Partagez | 

 Rencontre prévue / Taupe Anglaise [Feat. l'Araignée]


Ven 25 Oct - 11:14

Il trainait maintenant dans la Cour des Miracles, cherchant la fameuse Araignée. Il avait su de sources sûres que le Grand Coësre était de sortie ce jour là et cela était plutôt rare. Tous les truands savait que le Roi Thunes ne pointait pas le bout de son nez dehors comme ça sans raison car il faut dire que c’était certainement un des hommes les plus recherchés de Paris, voir de toute la France. L’Anglois faisait les cent pas, cette occasion ne se reproduirait pas, il fallait la prendre. Mais comment se faire remarquer et se lier à la toile de Grégoire ? Comment rentrer dans ce cercle si fermé qu’était celui des gens à qu’il osait accorder un peu de sa confiance ? Il était de savoir public que le Roi du Paris d’en bas n’accorderait sa vie qu’à une seule personne : l’Ours. Ian avait déjà croiser cette imposante masse dans la Cour, à vrai dire, il était difficile de le louper ! Jamais l’homme d’Outre Manche n’avait vu une personne aussi grande – il devait frôler les deux mètres, voir même les dépasser – et musclée. Ses bras étaient presque aussi larges que les cuisses du gigolo, pas besoin de vous dire que l’on ne faisait pas le malin devant lui, surtout que ce mastodonte avait un visage dur. Ses yeux étaient noirs, ses traits grossiers. On aurait vraiment pu croire qu’il ressortait d’un croisement entre la race humaine et cet imposant mammifère. Quand l’Anglois lui était passé à côté, il se sentit écrasé par cette présence, comme une puce. Il fit d’ailleurs attention à ne pas se faire remarquer par l’homme-animal, heureusement pour lui, sa taille n’était que légèrement en dessus de la moyenne, ce qui faisait qu’il ne dépassait pas la foule de beaucoup.

Voilà enfin le moment arrivé, l’entrée du roi des gueux dans sa Cour et tout se passa rapidement. L’Anglais se retira de son chemin pour le laisser passer, préférant ne pas s’imposer directement devant le Grand Coësre lorsqu’il entendit des bruits de pas bruyants, comme si quelqu’un courait derrière lui. Il se retourna et vit un homme se déplacer rapidement, près à sauter sur l’Araignée avec un poignard à la main. Pur élan de respect, Ian se jeta sur l’inconnu avant qu’il n’arrive sur Grégoire. Il roula par terre avec l’étranger accroché à lui, tentant de garder le dessus, mais celui qui avait voulu retirer la vie au Roi Thunes avait visiblement plus de force que lui et il prit le dessus. Une douleur apparut au niveau du bras du prostitué qui sentit du sang couler le long de ce dernier. Il tenta de se faire tout ce qu’il pouvait pour renverser cet assassin, mais rien n’y fit. Ce dernier mit un coup de poing mémorable sur la tête de Ian et s’en fuit.

Tout semblait flou autour de lui, il voyait tout tourner lentement autour de lui cependant, il resta conscient. La douleur à l’intérieur de son bras lui tira un cri de douleur. Il tenta d’enlever le sang avec son bras, mais son membre lui paraissait peser des tonnes. Le bruit revint lentement à ses oreilles et il entendit du mouvement près de lui. Une personne, des gens ? Il en savait rien, mais il ne voulait pas qu’on le dépouille de la petite bourse qu’il avait volé.

- No… no… Lai..laissez-moi
avatar
Invité
Invité


Mar 5 Nov - 17:49

Le grand Coësre avait osé sortir de sa tanière, alors que les rues de la capitale étaient loin d'être sûres pour lui. Les gardes, si bien qu'ils se trouvent en face de lui, ne lui laisseraient aucune chance de leur échapper... Sauf qu'il ne sortait jamais seul, son ombre le suivait partout où il se rendait, prêt à frapper au moindre ennuis. Ils le connaissaient bien, cet homme imposant et parlant très peu, tel un sauvage, et ils n'étaient pas encore assez fou pour oser le défier, et ça, le roi le savait. Même s'il se savait très malin, il n'était pas non plus fou au point de se livrer corps et âmes. La raison pour laquelle Grégoire avait quitté sa Cour devait donc être assez importante, pour qu'il daigne se mêler aux parisiens « normaux », si je puis dire les choses ainsi. Les choses s'étaient déroulées comme prévues, aucune escarmouche, aucun piège... Cela avait été tellement simple que s'en était presque louche ! Mais n'allons pas nous en plaindre, car cette affaire rondement menée avait donné à Grégoire une certaine bonne humeur, du moins assez bonne pour qu'il ne paraisse guère lugubre. Sa tête changea néanmoins bien rapidement lorsqu'il vit le spectacle se déroulant devant ses yeux.

Une personne saine d'esprit, possédant un minimum de jugeote et plus ou moins d'intelligence devait savoir qu'il était de mauvaises augures d'oser s'en prendre au roi Thunes. Le châtiment était toujours le même, peu importe que le coupable soit une femme, une personne âgée, ou même un enfant. Un traître, c'est un peu comme le talon d'Achille des grands de ce monde : lorsque ce dernier arrivait à ses fins et vous touchait, la partie était terminée pour vous. Un membre en moins ? Une balle en pleine tête ? Une humiliation publique ? Certes, Grégoire était une personne cruelle, mais pour ce genre de méfait qu'il qualifiait d'impardonnable, il n'était pas du genre à se creuser la tête bien longtemps : la premières arme lui tombant sous la main ou le premier acolyte présent suffisait à lui donner une idée de la manière dont le malheureux allait trépasser suite à son affront. Il se devait d'en faire un exemple, appuyant un peu plus sur son désir d'être craint, plutôt qu'être aimé, bien que ces deux termes ne peuvent pas réellement coexister l'un sans l'autre au sein d'un tel pouvoir. En effet, si bon nombre de gens peuplant la Cour des Miracle détestaient et même haïssaient leur souverain, il n'aurait pas pu rester ces dix longues années à sa tête, les plus courageux n'ayant certainement pas attendu bien longtemps avant de couper sa tête dans tous les sens du terme. Bien sûr, il ne pouvait pas posséder les bonnes grâces de tous les gueux de Paris, ni même de France, et l'acte qui venait à l'instant de se dérouler venait parfaitement le montrer. Néanmoins, du fait de sa cruauté légendaire, mais également de justice, l'Araignée avait réussi à se faire respecter par la grande majorité. Comme tout règne, il y avait toujours des fous pour oser le contester par des actes de violence, au péril de leur vie (qui avait tendance à partir bien plus vite qu'ils ne l'auraient prédit). Pauvres malheureux... Peut-être auraient-ils du réfléchir à plus de deux fois avant de passer à l'action, car ce n'est pas leur potentielle victime qui allaient les plaindre, et encore moins les pleurer. Comprenne qui pourra...

Le roi des gueux savait que ses ennemis étaient bien plus nombreux que ces alliés, mais pourtant, il n'arrivait toujours pas à se rendre compte de la stupidité qu'ils pouvaient avoir à vouloir l'attaquer sur son propre territoire, sur son propre terrain de chasse. C'était tellement...Idiot bête... Inconscient ! Car même si cet homme avait réussi à atteindre sa personne, il n'aurait jamais pu sortir vivant de cette Cour. Ses alliés se seraient chargés de le venger, tout du moins l'Ours, qui ferait tout et n'importe quoi pour son grand manitou. Alors il laissa la tempête passer, fixant son asseyant et cet inconnu ayant empêché sa mort. Lorsque le premier prit la fuite, un simple regard en direction de son compagnon de toujours suffit à lui faire comprendre qu'il le voulait. Il n'ira pas bien loin, et il aura la punition réservée à tous ses comparses, coûte que coûte.

Un mince soupire s'échappa de ses lèvres à moitié entre-ouverte, alors que Grégoire se montrait particulièrement calme face à la situation. Lentement, il s'accroupit devant son sauveur et fixa les traits de son visage dans ses moindres détails.


-T'es qui, toi ? Demanda-t-il, presque sèchement.

Son visage ne lui était pas familier, ou alors très, trèèès vaguement, d'où une certaine méfiance venant de sa part. Pourquoi un homme dont il ne connaissait pas le nom viendrait assez voler à son secours, alors qu'il y avait tout un troupeau prêt à l'aider en cas de problème ? Là était la principale interrogation qui s'immisça dans l'esprit de l'Araignée.


-Tu viens pas d'ici...

L'accent aussi méconnu qu'étrange de l'inconnu ne lui avait pas échappé, on pouvait même dire que c'était la première chose qui l'intriguait sur son identité. Il y avait tout un tas de personnes différentes au sein de la Cour des Miracles, toutes d'origines plus ou moins diverses. Mais jamais il n'avait entendu ce ton de voix, aussi peu soit les mots prononcés entre ces lèvres... Italien ? Espagnol ? Anglais ?
avatar
Invité
Invité


Mer 20 Nov - 13:54

Lors du coup monté, il n’était pas prévu que l’Anglois se blesse si profondément… La plaie devait être superficielle, alors qu’elle était loin de l’être au vu de la douleur qui se dégageait dans son bras.  Le sang continuait de couler le long de son membre meurtri créant un ruisseau rouge sur la peau blanche du gueux. Par terre, allongé sur le sol froid, il entendit un pas lourd se diriger vers lui, qui résonnait comme un bruit de tambour, lent. C’était le seul bruit qui parvenait à son oreille et il se concordait parfaitement sur son rythme cardiaque faible. Son gros cœur de nounours anglais battait de plus en plus lentement, tout comme sa respiration devenait de plus en plus imperceptible. Ian vit un visage l’observer tout à coup, un visage dur, aux traits volontaires mais rien de plus précis, tout était flou, trop sombre pour distinguer le moindre détail. Une voix sèche retentit à ses oreilles, presque agressive. Ce ton, cette façon de parler, ça ne pouvait être que lui.

- Ian…

Ce fut le seul mot qui sortit de sa bouche. Rien de superflu, juste le nécessaire. La simple réponse à la question qui lui avait été posée. Il ne pouvait pas faire plus. C’était maintenant que tout allait se jouer, et contrairement à ce qu’il avait planifié, il n’allait pas pouvoir influencer la suite de son plan. Son initiative tombait à l’eau et seul le destin était maitre de son futur. Le prostitué espérait être tombé dans un bon jour et que Grégoire allait avoir pitié, ou du moins la bonté de prendre en considération son acte. Le catin savait que l’Araignée n’était pas le meilleur modèle de bonté qu’il puisse exister au monde, mais dans les rues il courrait dans la bouche des gens que les proches du Roy Thunes était grassement récompensé de son respect.

Ian était déjà content d’avoir pu réaliser cette scène et qu’elle n’ait pas capoté. Il aurait suffit que l’Ours ramène son complice pour que tout soit foutu. Il espérait d’ailleurs de tout son être que son compagnon court assez vite, et surtout assez loin pour échapper à celui qui le poursuivait. Au moins, le Grand Coësre avait mis une étiquette sur son visage. Mieux valait être dans les personnes bien vues par le roi des gueux que dans l’autre camp, beaucoup pourraient vous le confirmer. Mine de rien, Grégoire avait réussi à construire un certain réseau et un certain empire dans Paris, ce qui faisait que partout où il allait, il y avait des gens qui le connaissaient et qui pouvaient l’aider en cas de problème…

Cette voix dure retenta une seconde fois à ses pauvres oreilles, lui demandant d’où il venait. Sentant ses forces encore diminuer, il essaya d’articuler sur ses lèvres le nom de son pays natal. Les muscle de son visage se crispèrent en même temps, laissant paraître à nouveau la douleur que lui faisait ressentir son bras

- A… an…

Le voleur murmura ses dernières syllabes avant de perdre connaissance. La douleur l’avait tirée dans le noir le plus total, le laissant inconscient sur le sol de la Cour des Miracles.
avatar
Invité
Invité


Mar 7 Jan - 14:07

Ian... Le grand Coëstre inscrivit ce prénom associé à son visage au creux de sa mémoire, accompagnant un bon nombre de lots déjà présents. Connaître les personnes qu'il côtoyait était quelque chose de primordial pour Grégoire, et ce d'autant plus depuis qu'il était arrivé à la tête de la Cour des Miracles. Avec le temps, il arrivait facilement à se souvenir des gueux ayant joué plus ou moins un rôle le concernant. Des traîtres, des menteurs, des espions, de alliés... Tout était enregistré et mémorisé avec une facilité déconcertante, de sorte à savoir qui devait recevoir un accueil chaleureux ou l'inverse. Qu'en était-il de ce... Ian ? Se rangeait-il dans la case des ennemis, ou des amis ? A vrai dire, il n'en avait pour l'instant aucune idée. Certes, son acte avait été appréciable, qui pouvait lui assurer qu'il ne s'agissait pas d'une ruse pour l'approcher et le poignarder dans le dos, là où sa garde serait la plus faible, hum ? Il voulait en savoir plus sur lui, savoir d'où il venait, ce qu'il faisait ici, et pourquoi l'avoir sauvé d'une possible mort du jour au lendemain ? Tant de questions qui restaient en suspend... Du moins assez pour le convaincre de ne pas le laisser se vider de son sang sur les pavés couvrant le sol terreux et sale.
L'araignée le regarda s'écrouler, sans une once de pitié ou même de panique. Des hommes blessés, il en voyait presque tous les jours, tout comme des hommes morts jonchant les rues de la capitale. Certains mourraient même par son épée ou sa dague glaciale... Vous pensez donc bien que ce genre de scène ne procurait strictement rien en lui, n'atteignant d'aucune façon son coeur dur comme de la pierre et froid comme de la glace. Seul un soupire las s'échappa d'entre ses lèvres, accompagnant ses yeux se levant subrepticement vers le ciel. Ses affaires devront attendre, car il n'arriverait pas à se concentrer sur quoi que ce soit avant d'avoir eu ses réponses, et Dieu seul savait à quel point il était mauvais de voir le roi Thune contrarié... Paris en tremblerait de peur dans ses moindres recoins.


-Emmenez-le à l'intérieur, lança-t-il à deux de ces complices en se redressant, ces deux derniers s'exécutant sans se faire prier.

Un air grave s'inscrivit sur son visage, dont le regard se posa sur chaque individu présent. Le simple fait de croiser les iris bleus d'acier de Grégoire suffit à les faire retourner à leurs activités, comme si de rien n'était, avant que ce dernier n'entre à son tour dans le bâtiment, suivant le duo et le blessé. Il espérait que l'Ours arrive à attraper le mécréant ayant tenter d'attenter à sa vie, car malgré son apparence calme, il est certain que le maître de Paris serait loin d'être indulgent face à une telle situation. Il pourrait le supplier, le prier de l'épargner... Il n'en fera rien. Mieux vaut être craint qu'aimer, et ce bougre risquerait d'en faire la fâcheuse expérience.

Les deux acolytes posèrent Ian sur la première table leur tombant sous la main après avoir envoyer valser les quelques bouteilles et reste de repas restant dessus. Un peu à l'écart, les bras croisés et le dos posé contre un mur, l'insecte les observa déchirer la manche du blessé pour pouvoir nettoyer le sang et bander sa plaie. Les torchons et l'eau qu'ils utilisèrent ne furent pas des plus propre, et avaient plutôt une provenance louche, mais il n'était pas indiqué qu'ils étaient médecin. Ils faisaient cela avec les moyens du bord, tout simplement... Et puis, tout ce qui comptait était qu'il reste en vie pour apporter au roi des gueux ce qu'il voulait. Sa santé futur, il n'en avait que faire. Un pouilleux de plus ou de moins dans Paris, qu'elle différence cela faisait ?
Quand ils eurent terminés, Grégoire les envoya voir ailleurs et balança le seau d'eau ayant servit à laver le sang en plein visage de l'inconnu.


-Debout, j'ai pas qu'ça à faire.

Il balança le seau plus loin dans la pièce et fixa intensément Ian, d'un regard qui déstabiliserait n'importe qui.
avatar
Invité
Invité


Ven 28 Mar - 23:36

Le pouvoir… C’était un petit mot pour ce qu’il pouvait représenter aux yeux de certains hommes. Beaucoup le lie à la peur ou à un autre sentiment malsain que l’on utilise pour soumettre un être plus faible ou plus craintif. Combien se sont essayés à régner sur toute une population en installant un culte de la personne, en se rendant Dieu pour faire dominer tout être normalement constitué. Grégoire représentait tout cela. Il avait instauré la crainte dans la capitale, la crainte de sa personne, la crainte de ses compatriotes. Tous les gueux frémissaient à l’entente de son prénom ou de son surnom qui était, à vrai dire, plus ragoutant qu’autre chose. L’entreprise de l’Araignée réussissait bien pour l’instant. Il exerçait ses affaires sur tout le Paris que la Noblesse avait abandonné sans rencontrer de résistance. Sa force avait été de tomber au bon moment au bon endroit. Il a su s’entourer des bonnes personnes et se faire respecter. Mais cela n’allait pas durer ! Non, l’Anglois allait tout faire pour que le règne du Roi des Thunes soit des plus courts, mais avant cela, il allait falloir gagner sa confiance…

Lorsqu’il s’évanouit, Ian cacha son contentement d’être arrivé à voir le Grand Coësre. Il était sûr que l’homme n’allait pas l’oublier ! Car même s’il dirigeait son royaume d’une main de fer, le souverain savait remercier et gratifier ceux qui l’aidaient dans la tenue de son trône. La violence et la peur était une chose, mais l’estime et le respect de ses hommes en était une autre. N’importe qui savait qu’un suzerain sans homme de main n’était bon à rien, et quoi d’autre que la sympathie et le bon traitement d’un roi pouvait attirer foule ? Il ne restait plus qu’à trouver les partisans les plus fanatiques et en faire une arme. Dans le cas de Grégoire, il y avait l’Ours. Cet humanoïde aussi grand que large qui fichait la trouille à n’importe quel soldat le plus expérimenté. On racontait chez les gueux que sa mère avait été violée par un ours pour pouvoir donner un homme aussi gigantesque et imposant ! Avec ce soldat mi-animal mi-humain, l’Araignée écartait de son chemin la plus grande partie de ses adversaires, et ceux qui restaient étaient souvent retrouvés morts dans des rues sombres.

Des bruits d’objets cassés réveillèrent la conscience de l’Anglois qui ne savait pas du tout où il se trouvait. Tout à coup, il sentit un choc dans son dos, comme si on venait de le jeter comme un vulgaire sac à patate, mais il n’avait pas encore assez de force pour ne serait-ce que gémir. Cependant, lorsqu’il entendit ses vêtements se faire déchirer, il commença à grincer des dents, sachant ce qui allait l’attendre. La douleur fut bien présente et le réveilla en le faisant pousser un puissant cri sortant tout droit de sa gorge. Il se cambra sur la table en bois violemment, laissant s’exprimer une horrible grimace sur son visage.
Aaaaaargh ! Nnnn… no ! Shit !
Lorsqu’il entendit le seau d’eau gicler plus loin, Ian ouvrit ses yeux pour observer la pièce, mais il fut tout de suite attiré par le regard de Grégoire que le transperçait. En entendant sa voix, l’homme d’Outre-Manche utilisa toute son énergie pour se relever. Il s’assit sur la table, laissant ses jambes pendre en l’air et prit appui sur ses mains, dirigeant ses yeux contre le bas. Il y avait quelque chose de glacial, de froid dans sa façon de regarder les gens. On pouvait lire dans la porte de son âme toute cette haine qu’il ressentait et qui s’exprimait. Le catin comprenait mieux pourquoi les gens baissaient leur visage sur son passage. Un simple contact visuel et il vous détruisait sans pitié.

Le silence planait dans la salle alors que l’araignée était encore appuyée contre un mur en face de lui, le tuant toujours du regard. Le gueux laissa le blanc voler un instant et rassembla ses forces pour se soulever et se mettre debout maladroitement.
- Merci…
Gémit-il en regardant à nouveau le roi des Thunes. Il lui adressa un regard presque attendrissant, espérant que le souverain de Paris n’arriverait pas à lire dans son jeu.
avatar
Invité
Invité


Jeu 19 Juin - 16:37

Grégoire n'en avait que faire de son merci ou d'une quelconque marque de reconnaissance de la part du gueux. Comme dit un peu plus tôt, il se moquait royalement de l'état dans lequel pouvait se trouver cet homme. En fait, si sa curiosité à son égard ne l'avait pas autant dérangé, sans doute l'aurait-il laissé mourir tout seul dans la rue... Ou jeté par-dessus un pont, dans la Seine. Inutile de s'encombrer d'un cadavre, ça prendrait bien trop de place et ramènerait plus de rats qu'il n'y en avait déjà. S'il survivait, tant mieux pour lui, mais cela ne changerait en rien la vie déjà bien remplie du roi. Ce dernier ne faisait jamais rien par compassion ou je ne sais quoi. Non, il pensait avant tout à lui et à ses propres intérêts. S'il maintenait une personne en vie, c'est avant tout parce qu'elle pourrait lui être utile pour une raison ou pour une autre. Les enquiquineurs, les traîtres, les pleurnichards... Tous ces êtres n'avaient aucune importance et étaient plus encombrant qu'autre chose. Les faire disparaître était plus un service qu'il rendait qu'un crime, du moins de son point de vue. Le prénommé Ian pouvait le regarder d'une manière aussi gentille et reconnaissante que possible, l'esprit du roi Thunes était fermé comme une porte de prison. Il ne laissait pas y entrer n'importe qui et n'importe quoi. Il était froid, dur comme de la pierre, et ne se laissait jamais envahir par les émotions. En avait-il déjà eu ? La rumeur disait qu'il ne ressentait jamais rien, si ce n'est la haine et la colère, et que cette dernière faisait sa force. Mais peu importe ce que pouvait raconter les petites gens de la ville, il n'était pas un homme que l'on attendrissait en lui montrant un bébé mourant dans la rue froide de la capitale. Il était au contraire ce genre de badaud le croisant sans y faire attention. Sans coeur... Oui, il l'était, et vivait parfaitement bien avec cet état de fait.

L'Araignée fixa intensément l'inconnu du regard, même lorsque ce dernier baissa ses yeux. Il voulait savoir le pourquoi du comment il se trouvait ici, et pourquoi il l'avait ainsi aidé. Il voulait décrypter chaque émotion sur son visage, séparer le vrai du faux afin d'y voir plus clair.... Mais le gueux n'avait visiblement rien à cacher. Du moins d'après ce qu'il pouvait y voir sur le moment... Il s'écarta vivement de lui et se retourna. Prenant une bouteille de vin non cassée, il but au goulot durant de longues secondes avant de la lancer sur le sol. Le verre se brisa et s'éparpilla un peu partout sur sol condamnant le prochain passant à pieds nus à une douleur atroce...


-Bon... Et si on r'prenait depuis l'début ? Lança-t-il, toujours dos à l'homme blessé.

Grégoire marchait tranquillement dans la pièce, comme s'il faisait les cents pas, en train de réfléchir. Mais à l'inverse, il voulait tout simplement imposer une atmosphère pesant et même malsaine entre eux... La porte par laquelle les pseudo-docteurs furent sortis s'ouvrit, pour laisser entrer l'Ours. Ce dernier s'approcha sans un mot du roi des gueux, sans faire attention à Ian. Un simple regard entre eux suffit à leur faire comprendre à l'un ce que l'autre voulait. Tout aussi silencieuse, son acolyte sortit, tandis qu'il se retourna enfin vers l'inconnu. Son visage était marqué par des traits d'énervement, suite à l'annonce de la fuite de son possible assassin. Pour sûr, il ne faudrait pas l'embêter aujourd'hui.


-Dis-moi qui t'es, d'où tu viens, et ce que tu faisais là quand l'autre idiot a voulu me tuer... Vite.

L'homme le plus puissant de Paris n'avait pas l'intention de s'éterniser très longtemps là-dessus. Il avait donc intérêt à répondre à toutes ses questions sans détour. Aucun.

-Et n'essaye pas te me mentir... Si tu veux pas finir noyé.
avatar
Invité
Invité


Mar 7 Oct - 13:58


Dans le pétrin… L’Anglois était dans un sacré pétrin. Il n’avait pas pensé un seul moment se faire blesser de la sorte. Ce n’était pas ce qui avait été prévu, ce n’était pas ce qui avait été dit et choisi par Maria, lui-même et la tierce personne qui s’était jointe à eux. Comment pourra-t-il exercer maintenant qu’il était blessé ? Il en serait tout bêtement incapable… Si le simple fait de s’asseoir lui faisait des douleurs fortes, ce qui n’était pas forcément un bon signe. L’eau gelée l’avait bien réveillé, mais sa tête tournait toujours alors qu’il tentait vainement de reprendre ses esprits pour pouvoir être plus ou moins apte à répondre aux Roi des Thunes sans trébucher et faire plonger tout son petit groupe. Ce n’était pas le moment de foirer ce plan qu’ils avaient mis longtemps à élaborer ! Il n’en était pas question, pas alors qu’ils en étaient aussi loin dans leur implantation. Il y avait des sacrifices et les participants à l’infiltration les connaissaient et avaient signé en conséquence. Dans les rues de Paris, la mort courait après eux tous les jours, surtout avec les activités qu’ils menaient. La durée de la vie des gueux n’était pas des plus longues dans la future ville Lumière. Lorsque la taupe releva le regard, il croisa à nouveau celui de l’Araignée, perçant.

La confrontation allait commencer maintenant et il allait devoir être assez bon aux yeux du maître des Gueux pour se faire accepter par lui. L’Anglois acquiesça à la question de Grégoire tout en gardant ses yeux plantés dans les siens. Il tenta de cacher ses peurs derrière la douleur qu’il traversait. L’Anglais comprenait que le quarantenaire lui demandait de s’ouvrir à lui et de lui parler de tout, exactement tout, ou du moins tout ce qu’il voulait entendre.
- I suppose que j’ai n’ai pas twop le choix…
L’homme d’Outre-Manche observa leur présumé Roi traverser la pièce et boire du vin comme l’ingrat qu’il était. Cependant, il jeta la bouteille par terre sans l’avoir finie, ce qui surprit l’homme aux yeux bleus. Les éclats de verre se répartirent dans la salle alors que le reste du vin avait giclé partout autour de l’endroit du choc.

L’ours rentra dans la salle, un air déçu sur le visage. Certainement n’avait-il pas réussi à rattraper le compagnon d’Ian, ce qui était plutôt une bonne nouvelle pour lui, même si l’Anglais prévoyait de lui foutre une sacrée tatagne quand il le reverra pour la blessure qu’il lui a faite. Aucun mot ne fut échanger entre les deux hommes, juste un regard, mais cela suffit à rendre le Roi des Thunes en colère car lorsqu’il se retourna vers l’Anglois, il avait un visage crispé, tendu. Cela ne laissait pas de bons présages à Ian. Pris à court par la question de Grégoire, l’Anglais se mis à mélanger l’anglais et le français
- Jeuh m’appèlleuh Ian ! Et jeuh viens de London my Roi ! I was… jeuh étais là to… to sortiii' for… for aller dans Parisse to steal… pour voooooler two ou trois nobles !
Il espérait vraiment que son interlocuteur comprenne ce qu’il venait de dire car il n’avait aucunement envie de finir dans la Seine car il ne savait aucunement nager.
- Jamais jeuh vous mentir Monseigneur !
avatar
Invité
Invité



Contenu sponsorisé

Rencontre prévue / Taupe Anglaise [Feat. l'Araignée]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La toile de l'araignée [Feat Akina Hideaki ]
» Bagu Kirima, une araignée au plafond...
» repousser les araignées
» Araigné géante
» Attention, araignées qui tuent ..

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vexilla Regis :: Le grand divertissement :: Anciens Rp-