un bracelet de perles qui ne me déplairait pas de garder. Et puis, nous sommes deux.

Ce fameux bracelet, prit au bras de cette satanée jeune noble rencontrée quelques semaines plus tôt dans la rue... Elle avait osée la frapper et la prendre de haut, pleurant ensuite sur son sort... Non, Laura ne la portait aucunement dans son coeur, et ne dirait pas non à la fierté d'avoir finalement réussit à voler un de ses précieux biens. Quant au deuxième point, elle avait volontairement appuyé dessus, montrant à quel point elle jugeait leur part un peu plus grande que celle des autres.
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur

Mer 4 Sep - 22:08

C’était ce moment que l’Anglois appréhendait le plus, car on connaissait la folie des Hommes à toujours vouloir plus que son voisin, mieux que son voisin. L’humain n’est jamais heureux avec ce qu’il a, il faut toujours plus, toujours plus grand, plus gros, plus performant. Que pouvait-il bien demander ? Là était la bonne question ! Il convoitait bien sûr les beaux bijoux volés, mais ils ne lui serviraient à rien ! Sauf dans la revente… malheureusement pour lui, il n’était pas un expert dans ce domaine là. On ne peut pas exceller partout. Ses qualités de marchands s’étaient révélées bien plus médiocres que son pouvoir de séduction, ce qui l’a amené où il en est maintenant. Les affaires de chair était le royaume de Ian, qui comblait autant femmes qu’hommes. Il pensa prendre un moment le bracelet pour le donner à Laura, mais cette dernière avait parlé avant lui. Dommage car cela aurait fait un beau cadeau…

Les charmes de la belle opéraient sur l’Anglais depuis maintenant un petit moment, à vrai dire depuis leur rencontre dans cette taverne. Elle lui avait directement tapé dans l’œil, et la suite avait été… sportive ! Cela remontait il y a quelques semaines, et les deux amants se voyaient toujours. Elle lui apportait un plaisir qu’il ne trouvait pas lorsqu’il exerçait pour Maria dans le bordel, il ne savait pas l’expliquer, mais c’était certainement tout simplement à cause de l’attirance… Le choix de Laura ne l’étonnait pas car elle avait bon goût et cette petite parure était magnifique, les perles bien régulières. Celle qui l’avait perdu devait le regretter !

Ian ne connaissait pas l’homme qui se trouvait à ses côtés, mais elle lui avait souvent parlé de son frère, et ce qu’elle lui avait dit ressortait sur ce qu’il voyait. C’était un jeune homme à la mâchoire volontaire. Son jeune âge lui donnait un air téméraire, ce qu’il était sûrement. On ose faire beaucoup plus de chose quand on sort de l’enfance et que l’on devient adulte, on ne craint pas de la même façon les dangers, tout nous semble possible, et cela tourne souvent mal dans notre occupation de truand. Lorsqu’elle le regarda dans les yeux, un brin de jalousie envahit Ian, mais il se maîtrisa, ce n’était pas la moment de commencer une bagarre, surtout pas après ce qu’ils venaient de faire ! Et s’ils se lançaient dans un défi, sûrement que le demi-portion en profiterait pour se tirer avec le butin qu'il avait soigneusement caché ! Chose que l’Anglois ne voulait pas. Le gnome maîtrisait trop de chose à son goût, mais c'était comme ça et il ne pouvait rien y faire...

Lorsque la belle eut fini, il adressa à nouveau son regard au nain, lui aussi attendait rétribution pour son travail et sa prise de risque car s’engager dans ce genre d’affaire était risqué, surtout qu’il n’y avait presque que des membres de la Cour des Miracles qui avaient la possibilité et le cran de faire ce coup. Beaucoup de personnes avait connaissance de ce fameux endroit, mais très peu savait où il se trouvait, heureusement pour nous chères et chers criminels autrement ils auraient été dans un sacré pétrin !

- J'vais prendre c'tte lettre qu'j'ai arraché en priorité… Then…

Il s’arrêta. Il préféra se stopper ici et attendre pour voir ce qu’allait ajouter la demi-portion, car à voir il allait partager le reste équitablement.
avatar
Invité
Invité


Ven 11 Oct - 20:00


    Erwan se tut, regardait. Vous noterez que le nain depuis le début de cet entretien ne semblait faire que cela et nous avons déjà longuement justifié les raisons de ce comportement mais plus que cela Mi-Bottes ne parvenait pas à se sentir en sécurité, ne parvenait pas à se sentir tiré d'affaire.
    Car Erwan ne se sentait jamais plus en danger qu'au milieu des gens de son propre milieu. Habituellement Mi-Botte avait toujours autour de lui quelques hommes de main qui traînaient pas trop loin, ou la présence "d'amis" qui ayant une dette envers Erwan intervenaient sans même se poser de question, sans qu'il n'ait à le demander.
    Là... Pourtant... Malgré sa prudence... Ou à cause d'elle, Mi-Botte était plus démuni que jamais. Il n'avait pas voulu prendre de risque inutile et embaucher plus de gars que nécessaire. Il n'avait à la ceinture que sa dague et sa réputation pour pouvoir se défendre, dans sa botte il n'avait que son esprit et son attention. Maintenant plus que jamais il devait être prudent, car si ses complices d'un soir décidaient de se monter contre lui... il ne pourrait pas grand chose et se trouverait dans une situation peu enviable.
    Il en était conscient, cela n'empêchait pas sa grande gueule de s'agiter autant qu'à son habitude à son grand dam.
    Il attendait la réponse de la jeune femme, non sans avoir imposé le silence à son compagnon d'un regard torve.
    Il la regarda dans un sourire goguenard. Une part plus que raisonnable. C'était tout ce que lui avait dicté sa raison ?
    Il marcha tranquillement vers l'endroit où il avait planqué le butin, donna un coup de pied dans le bois tout en écoutant la jeune femme. Il ouvrit sa cache, se redressa en la regardant.


    -Vous êtes deux c'vrai,
    acquiesça-t-il en traînant le gros sac. Donc deux parts... Deux fois plus de choses.

    Il plongea sa main dans le sac en fouillant un peu, ramassant deux trois bracelets de perles qu'il montra à Laura.


    -Mais je te savais pas coquette pour autant. Lequel tu veux ? Ou peut-être que tu veux les trois ? Prenez-les. Si y a pas celui que tu cherches, prends-le aussi.


    Il avait dit cela dans un sourire malin en lui montrant les bracelets, les posa sur une étoffe sale qui ferait le sac. Il y en avait quatre en tout. Un pour Laura et Yvan, un pour Ian, un pour Florian, un pour lui.
    Erwan se doutait que même s'il avait dans sa main le bracelet que cherchait Laura, la jeune femme, si elle était intelligente viendrait en ajouter un autre dans le butin. Erwan avait déjà divisé les bourses entre elles en attendant que les autres le rejoigne. Il en mit donc deux avec les bracelets, prit une paire de boucle d'oreille dans sa main, une belle paire de rubis, réfléchit un moment. Ces bijoux étaient trop repérables.
    Sa réflexion fut interrompue par une voix qui l'irritait.
    Il tourna ses yeux de glace vers l'Anglais.


    - J'crois pas t'avoir donné ton tour mon gars.


    Les lèvres pincées il se releva bien que cela ne change pas grand chose sur la forme.


    - Pour ta lettre... Tu parles de ça ?


    Il tira de sous sa cape une enveloppe qui s'était un peu froissée dans le sac du butin. Il l'avait ouverte et l'avait lue et franchement... il avait été soufflé par la signature finale.

    - Comment tu t'es retrouvé avec ce truc-là ? Tu sais ce que c'est au moins ?


    Il parlait calmement mais restait d'une méfiance exacerbée avec ce gars en qui il n'avait qu'une confiance très succincte.
avatar
Invité
Invité


Mar 29 Oct - 15:41

Tels deux suricates dans les brousses africaines, le frère et la soeur se redressèrent instinctivement quand Erwan sortit enfin le butin de sa planque, et ce en synchronisation parfaite. Comme quoi il ne suffisait pas d'être jumeaux ou d'avoir le même sang dans les veines pour faire exactement les mêmes choses au même moment. C'était là de la pure et simple curiosité. Voir amassé ainsi une certaine quantité de biens tous aussi riches les uns que les autres était, ma foi, quelque chose qu'on ne voyait pas tous les jours, et encore moins aujourd'hui. Non, ils ne verraient pas les gains remportés par le petit groupe de truands durant cette soirée, tout ceci étant déjà bien au chaud dans des petites bourses semblant équitablement remplies. Visiblement déçus, mais non moins ravis de pouvoir prendre leur part, Laura et son cadet reprirent leur positionnement normal ainsi que leur sérieux. Chaque geste, chaque mouvement était observé par le duo, vérifiant ainsi si jamais il lui venait l'idée de prendre discrètement un des biens que le petit groupe avait réussi à récupérer. Non pas qu'ils le prenaient pour un charlatan et tout simplement pour un voleur, mais quand il s'agissait d'argent Yvan se montrait particulièrement intéressé et très... téméraire. Nul doute que si le nain tentait de les piéger d'une quelconque manière que ce soit, le truand risquerait de faire quelque chose qu'il regretterait par la suite, du fait que cela impliquerait directement ou non sa soeur. Cette dernière viendrait sans réfléchir plaidait sa cause, se mettant elle-même en danger ! Que voulez-vous, ils étaient chacun une facette d'une même pièce que l'on ne pouvait couper en deux... Si l'un d'eux devaient être victime d'un mal tel qu'il soit, il est à parier que l'autre tenterait tout et n'importe quoi pour le sortir de ce pétrin. C'était ça alors, un lien fraternel fort ?

Les yeux de la jeune femme brillèrent en observant les bracelets que tenait entre les doigts le Mi-Botte. Parmi eux se trouvait bien évidemment le fameux collier prit quelques heures plus tôt. En le voyant, son coeur ne fut qu'un bond, comme si le stress venait soudainement de s'emparer d'elle. La fin de cette entrevue approchait plus vite qu'elle ne l'avait espérée, et cette part du butin se trouvait là, juste devant elle. Laura ne voulait pas qu'elle lui échappe, c'était la première fois qu'elle rentrerait chez elle avec autant de choses précieuses sur elle, il n'était pas question de voir tout ça s'envoler pour une faute d'inattention !

Coquette n'était peut-être pas le mot exacte pour décrire son attirance envers certains objets et bijoux revêtit par des femmes. Elle en était une, et comme toute personne de ce même sexe, et ce même si elle n'y passait ses journées, elle aimait paraître belle. Bien que faisant partie de la classe la plus infâme de France, la voleuse prenait un tant soit peu soin d'elle, et ne refusait jamais un collier, bagues ou un autre bijoux pouvant taper à l'oeil. Cela faisait partie de sa nature, ce pourquoi elle ne dirait pas non pour avoir quelques bracelets en plus que celui demandé. Pour simple « reconnaissance », un sourire naquit timidement sur ses lèvres gercées par le froid, accompagné d'un timide hochement de tête. Elle avait eu ce qu'elle désirait, et n'attendait maintenant que de prendre ce tissu formant la bourse entre ses mains et de savourer ce qu'elle contenait. Yvan commençait déjà à s'avancer vers cette véritable fontaine de jouvence, mais la voix du nain retentissante à nouveau poussa Laura à l'attraper par le bras pour l'arrêter. Ian ne semblait visiblement pas être apprécié, ce qui sembla un peu paradoxal aux yeux de la demoiselle... Pourquoi l'avoir amené dans cette affaire si la confiance entre eux n'était guère présente ? Elle en avait presque de la peine, car à continuer à le fréquenter, elle savait qu'il n'était pas un mauvais bougre. Pour preuve : il avait gardé son secret, sa honte... Et cela valait bien toute la confiance du monde. Alternativement, elle fixa Erwan, puis Ian, apparemment bien curieuse de voir la suite...
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur

Mar 21 Jan - 11:58

Le regard que lança le nain à l’Anglais ne lui plaisait pas du tout, ce genre de regard qui voulait dire « ferme ta gueule et attends que je t’adresse la parole si j’ai la bonté de le faire ». Ian savait qu’il devait se faire du petit homme un ami, ou en tout cas un allier car maintenant ils s’étaient foutus dans la merde ensemble et si l’un d’eux coulait, ils allaient tous le rejoindre au fond du trou ! De plus Maria lui avait vivement recommandé de ne pas se le mettre à dos, sous peine de le jeter à la rue. Aux yeux de cette femme, toute personne pouvant l’aider à renverser Grégoire était à compter dans ses rangs. Elle arrivait à convaincre beaucoup de personnes, mais le Roi du « bas Paris » exerçait une poigne de fer sur la capitale qui tremblait à son simple nom.

Plus de butin pour deux personnes, cela semblait tout à fait raisonnable, car les deux avaient risqué leur vie et deux fois plus de risque donnait le droit à deux fois plus de bijoux, enfin… telle était la pensée de l’Anglais. « Trois-Pommes » sortit d’un sac des bracelets en perles magnifiques qui iraient à perfection à la belle brune que le gueux d’Outre-manche connaissait maintenant un peu. Le nain avait sorti une petite bourse qui semblait bien vide en conséquence de ce qu’ils avaient volé, à moins qu’ils aient vraiment été mauvais dans leur tour de passe-passe au palais…

La phrase que lui adressa le nabot l’énerva au plus haut point, si bien que si ce n’était pas lui qui avait gardé le butin et qu’il n’avait pas cette obligation à tenir au près de Maria, il ne se serait pas retenu de lui dire ses quatre vérités ! L’arrogance de cette petite chose était vraiment détestable en ce moment même à Ian qui du serrer le poing dans son dos pour se détendre. Il se pinça la lèvre inférieur pour ne pas lui répondre comme il l’aurait fait de prime abord et attendit que le petit débite son discourt à son égard.

- Oui j’parle d’ça… J’crois qu’y a rien d’autre qui r’ssemble à des lettres dans ton sac ?

Il ne se gêna pas pour autant d’être légèrement désagréable avec le nain. Se retenir oui, mais de là à être « poli » avec lui, il ne fallait pas pousser mémé dans les orties, surtout que sa question était vraiment stupide…

- J’ai assomé une Lady dans’une little chambre en m’faisant passer pour un’autre et elle avait ces papiers là… Il soupira à la question du nain. Il voulait bien passer pour un con, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin… le sigle de cire révélait bien d’où venait ces parchemin. Et à voir j’suis pas l’seul à le savoir vu qu’tou les as ouvertes et… je souppose lues ?

Si l’Anglais pouvait deviner que le nain n’avait pas confiance en lui, il en laissait tout autant paraitre dans le son de sa voix.
avatar
Invité
Invité


Dim 9 Fév - 13:30

    Franchement c'était la dernière fois qu'il se laissait conseiller quoi que ce soit par cette greluche de Maria. C'était que des mauvaises idées, c'était une femme non ? Bah voilà ça expliquait tout.
    Mi-Botte avait ces tendances misogyne prononcées dans ces moments d'irritation où il avait besoin de blâmer quelqu'un d'autre que lui même bien qu'il sut qu'il était le seul en cause. N'avait-il pas été le premier a été voir Maria ? A sentir chez elle l'ambition dévorante qui pouvait lui permettre de jouer avec elle.
    A bien y réfléchir c'était à se demander pourquoi Mi-Botte avait fait ce sac du Palais-Royal. Pourquoi ? Il n'était ni dans le besoin ou la nécessité. Pas plus que d'habitude. Il n'avait pas de dette, Satan l'en préserve (et l'en préservait bien) alors pourquoi l'argent puisqu'il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas le dépenser dans l'immédiat ?
    Mi-Botte avait un sale goût du jeu, des moments où il mettait sa vie en jeu contre sa prudence habituelle. c'était stupide le pus souvent mais c'était ces petits instants qui lui avaient permis d'établir une solide réputation. Si on ne ne prenait pas de risque, on n'avançait pas.
    Peut-être avait-il trop avancé ? Peut-être qu'il n'aurait pas dû faire cela. Mi-Botte regretta l'espace d'une seconde son plan de longue date puis se reprit. Ce qui était fait était fait, autant en profiter.
    Il regardait l'Anglois sévèrement, la lettre en main. La signature au bas de cette lettre valait son pesant d'or il fallait le dire et il n'aimait pas l'idée que ce connard ait pu penser qu'il le laisserait partir comme ça, avec sa part du butin et la possibilité de la faire grossir dans son coin sans faire partager les autres.

    -Évidemment j'l'ai ouverte, t'as pas l'air de saisir à quel point un papier peut valoir parfois beaucoup plus que de l'or. Beaucoup plus...

    C'était une notion parfois difficile à appréhender pour des gars qui ne savait pas lire et qui ne comprenait pas comment un bout de papier pouvait avoir un tel pouvoir.
    Il regarda les autres truands autour de lui. Erwan avait dans cette affaire un souci d'équité. Pas d'égalité non non, d'équité. L'égalité c'était pour les rêveurs, les utopistes, ceux qui se faisaient dévorer par le monde. Lui était plus rationnel et plus avisé.

    -Et si c'était là c'est qu'ça fait parti du butin comme on l'avait dit au début de notre plan et comme on a tous été d'accord sur la question.

    Tout ce qui était volé au Palais-Royal était mis dans un butin commun qui serait ensuite réparti équitablement entre les voleurs. Erwan avait été très clair. Ce n'était pas on vol et on garde ce qu'on a volé... Il n'y avait aucun intérêt pour Mi-Botte, surtout s'il voulait garder autour de lui une bande soudée.

    -Donc ouais comme tu sais pas lire,
    continua-t-il d'un ton froid et blasé, je l'ai ouverte parce que je crois que je suis le mieux placé pour savoir combien elle vaut pour que toi tu puisses avoir ta putain de part. Ça te va comme explication ?

    Il n'attendit pas de réponse et regarda encore la lettre. Henriette d'Angleterre... Et c'était assez cocasse comme lettre en plus...

    -J'estime que tu peux en tirer sans problème 40 voire 50 livres... Après c'est à toi d'faire c'qu'il faut pour mais du coup ça c'est pour toi. A toi de pas gâcher ta chance... si ça r'monte jusqu'à nous j'te jure que j'te le ferai regretter... En fait d'une manière générale si l'un d'entre vous fait une connerie, se vante, ou dépense son argent devant tout le monde...

    Il lui jeta une bourse et un sac plus petits en conséquence avant de lui tendre la lettre. Il n'avait pas besoin de finir sa phrase, c'était assez clair.

    -Je crois que c'est bon... Une dernière chose, les bijoux... Par pitié si vous r'vendez les bijoux... Ne les r'vendez pas tels quel, c'est le meilleur moyen pour qu'on puisse nous retrouver. Je peux les emmener chez un orfèvre qui démontera les pierres précieuses et fera fondre l'or et l'argent... Et je vous rendrai tout ça pour que vous en fassiez ce que vous voulez.


    Il tendit sa part du butin au 4e voleur qui était arrivé avec Ian.

    -J'vous l'conseille TRES fortement...


    Maintenant il voulait voir qui serait un abruti, un soupçonneux, un naïf... Il n'avait pas besoin de ça dans son groupe.
avatar
Invité
Invité


Mer 28 Mai - 10:46

Laura n'aurait jamais pensée participer un jour à quelque chose d'aussi gros, car c'est ainsi qu'elle voyait ce qui s'était passé quelques heures plus tôt. Combien de manants avaient réussis à s'introduire dans le palais, et surtout à en ressortir vivant après avoir volé une fête entière ? Sans doute jamais, du moins de ce qu'elle en savait. Il ne fallait pas manquer d'audace, pour ainsi oser voler les grands du royaume de France, qui plus est sous leurs yeux. C'était aussi très ironique... Et dire que tout c'était passé là, tandis qu'ils discutaient, riaient et s'amusaient. Même la garde royale n'avait pas vu le coup venir... Oui, on pouvait le dire, la demoiselle était fière de la manière dont c'étaient déroulées les choses. Elle et son frère avait réussis à amasser une assez bonne portion de bijoux et d'or, du moins comparé à ce qu'ils pouvaient prendre d'ordinaire en une journée. Ils avaient tous les deux réussi à échapper aux gardes du palais, et à arriver sains et saufs jusqu'au point de rendez-vous, non sans une petite trotte. Et maintenant ils se trouvaient là, leur butin personnel bien en main, prêt à être ramené chez eux en sûreté. La voleuse n'était pas dupe, elle savait parfaitement que montrer ostensiblement de tels bijoux à un badaud allait paraître plus que louche, d'autant plus quand on était aussi pauvre qu'elle. Ça serait de la folie, de la pure et simple inconscience. Son instinct de femme lui dictera sans aucun doute de conserver quelques colliers ou bracelets, car jamais elle n'en avait possédé de si beaux. Elle les garderait néanmoins bien cachée chez elle, sans oser les sortir, de peur que l'on lui prenne ou qu'on l'arrête pour vol. L'unique chose qu'elle oserait porter sur elle et ce bracelet de perle qu'elle avait réussi à avoir au poignet d'une jeune noble. Ce dernier lui avait tapé à l'oeil dès la première seconde où elle l'avait vu. Il semblait tellement pur... C'était peut-être risqué, mais elle ne voyait pas pourquoi elle n'aurait pas le droit de se faire un minimum belle. Ses accoutrements n'avaient rien de particulièrement attirant -résultat d'un manque d'argent-, mais elle savait le compenser en arrangeant ses cheveux, ou encore son visage, bien qu'il soit à quelques endroits couvert de crasse. Ce bracelet rajouterait peut-être une légère touche féminine...

L'échange touchant petit à petit à sa fin, le frère et la soeur échangèrent un nouveau regard exprimant bien ce qui allait se passer. Tous deux allaient rentrer chez eux, et laisseraient exploser leur joie face à l'or qu'ils avaient récupérés. Mais contrairement à Laura, Yvan avait cette lueur dans ses yeux, montrant bien qu'il n'allait pas se contenter de regarder leur butin sans rien faire avec. Quand ils avaient commencé leurs vols, leur but étaient avant tout de conserver l'argent... Mais étant donné qu'ils en amassaient très peu, ce projet était tombé à l'eau, et ils dépensaient tout, notamment pour avoir de quoi manger. Avec ce qu'ils avaient gagnés ce soir, son frère serait sans nul doute à nouveau tenté, ce qu'il faudrait que la miss empêche. Elle plissa un instant les yeux pour lui faire comprendre d'abandonner son idée et se retourna vers les trois autres truands, les regardant un à un et en s'arrêtant, sans vraiment s'en rendre compte, un peu plus longtemps sur Ian. Rapidement, elle se cacha un peu derrière ses mèches de cheveux quand elle sentit la main d'Yvan prendre la sienne pour l'inciter à enfin partir. Elle se tourna vers lui, lui sourit, et le suivit sans opposer de résistance, serrant toujours son petit sac dans sa main.
avatar
Il faut manger pour vivre
&Voler pour manger
Il faut manger pour vivre  &Voler pour manger
Titre/Métier : Voleuse de son état, arnaqueuse et menteuse à temps partiel.
Billets envoyés : 370
Situation : Célibataire.

Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé

Intrigue : répartition du butin après le vol au bal masqué

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Intrigue : répartition du butin après le vol au bal masqué
» INTRIGUE : répartition du butin après le vol au bal masqué
» Les Américains ne pourront pas changer la donne à Cuba après Castro.
» Résumé de l'intrigue
» Perte des points en dextérité après Up

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vexilla Regis :: Le grand divertissement :: Anciens Rp-