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 Pourquoi toi ? Qu'as-tu de plus que moi ? ft. Stefano Sfoza


Sam 2 Nov - 0:56

- Vous devriez arrêter de boire, madame !

La voix de Marie résonna aux oreilles de l’italienne sans toutefois s’y attarder, Héloïse décidant de ne pas tenir compte une fois de plus de l’avis de celle qui prenait soin d’elle ainsi que le ferait une mère. Haussant simplement les épaules, elle réajusta la prise de sa main sur la bouteille presque vide et la porta à ses lèvres, laissant le liquide couler dans sa gorge, la faisant tressaillir devant la brûlure de cet alcool dont elle savait d’avance qu’il allait finir par la rendre malade. Elle fronça les sourcils et grimaça de dégoût, écartant le goulot de ses lèvres teintées de rouge. Marie soupira, s’asseyant sur le rebord du lit qu’elle venait de faire, adressant un regard de reproches à cette toute jeune femme encore enfant par bien des côtés sur qui elle veillait le plus possible. Bien entendu, la vieille femme savait où étaient ses limites et n’oserait jamais aller trop loin en public, mais elle savait aussi que jamais Héloïse ne lui en voudrait si elle se permettait de temps en temps de briser les barrières sociales entre elles deux pour la réprimander un bon coup. Les menaces que la Fontanges lançait quand l’alcool s’emparait de ses pensées n’avaient rien de réelles et l’une comme l’autre en étaient conscientes. Jamais elles ne pourraient être séparées trop longtemps. Elles tenaient trop l’une à l’autre pour cela. Et heureusement pour Héloïse qu’elle avait une personne comme cela à ses côtés. Si elle n’avait pas été là pour la jeune noble dès le début, Marie pensait parfois que la brune ne serait sans doute plus de ce monde. Se penchant en avant, elle s’empara de la bouteille avant qu’Héloïse, la main tremblante et glissant sur le verre, ne la lâche dans un geste maladroit.

- Vous devriez boire un peu d’eau et sortir prendre l’air. Allez promener Cali. Ca fait longtemps que ce maudit animal n’a pas couru dans les jardins.

La voix de la bonne était douce et maternelle et Héloïse leva les yeux vers elle, passant une main sur son visage avant d’hocher la tête.

- Oui, je vais faire ça, obtempéra la noble.

Se levant de sa chaise, l’italienne réajusta le haut de sa robe prune et enleva l’attache maintenant ses lourdes boucles en hauteur, les laissant glisser sur ses épaules blanches, caressant sa gorge délicatement mise en valeur par son corset serré juste comme il fallait. Marie n’était pas dupe et savait bien que si sa maîtresse acceptait si docilement de sortir, c’était pour aller voir si elle plaisait toujours autant et si les hommes continuaient de laisser s’attarder leurs regards sur sa silhouette. Se retenant de lancer une autre remarque dont elle savait qu’elle ne serait pas plus écoutée que les autres, elle se leva à son tour et tapa dans ses mains pour faire s’approcher d’elle le petit monstre, soupirant de lassitude quand l’animal à peine plus haut que sa main vint poser ses pattes sales sur son jupon qui pourtant en avait connu d’autres. Attachant sa laisse au cou de la dénommée Cali, elle la tendit à Héloïse qui, malgré son mauvais caractère et sa volonté de faire tourner la douce et gentille Marie en bourrique, déposa un baiser sur la joue de la vielle femme. Marie sourit.

- Vous me ferez devenir chèvre un jour. Ria la domestique, regardant la noble passer la porte.

Alors que cette dernière se ferma sur la silhouette frêle de la brune mise en valeur par divers attributs cachant aux yeux du monde la vraie nature de l’italienne, Marie pinça ses lèvres. Héloïse donnait à tous à voir une jeune femme forte, séductrice et frivole. Mais ce n’était pas ce qu’elle était en réalité. Marie était la mieux placée pour le savoir. Elle l’entendait le soir pleurer dans son lit, serrant entre ses mains blanches ce pendentif que Mathis lui avait offert. Il lui manquait et l’italienne souffrait de l’absence du frère comme de l’amant. Elle ne dormait presque plus, buvait pour oublier qu’il ne lui avait pas rendu visite depuis plusieurs semaines, pour oublier qu’elle n’avait même pas reçue une lettre de lui. Héloïse avait tout d’une poupée aux yeux de Marie, mais d’une poupée fracturée, brisée à certains endroits. Brisée par des malheurs qu’elle n’arrivait pas à oublier, par des rumeurs qui lui faisaient plus de mal que ce qu’elle voulait bien laisser paraître. Si seulement la brune n’avait pas ce comportement stupide et voulait bien arrêter de porter ce masque… Mais c’était comme lui demander de laisser tomber Mathis, de l’oublier. Chose impossible.

De son côté, Héloïse marchait donc dans les jardins, comme promis à sa domestique adorée. Elle avait détachée la laisse de Cali, laissant la petite chienne courir librement devant elle, s’arrêtant souvent pour se rouler dans l’herbe, puis revenant auprès de sa maîtresse se frotter contre son jupon. Alors qu’elle recommençait, Héloïse se baissa pour venir déposer une petite tape plus symbolique qu’autre chose sur le fessier du petit monstre, roulant des yeux.

- Cali de Fontanges, tu es incorrigible ! Ria-t-elle doucement, la bestiole lui répondant par un aboiement de protestation.

La noble prit l’animal dans ses bras et caressa son poil court avec douceur, chatouillant l’oreille de cette dernière. Cali était pour Héloïse comme un bébé. Et elle était le troisième être, après Mathis et Marie, à qui elle tenait le plus au monde. Levant le regard vers l’horizon, la brune continua son avancée, souriant quand des regards masculins se posaient sur elle. Au moins, elle plaisait toujours aux hommes. C’était déjà ça. Mais soudain, l’italienne grimaça et fronça les sourcils. Face à elle, une silhouette qu’elle aurait préféré ne pas voir : celle de Stefano Sforza, l’amant de Mathis. Elle leva les yeux au ciel, retint un grognement mécontent et s’approcha du noble.

- Monsieur Sforza ! Dit-elle froidement alors qu’elle arrivait à sa hauteur. Vous passerez le bonjour à Mathis de ma part, voulez-vous ?

A n’en pas douter, son tendre amour devait s’être réfugié chez le danseur. Il n’y avait pas d’autres endroits où elle le voyait.


Dernière édition par Héloïse de Fontanges le Lun 6 Jan - 1:40, édité 1 fois
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Lun 18 Nov - 15:03




"A vouloir paraitre plus adulte, tu ne paraitras que plus enfant..."
Héloïse & Stefano



Stefano avait rendez-vous en fin de journée avec un de ses amants, un de ceux qu’il affectait beaucoup, le torride Mathis de Fontanges. Une sorte de lien s’était créé entre eux deux suite à leur première rencontre plus ou moins anormale… Le Milanais avait retrouvé le bel Adonis recouvert par la neige sur la Grande Esplanade, sans signe de vie. Ni une, ni deux il le déneigea et l’amena dans ses appartements pour essayer de le ramener parmi les vivants car le bel étranger s’était montré aussi participatif qu’un sac à patate pour le trajet, ce qui n’avait pas aidé le danseur à le porter car mine de rien, l’inconnu pesait tout de même bien son poids… Dès que le beau Mathis avait ouvert ses yeux, le jeune Sforza tomba sous son charme. Il faut dire que le bleu azur de ces dernières étaient enivrants voir presque ensorcelants. Il s’y perdait volontiers pendant de longues minutes, restant à scruter la beauté de ces iris presque trop parfaites pour être humaine.

A peine levé que sa seconde pensée se porta déjà sur le bel Apollon qu’il allait voir – la première étant tout de même pour sa moitié qu’il n’avait pas vu depuis quelques jours – cet après-midi. La compagnie du frère de Fontanges était toujours appréciable car il parlait également l’Italien. Stefano était gâté sur ce point car il avait aussi Sébastien qui parlait sa langue natale, ce qui faisait qu’il n’était pas aussi perdu qu’il l’aurait pensé.

Sur le chemin de retour de son entrainement de danse, l’Italien reconnu au loin une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien : Héloïse de Fontanges. C’était la sœur de Mathis. Il ne savait pas pourquoi, mais elle se faisait très présente dans la relation qu’il entretenait avec son frère, comme si cela gênait la jeune demoiselle. Il l’avait déjà vue quelques fois et savait maintenant de quoi elle était capable pour obtenir ce qu’elle voulait. Il faut dire qu’elle était la seule à être venu le déranger un matin tôt alors qu’il dormait encore dans les bras de Joseph pour avoir des nouvelles de son aîné que le danseur n’avait pas revu depuis belle lurette… Cependant, ce n’était pas elle qui allait lui faire perdre pied, en tout cas pas aujourd’hui. L’Italien garda la même position et avança jusqu’à Héloise. Quand il la vit arriver vers lui, il remarqua que la jeune femme avait un pas lourd, décidé et quand sa voix siffla à ses oreilles, le Milanais constata qu’il avait raison.

- Bongiorno Mademoiselle de Fontanges… Je me porte comme un charme ! Et vous-même ?

S’il y avait bien une chose que Stefano ne supportait pas, c’était ce manque de tact et de légèreté. Au moins avoir la politesse et saluer son interlocuteur… Elle n’était peut-être pas aussi brillante qu’une ampoule, mais quand même… elle n’était pas gueuse ! Sa voix était entourée de miel et de sucre pour lui faire comprendre que si elle ne changeait pas son attitude de petite fille pourrie gâtée ou de femme mal chevauchée, elle n’allait rien avoir de sa part. C’était peut-être maladroit, mais en ce beau jour de mars, le danseur n’allait pas se laisser marcher sur les pieds.





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Lun 6 Jan - 2:00

Héloïse lâcha aussitôt un juron en italien. Dieu que cet homme pouvait l’agacer, par sa simple présence ! Prenant une profonde inspiration, l’italienne eut un sourire hypocrite en direction de son compatriote. Cette voix qu’il prenait, si mielleuse et moqueuse lui faisait hérisser les poils, presque. Elle se retint de lancer une remarque désagréable, se contentant d’un regard appuyé vers son interlocuteur. Qu’il arrête rapidement avec ce ton ou la Fontanges allait être méchante. Et au diable les remarques des gens autour. S’ils voulaient regarder, s’offusquer et commenter même, et bien qu’ils le fassent ! Héloïse n’allait certainement pas se retenir pour eux. Pour la jeune femme, la situation était importante. Stefano, ce danseur avait ce qui manquait à Héloïse. Ce qui lui manquait plus que n’importe quoi. Une preuve d’amour de la part de Mathis. Car, que l’on n’aille pas lui raconter des salades. Héloïse savait que Mathis ressentait des sentiments plus forts que ce qu’il voulait bien lui dire à l’égard de l’italien. Si vraiment il ne ressentait rien, il aurait abandonné depuis bien longtemps. Cela ne pouvait être qu’un jeu. Héloïse aussi avait des amants – enfin, un surtout – et elle savait bien que l’on ne pouvait coucher avec une personne sans ressentir sinon de l’amour véritable, au moins du désir pour cet être. Elle n’était pas stupide, malgré ce que des personnes dans ce palais voulaient bien faire croire d’elle. La même froideur dans la voix et toujours ce sourire hypocrite sur le visage, elle dévisagea Stefano avant de répondre :

- Pas aussi bien que vous, je le crains.

Comment diable pouvait-il oser ? Si elle était arrogante, qu’était-il ? Il devait bien savoir l’état de la jeune femme. Puisqu’il semblait si proche de Mathis, il serait étonnant que le danseur ne sache rien de la proximité entre les deux Fontanges. Certes, pas la vérité des sentiments. Rien à propos de l’histoire d’amour. Mais, Stefano devait bel et bien savoir qu’elle et Mathis avait été très proche pendant les vingt dernières années et qu’ils avaient tout fait, tout vécu ensemble. Ou alors, Mathis n’avait rien dit. Peut-être oubliait-il Héloïse chaque fois qu’il allait dans les bras d’un autre. A cette pensée, le cœur de la noble se serra. Si c’était le cas, la Fontanges ne savait plus que faire. Quand elle couchait avec un autre homme, quand elle allait même simplement jeter quelques regards charmeurs à d’autres, elle n’oubliait pas Mathis. Il restait profondément présent dans son esprit, à chaque instant qui passait. Comment pouvait-il l’oublier, elle ? Comment parvenait-il, si tel était le cas, à faire abstraction d’elle et de ses sentiments pour elle ? Il allait falloir qu’il lui apprenne, car cela la dévorait de l’intérieur.

- Dites-moi, monsieur ! Mon frère passe-t-il son temps avec vous, ces derniers temps ? Je veux dire, plus que d’accoutumée…

La noble était consciente que peu allait importer la réponse de l’italien, à vrai dire. Elle ne le croirait pas s’il lui répondait par la négative. Mais, elle se devait de poser cette question. Aussi douloureuse la réponse soit-elle…
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Mar 14 Jan - 13:39




"A vouloir paraitre plus adulte, tu ne paraitras que plus enfant..."
Héloïse & Stefano



Voir la sœur de son amant ici ne lui fit ni froid, ni chaud. L’Italien n’avait rien contre la petite de Fontanges, mise à part sa façon d’être envers lui. Depuis le début il avait été la cible de ses pics et il avait l’impression d’être au centre d’une relation à trois, ce qu’il n’allait pas supporter longtemps… Il allait sûrement en toucher un mot à Mathis prochainement d’ailleurs… Stefano y avait déjà pensé, mais le temps lui avait manqué. Il faut dire que les deux amants avaient un emploi de ministre et que ces derniers temps ils ne s’étaient pas vu beaucoup. Mais il s’était juré de parler au bel homme aux yeux bleus de ce qui s’était passé ce matin, lorsqu’elle était venue tôt pour prendre de ses nouvelles. Au fond, c’était le signe d’une bonne volonté, mais il y avait une certaine manière de faire, et Héloise ne l’avait pas respectée. D’ailleurs cette demoiselle semblait vraiment à contre courant… Tout lui passait à des kilomètres par-dessus la tête, comme si rien n’était important. Il avait eu vent de son arrogance male placée par Athénaïs et de leur prise de bec. La Suisse-Italienne n’allait pas faire long feu dans la Cour si elle continuait à agir de la sorte envers les autres, car elle allait se créer des ennemis, beaucoup d’ennemis qui allaient la couler en deux ou trois mouvements.

- Io souis sûr que votre mal s’en ira rapidement…

La réponse sèche d'Héloïse laissait penser à l'Italien que la suite de leur rencontre n'allait pas être des plus agréable. Par expérience, le jeune Milanais savait que moins il en dirait sur ce point, mieux elle se porterait avec lui. Et même s’il n’avait pas envie de se laisser faire, il ferait tout pour éviter une confrontation en plein public, il en avait pas envie ! Il voulut s’en aller quand elle posa la question qu’il était sûr d’entendre un jour où l’autre. Qu’avait-elle à courir après son frère comme si il était sa seule raison de vivre ? Ne pouvait-elle pas vivre avec son amour, son amant ? Mathis avait dit à Stefano que sa sœur et lui avaient un lien très fusionnel, mais là ça s’approchait de l’obsession et il ne fallait pas que ça continue sur cette pente autrement ça n’allait pas bien aller, autant pour le couple qu’il formait avec Mathis que pour la relation qu’il avait avec la cadette de son amant.

- En quoi cela vous regarde mia cara ? Si Io vais voir votre frère bientôt, peut-être dans la journée ou peut-être domani !

C’était un façon de ne pas répondre à sa question directement. Qu’est-ce qu’elle allait fouiller dans leur relation ?






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Jeu 20 Mar - 10:28

Bientôt dans la journée. Demain, peut-être. En tout cas, bien plus prochainement que ne le verrait Héloïse. L’italienne avait sa réponse. Mathis passait bien plus de temps avec le danseur qu’avec elle. Elle qu’il appelait pourtant son « grand amour » devant elle. Mais, sans doute lui mentait-il. Après tout, il semblait de plus en plus à la brune que l’homme était doué en mensonges. Et il avait fallu qu’ils arrivent à la Cour de France pour qu’Héloïse découvre cette facette de la personnalité de son aimé. Alors qu’elle avait vécu vingt-et-une années avec lui en tant que sœur… Ils avaient été proches avant. Plutôt proches, même. Mais, apparemment, pas assez pour qu’elle ne connaisse Mathis aussi bien qu’il semblait la connaître, elle. Héloïse sentit encore une fois son cœur se serrer. Douloureusement. Elle ne parvenait pas à le croire totalement, pourtant. Même si la chose paraissait évidente, l’italienne ne pouvait croire que Mathis ne l’aimait pas, plus. En tout cas, pas comme elle l’aimait, elle. Et Dieu savait qu’elle l’aimait plus que tout au monde. S’avançant un peu plus près de Stefano, elle se redressa, toutefois plus petite que le danseur, et vrilla son regard dans le sien.

- Vous lui passerez le bonjour pour moi, voulez-vous ?

Sa voix se voulait ferme, mais il lui sembla à l’entendre qu’elle ressemblait plus à une supplication, à une prière. Les larmes revinrent une fois de plus poindre au bord des cils de l’italienne qui les essuya avant qu’elles ne glissent sur ses joues blanches. Elle se racla la gorge, déglutit, avalant sa peine. Elle devait se montrer forte face à Stefano. Elle n’avait pas le droit de faillir. Héloïse de Fontanges était une femme forte. Aux yeux de tous ces gens l’entourant, en tout cas. A l’exception de rares personnes, personne ne connaissait la vérité sur la jeune femme. Personne ne savait à quel point elle souffrait. Les secondes passèrent sans qu’un mot ne soit prononcé. Et la brune ne lâcha pas le regard de son compatriote. Enfin, elle soupira longuement, puis siffla :

- Godetevi il tempo che passi con lui! Un giorno cadrà. E mi creda, lo farà ... (Profitez du temps que vous passez avec lui ! Un jour il vous laissera tomber. Et croyez-moi, il le fera ...)
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Mer 9 Avr - 14:43




"A vouloir paraitre plus adulte, tu ne paraitras que plus enfant..."
Héloïse & Stefano



A la Cour, il y avait certaines attitudes à avoir et sous peine de ne pas les suivre ou de ne pas les respecter, vous pouviez avoir de grands soucis. L’Italien pouvait vous en parler, lui qui a du s’habituer à tout ces changements à faire en si peu de temps. Heureusement que Gabrielle et Athénaïs avaient été là pour l’aider ! Ce n’était pas que l’Italien manquait d’éducation, ou de quoi que ce soit, mais il fut élevé par une nourrice Allemande dans une famille italienne de laquelle il fut chassé pendant son adolescence… Ce qui fait que l’étiquette n’avait pas forcément été sa première occupation ! Les rues de Gênes avait fait de lui quelqu’un d’autre, même s’il n’y fit qu’un « cours passage ». Ce qu’il y fit l’avait changé à jamais. Il se souviendrait toujours de tout ! La jeune demoiselle en face de lui ne respectait pas les codes, mais cela n’était pas le plus important aux yeux du Milanais. S’il elle n’avait pas décidé de se prendre le bec avec lui, certainement qu’ils auraient pu bien s’entendre, mais ce n’était aucunement le cas. A chaque fois qu’il revoyait cette silhouette au loin le danseur soupirait, ne comprenant pas pourquoi elle s’en prenait à lui de la sorte. C’est vrai ! Que lui avait-il fait ? Rien, le malheureux ne faisait que d’avoir une relation avec son frère qui était on ne peu plus consentant !
- Mi prendete per un piccione? Ho appena l'impressione di dovere trasmettere dei saluti per vostro fratello. Se mi parlate che per ciò, vi prego di non più venire a vedermi! *
Le beau brun ne lâcha pas le regard de le demoiselle. Ce ne serait pas lui qui perdrait ce petit jeu qu’elle avait installé entre eux, oh non, il ne fallait pas qu’elle compte là-dessus.

Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle lui parla de sa relation avec Mathis. Non, pas un sourire pour exprimer son contentement ou sa joie, mais plutôt un sourire malsain, fourbe, clairement faux. La de Fontanges ne savait clairement pas à qui elle s’attaquait de front, mais peut-être en ferait-elle les frais un de ces jours. Certes Stefano n’était pas le Prince, mais ce n’était pas pour cela qu’il fallait le sous-estimer. S’il voulait lui faire vivre un enfer, il le ferait sans hésitation, il en avait les moyens.
- Approfitto bene più di vostro fratello che non potete pensare egli mia cara, vostro fratello un è reale delizia, un zuccherificio di cui non si stanca! Ed io oso bene abusare più di voi consigliarmelo! **
Content de sa réponse, son sourire s’élargit encore plus, laissant paraitre ses fossettes. Qu’allait-il créer ? De la colère ? Une gifle ? Un cri ? Des larmes ? Tout à la fois ? Il ne le savait pas, mais il avait hâte de le voir. Le petit Italien laissait voir à la Suisso-Italienne son côté plus sombre qu’il ne montrait que rarement.

traduction:
 





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Lun 14 Avr - 13:45

- Un zuccherificio … (Une sucrerie)

La jeune femme resta silencieuse un instant, choquée. Devait-elle vraiment comprendre ce qu’elle comprenait ? Elle savait que Mathis avait des relations sexuelles avec l’italien, mais entendre cela de la bouche de Sforza lui fit plus mal encore que de l’entendre de celle de Mathis. Si lui aussi le disait, c’était que la chose était bien réelle. Trop en état de choc pour pleurer, la brune ne sentit plus les larmes couler sur sa peau hâlée. Elle essuya ses yeux du revers de sa main et hurla à Stefano :

- Non avete il diritto del tocco! Non vi appartiene. È troppo bene per un essere come voi. (Vous n'avez pas le droit de le toucher ! Il ne vous appartient pas. Il est trop bien pour un être comme vous.)

Elle se retient de justesse de dire à qui il appartenait. Se retint de faire une confidence qui pourrait avoir de très graves répercussions. Pourtant, elle en mourrait d’envie. Elle avait tellement envie de dire à tous que Mathis était sien, qu’il était bien plus qu’un frère. Elle serra les poings, se mordit l’intérieur de la joue comme si cela allait l’empêcher de pleurer. Elle ne voulait pas pleurer devant lui. Pourtant, elle était tellement en colère que cela devenait impossible à éviter. Se redressant un peu plus sur ses talons hauts, toujours plus petite toutefois que le danseur, elle leva la tête pour le regarder dans les yeux. La haine se lisait dans ses iris chocolat. Il était hors de question qu’elle laisse cet italien s’en sortir comme ça. Elle était une Fontanges. Elle n’allait pas se laisser moquer comme ça. Pas par lui. Pas par un homme qui lui piquait son seul et unique amour. Mathis était à elle. Il se marierait avec elle. Ils allaient avoir des enfants. Retourner à Lugano et faire leur vie là-bas. Et Stefano n’allait pas être bien longtemps un obstacle sur ce chemin vers le bonheur. Elle se l’était jurée. Plusieurs fois, elle avait eu envie de l’éliminer, purement et simplement. Mais la brune n’était pas assez stupide pour passer à l’acte. Elle ne voulait pas aller en prison, se faire tuer peut-être même, perdre Mathis et tout ce qu’elle avait. Sforza avait de la chance sur ce coup-là.

- Vi schiaccerei. (Je vous écraserais) Lui lança-t-elle.
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