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 They are meetings witch the Fate cannot plan ft. Ian Wilhood


Dim 2 Juin - 14:29



" L’orgueil nous aide à tenir le coup. Apparemment, on pourrait même faire des jaloux. C'est à nous-même que l'on se joue la comédie pour s'inventer qu'on est guéri. Les blessures qui ne se voient pas nous font du mal, bien plus que toutes les autres. On les enferme au fond de soi, mais est-ce que toute une vie on les supporte ? "


Et voilà ! Une fois de plus, il était parti rejoindre son amant. Une fois de plus, il m’avait laissé tomber. Une fois de plus, j’étais seule, plongée dans un chagrin qui était quasi-constant, qui m’emplissait quand il n’était pas là, quand je ne l’avais pas à mes côtés. Lui, c’était l’homme que j’aimais. Cet homme que je ne pouvais avoir. Cette liaison que la morale nous interdisait. Peut-être faudrait-il mettre fin à cette relation. Peut-être faudrait-il que je lui dise adieu, que je trouve quelqu’un d’autre que je n’aimerais pas, certes, mais qui serait à mes côtés et prendrais soin de moi. Mais qui ? Rien que l’idée de ne plus l’avoir jamais dans mon univers était une torture. Pouvait-on décemment priver quelqu’un de son air, de sa raison de vivre ? C’était la mort assurée pour cette personne. On la condamnait alors à une souffrance qui n’engendrerait rien d’autre que la fin de cet être. Me priver de lui, c’était me tuer. Et pourtant… Assise à une table, dans une de ces auberges parisiennes, un verre vide devant moi, je pensais. Sur ma chevelure, une capuche. Celle de la cape sombre qui recouvrait ma belle robe de noble. Comme si cela allait me permettre de passer inaperçue ! Je serrais le verre dans ma main à m’en faire mal. Mais aucune douleur ne serait jamais plus violente, lancinante que celle qui m’enserrait le cœur. Cette douleur qui était devenu quotidienne, maintenant. Cette douleur qui faisait partie de moi. Cette douleur qui me représentait, en quelque sorte. Est-ce que je voulais la quitter, la faire disparaître ? Sans doute que non. Sinon, elle serait déjà partie, n’est-ce pas ? Enfin bref… Ainsi était ma vie, il fallait que je m’y fasse. Jamais cet homme ne serait mien entièrement. C’était ainsi. Soupirant longuement, je parcourais la pièce du regard. Plusieurs hommes étaient attablés là. Des femmes aussi. Ca parlait fort. Ca riait. L’ambiance était joyeuse et elle parvint même à m’arracher un petit rire solidaire. Rire qui fut pourtant court et silencieux. Et parmi ces êtres, il y avait lui. Mon regard se fixa un instant sur sa personne. Il était bel homme. Assez bel homme. Mais il ne ressemblait pas à celui qui avait mon cœur. Se vêtements indiquaient qu’il appartenait au peuple. Mais ces yeux d’un bleu transperçant donnèrent un manquement à mon cœur. Je pinçais mes lèvres, à moitié caché sous ma capuche.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:38, édité 10 fois
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Mer 12 Juin - 22:15

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & IanCela faisait maintenant un petit moment que je trainais dans les rues de Paris et des habitudes commençaient à venir, la même auberge, les mêmes clients ou clientes, les visages devenaient familiers. Je croisais une ou deux personnes qui me commentaient sur ma façon de m'habiller, ce qui me fit sourire. Comme mon occupation me l'obligeait, je prenais soin de moi, comme je le pouvais bien sûr... Je n'ai pas les mêmes moyens que les nobles. Dans la journée, j'avais croisé un ami, ou plutôt une connaissance, qui me proposa d'aller boire un verre avec eux en fin d'après midi, ce que je m'étais empressé d'accepter. Alors après avoir flâné dans les rues et sustenté une bourse pour avoir de quoi payer une tournée. Je me dirigeais alors vers la taverne.

En entrant dans la pièce, les sensation habituelles remontèrent. Les gens parlaient tous plus fort les uns que les autres, ce qui créait un brouhaha impressionnant. L'odeur de la bière ressortait, mais celle de la transpiration masculine était encore plus violente à mes narines. Je ne sais pas pourquoi cette dernière est tant différente que celle des femmes, qui est plus attirante, plus douce. Les habitués avaient leur place, et si ce n'était pas le cas, ils n'hésitaient pas à chasser le pauvre inconnu qu'y si tenait, d'une manière polie, ou plus... expressive.

Nous allâmes nous asseoir à notre table et les débats commencèrent avec les premières pintes. L'alcool coulait à flot, on parlait des coups qui se passait dans la Cour des Miracles, des femmes... Mes camarades aimaient bien savoir avec qui j'avais passé la nuit, comment ça avait été et surtout, ils aimaient parié si j'avais réussi à la faire grimper aux rideaux. Enfin, ils appréciaient tous les détails... mais j'évitais rapidement la discussion en changeant de sujet car je respectais l'intimité de mes clientes, je le leur avais promis. Cependant, lorsque j'avais trop bu, ou lorsqu'ils m'avaient fait trop boire devrais-je dire..., il m'arrivait de lâcher une ou deux petites anecdotes.

Tout à coup, mes yeux croisèrent ceux d'une femme qui m'observait. Je ne l'avais pas vu entrer et je ne l'avais jamais vue ici, jamais! Elle était cachée sous une immense cape. La jeune femme faisait tâche au milieu de la foule avec son énorme capuchon sur la tête, quelle idée! Il faisait bien assez chaud pour ne pas se couvrir de la sorte.

L'alcool me donna la goutte de courage qu'il me manquait et après un ou deux débats intérieurs, je me levais pour aller rejoindre la belle inconnue.
-Ahhh, le tombeur est parti à la chasse! crièrent mes amis en coeur, ce qui m'arracha un sourire.
Je traversais alors l'espace qui nous séparait en une dizaine de pas affirmés et une fois vers elle, je posais mon fessier sur la chaise qui se trouvait en face d'elle. Même d'où j'étais, je n'arrivais toujours pas bien à distinguer son regard, alors je lui sourit en la dévisageant de mes yeux bleu-azur, pas d'une façon agressive, bien loin de là, plutôt d'une manière amicale.
-Bonjour, à qui ai-je l'honneur, commençais-je en agrandissant un peu plus mon sourire., Je ne voulais pas lui faire peur ou l'intimider, alors j'essayais d'être le plus charmeur possible. Please, excuse my curiosity, mais on ne vous a jamais vu ici, d'où venez vous? continuais-je en attendant un réponse. La belle brune m'intriguais et je voulais en savoir plus sur elle.
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Dim 16 Juin - 3:36

Alors qu’il se levait, je déglutis et reposais mon regard sur mon verre dont je desserrais la prise de ma main sur lui. Pourquoi était-il vide, bon Dieu ? J’aurais plus plongé dedans, faisant semblant de ne pas voir celui qui s’approchait encore. Murmurant presque inaudiblement, je priais qu’il ne prenne pas place face à moi. Je n’étais pas d’humeur à tenir une conversation polie. Ou encore moins à charmer un homme. Car, d’après les cris de ses amis, cet homme aimait séduire. Et même si en temps normal, j’aurais sauté sur l’occasion pour passer une nuit avec lui et oublier un peu celui qui avait mon coeur, cette fois-ci je me sentais bien trop mal pour le faire. Pourquoi cette fois et pas les autres ? Peut-être par lassitude… Jurant intérieurement alors qu’il s’assit sur la chaise face à moi, je baissais un peu le regard pour le lui cacher. Il me dévisagea de son regard charmant et je déglutis encore, baissant un peu plus la tête. Sa voix avait cet accent anglais si doux. Le même que Jefferson. Le même que Cornelius. Et ses premiers mots furent dans la langue de Shakespeare, celle que j’apprenais doucement avec mon doux amant entre deux luttes corps à corps. Je ne pus m’empêcher de sourire. Je ne savais dire pourquoi, mais cette langue m’avait toujours fait quelque chose. Et l’entendre parler par un homme était une chose délicieuse excitante. Étrange ? Il me demanda d’où je venais. Je pinçais mes lèvres. Devrais-je lui dire que je vivais à la Cour ? Et s’il était un voleur ? Relevant la tête, je souris. Oh et puis après tout ...

- J’habite à la Cour. Je ne suis jamais venue ici, auparavant. C’est pourquoi vous ne me connaissez pas, monsieur… ?

Je ne savais pas son prénom, ni son nom. Mais il m’avait demandé le mien. Voilà que je manquais à tous mes devoirs. Hochant la tête rapidement, je me mordis la lèvre quand mes yeux vinrent croiser les siens si beaux. Si cet homme était vraiment un tombeur, je comprenais pourquoi. Héloïse, tu te ressaisis ! Mais aussitôt, comme pour m’empêcher de tenter quoi que ce soir, ma conscience dessina le visage de mon aimé, me faisant me mordre la lèvre par culpabilité. Ma tête dodelina un instant. Mon regard s’attarda sur sa silhouette que je parcourais. Bel homme, vraiment ! HÉLOÏSE, UN PEU DE SÉRIEUX !

- Héloïse de Fontanges, me présentais-je. Mais chut ! Je suis ici incognito. Me permis-je de rire un peu.

Rire.  A vrai dire, une chose que je ne faisais que trop peu depuis mon arrivée ici. Bien sûr, avec Lui ou avec Jeff, cela m’arrivait. Surtout avec le chapelier. Je parlais bien entendu de vrais rires de joie. Pas des ricanements moqueurs que je lançais en croisant les silhouettes ridicules des courtisans. Mais cela semblait si peu comparé à ma vie d’avant, celle à Lugano. Là-bas, je riais plusieurs fois par jour, tous les jours. Même les jours suivant la mort de Père, il m’arrivait de rire un peu, doucement. Et si on pouvait dire une chose, c’était bien que rire faisait du bien.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:39, édité 6 fois
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Mar 2 Juil - 2:31

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ A peine assis que je ne pus m'empêcher d'essayer d'observer plus la demoiselle qui était en face de moi. Les traits de son visage étaient harmonieux, splendides, bien que peu voyant car cachés par la cape. Qu'avait-elle à cacher sous son immense cape qui lui donnait un air d'idiote. Seule la partie inférieure de sa tête était visible, et ses lèvres étaient pulpeuses. Sa bouche était fabuleuse et attirait le regard et la pensée de l'Anglais. Il l'imaginait déjà sur la sienne, se mêlant pour créer des baisers ardents. Arrêtes ses pensées, arrêtes ses pensées. Je fixais alors un point au centre de sa cape pour ne plus être déconcentré. Était-elle victime d'une maladie qui l'empêcherait de s'exposer? Ou d'un autre virus plus virulent? Le mystère que la brune créait attirait l'Anglais, mais il fallait qu'il mette des barrières pour calmer son intérieur qui ne lui disait que lui sauter dessus et de lui faire l'amour dans toutes les positions possibles...

- J’habite à la Cour. Je ne suis jamais venue ici, auparavant. C’est pourquoi vous ne me connaissez pas, monsieur… ?

A la Cour? Je dus me retenir de sursauter. C'était bien la dernière chose à laquelle je m'était attendu. Que faisait une dame ici, dans les bas fond de Paris? Était-elle suicidaire pour venir s'aventurer parmi les truands? Cette information me bloqua un moment l'esprit, le vide total, si bien que je mis un instant pour lui répondre.

-Mon nom is Ian, my lady et je viens de London la belle.

Mon accent me tira un petit sourire car je savais que ma façon de parler le français était loin d'être parfaite. De plus, j'adressais à la belle inconnue dont je ne connaissais toujours pas l'identité. Cela me fit étrange, car c'était la première chose que je connaissais de mes clientes et là, j'en avais aucune idée. Malgré le fait que mes rapports avec les femmes étaient différents ces derniers temps, je n'en avais pas perdu mon envie de charmer, de plaire qui se traduisait par des regards et des sourires aguicheurs.


- Héloïse de Fontanges, se présenta-t-elle. Mais chut ! Je suis ici incognito.


Le rire d'Héloïse me fit sourire à mon tour car il était enfantin. Ses traits étaient détendus et elle avait l'air plus ouverte à la discussion qu'au début.

-Ne vous inquiétez pas Madame, avec moi, votre secret sera bien tenu!

Effectivement, je n'aimais pas être trahis par quelqu'un, c'est la raison pour laquelle ma loyauté était presque sans faille car j'avais déjà été utilisé et je ne souhaitais à personne ce que j'avais vécu, cet abandon, cette sensation d'avoir tout perdu alors qu'on a tout donné.

-Et puis-je vous demander ce que vous venez faire ici? Ce n'est pas un endroit très commode pour les gens... de votre... rang!

Demandais-je curieux car la Dame m'intéressait. Que pouvais-je espérer? L'avenir nous le dira...
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Sam 6 Juil - 17:56

Je lançais des regards autour de moi, m’assurant qu’il ne se trouvait ici personne qui puisse me reconnaître. Ma réputation était déjà assez mauvaise comme cela pour qu’on y ajoute de fausses rumeurs quand à de soi-disant soirées de débauche dans une auberge plus ou moins mal famée, cela dépendant évidemment de la classe sociale à laquelle on appartenait. Mais non, à première vue, personne de ma connaissance en ces lieux. Tant mieux ! Je me permis donc d’abaisser la capuche de ma cape, gardant toutefois cette dernière sur mes épaules, mes vêtements étant trop … voyants et précieux pour l’endroit. Par reflexe, je passais une main dans mes cheveux, les remettant quelque peu en place, tombant en boucles brunes autour de mon visage fin et sur mes épaules recouvertes. D’un geste de la main, je recommandais un autre verre. La même chose. Il allait me falloir de quoi boire, si je devais commencer à étaler mes soucis. Surtout devant un parfait étranger.

- Je noie ma peine. Soufflais-je. Pas vraiment noble comme action, hein ?

Je vrillais mon regard dans celui de mon confident d’un soir. En moi, l’envie de tout déballer, de tout raconter se faisait sentir. J’en avais besoin. Il me fallait parler à quelqu’un. Et cet homme semblait idéal. Je ne le reverrais jamais alors je n’avais cure de ce qu’il pouvait penser de moi. Qu’il me prenne pour une femme miséreuse s’il le souhaitait. Je n’avais de toute manière plus peur de ce que l’on pouvait penser de moi. Pas avec ma réputation à la Cour. Je passais rapidement ma langue sur mes lèvres, souris un peu. Un sourire bien loin de mon réel état d’esprit, misérable et empli de tristesse. Alors qu’on m’apportait mon verre, je serrais un instant ma main dessus, mais ne bus pas. Le silence s’était installé entre nous, le dénommé Ian attendant certainement que je lui en raconte plus. Je relâchais mon verre. Puis décidais de finalement accéder à sa requête silencieuse et informulée.

- Il y a cet homme. Stefano qu’il s’appelle. Je ricanais pour moi-même. C’est l’amant de Mathis, mon homme. Il est avec lui, là. Une fois de plus. Et moi…je suis ici. Il s’en fout que je sois seule, je crois.

Je grognais un peu, pris mon verre et le vidais. L’alcool avalé deux fois me chauffait un peu. Je n’en avais pas l’habitude, à vrai dire. Je commençais à avoir mal à la tête. Petite nature, que diraient certains. Oui, sans doute. Je reposais mon verre et pinçais mes lèvres, baissant un peu mon regard, attendant sa réaction.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:41, édité 6 fois
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Lun 8 Juil - 1:25

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ La tristesse faisait partie de ma pauvre vie, ici en France. Je n'étais maître que de peu de chose, à vrai dire, je ne gérais que ce que je mangeais et j'achetais, encore que des fois tout était contrôlé. Pour vous donner une idée, je ne possédais plus rien, même plus l'intégralité de mon corps, qui était plus à Maria qu'à moi. Plus une nuit depuis mon départ j'avais pus penser à mon désir, à mes envies. Toujours répondre à ce que voulaient les clientes... ou les clients et jamais chercher mon plaisir. Je ne dis pas que je ne me plaisais pas dans ces histoires nocturnes, mais le fait de savoir que la personne en dessous, ou en dessus de vous vous aime change beaucoup. Ohh combien j'aimerai savoir le vrai nom des gens qui me passe dessus, rien que cet petite partie de leur identité changerait ma façon d'être mais il ne fallait pas rêver, depuis quand les nobles donnaient leur prénom à un gueux, qui de plus est un prostitué!

Voir un ou une noble ici, dans les bas de Paris était très rare, d'ailleurs je ne m'y étais pas attendu, mais j'avais bien réussi à cacher cette surprise. Lorsqu'elle découvrit sa tête, le cerveau de l'Anglais se mit sur pause et il prit le temps de la regarder discrètement. Elle était encore plus belle qu'il ne l'avait espéré, ses yeux marrons étaient brillants et son petits nez à croquer!

- Je noie ma peine. Soufflais-je. Pas vraiment noble comme action, hein ?

Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais envie d'écouter les problème de la belle brune, elle avait l'air d'avoir besoin de parler avec quelqu'un et peut-être pouvais-je être son homme. Je me remis alors une mèche derrière mon oreille avant de parler.

- Je vous écoute volontiers Madame, avec moi, vos secrets seront en sûreté!

Lui dis-je pour la mettre en confiance, car même si j'avais ses histoires secrètes, je ne pourrais certainement rien en faire, et j'en avais surtout pas envie. Je m'étais souvent prêté à ce jeu du confident. Cette place me plaisait bien car je pouvais aider les gens dans leurs problèmes assez simplement, tout en les conseillant. Je ne pus m'empêcher de respirer quand je vis le bout de la langue d'Héloïse passer sur ses lèvres pour les humecter.

- Il y a cet homme. Stefano qu’il s’appelle. C’est l’amant de Mathis, mon homme. Il est avec lui, là. Une fois de plus. Et moi…je suis ici. Il s’en fout que je sois seule, je crois.

Cette pauvre femme avait des problèmes de couple, ce qui me brisa un peu mes espoirs, mais je ne perdis pas mon mordant, cependant maintenant j'espérais qu'elle allait me parler de ses problèmes sans peur. A voir, elle ne portait pas ce "Stefano" dans son coeur. Ses dires n'étaient pas très claires, comment un homme qui l'aimait pouvait se retrouver dans les bras d'un autre homme.

-Attendez, je ne comprends pas. Mathis, votre... maris? Est en train de bécotter avec un autre homme? Comment est-ce possible? S'il vous aime, il devrait être avec vous non?

Je ne voulais pas la fâcher, mais peut-être il y avait des raisons à ces faits. Pour comprendre une histoire il fallait connaître le contexte.

-Peut-être pouvez-vous me parler un petit peu de ce qui s'est passé avant, pour que je puisse comprendre...
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Lun 15 Juil - 0:26

Lui parler de ce qu’il s’était passé, hein ? Je lâchais un ricanement. Pas méchant. Vraiment pas. Mais voilà…la situation était pour le moins complexe et si je voulais être entièrement honnête avec ce Ian, il allait falloir que je lui parle de Mathis mon frère, ou tout comme. Et cet homme aurait pu être le plus ouvert au monde, cela m’étonnerait qu’il accepte facilement la situation. Il allait sans doute me voir comme la sœur incestueuse. Et moi qui lui avais donné mon nom, et celui de Mathis lui aussi. Je me mordis la lèvre, ne pouvais plus reculer. L’envie de me lever et partir en trombe était forte en moi. Mais pas autant que ce besoin toujours présent de parler, malgré tout. Et voilà comme j’avais l’habitude de me mettre dans des situations pas possibles ! Je soupirais brièvement.

- Mathis est mon frère.

Je baissais la tête, m’empourprant, me cachant sous ma longue chevelure brune. Je n’osais le regarder. Il devait certainement me juger, voir même me mépriser. Les larmes naquirent au coin de mes yeux et je reniflais bruyamment pour ne pas qu’elles coulent. Oui, c’était ce qu’il était : mon frère. Je le savais. Mais le dire était étrange et plus douloureux que ce que j’avais jusqu’alors pensé. J’avais en moi le poids de cet apprentissage religieux qui avait bercé mon enfance et mon adolescence. Et même si je savais que nous n’avions aucun lien du sang, je me sentais honteuse. Tellement honteuse. Je mis mon visage entre mes mains. Mon cœur se serra dans ma poitrine. Je continuais toutefois, la voix fébrile, menaçant à tout instant d’être brisée par des sanglots.

- Mon frère adoptif. Mais…ça ne change rien ici. Ne nous jugez pas ! Me surpris-je à le supplier. Je vous en prie. Nous nous aimons. Oui, nous nous aimons.

Je ravalais ma salive et les larmes vinrent couler sur mes joues, silencieuses, l’alcool devant aussi y être pour quelque chose. Je ne le regardais toujours pas, mes joues brûlantes de honte. J’espérais tellement qu’il pouvait comprendre, que c’était ce qu’il faisait. Qu’il ne me jugeait pas. Je levais enfin la tête, recommandant un autre verre. Je sentais que j’allais boire plus que d’habitude, ce soir là. Mais, il le fallait. Je croisais le regard de l’homme, mais le mien était si embué des larmes que je ne pouvais rien discerner qui m’aiderait à savoir ce qu’il pensait alors.

- Je l’aime tellement, si vous saviez. Soufflais-je, un bref sourire se dessinant sur mes lèvres alors que parlais de cet amour véritable. Mais, nous ne pouvons afficher nos sentiments. J’essuyais mes larmes de ma manche. Alors, nous avons des amants. Et ce Stefano est le sien. Mais je souffre tellement. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai mal.

A nouveau, mon cœur se serra. Je pinçais mes lèvres. Oh oui, j’avais mal. Si mal. Mon cœur se brisait dès que Mathis me quittait, allant rejoindre cet amant, dès que je les voyais tous deux, ensemble, semblant si…complices, si proches. Cette relation secrète était entrain de me tuer. On me servit mon verre. Je le bus d’un coup.

- J’ai Cornelius. C’est mon amant. Mais, je ne l’aime pas lui. Lui, il m’aime. Mais moi, je couche avec.

Je ricanais. L’alcool me montait vraiment à la tête. J’avais beau aimer l’alcool, je n’étais pas habituée à boire autant et surtout en si peu de temps. Je passais une main dans mes belles boucles brunes, les rabattant à l’arrière de mon visage, dégageant ce dernier. La vision que je devais offrir à l’homme devait être d’un pathétique… Mais peu importait ! Me penchant un peu en avant sur la table, je tendis une main, voulant prendre celle de ce dénommé Ian sans oser le faire. Je la laissais tomber, paume ouverte sur la table. Peut-être était-il entrain de me prendre pour une enfant. Enfin, si ce n’était que ça, je pouvais être contente.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:48, édité 2 fois
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Dim 11 Aoû - 21:08

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ En lui demandant de parler, je n'aurais jamais penser entendre ce qu'elle allait me dire.

- Mathis est mon frère.

On m'avait parlé de ce genre de personne qui couche avec leur frère ou avec leur soeur, ceux qui pratiquent "l'inceste". Ces personnes ne sont pas bien vues, et partout ils se font rejeter de la société. Autant pour les nobles que pour les gueux, cet affront est un des pire que la race humaine pouvait faire, selon les dires de l'église. C'est vrai que l'idée d'avoir des relations physiques avec que l'on a vu naitre est étrange, et que je ne pourrais moi-même ne pas l'imaginer, c'est comme si vous me demandiez de faire un enfant à ma mère. A voir, elle était gênée. On pouvait lire sur son visage l'appréhension, ce qui était normal. La jeune brune venait de me divulguer un secret qu'elle devait cacher depuis longtemps car ce n'est pas une information que l'on donne de la sorte. Ce qui m’impressionna c'est qu'elle ne me connaissait ni d'Adam, ni d'Eve. Elle venait tout juste de me rencontrer et me parlait d'un problème qui la troublait profondément.

Ma réaction fut rapide et mes yeux s'écarquillèrent après ses paroles. Moi qui m'attendais à une simple histoire de coeur! La pauvre était déjà éprise d'un amour où elle souffrait car son homme la trompait, et de plus avec un homme, mais en plus, cet homme était son frère! La femme se cacha derrière ses cheveux tout en baissant la tête, comme si cela allait changer quelque chose puis elle logea son visage dans ses mains, les joues rouges de honte. Son attitude m'attendrit, on aurait dit une petite fille, perdue. J'allais ouvrir la bouche quand elle parla à ma place.

- Mon frère adoptif. Mais…ça ne change rien ici. Ne nous jugez pas ! Je vous en prie. Nous nous aimons. Oui, nous nous aimons.

- C'est votre choix, je ne le cautionne pas, mais je peux vous comprendre... L'amour est ce qu'il est!

Je la vis commencer à pleurer. Des larmes roulèrent le long de ses joues alors que l'on pouvait entendre des sanglots apparaitre alors qu'elle parlait. Héloïse devait s'attendre à recevoir le même juron habituel, ou la même insulte, mais je n'en ferai point, car j'ai vécu assez de choses pour connaître ce qu'elle ressent. Cet amour était un des seuls point que je trouvait discutable... car coucher avec celui qui a partagé votre enfance n'était pas d'usage commun à mes yeux. Mais ce n'est pas ce point qui allait me faire quitter cette table et la compagnie de la belle brune. Il en fallait plus pour me dégoutter, et soulever mon esprit. Certains l'auraient certainement sermonné et seraient partis, la laissant au mains de tous ses alcoolos.

- Il ne faut pas pleurer pour ça Héloïse...

Tentais-je de la rassurer en lui adressant un sourire discret. Je n'aimais pas voir le gens pleurer, surtout quand ils n'y pouvaient rien...

- Je l’aime tellement, si vous saviez. Mais, nous ne pouvons afficher nos sentiments. Alors, nous avons des amants. Et ce Stefano est le sien. Mais je souffre tellement. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai mal.

La pauvre dame ne savait pas ce que je traversais, mais je ne lui en parlerais pas, pas aujourd'hui. Elle n'avait aucune idée du mal qui me rongeait de l'intérieur, de n'avoir personne à qui en parler, mais heureusement pour moi, Laura était là. Elle était un rayon de soleil qui illuminait mon quotidien. Peut-être lui en ferais-je part plus tard, lorsque je la connaitrais mieux... L'avenir me le dira bien assez rapidement. Il est vrai que le fait de ne pouvoir afficher son amour au grand jour n'est pas facile mais au moins elle pouvait le vivre dans leur petit cocon, au calme et caché aux yeux des autres. Si seulement elle savait que je ne pouvais avoir personne à mes côtés, personne à qui donner mon être en entier, personne qui me donne son coeur.

- You can d'jà le vivre entr' vous, et rien qu' pour ça, vous d'vez être heureuse, don't you thing? Y a des people qui n'peuvent même pas s'voir, and ce man dont vous parlez, est-il bien avec vous au moins?

Mon ton était gentil car je voyais qu'elle était à fleur de peau. Je voulais déjà essayer de lui faire se rendre compte qu'elle avait de la chance, même si son malheur paraissait plus grand. Le verre qu'elle avait commandé arriva et elle le but aussi vite que les ivrognes qui nous entouraient.

- J’ai Cornelius. C’est mon amant. Mais, je ne l’aime pas lui. Lui, il m’aime. Mais moi, je couche avec.

Elle dirigea sa main et la laissa tomber au milieu de la table, comme un enfant. J'aurais pu me retenir, mais je fis le reste du chemin pour aller la lui prendre gentiment en lui adressant un regard et un sourire compatissant, un brin charmeur. Elle avait bu beaucoup, cela se sentait et se voyait, mais je n'allais pas le souligner.

- It's not une situation très simple dans laquelle vous vous' êtes mise ma chère, je dirai même que vous êtes dans le pétrin! Je lui sourit et caressa le dos de la main avec mon pouce. Oh moins cette homme comble-t-il vos désirs?

Demandais-je curieux, car cela était tout de même le devoir d'un amant. Ma question pouvait paraître stupide, car on savait tous que quand un noble aimait, il comblait la femme dont il s'était épris. J'avais beau essayer de me mettre dans sa peau pour voir ce qu'elle vivait, je n'y arrivais pas, peut-être était-ce aussi l'alcool qui montait gentiment dans mon esprit et m'empêchait de bien penser? Sur ce, je bus la fin de mon verre et en recommandais un.

- But, votre brother... euhhh votre mari... enfin, vous m'avez comprise, qu'est-c'qu'il vous dit de cette relation avec ce Stefano?
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Lun 19 Aoû - 9:45

Alors qu'il s'emparait de ma main, je lâchais un silencieux soupir de soulagement. S'il avait eu ce geste à mon égard, c'était que le dénommé Ian n'était pas totalement dégoûté par moi et par les révélations que je venais de lui faire. Et ça faisait du bien de ne pas être jugée pour une fois. Le sourire qu'il eut à mon égard et son regard doux et empli de gentillesse me firent du bien là aussi. Je me permis de lui rendre entre mes larmes et crut même l'espace d'un instant déceler dans ses yeux un peu de séduction. Mais sans doute était-ce le fruit de l'alcool car je ne pouvais comprendre comment il pourrait avoir envie de me séduire après ce qu'il venait d'apprendre sur moi. Il était vrai que j'avais beaucoup bu ce soir. Certes, il m'était déjà arrivé d'ingurgiter de plus grandes doses d'alcool mais cela ne m'avait pas vraiment réussi. Et il était vrai aussi que j'avais tendance à plus me laisser aller vers l'alcool ces derniers temps, la situation ne devenant que plus compliquée encore à chaque jour que Dieu faisait. Pourrais-je le supporter encore longtemps, j'en étais moins sûre. De moins en moins. Je savais qu'il allait falloir un jour ou l'autre que je mette les choses au clair avec Mathis. Mais voilà, je savais aussi comment cela risquait de se finir, et je n'avais vraiment pas envie d'être séparée de l'unique homme pour lequel j'étais prêt à tout donner, le seul pour qui je ressentais un véritable amour. Un amour que je chérissais autant que je pouvais le haïr. Une situation réellement compliquée que voilà. Je ricanais d'ailleurs quand Ian appuya ce côté de la relation que j'entretenais avec Mathis. Ca pour l'être dans le pétrin, je l'étais jusqu'au cou. Je frissonnais alors que, dans un geste amical, il caressa le dos de ma main de son pouce. Je me surpris alors à me perdre l'espace d'un instant dans ses yeux bleus. Un bleu électrisant. Un bleu différent de celui des yeux de Mathis. Je secouais la tête. L'alcool me montait à la tête. Alors qu'il me demandait si Cornelius comblait mes désirs, je partis d'un petit rire. Oh oui, ils les comblaient et était un amant merveilleux. Mais voilà, rien de comparable à ce plaisir que m'offrait l'homme aimé. Car, je n'avais pour Cornelius que du désir. Je répondis donc à sa question par un simple hochement de tête, accompagné d'un bref sourire en coin qui voulait tout dire. Essuyant mes larmes de ma main libre; je déglutis à l'interrogation suivante.

- Et bien, pas grand chose en vérité.

Je lâchais doucement sa main, la posant comme l'autre sur mes cuisses, les faisant disparaître sous la table. Mon visage se baissa à nouveau et je me cachais derrière ma chevelure sombre.

- Mathis se sert de lui pour cacher notre relation. Comme moi avec Cornelius. Le fait qu'il soit un homme rends la chose plus simple, d'après lui. Ca lui permets de s'assurer de me rester entièrement fidèle dans le coeur.

Je me permis un petit rire moqueur. C'était là les paroles de Mathis que je répétais. Mais il était vrai que j'avais parfois du mal à les croire.

- En tout cas, une chose est sûre : alors que tout le monde croit Mathis attiré par les hommes, personne ne peut suspecter notre relation. Là est, je crois, le point principal.  Et il est vrai que ça fonctionne. Heureusement ....

Je relevais les yeux vers Ian. Alors, je fus prise d'un besoin de me justifier sur mon comportement. Je n'étais pas idiote et savais bien que cet homme, aussi compréhensif soit-il, me jugeait. Tout le monde jugeait tout le monde. Toujours. Et je ne voulais pas qu'il ait une mauvaise et fausse image de moi. D'autant plus que je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'impression qu'on allait se revoir un jour ou l'autre.

- Vous savez, je ne suis pas une alcoolique. Je sais que la chose n'est pas évidente ce soir, mais je ne le suis pas.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:54, édité 4 fois
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Ven 30 Aoû - 22:09

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ Je savais que dans ce genre de moment, où tout semble si noir si compliqué, il était plaisant et apaisant de recevoir un sourire. N’importe lequel, celui d’un inconnu rencontré un soir, celui d’un être aimé ou encore tout simplement celui d’une personne proche. Il est vrai que la demoiselle qui se trouvait en face de moi se trouvait dans une situation bien cocasse, et la pauvre devait en souffrir plus qu’autre chose, ce qui n’était pas le cas de son tendre à voir et cette différence devait être la cause de cette douleur. Héloïse ne comprenait pas la façon d’agir de son frère, à qui cela paraissait totalement normal, mais elle n’arrivait pas à comprendre les arguments de son aimé. La noble pleurait en silence, pour ne pas se faire remarqué et sa main se retira gentiment de la mienne pour aller se poser en dessous de la table. Je la vis se perdre dans mes yeux l’histoire d’un instant et respectais le silence qu’elle imposait, qui sait, peut-être aurais-je quelques pièces en plus ce soir ? Je n’allais pas dire non à une possibilité de me faire de l’argent, surtout que la femme en face de moi était loin d’être laide, très loin… Mais pour l’instant, elle n’avait pas la tête à cela à voir, ce sera un terrain à étudier plus tard…

- Et bien, pas grand chose en vérité.

Elle baissa à nouveau son beau visage derrière ses longs cheveux sombres, peut-être ne voulait-elle pas qu’on la voit dans cette situation, que je la vois de la sorte.

- Mathis se sert de lui pour cacher notre relation. Comme moi avec Cornelius. Le fait qu'il soit un homme rends la chose plus simple, d'après lui. Ca lui permets de s'assurer de me rester entièrement fidèle dans le coeur.

A mes yeux, un homme ne pouvait pas se forcer à endurer une relation avec un autre homme ! Oui, je dis bien endurer car vous ne pouvez pas imaginer tout ce que cela inclus… Son Mathis devait être bisexuel ou devait lui cacher quelque chose, car la vie entre deux personne de sexe masculin est tellement particulière. Il faut être très proche de l’autre, et accepter tous, ou du moins une grande partie de ce que le partenaire demande car les échanges corporelles ne sont pas sans douleur quand on n’est ni consentant, ni préparé, alors que pour une personne étant née avec ce vice, les choses sont plus simples, naturelles. L’appât du gain d’une nuit pouvait éventuellement être justifiable, mais de là à construire une histoire entière… Cela me paraissait impossible, ou ce jeune homme devait avoir un mental de fer car subir cet acte si particulier à répétition n’était pas donné à n’importe quel homme hétérosexuel, et faire semblant d’aimer quelqu’un qui nous fait mal physiquement n’est pas donner à tous, bien qu’il y ait certainement un raison à cette liaison. Qui de mieux que moi pour comprendre ce que vivais ce Mathis de Fontanges ? Mes rapports avec les hommes me sont plaisant, mais la douleur est toujours présente, c’est une chose à laquelle je ne m’habituerais certainement jamais, mais pour être bon dans son domaine, il faut faire des sacrifices !

- Je pense que sur ce point, votre frère à raison ! La relation est tellement différente…

Lui répondis-je après son petit rire moqueur.

- Pourquoi ce rire ?

Demandais-je. J’avais du mal à cerner en quoi la situation pouvait mener à rire. Soit elle était encore plus enfant que je ne le pensais, soit l’alcool lui tapait vraiment sur le système, ou soit j’avais loupé une étape.

- En tout cas, une chose est sûre : alors que tout le monde croit Mathis attiré par les hommes, personne ne peut suspecter notre relation. Là est, je crois, le point principal. Et il est vrai que ça fonctionne. Heureusement ...

Elle leva les yeux vers moi, et son regard était rempli d’émotions, tellement d’émotions que je n’arrivais pas à les décrypter, mais d’un coup, je pus lire un peu de honte.

- Vous savez, je ne suis pas une alcoolique. Je sais que la chose n'est pas évidente ce soir, mais je ne le suis pas.

Je faillis sourire, mais je me retins. C’étais la même excuse que me sortait mon frère, qui était lui un alcoolique de renommée ! Exactement mot pour mot, et l’odeur d’alcool qu’elle dégageait me prouvait qu’elle n’était vraiment pas à son premier verre. Il est vrai que la situation dans laquelle elle se trouvait n’était pas facile, mais l’alcool était un vice à mes yeux, pourquoi sombrer dans la boisson pour oublier l’histoire d’un moment et se réveiller le matin, avec un mal de crâne en plus des souvenirs qui remontent. La douleur est deux fois plus atroce !

- Je vous crois Héloïse, mais vous ne pensez pas qu’il serait mieux d’arrêter de boire ? En tout cas pour ce soir ? Je comprends que la situation n’est pas facile, mais ce n’est pas une solution… Vous ne pensez pas ?

Disais-je avec une voix remplie de compassion et de gentillesse. Je ne voulais pas la bousculer et qu’elle parte, mais son bien car je connaissais les ravages que pouvait produire l’alcool avec des abus.

- Si Mathis a créé cette relation, c’est qu’il y a une raison, vous ne pensez pas ?

Lui demandais-je pour essayer de la réconforter.
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Mer 2 Oct - 17:17

Arrêter de boire. Non, pas possible. Pas alors que cet alcool aussi horrible, aussi destructeur soit-il me faisait du bien. Je savais que mon raisonnement ressemblait par bien des côtés  à celui d’une alcoolique, mais je ne pouvais décemment pas arrêter ce qui était le seul rempart entre ma personne et quelques envies … suicidaires qui passaient parfois dans ma tête. Des pensées dont personne ne devrait rien savoir, jamais. Mais, des pensées qui étaient bien là. Parfois, l’idée de mourir, de disparaître pour de bon de la vie de Mathis était tentante. Vraiment tentante. Je sentais bien au fond de moi que sa relation avec cet italien de Sforza était plus forte que ce qu’il voulait bien m’avouer, s’avouer. Je sentais que l’italien avait réussi à s’emparer d’une partie de Mathis. Et je ne vivais plus qu’en comptant les jours qui passaient, me demandant combien de temps le Fontanges allait rester mien. Un jour, Mathis n’allait plus m’aimer. Un jour, Mathis me quittera. Un jour, Mathis ira avec Stefano. Entièrement. Je ne serais plus dans son esprit qu’une erreur de passage. Sans doute même plus sa sœur. Rien d’autre qu’une personne qu’on veut oublier. Une personne devenue totalement inconnue. Alors voilà, j’en venais à me demander s’il ne fallait mieux pas que je parte pour de bon. S’il ne fallait mieux pas, pour le bonheur de l’être aimé, que je meure. Bien loin de l’image que les autres avaient de moi, de la réputation d’enfant superficielle que je savais m’être attribuée, j’étais une femme qui souffrait vraiment, constamment. Et l’alcool dont j’avais conscience qu’il était ingurgité en de trop fortes quantités semblait ma seule aide pour rester en vie. Pourtant, tout cela, je ne pouvais l’expliquer à Ian. Je ne pouvais l’expliquer à personne. J’étais consciente du fait que après ce que je venais de lui avouer, il pourrait comprendre. Mais voilà, je ne le voulais pas. Je n’en avais pas la force. Avouer à une personne ce qui me traversait la tête par moments était trop dur, trop douloureux. Je me contentais donc d’hocher la tête. Un regard sur le verre face à moi. Des secondes passèrent.

- Oui, pour ce soir. Capitulais-je finalement.

Ecartant le récipient vide de la main, je regardais Ian, écoutant la fin de sa conversation, son autre question. Une raison ? Et bien oui, je lui avais déjà dit la raison. Il fallait cacher notre relation. Et puis...sans doute ressentait-il quelques attraits pour cet italien, ce Sforza. Mais comment le dire alors que rien que l’idée de formuler ce qui était déjà suffisamment douloureux dans mon esprit me brisait un peu plus le cœur. Ce cœur qui bientôt serait déchiré entièrement. Deux parties que l’on ne pourrait plus recoller. Jamais. Je fermais les yeux. Je soufflais. Mes yeux se rouvrirent.

- Vous pensez que Mathis pourrait … aimer Stefano ?

Aimer Stefano. Voilà, ma plus grande peur, celle qui me hantait constamment était formulée. Mes pleurs redoublèrent, n’ayant maintenant plus rien de silencieux. Tremblante, prise de sanglots, de soubresauts, je mis mon visage dans ses mains et marmonnais des paroles incompréhensibles. Je n’en pouvais plus. J’étais à bout de nerfs. Tout cela était entrain de me rendre folle. Complètement folle. Cela faisait maintenant quelques jours, semaines que je n’avais plu vu mon aimé. Et j’en devenais complètement. Il me manquait plus que jamais. Un manque horrible qui me détruisait, qui me rongeait constamment. Officiellement, je ne savais pas où il était. Il ne me l’avait pas dit, ne m’avait fait parvenir aucune lettre. Mais j’avais entendu dire qu’on l’avait vu au palais. S’il était au palais, pourquoi ne pas venir me voir ? Sans doute parce que Stefano prenait tout son temps, l’accaparait…

- Je veux qu’il meure …. Lâchais-je, froide. Qu'il meure.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Jeu 26 Déc - 7:57, édité 1 fois
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Mer 9 Oct - 16:29

Spoiler:
 

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ La peau douce de la jeune femme mit les sens de l’Anglois en feu. C’était le genre de détail qui étaient important à ses yeux. Elle était aussi douce que de la soie et semblait autant fragile que de la porcelaine. Ian caressa doucement le revers de sa main, en ayant presque peur de la casser, de la fissurer. Il ne voulait pas être celui qui avait détruit une si belle chose. Il savait que les Dames nobles s’occupaient d’elles comme une œuvre d’art, se parant de bijoux et de leurs plus beaux atours. Mais ce soir cette chère « Héloise » ne revêtait rien de tout cela à voir… Juste une longue cape pour cacher sa tignasse brune et un joli visage. Lorsqu’elle se mordit la lèvre inférieur, cela augmenta encore plus l’envie de Ian qui avait du mal à se contenir face à ce signe typiquement féminin.

Le rougissement d’Héloise le fit sourire car il voyait encore plus qu’il ne la laissait pas indifférente, et qui sait, peut-être aurait-elle quelques pièpièces pour lui… Ben quoi ? C’est pas interdit de rêver non ? Une chaleur commença à se développer dans son corps et le regard de la belle était attractif, même caché en partie par la cape. La température grimpait gentiment dans leur bulle. Le truand sourit quand il la vit avancer vers lui sans peur pour lui chuchoter sa réponse, qui lui arracha un petit rire.

J’vous souis ma bel’Dame….

Lorsqu’elle se leva pour se diriger vers les escaliers, l’homme d’Outre-manche eut l’impression qu’elle allait tomber, mais la Noble s’aidait des chaises et des tables pour se rendre où elle le voulait. Lui, étant beaucoup plus sobre qu’elle ne faisait que de la suivre, reluquant son joli fessier se dandiner. Lorsqu’il releva le visage pour la regarder, il vit des yeux remplis de désir, excités, ce qui annonçait une soirée mouvementée… L’Anglois lui retourna des yeux aguicheurs et explicites de ses envies. Il accompagna la petite demoiselle jusqu’à la chambrette. Une fois en haut, il la plaqua contre la porte en bois et lui vola un baiser passionné, laissant ressortir toute son envie, caressant le haut de ses hanches avec entrain.

- On rentre pour parler?

Demanda-t-il avec un sourire aguicheur. Bien sûr que l'Anglais n'avait aucune envie de discuter avec la jeune femme là, à l'instant. Car même si elle avait l'air de bonne compagnie, à l'instant l'appel de la chair était plus fort que celui de la bouche et elle était certainement trop bourrée pour arriver à avoir un discourt fluide.



Dernière édition par Ian Wilhood le Jeu 9 Jan - 16:16, édité 1 fois
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Mer 20 Nov - 4:14

Je posais un moment mon regard sur sa main serrant doucement la mienne. L'espace d'un instant, quelques secondes à peine, je sentis une drôle de sensation en moi. Comme du désir pour cet homme. Je pinçais mes lèvres, reposais à nouveau mes yeux sur le verre, mais le laissais là où il était. Monter avec lui, hein ? Parler au calme. Oui, enfin, je n'étais pas idiote, non plus. Je savais bien que l'on risquerait d'aller plus loin qu'une simple discussion amicale. Surtout dans l'état dans lequel j'étais. Je commençais à me connaître et le dénommé Ian me faisait, à dire vrai, un certain effet. Remontant mon regard vers son visage, je plongeais mes yeux dans les siens si bleus et me mis instantanément à rougir. Il était plutôt bel homme et son accent anglais ne me laissait pas indifférente. Mais Diable qu'avais-je avec les anglais ? Inconsciemment, mon pouce caressa tendrement la paume de Ian et je me mordis la lèvre inférieure. Il faisait terriblement chaud ici. L'alcool et ce désir montant en moi ne me laissaient pas de répit. J'avais presque envie de sortir mon éventail pour me faire un peu d'air. Mais il aurait fallu pour cela que je lâche et le regard et la main de l'homme et quelque chose en moi le refusait. Alors, j'allais continuer à avoir chaud bêtement. Me penchant un peu vers lui instinctivement, je me mis à sourire, mes yeux brillant d'une malice soudainement de retour.

- Oui, montons.

Et voilà, j'allais me jeter dans la gueule du loup ! Je ne connaissais rien de cet homme,à dire vrai. Peut-être me voulait-il du mal ? Peut-être voudrait-il me voler avant de me tuer ? Ou encore de me violer ? Je n'avais aucune idée de ce qu'il allait faire de moi. Il se pouvait bien qu'il ne soit pas aussi gentil qu'il en donnait l'impression, que tout cela ne soit qu'un numéro destiné à gagner ma confiance. Oh et puis zut ! Après tout, si je devais mourir aujourd'hui, ce n'était pas si grave que ça. Ce n'était pas comme si on allait véritablement me pleurer. Ma mère ne donnait plus aucune nouvelle et Mathis... enfin, je n'allais pas me répéter encore. Vous avez compris ! Lâchant la main de Ian, je me levais et, titubant un peu, me tenant aux tables et chaises sur mon passage, m'aventurait en direction des escaliers après avoir lancé à l'anglais un regard significatif. Les choses allaient-elles réellement se passer ? Moi, Héloïse de Fontanges, allais-je coucher avec un homme du peuple ? Cela allait à l'encontre de tous mes principes. Mais qu'est-ce que j'en avais envie !
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Jeu 9 Jan - 16:17

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ La peau douce de la jeune femme mit les sens de l’Anglois en feu. C’était le genre de détail qui étaient important à ses yeux. Elle était aussi douce que de la soie et semblait autant fragile que de la porcelaine. Ian caressa doucement le revers de sa main, en ayant presque peur de la casser, de la fissurer. Il ne voulait pas être celui qui avait détruit une si belle chose. Il savait que les Dames nobles s’occupaient d’elles comme une œuvre d’art, se parant de bijoux et de leurs plus beaux atours. Mais ce soir cette chère « Héloise » ne revêtait rien de tout cela à voir… Juste une longue cape pour cacher sa tignasse brune et un joli visage. Lorsqu’elle se mordit la lèvre inférieur, cela augmenta encore plus l’envie de Ian qui avait du mal à se contenir face à ce signe typiquement féminin.

Le rougissement d’Héloise le fit sourire car il voyait encore plus qu’il ne la laissait pas indifférente, et qui sait, peut-être aurait-elle quelques pièpièces pour lui… Ben quoi ? C’est pas interdit de rêver non ? Une chaleur commença à se développer dans son corps et le regard de la belle était attractif, même caché en partie par la cape. La température grimpait gentiment dans leur bulle. Le truand sourit quand il la vit avancer vers lui sans peur pour lui chuchoter sa réponse, qui lui arracha un petit rire.

J’vous souis ma bel’Dame….

Lorsqu’elle se leva pour se diriger vers les escaliers, l’homme d’Outre-manche eut l’impression qu’elle allait tomber, mais la Noble s’aidait des chaises et des tables pour se rendre où elle le voulait. Lui, étant beaucoup plus sobre qu’elle ne faisait que de la suivre, reluquant son joli fessier se dandiner. Lorsqu’il releva le visage pour la regarder, il vit des yeux remplis de désir, excités, ce qui annonçait une soirée mouvementée… L’Anglois lui retourna des yeux aguicheurs et explicites de ses envies. Il accompagna la petite demoiselle jusqu’à la chambrette. Une fois en haut, il la plaqua contre la porte en bois et lui vola un baiser passionné, laissant ressortir toute son envie, caressant le haut de ses hanches avec entrain.

- On rentre pour parler?

Demanda-t-il avec un sourire aguicheur. Bien sûr que l'Anglais n'avait aucune envie de discuter avec la jeune femme là, à l'instant. Car même si elle avait l'air de bonne compagnie, à l'instant l'appel de la chair était plus fort que celui de la bouche et elle était certainement trop bourrée pour arriver à avoir un discourt fluide.

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Sam 11 Jan - 15:13


Plaquée soudainement contre la porte d’une des chambres de l’auberge, je participais allégrement au baiser, me collant lascivement contre l’anglais dont les mains sur mes hanches me faisaient frissonner. Il embrassait plutôt bien et il n’y avait pas à douter que l’homme devait avoir l’habitude des plaisirs charnels. Mes mains vinrent se perdre dans ses cheveux portés longs et je souriais contre ses lèvres. L’alcool dans mon esprit ne me laissait plus aucune possibilité de réflexion, tant et si bien que je fis confiance à mes sens pour me guider. Et mes sens ne me criaient qu’une seule et unique chose : passer la nuit avec le dénommé Ian. Devais-je vraiment le faire ? Après tout, il y avait Mathis. Encore et toujours. Et bien que je ne sois plus sûre de ses sentiments à lui, je savais les miens. Ils étaient forts. Si forts que je me surpris à voir, l’espace d’une seconde, un sentiment de culpabilité s’installer en moi. Mais, je le virais presque d’un geste de la main. Il était hors de question que je me sente coupable quand lui devait être au même instant entrain de partager sa couche avec Sforza. Il n’était pas le seul à avoir droit au plaisir et qu’il aille au diable s’il osait me le reprocher un jour ! Ce fut Ian qui mit fin au baiser et je le regardais dans les yeux, le souffle court. Rentrer pour parler, hein ? Ca m’étonnerait que l’on parle…et je pense qu’il en serait de même pour lui. Mais soit ! Entrons et parlons ! Un de ces sourires qui étaient devenus l’une de mes marques de fabriques sur le visage, je passais devant l’homme et ouvrais la porte contre laquelle il m’avait plaquée plus tôt, m’engouffrant dans la chambre. Certes, l’endroit était bien différent des chambres que j’avais l’habitude de cotôyer, mais peu importait à vrai dire l’état des draps dans lesquels je passerais un instant ce soir. De toute manière, je ne comptais pas passer toute la nuit ici. Une fois tout cela fini, je rentrerais chez moi ni vu, ni connu et plus jamais je n’entendrais parler, ni ne penserais à Ian Wilhood. Un courant d’air passa dans mon dos quand la porte se ferma et je me tournais vers lui, m’approchant dans une démarche féline. Mes mains vinrent se nouer derrière sa nuque et je m’emparais à mon tour de ses lèvres, avides de les sentir à nouveau contre les miennes. Elles avaient un goût délicieux que je ne pourrais décrire, mais qui me donnait envie de l’embrasser encore et toujours. Oui, je le sentais, la nuit allait être belle. Et si je pleurais encore en rentrant à Saint Germain, au moins j’aurais vécu quelques instants de bonheur. Mes mains vinrent doucement glisser sur les épaules de l’anglais, sans que je me détache de ses lèvres, puis elles se posèrent sur ses bras que je sentais musclés. Alors, je sentis un besoin de lui poser une question. Je ne savais pas comment il allait le prendre, mais il le fallait. Il me sentait trop bon avec les femmes que cela créait un doute en moi. Non pas que j’allais fuir si la réponse était positive, loin de là…

- Excusez-moi mais…êtes-vous un des hommes qui…vendent leurs corps ?
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Lun 24 Fév - 16:20

❝They are meetings witch the Fate cannot plan❞
feat Héloïse & Ian ✖ L’Anglais s’était aventuré dans cette histoire suivant son plaisir. La belle demoiselle avait ouvert en lui un certain désir qu’il n’avait plus eu depuis longtemps. Certes, il n’était pas naïf et savait très bien qu’elle ne pourrait jamais lui apporter quelque chose sur le plan émotionnel. Rien que leur milieu les séparaient, elle la belle et innocente noble et lui le gueux courageux et aventurier. Cela ressemblait fortement à une romance impossible où deux amants s’aimaient par-dessous tous les obstacles, mais ce n’était en aucun cas leur situation. La belle brune passa ses mains dans ses cheveux lavés dernièrement, ce qui lui donna quelques frissons qui parcoururent son cuir chevelu. Le gueux aimait particulièrement ce geste affectif qui réveillait en lui un plaisir certain. Même si l’haleine de la noble n’était pas aussi frais que le produit à toilettes « Canard WC », sa beauté et sa façon d’embrasser effaçait ce petit désagrément. Comme elle avait bien pu le comprendre, la demande de Ian avait bien sûr aucun sens propre. Il fallait la prendre au deuxième, voir au troisième degré. Bien sûr qu’il n’allait pas parler comme de simple amis dans cette chambre, ce n’était pas ce que lui voulait, et elle non plus à voir.

Il la suivit dans la pièce, content qu’elle prenne elle-même la décision d’ouvrir la porte. La chambre dut lui sembler petite et… sale. Pourtant c’est bien là que l’Anglois exerçait sa profession Il ferma la porte derrière lui et avança, commençant à déboutonner son haut pour laisser paraître une partie de son torse fort. Le beau trentenaire l’observa s’avancer, féline, ce qui n’enleva rien à son charme. Elle vint embrasser les lèvres charnues du catin avec envie, baiser auquel il ne tarda pas de répondre. Sans briser la danse que leurs lèvres s’appliquaient à réaliser, la demoiselle laissa ses mains descendre le long de ses bras, ce qui le fit frissonner de plaisir. Son regard et sa sincérité firent plaisir à Ian qui lui adressa un sourire et l’embrassa tendrement.
- Vous z’êtes faurte aux games de devinette sweet de’m’zelle…
Sourit-il en lui caressant la joue avant de lui voler un baiser chaste. Souvent c’était la question qui allait jouer sur la suite de la soirée. Soit les femmes restaient ébahie devant l’honnêteté du bel homme, soit elle sautait deux fois plus vite à son cou en demandant encore plus qu’avant.
- I’espère que c’la n’vous embêtes point !
Sur ses paroles il s’avança pour se coller un peu plus à elle et passa une main dans ses cheveux longs et doux.
- J’vous promets oune nouit inoubliable my lady…
Glissa-t-il à son oreille avant de la lui mordiller.


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Mer 26 Fév - 0:17

Une promesse. Celle d’une nuit inoubliable. En temps normal, j’aurais eu du mal à y croire. Pas à ce point. Mais l’homme me paraissait plutôt doué et je commençais à penser que c’était bien là ce que je désirais, à vrai dire. Une nuit inoubliable avec un autre homme que Mathis. Quelque chose qui pourrait me faire dire à moi aussi que j’avais le droit d’être heureuse, et même sans lui. Par moi-même. J’avais le droit de connaître le plaisir dans les bras d’un autre. Je m’en donnais le droit. Et tant pis pour la morale. Alors qu’il me mordilla l’oreille, je frisonnais, rejetant un peu la tête sur le côté pour lui laisser plus d’accès encore. Mes cheveux dans lesquels il avait posé une main tombèrent sur mon épaule délicatement, dévoilant le décolleté de ma robe mettant en valeur ma gorge que je savais attirante. Je prenais beaucoup de soin à mettre mes atouts en valeur. Et ma poitrine était l’un de mes atouts principaux. Un pendentif tombait délicatement entre mes deux seins. Un pendentif d’argent que Mathis m’avait offert quand nous étions en route pour St Germain. Il pouvait s’ouvrir et contenait un peu de verveine. Pour repousser les mauvais esprits, selon la femme qui nous l’avait vendu. J’aurais pu l’enlever, n’y croyant pas plus que ça. Mais je trouvais l’idée marrante. Alors, elle était toujours là. Et, qui plus est, je trouvais que cela laissait une délicate odeur qui se mêlait parfaitement aux notes de rose et de bergamotte de mon parfum. Je souriais en coin alors que des idées traversèrent mon esprit. Ce soir, j’avais envie de me laisser entièrement aller. Ian ne me connaissait pas et je ne le connaissais pas non plus. Nous ne nous reverrons jamais plus après cette nuit. Aussi pouvais-je laisser libre cours à mes envies. Reculant en direction du lit, j’entraîais le prostitué avec moi, lui adressant un regard significatif. Ce fut quand mes genoux percutèrent le rebord du lit que je stoppais et glissais une main entre nos deux corps avant de la poser sur l’entrejambe de celui qui ne devait pas avoir plus de trente ans. Je pinçais ma lèvre, plongeais mon regard dans celui si bleu de l’anglais. Rapidement, je caressais son sexe au travers de son pantalon avant de retirer ma main, cette dernière rejoignant l’autre dans mon dos. D’un geste habile et habitué, je dégrafais ma robe, laissant le tissu glisser le long de mes épaules.

- J’espère bien qu’elle le sera. Inoubliable. Sussurais-je alors, sans quitter les yeux du prostitué.
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They are meetings witch the Fate cannot plan ft. Ian Wilhood

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