Partagez | 

 Une arrivée par toujours évidente [Pv Athénaïs]


Ven 23 Aoû - 13:17

Voila le grand jour est arrivé. La Duchesse de Vendôme avait réussit à jouer de son influence pour la faire rentrer à la cour. C’était maintenant à elle de tout faire pour se montrer digne de cet honneur et de cette chance en étant irréprochable. Ce matin elle n’était pourtant pas vraiment à l’aise. Marie ne savait pas trop où se mettre pour être à sa place, ni vraiment ce qu’elle devait faire. Il lui faudrait prendre son mal en patience et faire en sorte que tout se passe pour le mieux pour ces premiers jours.

Elle prit une grande inspiration le plus discrètement possible et souffla tout aussi doucement pour ne pas céder à la panique. Pour aujourd’hui elle se donnait pour mission d’observer tout ce qui pouvait se passer autour d’elle, noter les attitude de chacune des dames présentes afin de pouvoir calquer sa propre attitude sur la leur et ainsi ne pas commettre de faux pas. Du moins elle l’espérait.

En cette première journée elle avait essayé d’être la plus discrète possible pour se fondre un petit peu dans la masse. La petite dame avait enfilé une robe couleur de soleil et de petits souliers assortis. Elle avait laissé ses long cheveux libre mais quelques mèches était malgré tout retenues pour laisser son visage dégagé.

Pour cette première apparition elle ne savait pas trop à qui demander discrètement toutes les informations qui lui manquait. En particulier sur le nom des duchesses, marquises et autres dames qui faisait à présent partie de son entourage. Quelques indications également sur ce qu’elle avait à faire pour la Reine n’aurait pas été de refus. Elle se maudissait intérieurement de ne pas avoir pensé à demander à la duchesse de l’éclairer avant d’arriver. Dans son impatience et sa hâte d’être enfin admise dans ce grand cercle qu’est la cour elle en avait oublié l’essentiel et se sentait à présent bien idiote. Il lui faudrait pourtant tout faire pour que ça se passe bien.


Dernière édition par Marie de Saint-Méchin le Sam 31 Aoû - 16:20, édité 1 fois
avatar
Invité
Invité


Dim 25 Aoû - 16:53


La disparition soudaine de la Duchesse de Richelieu avait fort affecté Athénaïs. En effet cette dame, bien que beaucoup plus âgée qu'elle, figurait parmi les amies les plus proches de la marquise. C'était elle qui l'avait prise sous son aile à son arrivée dans la maison de la Reine, alors qu'elle y arrivait après un clash monumental avec Madame, son ancienne "maîtresse". Cette sombre histoire aurait pu lui attirer les foudres de la famille royale, mais grâce à son ami Monsieur, pourtant mari d'Henriette d'Angleterre alias Madame, la belle dame avait pu bénéficier d'un changement de poste équivalent à une augmentation, en passant au service de la Reine, en même temps que son amie Louise de la Vallière, dont le Roi souhaitait la présence plus près de lui, puisqu'elle était officiellement sa favorite.

Le décès de sa protectrice avait donc fortement affecté la marquise de Montespan qui, malgré tout, tâchait de ne le point montrer. Après tout, son travail était d'être auprès de la Reine, la soutenir en toutes circonstances, l'égayer, la représenter et lui rendre tous les services qu'elle pourrait demander. En soit, lui faire honneur. Elle gardait donc ses sentiments de tristesse pour elle, les mettait à la porte en entrant des les appartements royaux, et reprenait son deuil en sortant.

Ce jour-là était le lendemain de l'enterrement de la vieille duchesse, et représentait également l'arrivée de la nouvelle demoiselle d'honneur qui la remplacerait. Athénaïs avait une drôle d'impression en voyant arriver cette dame si jeune. Elle était bien jolie, avait un teint de lait et des yeux si innocents. Même si la marquise avait envie de la maudire d'avoir pris la place de son amie, elle ne pouvait faire autrement que de compatir en voyant l'air perdu qu'elle affichait. Après tout, Marie de Saint-Méchin n'avait probablement pas souhaité la mort de la Duchesse de Richelieu.

Alors qu'Athénaïs avait passé le plus clair de la matinée entre Louise de la Vallière et Olympe de Soissons, la nièce de feu le cardinal Mazarin, elle attendit le moment que la Reine avait choisi pour aller se confesser pour parler un peu plus librement à ses amies. Elle s'adressa alors à Louise en chuchotant.


-Avez-vous remarqué, ma chère, cet air de petit chat égaré qu'affiche sur son charmant minois notre nouvelle compagne?

Elle ne put retenir un petit rire qu'elle dissimula derrière son éventail. Elle savait pourtant que Louise la prendrait en pitié, alors qu'Olympe rirait de bon coeur avec elle. Au fil des mois dans la maison de la Reine, Athénaïs avait acquis un certain charisme, elle était sure d'elle et savait que ses propos faisaient mouche. Malgré tout, elle décida de ravaler sa rancœur et d'aller parler à "la nouvelle". Elle posa donc ses iris azur sur Marie et lui sourit.

-Madame de Saint-Méchin, pourquoi donc ne venez-vous pas auprès de nous? Avant vous n'étiez personne, mais aujourd'hui vous représentez la Reine, ne restez donc pas ainsi prostrée dans ce coin de la pièce, et venez nous faire l'honneur de votre présence et de votre conversation, dit-elle en souriant toujours.

Ses propos pouvaient paraître méchants de prime abord, mais la demoiselle semblait avoir besoin qu'on la secoue un peu, du moins c'était ce que la marquise ressentait.


Dernière édition par Athénaïs de Montespan le Sam 31 Aoû - 16:39, édité 1 fois
avatar
Invité
Invité


Sam 31 Aoû - 16:19

Marie n’était vraiment pas à l’aise et essayait d’autant plus de le cacher qu’elle se savait épiée. Après tout elle était la petite nouvelle qui prenait la place d’une grande dame à ce qu’elle pu entendre. Alors elle se doutait bien que certaines dames ici pourrait la voir comme une opportuniste qui arrive en profitant du départ d’une autre.

Elle se sentait d’autant plus mal à l’aise que la Reine s’était retiré un moment pour se confesser et elle se retrouvait donc lâchée au milieu du bataillon des dames d’honneurs, complètement seule. Son tempérament timide reprend le dessus et l’empêche d’aller naturellement un groupe ou d’un autre afin d’apprendre à connaitre ses nouvelles compagnes.

Un petit rire retenti dans la pièce, elle le chercha mécaniquement du regard mais n’aurait pas vraiment su dire d’où il venait. Ce n’est que lorsqu’une jolie brune s’approcha d’elle, qu’elle se dit qu’elle allait peut être enfin pouvoir trouver une petite place pour son petit rang au sein de cette maison. Elle avait de magnifiques yeux bleus qu’elle ancra dans son regard océan.


-Madame de Saint-Méchin, pourquoi donc ne venez-vous pas auprès de nous? Avant vous n'étiez personne, mais aujourd'hui vous représentez la Reine, ne restez donc pas ainsi prostrée dans ce coin de la pièce, et venez nous faire l'honneur de votre présence et de votre conversation.

Son sourire était vraiment lumineux et charma tout de suite la jeune dame. Elle se sentirait presque indigne de son intérêt tellement elle la trouvait belle et elle se pensait ridicule à côté d’Athénaïs.

Elle lui sourit cependant timidement le temps de chercher ses mots.


-Je dois vous avouer madame que je ne sais pas encore exactement où se trouve ma place parmi vous toutes. Mais ce serait un grand honneur pour moi de pouvoir me joindre à vous.

Marie était ravi de l’intérêt que venait de lui manifester la marquise, malheureusement elle n’avait encore retenu les noms de tout le monde et celui de la jolie brune lui échappait totalement.

-Je suis désolée de vous demander ça madame, mais je n’ai pas encore bien retenu votre nom.

Elle se sentait tellement honteuse de devoir avouer qu’elle n’avait aucune idée de la personne à qui elle s’adressait qu’elle en aurait rougis de honte.
avatar
Invité
Invité


Sam 31 Aoû - 17:10

Marie vint sur l'invitation de la marquise, et son air timide et quelque peu effarouché ne l'empêcha pas de harponner Athénaïs avec une petite phrase prononcée avec charme et retenu, mais dont le contenu toutefois ne manqua pas de marquer l'esprit de la belle dame. Ainsi donc, elle avait eu l'affront de lui dire en face qu'elle n'avait pas retenu son nom! Sans doute une manière de lui montrer, après le piquant de l'invitation qu'elle lui avait fait, que son rang était supérieur au sien puisqu'elle était fille de duchesse, alors qu'Athénaïs n'était que marquise. Soit, la dame d'honneur de la Reine le prit avec philosophie et hocha doucement la tête avec un sourire, tandis que les autres dames retenaient leur respiration, se demandant à quelle sauce la marquise mangerait Marie de Saint-Méchin. Alors qu'elle venait de lui désigner un siège pour qu'elle s'installe avec Louise et Olympe, Athénaïs reçut donc cette phrase en souriant.

-Voyez-vous cela? dit-elle en ricanant d'un rire cristallin. Pourtant, à ce qu'il parait, j'ai l'honneur d'avoir des ancêtres relativement puissant et issus d'une famille plus ancienne encore que les Bourbon... Françoise de Rochechouart de Mortemart, ainsi je suis née. Marquise de Montespan depuis mon mariage il y a de cela quatre an.

Le père d'Athénaïs, Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, avait été un proche de Louis XIII. Son fils Louis-Victor de Vivonne avait été élevé dans l'entourage du futur Louis XIV, et il était le seul que le roi appelait par son nom et sans particule, simplement "Vivonne". Sa famille était illustre et bien placée. Athénaïs était persuadée que Marie le savait parfaitement, mais qu'elle cherchait ses limites, telle une petite fille avec sa gouvernante. Mais la marquise se sentait de bonne humeur et se dit qu'elle la remettrait à sa place sans pour autant être trop méchante. Elle allait simplement la jauger. Avant de savoir si quelqu'un est dans le camp ennemi ou non, il valait mieux estimer la force de cette personne, surtout s'il s'avère qu'au final il faille l'affronter. Elle continua donc sur le ton le plus aimable et mielleux du monde

-Je suis certaine que cela vous revient à présent. Mais avant que vous ne vous fourvoyiez dans l'oubli d'un autre nom, permettez-moi de vous rappeler celui de la personne que vous servez: Marie-Thérèse d'Autriche, notre Reine. Voici également Olympe Mancini, Comtesse de Soissons qui sera votre supérieure hiérarchique en tant que surintendant de la maison de la Reine. Louise de la Baume Leblanc, duchesse de la Vallière. Par ici, Bonne de Pons, comtesse d'Heudicourt, et madame la comtesse de Guiche. Cela fait certainement beaucoup à vous souvenir, mais tâchez d'y faire front rapidement car d'autres noms viendront promptement s'y ajouter...

En effet, les dames de la maison de la Reine étaient nombreuses. Outre les dames d'honneur, il y avait toutes les autres... Ainsi, si Maried e Saint-Méchin avait tenté de "ridiculiser" la marquise en lui faisant comprendre qu'elle n'était "que" marquise, Athénaïs lui avait rendu la pareille en lui signifiant qu'elle n'était qu'une tête de linotte. Toutefois, c'était l'impression qu'elle avait eue, et sans doute la réalité était-elle tout autre.
Après avoir ainsi parlé, la marquise toujours assise, s'adossa nonchalamment sur sa bergère et attrapa un verre d'eau qui se trouvait sur la table basse, son sourire toujours accroché à ses lèvres roses, et dégusta une gorgée d'eau tout en épiant les réactions de sa jeune interlocutrice.
avatar
Invité
Invité


Sam 31 Aoû - 17:44

Marie avait à présent rejoint le cercle de la marquise mais ne se sentais pas encore totalement à sa place, il lui faudrait faire ses preuves pour se faire accepter, son seul lien avec la duchesse de Vendôme ne pouvait décemment pas suffire pour lui ouvrir toutes les portes du premier coup. La marquise lui désigna un siège pour qu’elle s’installe avec elle et intègre ainsi plus aisément la conversation. La belle brune souriait toujours toujours ce qui mettait la jeune dame un peu plus à l’aise. Elle ne semblait pas offusqué qu’elle lui ai ouvertement avoué n’avoir point retenu son nom.

-Voyez-vous cela?

Un éclat de rire s’échappa de la gorge d’Athénaïs. Le malaise qui s’était un peu dissipé chez marie revint au galop, peut être l’avait elle finalement vexée. Elle se prépara alors à recevoir ses foudres.

-Pourtant, à ce qu'il parait, j'ai l'honneur d'avoir des ancêtres relativement puissant et issus d'une famille plus ancienne encore que les Bourbon... Françoise de Rochechouart de Mortemart, ainsi je suis née. Marquise de Montespan depuis mon mariage il y a de cela quatre ans.

La honte la submergea totalement. Les paroles de la duchesse de Vendôme lui revinrent alors violemment en tête : «Ma chère s’il est un conseil que je puis vous donner pour vous aider dans votre nouvelle vie au près de la Reine, c’est de tout faire pour entrer dans les bonnes grâces de la Marquise de Montespan. Cela n’en facilitera que plus votre intégration au sein de la maison de Sa Majesté la Reine.» Ainsi elle venait de commettre son premier grand faux pas à la cour. Cette fois la honte fut plus grande que sa maîtrise des émotions et ses joues devinrent plus rouge que les roses du jardin.

-Je suis certaine que cela vous revient à présent. Mais avant que vous ne vous fourvoyiez dans l'oubli d'un autre nom, permettez-moi de vous rappeler celui de la personne que vous servez: Marie-Thérèse d'Autriche, notre Reine. Voici également Olympe Mancini, Comtesse de Soissons qui sera votre supérieure hiérarchique en tant que surintendant de la maison de la Reine. Louise de la Baume Leblanc, duchesse de la Vallière. Par ici, Bonne de Pons, comtesse d'Heudicourt, et madame la comtesse de Guiche. Cela fait certainement beaucoup à vous souvenir, mais tâchez d'y faire front rapidement car d'autres noms viendront promptement s'y ajouter...

Cette fois plus de doute possible qu’elle la tournait en dérision et se moquait ouvertement de la jeune femme. Avant de trouver quoi que ce soit à répondre, Marie se repassa mentalement le nom de chaque dame qu’Athénaïs lui avait cité en essayant de les graver au mieux dans sa mémoire. En tout cas une chose était sûre à présent, c’est qu’elle n’oublierait plus jamais le nom de la marquise.

La brune était à présent adossée à sa bergère son sourire toujours accroché aux lèvres. Marie eut bien du mal à garder la tête haute, elle aurait préféré se terrer dans un minuscule trou de souris plutôt qu’affronter le regard inquisiteur de la marquise qui ne ratait pas la moindre de ses réactions.

La petite dame rassembla tout ce qui lui restait de voix et de courage pour s’adresser à nouveau à la marquise et essayer d’améliorer son cas.


-Je suis navrée madame d’avoir ainsi oublié votre nom qui ne m’était pas inconnu bien évidemment. Je ne connaissait malheureusement pas encore vraiment votre visage.

Bien qu’elle vienne de s’excuser elle avait malgré tout également l’impression de s’enfoncer d’avantage. Mais elle ne trouvait pas d’autres mots pour s’exprimer en ces circonstances.

Elle s’adressa à présent aux trois dames qui l’entourait.


-Je suis vraiment ravie de faire votre connaissance a toutes les trois. Je ferais en sorte à l’avenir de ne plus oublier de nom.

Elle ne pouvait à présent plus rien ajouter d’autre. Elle se sentait un peu trop exposée, scrutée pour pouvoir ajouter quoi que ce soit et la peur de se rendre d’autant plus ridicule la paralysait littéralement.
avatar
Invité
Invité


Dim 1 Sep - 18:13

    Tout semblait décidément tourner mal chez la Reine.

    La pauvre Marie de Saint-Méchin était en train de subir les moqueries d'Athénaïs pour la simple et bonne raison qu'elle avait osé oublier son nom. À partir de l'air malicieux d'Athénaïs qui avait comparé la petite colombe à un petit chat égaré, Louise, observant tour à tour Marie qui avait l'air d'être en train de mourir, Athénaïs, malicieuse et triomphante, et Olympe Mancini qui observait le tout avec un air groguegnard, Louise n'avait jusque-là pas osé intervenir. Mais, en voyant Mlle de Saint-Méchin présenter ses plus plates excuses, la favorite royale décida qu'il en était trop. Afin de ne pas l'humilier plus en la traitant comme une pauvre petite fille perdue en disant que ce n'était pas gentil de lui faire peur dès sa première journée, etc., Louise prit alors son air le plus enjoué pour former un rempart entre la trop piquante Athénaïs et la timide Marie.


    - Allons donc, est-ce ainsi que l'on reçoit les nouvelles? Commença Louise en riant. En les mettant à l'épreuve! Ma foi, nous ne sommes plus au temps du Moyen-Âge où l'on éprouvait la valeur et le courage des hommes! Allons, ne faites pas cet air-là! Continua-t-elle en regardant Marie avec son plus beau sourire. Vous avez eu le malheur de tomber sur cette fée malicieuse qu'est cette chère Athénaïs, ne la laissez point mettre de sa poudre dans les yeux!

    En l'écoutant parler, on pouvait très bien deviner que Louise était sincère. Marie lui faisait tellement penser à elle! Quand, à seize ans, elle était entrée au service d'Henriette d'Angleterre, combien de fois avait-elle dû endurer les moqueries, les mesquineries de la machiavélique Madame! Que la Maison de la Reine semblait douce, en comparaison! Tout cela avait duré jusqu'au jour où, telle Cendrillon, elle devint aimée du Roi alors qu'elle n'était supposée que de jouer les paravents pour couvrir la relation entre Madame et Sa Majesté le Roi. Pour Marie, les choses ne se passeraient pas ainsi. Elle avait bien l'intention d'être la main aidante qu'elle, à son arrivée à la Cour, elle n'avait pas reçue. Quitte à ce que la Mancini rie d'elle dans son dos, qu'importe, si c'était pour se faire même une nouvelle amie! Pourquoi pas? Athénaïs était, pour l'instant, sa seule amie sincère. La demoiselle de Saint-Méchin ne semblait ni méchante, ni ambitieuse, elle pourrait très vite devenir une compagne agréable...


Spoiler:
 
avatar
Invité
Invité


Dim 1 Sep - 21:33


Egale à elle-même, Louise semblait bien décidée à être tout l'opposé de son amie et se montrer la plus douce, la plus conciliante, la plus compréhensive possible avec cette nouvelle recrue. Mais où était l'intérêt d'être une ancienne si on ne pouvait pas se livrer à un petit bizutage, une petite torture psychologique histoire de tester les capacités des nouvelles arrivantes? Non, vraiment sur ce coup-là, Louise était bien différente d'Athénaïs. Celle-ci donc immita le rire de la blonde favorite avant de répondre.

-Eh bien, ma chère Louise, le moins que l'on puisse dire est que vous serez toujours telle un ange, prête à secourir les âmes égarées. Ce doit être un réel bonheur pour Sa Majesté... lança-t-elle avec un regard malicieux.

Bien entendu, elle avait fait exprès de ne pas préciser si son "Sa Majesté" désignait le roi ou la reine, même s'il était évident pour qui avait un peu de jugeote qu'il s'agissait du monarque. Elle avait été tenté d'évoquer la grossesse de Louise, comme pour la punir d'avoir osé lui tenir tête, mais elle s'était dit qu'il était inutile de trop en faire aujourd'hui. Riant donc derrière son éventail qu'elle avait repris après avoir reposé son verre d'eau, la marquise plongea à nouveau son regard bleuté dans celui de Marie.

-Parlez-nous donc de vous, Marie, nous en savons si peu. Tant de questions nous brûlent les lèvres que vous seriez un amour de bien vouloir nous en soulager de vous-même.

Puis, attendant que la jeune et jolie Marie daigne causer enfin, elle agita son éventail aux teintes azur afin de se faire un peu d'air. Les quelques courants d'air légers produits par ce mouvement firent virevolter les quelques bouclettes châtain qui encadraient son visage en une vague régulière rythmée par son poignet.

Elle mourait d'envie de connaitre la vie, le passé de cette demoiselle tout juste débarquée de sa campagne. Il était évident qu'elle n'avait jamais paru à la Cour avant. Elle savait qu'elle avait été introduite grâce à une parente influente, mais le nom de cette parente lui échappait encore. Et tout un chacun savait que la curiosité d'Athénaïs n'avait pas son pareil. Il fallait qu'elle sache. Les méthodes très différentes d'aborder le sujet qu'avaient ses compagnes étaient quelque part un atout. La douce et gentille Louise, la piquante Athénaïs, l'observatrice Olympe, la rieuse Bonne... Une fine équipe soudée... pour le moment en tout cas, car comme chacun le sait, les secrets finissent toujours par diviser. Certaines savent mieux les garder que d'autres. Marie en avait-elle? Athénaïs mettait un point d'honneur à découvrir les cotés les plus sombres des personnes qui l'entouraient, afin de faire en sorte qu'eux ne voient pas les siens. Il valait toujours mieux avoir un coup d'avance sur les autres.
avatar
Invité
Invité


Dim 15 Sep - 17:42

Les secondes qui passèrent après ses excuses maladroites furent les plus longue qu’elle ai connu. Heureusement pour elle avant qu’Athénaïs n’ai le temps de répondre c’est la douce Louise de La Vallière qui vint à se secours et qui tenta de l’extraire des griffe de la brune. Elle lui adressait un sourire chaleureux. Finalement en cette drôle de journée elle ne se ferait peut être pas que des ennemies.

Ne sachant pas vraiment quoi répondre à Louise, elle se contenta de lui sourire en retour, son assurance n’était plus vraiment présente et elle peinait à trouver ses mots. Le mieux était donc qu’elle se taise pour ne pas s’attirer de nouveau les foudres d’Athénaïs qui d’ailleurs répondit avec aplomb à la blonde. Si seulement Marie avait pu disparaître dans un trou de souris et ne plus être le centre de toute cette attention. Mais il semblait évident que la belle Athénaïs n’en avait pas fini avec elle. Il lui fallait à présent parler d’elle.

Rassemblant tout son courage, Marie essaya tant bien que mal de retrouver sa voix et de l’empêcher de trembler. Par où commencer pour répondre à la marquise ? Que lui dire ?


-J’ai eu la chance d’intégrer la maison de la reine grâce à ma grand mère. Ma petite soeur aurait aimé avoir ce privilège également mais elle veille sur notre mère qui a la santé fragile depuis la disparition de notre père il y a plusieurs années maintenant. Depuis nous ne serions rien si notre bien aimée grand mère n’avait pas été là.

Elle était tellement fière de descendre de cette grande dame qu’elle admirait tant. Le fait de parler d’elle lui permettait de retrouver un peu son aplomb et d’évoluer sur un terrain qu’elle maîtrisait un peu. Le milieu de la cour lui était encore trop étranger pour qu’elle s’y sente vraiment à l’aise il lui faudrait encore un peu de temps. Elle espérait avoir ainsi un peu épanché la curiosité d’Athénaïs.

Spoiler:
 
avatar
Invité
Invité


Sam 28 Sep - 3:03

    Décidément, Louise venait encore d'apprendre qu'il valait mieux ne pas trop se frotter à Athénaïs. Malgré le fait que la marquise s'était sûrement dit qu'il valait mieux la ménager aujourd'hui, à cause de la scène éprouvante qu'elles avaient eu toutes les deux, un peu plus tôt, il n'empêchait pas du tout qu'elle garde toujours sa langue aussi acérée. Louise, sans jeter un coup d’œil du côté de son amie, préféra reporter son attention sur Marie, qui répondait à une question posée par la marquise sur ses origines.

    Assurément, elle venait d’une bonne famille. C’était l’évidence même, pour être acceptée dans la Maison de la Reine. Tant de personnes intriguaient dans le but d’y faire entrer leurs filles, afin de leur assurer un revenu qui pouvait très bien durer toute leur vie, ou du moins jusqu’à un mariage avec une dot prometteuse! Mais, pour ce genre de choses, il fallait savoir garder sa place et voire même se battre pour. Chose que Louise, même après tant d’années à la Cour, savait que c’était le genre de chose qui n’était pas nécessairement donnée à tout le monde.

    Lorsque Marie parla de ses deux sœurs, Louise en ressentit un serrement au cœur, pensant immédiatement aux siennes. Elle aurait tant voulu lui dire à quel point, elle aussi, elle souffrait de l’absence de sa famille! Mais se rappelant de la présence d’Athénaïs, elle préféra se taire. Elle ne tenait absolument pas à ce qu’elle lance une autre pique, histoire de mettre Marie encore plus mal à l’aise! Visiblement, la marquise de Montespan semblait tout faire pour mettre la demoiselle de Saint-Méchin à l’épreuve, mais était-ce vraiment le moment? Et puis non. Il n’était pas question de faire à nouveau rabaisser par Athénaïs. Tant pis.

    - J’espère que la Cour vous tiendra assez occupée pour remplir le vide de l’absence de votre famille!

    [i]C’était tout simple, histoire de montrer qu’elle donnait un minimum d’intérêt sain à la demoiselle.


    - Il vous faudra familiariser avec les lieux, qui, eux, sont plus cléments que les gens… Et je vous assure, c’est tout ce qu’il y a de plus beau!


Spoiler:
 
avatar
Invité
Invité


Sam 28 Sep - 11:02


Athénaïs sourit, voyant que Louise essayait encore et toujours de rassurer Marie. Au moins, la nouvelle avait vu à qui elle devait le respect et à qui ne pas trop se frotter. C'était ce qui comptait: s'imposer. La marquise avait cerné la jeune femme et savait à présent qu'elle ne lui causerait jamais de tort. Elle était de la même trempe que Louise de la Vallière, une jeune colombe douce et bien-pensante. C'était suffisant à son goût. Elle décida qu'elle l'avait suffisamment "cuisinée" pour la journée, et qu'il était temps de se montrer sous un jour plus agréable. Elle sourit à ses deux collègues, ouvrit le tiroir de la table basse qui se trouvait devant elle et en sortit un jeu de cartes.

-Jouez-vous à "l'hombre", Marie? demanda-t-elle en prononçant le mot à l'espagnole, comme l'aurait fait la Reine.

Venu d'Espagne vers 1660, ce jeu à trois joueurs connaissait un grand succès dans les classes cultivées. C'était un jeu avec atouts et enchères dont les règles étaient extrêmement savantes et faisaient appel à une terminologie aussi raffinée que celle du bridge aujourd'hui. Athénaïs y jouait souvent avec les autres dames de la Reine, tantôt avec Louise, Olympe ou Bonne. Le trio changeait de temps à autre. Il fallait bien s'occuper lorsque la Reine était d'humeur maussade et ne souhaitait rien entendre.

La marquise commença à battre les cartes. Jouer était une manière agréable de passer le temps avec des personnes que l'on côtoyait quotidiennement. Cela permettait de discuter de manière plus légère et moins solennelle, et ainsi, Marie se détendrait peut-être. Une fois les cartes suffisamment mélangées à son goût, Athénaïs posa le paquet devant Marie pour qu'elle "coupe", et avant de les reprendre, posa devant Louise la petite boite contenant les jetons pour les mises, afin qu'elle les partage équitablement. Puis elle reprit le paquet et commença à distribuer.


-A quoi joue-t-on, là d'où vous venez, Marie? J'imagine que votre grand-mère était au fait de ce qui se fait à  la Cour, dit-elle avec un sourire sincère cette fois.

Au XVIIeme siècle, les jeux de cartes étaient très en vogue dans l'aristocratie. Ils avaient pour la plupart des règles savantes et complexes. L'on aimait aussi beaucoup les jeux de hasard, et à la Cour, on perdait des sommes folles. Athénaïs le savait mieux que personne, puisque son mari, à défaut de jouer à la cour, jouait à Paris, et perdait énormément. Mais elle était plus chanceuse que lui aux jeux, bien qu'elle ne jouait pas souvent d'argent. C'était une femme prudente.
avatar
Invité
Invité


Sam 28 Sep - 13:55

Sa soeur était toujours dans un coin de la tête de tête de Marie. Elle devait se battre pour se faire sa place ici en partie pour elle aussi. Pour pouvoir continuer à veiller sur elle quand la Duchesse de Vendôme ne pourrait plus le faire, elle ne pouvait pas la laisser seule à s’occuper de leur mère. Elle sourit tendrement à Louise quand elle lui parla de sa famille. Elle ne s’inquiétait pas tellement du vide que pourrait créer l’absence de sa soeur, elle écrirait à Hélène aussi souvent qu’elle le pourrait. Quant à se familiariser avec les lieux, Marie avait toujours eu une bonne mémoire des endroits où elle allait et où elle évoluait, elle se repérait donc assez facilement au sein du château.

Attendant la réaction d’Athénaïs, la jeune femme se préparait malgré tout à recevoir un nouveau pique de la marquise. A son grand étonnement elle n’en fit rien et sorti un paquet de carte du tiroir de la table basse qui était devant elle. La petite dame avait appris beaucoup de choses au près de sa mère et de sa grand mère mais il est vrai que les cartes ne faisaient pas partie des domaines qu’on lui avait enseigné. Elle se trouva donc un peu idiote quand la brune lui demanda si elle jouait à «l’hombre».


-Je regrette mais je n’ai pas appris les cartes.

Marie ne savait pas trop quoi faire du paquet qui était à présent devant elle. Elle préfèrerais observer ces dames jouer afin de comprendre le mécanisme du jeu avant de se lancer et de participer avec ses compagnes.

Il était devenue évident pour la jeune dame qu’Athénaïs est une femme curieuse qui aime savoir à qui elle s’adresse et ainsi pouvoir cerner les gens. Elle ferait donc tout pour la satisfaire et lui montrer qu’elle n’avait pas grand chose à craindre de sa personne.


-Nous ne jouons pas vraiment. Si ma grand mère garde un peu de pouvoir à la Cour et qu’elle a une profonde affection pour Sa Majesté, il y a bien longtemps à présent quelle ne fréquente plus assidument les salons et réceptions qui se donnent. Avec elle nous avons plutôt appris la charité et à donner un peu de notre temps aux malades des hospices.

Souvent quand leur mère avait encore la force de s’inquiéter pour elle, elle s’était opposé à ce que les deux soeurs aillent avec la duchesse lors de ses visites, de peur qu’il leur arrive quelque chose. Heureusement diront nous, elles n’ont jamais rien attrapé et rien n’est venu gâter ni leur santé, ni leur beauté. Marie avait toujours pensé que s’il en était ainsi c’est que Dieu les protégeait et qu’il était de Sa volonté de les préserver pour qu’elles puissent continuer à prodiguer leurs soins aux malades. Elle espérait d’ailleurs en son fort intérieur que sa place à la Cour lui permettrait de temps en temps de continuer à perpétrer cet apprentissage au sein des hospices parisiens.
avatar
Invité
Invité


Sam 5 Oct - 1:09

    Dieu merci, Athénaïs semblait enfin accepter d’arrêter de faire ses griffes sur Marie. Louise avait bien vu qu’à présent, Mlle de Saint-Méchin ne savait plus trop où donner de la tête. Malgré le fait qu’elle semblait tout de même avoir une certaine colonne vertébrale et que, contrairement à bien des oies blanches, elle ne s’était pas mise à pleurer bêtement, se faisant ainsi définitivement humilier et rejeter par ces dames de la Reine et, très vite, les ragots allant à la vitesse de la lumière, par toute la Cour. Mais Marie n’était pas une oie blanche, et, avec un peu de doigté, elle allait certainement pouvoir tenir tête à bien des Athénaïs.

    Louise s’installa donc activement à préparer les jetons, enchantée de pouvoir jouer à l’hombre. Si elle avait bien un petit péché mignon, (à part vous savez quoi) c’était bien jouer aux cartes, et surtout aux jeux d’argent. C’était un de ces petits éléments qui prouvaient que, malgré tout ce qu’on pouvait penser, Louise était bel et bien une courtisane. C’était aussi une manière pour elle de se venger. Qu’on le croie ou non, la duchesse de La Vallière était plutôt douée aux cartes, et de voir le visage de telle marquise qui avait osé se gausser d’elle se décomposer après avoir perdu mille livres, c’était une joie que la favorite éprouvait sans aucune culpabilité, malgré tout le blabla sur la charité.

    Deus ex Machina a écrit:


    Le membre 'Louise de La Vallière' a effectué l'action suivante : Au gré du Hasard

    'Sujet de Fortuna' : 3

    EDIT : un très bon résultat ;)pour qu'Athé et Marie l'emportent il faut qu'elles fassent mieux que toi Very Happy
    La chance lui souriait. Elle avait bien gagné les trois quarts des mains jusqu’à présent, et l’on en était qu’à la moitié de la partie. Bien sûr, tout pouvait changer durant cette autre moitié, mais le jeu avait suffi à rendre un peu plus des couleurs à Louise, et lui avait fait oublier la triste aventure qui avait eu un peu plus tôt avec Athénaïs. Elle envisageait déjà très bien se battre pour son enfant, pour pouvoir la voir grandir, du moins le plus souvent possible, pouvoir enfin sentir des petits bras potelés autour de son cou, qui lui diraient le mot magique de « maman ». Il ne restait au fait qu’à convaincre Louis et de trouver la perle parfaite. Était-ce réaliste? Dans le cœur généreux de Louise, oui.


    - Vous a-t-on déjà parlé de la douceur de Louise de La Vallière, Mlle de Saint-Méchin? Je crois qu’on a eu la charité de ne pas vous prévenir concernant les cartes!

    Un sourire malicieux eut pour but de transformer sa pique en gentille moquerie. Observant du coin de l’œil Marie de Saint-Méchin, elle eut soudain une pensée qui était selon elle assez peu charitable, mais tout de même… Tout de même, ce serait assez drôle si Marie de Saint-Méchin gagnait!
avatar
Invité
Invité


Sam 5 Oct - 11:00


L'hombre se jouant obligatoirement à trois joueurs, et Marie ayant émis quelques réticences, ayant expliqué qu'elle ne savait pas y jouer, Athénaïs avait sorti du même tiroir qui renfermait les cartes quelques instants auparavant, la règle du jeu imprimée en français. Ce jeu étant devenu très à la mode depuis quelques temps, les règles avaient été rapidement imprimées. Elle avait donc tendu la petite fiche à Marie afin que celle-ci s'en instruise rapidement. Le jeu n'était pas si compliqué, et il fallait bien que cette jeune nouvelle se fasse aux coutumes des dames de la Reine.

La partie était bien entamée, et Louise, lorsqu'elle jouait, était méconnaissable. La duchesse en oubliait ses manières de Sainte-Nitouche et d'oie blanche charitable, c'était "oeil pour oeil, dent pour dent". Athénaïs aimait voir son amie ainsi, quelque part elle semblait prendre sa revanche sur ce qu'elle subissait en silence à la Cour. Même si elle aimait aussi beaucoup le jeu, la marquise ne jouait que peu, ayant peu d'argent à avancer. Mais avec les dames de la Reine, on ne jouait pas d'argent, simplement avec des jetons. On réservait les mises importantes pour les soirées jeux organisées par le Roi ou par Monsieur. Athénaïs prit ses cartes lors de la nouvelle levée, et déglutit difficilement.


Deus ex a écrit:
Le membre 'Athénaïs de Montespan' a effectué l'action suivante : Au gré du Hasard

'Sujet de Fortuna' : 12
En effet, la chance ne semblait pas de son coté en cet instant, et Louise paraissait bien en veine. Athénaïs, après avoir vu ses cartes, le replia en un paquet et regarda ses adversaires en souriant.

-Il semblerait que la chance soit de votre coté encore une fois, Louise. A moins que notre Marie ne se voit heureuse de la chance du débutant? ajouta-t-elle en riant.

Elle reposa ses cartes sur la table, indiquant qu'elle perdait encore cette levée. Marie, aussi timide fut-elle, pouvait sans doute se sentir un peu plus à son aise lors d'une activité aussi futile qu'un jeu de cartes. Cela permettait de faire connaissance tout en s'amusant, sans conséquences puisqu'aucune mise réelle n'était en jeu. Simplement des jetons de bois peints. Athénaïs n'en avait presque plus. Elle se sentait presque aussi malchanceuse que son mari, et se dit que lorsqu'on se voit si peu chanceux, il suffit de s'arrêter de jouer lorsque ce sont nos propres deniers qui sont misés. Pourquoi donc Louis-Henry ne savait se montrer raisonnable? Cette pensée fit soupirer la marquise qui secoua la tête lentement de gauche à droite, de manière presque imperceptible. Puis, elle se reconcentra sur ce qui se passait devant elle, et attendit de voir le verdict de Marie de Saint-Méchin. Son sourire ne quittait pas ses lèvres, malgré le peu de fortune de son jeu depuis le début de la partie. Ce n'était qu'un jeu, et cette initiative avait pour de mettre plus à l'aise la petite nouvelle. Même si Athénaïs aimait à montrer sa supériorité dans tous les domaines, le jeu dépendait beaucoup trop de la chance pour faire partie des choses où le contrôle s'imposait. Alors peu importait de perdre ou de gagner, même si, bien entendu, gagner lui plaisait énormément, comme tout un chacun.
avatar
Invité
Invité


Ven 3 Jan - 0:32

Bien qu’elle ne sache pas jouer, ces dames avaient visiblement décidé que cette partie lui servirait d’initiation. La belle Louise avait commencé à distribuer de petits jeton à chacune d’entre elle. On pouvait voir sur son visage que l’idée de jouer à ce jeu l’enchantait particulièrement. Marie ne pouvait s’empêcher de se dire que cette jeune fille était vraiment magnifique. Elle en serait presque jalouse. Mais il était bien connu que la beauté n’est que suggestive et que même si elle ne plaisait pas à tout le monde elle plairait bien à quelqu’un.

Pendant que la duchesse de Lavallière distribuait les jeton qui leur servirait à miser, Athénaïs sortit du tiroir une feuille de papier où était inscrite les règles de «l’hombre». La petite dame de Saint-Méchin les lit rapidement et cerna plutôt grossièrement le principe du jeu. Il lui faudrait sans doute plusieurs parti pour bien comprendre comment cela se jouait et être à même de jouer au même niveau que ses compagnes.

La chance avait pour l’instant plutôt bien sourit à la jolie blonde, elle avait gagné la plus part des manches. Athénaïs suivait en gagnant la plus part des manches restantes. Marie quand à elle avait passé plus de temps à observer comment jouaient ses deux compagnes qu’à se concentrer sur son propre jeux. La marquise lui confirma alors ce qu’elle avait cru deviner par elle même. La duchesse était redoutable aux cartes. Il lui faudrait donc s’adapter pour essayer de l’égaler ou du moins devenir un adversaire acceptable et non plus une pauvre brebis égarée à qui il serait trop facile d’extorquer le moindre sous.

La chance tournait de nouveau le dos à Athénaïs qui le leur fit comprendre en retournant ses cartes sur la petite table. Avec le jeu qu’elle avait Marie n’aurait su dire exactement si cela valait quelques points face à la chance insolente de Louise au jeu. Elle montra donc ses cartes à toutes et attendit leur verdict.


Deus ex Machina a écrit:
Le membre 'Marie de Saint-Méchin' a effectué l'action suivante : Au gré du Hasard

'Sujet de Fortuna' : 2

Visiblement le dicton se confirmait, la chance pouvait sourire aux débutantes bien qu'elle n'ai pas encore totalement compris pourquoi sa main était meilleure que celle de Louise. Elle hésitait à demander pourquoi mais finalement elle se lança, après tout il n'y avait pas de honte à demander à apprendre non ? Marie ne voulait pas paraître ridicule si jamais elle devait jouer avec d'autre personnes.

- Je commence a comprendre le principe du jeu mais pas encore très bien pourquoi mon jeu est meilleur que celui de Louise.

A présent son seul risque était de se faire astiquer de nouveau par la marquise mais cela lui importait peu tant qu'elle avait la possibilité de comprendre un peu mieux ces cartes.
avatar
Invité
Invité


Sam 11 Jan - 13:28


En temps normal, perdre autant aurait agacé la marquise. Mais voir une nouvelle venue, et débutant au jeu qui plus est, lutter pour se dépatouiller des règles d'un jeu étranger et inconnu lui était divertissant. Louise, comme toujours, jouait d'une main de maître, ce qui tranchait littéralement avec son caractère doux et aimant, presque lisse au goût d'Athénaïs. Bref, encore une fois, la belle dame n'avait pas eu la main heureuse, mais Marie, elle, avait un jeu remarquable qui battait même celui de la favorite. Les cartes de chacune abaissée, la marquise sourit à la duchesse qui devait bien se rendre à l'évidence, elle avait perdu. Et plus encore que le coup de sa propre défaite, celle de Louise lui était jouissif. Elle tapota dans ses mains en souriant.

-Bravo Marie! J'avais raison, vous êtes l'heureuse bénéficiaire de la chance du débutant, et cela vous permettra sans doute de prendre d'avantage goût à l'hombre, ce qui fera plaisir à la Reine qui en est très friande.

Mais le sourire d'Athénaïs s'évanouit lorsque Marie déclara comprendre qu'elle avait gagné mais pas pourquoi son jeu était meilleur que celui de la belle blonde. La marquise ne put s'empêcher de pousser un profond soupir de dépit. Comment pouvait-on perdre la plupart des manches, et enfin en gagner une sans réellement saisir pourquoi? Son regard bleu se fonça quelque peu.

-Eh bien, je suppose que vous n'avez pas fait semblant de lire les règles notées sur le carton que vous scrutez depuis le début? Voyez-vous, votre jeu présent est l'exemple type du jeu quasiment imbattable. Vous avez eu les deux As noirs, l'espadille et le baste, ainsi que le 7 de coeur. Le coeur est la couleur d'atout choisie, donc vous disposiez des plus forts atouts possibles, c'est pour cela que vous avez remporté quasiment toutes les levées de la partie.

Athénaïs regarda Marie en lui adressant un petit sourire, espérant que celle-ci finirait par saisir les règles du jeu. Ce jeu était certes un peu compliqué lorsqu'on ne l'avait jamais vu joué, mais à présent, le brouillard finirait par se dissiper. LA reine jouait souvent à ce jeu et Marie n'avait pas fini de le voir.

-Ne vous en faites pas, vous finirez pas l'assimiler, et je suis certaine que vous serez bien vite imbattable.

Machinalement, la marquise regarda la pendule qui indiquait qu'elles jouaient depuis déjà plus d'une heure. Le temps passait vite lorsqu'on s'occupait. Un sourire naquit sur ses lèvres roses. Au moins, ce temps-là n'avait pas été perdu puisqu'il avait servi d'enseignement, si l'on peut dire, à la nouvelle arrivée. Maire de Saint-Méchin semblait avoir besoin d'être mise en confiance. La belle marquise laissa le soin à Louise de continuer à expliquer à Marie ce qu'elle souhaitait savoir, si elle avait encore des questions, pendant qu'elle notait sur la feuille les points.

HJ: regardez ce que j'ai trouvé ^^ http://academiedesjeux.jeuxsoc.fr/hombre.htm
avatar
Invité
Invité



Contenu sponsorisé

Une arrivée par toujours évidente [Pv Athénaïs]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une arrivée par toujours évidente [Pv Athénaïs]
» Pourquoi c'est toujours à moi qu'arrive ce genre de choses? (demande de RP)
» OH AFRIQUE TU NOUS RESERVES TOUJOURS DES SURPRISES..........
» Je serais toujours près de toi... [Mort de Saveur d'Amande: pv Dauphine, et ceux qui veulent lui rendre hommage]
» Arrivée de Houille

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vexilla Regis :: Le grand divertissement :: Anciens Rp-