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 Viens Vers Moi Ma Petite Noble... [Pv Athénaïs]


Lun 16 Sep - 17:37

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
Ian se baladait dans les rues de Paris, repensant à ce qu’il s’était passé quelques jours plutôt, leur fameux vol au bal de ces frivoles nobles. Oui, ils avaient visé haut, très haut et cela avait payé. Être culotté payait toujours ! Ce n’est pas en restant dans notre petit train train de vie quotidien que l’on va changer notre vie. Il faut prendre des décisions, parfois elles sont bonnes, parfois pas du tout. Soit elle nous mène à la gloire, soit on tombe, on se relève et on apprend de nos erreurs. Il arrive même au meilleur de se tromper et de se mettre dans une situation bien cocasse. La vie ne serait pas drôle autrement, non ?

Quoiqu’il en soit, le truand en avait tiré ce qu’il avait souhaité : de l’argent. Mais une chose inattendue s’était passée lors de ce vol et il avait récupéré des lettres. Au bien sûr, au premier abord vous direz que cela ne lui servira à rien car le bougre ne savait pas lire ! Mais détrompez-vous, il y a toujours un moyen de trafiquer, de bidouiller pour arriver à ses fins. Peut-être était-il analphabète, mais il en était pas moins con ! Et vu comment la Grande Dame tenait à ses lettres, elles devaient avoir une certaine importance. Ian pensait la faire chanter, essayant de lui soutirer de l’argent ou n’importe quoi ayant de la valeur. Ces peignes-culs ont toujours des pièces pour leurs menus plaisirs, elle devaient certainement avoir quelques galons pour lui. Il fallait maintenant trouver un moyen de contacter cette « Dame » que l’Anglois ne connaissait pas, et ce n’était pas la plus mince tache à faire. A vrai dire, elle était inconnue. Comment faire ? Tout à coup, une idée vint à l’esprit de l’Anglais. Sur ce, il fonça chez Maria.

Il était maintenant dans la salle où il avait volé la lettre, avec ce mot qu’il avait dicté à une personne qui savait plus ou moins manier la plume. Le bel homme déposa la papier dans la pièce et s’en alla vite fait. Certainement qu’elle reviendrait chercher ce qu’elle avait perdu, ou au moins jeter un œil pour voir si ses papiers n’étaient toujours pas ici. C’est souvent ce que font les gens pour commencer une recherche. Ils retournent sur les lieux où la disparition à eu lui.

Comme il l’avait stipulé dans la lettre, il se trouvait maintenant vers la forêt, seul appuyé contre un tronc d’arbre, attendant la noble. Il s’était couvert d’une immense cape et d’une capuche, histoire de ne pas se faire remarquer. Il sourit quand il entendit des pas derrière lui. L’or tintait déjà à ses oreilles.

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Lun 16 Sep - 18:41

La marquise était dans tous ses états. Elle avait trouvé la seconde lettre de son maître-chanteur qui lui donnait à présent rendez-vous. Et dans un délai trop court pour prévoir quoi que ce soit vu que c'était le soir-même. Impossible de prévenir Antoine ou quiconque, et de toutes façons, qu'aurait-il pu faire pour l'aider? L'accompagner et menacer le voleur de son épée? Certes, embrocher ce maraud pourrait la débarrasser de ses angoisses, mais uniquement s'il avait gardé le secret pour lui... Et s'il avait prévenu quelque complice de l'affaire, ce dernier ne le voyant pas revenir mettrait la menace à exécution, et la marquise serait perdue. Athénaïs avait donc décidé de se taire. Elle en avait déjà trop dit à son ami le marquis d'Effiat, et elle ne souhaitait pour rien au monde lui attirer des ennuis.
Inconsciente, sans doute, mais surtout folle d'inquiétude à l'idée d'être découverte ou dénoncée, dans les deux cas il lui faudrait produire une explication bien difficile à trouver, la belle dame s'était habillée le plus simplement du monde, d'une tenue sombre couleur chocolat, sans artifices, afin de passer inaperçue. Elle avait revêtu une cape noire tout aussi simple et un masque composé d'un large ruban noir avec simplement deux trous en forme d'amande pour les yeux. Ainsi, le voleur n'aurait d'autre vision de son visage que celui qu'il avait eu lors du bal.

L'heure de la retraite avait sonné, et la marquise s'éclipsa du domaine royal pour s'en aller au lieu de rendez-vous. Son coeur battait la chamade et s'emballa de plus belle lorsqu'elle aperçut un homme adossé à un arbre, à l'orée de la forêt, qui semblait attendre quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'était elle! Dans quel guêpier s'était-elle fourrée? Elle allait bientôt le savoir... La bonne nouvelle était que l'homme était seul, c'était déjà moins impressionnant... A moins que des complices ne soient cachés alentour? Athénaïs préféra ne point y penser. Inutile de rajouter de l'angoisse supplémentaire à une situation déjà fort peu agréable. Au moins ce soir, elle aurait des réponses. Rassemblant son courage, la marquise avança d'un pas décidé vers l'homme solitaire. Après tout, elle était dissimulée sous une cape et derrière un masque. Ici, elle était incognito. Une fois auprès de l'homme, elle s'adossa sur un coté du tronc qu'il utilisait également, et sans tourner la tête vers lui, avec autant d'assurance que possible, elle brisa le silence.


-Je suppose que vous êtes mon rendez-vous... Rendez-moi ce que vous m'avez pris.
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Jeu 19 Sep - 11:22

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
Il lui avait donné rendez-vous en début de soirée, quel autre moment choisir ? Il était parfait. Il faisait encore assez jour pour voir les silhouettes, mais trop sombre pour voir les détails, l’identité de la personne qui était en face de vous. Il ne voulait pas être démasqué et qu’elle puisse détailler les traits de son visage. Quoique… tant qu’elle ne connaissait que son visage et pas son nom ! L’Anglais en avait rien à faire de qui était la « pète-plus-haut-que-son-cul », une Marquise X ou une comtesse Y certainement. Tout ce qu’il voulait et qui l’intéressait, c’était de l’argent, son argent plus précisément ou ses bijoux, ou n’importe quoi ayant de la valeur pour qu’il puisse en retirer un certain bénéfice. Il n’avait pas volé ces lettre pour rien, et il ne les avait pas choisies pour rien non plus à la rétribution des biens volés lors du bal.

La rapidité était une chose importante dans un coup dans le genre et le gigolo le savait bien, c’est pourquoi que dès qu’il reçu les papiers entre ses mains, il alla faire faire une lettre chez quelqu’un pouvant écrire. Ce n’était pas une chose courante dans la rue. Les gens préféraient s’adonner à des activités plus rudimentaires que la lecture et l’écriture, car entre nous, ce n’est pas ça qui fait vivre… Ces gens de la haute qui peuvent passer des journées entières à s’inonder de ses mots écrits par n’importe quel auteur fou ou ayant trop bu lui étaient antipathique. Chercher la beauté dans les mots, les rimes… qu’est ce que c’est futile !

En entendant les pas de la Dame,  un sourire se dessina sur son visage. Son pas était sûr, ce qui le surprit , mais lorsque ça voix retentit, il sentit de l’angoisse, bien qu’elle paraisse assurée. Peut-être avait-elle peur ? Au vu de sa taille, l’Anglois pouvait inspirer la crainte, mais il ne ferait de mal à une mouche, si celle-là ne vient pas l’embêter bien sûr.

[b -Je suppose que vous êtes mon rendez-vous... Rendez-moi ce que vous m'avez pris.[/b]

Lorsqu’il se retourna vers elle, il ne vit qu’un masque, sous une cape, ce qui était astucieux. Cela tira un nouveau sourire à Ian. Lui se contenta de rester à l’ombre de sorte à être cacher de façon… plus naturelle.

- Vous supposez bien Lady… C’est crazy comment la noblesse peut-être perspicace de nos days… But vous pouvez vous planter un doigt in the eye pour que je vous give la lettre de la sorte, sans aucun tipps’

Certainement comprendrait-elle où il voulait en venir, tout n’est pas gratuit dans la vie !

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Jeu 19 Sep - 13:29

Maintenant qu'elle apercevait sa silhouette, ne pouvant d'ailleurs rien distinguer d'autre par ce jour tombant, Athénaïs en était certaine, il s'agissait bien là de son ravisseur. cette attitude à la fois nonchalante et assurée en même temps, oui, elle la reconnaissait. Elle avait à peine entendu le son de sa voix, le temps d'une phrase, lors du bal, juste assez pour savoir que ce n'était pas l'interlocuteur qu'elle cherchait en la personne de Stefano, et que donc elle s'était faite piéger. Aujourd'hui, l'étau du piège se refermait un peu plus sur elle, elle se jetait dans la gueule du loup, directement. Mais avait-elle réellement le choix?

Une chose qu'elle n'avait pas distinguée lors du bal, après avoir entendu le voleur parler, c'était son origine. A présent, elle en était certaine, il était anglais. Oh, ce n'était pas bien difficile à discerner avec tous les mots anglais qu'il employait dans ses phrases en français. Et la marquise aurait eu du mal à le comprendre si elle n'avait pas eu de nombreuses conversations avec Cornelius, lui-même britannique. Ainsi, elle ne tarda pas à comprendre qu'il voulait de l'argent. Evidemment! A quoi s'attendait-elle? il n'avait pu lui dérober autre chose qu'une vulgaire lettre, certes compromettante, mais sans aucune valeur pécuniaire, il fallait donc qu'il la marchande. De l'argent, voilà bien quelque chose que la marquise avait du mal, non pas à se procurer, mais à garder, avec son mari qui dilapidait tout aux jeux ou en équipements pour l'armée, ainsi que l'argent que lui coûtaient leurs deux enfants. La marquise soupira.


-Bien entendu, à quoi pouvais-je m'attendre de la part d'un être aussi vile que vous. Vous m'en voyez fort marrie, mais je n'ai pas d'argent sur moi. J'imagine que vous vous êtes déjà bien rempli les poches lors de cette sinistre soirée, pourquoi ne feriez-vous pas un geste de compassion en me rendant mon courrier? A quoi peut bien vous servir un bout de papier?

Soudain, la marquise eut un éclair de lucidité. Ce voleur était anglais, et la lettre qu'il lui avait volée était écrite dans cette même langue, puisque Madame était anglaise! Si le grossier personnage savait lire, il saurait alors tout! Elle ne tarderait pas à connaitre le taux d'érudition de ce dernier qui, sans doute, ne manquerait pas de lui faire remarquer s'il avait ou non lu la missive. Et si c'était le cas, le montant qu'il lui demanderait serait absolument inaccessible pour elle. Il lui dirait sans doute bien assez vite ce qu'il voudrait, et là, Athénaïs devrait trouver des solution pour trouver rapidement la somme demandée.
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Mar 24 Sep - 10:03

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
L’Anglois se demandait bien comment cette Dame avait pu le confondre avec ce « Stefano » ! A la consonance de ce prénom, il sut qu’il s’agissait d’un Latin, voir même d’un Italien, et mon grand Dieu, il n’avait rien d’un Rizzoule ! Sa peau était blanche et ses yeux bleus comme les cieux. Peut-être avait-il le même gabarit, mais que cette greluche se soit trompé lui avait donné une occasion en or.

Ian n’aimait pas faire du tord au gens, même à ceux qu’il piégeait, c’est pourquoi il était venu seul ce soir. Il était assez grand pour se débrouiller seul et ne pas avoir de complice dans les pattes, le genre de boulet que l’on traine et qui fait tout foirer au dernier moment lorsque l’on croit que l’on est tiré d’affaire. De plus il ne voulait pas partager le butin que ces lettres allaient lui apporter ! Il avait laissé bien assez à ses compères qui s’en étaient mis plein les poches. Il n’était pas en reste, mais Ian voulait continuer son coup seul.

-Bien entendu, à quoi pouvais-je m'attendre de la part d'un être aussi vile que vous. Vous m'en voyez fort marrie, mais je n'ai pas d'argent sur moi. J'imagine que vous vous êtes déjà bien rempli les poches lors de cette sinistre soirée, pourquoi ne feriez-vous pas un geste de compassion en me rendant mon courrier? A quoi peut bien vous servir un bout de papier?

Sa remarque fit sourire le gueux. Oui, il n’avait pas tout compris de ces fameuses lettres, mais de ce qu’on lui avait lu, elles avaient une grande importance, et qui ne pouvait pas reconnaitre l’insigne royal sur la sire qui fermait les missives ?

- Ohhh Lady, please, arrêtez de me complimenter… Ca va me faire rougir… lui dit-il avec un grand sourire. Eh good, donnons-nous un autre rendez-vous, seule à seul again, voyez-vous, je ne suis pas si vile que cela, I could bring avec moi un ou deux compagnons de bonne fortune, mais je ne l’ai pas fait… Je ne suis pas de si mauvaise foi !

Il se gratta le bout de son nez. Qu’espérait-elle ? La charité de l’Eglise ? Il ne fallait pas le prendre pour un vieux et compatissant homme saint. La religion n’avait jamais fait partie de son monde, bien que sa mère ait été très pratiquante, mais anglicane.

- Uhmmm, je vois que la Lady me prend pour un fool, vous croyez que je n’ai pas vu le sceau royal… et la langue dans laquelle elles sont écrites ? Ian prit une voix un peu plus brute. Tant que je n’ai pas mon argent, vous ne verrez pas le bout de ses missives de la Lady Henriette !

Au moins comme ça il avait été assez clair !

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Mar 24 Sep - 11:22


A l'entendre, cet individu avait parfaitement saisi le sens de la lettre. Il était anglais après tout, donc nul doute qu'il avait clairement tout compris. Savait-il lire lui-même ou les lui avait-on lues? Cela ne faisait aucune différence, car l'anglois avait deviné l'identité de l'auteure de cette missive: Henriette d'Angleterre. Après tout, le sceau ne permettait aucune confusion, il s'agissait d'un membre de la famille royale. Et tout un chacun savait que la seule personne de cette famille pouvant écrire couramment l'anglais n'était autre que Madame. A entendre son nom, Athénaïs tressaillit. Elle sentait que l'étau se refermait un peu plus sur elle, elle manqua d'ailleurs de défaillir à l'annonce du nom de la belle-soeur du Roy. Elle eut besoin de quelques secondes pour se ressaisir et respirer profondément, du moins autant que son corset le lui permettait...

Quel faire? Comment obtenir de l'argent pour cet être abominable qui la faisait chanter? A qui pouvait-elle demander? Son mari était absent et de toutes façons, il n'avait pas un louis devant lui. Son père, son frère, sa soeur? La famille était certes tout pour les Mortemart, mais quel opinion auraient les membres de sa famille à son sujet si elle leur expliquait toute la situation? Ils la renieraient probablement! Jamais un Mortemart digne de ce nom n'aurait pu se fourvoyer à ce point dans ce genre d'affaire. Ses amis peut-être? Impossible d'en parler à Philippe d'Orléans à présent, lui aussi la renierait, il se sentirait trahi et ferait tout pour la chasser, mettant un terme à leur amitié. Stefano Sforza? Après tout, lui avait trempé dans cet affaire, ils l'avaient montée tous deux en complices. Mais le bel italien avait-il les épaules pour supporter un tel chantage? Pourrait-il assumer financièrement un tel chantage? Et il était le maître à danser de Monsieur, comment être certaine qu'il ne lui dévoilerait pas tout suite à une crise du Prince? Le chevalier de Lorraine? Trop proche de Monsieur également, et tellement commère qu'il n'hésiterait pas à tout dévoiler. Antoine d'Effiat? Cet homme était si généreux et si sensible qu'assurément il serait touché par le drame qui touchait la marquise. Ils étaient proches et Athénaïs l'avait déjà aidé par ses conseils par le passé, et il lui avait bien dit qu'elle pourrait toujours tout lui demander... Mais ça... c'était quand même beaucoup demander. Et puis elle réalisa que les amis auxquels elle venait de penser était tous des proches de Monsieur. Comment être absolument sure que celui qu'elle choisirait ne lui en toucherait pas mot? Même Antoine, qui était parmi eux celui en qui elle avait le plus confiance, même lui, de par sa sensibilité débordante, risquerait de tout lui dire en cas de complications. En qui pouvait-elle avoir confiance, outre sa famille. Louise de la Vallière? Trop proche du Roy, et elle avait déjà bien des soucis à gérer. Et trop sensible également. Olympe de Soissons? Elle aimait trop les intrigues. La duchesse de Richelieu venait de mourir, elle qui était sa protectrice. Décidément, le sort s'acharnait sur elle! Elle pensa alors à la jeune nouvelle recrue de la maison de la Reine: Marie de Saint-Méchin. Cette demoiselle était fille et protégée d'une duchesse, elle avait surement un riche patrimoine. Il faudrait trouver un moyen habile de lui faire perdre de l'argent...

Mais soudain, elle réalisa une chose. Cette manière de calculer contre son prochain pour lui extorquer de l'argent pour se sortir d'une situation malencontreuse où elle s'était elle-même plongée... C'était une attitude horrible qu'elle-même condamnait! Si elle faisait cela, elle ne vaudrait alors pas mieux que cet abject anglais qui la faisait chanter. Non, il lui faudrait se sortir de cette situation seule. La solution n'était pas aisée à trouver, mais il y en avait forcément une, et elle la trouverait, foi de Mortemart. Déjà, il faudrait savoir le montant exact de la somme réclamée par ce mauvais homme. Dans un nouveau soupir, la marquise l'interrogea.


-Et combien voulez-vous exactement?

Son attitude l'énervait, l'exaspérait, même! Elle n'avait qu'une envie, se planter devant lui, l'attraper par ses guenilles et le secouer dans tous les sens avant de lui asséner une gifle avec élan! Voilà bien ce qu'il méritait, c'était le minimum pour venir oser d'en prendre à elle! Et puis cette manière qu'il avait de mélanger le français et l'anglais! Quand on venait dans un pays dans le but d'y vivre, et surtout y commettre des méfaits, la moindre des choses était de s'approprier convenablement la langue! Et entendre ainsi le bon français malmené, cela lui écorchait les oreilles et l’horripilait. Mais bon, elle n'allait pas le mettre en colère en lui disant qu'il était à peine audible, cela risquerait de lui apporter des ennuis supplémentaire. Elle en avait déjà suffisamment! Il connaissait l'identité de la personne qui avait écrit la lettre, c'était la pire des choses qui pouvait arriver, à part bien entendu le fait qu'il connaisse la sienne. Mais ce n'était pour l'heure pas le cas, du moins elle l'espérait. Après tout, même dans l'éventualité où il avait vu son visage au bal, s'il s'était risqué à lui retirer son masque, son nom n'était pas écrit sur son visage! Et jamais elle n'avait dit son nom à un manant, donc il y avait peu de chances qu'il sache qui elle était. C'était une chose rassurante.

-Il faudra vous montrer raisonnable dans vos souhaits, l'argent de tombe pas du ciel, contrairement à ce que vous semblez croire. Je désire plus que tout que cette affaire soit réglée promptement, mais il faut que vous compreniez que cela ne peut se faire si vous n'acceptez pas de coopérer.

Combien allait-il lui demander? C'était la question qui ne cessait de lui trotter dans la tête. Elle nota à peine qu'il s'était amusé à se qualifier de bonne foi pour le simple fait d'être venu seul. Après tout, c'était logique, sans doute n'aurait-il pas envie de partager ce qu'il lui escroquerait. Mais il aurait pu faire preuve de prudence si la dame avait prévenu la maréchaussée malgré les mises en garde de la lettre anonyme. Mais la marquise était une femme prudente, surtout lorsqu'il s'agissait de sa réputation et de son avenir à la Cour. Elle pria intérieurement pour que le voleur soit raisonnable dans sa demande, afin qu'elle puisse moins difficilement regrouper la somme. Dans tous les cas, la tâche serait ardue, et l'idée de devoir réclamer, mentir, manipuler pour se tirer de ce mauvais pas la rendait malade. C'était autre chose quand il s'agissait d'un simple jeu, de médire sur des personnes qui lui étaient désagréables, mais là, l'affaire était très sérieuse, et il ne fallait pas commettre la moindre erreur, car faire machine arrière serait impossible.
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Mar 24 Sep - 12:36

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
L’argent était une chose qu’il manquait à Ian. Déjà en Angleterre, dès sa naissance, il n’en avait jamais eu en grande quantité et il avait été habitué à le voler pour survivre. Cela avait commencé par le vol du pain que sa mère n’avait pas pu acheter un matin terne à cause d’une augmentation d’impôt que la pauvre femme avait subie. L’Anglaise avait été piocher dans ses minces réserves pour ne pas avoir de problèmes, ni pour elle, ni pour ses enfants. Depuis ce petit délit, Ian passa ensuite aux bourses piquées au marché. Plus de défi et surtout plus de gain ! Des pièces ! Quand il les avait en main, il jouait à les faire résonner, mais pas trop histoire de ne pas attirer l’œil. Ce bruit était gravé en lui maintenant et à chaque fois qu’il l’entendait cela provoquait en lui une sorte d’excitation où tous ses sens augmentaient.

Mais depuis qu’il était en France, cela c’était accru. Il n’avait plus l’argent qu’il y pouvait trouver quand il était avec sa mère et devait par conséquent sustenter plus de personnes, ou de plus grosses sommes, ce qui n’était pas forcément facile à faire et qu’il n’était pas à son goût non plus, trop voyant. Voler les nobles ou les bourgeois n’étaient pas un problème pour lui car ces derniers se faisaient leur argent sur le dos du peuple qui lui suffoquait sous les sommes astronomiques demandées. Les artiso’ vivaient au fil de leurs envies, de leurs caprices, mangeant toute la journée et jetant ce qu’ils ne voulaient pas alors que les gens d’en bas mourraient de faim et se battaient pour un bouillon ou un petit morceau de pain, et bien sûr pas frais, car la brioche fraiche était un luxe que peu de personne pouvait se permettre. Lorsqu’il s’était infiltré dans une de leurs grandes fêtes « Royales » il avait presque eu envie de vomir tellement le luxe y était étouffant. Avec tout ce qu’il y avait en décoration l’Anglais aurait pu nourrir Paris pendant plusieurs semaines… Bref, la bourge avait peut-être raison sur un point : Il n’avait pas de pitié avec le genre de personne qu’elle était.

-Well… disons une somme assez honnête pour ces lettres. Je ne vais pas vous demander une somme astronomique, mais plutôt une participation juste…

Commença-t-il avant de penser à une chose. Pourquoi ne pas jouer un peu avec elle pour voir ce qu’elle était prête à mettre pour ces bouts de papier qu’il avait soigneusement caché à l’abri de toutes et tous, prenant soin de ne pas être suivi. Ces missives étaient plaquées dans un endroit pas trop humide, histoire de ne pas les détériorer et qu’il était certainement le seul à connaître.

- How much êtes-vous prête à me donner pour ces missives royales chère Lady ? Vous qui êtes au heart de ce coup, vous devriez connaître leur juste prix no ?

Trop arrogant ? Peut-être, mais il préférait dire qu’il était sûr de lui et certainement que la Lady sera honnête avec lui, car il n’avait aucune idée du prix que ces lettres pouvaient valoir. Bien sûr, il n’était pas sot et savait qu’elles ne valaient pas seulement un ou deux Louis… Son physique pouvait donner l’impression qu’il était un grand dadet, mais ce n’était pas le cas, d’ailleurs il en jouait souvent. Mieux vaut paraître bête que l’être non ? En tout cas c’est ce que pensait l’Anglois. Il était content de son coup, et pour l’instant tout s’alignait comme il l’avait pensé et surtout souhaité. Il ne restera plus qu’à trouver ou devrait-on plutôt dire imposer un nouveau rendez-vous où la Dame pourra amener l’argent et où il rendre ces fameuses lettres.

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Mar 24 Sep - 14:49

HJ: je ne suis pas "bourge" (alias bourgeoise) mais Noble! Un bourgeois fait partie du Tiers-état, donc du peuple ^^ Ensuite "sustenter" ça veut dire "se nourrir", pas voler! Very Happy

L'anglois tournait autour du pot, il refusait de lui donner une somme précise pour que ce soit elle qui avance un prix la première. Une manière de marchander, de négocier. c'était habile car, bien entendu, il n'avait aucune idée réelle de la véritable valeur de cette missive, aussi en laissant la noble avancer un prix, il était certain qu'elle donnerait un juste prix qu'il pourrait à sa guise doubler ou tripler. C'était ingénieux, mais la marquise était loin d'être stupide. Elle se souvint que la bourse pleine de livres en argent qu'elle portait discrètement sur elle était celle que son père lui avait donnée avant d'aller au théâtre. Elle culpabilisait à l'idée d'utiliser l'argent de son paternel pour une pareille cause, mais c'était le seul dont elle disposait pour l'instant. La bourse contenait probablement une cinquantaine de livres, soit l'équivalent de cinq Louis d'or. Il voulait un prix? Très bien, Athénaïs en annoncerait un, espérant de toutes ses forces qu'il n'irait pas au-delà. La marquise tâcha de ne pas hésiter, de ne pas montrer son mal-être, car réellement elle avait l'impression d'étouffer. Pourtant, ils étaient au grand air, près d'une forêt. Mais la simple présence du voleur l'oppressait. Il y avait de quoi.

-Très bien. Je dois disposer d'environ 30 livres. Voilà qui est largement suffisant pour acheter votre silence et ce que vous m'avez pris. C'est tout ce que j'ai, je ne peux vous fournir d'avantage.

S'il acceptait, l'affaire pourrait même être conclue ce soir, elle lui donnerait sa bourse, il lui rendrait sa lettre, et tout rentrerait dans l'ordre. Athénaïs priait intérieurement, elle ferma même les yeux quelques seconde en espérant que la prochaine fois qu'elle entendrait le son de la voix de cet homme, ce serait pour valider cet accord. Elle commençait à perdre patience et n'avait qu'une envie, c'était de voir cet homme disparaître. Mais il lui faudrait récupérer coûte que coûte. Et si l'anglois refusait cette somme et en demandait une plus importante, la marquise se retrouverait dans une situation plus qu'ennuyeuse. Il lui faudrait trouver de l'argent, d'une manière ou d'une autre. Cette idée ne l'enchantait guère.

Elle respirait silencieusement, tâchant de calmer son esprit qui était partagé entre la crainte de la réponse du voleur et la colère qui l'habitait. Elle nourrissait à présent une haine envers cette personne, elle aurait été prête à lui sauter à la gorge, lui crever les yeux elle-même si elle était certaine de pouvoir se tirer d'affaire. Mais non, il lui fallait garder son calme, le plus possible, pour éviter de perdre la face. Le moindre faux-pas et le gueux s'en irait, gardant avec lui le secret de l'emplacement de la maudite lettre. Mais son tempérament de feu bouillonnait à mesure que l'anglois parlait, clairement il se moquait d'elle, et elle avait beaucoup de mal à souffrir ce genre d'attitude de la part d'une personne d'aussi basse extraction.
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Mer 2 Oct - 15:12

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
Ses vols lui avaient toujours ramené de petites sommes d’argent. A vrai dire, quand on soutire des bourses à droite et à gauche on n’obtient pas toujours le solde souhaité. Il est bien difficile d’estimer la contenance d’une bourse au bruit qu’elle fait, voir impossible. C’est seulement une fois que l’on ouvre la petite sacoche que l’on peut savoir ce que l’on a gagné et bien souvent ça se résume à presque rien. Même si la satisfaction d’un voleur n’est pas toujours dans ce qu’il a volé, ce point reste important, autrement il n’y aurait plus intérêt de cet acte. Il ne faut pas oublier que cet activité est soumise à un point très important : on trouve que ce qui veut bien se montrer. Ainsi on peut faire des semaines en tombant sur des misères tout comme on peut tomber un jour sur le gros poisson, le jackpot. Et là, le gros poisson, il était tombé dessus ! Cependant, la Dame semblait moins décorée que lors de cette fameuse soirée. Sa robe était beaucoup plus simple, moins de froufrous.
-Mhhh, trent’ livres ? J’dirai plutôt fifty.
Prononça-t-il d’un air convaincu alors qu’il y allait totalement au bluff. Il n’avait vraiment aucun valeur et il était déjà impressionné de la somme qu’elle était prête à lui donner pour ces vulgaires bouts de papier. Quoiqu’en y pensant, le truand était Anglais et ces mots étaient Anglais, peut-être pourrait-il les utiliser en Angleterre contre le royaume de France ? Les plus grands scénarios se firent dans sa tête l’histoire d’une seconde. Et puis, après tout il fallait profiter de la situation, si le saumon qu’il avait attrapé dans ses filets était plus gras que ce qu’il en paraissait Ian n’allait pas s’en priver,
-Sooo, à voir vous n’avez pas l’rgent là Damelotte, j’vous propose un’autre rendez-vous ! Commença-t-il avant de s’appuyer un peu plus sur la souche. Disons qu’on s’r’trouve dans deux days, à l’entrée d’la forêt à cin’ minutes d’ici ?
C’était une bonne solution pour lui car il y avait pleins de façon de s’enfuir en cas de problème. On ne sait jamais comment jouer avec ces gros poissons !

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Mer 2 Oct - 16:18

Décidément, ce gueux ne manquait pas de culot! Quel toupet que d'oser ainsi marchander avec elle, une Mortemart! mais enfin, fort heureusement pour elle, il ignorait tout de son identité, sans quoi elle était perdue. La seule chose qui pourraient l'inculper était cette fichue lettre car qui, dans l'entourage de Madame, aurait pu y avoir accès et lui en vouloir suffisamment pour voler ces lettres? Des mignons de Monsieur ou ses anciennes demoiselles de compagnie, à savoir elle ou Louise. Louise était bien trop douce pour fomenter un plan pareil. Bref, mieux valait ne pas prendre de risque et accéder à sa requête, sans quoi l'anglois déciderait peut-être de parler. Il fallait donc à la marquise garder son sang-froid, même si elle bouillonnait. Voilà donc qu'il réclamait cinquante livres. La marquise retint un hoquet. Comment allait-elle se procurer cette somme sachant que l'argent que son père lui avait donné avait déjà un peu servi? Il lui faudrait retrouver quelques deniers, chose peu évidente vu que son mari était absent. Le rendez-vous était fixé d'ici deux jours, cela ne lui laissait que peu de temps, et il faudrait emprunter, nul autre choix ne se présentait. La situation commençait à lui paraître désespérée.
Athénaïs ferma les yeux tout en reposant sa tête contre l'écorce du tronc, ses cheveux étant protégés par son épaisse capuche. Elle prit une profonde inspiration avant de répondre à son vile interlocuteur.


-Très bien, dans deux jours...

A l'entrée de la forêt, voilà un lieu quelque peu effrayant. N'était-ce pas dans les forêts que, dans les contes, les pires atrocités arrivaient aux jeunes héros? Des loups qui les dévoraient, et autres drames du style? La marquise se décolla du tronc, passa devant Ian en soufflant un "Au revoir" à peine audible et se hâta de retrouver la voiture qui l'attendait dissimulée à quelques minutes de marche. A mesure qu'elle marchait, elle sentait les larmes lui monter aux yeux et peu à peu dévaler ses joues rendues pâles par toutes ces émotions. Elle qui d'habitude était si forte, elle sentait son courage l'abandonner. Que se passerait-il, dans deux jours, lorsque le voleur verrait qu'elle n'avait pas pu s'acquitter de son paiement? Avec un peu de chance, se sachant pas lire, il ne saurait pas compter, et elle pourrait l'embrouiller avec un nombre de petite pièces incalculable? Différents stratagèmes lui vinrent en tête, puis elle arriva devant la voiture où le cocher s'empressa de lui ouvrir la portière et de l'aider à grimper à l'intérieur.

-Allons-nous en, vite! ordonna-t-elle.

Le trajet du retour, Athénaïs le passa à se poser mille et une questions sur l'art de mener en bateau un maître-chanteur. Comment faire? La situation devenait réellement bine plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Elle hésita un instant à tout révéler à Monsieur, mais elle réalisa bien vite que ce serait une erreur fatale à commettre. Non, il valait mieux garder ce secret pour elle jusqu'à la fin... C'était plus prudent. Cette idée avait été stupide, et elle se maudissait d'avoir voulu mettre ce plan exécution avec Stefano. Ils auraient mieux fait de se contenter de maudire l'anglaise en toute discrétion!
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Mer 9 Oct - 11:07

Athénaïs & Ian le Crapuleux

Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art

Un charmant sourire, ce fut tout ce que le truand adressa à la noble qui se trouvait en face de lui. On pouvait y lire beaucoup de choses, comme le contentement, la joie ou encore la fierté. C’est ce genre de mimique que l’on fait normalement au gens que l’on apprécie, ou auquel on veut faire croire qu’on les aime, et dans ce cas c’était plutôt la deuxième solution. Certains aurait pu voir une moue faux-cul, mais non, pas du tout c’était juste une façon d’extérioriser son cynisme tout en restant courtois et dans la limite de la politesse, car oui même s’il était truand, sa mère avait tenu à lui apprendre certains principes, surtout le respect envers les dames. C’est pour cela que vous ne le verrez jamais attaquer une demoiselle, en tout cas physiquement. D’ailleurs si sa mère l’avait vu agir, qu’elle repose en paix, elle lui aurait écrasé les parties génitale d’un coup de pied magistral en l’insultant de tous les noms et l’aurait trainé jusqu’à leur taudis par la peau du cul. Cette pensée lui tira un sourire plus honnête histoire d’un instant. Sa mère lui manquait énormément, mais l’histoire de la vie à un début et une fin non ? C’était la raison que l’Anglois c’était faite pour accepter la mort de sa génitrice.

-N’soyez pas en retard Lady, or les papiers ris’qu’ront d’s’envoler en Grand’Britain’

Ceci était une menace pour lui faire comprendre qu’on ne jouait pas avec lui. Mieux vaut garder le pouvoir dans ce genre de situation car s’il en perdait le contrôle, tout allait lui revenir dans la poire, et ce n’est pas comme s’il en avait pas envie, mais c’est tout comme…

-And j’n’aurai pas les lettres sur moi… Simple précaution… Vous comprend’rez

Il allait les cacher quelque part en attendant ses sous, mais il ne savait pas encore où… Pas très loin car elle pourrait encore lui tendre un piège sur le chemin ! Ian s’imagina les pires scénarios, mais il reprit vite ses esprits.

-Good night Lady ! Qu’ces deux jours vous apporte fortune !

Lorsqu’elle fut partie, il se retira à son tour et retourna au Chat d’Or discrètement en essayant de ne pas se faire remarquer. L’Anglais se déshabilla et se coucha, content de lui. Pour l’instant tout se passait comme prévu, plus ou moins. Il n’aurait jamais pensé une que de simples papiers vaudraient autant !

***2 jours plus tard***

La bouche pâteuse, un mal de crâne horrible et le soleil qui lui tapait dans les yeux, voilà le réveil agréable qui l’attendait ! Il avait profité de sa journée au maximum, dépensant pour tout et n’importe quoi. Il était allé acheter un bracelet en cuire pour Laura, une jeune femme qu’il avait rencontré dernièrement dans une taverne. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas ressentit une attirance comme celle-ci pour une demoiselle et il faut dire que la nuit qu’ils avaient ensuite passé ensemble avait été exceptionnelle, même si la gueuse ne savait pas encore comment s’y prendre avec un homme. Il prendrait le temps de lui apprendre, il se l’était juré. Elle valait le coup et il était sûr de ce qu’il faisait.

La fin de journée commençait à tomber alors Ian se dirigea à nouveau vers la forêt, à son entrée et se cacha, attendant la Dame à laquelle il avait donné rendez-vous. Derrière son arbre, le prédateur attendait la biche qui allait se présenter à lui. Le même sourire se dessina sur sa bouche quand il entendit des pas léger arriver vers lui.

- B’soir Lady… J’espère qu’vous avez pu récolter l’argent…

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Mer 9 Oct - 13:56

Ces deux jours avaient été un véritable supplice pour la marquise. Tourner et retourner la situation dans sa tête des milliers de fois l'avait rendue méconnaissable, elle se méfiait de tout et de tout le monde. Le lendemain de leur première entrevue, elle pensait que son affaire serait réglée grâce à l'argent que son père lui avait laissé, mais le soir, elle avait dû rentrer à paris s'occuper de sa fille malade et faire venir un médecin dont les honoraires avaient fait disparaître nombre des petites pièces d'argent présentes dans sa bourse, sans compter les plantes qu'il avait fallu acheter le lendemain. Fort heureusement, elle avait revu son ami Stefano, le bel italien, avec qui elle avait manigancé cette sombre affaire qui la mettait présentement dans cette situation plus que désagréable. Et il avait daigné lui donner l'argent qui lui manquait, ce qui l'avait grandement soulagée, outre le fait qu'elle se sentait bien miséreuse de devoir accepter la charité de son ami. Mais voilà, en ce jour, ou plutôt cette soirée, l'affaire serait résolue, le vil anglois aurait son argent si durement escroqué, et la marquise récupèrerait la lettre compromettante qu'elle s'empresserait de détruire.

Le trajet lui avait paru durer une éternité, mais enfin, elle y était. Elle avait une petite lanterne avec elle pour s'éclairer, et toujours recouverte de son épaisse cape noire et un loup accroché à son visage. Hors de question de le lui montrer. Elle avançait calmement mais d'un pas décidé vers l'orée de la forêt, s'éclairant au mieux. Il avait dit qu'il n'aurait pas la lettre avec lui, mais pour la lui rendre il faudrait bien qu'elle soit à proximité. Elle ne lui donnerait de toutes façons pas la totalité de l'argent sans avoir la lettre avec elle.

Athénaïs arriva devant l'arbre mort, et sursauta lorsque le voleur fit son apparition. Elle ne l'avait pas vu, avec toute cette pénombre, et il fallait dire qu'il s'était précautionneusement dissimulé derrière le tronc. Il lui demanda si elle avait l'argent. Elle avait envie de lui jeter au visage que sans ça elle ne serait pas venue! Mais ce n'était pas le moment de le fâcher. Elle écarta sa cape pour attraper la petite bourse de velours noir et la lui envoya.


-Il n'y a que la moitié. L'autre partie quand j'aurai la lettre. Où est-elle? demanda-t-elle d'une voix autoritaire.

Elle avait en tête les souvenirs de la leçon d'escrime apprise la veille avec le jeune mousquetaire, et la vieille rapière de son mari était dissimulée sous l'autre pan de sa cape. Elle se sentait en sécurité, enfin presque. S'il essayait de l'entourlouper, elle avait de quoi se défendre.
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Lun 21 Oct - 12:19

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
L’histoire d’une seconde, l’Anglois avait imaginé faire faut bond à la noble. Prendre l’argent et partir avec, sans lui rendre ces fameuses lettres et s’en aller, la laissant seule dans la forêt. Ou encore l’assommer, lui piquer la bourse et l’amener à l’abri des brigands quand même, il ne lui voulait pas de mal physique. Quand il sortit de sa cachette, le gueux revit ce tas noir se déplacer. Oui, ce tas, il n’y avait pas d’autre mot, peut-être était-ce la cape qui lui donnait cette impression ? Le pas de la Dame était plus affirmé que la première fois qu’il l’avait rencontré, deux jours auparavant. Elle avait à nouveau caché son visage derrière un masque, comme s’il allait s’intéressé à son identité.. alors que pour lui, tout ce qu’il voulait, c’était l’argent. Il en avait que faire de la tête de la petite dame, une bourse sur patte, voilà ce qu’elle représentait pour lui.

Quand elle lui adressa la parole, il la sentit froide, distante et en colère. Quoi de plus normal, cependant, cela lui tira un sourire. Ian attrapa la boursette et l’estima au poids, au moins, elle ne se foutait pas de sa gueule car il lui semblait qu’elle était bien pleine. Il lui sourit et se dirigea vers elle, l’air décontracté.

-Keep calm, p’tite Lady, vous aurez vos lettres. Suivez-moi, je vous’y mène. ‘Lles sont en s’curité.

Quand il la contourna, il vit son épée déformer sa cape ce qui le fit rire intérieurement. Si seulement elle savait combien d’hommes à épées avaient croisé son chemin. Cependant il était toujours vivant, même si ces derniers lui avait laissé quelques cicatrices, il s’en était toujours sorti alors ce n’était pas une Dame qui allait lui faire peur. Il avait appris à se battre dans la rue au fil de ses petits vols et ce n’était pas une épée qui allait changer la donne, loin de là. Mieux vaut savoir bien manier son corps que s’encombrer d’une rallonge ! Pour Ian, la meilleur arme était son corps et il l’entrainait souvent, même s’il ne l’utilisait que très rarement. Il préférait toujours éviter les problèmes. Certains le traitaient de fuyard, il savaient peut-être raison mais en attendant sa vie n’était pas en danger.

- Avancez, j’n’ai pas d’temps à perdre…

Le ton qu’il utilisait était aussi froid que celui qu’elle avait employé pour lui parler. A vrai dire, il l’avait amplement le temps, mais s’il pouvait éviter de rester avec elle dans ces bois, il le ferait car elle ne faisait pas partie de la compagnie dont il souhaitait. Si seulement Laura avait été là, à la place de la pète-plus-haut-que-son-cul ! Il pensa d’ailleurs à la somme qu’il allait avoir grâce à ça et à ce qu’il pourrait en faire.

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Lun 21 Oct - 18:16


Avec les truands, il était clair qu'on ne pouvait avoir confiance. C'étaient des personnes de peu de morale, qui mentaient et volaient. La marquise en avait la preuve par A+B en présence de Ian qui se comportait comme si tout était normal, comme s'il était un marchant qui vendait un quelconque marchandise. Mais c'était faux! Il lui revendait une chose qu'il lui avait dérobée il y avait peu de temps! Athénaïs était révoltée par tout ce qui se passait présentement. Bien sûr, ces lettres, elle les avait elle-même faites voler pour les avoir, et ce geste la répugnait. Elle avait été aveuglée par la rancœur et la haine de son ancienne maîtresse. Et elle s'était jurée qu'on ne l'y prendrait plus!

Et sa façon de l'appeler "petite Lady", ça la rendait folle! Pour qui se prenait ce malotru pour ainsi lui parler tant de familiarité? La marquise dut se faire violence pour ne pas rétorquer quelque chose de désobligeant, une pique dont elle avait le secret. Ce n'était pas le moment de se le mettre à dos. Elle lui emboîta alors le pas sans mot dire, préférant garder le silence que de l'insulter, même si c'était là tout ce qu'il méritait, selon elle. Et puis quelle idée stupide que d'avoir caché les lettres au lieu de les prendre. Sérieusement, au risque de se les faire voler à son tour? C'était vraiment n'importe quoi.

Elle le suivait donc docilement, faisant attention à ne pas trébucher sur quelque chose, la pénombre n'aidant pas à fluidifier le pas. La petite lanterne qu'elle tenait fermement de sa main gauche n'éclairait que faiblement. C'est alors que Ian se permit de lui ordonner de presser le pas. Là, Athénaïs ne sut contenir sa rage.


-Cette fois, c'en est trop! Pour qui vous prenez-vous? Mon temps est tout aussi précieux que le vôtre, ne vous en déplaise! Et j'avance comme je peux dans cette campagne, figurez-vous! Si vous aviez été plus malin vous auriez pris ce que vous me devez avec vous! Nous aurions tous deux gagné un temps précieux que nous n'avons ni l'un ni l'autre à perdre, comme vous le dites si bien!!!

Voilà, c'était dit. Elle n'avait pu s'en empêcher, et ses exclamations avaient fait s'envoler quelques oiseaux perchés sur les branches des arbres près d'eux. A présent que sa colère était un peu retombée, elle espérait qu'il ne se mettrait pas à crier lui aussi. Et surtout, elle espérait ne pas avoir à se servir de cette petite rapière qu'elle avait emportée. Elle se sentait un peu plus en sécurité avec, mais elle espérait réellement ne pas avoir à l'utiliser pour tuer ce bandit. Un vol, c'était une chose, un meurtre, une autre bien trop difficile à supporter pour une âme comme la sienne.


Dernière édition par Athénaïs de Montespan le Mer 20 Nov - 15:55, édité 1 fois
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Mar 19 Nov - 11:18

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
Ian sourit aux paroles de la noble. La pauvre riche montait les tours toutes seules et ne remarquait certainement pas qu’il ne l’écoutait que d’une oreille – qui à vrai dire n’était pas réellement attentive… Cette femme masquée avait un ton de voix aigu qu’il trouvait réellement désagréable, si bien que s’il ne s’agissait que de son opinion, il lui aurait mis un coup de poêle pour lui faire fermer son caquet. Si seulement elle avait une voix comme celle de sa chère et tendre, douce, qui sonne comme le chant des anges, telle une douce mélodie qui vous emmène au paradis dès la première note. Le fait de penser à Laura lui tira un sourire. Où pouvait-elle bien être maintenant ? Avec son frère dans leur petite maisonnette ? Ou avec Grégoire en train de… Non ! Non ! Il effaça ses images de sa tête et soupira fortement. Comment pouvait-il tolérer cela ? Il en avait aucune idée ! Mais en avait-il le choix ? Certainement pas… Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait déjà coupé le sifflet au Roy des Thunes depuis longtemps pour qu’il laisse sa dulcinée tranquille. En soit, l’Araignée ne le dérangeait pas, et il avait même une once d’amitié pour lui, qui s’était crée au fil du temps qu’il passait à ses côtés. Mais l’Anglois n’oubliait pas le but premier de sa mission.

- Shut up stupid girl ! Vous v’lez nous faire r’pérer par les bandits ?

L’attitude de la Dame n’était vraiment pas adaptée et cela commençait légèrement à ronger la patience de Ian. La forêt était le lieu préféré des bandits pour commettre toute sorte d’acte, et ce n’est pas en poussant des gueulées pour exprimer ses caprices qu’elle allait arranger la chose… Les hommes qui parcouraient les bois étaient bien plus dangereux que les gueux car ils étaient souvent armés et entrainé au combat. Avec une princesse sur le dos, c’était vraiment les derniers que le prostitué voulait rencontrer. Le voleur ne voulait pas que la Dame meure… Elle avait certainement des enfants et un mari et leur retirer la mère de leur foyer était inhumain aux yeux du gueux. Il s’en prenait à elle pour son argent et non pour sa vie.

- Sachez qu’les lettres sont plus en s’curité qu’vous dans vot’ château… Et j’vous prie d’garder votre épée sous vot’ cape…

La forme de la cape de la noble avait intrigué le gueux qui avait cru y voir un fourreau, et cela se confirma. Les mouvements de la dame laissaient paraitre une forme longue et droite sous le tissu. Il ne ralentit pas le pas et arriva enfin à l’endroit où il avait caché ses foutus papiers qui avaient créé toutes cette histoire. Heureusement pour eux, seuls les oiseaux et les animaux avaient entendu la voix de la Castafiore et personne ne s’était mis à les suivre… du moins c’était ce que pensait l’Anglois.

- Restez ici ! Et évitez d’ram’ner toute la forêt vers nous !

Sur ce, Ian se dirigea un peu plus loin, où elle ne pouvait pas le voir pour récupérer les lettres.

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Mer 20 Nov - 16:29

Athénaïs ne s'était pas vraiment rendu compte sur le coup à quel point elle avait pu parler fort. Ce n'est qu'après qu'elle réalisa qu'ils se trouvaient dans une forêt qui n'était certainement pas peuplée uniquement d'animaux, mais fort probablement aussi de bandits. C'était donc un lieu dangereux où la prudence était de mise. Mais angoissée et apeurée comme elle 'l'était, elle avait un peu de mal à mettre ses idées en ordre et à avoir des réflexions cohérentes, malgré ses efforts de concentration. Elle décida néanmoins de se reprendre, inspirant profondément et tâchant de faire fi des remarques désagréables de l'anglois, même si pour une fois il avait raison, il fallait éviter de rameuter toute la forêt vers eux... D'ailleurs, le fait que ce voleur semblait tout aussi apeuré qu'elle quant à la présence de bandits la rassura quelque peu. Cela signifiait, dans sa tête, qu'il ne devait pas être si dangereux qu'il voulait bien le laisser paraître. Le fait qu'il ait remarqué la présence de sa rapière dissimulée pourtant sous son épaisse et lourde cape la déstabilisa quelque peu et l'agaça.

Plus que l'énervement, l'impatience s'empara de la marquise lorsque l'anglois disparut dans la pénombre, lui intimant de rester où elle était et calmement, pendant qu'il allait chercher les fameuses lettres. Enfin ! Elle allait récupérer l'objet de son souhait, enfin elle pourrait les détruire et enfin toute cette sordide histoire serait derrière elle.
Le temps lui parut alors durer une éternité. Combien de temps s'écoulait-il avant le retour du voleur ? Cinq secondes, cinq minutes, d'avantage ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Elle se surprit à regarder autour d'elle, malgré la noirceur de la nuit à peine interrompue par la petite lanterne qu'elle tenait fermement et qui dégageait un tout petit peu de chaleur. C'est qu'elle commençait à avoir froid à ainsi être dehors, livrée aux intempéries. Elle attendait, silencieusement, aussi patiemment que possible. Elle commençait à grelotter.


-Hâtez-vous je vous prie...

Elle repensa à ce qu'il venait de dire : les lettres étaient ici plus en sécurité qu'elle-même dans son château. Que voulait-il dire par là ? La sécurité dans l'enceinte du palais royal laissait-elle à désirer ? Après ce fameux vol lors du bal de Monsieur, on pouvait en effet douter de sa qualité. Mais comment ces lettres pouvaient-elle être ici en sécurité si le voleur lui-même avait peur de se faire repérer par des bandits ? Cela voulait-il dire que ces personnes peu fréquentables avaient pu tomber dessus ? Toutes ces questions l'assaillaient et l'effrayaient, bien qu'elle soit sur le point d'enfin récupérer ces maudits billets qui lui causaient tant de souci.
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Ven 27 Déc - 17:22

Spoiler:
 
Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
Le voleur avait déjà appris à son dépend qu’une bonne cachette n’était pas forcément celle qui ne se voyait pas car c’est justement ce que les gens cherchent quand ils veulent trouver quelque chose. Leur regard se perd dans ce qu’ils auraient probablement oublié de regarder, ou juste loupé au premier coup d’œil. Ce constat fait, l’Anglois s’était amusé à tester sa théorie et les résultats avaient plutôt été frappant. Sur plusieurs dizaine d’objets exposés aux yeux de toutes et tous, aucun n’a été retrouvés alors qu’ils se trouvaient en évidence devant leur nez. Ian se dirigea un peu plus loin de la Noble et s’accroupit chercher quelque chose de la main par terre. Il commença à tapoter le sol pour retrouver sa cachette.

Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il sentit le coin d’une vieille couverture en laine sous ses doigts. Il enleva rapidement la terre qu’il avait mis par-dessus et les quelques branches pour faire un semblant naturel. Ian souleva le tissu et espéra que personne n’ait trouvé sa planque avant leur retour. La pression descendit d’un cran quand il vit le papier et prit le petit paquet qui se trouvait par terre. Il aurait suffit de peu pour que son plan capote et qu’il se retrouve seul dans les bois avec… cette Castafiore. Il nettoya rapidement l’emballage et contrôla que les lettres se trouvaient bien à l’intérieur. Il retourna vers la Dame toujours masquée de son loup et lui adressa un sourire pincé.

- My lady… Laissez-moi vous accompagnez to l’enne’trée des bois, j’vais vou’d’nner ces lett’ là-bas for more securité…

Comme dit plus haut, même s’il avait volé la Dame qu’il ne connaissait pas, ce n’est pas pour cela qu’il lui voulait du mal. Tout ce qui l’intéressait, c’était les petites pièces qui allaient encore accompagner la première bourse qu’il avait obtenu.

- J’ai l’paquet… J’vous l’donnerai après… quand on s’ra en lieux sûrs ! Pré’p’rez d’jà l’aut’ boursette…

L’Anglois commença à marcher en direction de l’entrée des bois quand il entendit des bruits de pas suspect vadrouiller autour d’eux. Il commença à regarder partout pour essayer de voir une ombre, mais rien. Il priait pour que ce ne soit qu’un animal. Il se mit sur ses gardes, prêt à toutes les éventualités mais continua à avancer.

- Faites attention ma p’tite Dame…

A la fin de ses paroles, un petit faon sortit d’un buisson pour passer devant eux tranquillement, les regardant bizarrement et continuant son chemin comme si rien ne s’était passé.

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Ven 27 Déc - 20:37


L'Anglois mit un temps qui parut infini à la marquise avant de reparaître à sa vue. Fort heureusement, il avait les lettres en main, un point qui la rassura et lui enleva un poids des épaules. Mais pour une raison qui lui paraissait obscure, il ne souhaitait pas procéder à l'échange avant qu'ils se soient arrivés à l'orée du bois. Voilà qui augmenta sa nervosité. Pourquoi compliquer les choses? Son excuse de "sécurité" lui paraissait totalement inappropriée. Mais elle préféra obtempérer.

Ils firent quelques pas, mais un bruit se fit entendre. Athénaïs tout comme son voleur se figèrent pour mieux écouter, puis reprirent leur chemin avec toute la prudence qui était requise. Et fort heureusement, ce n'était qu'un jeune animal qui sortit de derrière un buisson qui leur causa, du moins à la dame, une frayeur des plus mémorables.
Une fois les palpitations de son coeur passées, la marquise souffla et regarda l'Anglois.


-Ecoutez, chuchota-t-elle, je préfère procéder à l'échange dès à présent. Advienne que pourra ensuite, je veux avoir ces lettres avec moi.

Elle découvrit un peu son bras pour attraper la seconde boursette qui contenait le restant des pièces destinées à payer ce que le voleur réclamait.

-Voici pour vous. Donnez-moi mon dû, lança-t-elle d'un ton neutre en tendant la bourse, mais la tenant fermement, au cas où il voudrait s'en emparer sans lui rendre le courrier.

Il fallait que cette histoire, ce chantage prenne fin immédiatement. La belle dame n'en pouvait plus de tous ces tourments qui l'accablaient. Il fallait que cela cesse. Il fallait donc que l'Anglois veuille bien coopérer pour une fois, sans n'en faire qu'à sa tête.
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Ven 28 Mar - 22:29

Athénaïs & Ian le Crapuleux
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Contrairement à ce qu’il avait pensé faire l’Anglois écouta la Noble et la regarda prendre la boursette qui était cachée dans sa main. Il avait maintenant l’occasion de saisir cette bourse et de partir en courant en laissant la Grande Dame seule avec son désespoir. S’il faisait cela, il serait gagnant sur tous les points ! Il aurait l’argent et ces fichus morceaux de papier qui devaient malgré tout valoir bien plus que la valeur qu’il serait prêt à investir pour eux. Pour une fois dans sa vie, il pourrait avoir le beurre, l’argent du beurre et la laitière, comprenez par là qu’il pourrait jouir de tous gagner, de tout posséder. Que pouvait-il encore tirer de ces fichus lettres ? Pourrait-il faire chanter encore quelqu’un de plus haut placé ? Erwan lui avait bien dit que le sceau qui reliait les missives était d’ordre royal. Que pouvaient bien faire des papiers royaux dans les mains d’une Noble ? Ian regarda une dernière fois ce qu’il avait promis d’échanger à la « pète plus haut que son fessier haut perché » et sourit. Le gueux planta son regard bleu azur dans les yeux de la Dame, sans lui adresser du mépris ou de la haine, juste son interrogation à sa subite reflexion.
- Ne croyez pas que je ne vous donnérai point vos papiers… But ié n’arrive pas à comprendre pourquoi une Lady comme… vous possède des lettres royales ? Cé sceau n’est pas ine-co-noue à mes yeux, vouayez-vous ! Est-ce pour ça quà céci à tant dé valeur pour vous ?
Jouer avec le feu n’était pas quelque chose d’inconnu pour le bel Anglois. Il mettait sa vie en danger presque tous les mois et cela rien que pour survivre ! Il pensait bien que la riche n’allait pas lui délivrer ces informations comme cela, il fallait trouver quelque chose, avant qu’elle n’argumente !
- Je vous rendrai tout céci dès que i’aurai une réponse honnête ! Avouez qué au pouint où vous vous trouvez, cela n’aggravera pas la sitouation !

Toujours sur le qui-vive, le voleur s’attendait à n’importe quelle situation. Peut-être pourrait-elle tout à coup décider de dégainer son épée et de lui casser le poignet ou le bras alors qu’il allait lui tendre gentiment les lettres, ou pire lui viser le visage pour le faire s’évanouir pour l’abandonner dans la forêt, ou aller chercher les gardes pour l’arrêter…
- Et veuillez garder votre dard bien au chaud, je ne voudrais pas qu’il m’arrive malheur !

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Mar 8 Avr - 17:37

Alors qu’elle pensait la situation réglée et entendue, s’attendant à ce que le voleur lui tende les lettres d’une main et se saisisse de l’argent de l’autre, la surprise une fois encore gagna la marquise qui écarquilla les yeux sous son masque en entendant l’anglois oser lui demander pourquoi ces lettres avaient tant de valeur à ses yeux. Là, c’en était trop. Il avait dépassé les bornes depuis longtemps et cette dernière goutte fit déborder le vase. Sans hausser le ton, Athénaïs susurra entre ses lèvres, dents serrées.

-Êtes-vous sérieux ?! De qui vous moquez-vous ? Qui êtes-vous pour oser encore me demander des explications alors que je cède à votre odieux chantage ?

Elle inspira profondément, retenant l’envie qui montait en elle de hurler sur cet imbécile fourbe de gueux anglois. Son autre main tenait, sous sa cape, le pommeau de la rapière. Il ne pouvait pas le distinguer.

-Je ne sais ce qui me retient de…

La marquise prit une seconde grande inspiration pour tenter de se calmer et ne pas céder à l’envie grandissante de dégainer sa rapière et de lui assener un coup dont Achille de Montaron lui avait enseigné le secret la veille. Elle souffla ensuite et continua de susurrer entre ses dents.

-Donnez-moi ces papiers sur le champ, prenez votre argent, et finissons-en.

Elle tâchait réellement de rester la plus calme possible, mais l’attitude de son interlocuteur de ne l’y aidait pas vraiment. Depuis quand les gueux s’étaient-ils octroyé autant de libertés dans la manière de parler aux nobles ? Le monde tournait-il à l’envers ? Les gens d’armes avaient vraiment du pain sur la planche. Tentant de reprendre son calme, elle poursuivit.

-Ecoutez, je pense que vous comme moi souhaitons que cette affaire s’achève au plus tôt. Mêlez-vous de ce qui vous regarde et j’en ferai autant. Rendez-moi ces papiers, je vous donne votre argent, et nous ne nous reverrons plus jamais. N’est-ce pas là ce que nous voulons tous deux ?

En tout cas, c’était ce qu’elle souhaitait réellement. Pourquoi donc ce voleur souhaitait-il envenimer les choses ? N’étaient-elles pas assez compliquées comme cela ? Il avait reconnu le sceau royal, c'était un fait. Mais il n'avait vraisemblablement pas lu le contenu des lettres, ce qui voulait dire qu'il était clairement analphabète, et Athénaïs était bien trop maligne pour lui donner ainsi des informations qui la compromettrait encore d'avantage. Malgré tout, son rythme cardiaque s'accélérait car le fait que le voleur ne soit pas très coopératif commençait réellement à l'angoisser.
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Jeu 1 Mai - 9:45

Athénaïs & Ian le Crapuleux
Le vol ne devrait pas être pris pour une crapulerie, mais pour un art
La voix de la noble siffla une énième dans ses pauvres oreilles, comme si elle sortait de la bouche d’une vipère. Dieu qu’il sera heureux d’avoir fini cette affaire avec cette pète-plus-haut-que-son-cul car elle commençait vraiment à lui casser les couilles, et cela avec maestria ! Il lui adressa un simple sourire niais, celui qui veut à la fois tout dire et rien dire, un de ceux que lui-même n’aurait pas voulu recevoir. Il ne faisait rien de mal, il tentait juste de cacher son énervement par rapport à l’attitude de la Grande Dame.

Il faut dire qu’elle avait du caractère, et quel caractère ! L’Anglois aimait les femmes fortes, il en était admiratif, si bien que son sentiment envers la dame était partagé et difficile à expliquer. A la fois il ne supportait pas ce côté hautain et de l’autre elle lui rappelait sa mère, les mêmes cheveux longs, la même façon de siffler entre ses dents pour paraître plus agressive. Cependant leur classe sociale étaient loin d’être la même et la façon d’être de l’inconnue était exaspérante à souhait ! Une habitude de noble certainement, toujours à se croire supérieur à toutes et à tous de par leur « rang » et leur « sang ». Venez seulement vivre un jour dans la pègres ! Que l’on voit qui rigolera après… L’Anglais ne leur donnait pas deux heures de vie dans Paris. Cependant il aimait cette manière de s’accrocher à quelque chose de totalement futile, subjectile. De courir après l’honneur plutôt qu’après sa vie. Au fond, ces gens avaient du mérite, à se sacrifier, à sacrifier leur vie pour une cause qui n’allait en aucun cas pouvoir continuer longtemps. Mais cela l’impressionnait au plus haut point
-Mhhh… Je vouhois que SA Majesté n’aime pas perdre her time… Le pouhovre petite Ahnglais que je suis n’oserouhait pas vous fair’ perdreuh vot’ si précieux temps !
Ian tendit les lettre en direction d’Athénaïs lentement, ne lui faisant pas confiance ! S’il y avait bien quelque chose qu’il avait appris chez les gueux, c’était de ne croire personne, même pas votre meilleur ami, car il peut, du jour au lendemain se retourner contre vous et planter sans crier gare une dague pointue et tranchante dans votre dos, n’était-ce pas ce qu’il était en train de faire avec Grégoire ? Dans son monde à lui, s’était chacun pour soi, au risque de se faire réveiller par une lame dans la gorge.

Malgré toute la curiosité qu’il avait, elle n’avait pas tord ! Et plus vite cela serait fini, plus vite il pourrait rentrer se mettre au chaud… Enfin, façon de parler car Maria lui avait prévu un rendez-vous avec celle qu’il s’amuse à appeler la « Grosse Bertha », une bourge aussi large que haute, un mètre cinquante cube ! Le gigolo allait encore devoir l’engrosser… mais heureusement pour lui, elle avait autant d’argent que de surcharge pondérale et elle n’hésitait pas à donner de bons pourboires… Et enfin après, il pourrait aller voir sa Laura, enfin, si son frère ne lui avait pas encore mis le grappin dessus ! Il lui adressa soudainement un regard neutre, mit les lettres à la même hauteur que la boursette qu’elle tenait. La main de l’inconnue prit les lettre, lui prit la boursette et reparti en courant en direction de Paris, mieux valait se dépêcher, on ne savait jamais ce qui pouvait se passer…


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