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 Chantons, chantons la douceur de ses lois !

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Sam 20 Avr - 9:41

Jean-Baptiste Lully



Métier/Titre(s) : Compositeur de la Chambre, Surintendant de la musique du Roy
Âge : 33 ans
Origines : Italien naturalisé français ; artiste
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : parfait italien, excellent français, latin médiocre
Orientation sexuelle : bisexuel
Situation: marié
Date de naissance : 28 novembre 1632
Religion: athée
Groupe : artistes
Personnage ayant existé?: oui
Avatar : Boris Terral


Le Miroir ...


Se non è bello, è ben trovato.

Un Surintendant de la musique de Sa Majesté, Compositeur de la Chambre, d'origine italienne et de moeurs sulfureuses, est un animal difficile à cerner, globalement proche du caméléon métaphorique, mais n'appartenant en rien à l'embranchement des reptiles. S'il change rarement de teint (étant à l'état naturel d'un brun olivâtre généralement jugé disgrâcieux, mais qu'il assume plus ou moins... ça dépend de sa couche de fard, caprice de la mode plutôt qu'idée personnelle), il a l'art de se fondre dans la masse. Pour y parvenir, il lui faut tout d'abord adopter une multitude de couleurs : monsieur de Lully porte ainsi des justaucorps chamarrés, chatoyants, de préférence de teintes vives - simplement parce que les tons sombres ne sont assortis ni à son teint, ni à son caractère, ni à la mode, - et d'un luxe que ne désapprouverait pas un honnête homme. Que voulez-vous, sans aimer jeter son argent par la fenêtre et risquer d'assommer les passants, Baptiste aime l'art et l'élégance. Sans parler du fait qu'il est doté d'un goût très sûr ! N'en déplaise à ces pince-sans-rire de Boileau-Despréaux et Racine, Lully a beau paraître mal dégrossi, il n'en est pas moins raffiné... Hem, je m'égare.

Lully a donc un air de famille avec le caméléon pour sa facilité d'adaptation dans de nombreux milieux sociaux, et un air de famille avec le perroquet pour ce qui est de ses vêtements - mais à cette époque, vous êtes soit un perroquet libertin, soit un corbeau janséniste, choisissez le pire. Poursuivons nos comparaisons, voulez-vous ?

Physiquement, Baptiste a tout l'air d'un Maure d'Espagne, bien qu'il soit un Chrétien d'Italie (à défaut d'être Chrétien de Troyes). Il n'est pas bien grand, physiquement du moins, ayant eu l'immense délicatesse de mesurer quelques centimètres de moins que le roi - jusqu'où va la courtisanerie chez les compatriotes de Machiavel, je vous le demande ! -, mais il impressionne. Bien mal avisé serait le plaisant qui lui chercherait des noises, car M. de Lully n'a pas toujours bon caractère (nous y reviendrons dans un instant). Outre une musculature très honorable, due à sa fréquente pratique de la danse, du théâtre et... d'autres sports (n'en disons pas plus), le Surintendant est doté d'un regard de feu, d'une mine volontaire et d'un sacré tempérament, plutôt de nature à décourager les provocateurs et les fats.

Objectivement, nous dirons qu'il a un visage rond, une épaisse chevelure bouclée, un nez assez imposant pour provoquer la jalousie du sieur de Bergerac, mais de belles lèvres charnues (que maints et maintes trouvent littéralement à leur goût) et des dents bien blanches (en ces temps de règne des caries, M. de Lully était un véritable félon), le tout posé sur un cou solide, lui-même surplombant de larges épaules et de solides pectoraux.

Néanmoins, pour les exigences du ballet (et tant pis pour la vraisemblance !), il se travestit en à peu près tout : en mendiant, en soldat, en voleur, en heure, en grâce, en nymphe... Et en dépit de son apparence bien masculine, le signore a un don tout particulier pour la pantomime et un rare talent de danseur, qui font de lui le baladin idéal... bien que ses préférences aillent aux rôles de caractère. Inutile de préciser pourquoi !

Baptiste n'est certainement pas l'un de ces petits musiciens français malingres, il est surintendant, et ça se voit. Ca s'entend, aussi : la voix du signore est grave, chaude comme le soleil d'Italie, bien qu'elle ne soit pas particulièrement puissante. Il en a conscience : violoniste et guitariste virtuose, Lully s'épargne en règle générale la honte de chanter en public autre chose que des paillardes au cabaret. Ce qui ne l'empêche pas de hurler et d'enguirlander ses musiciens quand c'est nécessaire... c'est-à-dire un peu trop souvent à son goût. Et avec un accent italien.

En somme, M. Jean-Baptiste Lully, Surintendant de la musique du roi, n'a rien de l'Adonis et tout du don Juan. Inutile de donner davantage de précisions, si ?
... n'est pas le reflet de l'âme


M. de Lully a l'art d'être plusieurs tout en n'étant qu'un. Disons-le tout de suite : c'est un comédien-né, doublé d'un mime, triplé d'un courtisan ; en d'autres termes, il sait jouer le jeu. Il a pourtant choisi la voie de la franchise, peut-être en partant du principe qu'il n'avait rien à gagner par la fausseté, peut-être parce que c'était nettement plus facile que de feindre, peut-être parce qu'instinctivement, il sentait que c'était la meilleure chose à faire face à un Louis XIV jeune et introverti. Jeune lui-même, à l'avenir incertain, il sut gagner la confiance de son roi et l'honorer... tout en la contournant un peu. C'est que Lully aime passionnément la liberté, au point de la sacrifier pour mieux la récupérer : en endossant la livrée, il s'est offert une marge de manoeuvre importante, assumée et tolérée, en s'assurant la bienveillance d'un souverain qui l'apprécie autant qu'il l'apprécie. Baptiste est un courtisan en faveur, l'histoire dit qu'il le demeurera jusqu'en... 1685, c'est-à-dire pendant plus de trente ans sans arrêt. Rares sont les courtisans à pouvoir en dire autant.

Il faut bien reconnaître qu'il s'adapte à toutes les situations, à tous les milieux, avec une facilité étonnante, sans cesser de rester lui-même : en surface, c'est un homme de bonne composition et d'excellente compagnie, à peu près toujours jovial, bon orateur (en dépit de la barrière linguistique, Lully jouit d'un large vocabulaire et d'une belle maîtrise de la langue française ; son seul défaut est son accent et la fâcheuse manie qu'il a parfois de placer des mots italiens dans son discours, mais il sait en jouer), bel esprit (c'est-à-dire la langue bien acérée), conteur talentueux, prompt à divertir la société par ses histoires, ses propos ou ses attitudes, à jouer de la musique, à mettre de l'ambiance... Bref, un joyeux luron, amateur de beuveries et de bons repas, prenant plaisir à fréquenter toute société pourvu qu'elle soit un peu joyeuse.

Sous la surface, Lully est un diable d'homme, une main de fer (le gant de velours est en option), une volonté farouche et un esprit brillant. Il sait ce qu'il veut, sait qu'il l'obtiendra, à condition de manigancer un peu et de réfléchir beaucoup : il a du flair, l'Italien, plus qu'on ne le supposerait habituellement. Il sait où est son intérêt, comment fabriquer l'argent,  comment évincer ses ennemis et rester en faveur. Là aussi, c'est un caméléon : toujours lui-même, Lully a l'art de s'adapter à tous les changements de situation qu'il rencontre, à renouveler l'intérêt qu'on peut lui porter en changeant sa manière de composer, en amenant des innovations en tous genres, en jouant sur l'avant-garde de la mode, sur les nouveautés de Paris, en prenant des risques. L'histoire dit que ça a payé presqu'à chaque fois : compositeur et surintendant, Lully sera aussi entrepreneur, directeur de l'opéra, homme d'affaires, et son succès (de critique ou de scandale) ne se démentira jamais.

Malheureusement, tant d'ambition et de volonté ont des contre-coups : Lully est irascible, coléreux, parfois violent (il a un jour cassé un violon sur le dos d'un musicien maladroit), bien que ses élans de générosité rachètent en général ses incartades. Parmi les artistes, on l'apprécie autant qu'on le craint, car Lully est sans hauteur avec ses subordonnés comme il est sans bassesse avec ses supérieurs. Il est d'une rare exigence, avec lui-même et avec les autres, en particulier ses artistes et ses élèves, mais il a du coeur. Il sait ce qu'il veut et fera tout pour l'obtenir, sauf renoncer à lui-même. Enfin, il a du courage et de la persévérance pour y parvenir.

D'un côté plus intime, c'est un homme inconstant, (un peu trop) bon viveur, caractériel... un amant fougueux, dit-on, mais un amant d'un soir : il change de conquête comme de chemise... Pourtant, il a une famille, une famille qu'il chérit et qui le lui rend bien... Peut-être est-il aussi volage pour mieux lui revenir...

Lully est bel et bien un caméléon : mouvant, changeant, il n'en garde pas moins sa nature. Et il s'en porte (ou s'emporte ?) fort bien.


Dernière édition par Jean-Baptiste Lully le Mer 30 Oct - 22:29, édité 4 fois
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Sam 20 Avr - 9:42

On naît tous un jour ...



   

Ouverture, 23 février 1653


« Ma foi, ce n'est pas la jeune Fronde, aux côtés du roi ! C'est l'Ottoman !»

Un gloussement accueillit cette remarque. L'énonciatrice, pâmée de gloire, s'éventait négligemment en affectant l'indolence, tandis que la rieuse reprenait bien vite son air d'esthète désinvolte. L'Ottoman, comme on l'avait appelé, était lors costumé en Grâce, ce qui ne manquait pas de faire sourire... Les travestissement au ballet étaient certes monnaie courante - et l'une des deux autres Grâces n'était-elle pas incarnée par Sa Majesté ? -, le physique du "sarrasin" n'en faisait pas moins rire :

« Voyez l'élégant Apollon ! Daphné n'eût certes pas résisté !
- Serait-ce donc Céladon déguisé ?
- Oh ! marquis !
»

La petite précieuse rougit instantanément sous sa tonne de fard. Le même fard qui, sur scène, ne parvenait pas à dissimuler le teint olivâtre du baladin "ottoman". L'on se déplaça quelque peu dans le théâtre : l'on avait aperçu sis quelque part M. de Benserade, ordonnateur du livret, et l'on s'empressa de l'interroger. Le vigoureux poète, sobre pour une fois, contemplait la scène d'un air approbateur et béat, en répondant entre deux vers aux questions qui lui étaient posées.

« Ne nous faites point languir : quel est donc ce sieur Baptiste ? »

Car tel était le nom que le livret du Ballet de la Nuit attribuait au baladin mauresque : le sieur Baptiste...





Exposition, 1632 - 1645


Avant de céder la parole au sieur Isaac  de Benserade, nous, biographe, jugeons utile de donner au lecteur quelques précisions concernant ce sieur Baptiste. Qu'il se donne la peine de nous écouter.

Tutte le cose hanno un'inizio... e all'inizio è Firenze...

C'est à Florence, en novembre 1632, que naquit Giovanni Battista Lulli, benjamin d'une famille de trois enfants, fils du meunier Lorenzo di Maldo Lulli et de son épouse, Caterina del Sera. Il eut une enfance relativement heureuse, bien qu'assombrie par de nombreux deuils, dont ceux de son frère et de sa soeur. Bientôt fils unique, il n'en était pas moins livré le plus souvent à lui-même : s'il bénéficia d'un certain enseignement au couvent des cordeliers (franciscains) des Ognissanti, il fit l'essentiel de son éducation sur le parvis de l'Église, bien en-dehors de la religion, à observer les comédiens de rue sur leurs tréteaux.

Et l'on finit par repérer ce petit admirateur au visage ingrat, avec son nez trop long, son teint trop noir et son regard trop vivant. On le fit monter sur les tréteaux en riant, pour le voir improviser des lazzi sans la moindre peine. C'est qu'il ne manquait ni d'esprit, ni de malice, ni de tours plus ou moins pendables ! L'enfant devint bien vite la coqueluche des comédiens, au grand dam de Caterina Lulli, qui craignait la fin tragique de son dernier enfant : deux étaient déjà morts, ne manquait plus que le troisième fût perdu ! C'étaient des sermons à l'itératif, qu'on enterrait dans une étreinte et qui ressurgissaient chaque jour ou presque.

Tant et si bien que la renommée du petit Giovanni Battista s'étendit dans Florence...





Acte I, 1645 - 1653


Après un raclement de gorge et deux lampées de vin, Isaac de Benserade répondit à la question.

« Ce sieur Baptiste... Ha ! curieux phénomène, vraiment... À vrai dire, je n'ai jamais bien compris comment cet enfant a pu débarquer en France... Sans doute une facétie du chevalier Roger de Lorraine... Certes, Mademoiselle lui avait demandé pour insigne faveur de lui ramener un répétiteur d'italien, mais confier cet enseignement à un fils de meuniers, comédien de surcroît, et dont l'italien n'avait rien de particulièrement distingué !... Oh ! elle a dû s'en faire des gorges chaudes pendant quelque temps...

Et une fois les quelque temps passés, Mademoiselle s'est lassée. Elle a envoyé son répétiteur d'italien, qui d'ailleurs ne lui servait guère - l'avez-vous déjà entendue parler cette langue ? -, chez ses valets de chambre. Oh ! vous connaissez la valetaille, n'est-ce pas ? Le jeune Louli en fut la demi-victime. Il ne parlait guère français, bien qu'on lui donnât un rapide enseignement à ce sujet, et faisait preuve du tempérament fougueux des Ultramontains. Le premier de ces traits lui attirait l'antipathie ; le second, la sympathie. Lui s'empressa d'amuser la compagnie et de satisfaire ses intérêts alimentaires en donnant le bal aux marmitons et aux filles de cuisine. Ma guitare ou mon violon (il avait acquis la connaissance de la guitare en Italie, et celle du violon ici-même, sous la férule d'un vieux maître à danser) contre un peu des restes de Mademoiselle.

Mais tous les courtisans n'était pas sourds. Alors qu'un gentilhomme effectuait sa promenade digestive, il entendit qu'on dansait la gigue au milieu des casseroles. Un coup d'oeil aux cuisines plus tard, voilà Lully démasqué, piquant un fard, et Mademoiselle tordue de rire face à lui. Cet incident permit à Lully de se faire une réputation de violoniste un tantinet plus distinguée : Mademoiselle lui donna la tête de quelques petits violons, produisit cette bande aux bals et rencontra un franc succès. Quant à Lully, sa montée en grade ne l'empêchait ni de faire le singe, ni d'aller dépenser ses gages au cabaret... habitude qu'il avait pris à ses amis français, sans aucun doute.

Quand les Frondes arrivèrent, Battista demeura prudent. Vous connaissez les très heureux exploits de Mademoiselle : née homme, elle eût fait un nouveau Condé ; née femme, elle ne fit que fermer Orléans au nez du roi et lui donner un concert de cannoniers. Ce furent de tristes années ! De Baptiste, guère de signes. Il accompagna Mademoiselle en exil, pour mieux en prendre congé à peine arrivé, et revint à Paris. C'était il y a un mois et demi. On l'agréa comme baladin, et le voici qui se produit face à nous...
»






Acte II, 1653 - 1661


Le Ballet de la Nuit avait rencontré un grand succès, et le baladin maure n'était pas passé inaperçu. Il avait déjà remporté l'amitié d'un roi qui disait ne pas avoir d'amis. Très peu de temps après, il obtint le très convoité poste de compositeur de la cour, alors même que la cour n'avait pas entendu une note de sa musique. Oh, certes, il y avait bien eu des gens pour affirmer que Baptiste - car on l'appelait Baptiste, désormais, et jamais on ne lui donnerait du Monsieur de Lully, malgré qu'il en aie - était l'auteur de quelques notes du Ballet, quelque danse, bourrée ou branle... mais ce n'était pas vrai. Baptiste n'avait été que danseur. Et il s'en portait fort bien !

Car c'était la pratique commune de cet art qui avait lié le musicien et le souverain. Lully était un excellent baladin, quoi qu'en disent les mauvaises langues. Il était en outre assez bon pédagogue pour servir de maître à danser et montrer quelques pas, au besoin ; quant à ses chorégraphies, elles ne manquaient pas d'originalité ! Toutes ces raisons faisaient de Lully un homme parfaitement apte à remplir les fonctions de compositeur de la cour, ce rôle l'astreignant surtout à composer des ballets... mais les Vingt-Quatre Violons ne l'entendaient pas de cette oreille, eux qui ne dansaient guère, mais qui se targuaient de composer à l'ancienne manière.

Il convient pourtant de ne pas blâmer plus que de raison ces violonistes, héritiers d'une tradition médiévale, ancrés dans la musique française telle qu'on la pratiquait sous Louis XIII. La plupart d'entre eux étaient dotés d'une solide technique et de connaissances théoriques pointues. Ils jouaient des airs à la française, c'est-à-dire en improvisant sur un canevas donné. Le principal problème qu'amenait cette manière de jouer, c'était la mesure devenue  boîteuse. Les Français y étaient habitués et, à de très rares exceptions près (tellement rares qu'elles ne faisaient que confirmer la règle), ne pensaient pas qu'on pouvait jouer mieux. Simplement, un Italien comme Lully n'était pas accoutumé à cette pratique. Donc, il la rejetait, comme rejetaient la sienne les Vingt-Quatre violons. Ce qui explique l'antagonisme fort entre eux et Lully, puis entre eux et les Petits Violons, dirigés par Lully d'une main de fer, avec pour mots d'ordre la discipline et le rythme. D'ailleurs, dans quelques années, le coup d'archet des Violons du Roi sera si célèbre qu'on viendra de loin pour l'admirer... Comme quoi, certains ont d'étranges raisons de venir à l'Opéra.

Durant cette digression, Baptiste Lully trouva le temps de composer de nombreux ballets, dont certains en collaboration avec un sympathique compositeur d'airs de cour, oracle de la dive bouteille à ses heures perdues, veuf vivant en concubinage avec sa belle-soeur cantatrice et élevant sa fille unique déjà adolescente, un certain Michel Lambert, beau-frère de la célèbre Hilaire Dupuy et père de la petite Madeleine... Notre beau Lully tomberait-il amoureux, ou s'efforcerait-il de tenir compte des bons conseils de ses amis (depuis les Frondes, le libertinage de moeurs était... un peu déconseillé, dirons-nous) ? Difficile à dire. Toujours est-il qu'il ne se maria pas tout de suite : il lui fallait d'abord une meilleure situation et de plus grosses rentrées financières. Et comme le signor était un homme d'affaires coriace doublé d'un courtisan machiavélique, il ne tarda pas à obtenir l'un et l'autre, à grands coups de ballets.





Acte III, 1661 - 1666


1661 fut pour nombre de gens une date historique : non seulement Mazarin mourut (requiescat in pace !) et son filleul devint roi, mais en plus, Cambefort mourut et son rival Lully devint surintendant de la musique de Sa Majesté. Il en profita pour se faire naturaliser français, sait-on jamais. Ainsi nanti d'un cachet très appréciable et d'une nationalité tout aussi respectable, notre Casanova avant l'heure fit tranquillement un début de cour à la belle Madeleine Lambert. Il était également occupé d'une affaire délicate, une idée de Molière pour les célébrations de l'intendant Fouquet... une comédie-ballet, Les Fâcheux. Comme il n'y avait rien de plus fâcheux que de fricoter avec les gens que le roi avait dans le nez depuis un moment et qu'accessoirement, Lully était du clan Colbert, il ne composa qu'une petite danse, histoire de faire genre. Bien lui en prit : le jour de la première représentation, le cher Fouquet finit aux arrêts, Colbert monta en grade et Lully évita tous les tracas. Excepté un : Molière ayant trouvé que son idée était décidément géniale (en fait, ce n'était qu'une adaptation d'une vieille tradition des collèges jésuites, mais qu'importe...), il pria le roi, qui pria Lully de continuer la collaboration. Naquirent ainsi successivement Le Mariage forcé (1664), La Princesse d'Elide (1664) et l'Amour médecin (1666)...

L'affaire Fouquet étant définitivement réglée, M. Jean-Baptiste Lully épousa en justes noces mademoiselle Madeleine Lambert en l'église Saint-Eustache le 24 juillet 1662. De ce côté aussi, les choses allèrent bon train : ce fut d'abord une petite Catherine-Magdelaine (née en 1663), puis un petit Louis (à tout seigneur tout honneur, 1664), un petit Jean-Baptiste (ne perdons pas les bonnes habitudes, 1665) et une petite Anne-Gabrielle-Hilaire (le concours des prénoms composés les plus longs et bizarres était désormais lancé, 1666). Evidemment, Lully avait beau être père, il ne s'en comportait pas moins comme un libertin, buvait comme un trou, prisait du tabac, fréquentait les cabarets et les prostituées, avait parfois des relations homosexuelles avec de beaux jeunes garçons... Mais cela mis à part, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, d'autant plus que le roi lui conservait toute sa faveur !

Pour combien de temps encore ?


Dernière édition par Jean-Baptiste Lully le Mar 29 Oct - 0:47, édité 7 fois
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Sam 20 Avr - 9:45

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Armide † Âge : 20 ans † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Je suis l'admin' de Félix Faure que vous avez si gentiment priée de "vous spammer d'infos dix-septièmistes" ? Razzcomment trouvez-vous le forum ? à découvrir... † Le code du règlement : OK by MonsieurUn dernier mot ? Je me suis permis de modifier quelques infos de la fiche de prédéfini... mais je connais fort bien mon personnage, ne vous en faites pas. ^^ (Je peux même vous sortir l'entièreté de ma bibliographie lullyste si vous le désirez *BIM*)

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Jean-Baptiste Lully le Sam 20 Avr - 14:51, édité 1 fois
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Sam 20 Avr - 10:20

Ohhhh Jean-Baptiste Tayaut
Un artiste amour En plus un Italien, comme moi Very Happy

Biiienvenue parmi nous mon cher câlin
J'ai hâte de voir la suite de cette fiche si vous le connaissez si bien Smile

Bonne écriture!
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Sam 20 Avr - 10:23

Oh, un descendant des ducs de Milan peut bien tutoyer un humble sujet des Médicis ! Razz

Merci pour l'accueil. Wink
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Sam 20 Avr - 10:37

De rien mon cher!

(Je vous propose déjà un lien, entre Italiens (et artistes, même si mon amour pour la musique n'égale pas le votre Wink mais prenez le temps de finir votre fiche Wink
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Sam 20 Avr - 11:07

Signoooore Lullyyyyyy fan attitude

Comment ? T'as osé changé des trucs ! Je vais te ! (ahah comme Monsieur est drôle)
Comme je disais sur la CB pas de problème pour ce que tu m'as dit Wink

Armide je suis tellement content de te voir ici J'espère vraiment que tu vas te plaire parmi nous câlin

Bon courage pour ta fiche, je pense du coup que tu n'auras pas besoin d'aide xDD mais si jamais n'hésite pas Wink
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Sam 20 Avr - 11:45

... L'humour de Monsieur est à l'image de son sens de la dépense : inexistant *Jesuisdéjàdehors*

Ceci étant dit :

Kyaa back hug

Je suis tellement heureuse qu'un Lully soit parmi nous !!

Déjà car la joueuse l'aime (♥) et que « Sans la musique, la vie serait une erreur. » (Dixit mon ami Nietzsche)
Mais aussi car Maddy se réjouit de savoir qu'elle ne sera enfin plus la seule de rose vêtue x)

Bref. Bon courage pour ta fiche et je suis certaine que tu te plairas ici

_________________________

QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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Sam 20 Avr - 12:07

Lully !!!

Ravie de voir enfin le Maestro incarné !!
Bonne inspiration pour ta fiche ! Very Happy
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Sam 20 Avr - 18:37

WELCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOME !!!!!!
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Dim 21 Avr - 10:21

Stefano : mais ce serait avec grand plaisir ! Very Happy

Tout le monde : grazie mille e mille per tutte le cose che avete detto ! Very Happy (Merci mille et mille fois pour tout ce que vous avez dit !)
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Dim 21 Avr - 21:51

Bienvenue cher Lully ! Wink Very Happy

Vous et moi allons bien nous entendre ! fan attitude J'ai une grande passion pour la musique et l'art, en général ! Moi-même, je joue assez bien du clavecin. <3

J'ai bien hâte de lire la suite de votre fiche !

Bonne continuation en ce qui concerne sa construction. Very Happy
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Mer 24 Avr - 18:01

Ahhh mon Lulu d'amour Mille excuses mon ami, je n'avais guère aperçu votre post. Je vous souhaite bien du courage pour votre fichette, même si je sais que d'une part, vous n'en manquez pas, et d'autre part, que vous maitrisez comme personne ce personnage et que donc, l'exercice ne sera guère plus pour vous qu'une simple formalité. câlin
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Jeu 25 Avr - 21:04

Bienvenue à toi Lully ! ^^

Bonne chance pour ta fiche ^^
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Dim 19 Mai - 19:14

Ah mon cher Lully je n'ai qu'une hâte c'est de voir votre fiche terminée fan attitude
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Dim 19 Mai - 21:12

Hiiiiiiiiiiiiiiiii bienvenue mon lully nétoiles
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Dim 19 Mai - 22:09

Félicitation mon cher Lully nétoiles
BIentot un RP Very Happy
Biisouw
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Lun 20 Mai - 18:44

Bienvenue Maestro du destin
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Jeu 23 Mai - 23:13

Merci tout le monde ! Je fais de mon mieux pour avancer, mais vu que je suis en pleine session pour l'instant, j'ai un peu de mal à me mettre au RPG... Embarassed J'vous tiens au courant ! Wink
Baci a tutti Very Happy
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Mar 18 Juin - 14:07

Mon cher Lully l'attente de votre validation me tue :cryyy:

J'espère que vous serez bientôt de retour parmi nous ! Very Happy
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Jeu 29 Aoû - 9:58

Coucou les chéris! Je vous écris de la part de l'ami Lully, non, fort heureusement, il n'est pas mort. Il a eu quelques petits soucis IRL qui se sont accumulés, genre perte d'internet etc + examens par la suite, une équation qui donne pour résultat: impossibilité de venir sur les forums. Notre JB Lully tient donc à vous faire part de ses regrets concernant cette absence, il vous embrasse tous, s'excuse particulièrement auprès de Monsieur à qui il n'a pu répondre, et reviendra dès que possible. câlin Voilou pour les news.
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Jeu 29 Aoû - 11:59

Han fiuf me voilà rassuré !!

J'espère que tout va bien en tout cas, nous on attend notre Lully avec une grande impatience ! fan attitude
En espérant qu'il pourra nous rejoindre bientôt
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Jeu 29 Aoû - 17:46

Un Lully...

OWIIIIIIIIIII LULLY!!! (*Cri de groupie déchirant)

Welcome parmi nous!
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Mer 30 Oct - 21:42

Très en retard, merci, Louise !

Et j'annonce que j'ai fini ma fiche. Je travaille à me trouver un bel avatar avec M. Terral, mais ce n'est pas chose aisée... Bref, je fais au mieux !
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Mer 30 Oct - 21:54

Comme toujours, tout est parfait, tu as une écriture de malade que j'adore, c'est un tel bonheur que de te lire fan attitude yeah câlin
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