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 I knew you were trouble ft. Stefano Sforza


Dim 16 Juin - 3:57




" I knew you were trouble "
Héloïse & Stefano



Stefano Sforza. Cet homme que Mathis m’avait présenté et de qui il semblait très proche. Un peu trop proche à mon goût, à vrai dire. Et s’il y avait bien une chose que je ne pouvais supporter, c’était bel et bien qu’on m’enlève Mathis. Pendant 21 longues années, nous ne nous étions pas quittés une seule seconde. Alors, j’avais tendance à être profondément jalouse et possessive quand ça le concernait. Et ce Stefano allait faire les frais de ma jalousie maladive. Pressant Marie de fermer ma robe, je trépignais. Il fallait que j’aille le voir en vitesse. J’avais passé toute la nuit à réfléchir à ce que j’allais lui dire. J’avais répété devant mon miroir. Cherché un discours ferme, mais pas top dur. Quelque chose qui lui ferait comprendre qu’il devait éloigner ses mains de mon frère, sans penser qu’un autre genre de relation m’unissait à lui. Alors que Marie finit enfin, je quittais ses mains avant qu’elle n’entreprenne de couvrir un peu plus ma gorge que je voulais attirante pour le regard des hommes et passais la porte de mes appartements sous un soupir de ma si gentille femme de chambre. Marie, je l’aimais bien ! En une tornade rapide de tissu blanc et noir, je marchais dans les couloirs, en direction des appartements de cet italien. Je les demandais à quelques personnes et gentiment un homme m’y conduisit. Un homme dont le regard s’attarda sur mon décolleté. Je souris et le remerciais une fois arrivée donc devant chez Sforza. Il partit alors et je le regardais faire jusqu’à ce qu’il disparaisse à un tournant. Alors, je ris. Faire tourner la tête des hommes par des tenues un peu aguicheuses était devenu mon jeu favori. Et ils étaient nombreux ceux dont le regard s’attachait un instant à ma silhouette fine. Enfin, je me tournais vers la porte. Je frappais deux coups à la porte, attendant qu’on vienne m’ouvrir. J’espérais qu’il soit là. Et qu’il soit levé aussi. Quoiqu’il était 10 heures. Il devait certainement l’être. A moins qu’il ne soit un des ces oiseaux de nuit dont j’avais fait partie à une époque. Enfin, dans tous les cas, voilà que j’attendais. Alors, j’entendis des bruits dans les appartements de Stefano et souris. Lorsque la porte s’ouvrit enfin, j’inclinais la tête et dis :

- Monsieur Sforza, bonjour. Vous ne devez pas vous souvenir de moi. Je suis Héloïse de Fontanges.

Et le tout avec un regard charmant bien qu’intérieurement je bouillonnais.





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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Mer 24 Juil - 13:17, édité 3 fois
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Mar 18 Juin - 13:16

❝I knew you were trouble❞
feat Stefano Sforza ✖ Je ne m'attendais pas à la voir là, devant ma porte ce matin à cette heure. J'avais passé une soirée bien animée avec mon amour, Joseph. Il n'est pas utile de vous décrire ce que nous avons fait? Quoique, je pourrais éventuellement vous faire un dessin... Deux coups à ma porte me tirèrent de ma somnolence matinale. Je m'étais réveillé il y a une bonne demi-heure, mais le cocon amoureux était si agréable que je ne voulais pas le briser. Même si j'aimais mes amants, avec cet homme, ce n'était pas pareil, il y avait ces petits plus qui me faisaient voler encore plus haut. Mes bras l'enroulaient comme pour le protéger, mais quelqu'un m'attendait, et je ne pouvais pas le ou la faire attendre. Je quittais alors ce berceau de tendresse, à contre coeur en essayant de ne pas réveiller ma moitié qui dormait encore paisiblement. Je remis les couvertures doucement sur sa peau douce pour pas qu'il ne prenne froid. En chemin, je pris un sous-vêtement que j'enfilais rapidement et mon bas pour ne pas paraître nu devant cet inconnu. J'ai peu de pudeur, mais par respect pour autrui, j'évite de faire des apparitions trop "dénudées".

Une fois semi-habillé, je saisis la poignée et en ouvrant je vis un visage familier derrière la porte. La belle brune ne me laissa pas le temps de penser et se présenta de suite.
- Monsieur Sforza, bonjour. Vous ne devez pas vous souvenir de moi. Je suis Héloïse de Fontanges.

Son visage me revint. Nous avions été présenté par son frère, Mathis, qui était un de mes amants réguliers. Le ténébreux De Fontanges ne m'avait jamais parlé de sa famille, et un soir, il m'invita à rencontrer Héloise, sa cadette. C'était une belle femme, qui avait des atouts qui devaient combler tous les hommes, enfin... tous, on se comprend...
-Mademoiselle De Fontanges, bonjour. Que me vaut votre visite? Si, si, je me souviens bien de vous...

Derrière ses yeux bruns charmeurs, je pouvais lire quelque chose d'autre, comme si elle était en train d'exploser. Que pouvait-elle bien me vouloir? Elle était pourtant pas au courant de ma liaison avec son frère, bien que nos attentions étaient visibles et que nous pouvions paraître proches. C'était un petit jeu auquel j'allais m'adonner, jouer avec ce que pouvait bien penser la petite Suisso-Italienne.

Je restais accroché à la porte, montrant juste ma tête et mes épaules dénudées.
-Comment allez-vous?
Demandais-je courtoisement, malgré qu'elle ait coupé ma matinée paradisiaque avec mon coeur. Mon regard se faisait intrusif, et questionneur pour qu'elle me réponde rapidement. Comme j'avais pu le voir, la petite brune n'avait pas sa langue dans sa poche.


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Mer 24 Juil - 13:32




" I knew you were trouble "
Héloïse & Stefano



Bien, il se souvenait de moi. Tant mieux. Alors qu’il était encore à demi caché derrière la porte entrouverte, je lançais des coups d’œil curieux. Je savais que Mathis était amant avec cet italien. Il me l’avait dit lui-même, me faisant toutefois promettre de ne pas faire étalage de ce secret dévoilé devant Sforza. Après tout, une sœur ne devrait pas être au courant des affaires sexuelles de son frère. Revenant à lui alors qu’il me demandait comment j’allais, je me retins de grogner. Comment allais-je ? Mal. Vraiment mal. Mathis était pris. Mon tendre amour, cet homme avec qui j’entretenais une relation secrète et interdite ne pouvait se rendre disponible pour moi ces temps-ci. Cornelius…était à son tour aux abonnés absents. Je commençais à me lasser de ce manque de présence autour de moi. Heureusement, à vrai dire, qu’il y avait Jefferson. Mon cher chapelier était d’une aide précieuse quand il s’agissait de calmer mes nerfs. Même si je me doutais que ce ne devait être simple pour lui. Lâchant un sourire alors que je pensais à celui qui était pour moi bien plus qu’un simple ami, je revins à Stefano.

- Bien, répondis-je. Enfin, aussi bien que je puisse aller avec le manque de mon frère

Voilà, ça c’était dit ! Sans perdre mon sourire aimable, je triturais une mèche de mes longs cheveux bruns attachés, cherchant un court instant à fuir le regard de l’italien pour finalement y revenir. Je ne craignais pas son regard à vrai dire. J’avais plus peur du mien. Peur qu’il ne me trahisse. Je me savais profondément jalouse quand cela concernait Mathis. Je ne pouvais que difficilement supporter ses absences. Il me manquait terriblement. Sa présence me manquait.

- Je suis venue vous parler de Mathis. Je… Un rire nerveux s’échappa de ma gorge ….ne sait par où commencer.

Oui, par où commencer ? Il ne fallait pas que je sois trop dure avec l’italien, sans quoi risquerait-il de me prendre pour une folle. Mais je ne pouvais non plus ne pas l’être assez, sans quoi n’écouterait-il rien. Je pinçais mes lèvres, les humidifiais rapidement.

- Je pense que vous devez comprendre que, Mathis étant mon frère, nous sommes assez proches l’un de l’autre. Et, je trouve qu’il passe un peu trop de temps avec vous, me délaissant alors. Il me manque un peu. Et Mathis ne m’écoutera pas si je lui dis. Alors, je pensais que vous pourriez lui faire entendre raison. S’il vous plaît.

Tout en politesse et douceur, même si j’étais loin d’avoir envie de prendre ce genre de comportement avec lui.





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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Lun 19 Aoû - 8:21, édité 1 fois
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Mar 6 Aoû - 6:45

❝I knew you were trouble❞
feat Stefano Sforza ✖ La demoiselle qui était devant moi avait quelque chose que j'admirais : le cran. Jamais je n'avais pensé qu'elle aurait osé venir jusqu'à mes appartements pour me demander n'importe quoi, de un parce que je loge presque à l'opposé de chez eux et qu'il n'est pas simple de trouver ma chambrette et de deux parce que nous ne nous connaissions que très peu, malgré le fait que je la reconnaisse. Il faut avouer que c'était une belle femme. Elle avait beaucoup de charme et un physique à tomber, mais il y avait une chose dans ses yeux que je ne pouvais pas supporter, l'arrogance peut-être? Ou encore la provocation? J'en savais rien, mais il y avait quelque chose qui me dérangeait.

- Bien, répondis-je. Enfin, aussi bien que je puisse aller avec le manque de mon frère

Sa réponse me fit sourire, Mathis était quelqu'un que je ne voyait pas forcément fréquemment. Il se faisait discret, et cela depuis le début de notre relation, quand je l'ai retrouvé sur la grande esplanade, à moitié congelé. Il était souvent absent, ne donnant pas toujours signe de vie, peut-être était-il comme ça avec tout le monde? Mais je ne m'en plaignais pas, loin de là! Il faut avouer que d'un point de vue physique, c'est sûrement un de mes plus beaux amants! Mais si elle pensait que Mathis trainait avec moi ces jours, elle se trompait, il n'était pas là.

- Je suis venue vous parler de Mathis. Je ... ne sait par où commencer.

- Peut-être par le début?

Lui dis-je avec un sourire pour essayer de la détendre car je voyais qu'elle était occupée par quelque chose qui la tracassait. Son visage était tendu, et elle avait l'air de chercher ses mots.

- Je pense que vous devez comprendre que, Mathis étant mon frère, nous sommes assez proches l’un de l’autre. Et, je trouve qu’il passe un peu trop de temps avec vous, me délaissant alors. Il me manque un peu. Et Mathis ne m’écoutera pas si je lui dis. Alors, je pensais que vous pourriez lui faire entendre raison. S’il vous plaît.

Alors ça s'était le meilleur! La petite soeur qui vient quémander celui qu'elle soupçonne à raison d'être son amant. Je retins un rire pour ne pas la mettre mal à l'aise, car là dedans je ne pouvais pas faire grand chose, et je ne le voulais pas non plus! C'était à eux deux de régler ce problème, je n'avais rien à faire dans leurs histoires familiales! Et pourquoi parler de ça avec quelqu'un que je ne vois déjà pas énormément?

- Je comprends votre embêtement Héloïse , mais je ne peux rien faire pour vous, il faut dire que ces temps, votre frère n'est pas la personne que je vois le plus... même si je le souhaiterais.

Je ravalais ma salive car malgré tout, je savais que je le voyais cet après-midi après mes entrainements, mais elle ne devait certainement pas le savoir...

- Vous devez bien connaître votre frère, et vous devez savoir que quoique je dise, il ne m'écoutera pas forcément non plus! Pour le fait qu'il flâne souvent avec moi dans les couloirs, je ne vais pas le nier, mais que puis-je vous dire? Je ne le retiens pas, je ne l'empêche pas de partir, demandez-le lui, il ne vous dira pas le contraire!

Mon corps s'appuya un peu plus contre le cadre de la porte de façon à cacher la personne qui avait passé la nuit avec moi, elle n'avait pas à être au courant de mes histoires nocturnes, ni de mes aventures! La brune resta dans le carde de la politesse, mais je pouvais sentir que c'était parce qu'elle était obligée de le faire et que si elle avait pu exploser, elle l'aurait fait.

- Mais pourquoi cela vous traquasse autant Héloïse?

Demandais-je tout curieux. Je savais que les liens fraternels étaient forts, comme ceux que j'avais pu avoir avec mon frère, mais à ce point c'était presque frappant.


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Lun 19 Aoû - 8:56




" I knew you were trouble "
Héloïse & Stefano



Je retins un ricanement moqueur quand Stefano m'affirma ne pas passer tant de temps que cela avec Mathis. Et bien, que devrais-je dire moi ? Ces derniers temps, Mathis était aux abonnés absents, ne pouvant être très présent pour moi. Cela faisait quelques temps maintenant que je n'avais plus eu de vrai visite de mon frère et je savais que l'italien allait, quant à lui, le voir sous peu, même si je ne connaissais ni la date, ni l'horaire, ni même le lieu exact de leur rendez-vous. Je serrais mes poings sur ma robe, décidant de ne pas répliquer pour ne pas dire quelque chose qui aurait pu me trahir. Il me fallait faire preuve d'une véritable prudence avec ce Sforza. Il pouvait s'avérer dangereux. Je le laissais donc continuer son discours. Mais ce qu'il me dit là me serra le coeur, fut un autre coup de poignard que je ne supportais que difficilement. Je savais bien que Stefano ne retenait pas Mathis et que mon frère ne passait du temps avec le danseur que parce qu'il le voulait bien. Et justement, là était le problème pour moi. Bien sûr, il y avait dans la relation qu'entretenait Mathis avec Stefano des motivations que seuls mon frère et moi connaissions, mais cela ne rendait pas la chose plus aisée. Comme j'aurais aimé pouvoir crier ma haine contre le danseur face à ce dernier, lui reprocher ce temps passé avec Mathis et qu'il jugeait trop peu nombreux à son goût. Comme j'aurais aimé lui dire l'état dans lequel j'étais chaque fois que Mathis me laissait pour lui, chaque fois que ce frère avec qui j'avais grandi m'abandonnait pour partager des plaisirs charnels avec lui. Mais, une fois encore, je restais silencieuse, un sourire hypocrite mais assez maîtrisé pour qu'il n'en décèle nullement le caractère faux sur le visage et une douce parole amicale naissant dans mon esprit. Il me fallait être sage et raisonnable. Adulte. Pour Mathis. Pour ma famille. Alors, Stefano me posa la question à laquelle je m'étais attendue certes, mais qui m'effrayait toujours autant :

- Mais pourquoi cela vous traquasse autant Héloïse ?

Je pinçais alors mes lèvres et me mis à triturer les tissus noirs et blancs de mes jupons. Pourquoi cela me tracassait-il ? Et bien .... J'étais piégée, ne sachant que répondre. Et je détestais cette sensation plus que tout. Je ne portais déjà pas l'italien dans mon coeur, mais s'il me mettait ainsi dans l'embarras, j'allais le haïr plus encore. Lâchant mes jupons avec quelques longues secondes de silence, je passais une main dans mes cheveux, jouant avec une mèche que je lissais entre deux doigts, signe évident de ma nervosité.

- Et bien, c'est que Mathis me manque. Lançais-je, tentant d'être la plus évasive possible. Vous savez, j'ai passé vingt-et-une années avec lui. Toute ma vie, en réalité. Et être séparée de lui ainsi est assez difficile.

Je ne mentais pas. Je ne disais juste pas toute la vérité et il ne fallait mieux pas que je le fasse. Bon d'accord, tout cela était d'une évidence sans nom et sans doute Stefano ne me prendrait-il que pour une enfant un brin trop possessive avec son frère. Mais il n'avait qu'à questionner Mathis. ce dernier ne serait pas sans lui raconter la force du lien qui nous avait unis durant les vingt-et-uns dernières années. Mathis avait été tout ce temps durant plus qu'un frère pour moi, mais un vrai ami. Un meilleur ami. Plus même que Raphaël, mon ami à Lugano.

- Je pense que vous pouvez comprendre cela. N'est-ce pas, monsieur Sforza ?

Qui ne le pourrait pas ? J'espérais aussi que le danseur prendrait conscience d'à quel point il m'enlevait mon frère et se sentirait coupable de cela. Mon plus grand espoir était évidemment que notre discussion aboutisse sur la fin de la relation avec Mathis et Stefano. Mais je savais aussi cela bien trop beau pour se passer. Si au moins il pouvait se rendre compte qu'il monopolisait un peu trop mon frère et décidait donc de m'accorder un peu plus de temps avec lui, cela serait déjà pas mal et je lui en serais reconnaissante. Tout du moins, autant que je pourrais l'être avec lui...





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Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Mer 18 Sep - 9:41, édité 1 fois
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Lun 26 Aoû - 17:47

❝I knew you were trouble❞
feat Stefano Sforza ✖ La petite Héloïse avait du cran, mais elle me faisait plus penser à une enfant qu’à autre chose. Son attitude était enfantine, si bien qu’elle me faisait penser à une fillette qui habitait dans le château de mes parents, à Milan. Cette dernière était une réelle peste ! C’est peut-être d’ailleurs elle qui m’a fait aimer les hommes, car c’est la dernière des personnes avec qui j’aurais souhaité me marier ! Mes parents auraient voulu que je la marie et que j’ai une ribambelle d’enfants avec cette garce, quelle idée ! Plutôt épouser une fermière ou une gueuse que de voler un baiser à cette charogne d’enfant. La sœur de mon amant jouait avec ses jupons comme cette fameuse Annaëlla. Que pouvait-elle bien me cacher, elle avait l’air empruntée, comme si par ma simple présence je la gênais, ou comme si ce que je lui disais la gênais. Le silence de la Demoiselle de Fontanges me parut long comme une éternité. C’était comme les petits enfants qui inventaient des mensonges à leurs parents et qui mettaient un certain temps à sortir une réponse plus ou moins approximative, jamais précise. On est tous passé par là… Elle lâcha ses bas et commença à triturer une mèche de ses longs cheveux, me montrant encore plus sa nervosité.

- Et bien, c'est que Mathis me manque. Vous savez, j'ai passé vingt-et-une années avec lui. Toute ma vie, en réalité. Et être séparée de lui ainsi est assez difficile.

Je ne sais pourquoi mais elle avait l’air sincère, peut-être me disait-elle en fait la vérité, ou tout du moins une partie de la vérité. Ca se sentait dans sa voie, comme si elle était vraiment touchée par ce frère qui se faisait plus absent qu’avant, mais qu’y pouvais-je ? Rien du tout ! j’acquiesçais et la laissa continuer sur sa lancée.

- Je pense que vous pouvez comprendre cela. N'est-ce pas, monsieur Sforza ?

Pour l’instant, je choisis de rester sur la voie de la politesse.

- Comme je vous lai déjà dit, je ne peux influencer sur votre frère. Si ! Je peux vous comprendre, mais vous savez, il est normal avec l’âge que les frères et sœurs se séparent un poco.

Il est vrai que les relation fraternelles sont toujours fortes, mais dès que l’on devient adulte, elle peuvent perdre de l’intensité. Qui de plus est, son frère, Mathis était devenu mon amant, ce qui fait qu’il devrait passé plus de temps avec moi, chose normale… Je ne voulais pas l’empêcher de voir sa sœur, bien au contraire car c’est son droit et je n’ai bien sûr aucun pouvoir sur ses décisions, mais à mes yeux, il me paraissait totalement normal qu’elle ne le voit pas tous les jours. Ma relation avec mon frère avait été très forte lorsque j’habitais encore Milan, dans le château avec toute ma famille et jamais je n’aurais voulu le perdre comme je l’avais perdu ! Il avait vaincu la guerre pour moi, et à cause de la fierté d’un homme, mon père, j’avais du partir, le laissant derrière moi. Alors oui, j’étais la personne la mieux placée pour savoir ce qu’elle ressentait, sauf que moi j’était sûr de ne jamais le revoir ! Et qui me dit qu’il se souviendrait de mon visage ? De ma voie ?

- Si je le vois avant vous, je lui ferai savoir votre requête de le revoir le plus rapidement possible, je vous le promets !

Lui dis-je droit dans les yeux, honnêtement. Je ne voulais pas semer la zizanille dans leur relation et que notre histoire se complique à cause d’une petite sœur jalouse et possessive sur son grand frère.


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Mer 18 Sep - 10:00




" I knew you were trouble "
Héloïse & Stefano



Que les frères et les soeurs se séparent un peu, certainement oui cela était normal. Mais pas Mathis et moi. Nous n'étions pas de simples frère et soeur. Il y avait entre nous bien plus que cela. Bien plus qu'un simple amour fraternel. Il était l'homme que j'aimais lus que tout au monde, mon véritable amour, celui pour qui je donnerais jusqu'à ma vie. Alors non, nous ne nous séparerions jamais. Pas même un tout petit peu. Je ne pourrais supporter de le perdre. L'idée déjà de le savoir dans les bras d'un autre, dans les bras d'un homme me remplissait à la fois de haine et de tristesse. Alors s'il devait partir, s'il devait me laisser... Rien qu'à cette idée, je pinçais mes lèvres et baissais les yeux. Si seulement les choses étaient plus simples. Si seulement nous n'étions pas obligés de nous cacher. Il n'y aurait pas eu Stefano. Ni Cornelius, d'ailleurs. Et tout aurait été si simple. Mais depuis quand l'étaient-elles ? Simples. Mais alors qu'il me promit d'en parler à Mathis, je relevais les yeux dans sa direction et lui adressais un sourire sincère. Un petit sourire. Il me regardait droit dans les yeux et je déglutis. La situation était étrange et profondément dérangeante. Mais il fallait faire avec. Après tout, j'étais celle qui avait été le voir. A l'improviste, qui plus est.

- Merci, articulais-je difficilement et presque silencieusement.

Et voilà que je remerciais mon ennemi, mon rival. Car oui, il en était un. Je ne pouvais croire Mathis quand il me disait n'avoir aucun réel sentiment pour cet homme. Le simple fait de s'attacher à lui, de partager son lit, de passer même du temps avec lui disait le contraire. Je le savais bien, j'avais aussi un amant. Et s'il y avait bien une chose sur laquelle je ne pouvais mentir, c'était sur le fait que je tenais à lui. Pas autant que je tenais à Mathis, certes. Mais quand même... Je ravalais une fois de plus ma salive et cherchais à fuir son regard, presque honteuse d'être là. Stefano devait me prendre pour une sorte de folle, une petite fille collante. Après tout, d'après ce que j'avais entendu, c'était un peu ce pour quoi je passais ici. En plus d'une jeune femme couchant avec tout le monde. Une catin, en quelque sorte. Et non, je n'aimais pas cette réputation qui me blessait parfois, malgré le dédain que je donnais l'impression d'avoir face à cette dernière.

- Je... je devrais peut-être y aller. Soufflais-je. Je vous ai dérangé, je m'en excuse.

Toutefois, poliment, j'attendais qu'il me donne l'autorisation de partir. Après tout, je n'étais pas mal élevée non plus.





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Jeu 19 Sep - 21:13

❝I knew you were trouble❞
feat Stefano Sforza ✖ Qu’elle soit jalouse du temps que je passe avec Mathis ne m’étonnait pas, d’un côté, quoi de plus normal ? Mais je n’y pouvais rien ! C’était naturelle que deux amants se voient non ? Autrement ils ne porteraient pas ce titre et seraient de simples inconnus ou juste des amis. L’amour faisait faire beaucoup de choses et souvent on oubliait ceux qui nous étaient proches un peu pour passer plus de temps avec notre moitié aimée, même la famille pouvait passer au second plan… Comme je l’ai déjà dit, mon but n’était pas de priver Héloïse de son frère, loin de là même. Je pensais qu’avec mes entrainements de danse je laissais à son frère assez de temps pour la voir en long et en large.

D’ailleurs le bougre était si attirant qu’il ne devait pas que m’avoir moi en tant qu’amant, même c’était ce qu’il me promettait, il l’avait même promis sur la tête de sa soeur. C’était certes très charmant de sa part de me faire croire cela, mais il ne fallait pas me prendre pour un imbécile ! Peu de personne pouvaient résister à ses yeux bleu-azurs tant expressifs, et surtout dans la Cour de Monsieur, où les pédales sont autant nombreuses que les hétéros, enfin, façon de parler… Il faut dire que le de Fontanges était plus que gâté par la nature, une stature d’athlète, un regard clair et profond, un visage taillé. Bref, il avait tout pour plaire autant aux femmes qu’aux hommes.

- Merci

Ce fut la seule réponse qu’elle me donna, et je l’avais entendu de justesse car elle l’avait chuchotée. Je ne voulais pas partir sur de mauvaises bases avec cette femme. Je n’étais qu’un amant pour son frère. Peut-être me verra-t-elle longtemps, ou peut-être que depuis le jour de demain, nous ne nous verrons plus.

- Prego madame de Fontanges…

Je ne voulais pas m’éterniser avec la demoiselle, car dans mon dos Josef m’attendait, même s’il dormait, il ne saurait tarder à se réveiller et je me devais d’être là… si vous voyez ce dont je veux parler. Je l’avais rencontré il n’y a pas longtemps dans le château, mais c’était déjà l’homme que j’aimais, celui que j’aimais plus que mes amants. Celui qui avait droit à mon cœur dans en son entier. Suite à ma petite réflexion, je tournais rapidement la tête en sa direction pour voir s’il avait déjà les yeux ouverts et le beau dormait encore comme un petit bébé, ce qui me fit sourire.

- Je... je devrais peut-être y aller. Soufflais-je. Je vous ai dérangé, je m'en excuse.

Je souris à Héloïse qui restait là comme si elle attendait mon autorisation pour s’en aller.

-Bien, bien, c’est niente, bonne journée ! Et peut-être à bientôt…

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