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 Kaléidoscope [ended]

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Jeu 25 Avr - 20:26

Tristan De Veaucourt



Métier/Titre(s) : Il n'exerce aucun métier, vivant de son nom, il peint et compose de temps à autre.
Âge : 21 ans
Origines : Franco-Italienne
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise :
Français: Parfait
Italient: Excellent
Allemand:Bon
Anglais: Excellent
Espagnol: Bon
Portugais: Petit
Orientation sexuelle : Hétérosexuel de couverture, homosexuel dans ses ombres
Situation: Celibâtard
Date de naissance : 01/08/1644
Religion: Agnostique
Groupe : Noblesse
Personnage ayant existé?: Non
Avatar : Ben Barnes


Le Miroir ...

La beauté ne fait pas dans la demi mesure. On en est doté ou pas. En l'occurrence j'en suis doté. Je vous vois venir de loin avec votre modestie. Je ne suis pas modeste. Je suis beau et j'en suis fier. J'ai été touché de cette grâce que ma mère disait divine. Je dirais que c'était de la chance. Beaucoup de chance. Je suis fier de ce corps dans lequel j'ai été placé, d'arborer mes yeux, de sourire avec ma bouche, de passer ma main dans mes cheveux. Je suis fier du teint de ma peau, de la sveltesse de mes hanches. J'aime ce reflet dans le miroir, ce portrait qui me fait face le matin.

La peinture à certes un peu vieilli, les couleurs moins éclatantes mais l'essence est toujours la même. Le jeune homme dessus à les cheveux ailes de corbeau qui tombent gracieusement autour de son visage. Il a la peau d'une pâleur mortifère, elle semble si fragile cette peau, comme une toile tendue qu'une caresse pourrait érafler. C'est un teint presque maladif, un teint qui ne connaît que la poussière des livres. Un éternel lendemain d'orgie. La bouche est un pli ironique tiré avec cynisme, deux lèvres fines faites pour embrasser l'essence de pavot. Une bouche rouge comme un bouton de rose. Les yeux sont noirs, perles d'obsidienne iridescente encastrées dans les orbites cernées. La description est laide, le rendu ne l'est pas. C'est la beauté fatigué, beauté lambeau, innocence bafouée, c'est la beauté noire. C'est le portrait d'un corps entier, à demi nu, rien d'académique en soi. Les formes sont fines, à l'instar de ces statues grecques qui longtemps firent hégémonie dans la représentation de la beauté. Les codes de notre époque veulent les beautés enrobées, les beauté de chair qu'on peut agripper. Ici c'est la beauté svelte, fine, écharpée dans une peau serrée. C'est de long bras fins, un torse musculeux, c'est un ventre plat, des cuisses d'enfant, ce sont des jambes interminables.

Oui j'aime ce portrait quand je le vois le matin, mon corps et mon visage immortalisés, échappant aux affres du temps, une peau éternellement jeune qui ne verra fleurir aucune ride. J'aime ce portrait. Je le regarde toujours au réveil avant de m'habiller, comparant point par point mon visage et mon corps, cherchant les cicatrices nouvelles, les blessures pour les cacher ensuite sous les fards.

Je m'habille toujours en noir, les codes de la mode, je ne les aime pas. Je n'aime pas les dentelles extravagantes ni les couleurs vives, je n'aime pas le ruban rouge, je n'aime pas la perruque poudrée, je n'aime pas les dorures, le trop de tissus. On me dit en deuil. Je m'habille juste en noir. Je n'ai pas besoin de froufrous pour être beau. Je préfère ce que la nature m'a donné. Et de loin.


... n'est pas le reflet de l'âme


Tristan est un être étrange pour l'époque. Un romantique avant l'heure dirais-je si j'affectionnais les anachronismes. C'est un homme tourmenté par on ne sait quelle puissance, vivant dans son monde de débauche et de blasphèmes, cachant minutieusement ses secrets, complotant dans l'ombre. C'est un être noir, avili par la vie, qui sous son apparence fébrile cache un cœur de marbre noir, seul coloré par la flamme amoureuse qui peut le guider vers l'erreur, souvent. C'est un être d'avant-garde, avide d'expériences, mu d'une philosophie de vie complexe qui rejette un maximum de préceptes de son siècle, un libertin aux premiers ébats de ce mouvement, les premiers tremblement de cette philosophie qui éclora plus tard. Il rejette, déchire et trie tout ce qui peut atteindre à la liberté de son âme et de son corps tout en cachant pour son bien cette façon de vivre. C'est un artiste qui vit de son art, pour son art. C'est un homme de crayon et de lettres, qui cherche dans sa vie de quoi alimenter sa création, des ingrédients nouveaux, du jamais vu. C'est aussi de là que naquit sa passion des nus et de l'érotisme. Peut-être par provocation qui sait ? Il est clair que le clergé censurerait ses croquis et ses œuvres secrètes et le condamnerait sous l'égide d'une quelconque morale si il voyait l'ensemble de ses créations.

Il aime les courbes des corps nus, le grain doux des peaux frissonnantes, il aime la couleur de la lumière quand elle auréole un sein. Il aime ces dessins qui transpirent si bien la sensualité, de même que ces écrits parfois pédérastes. Ceux-ci sont secrets, cachés au fond de cassettes, ils sont là pour un public privé et peu copieux mais suffisant pour apprécier son travail.

Je l'ai dit, c'est un romantique avant l'heure. La principale conséquence est son manque de flegme, il est soumis à ses émotions, emporté par ses passions sans maîtrise aucune, il vole, hurle, pleure ; inconstant, il n'a pas d'étoile qui le guide dans la mer de sa vie. Sa psyché délabrée, bipolaire, ne souffre d'aucune règle. C'est un être d'instinct qui se laisse guider par ce dernier. C'est une de ses passions qui le condamnera peut-être, cette passion immorale que tous condamneraient, incestueuse jusqu'au bout des ongles, c'est cet amour puissant qu'il voue à sa sœur, cette dévotion sans bornes qui n'a aucune limite. C'est cet amour qui vibre dans son cœur, dans son corps même, mais cela demeure secret.

Un être d'expérience sans aucune borne morale ou religieuse. Il ne croit pas à la Sainte Bible, pour lui, il y a certes une main divine, mais ce n'est pas celle du Dieu qu'on l'oblige à prêcher. Il ne prie que pour l'apparence, il vomit sur ces préceptes qu'il abhorre. Il n'est pas de dieu qui enfermerait Sa créature, qui l’empêcherait de jouir de tout ce qu'Il a pu créer pour elle. Un tel dieu ne pourrait être adoré. Tristan aime les expériences, il aime jouir de son corps et de son âme, il aime l'ivresse, tant celle de l'alcool que d'autres substances dont ce médicament venu d'Orient que son médecin lui ramène, ou alors ces herbes de sorcières qu'il consomme en secret, ou plus simplement l'alcool. Il aime pousser son âme à ses limites, trouver un moyen de se libérer.

Ce serait trop simple si son caractère s'arrêtait à ça non ? Tristan est plus complexe, une sorte de mécanisme psychique qui ne répond à aucune règle mathématique. C'est aussi un être de douceur, un être ambivalent, comme un monstre bicéphale. Sa face débauchée cachant la face de la bonté, c'est un être perdu dans les méandres de ses sentiments, consumé du brasier de cette amour immense qu'il a au fond de lui, qu'il porte en partie à sa sœur. C'est un homme qui a besoin d'aimer et d'être aimé.


Dernière édition par Tristan De Veaucourt le Jeu 2 Mai - 17:50, édité 7 fois
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Jeu 25 Avr - 20:27

On naît tous un jour ...





J'ai eu la chance ou la malchance de naître aîné dans une famille riche. Ma mère était une des fiére descendante des Médicis, ainsi je devenais l'un des prétendant au trône de Florence tandis que mon père appartenait à une branche ,certes bâtarde, mais d'un certain pouvoir, de la famille royale. M'inscrivant dans un contexte ou les histoires de successions font hégémonie, je me promettais en sortant du ventre de ma mère à un avenir politique certain, m'assurant par la même occasion à un statut social élevé, appartenant à la haute noblesse je devais devenir le héraut d'une dynastie fière de ses origines. Le nom De Veaucourt est respecté à travers la France. Mon père, entre autres activités gérait ses terres en Bretagne, en Anjou et en Poitou , mais son activité principale se situait en Provence à Marseille où il gérait une partie du commerce d'épice venus d'Afrique et d'Orient. Ainsi, outre le pouvoir politique des De Veaucourt, je devenais l'héritier d'un empire commercial important. En soit, je vivais sur l'or.

Mon père qui vivait sur un lit d'or avait une vision fanatique de la religion, poussant à l'extrême les Saintes Ecritures, je fus élevé les premières années dans une austérité absolue. Nous ne vivions pas au même endroits de façon constante, mon père migrait entre ses châteaux en Bretagne, Anjou et Poitou et notre hôtel à Marseille. Les premières années de ma vie se passèrent à Marseille. Marseille est une ville splendide, carrefour entre la France et L'Orient, c'est un mélange de culture impressionnant. Quelques fois dans ma jeunesse j'ai accompagné mon père jusqu'aux grandes villes arabes. Elles sont magnifiques. J'aimais le soleil à l'époque, j'aimais l'odeur de la mer, celle des épices. Mère était florentine jusqu'où bout des ongles. Elle tenait des Médicis son port de tête hautain, ses manières coquettes et surtout son avidité, son habitude au complot, le fait qu'elle parvienne à participer à la vie politique, cacher dans l'ombre. On dit que les femmes sont faibles, qu'elles n'ont aucun pouvoir. Ma mère prouve le contraire. Moins dure que son mari, c'était la vague de douceur qui jugulait avec la dureté du patriarche. C'était une femme instruite, qui aimait la musique et les lettres. Souvent, l'été, lorsque père était bien trop occupé avec ses affaires, nous partions quelques mois à Florence. C'est ici que j'ai appris l'Italien.

Quand j'eus quatre ans naquit Artémis. Ma soeur, plus encore mon âme soeur. A l'opposée de moi on se complétait. J'étais petit et elle devint ma raison de vivre, m'arrachant à la solitude des croix de bois pour la douceur de ses cheveux blonds. Mon père ne l'aimait pas. Il la croyait bâtarde. Je n'aurais pu dire si c'était vrai ou faut. Mais c'était ma soeur.

J'étais un enfant doux, aimant et obéissant, pourtant mes parents en eurent assez. Deux enfants à la maison c'en était trop pour eux. Sous le couvert de la nécessité d'une éducation d'élite pour un enfant d'élite mon père m'envoya étudier dans un monastère en Auvergne. On ne connait la solitude que lorsque l'on a vécu dans un monastère.

L'homme qui m'instruisit n'instruisit pas que mon âme. Je passerais des détails sordides de l'aube de mon adolescence. Physiquement j'étais plus avancé que les autres garçons. Déjà le duvet de l'enfance laissait place à l'ébauche d'une pilosité plus accrue. Déjà les rondeurs enfantines s'effaçait petit à petit, je devenais vite grand. Et puis je changeais au fond de moi. Je n'aimais plus le soleil, préférant la poussière des livres sous la lueur d'un chandelier ou les résidu de charbon sur mon papier. Je me découvrais un talent que mon precepteur dénigra très vite. C'est sûrement ça qui m'a attiré vers l'art. Mon précepteur m'enseigna l'histoire, la littérature, la politique, le droit, la religion, les mathématiques et toutes les sciences cartésiennes, mais il se refusait à m'enseigner l'art, une discipline trop peu noble pour mon rang selon lui. Me voler ma vertu fut la punition qu'il trouva pour me punir d'avoir osé m'adonner à l'art. Il m'enseigna le plaisir onanesque de ses mains calleuses avant de m'enfoncer plus profondément dans le chemin du vice. Luxure est pêchers, je ne voyais pas le mal hormis dans la douleur la première fois. Pour moi cela semblait naturel. Je commençais à 13 ans à coucher avec mes camarades étudiants et les jeunes filles du village. Le pêcher de chaire est le premier auquel j'ai touché. Les autres viendront plus tard. Je découvris aussi le blasphème à cet age là. J'avais relu la bible tant de fois que je la connaissais sur le bout des ongles, mais pour moi elle n'était que ce qu'elle est, un livre, un récit fantastique et onirique dont la prose me paraissait excellente. Je n'y pourtant pas la main de dieu, aucun des testaments ne m'inspirait de foi. Je ne voyais que la poésie.

A quinze ans je tombais gravement malade. M'arrachant à la solitude vicieuse je revins croupir dans les couvents austères que sont mes maisons familiales. Ces années au monastère m'avait appris que toute mon éducation était battie sur un compte. Je m'étais intéressé, grâce à un libraire clandestin à une littérature différente de celle qu'on m'enseignait. C'est la que mes ombres éclosent au fond de mon âme. Je ne parvenais pas à guérir jusqu'au jour ou un nouveau médecin familial fut embauché, me présentant ses remèdes avant-gardistes. La première fois que j'eus goûté à l'opium, je sus que ce n'étais pas qu'un médicament. Ses effets ressemblaient malgré quelques différentes à ces herbes de sorcière qu'un jeune fille qui habitait à coté du monastère en Auvergne m'avait fait goûter lors d'une séance de sorcellerie clandestine. L'opium voyez vous vous plonge dans cet état proche de la transe. Je volais. Je ne ressentais ni douleur, je respirais de nouveau. Bien qu'allité,voici le remède qui put calmer mes crises.
Je retrouvais ainsi ma sœur et petit à petit ma santé. Je me liais avec ce médecin venu d'Orient d'une amitié indéfectible. Lui aussi avait rejeté sa confession, lui aussi voyait dans l'opium autre chose qu'une médecine exotique. Il connaissait d'autre herbes qu'il me fit faire venir. Des herbes religieuse qui devinrent les instruments de mes déboires. L'alcool ne me suffisait pas. J'aimais ces sensations de désinhibition. Sous leur effluves, je me perfectionnait dans mon art et dans mon verbe. Nous hantions avec le Doc (jamais il ne m'a dit son prénom) les bordels de Marseille, parfois nous couchions ensemble. C'était l'ami qu'on rêverais tous d'avoir. Frère, compagnon de beuverie, amant et confident, il était tout. Il était surtout la clé qui m'ouvrit plus largement au monde de la débauche. La noblesse derrière ses fards cache de bien belles orgies clandestines, les femmes mariées jeunes ouvrent si facilement leur corsets vous savez.

A mes dix neufs ans, j'avais assez pêchers pour ne plus jamais pouvoir être pardonné. L'absolution m'était perdue à jamais. Je n'en avais que faire, je n'avais caressé que la surface du monde des déboires. Il me restait beaucoup à apprendre. Quand mon père se retira plus ou moins de la vie politique et commerciale, m'envoyant avec ma soeur qui allait rejoindre son mari à la Cour, j'y voyais un nouveau terrain de jeux. J'y voyais aussi un moyen de m'ouvrir moi aussi au monde des affaires et plus encore, de m'élever plus au que mon père dans le ciel de la noblesse, jusqu'à peut-être pourvoir caresser un jour les joyaux de la couronne.

Le Doc me suivit dans cette folle entreprise, j'amenais avec moi ma collection d'herbe.

Que la Cour m'ouvre ses cuisses, j'irais y semer les fruits noirs de mes déboires.






Dernière édition par Tristan De Veaucourt le Ven 3 Mai - 17:12, édité 3 fois
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Jeu 25 Avr - 20:27

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Alexis † Âge : 17 ans, 18 soon† Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Top sites je crois † comment trouvez-vous le forum ? Bien dans l'ensemble, j'accroche pas a certains trucs du design mais osef† Le code du règlement : OK by StefanoUn dernier mot ? ces petites croix sont déprimantes vous savez? xD

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Tristan De Veaucourt le Ven 26 Avr - 13:19, édité 2 fois
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Jeu 25 Avr - 21:01

Ahhhhhhhhhhhhhhh bave

Bienvenue bel homme

J'ai hâte de lire ta fiche!!

Bonne écriture, et si tu as des questions, n'hésites pas Wink
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Jeu 25 Avr - 21:01

Je te souhaite à nouveau la bienvenue Tristan ^^

Bonne chance pour ta fiche, n'hésites pas à poser toutes les questions qui te semblent nécessaires, il n'y a pas de question bêtes chez nous ! ^^

Tu peux déjà flooder, jouer et aller sur la cb selon ton bon plaisir ^^
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Jeu 25 Avr - 21:09

"Kaléidoscope" est un mot que j'adore nétoiles

Bienvenue et bon courage pour ta fiche balon

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Jeu 25 Avr - 21:35

Merci tous le monde Smile
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Jeu 25 Avr - 22:39

Bienvenu Veaucourt.
Qu'elle belle famille que voilà câlin
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Ven 26 Avr - 8:00

La bien venue à vous, bel homme ^^ Votre fiche me semble prometteuse, il me tarde de lire la suite.
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Ven 26 Avr - 10:58

Merci!
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Sam 27 Avr - 11:40

Bienvenue et bon courage pour la suite de la fiche ! Kyaa
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Sam 27 Avr - 12:12

Bienvenue à nouveau !

Sforza m'a présenté votre requête, à savoir si vous pouviez être accroc à l'opium. J'ai cherché et bien que le laudanum soit utilisé depuis le XVIe siècle en Europe, je ne pense pas que cela soit possible...
Mais j'avoue mon ignorance, de fait je me demande si Monsieur de Lully et Monsieur de Lorraine pourraient m'aider à répondre à cette question ^^

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Sam 27 Avr - 12:38

Si je puis me montrer d'une quelconque utilité rapport à ça : pour m'être pas mal plongée dans les guerres de l'opium je peux confirmer qu'il était peu probable -et selon moi même impossible- d'y être accro avant une certaine ouverture des chinois à ce commerce (donc en 1685 lorsque Kangxi autorise les bateaux étrangers à accoster dans n'importe quel port de l'empire et encore il y avait beaucoup de restrictions). Avant cela on pouvait certes trouver de l'opium en Europe mais c'était tout de même assez rare et utilisé essentiellement à des but médicaux. Puisqu'on commence à l'utiliser comme drogue seulement à la fin du XVIIe en Chine et donc encore un peu plus tard en Europe (et il s'agissait principalement du Royaume-Uni, il faut attendre encore quelques années pour que ce phénomène gagne la France)

Voilà, désolée que ce ne soit pas la réponse positive attendue silent

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Dernière édition par Madeleine Béjart le Sam 27 Avr - 12:50, édité 1 fois
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Sam 27 Avr - 12:40

Pierre le Grand, Catherine de Russie, Louis XV et Louis XVI en France prenaient de l'opium. Il fallait un certain standing, mais si monsieur veut y engloutir sa fortune, c'est une substance ramenée d'Orient, mais connue en Occident depuis l'époque gréco-romaine, où il tenait lieu de médecine. L'époque de l'inquisition l'avait fait disparaître afin de concentrer les addictions sur le sang du Christ ^^ mais c'est une institution qui s'écroule à l'époque où nous parlons.

Edit : la conclusion de toutes ces informations serait en effet la nécessité d'une condition médicale, ancienne ou actuelle, qui aurait nécessité l'ingestion de cette substance à une fréquence suffisante pour la rendre nécessaire. Monsieur serait un précurseur, mais rien d'irréaliste.
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Sam 27 Avr - 13:29

Ma foi ce n'était pas la source attendue mais merci beaucoup à tous les deux câlin *aime quand ses sujets font montre de leur érudition

Donc mon ami je pense que l'opium ne vous est pas recommandé... Après peut-être que du côté du haschish la chose serait plus probable et légèrement moins coûteuse donc plus accessible (encore une fois mes petits membres dites-moi si j'ai tort ou non x3)

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Sam 27 Avr - 14:03

Alors de ce que j'en sais, techniquement parlant, l'opium est "consommable" dès le XVIe siècle, mais pas en Chine : dans les Indes (donc géographiquement plus vaste qu'actuellement), en Perse et en Turquie.
En fait le pavot continue d'être commercialisé en Europe depuis les Croisades, via Venise. L'opium n'arrive réellement en Europe (Venise d'abord toujours) qu'au XVIe avec le développement du commerce avec les Ottomans. Donc au risque de contredire mes petits camarades, c'est tout à fait possible d'être accroc à l'opium au XVIIe siècle en France du coup : il suffirait par exemple d'avoir séjourné assez longtemps dans l'un des comptoirs commerciaux italiens, Venise idéalement, mais Gènes est possible aussi. C'est juste un fait encore rare et qui demande aussi de bons moyens financiers car la denrée reste rare et vient de loin donc reste très cher. Je précise que Venise a alors le monopole des drogues venues d'Orient et que le pavot se vend plus tel quel (pour les apothicaires etc) que l'opium à proprement parler. On est effectivement loin d'une commercialisation à grande échelle, sans parler des guerres qui y sont liées, mais on a des archives de comptes vénitiens prouvant l'importation de cette substance donc... Si c'est importé, c'est consommé.
J'ai des références biblio si certains sont intéressés. ^^

Sinon pour le haschich c'est aussi possible, mais autant que je sache, la consommation reste alors localisée dans les territoires islamiques et s'exporte peu ou pas (je manque d'infos sur le sujet). En tous cas c'est certain que cette substance fait déjà l'objet de commerce et consommation, mais ça me paraît moins probable qu'elle concerne un Européen, à moins qu'il n'est séjourné en Orient. Et encore, parce que d'après ce que je sais la consommation était associée à des rites, donc il est peu probable qu'un profane ait eu l'occasion d'y goûter. Enfin mes connaissances restent lacunaires sur le sujet ^^
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Sam 27 Avr - 15:10

Ce qui est dommage, ce n'est pas qu'il soit adepte d'une médication peu répandue, c'est qu'il ne soit pas Oriental pour s'épargner les débats. ^^ Le khôl a toujours eu ma faveur.

Mais je persiste à penser qu'une maladie serait suffisante. Ce peut être son médecin personnel, ou celui de sa famille, qui soit issu d'Orient. Tout dépend de sa liberté d'exercer (pas d'interdits religieux ou de méfiance associée de la part de ses employeurs, et de leur voisinage, notamment...) et de ses rapports avec ses racines opiomanes, mais ce mystérieux personnage pourrait tout à fait être la source de la bizarrerie de notre nouveau venu. Il faudra lui faire une place importante dans son histoire, si c'est la voie choisie, ce sera merveilleusement haut en couleur. Smile
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Sam 27 Avr - 15:34

Il y avait quoi comme drogues en France du coup à cette époque?
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Sam 27 Avr - 21:02

Principalement l'alcool, le café et le tabac ; l'alcool étant parfaitement légal, et le café et le tabac, en cours d'observation, certains évoquant la nécessité d'une législation pour en limiter l'usage. Dans les campagnes, c'était une autre histoire, les plantes et champignons hallucinogènes du fond des âges étaient toujours connus mais l'accusation de sorcellerie était encore trop fréquente pour qu'on pratique ça à la légère, difficile donc de connaître une "addiction" au sens actuel du terme. Les pauvres, forcés de travailler dans des champs infestés de fleurs psychotropes, étaient parfois victimes de la chose à leur corps défendant, mais je ne crois pas que monsieur soit concerné.

Plus réaliste, et plus dans l'esprit du temps : Athos, dans les Trois Mousquetaires, est un drogué de l'alcool, détruit par la vie et rongé par les cauchemars, tout à fait semblable aux fumeurs d'opium du siècle romantique, auxquels il appartient par d'autres caractéristiques : le contraste entre sa noble pâleur élancée et ses longs cheveux noirs, sa tendance à la rêverie solitaire, sa misanthropie envers les femmes qui l'ont brisé, son idéalisme spirituel, inadéquat avec ce monde... Inutile d'aller chercher ailleurs, c'est amplement suffisant pour mettre un homme à terre. (Mais je persiste dans mon attrait pour le médecin oriental orchestrant la lubie extravagante de son maître. L'heure n'est-elle pas aux cabinets de curiosité ? ^^)
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Sam 27 Avr - 21:23

Merci pour ces précisions Very Happy
Oui c'était l'époque des cabinets de curiosité hihi c'est intéressant d'ailleurs toutes ces drôles de choses.
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Dim 28 Avr - 1:01

Sans vouloir flooder dans la fiche d'un confrère, j'ajouterai que je finirai probablement dans un bocal d'alcool justement, sur les rayons d'une telle salle, entre une poubelle en pied d'éléphant et un cobra séché. Et que celui qui m'offrira une hyène brune ramenée d'Afrique aura toutes mes grâces ^^ c'est tellement à la mode, et tellement conforme à mes affinités.
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Dim 28 Avr - 10:22

J'ai plus de goût pour les squelettes d'oursin monté sur des bougeoirs personnellement... Laughing
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Dim 28 Avr - 13:10

Philippe : je veux bien les références stp, histoire de devenir capable de parler d'autre chose que de la Chine xD (Ce serait super sympa si tu pouvais me les envoyer par mp nétoiles )

Sur ce j'arrête de flooder x)

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Lun 29 Avr - 14:15

Merci pour toutes ces infos. René j'aime ton idée du medecin orientale et je suis pour. Ca ferais de mon romantique avant l'heure un être encore plus avanguardiste et ça me plait.

Merci a vous Smile
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Lun 29 Avr - 14:46

Je nommerais plutôt cela un luxe bourgeois de haute volée. A quoi bon être du siècle suivant, si c'est pour en incarner les vices les plus débilitants ? Qui plus est, le fait d'employer des talents venus d'ailleurs, d'au-delà du monde connu, est au contraire une tradition nobiliaire remontant aux esclaves et affranchis des grandes familles romaines, et perpétuée à travers les échanges forcés que constituaient les captures de prisonniers lors des Croisades, dans les deux sens, d'ailleurs ; sans parler des inspirations entrées sur le continent par le biais de l'Espagne musulmane.

Ce débat a été abordé récemment, lorsqu'un squelette d'origine subsaharienne a été exhumé dans l'aile médicinale d'un couvent anglais du 13ème siècle, où l'on a supposé que l'homme était grabataire ; et la Renaissance, inventant l'intérêt scientifique pour la question, vit fleurir les collections de Noirs aussi bien que de Nains (avec les expériences douteuses de reproduction qui étaient pratiquées entre ces pauvres créatures, Dieu pardonne à Catherine de Médicis.)

Avec cette différence : désormais, on les priait davantage d'être des artistes et autres serviteurs décoratifs que d'exercer de véritables talents utilitaires, car les artisans et praticiens d'Europe se plaignaient officiellement à leurs souverains de cette concurrence. Mais chacun fait ce qu'il veut de son Maure familier. ^^
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