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 Noctambulisme Incongru [Pv Monsieur]


Ven 6 Sep - 11:44


    Le vieux palais, monument dans toute sa grandeur, joyeux d'or et de précieuse Orfèvrerie. Il est de ses palais ou l'ont donne les plus belles réceptions et ou l'on trouve le beau monde. J'aime ses tentures, ses tableaux, l'or et les lumières lorsque viens la nuit tombée. Je me laisse aller a mes folies, a mes élan imaginatif les plus fou. J'aime errer dans ses couloirs sans fin, sans penser a demain. Oublier toute ses obligations de noble au profit de l'épée et de l'amour. L'amour, délice physique qui ne cesse de trouver asile en ma couche. Car oui, j'aime beaucoup et de bien des manières. Mon cœur est large pour les belles et pourtant, aucune n'as jamais réellement pu me posséder entièrement. Non que je n'ai jamais été capable d'aimer purement et simplement, mais aucune de celle a qui j'ai voulue confier mon cœur ne m'en a laisser le loisir.

    Car oui, l'amour physique est une chose, mais les sentiments sont des catins infidèles qui se joue des faibles et leur font vivre mille tourmente. J'en sais quelque chose... Pourtant, même en ayant le cœur brisé, même si les femmes marche sur ce dernier, je me refuse a l'extrémité la plus inavouable ; Non, jamais je ne deviendrais un de ses mignons qui tourne et frétille tel des carpes en pleines pâmoison. Mon séant est bien comme il est et aucune intrusion ne sera permise. J'aime les corps voluptueux, j'aime les délices des courbes et des mamelons bien rond. J'aime ce que représente une lady quand dans les draps elle se cambre, se tend et gémit. J'aime jouer de cette instrument qu'est la femme et ne pourrais qu'imaginer les faux accord provoqué par les gémissement viril... cette simple idée me donne presque de quoi ne plus jamais vouloir faire la bête a deux dos. Et dans ce cas, autant rejoindre les ordres !

    Soupirant, je vais doucement poser ma main sur le verre froid d'une des fenêtre, fermant les yeux de bonheur. Il fait chaud se soir je trouve, a moins que je ne soit fièvre. Mes idées sont vagabonde et l'humeur du soir est douce... Je ne suis pas de ceux qui aime la solitude, pourtant se soir elle me semble tellement attirante et salvatrice. Le calme, voilà bien quelque chose de précieux dans cette cage dorée. Parce que oui, ce n'était au final rien d'autre que cela pour beaucoup de gens, sans doute plus que ceux s'en rendant compte bien sur. Quittant mon confort sommaire près de la fênètre, je me glisse dans un corridor, me perdant tout simplement... sauf que voilà, l'imprévue ce produit, mon chemin croise celui de Monsieur le frère du roi ;

    D'un geste ample, je m'incline profondément, le dos droit. Ma tignasse perd dans ce mouvement hâtif le ruban qui la retenait, laissant le flot de cheveux couler sur ses épaules en un voile vint. Les dites épaules sont drapé d'une veste d'un bleu azuré clair et brodé de ce qui semble 'être de l'argent. Les chausses sont du même bleu et les bas sont aussi blanc que la chemise a jabot dévoilé par la verte ouverte. L'allure tranquille et légèrement négligée, donne a la noblesse de l'habit une allure quelconque. Comme si les plus beau atours ne pouvait rivaliser avec le beau visage qu'est le miens. Attendant que le frère du monarque m'autorise a me relever, je ne peux que garder ma postule assez délicate.

    - Monsiur le freure du roy... Je souis enchanted de vous vouair de le manièreu si imprévou...

    Le bel homme n'est pas seul cela vas de soit, il a sa cours et sa basses-cours comme tout coq. Et c'est sans surprise, que les commères piaille et glousse en ma présence. Suis je donc si attrayant pour les hommes ? A moins que cela ne soit une fois de plus mon accent qui fasse ainsi s’esclaffer ses gens d'ouverture si grande, surtout pour leur bon protecteur. Je sais qu'il ne me tiendras pas rigueur de mon langage grandement teinté de mon pays, mais ce qui est de ma tenue et du ruban bleu qui gît au sol, je n'en suis pas certain.
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Ven 6 Sep - 13:35


    Un sourire en coin il fit un signe au valet qui ouvrit la porte menant à la grande galerie du château. Bien souvent Philippe aurait voulu être une petite souris afin de voir toute cette société agir sans lui ou son frère. Puis il se souvenait qu'en réalité il ne tenait pas à savoir ce qu'on disait sur lui. Il avait d'autre moyens de l'apprendre et cela lui ferait peut-être trop mal de l'entendre. Les rumeurs laissaient la possibilité d'un doute sur leur véracité. Les entendre de la bouche même de leur auteur était différend. Malgré l'heure tardive il restait beaucoup de rêveur dans les corridors ce soir. Il avançait en souriant le long de la galerie en jetant quelques coup d’oeil aux courtisans qui s''inclinait devant lui avec des sentiments plus ou moins véritables. Au moins lui n'avait-il presque pas à cacher ses sentiments sur ceux qu'il n'aimait pas. Presque.

    -Monsieur le Comte de Faure. Pourquoi vous cacher?

    Il s'approcha en souriant, le comte s'inclina de nouveau, obligé de ressortir de l'obscurité alors qu'il essayait de s'y enfoncer discrètement. Comme beaucoup il avait d'abord cru à l'arrivée du roy et s'était avancé pour être vu. Il maudissait maintenant son empressement.

    -Votre Altesse, j'aurai eu trop peur de ternir votre sourire par ma présence.

    Effiat se pencha à l'oreille de Monsieur qui eu un gloussement en regardant le petit comte. Faure jeta un rapide coup d'oeil vers le favori, conscient de son infériorité et de son impuissance, ses rapports avec le marquis n'étant pas au mieux, détestable même.

    -Vous êtes bien aimable Comte mais votre présence est bien trop insignifiante pour avoir un effet quelconque sur mon visage.

    Le comte rougit légèrement et balbutia son assentiment.


    -J'ai entendu par ailleurs que vous aviez en votre possession une excellente meute de chien. On ne cesse de m'en vanter les mérites, que vous les aimez plus que tout et que vous en retirez une grande fierté.
    -Votre Altesse est bien informée, ce sont des bassets obéissant au doigt et à l'oeil prêt à tout pour servir et contenter leur maître.
    -Bien évidemment, une noble portée n'est-ce pas?
    -Évidemment Monseigneur, depuis 5 génération et à laquelle nous portons un très grand soin. La dernière portée est prête pour faire son entrée dans la meute et l'on attends des alliances avec d'autres familles pour perpétuer la lignée.
    -Bien bien.


    Monsieur eût un sourire, il avait installé le terrain qu'il souhaitait depuis qu'il avait abordé cette conversation. Il tourna la tête vers Effiat.

    -Vous aviez raison mon mignon, je suis perdu maintenant.

    Faure releva la tête, déconcerté.


    -Perdu? Pourquoi perdu Monseigneur?

    Philippe leva les yeux au ciel et haussa les épaules dans une fausse innocence tandis que ses favoris regardaient la scène avec un grand intérêt, retenant les rires et attendant la suite avec impatience.

    -Eh bien monsieur vous me parlez d'une famille noble depuis 5 générations dont vous tirez amour et fierté, obéissant au doigt et à l'oeil à leur maître pour les servir et les contenter, que la dernière portée est prête à faire son entrée dans le monde et n'attends que les demandes de mariage pour s’agrandir et prospérer.

    Il poussa un soupir et rabaissa ses yeux sur le courtisan.


    -De fait je ne sais si vous me parlez encore de vos chiens ou de votre maisonnée. Comme tout deux ont la langue pendante et la queue qui s'agite lorsqu'ils voient leurs maîtres ...

    La suite de Monsieur eu des gloussements et des rires pervers qui se moquaient ouvertement du Comte. Philippe continuait de parler de cet air anodin, une lueur malsaine dans le regard.


    -... La confusion est grande et je suis donc maintenant égaré devant tant de point commun.

    Effiat une moue moqueuse sur le visage, intervint de sa voix mélodieuse.

    -Cela est normal mon seigneur, chien et famille sont une seule et même chose dans le château de Faure.

    Philippe fit semblant d'être surpris


    -Litières et lits sont donc confondus? Étrange pratique que voilà. Votre femme doit être heureuse de se retrouver à Saint-Germain. Est-elle souffrante par ailleurs? Je ne la vois pas à vos côtés.

    Le comte de Faure ne savait plus où se mettre, ou plutôt il savait parfaitement où il ne voulait pas se trouver. Il appelait de tout ses vœux un miracle, qu'il se mette à fondre et disparaisse entre les lattes du parquet. Il était humilié, proprement et clairement, derrière un voile de compliment et de fausse bienveillance. Pâle comme un linge, il suait peu à peu.


    -N...Non votre Altesse elle se sentait indisposée et a préféré rester dans ses appartements.
    -En compagnie d'un bon mâtin à la queue qui s'agite j'imagine mon cher Comte.


    Faure ouvrit la bouche à plusieurs reprise comme pour répondre, mais aucun son ne sorti le laissant muet. Monsieur le regarda d'un air supérieur et hautain, satisfait de lui. Un silence passa puis Philippe se retourna d'un geste, cape, froufrou et bijoux dansant avec lui, un sourire suffisant et malsain sur les lèvres il fendit la foule de ses favoris moqueurs et laissa derrière le Comte de Faure qui s'inclina en chancelant. Effiat fut le dernier à partir après avoir sourit au pauvre malheureux.


    -Ah! Nous avons ici une plus plaisante compagnie! Plus élégante aussi. Monsieur Gardenbouque... Quelle sprezzatura... L'imprévu est délicieux.


    Philippe regardait le jeune comte anglais qui restait incliné devant lui.


    - Je vous en prie relevez-vous. Mes petits sucres je vous en prie... Laissez-nous, susurra le Prince dans un geste lascif. Tous.

    Les mignons se retirèrent en silence, laissant seul l'Anglais et le prince Français qui aimait tant répéter son nom avec un accent à couper au couteau. Il aimait beaucoup taquiner ce comte anglais... Beaucoup.
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Ven 6 Sep - 16:06

    Le chasseur que je suis connais la proie et sais comment l’attirer dans les pièges romanesque du désire charnel. Mais voilà, si conduire l’autre dans les confins exacts de son désir personnel, est un art. Devenir la proie du Frère du Roi est un imprévue. Protéger son séant d’un quelconque besoin érotique royal, une nécessité. En temps normal, mon bon ami Stefano se charge volontiers de la protection de mon fondement… malgré ses propres envies de mon corps, est né une amitié sincère et espiègle des plus agréables. Mais voilà, cette fois, nul rempart corporel entre le Frère du Monarque et moi… et bien sûr, il est inutile de vous dire combien il est délicat pour moi d’évoluer sur un fil de funambule pour ne point heurter sa sensibilité ou son égo. Un refus catégorique est donc à bannir et à la place, il ne me reste que rond de jambe et pirouette. Espérons que cela suffira…

    La voix de l’homme enrubanné et pomponné se fait alors entendre parmi les gloussements des pintades l’entourant. Il écorche mon nom, mais d’une manière si parfaite que je ne réplique pas. La souvenance de mon nom est déjà une chose, n’allons pas lui demander de faire preuve de plus de délicatesse en y mettant l’accent là ou moi-même je ne le fais point. Dans ses mots, je reconnais un mot qui me fait aimer une fois de plus la littérature. L’italien n’est pas mon fort ou mon bonheur, à dire vrai, c’est même une faiblesse, mais une de mes amantes m’avais un jour déjà qualifiée de Sprezzatura, m’expliquant par la simple citation d’une phrase tout son sens.

    ‘’ .. de fuir le plus que l'on peut, comme une très âpre périlleuse roche, l'affectation : et pour dire, peut-être, une parole neuve, d'user en toutes choses d'une certaine nonchalance, qui cache l'artifice, et qui montre ce qu'on fait comme s'il était venu sans peine et quasi sans y penser ‘’

    Alors que je vagabonde dans mes souvenirs, Monsieur se déleste de ses sucres, les congédiant avec douceur, enfin, d’une certaine façon. Le geste se joint à la parole et finalement nous voilà seul alors que les pas s’éloignent, me laissant le loisir de me redresser et ainsi d’observer mon interlocuteur.

    - Merci mon ségnieur… Pouis je me permettre oune question ? Que faite vous en oune heure si tardive in the… dans un coulouard aussi peu yusité ?

    L’accent est presque une insulte à la langue française, mais pourtant, le chantant de ma voix évite bien des désagréments. Passant une main dans mes cheveux, je me baisse pour finalement prendre entre mes doigts le morceau de tissus soyeux. Le ruban ne retrouvera pas tout de suite sa place dans ma tignasse ondoyante. Pourquoi ? Parce que pire que non coiffé, c’est être mal coiffé...
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Ven 4 Oct - 14:54


    Monsieur était un fervent partisan de cette attitude nonchalante mais uniquement dans l'apparence, car en profondeur... La chose était d'une complexité, demandait une adresse formidable. Il en était un maître bien que son goût pour la lecture soit  aussi mort que l'était à présent sa mère et l'avait toujours été. Lire n'était que pour les pédants, pour ceux qui n'avaient aucune occupation dans leur vie lorsque cette lecture était un loisir, ou pour ceux qui au contraire s'usaient à la tâche lorsque lire était une obligation. Si le jeune Duc n'avais jamais aimé lire, il n'en restait pas moins qu'il appréciait avec un goût prononcé cette diligente négligence.
    Il observait le jeune Anglais face à lui en une petite moue subtile. Ce bleu... Quelques semaines auparavant il avait reproché à une jeune écervelée de l'avoir porté...
    Mais l’Étiquette et le respect étaient dû, le temps du deuil s'étirait et s'effilait. Lui-même portait de nouveau des couleurs plus proches de son caractère, quoique encore loin de son humeur profonde.
    Quel besoin de connaître les tréfonds de son âme, les rubans suffisaient.

    Il s'approcha de l'Anglais de sa démarche chaloupée et extravagante, une démarche qui lui était devenue naturelle. Quoi qu'on puisse en dire, la neglegentia diligens était un travail de tout instant, un dur labeur... Un art en soit. Un art dont il se voulait le plus grand admirateur, le plus grand maître si possible.
    Un sourire joueur aux lèvres, Philippe avait revêtu depuis le début de la soirée le costume qu'il lui avait été si difficile d'endosser à son retour à la Cour un mois auparavant.


    - Ma foi Monsieur... Vous seriez surpris du nombre de lieux qui en apparence inusités sont en réalité le carrefour de toutes les excentricités.


    Il regarda derrière lui, dans la direction qu'avait pris Faure en s'enfuyant, gloussa. Philippe pouvait être détestable... invivable et particulièrement mauvais lorsque l'envie l'en prenait. Ce qui au dire de beaucoup de gens arrivait plus souvent qu'à son tour.


    -Pour ce que j'y fais... Eh bien comme vous l'avez peut-être entendu, je remets dans le chenil les bêtes qui osent apparaitre devant moi et se targuent de faire parties de notre humanité.


    Il plissa légèrement les yeux dans son sourire en le voyant se baisser pour ramasser son ruban.


    - Ce que vous risquez de devenir si vous ne faites pas attention... Laissez,
    dit-il d'une voix voluptueuse en lui prenant le ruban des mains et en passant derrière lui.

    Il glissa doucement ses doigts de femme dans la chevelure sombre de Cornelius, la rassembla avec prévenance.
    Depuis son plus jeune âge, on reconnaissait au Prince sa capacité à coiffer les dames avec goût et délicatesse. Philippe avait toujours adoré s'occuper de la coiffure, renvoyant expressément ses gens ou ceux de sa mère pour s'occuper en personne de la construction capillaire de son sujet.
    Aussi les doigts du Duc d'Orléans se mouvaient avec habileté et expertise même pour cette simple chose qu'était de rassembler cette masse soyeuse.
    Les yeux noirs de Philippe se concentraient sur les cheveux de l'Anglais, qu'il avait fort beau. Il en profitait aussi pour effleurer la nuque du jeune homme insidueusement, son sourire éternel aux lèvres.
    Enfin il se recula, mit la petite queue de cheval sur l'épaule du Comte non sans une légère caresse.


    -Là... Tout danger est écarté à présent...


    Philippe n'était pas stupide, il savait parfaitement les intentions du jeune homme. Mais jouer... Il aimait tant cela... Et pour Cornelius, le danger devait être loin d'avoir disparu.
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