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 Joseph Louis de Montavaux

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Sam 5 Oct - 0:21

Joseph Louis de Montavaux



Métier/Titre(s) : Noble
Âge : 21 ans
Origines : Françaises
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise :  
- Espagnol : Moyen
- Allemand : Médiocre
Orientation sexuelle : Homosexuel
Situation: En couple
Date de naissance : 5 janvier 1645
Religion: Chrétien
Groupe : Noble
Personnage ayant existé?: Non
Avatar : Zac Efron


Le Miroir ...

« Prends garde à ne pas trop t'admirer dans le miroir, il pourrait finir par se briser ! »

La remarque arracha un sourire radieux à Joseph. Qu'importe les railleries du beau jeune homme nu allongé sur sa couche, oui, il aimait bien se regarder dans le miroir. Un bel homme, élégant et soigneux comme lui, pouvait bien se le permettre. Et ce grand miroir, qui trônait dans sa chambre, lui servait presque de confident, d'amant. C'était devant lui qu'il se refaisait une beauté, tous les matins, avant de s'afficher en public, au sortir du lit. Le jeune noble savait se mettre en valeur. L'image qu'il renvoyait était importante à ses yeux. Dame Nature, par le biais de ses parents l'avait plutôt bien gâté. Joseph était grand, pour l'époque, élancé et gracile. Il approchait bien les 178 centimètres et il n'était pas bien épais. Sa silhouette, bien que fluette, montrait aussi qu'il possédait une certaine carrure. Certes, pas celle d'un soldat ou d'un Mousquetaire. Mais le fait de monter à cheval, le fait d'avoir appris à se battre et sa jeunesse faisaient que sa musculature était finement développée et plutôt visible. N'importe qui d'autre serait entré dans sa chambre à ce moment-là aurait été outré par sa tenue d'Adam. Entre ces quatre murs, le seul maître, ici, c'était lui. Et il faisait ce qu'il voulait. Son laquais avait pour ordre de ne jamais le déranger lorsqu'il s'y enfermait. Inutile de dire que le bonhomme, un brin conservateur préférait ne pas voir le spectacle démoniaque et affligent de deux hommes en plein étreinte. Et quelle étreinte ! Il se cachaient mais n'en étaient pas muets pour autant. Joseph le savait, dans l'intimité de cette pièce, rien ne pouvait lui arriver. Personne n'aurait l'audace de le surprendre. Il pouvait se balader, attributs à l'air sans se gêner. Et même se pavaner pour exhiber son beau corps. D'ailleurs, le jeune homme s'amusa à contracter ses biceps devant la glace, non sans un sourire amusé.

« Tu ne peux vraiment pas t'en empêcher, pas vrai ? »

Il se tourna vers son amant avec un grand sourire. Évidemment que non, qu'il ne pouvait pas s'en empêcher. Surtout pas quand il se trouvait là, à le regarder comme s'il le vénérait. Il aimait se sentir valorisé ! Dans toutes les lignes de sa silhouette, on sentait la grâce et la splendeur. Chaque parcelle de muscles semblait avoir été dessiné au crayon d'un trait léger, sans insistance, ça ne faisait que le rendre attirant. Seule ombre au tableau, une balafre située sur le côté droit de son dos, résultat d'une lourde chute à cheval. Le jeune homme au sang noble se tourna alors entièrement vers le bel étalon et fit travailler ses muscles devant lui. Le soleil était levé depuis deux bonnes heures et il était tellement bien situé, qu'il venait lécher la peau légèrement blanche de Montavaux. A travers la vitre, la chaleur se faisait croissante et quelques gouttes de sueur se frayaient doucement un chemin le long de ses abdominaux, comme une caresse à la fois hâtive et osée. Le corps de Joseph était naturellement pauvre en poils. En fait, à part quelques-uns qu'il avait sous les bras, sur le pubis et les jambes, le reste laissait la place à une peau lisse. Quelques grains de beauté étaient éparpillés sur tout son corps, un peu comme de petites tâches sur un pelage, en beaucoup plus charmant. Avec une démarche affirmée et charmeuse, il s'approcha du lit et posa ses doigts sur le torse de son homme, les faisant remonter lentement sur son visage. Il se pencha en avant pour l'embrasser. De près comme de loin, son visage avait largement de quoi séduire. Il n'avait aucune imperfection, même sans poudre, au pied du lit. Pas une ride, pas le moindre bouton. Le seul défaut qu'il se trouvait, c'était l'épaisseur de ses sourcils, qu'il trouvait bien trop prononcés. Juste en dessous, ses yeux en forme d'amende, de couleur azur, représentaient le miroir de son âme. Il y avait dedans quelque chose d'appréciable à regarder, comme si on contemplait l'océan.

Joseph frotta son nez contre celui de Stefano, ne le quittant pas des yeux. Il était de taille tout à fait normale, droit, légèrement courbé vers le haut au niveau des narines. A nouveau ses lèvres fines, entrèrent en contact avec celle de son amant. Leurs joues de frottèrent l'un contre l'autre, la petite barbe de deux jours, que Joseph aimait garder, venant râper légèrement l'épiderme de son homme. Et dire que la nuit dernière, ces draps avaient vu se dérouler un réel spectacle de luxure ! Il en garderaient un grand souvenir ! Le jeune homme s'écarta enfin. Physiquement la nuit avait été animée et là, tous les deux semblaient comme après un bon repas : repus ! Joseph entreprit de s'habiller. Il passa une culotte, qui descendait à mi-mollet, puis enfila un futal par dessus. Habituellement, il revêtait ses beaux atours, après tout, à quoi ça servait d'avoir des habits de soie, faits de broderies, de dentelles et de couleurs si ce n'était pas pour les montrer ! Il ne lésinait ni sur les moyens, ni sur les atours. En plus de son habit, il passait de la poudre sur son visage, du parfum sur son corps. De cette façon, non seulement il diffusait un doux effluve enivrant sur son passage, mais en plus il attirait les regards. Joseph était un passionné de mode, ses collections de vêtement auraient pu volontiers rivaliser avec celles de Monsieur, si tant est qu'il eut autant d'argent que lui à dilapider ! Montavaux positionna sa perruque blanche, comme elles se faisaient à l'époque. Il masqua ainsi ses cheveux châtains, incoiffables, toujours en batailles mais à l'éclat vif et brillant sans qu'ils n'en soient gras. Si nu, il était à croquer, habillé, il en allait tout autant. Remarquant que Stefano le regardait amoureusement sur le lit, il lui fit un nouveau sourire et un clin d’œil, avant de s'éclipser pour quérir son laquais. Il avait quelques lettres à envoyer aujourd'hui et le messager était tout trouvé !

... n'est pas le reflet de l'âme

Oui, mon cher ! Oui ! Je t'aime !

Ne me regarde pas comme ça ! Je n'y suis pour rien ! Je suis tombé amoureux la première fois que je t'ai vu ! Je m'en souviendrais toute ma vie de cette première fois ! Il y avait beaucoup de monde mais je n'ai vu que toi ! La suite tu la connais ! Arrête de me regarder comme ça ! Evidemment que je n'aime pas que tu en regardes d'autres ! Pourquoi l'accepterais-je ? Je t'aime, je te dis ! Je crois que je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que toi ! Je sais bien que je ne suis pas l'homme parfait ! Je suis réaliste bon sang ! Certes, terre-à-terre, je ne le nie pas ! Oui, des fois t'as besoin de me répéter que j'ai tort, parce que je refuse de l'admettre. Je suis de mauvaise foi quand je m'aperçois que je perds pieds ! Là, tu vois, je suis aussi de mauvaise foi parce que je te reproche de les regardes, ces espèces d'eunuques impotents ! J'ai envie de casser des vases, je les brise en mille morceaux ! Tu es MON homme ! A moi, rien qu'à moi ! Je t'interdis d'aller voir ailleurs ! Tu me saignes à blanc à chaque fois que tu souris à un autre mâle ! Et pourtant, je le reconnais, je charme aussi, j'aime me sentir regardé, aimé, désiré... C'est moi ! Ma personnalité, ma façon d'être... ou de paraître, comme tu veux ! Je ne te l'ai jamais caché ! Jamais ! J'ai un esprit tenace, un esprit de contradiction, oui ! Je n'ai pas ma langue dans ma poche je l'admets !

Et là, je suis en colère ! Enlève-moi ce vase si tu tiens, parce que sinon... Je suis parfois une dame ! J'ai mes humeurs ! Tant que tu y es, ôte-moi donc ce bouquet de fleurs immondes de mon champ de vision ! Dieu me pardonne de t'aimer tellement ! Tu n'as pas le droit de me faire de la peine ou de me contrarier et pourtant tu le fais... et tu sais quoi ? J'aime cela ! Le plus terrible c'est que je n'attends qu'une chose que tu viennes me dire des choses que je n'aime pas entendre ! Pourquoi la vie est-elle si compliquée ? Je ne pourrais pas être moins passionné ? Non, il faut que je m'emporte tout le temps ! Mais ne reste pas silencieux et planté là ! Viens m'embrasser ! Viens éteindre cet incendie qui me consumme de l'intérieur ! Ecoute-moi ! Mon coeur s'emballe quand tu es auprès de moi ! Un vrai bal se joue dans ma poitrine ! Ce sont des danses endiablées ! Tu sais que mon coeur est pur, que mon coeur est sincère ! Je ne trahis jamais, je pique une colère qui restera dans l'histoire comme Jeanne d'Arc sur son bûcher ! Je parle avec mes émotions ! Je donnerais ma vie pour mes amis, mon âmes pour celui que j'aime ! Je n'ai pas tort d'être fidèle et loyal ! Admets-le ! Fais silence, s'il te plait, je n'ai pas terminé et c'est douloureux...

Je suis compliqué... je suis égocentrique, narcissique ! Parfois hystérique, je sais tout ça ! Ce sont mes défauts, je vis avec. Mais sur tout cette terre, il n'y a pas un seul homme, PAS un seul, qui t'aime autant que moi ! Avec toi, tous mes tracas s'effacent, avec toi, je me sens vivre, en harmonie ! T'ai-je jamais trahi ? Non. T'ai-je jamais refusé une quelconque marque d'amour ? Non ! Je ne serais jamais un homme parfait, je le sais et tu le sais aussi. Ne soupire pas parce que je suis jaloux ! Ne me fais pas cet affront ! Cela n'a été qu'un regard, trop insistant, trop... lubrique à mon goût ! Mais un regard tout de même ! Si je n'avais pas reçu une bonne éducation, j'aurais bien poussé cet odieux personnage dans les escaliers ! Viens-là... j'ai besoin de tes bras, de ton réconfort ! La chaleur de ton corps m'est si douce... je t'aime, Stefano. Passionnément.


Dernière édition par Joseph de Montavaux le Mar 8 Oct - 15:58, édité 4 fois
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Sam 5 Oct - 0:21

On naît tous un jour ...




 
Comment ? Qu'ouïe-je ? Vous ne connaissez pas l'histoire de Joseph de Montavaux ? Quel malheur d'être aussi ignorant ! Heureusement que Dieu m'a envoyé sur cette terre pour vous instruire ! Prenez place, séance tenante, confortablement, que je vous conte les aventures du damoiseau. Vous voilà bien installé ? Parfait ! Alors commençons... pardon ? Non, le thé vous sera servi plus tard ! Mettez votre ventre vide de côté et écoutez ! Bien. Allons-y.

Notre histoire commence lors de l'hiver 1645, le cinquième jour du mois de janvier, pour être précis. Dans la belle ville de Bordeaux, on connaissait la famille Montavaux pour son goût de l'élégance et de la tradition. Éléonore et François de Montavaux possédaient un beau domaine un peu en périphérie de la ville dans un endroit calme, quelque peu coupé du reste de la population. C'est que, chez cette noble généalogie, on considère qu'un être supérieur n'a rien à faire parmi les gueux au fumet peu ragoutant. De temps en temps, comme pour acheter leur place au paradis, Madame se rendait sur les marchés pour faire quelque emplette. Elle s'épanchait alors en élans de générosité, en donnant plus de monnaie qu'il n'en fallait aux commerçants, forcément ravis. A l'évidence, ils ne sauront jamais ce qu'elle pense vraiment d'eux. Revenons donc à la journée qui nous intéresse ! Jadis, c'est à dire sept années plus tôt, le couple avait enfanté un premier fils, baptisé Jean. Il était la fierté de ses parents, sage, soigné, méticuleux, bien instruit et surtout "normal". Deux après sa naissance, ils mirent au monde un autre enfant difforme, qui mourut quelques minutes plus tard. Ils en furent soulagés, car outre la honte de devoir vivre avec cette créature satanique, ils auraient également été regardés comme de vils pêcheurs ! Imaginez donc la dégringolade dans l'échelle sociale ! Pour eux, ce fut inimaginable. On enterra le garçon dans un coin du domaine, à l'abri des regards. Pendant cinq ans ensuite et malgré leurs multiples ébats, il n'y eut plus aucun enfant. Jusqu'à ce fameux 5 janvier ! Environ huit mois et demi plus tôt, dans la dernière vingtaine d'avril, ni elle, ni lui ne songèrent un seul instant qu'un petit être pointerait le bout de son nez. Résignés, ils avaient même perdu tout espoir de procréation future.

La naissance de Joseph se déroula en catastrophe dans la chambre d'ami. Éléonore fut assistée par une sage-femme, bien que cette dernière n'eut pas grand chose à faire. Le beau bébé, bien en chair, sortit à la hâte, comme s'il était pressé de voir le véritable monde. Et quand ses parents virent qu'il ne possédait aucune difformité, le soulagement se lit sur leurs visages. Mais pourquoi Joseph, me direz-vous ? Bonne question ! En fait, le garçon fut baptisé Joseph Louis. Son premier prénom était une référence biblique, la famille étant pieuse à l'excès et particulièrement pratiquante, elle trouva tout à fait normal de le nommer comme le père de Jésus de Nazareth. Le second prénom, lui, fut choisi pour faire bonne figure auprès du Roi Louis XIII. Et c'est ainsi que naquit notre "héros". Mais n'allez pas l'appeler comme ça, vous risqueriez de lui faire enfler les chevilles de trop !

Joseph eut tôt fait de grandir et de s'épanouir. Outre la complicité touchante avec son grand frère, il se montra particulièrement éveillé, un signe d'intelligence. Mais il n'était pas un enfant facile, il s'avéra bien vite capricieux et farceur. Son humeur était plutôt changeante, passant du rire aux larmes avec une facilité déconcertante. Ses parents, soulagés par sa naissance, s'étaient mis en tête de veiller tout le temps sur lui. Il fut donc couvé, ce qui en toute franchise n'améliora nullement son caractère. Sa mère avait naturellement une tendance à la surprotection à son égard. Après les premiers pas, vinrent les premiers mots et les bêtises. Curieux et touche-à-tout, il ne tarda guère à devenir la petite terreur des laquais qui n'avaient pas le droit de le corriger, ni même de le gronder. Autant dire que ce sale gosse en profitait honteusement ! Une bonne paire de claques, et il n'y serait pas revenu ! Enfin bon, ça n'est pas mon rejeton ! Quoiqu'il en soit, quand Joseph fut en âge d'apprendre d'autres choses, comprenez à ses huit années, ses parents veillèrent à son éducation. Plusieurs instructeurs personnels venaient lui apprendre diverses matières, notamment la musique ou encore la culture. En parallèle et depuis qu'il était tout petit, ses parents lui enseignaient la religion. Il baignait dedans, ses parents prononçant la prirère avant le repas, puis avant de se coucher. L’Église était un endroit incontournable. Les difficultés les plus importantes, Joseph les rencontra dans l'apprentissage des langues étrangères. Bien que plus doué en espagnol qu'en allemand, il n'a jamais vraiment brillé sur ce plan là. Sans doute parce qu'il n'avait pas trop l'occasion de pratiquer et que ça ne l'intéressait pas vraiment. Il préférait avoir des cours de musique ! Il apprit donc à jouer du clavecin et du violon. Et il se passionna aussi pour l'équitation, appréciant la compagnie des chevaux et la complicité liée avec l'animal.

C'est cet amour pour les chevaux qui lui fit rencontrer le nouvel écuyer, un certain Diego, aux origines italiennes. Celui-ci fut engagé par le père pour remplacer l'ancien écuyer, forcé à la retraite à cause de son état de santé. Il faut imaginer ce jeune homme de vingt ans comme un latin de pure souche, le regard brun, les cheveux d'un noir de jais, vigoureux, dynamique. Joseph fit sa rencontre alors qu'il avait quinze ans et qu'il était plongé dans les conflits intérieurs qui caractérisent les jouvenceaux. Il n'en ressortit pas indemne. Pourtant, tout se passa bien, l'individu était précautionneux, attentif, calme. Il tempérait la passion de Montavaux avec beaucoup de parcimonie et de tolérance. Lui qui jusqu'à présent avait été livré à ses folles pensées sans qu'on ne tentât de le brider, voilà qu'il se trouvait canalisé. Avec son esprit paradoxal, plutôt qu'un rejet, il se lia d'amitié avec lui. Les effluves adultes naissants, Joseph se rendit à l'évidence. De toute sa vie, jamais il n'avait ressenti quelconque attirance pour une femme, malgré le fait que ses parents invitent souvent d'autres familles dans lesquelles les fillettes étaient parfaitement habillées pour susciter son désir. Pour tout vous dire, il n'avait jamais aimé quelqu'un au point de vouloir rester à ses côtés. Sa préférence allait vers les hommes, non vers les demoiselles. Il aurait pourtant du s'en douter beaucoup plus tôt car lorsqu'il était enfant, il aimait se déguiser, parfois en femme, en piquant les vêtements de sa mère, trop grands. Et puis, il aimait beaucoup les sculptures des jardins, celles où des éphèbes s'affichaient nus et immobiles. A notre époque, les déviances homosexuelles sont prohibées, on n'en parle pas, on les cache et on parait différemment en public. Sans doute le jeune homme s'était-il renié inconsciemment de par sa religion. Mais devant Diego, le masque tomba rapidement. L'amitié se transforma en attirance mutuelle puis en désir. Et enfin, un soir, ils décidèrent d'assouvir leurs désirs. Joseph avait laissé la fenêtre de sa chambre ouverte, pour que l'écuyer puisse à la nuit tombée, l'atteindre depuis l'olivier planté juste à côté. C'est ainsi qu'il l'invita dans sa couche et que les deux amants s'endormirent après un instant particulièrement endiablé.

Au lendemain, quand Éléonore entra dans la pièce en tout innocence, elle fut horrifiée par la vision des deux corps d'hommes nus, étroitement enlacés. Dans le domaine, la guerre fut déclarée. Les parents Montavaux chassèrent sans pitié l'écuyer et firent venir quelques membres de la famille, notamment un oncle. Joseph assista aux pleurs, aux lamentations de sa pauvre mère. Mort de honte et surtout rongé par la culpabilité, il tenta de la réconforter en vain. Même Jean semblait dévasté. François, lui, décida de ne plus lui adresser directement la parole. Le sentiment de rejet était bien présent mais Joseph le partageait aussi contre lui-même. Il fut décidé qu'il quitterait le domaine pour voyager à travers toute la France afin de se soigner. Difficile pour des parents de se séparer d'un enfant, surtout quand celui-ci semble s'être égaré. Mais ce voyage fut salutaire pour tous. Le couple put digérer la nouvelle et dans une moindre mesure comprendre. Le jeune homme lui, partit sur les routes avec son oncle, pour y découvrir maintes choses mais surtout pour rencontrer les meilleurs spécialistes capables de le guérir. Leurs voyages les conduisirent un peu partout, en Bretagne, puis dans la Loire, au beau milieu de l'Auvergne pour repartir ensuite dans le Roussillon, faire escale dans le port de Marseille, puis mettre le cap sur Lyon, Orléans, Reims et Paris. Malgré la surveillance de l'adulte, Joseph ne put s'empêcher de céder aux tentations. La nuit tombée, il sortait en cachette de leur chambre d'hôtes pour y rejoindre un éventuel amant, repéré plus tôt dans la journée. Davantage conduit par ses pulsions que par amour, il est bon de préciser à cet instant du récit qu'il avait le cœur brisé suite à l'exil de Diego, il multiplia les conquêtes sans lendemain, juste pour exulter. Son oncle s'en rendit rapidement compte, parce qu'il n'était pas idiot. Comme une opération de la dernière chance, ils firent escale à Saint Germain en Laye pour y rencontrer un médecin réputé.

Celui-ci examina Joseph très attentivement, puis il lui posa de nombreuses questions pour en arriver à la finalité tout à fait sincère et franche : il était impuissant face à la maladie. Il fallait prier pour la rédemption de son âme ou pour un miracle divin. Las, son oncle décida de le ramener sur Bordeaux. Cela faisait à peine quelques jours qu'ils étaient sur les chemins, que le jeune homme était empli de nostalgie. Saint Germain était un endroit magnifique selon lui. Il était tombé amoureux de la ville et après réflexion, il sut que pour y retourner, il allait devoir ruser et... mentir, mais tant pis, il décida de prendre le risque. Après des retrouvailles timorées avec ses parents, Joseph leur parla de toutes les choses qu'ils avaient découvertes et de son amour. Cette fois, il n'était pas dirigé vers des hommes mais vers un lieu, vers un endroit qui lui donnait envie de changer. Prétendant avoir vu Dieu le guider dans son sommeil vers Saint Germain, il ne tarda pas à tous les convaincre d'une possible guérison. Son père accepta qu'il parte et il ne perdit pas une seconde pour le faire. Quelques jours après son installation, il lui fut annoncé que ses parents venaient le voir. Il s'en alla quérir une femme à laquelle il demanda de jouer la comédie pour faire croire à son retour dans le droit chemin. Sa famille n'y vit que du feu, la demoiselle s'avéra douée pour mentir et pour parler de leur fausse passion naissante. Le tour était joué. Joseph avait ce qu'il voulait. Et même si ça le peinait de devoir se cacher de sa famille, il s'en contentait volontiers. Désormais au cœur de la vie française, proche des puissants, il fit la rencontre d'un italien qui le troubla fortement. Il ressemblait beaucoup à Diego. Il faisait même battre son cœur plus fort. Attiré par lui dès les premiers instants, ils sympathisèrent. Une dizaine de jours plus tard, succombant à leur passion dévorante, ils se retrouvèrent dans le même lit. A partir de cet instant, Joseph sut qu'il était inutile d'aller à l'encontre de sa nature et qu'il savait ce qu'il voulait : être heureux. Or le seul à le mettre dans cet état portait un prénom : Stefano. Joseph mit alors tout en œuvre pour que leur relation marche. Contrairement à tous les autres, hormis Diego, il en était vraiment amoureux. Mais pensez-vous que son nouvel amour arrivera à la supporter ? Là est le mystère...

C'est là que mon histoire s'achève. Parce que le reste s'écrira au quotidien. Mon petit doigt me dit que de nombreuses péripéties attendant Joseph et par ricochet Stefano. Allez, maintenant décampe et laisse-moi boire mon verre de piquette. Va-t-en jouer aux billes, tiens...


Dernière édition par Joseph de Montavaux le Mar 8 Oct - 13:56, édité 1 fois
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Sam 5 Oct - 0:21

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Dany † Âge : 26 ans † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Partenariat avec un autre forum † comment trouvez-vous le forum ? Magnifique et original † Le code du règlement :  OK by StefanoUn dernier mot ? Stefano me voilà ! Razz

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Joseph de Montavaux le Mar 8 Oct - 15:49, édité 2 fois
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Sam 5 Oct - 0:25

Jooooooooooooooooooooooooooooseph léchouille

Bienvenue parmi nous!! back hug

Content que tu aies choisi mon PV, je l'attendais avec hâte!! yeah
Et ton vava est trop génial!

J'ai hâte de te lire, et de voir ce que tu vas faire de mon petit de Montavaux, alors bonne écriture pour ta fiche

Si tu as des questions, n'importe lesquelles, n'hésites pas, je suis à ton entière disposition Wink
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Sam 5 Oct - 0:29

Maintenant que Sforza a ouvert les hostilités à mon tour câlin

Bienviendue chez nous ! j'espère que tu t'y plaira Merci pour l'Italien, il était en manque le pauvre Rolling Eyes

Bref bref ! Si tu as des questions sur le plan historique ou contextuel n'hésite pas à me les poser, le reste je suppose qu'il vaut mieux se tourner vers Sforza Wink

Enfin je dirai que si tu veux ton pseudo peut être raccourci à Joseph de Montavaux, mais à toi de voir comme tu préfère Wink
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Sam 5 Oct - 0:34

Bonsoir !

Merci beaucoup pour votre accueil ! Oui, à ce que je vois, notre beau Stefano est en manque ! Mais plus pour longtemps ! Very Happy

Je n'hésiterais pas si j'ai des questions, c'est noté. Wink 
En plus c'est proposé avec gentillesse alors je vais peut-être en abuser ! Razz

Pour le pseudo, c'est comme tu le souhaites. Si Joseph de Montavaux est mieux, alors allons-y. Smile
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Sam 5 Oct - 0:36

Attention à l'excès on le regrette souvent Razz

Barf, pour moi je crois que Joseph suffit mais bon... Sforza c'est ton scénar ! T'en penses quoi ?
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Sam 5 Oct - 0:38

Ahh je l'aime déjà amour

*Fou un coup de pied à Stef'*

Pour moi, tu peux garder Louis, il n'y a pas de problème, mais si tu veux faire tenir ton pseudo sur une ligne, il n'y a pas de soucis Wink

Oui, on est gentil En plus on mord pas, sauf si tu le demande Laughing

Moi? En manque?? Rolling Eyes Peut-être Razz
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Sam 5 Oct - 0:54

Bah étant donné qu'on va l'appeler Joseph et pas Louis qui est son deuxième prénom vaut mieux mettre juste Joseph Razz
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Sam 5 Oct - 0:56

Allons y pour juste Joseph alors. Very Happy

Stefano, tu me mordrais sur demande ? Intéressant ça... je note ! :yeaah: 
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Sam 5 Oct - 1:05

voilà ^^
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Sam 5 Oct - 1:11

Oui, mais que par amour mon coeur
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Sam 5 Oct - 8:20

Qu'ils sont choux  

Bienvenue Joseph & bonne chance pour l'écriture !  
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Sam 5 Oct - 9:06

Merci ! Very Happy

Stefano Sforza a écrit:
Oui, mais que par amour mon coeur
Ou par passion. De toute façon t'es le seul à avoir le droit.
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Sam 5 Oct - 10:29

Bienvenue parmi nous Il me tarde de lire ta fiche, vbon courage pour celle-ci Very Happy Idem, si tu as des questions je suis là aussi pour t'aider si besoin câlin Stefano c'est mon grand pote (on manigance ensemble) donc je pense qu'on sera amis aussi, si tu le souhaites Very Happy
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Sam 5 Oct - 11:21

Joseph a écrit:
De toute façon t'es le seul à avoir le droit.
Ohhhh mon coeur :amour:Je me ferai une joie de vous mordiller alors

Bon, ben dès que ta fiche sera finie, j'irai changé mon statut pour le mettre en couple amour


Dernière édition par Stefano Sforza le Sam 5 Oct - 21:46, édité 1 fois
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Sam 5 Oct - 20:02

Sois le bienvenu !

Il semblerait que tu te sois fais attendre ! En tout cas je suis ravie de te voir sur le fofo à présent, je te souhaite bien de la chance pour ta fiche !
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Sam 5 Oct - 21:44

Ah Stefano t'attendait avec tant d'impatience  
Sois la bienvenue ici et bon courage pour ta fiche ! =)
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Dim 6 Oct - 11:44

Welcoooooooooooooooooooooooooooooooooooome
Stef > Maintenant que ton grand amour est là ça veut dire que tu vas laisser Mathis ? nétoiles
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Dim 6 Oct - 12:42

Surtout qu'il va me laisser Mathis ma chère Razz
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Dim 6 Oct - 12:47

Mouahahaha bien envoyé Fifu Very Happy
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Dim 6 Oct - 12:54

Pour mettre tous le monde d accord :

C est beau de rêver mes deux voisins du dessus  Laughing
Monsieur je ne te l ai pas encore présenté  
Et Helo apres moi il y aura encore Monsieur xD

Mon Jojo d'amour je t'embrasse tendrement au passage amour
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Dim 6 Oct - 12:59

Non Je refuse
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Dim 6 Oct - 13:08

Je crois que t'as pas ton mot à dire surtout face à Fifu le grand manitou ^^
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Dim 6 Oct - 13:10

Tu vas devoir te plier à la fatalité Hélo

Accessoirement bienvenue ! Et bon courage pour ta fiche

_________________________

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Joseph Louis de Montavaux

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