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 Il faut apprendre à ne pas jouer avec le feu {Ian/Erwan}


Jeu 24 Oct - 14:28

L'Araignée se tenait debout sur les hauteurs de Paris. Le regard neutre et impassible, il observait la capitale encore en ébullition, malgré la fin de la journée approchant. Des nuages gris et menaçant recouvraient le ciel encore bleu il y a quelques minutes de cela. Les gouttes d'eau tombaient du ciel pour atterrir sur ses cheveux et ses vêtements. Il les sentait couler le long de ses mèches, le long de son visage et le long de son corps, même sous ses vêtements déjà bien imbibés d'eau. Mais cela ne le dérangeait pas plus que cela, car avec le temps, il avait appris à supporter ce genre d'intempérie et ne s'en émouvait plus. Qu'il fasse chaud à en mourir, qu'il neige à en avoir trop froid ou qu'il pleuve comme c'était le cas en ce moment même, il n'y portait pas d'attention. Non pas que son corps était imperméable avec ce genre de choses, mais il n'était pas le genre de personne à se plaindre des aléas de la nature. Seul, les bras croisés et le regard fixé sur l'horizon, il paraissait étonnement calme. Tout ceci n'était bien évidemment que facette. Au fond de lui-même, il bouillonnait de rage, et seul le Tout Puissant pouvait savoir de quelle manière il arrivait à contenir cette colère sans la dévoiler au commun des mortels. La cause ? Elle était toute trouvée.

Comment ce groupe de sales gueux avaient-ils réussi à mettre en place un tel coup ? Comment avaient-il réussi à entrer aussi facilement au palais royal pour en sortir indemne, et ce avec tout un tas de biens de grande valeur ? Et surtout, comment avaient-ils réussi à mettre ce plan en place sans que leur roi ne le sache ? Lui ! Lui, le maître de Paris, avait été trompé, et ce sous ses yeux ! C'en était insupportable et presque... blessant. Grégoire ne supportait pas être dupé, d'autant plus que tous les soupçons se tournaient vers lui. La garde royale, déjà bien énergique, l'était davantage et le menaçait plus que jamais. Et ces vauriens, partis avec un butin dont la majorité aurait dû lui revenir... Laissant enfin échapper sa colère, le Grand Coësre poussa un grognement semblable à un hurlement et donna un immense coup de pied sur un bout de bois se trouvant non loin de lui. Dans un craquement, ce dernier se coupa en deux. Il n'était peut-être pas très gros, mais assez pour le défouler un instant. Ceci fait, et bien qu'il soit toujours aussi furax, il détourna son visage de la ville pour pénétrer dans ses ruelles devenant de plus en plus sombre au fur et à mesure que la nuit avançait. Ses pas déterminés montraient bien à quel point il n'était pas de bonnes augures de venir l'embêter aujourd'hui, peu importe la personne. Peut-être ira-t-il se détendre en bonne compagnie, mais pour l'instant, il avait besoin d'exprimer sa rage, et d'en savoir un peu plus sur cette affaire l'énervant au plus au point... Que Dieu protège le pauvre malheureux sur qui ses nerfs passeront.

Pauvre Mi-Botte. À peine de retour au sein de sa cour, Grégoire avait demandé au premier type lui tombant sous la main d'aller le chercher. Ian Wilhood. Cet anglais, aussi bizarre que cela pouvait paraître, avait réussi à entrer dans l'estime du roi Thunes, et avait même réussi à avoir sa confiance. Bien évidemment, cela n'avait rien à voir avec la relation qu'il entretenait avec son cher Ours, tout comme il n'irait pas jusqu'à lui confier sa vie... Mais il était toujours bon de savoir qu'on avait de potentiels alliés en plus, juste au cas où les choses tourneraient mal.

Sa colère, ayant précédée le calme le recouvrant, avait disparue. Pas entièrement, non... Elle était toujours logée dans une partie infime de son esprit, attendait une bonne occasion pour refaire surface. Mais pour l'instant, la surface de l'eau était plate, lisse, non sans une très légère vague de temps à autres. Assit de travers sur une chaise, une jambe posée sur l'accoudoir, l'autre au sol, une main tenant une petite coupe remplie d'un de ces vins écoeurant, il attendait patiemment que l'anglais revienne avec Erwan. Après tout, qui d'autre que le nain pouvait mieux le renseigner sur les mauvaises affaires de la Cour ? SA Cour ?
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Lun 18 Nov - 18:00

L’Araignée était enfin dans la poche… Enfin, c’était une façon de parler ! Grégoire se laissait plus approcher depuis que l’Anglois l’avait *sauvé au coût de sa vie*. Mais ce que le Roy des gueux ne savait pas, c’était que la personne qui avait voulu l’assassiné était en fait qu’un acteur. Maria avait pris le risque d’envoyer avec l’Anglais un de ses amis agiles pour aider Ian à rentrer dans le cercle de son ennemi depuis toujours. La proxénète visait cette place que possédait l’homme le plus recherché de Paris et elle était prête à tout pour l’avoir. La fausse marchande d’épice savait que ce dernier tenait à une chose plus qu’aux autres : à la vie. Vivre dans le Paris de ces temps tout en étant pourchassé par la garde et les traitres mettait ses jours en danger à tout moment, si bien qu’empêcher un inconnu de s’en prendre à lui - qui de plus et chez lui – pourrait être un moyen de se faire remarquer et apprécier par Grégoire.

Alors qu’il se promenait tranquillement dans la Cour des Miracles sans but précis, Ian fut réquisitionné par la dernière personne qu’il pensait voir en ce triste jour de pluie. Ce type de matinée qui lui rappelait l’Angleterre et plus particulièrement Londres. La capitale anglaise lui manquait quand même un peu, et il appréciait cette eau qui tombait du ciel car il pouvait se plonger, histoire d’un instant, dans ses souvenirs d’Outre-manche. Il ressentit l’odeur et cette humidité désagréable qu’il avait du supporter le long de sa vie qu’il avait fait là-bas. Il rentra dans la fameuse pièce du Roy des Thunes et en ressortit quelques minutes après, affublé d’une mission, et pas n’importe laquelle : Il devait ramener le nabot à Grégoire… Quand le Roy du Paris d’en-bas lui confia cette tâche, son sang ne fit qu’un tour dans tout son corps. Ce fut crispé et nerveux qu’il quitta la pièce en direction d’une taverne que le nain fréquentait beaucoup.

Une fois passé les quelques rues puantes et nauséabondes qui séparaient les deux endroits, l’Anglois rentra dans l’auberge. A chaque fois qu’il rentrait dans ce genre d’endroit, c’était le même cafouillage et surtout les mêmes impressions ! Odeur de bière, de pisse et de transpiration à faire tomber un petit cochon rondouillard dans les paumes. Il passa les premières marches et commença à chercher Erwan du regard, pas facile de chercher un petit homme de la taille de trois pommes dans une foule de gaillards plus costauds les uns que les autres. Il se dirigea vers le fond de la taverne, espérant y croiser le nain, mais quand il finit par y arriver - après avoir slalomé entre les chaises, les corps inertes et les jolies serveuse – il ne l’y vit pas. Ian espérait qu’il ne s’était pas trompé de taverne, car il savait que s’il ne ramenait pas le nabot à temps à Grégoire, ça allait valser pour lui ! Ne jamais mettre le Roy des Thunes en colère, surtout quand on lui cachait un secret… C’était la dernière chose que le voleur souhaitait, et il savait que l’esprit lunatique et extrême de l’Araignée pourrait les mener au fond du trou… ou au fond de la Seine !

Il sentit un coup dans son genou et se retourna pour voir qui pouvait bien le frapper…

- Ahhh, Erwouanne...

L'Anglois avait gardé un fort accent de son pays, ce qui le rendait reconnaissable par mille. Même si son français s'était amélioré depuis son arrivée, ses phrases étaient toujours très écorchées. Mais cela lui donnait son petit charme. Il se baissa pour pas que tout le monde l'entende et chuchota à l'oreille de son complice.

-L'Araignée veut t'voir... now! Euhh... Main't'nant!

Un grimâce se dessina sur le visage de Ian car il savait ce qu'ils avaient fait avec le nain, et il espérait profondément que ce n'était pas pour cela que Grégoire l'ait demandé! En plus, cela aurait été ironique de sa part d'avoir envoyé l'anglophone à sa recherche, quoi que, cela collait tellement bien avec le personnage... sadique
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Jeu 2 Jan - 20:17

Cela faisait déjà trois jours que le magnifique coup du Palais-Royal était passé. Trois longs jours pendant lesquels Mi-Botte avait gardé ses oreilles grandes ouvertes, son sourire largement offert autant qu'il le faisait habituellement, un tout petit peu plus quand même. Rien ne devait changer par rapport à ses habitudes, rien ne devait laisser montrer qu'il était à l'origine du sac du Carnaval. Erwan savait trop bien ce qu'il lui en coûterait, ce qu'on lui ferait payer. Aussi Mi-Botte écoutait-il, comme il le faisait toujours mais avec une attention redoublée.
Car cette fois, c'était sa vie et celle de ceux qui l'avait accompagné qui était en jeu.
Il se surveillait, surveillait ses complices, surveillait ses ennemis, surveillait tout le monde. Paris était en ébullition depuis trois jours. Les gens d'armes, la maréchaussée, même les mousquetaires et les suisses, qui habituellement ne quittaient jamais le cul du Roi, remuaient ciel et terre pour retrouver l'auteur, ou plus vraisemblablement les auteurs, de ce fiasco.
Et ils n'étaient pas les seuls.
Tout ce que la Cour des Miracles comptait de plus infâme pistait, reniflait. Les uns par fidélité (ou peur mais c'est pareil) pour l'Araignée, les autres... pour pouvoir saigner ceux qui étaient certainement à cette heure parmi les plus riches des bas-fond.
Le Nain avait été très clair avec ses complices. L'argent gagné ce soir ne devait en aucun cas être dépensé dans les prochains mois, ni même dans l'année... Ou alors avec une infinie précaution. Les bijoux seraient bientôt échangés contre de l'argent à un orfèvre auquel Mi-Botte comptait forcer la main. François Vinha n'avait pas encore été touché par l'Araignée, il était la cible idéale. Il pourrait en faire ce qu'il voulait sans se faire trahir.
Les autres bijoux qui seraient conservés, contre l'avis du nain mais bon il se doutait que certain ne pourraient s'empêcher de le faire quand même. Aussi ils devaient être conservés précieusement et au moins de sorte à ne pas être reconnu.
Bref, Erwan était légèrement soucieux mais sans inquiétude particulière. Le demi-homme était plutôt confiant sur la suite de son projet assez simple en soi. Disparaître. Frapper s'il était menacé et seulement dans ce cas. Mi-Botte n'avait jamais véritablement apprécié la violence gratuite, il fallait toujours une obligation ou une raison. Mine de rien... Il avait une conscience.
Erwan vaquait à ses occupations donc, il allait à la taverne. Il s'y installa, prit son pichet de vin, sorti un papier qu'il avait dans le revers de son manteau. Rien de bien important... Simplement les rapides comptes de l'abbaye de Saint-Yves-en-Forêt. Il regardait comment il pourrait faire en sorte que la petite confrérie ne tombe pas dans la pauvreté, en réalité cela faisait un moment. Il ne le faisait pas par charité, loin de là -qu'est-ce qu'il ne faut pas penser- mais il n'oubliait pas que c'était ces moines qui l'avaient élevé et recueillis là où personne n'avait voulu de lui.
Erwan payait toujours ses dettes.
Concentré sur la manière dont il ferait rentrer l'argent cette fois, il revint à l'ambiance bruyante, malodorante de la taverne lorsqu'il entendit son nom... et un accent qu'il connaissait bien. Il vit à peine passer l'homme qui avait accidentellement frapper Ian et s'éloigner, il ne manqua pas l'Anglois dont il se méfiait toujours.
Son regarda était froid, comme toujours, il l'observa s'approcher de lui. Pourquoi était-il là ? Ils devaient s'éviter... Ne pas être vu ensemble ou le moins possible.
Et pourtant il était devant lui, il le cherchait devant tout le monde, prononçait son prénom qu'il n'employait que rarement avec les autres truands, en particulier lorsqu'ils n'étaient pas de ses amis.
Vraiment, pourquoi l'avait-il accepté dans cette combine ?
Il garda le silence, replia le papier, l'écouta.
Il n'y eu qu'une courte seconde d'hésitation, une courte seconde de peur où son coeur bondit malgré lui. Quel abruti. Il savait qu'un jour cela allait arriver à un moment où un autre. Alors pas la peine de se faire une petite frayeur. Personne ne pouvait savoir... A moins que... Le Nain regarda l'Anglois en silence.


-J'suis occupé là, finit-il par dire. Il attendra, fit-il en détournant le regard sur sa chope dont il but une gorgée.

Il parlait suffisamment fort pour être entendu de ceux qui était autour, sans paraître indiscret ou surjoué, des fois que l'Araignée ait posté des lézards dans le coin. Il se retint de regarder autour de lui, se contenta de regarder l'immense voleur.
Il avait l'air vraiment soucieux.
Ca sentait pas bon. Ca puait même. Il devait agir en surprenant ses ennemis.
Il but sa choppe d'une traite, se laissa glisser de sa chaise pour atteindre le sol sur ses jambes épaisses et torves, se redressa pour se diriger vers la sortie. Mi-Botte finit par se tourner vers Wilhood.


-Bon alors t'fais quoi ? Bouge ton cul un peu, j'vais pas deviner où il est tout seul.


Le chemin fut un long silence, une mort prématurée. Erwan essayait de lire le visage et l'attitude de l'Anglois, sans oser lui adresser directement la parole. Paris avait des oreilles... Des oreilles dégueulasses mais insoupçonnables et nombreuses. Comment savoir s'il ne se jetait pas dans la gueule du loup ? Comment savoir si ce putain de voleur était un connard de traître ou un allié ? Erwan tournait ces questions avec d'autres dans son esprit, sans en rien montrer sur son visage, grognait quand l'Anglois oubliait que lui avait de petites jambes et qu'il faisait le double du chemin que lui pouvait faire dans la boue enneigées des rues de Paris.

Ils arrivèrent enfin à la Cour des Miracles et au fief du Roi Thunes.
Mi-Botte épousseta la neige sur sa cape miteuse, releva le bord de son chapeau déchiré. Personne. Plus facile sans témoins ?
Non. L'Araignée n'aurait pas agi comme ça, s'il savait il n'aurait pas fait de cette manière... Il en aurait fait un spectacle... Ou il l'aurait mis en confiance pour lui faire subir des choses qu'il ne pourrait imaginer. Comme maintenant.
Ne jamais être trop confiant, c'était la perte de trop de gens. Il garda le silence en voyant le Grand Coësre, il attendit et au bout d'un moment il se dit qu'il fallait pousser un peu les choses.


-J'aimerai bien que Ta Majestuosité me dise ce qu'elle attend de moi... j'ai pas mal de choses à régler et pas beaucoup de temps.

Ouais peut-être qu'il ferait mieux de fermer sa gueule... Mais s'il le faisait... Mi-Botte ne fermait jamais sa gueule, même quand il était en danger... Agir dans le sens inverse amènerait les soupçons non ? Et puis il l'avait dit sans moquerie, avec un certain respect.
Tout le monde savait que le Roi des gueux était à cran et franchement ça se voyait sur sa tête, pas de manière flagrante mais dans ses mouevments un peu trop rapide pour son flegme habituel, dans un regard fugace et noir vers l'extérieur...
Il avait simplement fait le choix d'un subtil mélange des deux.
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Lun 26 Mai - 14:24

Grégoire n'avait foutrement aucune idée du temps qui s'était écoulé entre le moment où l'anglais était parti et celui où il revint en compagnie du demi-homme. Peut-être cela avait été rapide, mais dans son esprit, l'attente avait été horriblement longue. Il n'était pas patient pour un seul sous, ça, c'était bien connu. Quand il voulait quelque chose, c'était rapidement, ou il est certain qu'il s'énerve, tel un enfant gâté qui n'aurait pas ce qu'il désirait. Le gueux prenait très sérieusement cette affaire de vol au palais royal, et le prenait presque comme une affaire personnelle, une atteinte à son propre pouvoir. En fait, il voyait cet acte comme de la pure et simple traîtrise, dont il se ferait un plaisir malsain de punir. Bien sûr, dans ce genre de situation, personne n'était au courant de rien, c'était bien connu... Dénoncer le coupable, c'était se risquer à des représailles, risquer la mort. Personne n'était assez fou pour le faire spontanément, d'autant plus que dans le cas présent, la somme retrouvée irait directement dans les poches du roi... Voler soit même un autre voleur rapportait tellement plus à sa propre personne, bien que les risques se reportaient désormais sur non, et non plus sur le cadavre laissé en dommage collatéral. L'avidité des truands en ce qui concerne l'or, Grégoire la connaissait bien, pour en faire preuve lui-même. Sans doute était-ce la chose la plus importante aux yeux des habitants des bas fonds de Paris. Chercher le contraire serait tellement stupide, quand on sait à quel niveau de pauvreté ces gens vivaient chaque jour. Mais à quoi bon s'apitoyer, en fin de compte ? Lui-même se moquait complètement des autres, ne pensant qu'à sa propre petite tête et à ses propres fesses -bien que la propreté de ces dernières soient quelque peu louches, mais passons-. Il avait le pouvoir sur Paris et était craint, possédait ses propres sbires à son service, on volait pour l'enrichir... Cependant, rien ne le satisfaisait complètement.Il était un roi, un éternel insatisfait. Il en voulait plus... encore et toujours plus. S'il avait réussi à gravir les marches jusqu'à celle qu'il occupait aujourd'hui, c'est qu'il avait encore la possibilité de monter davantage. C'était peut-être mégalomane, voir complètement excessif, mais l'Araignée ne manquait pas d'ambition et de détermination. Ce qu'il voulait, il l'obtenait toujours, d'une manière ou d'une autre, et ce peu importe le temps qu'il fallait... Mais le plus rapidement serait le mieux.

Lassé d'attendre, et toujours un peu énervé par toute cette affaire, le grand Coësre se leva de sa chaise pour aller se servir un autre verre d'alcool. En fait non. Il posa son verre, prit la bouteille dans sa main et y but au goulot une... deux... trois... puis enfin une quatrième gorgée. L'alcool ne l'aiderait certainement pas à être plus sobre, et encore moins à savoir canaliser son agacement, mais au moins ça le réchauffait, et lui permettait de passer le temps. Et bon sang comme ça ne passait pas vite ! Il commença alors à faire les cent pas dans la pièce vide. Cette scène faisait partie des rares fois où Grégoire restait seul. D'ordinaire, il avait toujours un de ses « compagnons » avec lui, ou tout simplement l'Ours, qui ne le quittait quasiment jamais. L'affaire avait néanmoins une dimension bien trop importante pour qu'elle ne s'ébruite trop. Si toute la Cour des Miracles venait à savoir dans quelle direction il partait dans ses recherches, il risquait d'en perdre le fil et de jamais savoir le pourquoi du comment. Ce qui risquait de l'agacer encore plus...

Un immense soupir de soulagement sortit d'entre ses lèvres, lorsqu'il vit arriver Ian en compagnie du nain. Enfin, ce n'était pas trop tôt. La bouteille reposée sur la table, le gueux alla se positionner devant le duo, toute son attention étant tournée vers Erwan.


-T'es affaires attendront le nain, y'a des choses plus importantes avant...

Un large sourire se dessina sur les lèvres de Grégoire, tandis que ce dernier se mit accroupit devant le nain, afin d'être parfaitement en face de lui, et sans doute aussi pour se moquer un peu. Son regard était insistant, voir même provoquant et déstabilisant.

-J'imagine que t'as entendu parlé d'l'histoire du vol au palais, comme tout le monde ?

Pas un regard, ni même un seul remerciement n'était adressé envers l'anglais. Pourquoi le ferait-il, de toute façon ?
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Mar 7 Oct - 16:51

L’Anglais avait peur de ce qui allait pouvoir se passer. Il ne savait lui-même pas pourquoi l’Araignée l’avait fait chercher le nain. Tout lui laissait penser que l Roi des Thunes avait de gros soupçons sur ce fameux vol qu’ils avaient commis. Comment ? Pourquoi ? Il ne le savait pas, mais s’il y avait bien quelque chose qu’on lui avait dit, c’était de ne pas sous-estimer le pouvoir de l’homme le plus puissant de Paris. Il avait des oreilles partout, des yeux partout, ce n’était pas une nouveauté, mais l’Anglois croyait qu’ils avaient réussi à échapper aux griffes de Grégoire. Tout tournait dans sa tête alors qu’ils avançaient avec la demi-portion dans Paris sans échanger un seul mot, marchand la tête haute. Rien ne devait laisser paraitre un quelconque doute aux yeux des soumis du maitres des Gueux. Ian n’était pas une personne anxieuse ou peureuse de base, c’était même plutôt rare, à vrai dire, qu’il se retrouve dans un état tel que celui où il se trouvait en ce moment même. La boule au ventre commençait à se faire sentir et ses nerfs étaient plus tendus que d’habitude, si bien qu’on aurait pu croire qu’il marchait avec un manche à balai dans le cul.

Lorsqu’ils rentrèrent dans la Cour des Miracles, tout le monde leur lançait un regard presque malsain. Pas de ceux que l’on donne pour adresser un encouragement ou pour exprimer son désaccord. C’était comme du voyeurisme. Ceci rendit le grand gueux encore plus mal à l’aise qui dut se faire douleur pour ne pas se mettre à courir pour se rendre là où le Grand Coësre les attendait.

Une fois rentré dans la salle, il vit directement le visage de Grégoire s’habiller d’un sourire qui n’annonçait rien de bon pour le nain. Cependant le Roi du Paris ne lui adressa même pas son attention, préférant se focaliser sur le Mi-Botte. Ian comprit qu’il devait se mettre à l’écart. Il s’arrêta alors assez loin pour laisser le nain aller à l’encontre du grand noiraud. Il y avait cette étincelle dans les yeux de celui qui lui avait donné cette mission, des étincelles qui lui faisait penser à rien de bon.
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