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  « Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos. » ft.Liam


Lun 20 Jan - 15:35


« Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos.  »  
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aurent venait tout juste d'être convoqué dans le bureau de d'Artagnan peu après la réunion concernant l'enquête sur les bijoux volés lors de la fête organisée par Monsieur. Une affaire de taille qui venait entacher la réputation des mousquetaires et des suisses. Le capitaine-lieutenant venait de remettre les points sur les i et avait décidé d'un commun accord avec Bontemps de reformer le temps de cette enquête le duo Laurent de Flone Liam de Saverne.
Le gascon tenta de garder un air sérieux bien qu'une certaine joie vint l'envahir. Cela faisait bien longtemps que les deux jeunes gens n'avaient pas travaillé de conserve – en tout cas c'est ce qu'il semblait à Laurent - et il en était heureux. Ils c'étaient toujours très bien entendu, et savaient s'accorder sur de nombreux points notamment en ce qui concernait les affaires du royaume. Le mousquetaire et le suisse savaient se montrer efficace et c'était pour cela que d'Artagnan avait accepter qu'ils travaillent ensemble...En effet le capitaine-lieutenant depuis qu'il avait apprit la véritable nature de Liam ne semblait plus autant le porter dans son cœur, et le mousquetaire savait que cela avait fait beaucoup souffrir la jeune femme même si elle avait essayé de le cacher.

Il se dirigeait donc vers le lieu où se trouvait Lisabelle : probablement dans le bureau de Bontemps recevant exactement les même instructions qu'il venait également de recevoir c'est à dire : de retourner sur les lieux du vol, de refaire un tour du château à la recherche d'un possible indice, d'une porte dérobée, de n'importe quoi qui pourrait faire avancer l'enquête.
Faisant de longues enjambées, il avait hâte de la retrouver après tant de temps – même si ils c'étaient recroisés lors de cette réunion – ils n'avaient pas eu l'occasion de parler. Pourquoi ces retrouvailles l'enchantait autant ? Il l'ignorait lui même, ou en tout cas tâchait de l'ignorer. Le gascon était dans ses pensées lorsqu'il entra soudainement en collision avec quelqu'un qui faillit chuter. Il était vrai que le mousquetaire était de taille imposante. Alors d'un geste rapide il rattrapa la victime de son inattention par le poignet et par la taille. C'est presque content, mais un peu gêné tout de même qu'il vit que c'était Lisabelle qui se trouvait dans cette position. « Pardonnez moi Monsieur de Saverne. Mon esprit c'était égaré ! » Il la lâcha après qu'elle se soit remit sur ses pieds. Il esquissait un léger sourire «Visiblement la providence vient de vous placer sur mon chemin. Je vous cherchais » Il toussa dans sa main avant de la regarder avec amusement « Je suppose que vous êtes au courant de notre collaboration en ce qui concerne l'affaire dont nous avons la charge... » En tout cas il l'espérait « Je vous propose d'aller jeter un oeil sur le lieu du vol...»
     

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Dernière édition par Laurent de Flone le Mer 22 Jan - 11:52, édité 2 fois
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Lun 20 Jan - 22:17


« Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos.  »  
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'aube avait été prometteuse alors que Ferdinand au matin, la mine visiblement contrariée, lui avait annoncée que Bontemps souhaitait la voir dans son bureau au pus vite. Savoir si la matinée promettait d'être bonne ou mauvaise, elle l'ignorait encore. Prenant donc une grande inspiration, elle avait frappé à la porte des appartements du premier valet, se mordant discrètement la langue, ne pouvant s'empêcher de l'imaginer lui annoncer que ses services ne lui étaient plus indispensable et qu'il la libérait donc de toute obligation. Bontemps savait tourner ses phrase de manière à les rendre moins abruptes mais elles étaient toutes aussi claires que celles du capitaine des mousquetaires. A présent, elle était soulagée. Son supérieur n'avait voulut un seul instant la renvoyer, mais, au contraire lui annoncer qu'au vue de la situation, d'Artagnan et lui-même avait décidé de la laisser unir ses forces à celle de Laurent de Flone. Les deux hommes connaissaient leur complémentarité et surtout leur efficacité, espéraient qu'ensemble, ils parviendraient à trouver au moins comment la cour des miracles s'était introduite dans le bal. Où l'un était lumière, l'autre était ombre. Où l'un était discrétion, l'autre était indiscrétion. Pourtant, aucun ne manquait ni de cran, ni de courage.
A la nouvelle, son cœur avait fait un bond dans sa poitrine, s'accélérant imperceptiblement et elle avait du retenir son trouble de s'afficher sur son visage, chose aisée depuis le temps qu'elle se cachait derrière se rigide masque de fer qui figeait l'expression de son visage dans un air neutre. Un masque qui fondait comme glace au Soleil en présence de son ami qui avait le don de la faire rire, de lui faire oublier sa place, chose dont elle se méfiait : Elle ne devait pas s'oublier, jamais.

Après avoir écouté d'une oreille discrète les dernières recommandations du premier valet, elle quitta son bureau à la hâte, elle devait voir Laurent ! Le prévenir, si il n'était pas au courant ! Enfin ! Après des mois sans une mission commune, ils étaient rassemblaient, elle comprenait à présent la mine sombre de Ferdinand plutôt, il n'avait jamais supporté Laurent, pourquoi ? Elle n'en savait rien et d'un côté, cela lui était égal, il n'avait pas le choix. Cela le remettait un peu à sa place lui qui pensait pouvoir tout gérer de ce qui concernait la compagnie des suisses.
Elle quitta les lieux avec tant de précipitations que cela interpella son supérieur sans qu'il n'en dise rien, elle ne vit pas un léger sourire bien qu'inquiet se dessiner sur les lèvres de ce protecteur qu'il était pour elle. Ses pensées naviguaient vers d'autres cieux, vers d'autres yeux, qui, d'un bleu azur faisait penser à l'océan comme le détaillait certains tableau. Elle n'avait jamais vu la mer, mais ces yeux en était comme un reflet, un reflet plus beau encore que la réalité... Un regard qu'elle croisa sans le réaliser. Elle avait basculé sur sa jambe en coupant l'angle d'un couloir, serait tombée si une main n'avait pas retenue son poignet et l'autre entourée sa taille pour la redresser, confuse, elle retrouva très vite son équilibre, détourna un instant le regard. Mais où donc avait-elle la tête ?! Se reprenant, elle le regarda « Le mien en avait fait tout autant, ne vous fustigez pas... » Il la cherchait ? Vraiment ? Elle eut du mal à en croire ses oreilles. Mais ceasignifiait qu'il était au courant, elle fut rassurée de ne ni voir déception ni dégoût sur  son visage « J'espère que cette collaboration ne vous est en rien un fardeau Monsieur de Flone. » Un sourire se dessina sur son visage, un sourire de défit « C'est de toute manières de là que nous devons partir... J'ai avec moi le plan des passages connu et la disposition des suisses durant la fête. Cela devrait nous aider. »

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Dernière édition par Liam de Saverne le Jeu 29 Jan - 3:42, édité 2 fois
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Mer 22 Jan - 11:51


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a perspective de travailler à nouveau ensemble ne pouvait que réjouir le baron. Liam était un vieil ami puisqu'ils c'étaient connu chez les cadets de Gascogne et c'était un partenaire exemplaire qui ne manquait ni d'esprit, ni d'efficacité. Et bien qu'ils soient tout deux diamétralement opposés, ils savaient faire avec leurs différences et agissaient au mieux des intérêts de la couronne.
Le jeune homme était heureux de tomber sur elle au détour de ce couloir, la revoir était toujours un nouveau moment de bonheur, il se sentait bien avec elle. Et il espérait sincèrement que c'était la même chose de son côté. En effet, le plus souvent monsieur de Saverne arborait un visage sérieux et froid. Il ne laissait transparaitre aucune émotion. Aussi difficile de dire si celui-ci était heureux de se trouver en sa compagnie.
Un sourire apparut sur le visage du suisse ce qui rassura le mousquetaire. « Notre collaboration n'est en rien un fardeau. Je suis heureux de travailler de nouveau en votre compagnie Petit Cadet. » Il lui rendit son sourire avec chaleur. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas surnommé ainsi. Une manière de la taquiner, de lui rappeler le bon vieux temps où ils c'étaient entrainés et avaient combattus ensemble. Cela aurait pu continuer si personne n'avait apprit la véritable identité de la jeune femme...
D'un geste de la tête il chassa cette pensée de son esprit. Avant d'être une femme, elle était un soldat, et l'un des meilleur. Le fait qu'elle ne soit pas du bon sexe ne changeait rien. « En effet la logique le voudrait. Mais je vois que vous avez déjà tout prévus Monsieur de Saverne. Toujours aussi prévoyant à ce que je vois. »
Il eut un sourire en coin « Dans ce cas allons sur les lieux » Ils marchèrent d'un pas rapide jusque dans la salle où le vol avait été commis. Les deux soldats ne prononcèrent pas un mot mais Laurent ne pouvait s'empêcher de lui lancer quelques regards en coin. Le jeune homme poussa la lourde porte et laissa entrer le suisse avant de lui emboîter le pas « Mettons nous au travail... » Il fronça les sourcils prenant un air des plus sérieux « Je voudrais savoir qui couvraient les différentes entrées et sorties. Est-ce possible ? Bien que les voleurs pouvaient parfaitement entrer sans être remarqués dans la mesure où c'était un bal masqué... » Le baron regarda autour de lui avec attention à la recherche du moindre indice.
     

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Mar 11 Fév - 20:12


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iam était heureux de retrouver son ami, son frère d'arme et son binôme, d'un point de vue professionnel autant que d'un point de vue affectif. Ils avaient souvent travaillé ensemble, sur de nombreuses enquêtes, et la jeune femme ne s'en lassait jamais, entendre que ce n'était visiblement pas son cas non plus lui tira un sourire. Elle marchait avec calme, observant autour d'elle sans vraiment y porter grande importance. Elle avait l'esprit embrouillé par l'échec de cette nuit. La chose lui était douloureuse, elle avait échoué, ils avaient échoué. Elle lui sourit pourtant à son compliment :
« J'ai toujours été la plus organisée de nous deux. »
Elle lui fit un clin d'œil, parlant surtout de la manie du jeune mousquetaire à perdre toutes ses affaires. Lisabelle avait toujours su cela et s'y était acclimatée, ordonnant leur affaires communes, surtout quand il s'agissait d'une enquête de cette importance. Les papiers en main, elle les lisait pour la troisième fois de la journée, opina. Elle ne pouvait qu'approuver le fait qu'il soit nécessaire de contrôler chaque poste et avec lui le compte-rendu du suisses en question. Elle pinça les lèvres :
« Je sais que Thomas était à l'entrée, il n'a rien vu, à croire qu'ils étaient déguisés... Mais comment auraient-ils pu se trouver ce type de tenues ? Avaient-ils pu se soigner à ce point ? »
Elle ne savait pas quoi penser, ils étaient forcément entrés par quelque part ? Qui avait fait le premier l'erreur ? Tous l'avaient faite au final pour n'avoir rien remarqué, pour avoir laissé cette noble assemblée se faire dépouiller, pour ne pas être parvenu à rattraper les brigands. Lisabelle baissa légèrement les yeux à cette pensée, le regarda après un temps. Essayant de savoir comment lui vivait cet affront fait à sa compagnie autant qu'il avait été fait aux suisses.
Elle se rappelait des visages sombres, des yeux vitreux en raison de la fatigue accumulée. Elle n'avait sans doute pas été dans un meilleur état à courir toute la nuit, crapaütant dans la capitale. La différence était sans doute dans le fait qu'elle ait prit le temps de se changer avant de se rendre à cette réunion, préférant ne pas être vue dans un état critique, ne doutant pas que le moindre accroc aurait mis son supérieur mal à l'aise et le capitaine des mousquetaires en furie : deux choses qu'elle voulait à tout prix éviter. Elle hésita avant de déclarer :
« On perd notre temps ici je pense, on ne trouvera rien... Bontemps a déjà épluché tout les rapports, il m'aurait dit si il trouvait quelque chose. Nous perdons juste notre temps. »
Elle avait la désagréable impression qu'on cherchait à les détourner de la réalité, c'était juste insupportable, chacun avait tenu son poste à la perfection, aucun n'avait manqué d'attention et pourtant on avait agit à leur nez et à leur barbe. Que faisait- elle ici à chercher une explication que personne n'avait trouvé, les corridors eux même avait bien été gardés, elle pouvait en témoigner. Elle serra les dent en grommelant :
« Et eux doivent être en train déjà d'éparpiller leur butin. Nous ne les retrouverons rien : ni les voleur, ni les objets. »
Et cela l'excédait particulièrement, subir un nouvel échec n'était en rien souhaitable, elle aurait beaucoup de mal à le supporter personnellement. Elle savait que si elle pourrait confirmer sa place dans les rangs des suisses durant cette mission, elle pourrait très bien aussi signer son renvoi, Bontemps n'en avait rien dit, mais elle se doutait bien que si le souverain lui avait donné une chance, elle était loin d'être indispensable et au besoin il la renverrait sans la moindre hésitation. Nul n'est indispensable. Pourtant en ce jour chacun avait besoin des autres.

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Dernière édition par Liam de Saverne le Jeu 29 Jan - 3:42, édité 1 fois
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Mer 12 Fév - 13:03


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n nouveau sourire franchissait la barrière de ses lèvres. Laurent n'avait pas prit ombrage des paroles de son amie loin de là. C'était une pure vérité... Le mousquetaire pouvait se montrer très distrait et perdait très souvent ses affaires, parfois c'était Lisabelle qui lui avait retrouvé certains objets de valeurs alors que lui même les pensaient définitivement perdues.
« Vous n'avez pas tort je dois bien l'avouer...»
Mais trêve de bavardage. Il fallait absolument qu'ils se mettent tout deux au travail et bien que la nuit fut peu reposante, le jeune homme d'une constitution robuste et n'avait pas besoin d'autant de sommeil que certain de ses camarades. Un éclair d'inquiétude traversait son regard sans pour autant qu'il ne dise un mot. Il s'inquiétait pour elle comme toujours même si il savait qu'elle était bien plus forte qu'il n'y paraissait...
Laurent avait eu un rapide compte rendu de cette soirée où il n'était pas présent. Et pourtant l'honneur de sa profession ainsi que celle de Lisabelle était en partie entre leurs mains. Il n'avait strictement aucune idée de procéder, ce n'était pas sa première enquête certes, mais d'une pareille importance... Cette histoire impliquait l'un des fils de France, et la demeure du roi elle même avait été touché par l'affaire.
Le jeune homme faisait les cents pas dans la salle de réception inspectant de nouveau le moindre recoins tout en écoutant sa collègue émettre des hypothèses. Il se tourna vers elle avec sérieux
« Il serait tout à fait probable que quelqu'un les aient aidés dans leur entreprise... A se vêtir convenablement également, cela ne fait aucun doute.  Ces gens là n'auraient pas assez de moyens de s'offrir une tenue correspondant à ce que l'on peut trouver habituellement en ces lieux »
Il faisait référence aux grandes robes luxueuse que portaient ces dames et les riches habits de ces messieurs. Laurent se surprit à se demander à quoi Lisabelle pourrait ressembler dans une de ces robes. Il se retint de se gifler tant il trouvait cette réflexion des plus stupide et inutile Pense à l'enquête avant tout Laurent.... L'enquête.
« Nous devons garder confiance. Mais je maintiens toujours qu'il vaudrait mieux agir. Cela nous permettrait peut être de retrouver une partie de ce butin qui a entacher la réputation de nos deux corps d'armes respectifs»
Le mousquetaire serra doucement les poings à cette pensée qui le mettait toujours hors de lui même. Avant de plonger son regard dans celui de sa comparse. Ce regard qui parfois le mettait mal à l'aise sans qu'il ne sache pourquoi. Il passa une main dans une barbe inexistante
« Nous devons trouver par où ils sont passés... C'est d'une importance capitale.»
     

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Dim 21 Sep - 21:25


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ur beaucoup de points, leurs opinions convergeaient et c’était encore le cas ce jour-ci alors que tout criait à Lisabelle d’intervenir immédiatement dans le but d’éviter le dispatchement du butin que ses truands avaient amassé dans le courant d’une unique soirée. C’était une véritablement frustration pour la jeune femme que d’être enfermée dans cette salle de bal à ne rien pouvoir trouver ou presque alors qu’elle aurait pu, comme elle l’aimait tant, parcourir la capitale à la recherche de quelque chose de concret. Aussi, quand le mousquetaire soutint qu’il valait mieux de son avis agir, elle ne put que l’approuver. Elle reposa les yeux sur les papiers que lui avait donnés Alexandre Bontemps, cherchant une faille à exploiter dans tous ses documents. Ce fut un léger décalage entre deux relèves qui attira son attention, sur deux créneaux qui correspondaient aux horaires du larcin que laissaient à supposer leurs rares indices. Cette observation faite, elle fronça un sourcil pour s’intéresser aux rapports des quatre suisses ayant encadré cet horaire, elle ne comprenait pas, pourquoi ses collègues avaient-ils laissé une porte, certes dérobée, mais très utilisée sans la moindre surveillance ?
Elle regarda alors son comparse, hésita, devait-elle tirer une conclusion aussi hâtivement ? Elle préféra aller questionner les deux principaux concernés le plus rapidement possible dès qu’elle le pourrait. Elle savait les rancœurs qui pouvaient exister entre suisses et mousquetaires et ne voulait pas que Laurent puisse les alimenter et concluant que la faute incombait aux seuls suisses, une chose qui aurait sauvé l’honneur de son régiment, ce que cherchait à faire la jeune femme, pourtant, garder un secret pour le jeune homme lui coutait, elle s’en voulait terriblement de ne rien lui dire. Elle le regardait donc depuis un court instant se demandant quoi faire, partagée entre son amitié à son égard et son honneur qu’elle devait uniquement aux gardes suisses, non aux mousquetaires qui, quelques années plus tôt, avaient bien manqué la détruire. Seulement, Laurent n’avait pas été de ses bourreaux, au contraire, il avait été de ses seuls et rares soutiens, avant même que Bontemps ne vienne la trouver sur les bons conseils de Ferdinand. De plus, l’enquête nécessitait leur coordination.
Le cœur fut plus fort que l’honneur, elle tenait plus au gascon qu’à elle-même. Cette pensée la fit froncer un nouveau sourcil alors qu’elle secouait légèrement la tête pour se reprendre, avait-elle donc si peu d’amour propre ? C’était impossible après tout… Pour se forcer à replonger la tête dans l’enquête, elle murmura : « Laurent, j’ai peut-être une piste pour l’enquête, du moins pour ce que nous devons trouver. Si jamais on arrive à valider cette hypothèse, cela signifierait qu’ils sont rentrés par la même porte par laquelle ils sont rentrés : Par la porte qui est ici, derrière ce pilier. Toutefois, cela aurait nécessité une chose… Qu’ils soient au courant des horaires de chaque tour de garde afin de pouvoir exploiter les deux failles qui s’y trouvent… » Ce qu’elle venait de découvrir pouvait s’avérer lourd de sens car cela pourrait signifier la présence d’un traître dans les rangs des suisses ayant eu accès à ses horaires. Mais aussi peut-être qu’ils étaient espionnés. Elle craignait soudain les conclusions qui pourraient découler de sa découverte, tendit les papiers à Laurent comme pour s’en débarasser.

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Lun 22 Sep - 22:31


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aurent et Lisabelle. C'était un duo qui fonctionnait, un duo que même les régiments rivaux ne pouvait séparer. Oui, une vieille rancœur unissait Suisse et Mousquetaire, mais leur amitié était bien plus forte que cela. Plus encore, ils avaient en commun le même esprit hyperactif et désireux de venger l'affront qui leur avait été fait à tous et ce n'était certainement pas leurs seul points commun ! Le gascon était heureux que la jeune femme partage son opinion sur laquelle ils semblaient être les seuls à s'accorder. Mais ça suffisait à le contenter, bien qu'ils n'aient toujours aucun droit d'agir.
Alors qu'elle se penchait sur les documents qu'elle tenait en main depuis le début de leur mission, le mousquetaire explorait de nouveau la scène du vol avec attention et minutie. La patience n'était certes pas l'une de ses vertus mais il ne supportait guère l'injustice ce qui était un moteur bien suffisant pour qu'il se donne tout entier à la tâche qui était la sienne. Malheureusement il ne trouvait strictement rien de plus que les autres. C'est-à-dire rien du tout. Les malfrats avaient procédé avec une grande précision, si bien que personne n'avait jamais rien vu de tout cela. C'était terriblement frustrant pour l'homme qu'il était, lui qui voulait tout, tout de suite, il devait attendre, chercher pendant des heures sans jamais rien trouver. Le géant fronçait les sourcils à cette pensée avant que la voix de Lisabelle ne le tire de sa rêverie. Elle avait une voix douce contrairement à ce que l'on pouvait penser. Mais quand elle donnait un ordre son ton ne souffrait aucune réponse en retour. Cette femme avait le don de l'impressionner.

"Que dites vous là ?"
Laurent se rapprochait du Suisse lourdement avant de prendre doucement les papiers qu'elle avait en main. Fronçant les sourcils alors qu'elle lui exposait son hypothèse qui ne pouvait dire qu'une chose. Il y avait une taupe parmi eux. Un complice qui avait soutenu l'action des truands et qui devait sûrement, à ce moment même, récolter une part de son butin. Cela le mettait dans une colère noir. Comment pouvait on agir avec aussi peu d'honneur ? Comment pouvait on voler la propre famille du roi ? "Ces accusations sont très graves. Mais les éléments que nous tenons ici sont tangibles. Il y aurait donc quelqu'un qui aurait transmis les horaires aux voleurs et qui auraient également tout fait pour libérer le passage aux moments où ils souhaitaient entrer et sortir... Ces phalanges blanchissaient tandis qu'il serrait les papiers dans sa main. Traître. Judas. Dès qu'il apprendrait qui avait commis ce crime d'Etat il ce ferait un plaisir de l'arrêter, et de le mettre aux fers pour avoir aussi facilement berné les mousquetaires royaux.
Nous devons parler de notre découverte au roi. Il lui tendait les papiers pour qu'elle les reprennent de sa fine main blanche pourtant abimée par le maniement des armes. Il baissait son regard jusqu'à sa bouche parfaitement dessinée, son regard froid mais non moins splendide qu'elle arborait. Il secouait légèrement la tête pour éliminer cette pensée plus que ridicule. Je crois que nous venons de mettre le doigt sur quelque chose d'intéressant Petit Cadet Laurent esquissait un sourire en coin.

     

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Jeu 29 Jan - 4:29


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isabelle était troublée, ses pensées allaient à la fois dans un sens et dans l'autre et elle ne savait plus trop quoi penser. Parmi ces pensées les plus préoccupantes se trouvaient de nombreuses questions qui restaient encore pour le moment sans réponse mais dont le curieux binôme devrait trouver le moyen de répondre car pour certaines, elles semblaient la clé de tout. Qui avait fait les horaires ? Pourquoi avoir laissé ces deux trous entre les deux gardes ? Pourquoi ses collègues étaient-ils partis sans attendre leur relève ? Quel chemin les malfrats avaient-ils suivi pour arriver à cette porte sans être remarqué ni des suisses ni des mousquetaires qui étaient toujours déployés lors de ce genre d'évènement ? Comment Laurent la trouvait-il en ce jour si particulier ?... Quoi ? La jeune femme écarquilla les yeux en réalisant ce qui venait de lui passer par la tête, elle se détourna de son ami pour cacher son trouble ne cessant pourtant de se répéter intérieurement cette aberration sans pouvoir s'en détourner et son regard tomba sur sa tenue. Elle portait une tenue d'homme toute de noire, son dernier uniforme semblait être passé au moulin sans la moindre précaution, ce qui n'était peut-être pas totalement faut vu le nombre de toits sur lesquels elle était montée pour tenter de repérer les voleurs durant la nuit, le nombre de chute mal gérer qu'elle en avait donc faite en pensant avoir vu quelque chose à force de vouloir voir quelque chose, le nombre de fois qu'elle s'était accrochée de ça de là. Bontemps ne savait pas encore cela mais elle se demandait ce qu'il en penserait, sans doute le lui changerait-elle en prenant sur sa paye... Si il le lui changeait, elle se maudit de ne pas prendre plus soin de ses vêtements. Mais le noir lui saillait-il ? Elle pinça les lèvres, n'entendit que d'une oreille discrète ce que dit son comparse.

En fait, elle ne se reprit à peu près que quand elle entendit sortir de sa bouche le mot "Roy", le souverain était-il venu voir si ils avaient déjà trouvé quelque chose ou souhaitait-il les motiver un peu plus qu'ils ne l'étaient déjà ? Cela semblait surprenant mais si jamais elle ne devait pas paraître absorbée par quoi que ce soit d'autre que l'enquête, elle se força donc à se reprendre au plus vite, toutefois, quand elle se tourna vers la porte, le roi n'était pas là, elle ne comprit pas trop et baissa la tête dans les papiers qu'elle avait en main pour cacher son trouble, que lui arrivait-il ? Elle, d'habitude si sérieuse et si concentrée, était en ce jour complètement perdue, totalement ailleurs. Elle devait se reprendre au plus vite, pour le bien de l'enquête à poursuivre. Ce devait être la fatigue qui lui jouait des tours, il est vrai qu'elle se sentait épuisée et que cela devait avoir un grand impact sur sa lucidité. Elle mordait sa lèvre presque à sang pour se ramener à la réalité mais la réalité actuelle lui semblait être Laurent, la manière dont il pouvait la voir en ce jour et les sentiments qu'il pouvait avoir pour lui. Combien de fois l'avait-on mise en garde contre les sentiments et plus particulièrement l'Amour qui pouvait certes transporter des cœurs mais aussi les pousser à la faillite. Les hommes ne pensaient qu'à la luxure, ne voyait qu'une poitrine ferme encore et que des courbes agréables, ils se jouaient des cœurs et des corps de leurs victimes. Lisabelle avait beau chercher à se reprendre, elle n'y parvenait pas pourtant... Était-elle donc aussi sotte et naïve que pouvait le dire Ferdinand quand elle osait parler depuis un temps du mousquetaire devant lui ? Elle baissa le menton.

Mais soudain, sa voix la sortit de sa torpeur pour l'appeler "Petit Cadet". Pour lui elle était encore le jeune garnement que se roulait dans la boue aussi souvent qu'il le fallait pour pouvoir y rouler les autres cadets. Pour lui, elle n'était rien de plus qu'un ami d'enfance, qu'un collègue et il était plus que temps qu'elle se fasse à cette idée, qu'elle accepte qu'il ne pouvait penser à elle autant qu'il pouvait habiter ses pensées. Elle devait se reprendre et vite si elle ne voulait être ridiculisée et roulée dans la farine par la candeur de son cœur. Prenant une profonde inspiration, elle se retourna vers lui en pivotant sur ses talons, avançant déjà la jambe. Du moins, elle essaya... Elle ne l'avait pas imaginé aussi proche d'elle et sa jambe se prit dans la sienne comme plus tôt et cette fois, elle bascula complètement, rattrapa juste avant de toucher le sol la main du jeune homme, sa tête heurta le sol de marbre dans un bruit qui sembla raisonner dans la salle déserte, elle resta un court instant sonnée, suspendue au bout de ce bras, ses jambes sur l'une des siennes sans qu'elle sache comment la chose était possible. Rougissant, elle força sur son épaule et tira sur son bras pour tenter de se relever avant de vraiment y parvenir, pivoine alors que le bout de son nez se retrouva à quelques millimètres de torse imposant. Elle ne savait plus que faire ainsi contre lui, elle n'osait plus bouger de peur de faire une autre maladresse, ne parvint qu'à articuler d'une voix faible "Pardon..."

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Lun 2 Fév - 0:34


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aurent gardait le papier qu’elle lui avait tendu serré dans sa main. Il avait soupiré doucement en fronçant légèrement les sourcils. Ils étaient certes sur une piste, mais rien n’était gagné encore. Aucun indice autre que les heures de garde ne venait appuyer leurs propos. Et tandis que Lisabelle s'éloignait légèrement pour réfléchir, le brigadier fit également quelques pas en se posant de nombreuses interrogations. Qui pouvait avoir seulement songé à les trahir ? Qui avait transmis les horaires ? Qui avait perturbé le rouage bien huilé du système de la garde ? Il fronçait les sourcils, se grattant légèrement le menton tout en se demandant ce qu'il allait advenir d'eux s'ils ne trouvaient rien. Et alors qu'il se perdait dans ses pensées, il sentit quelque chose - ou plutôt quelqu'un - venir violemment heurter sa jambe.

Lorsqu’il sentit sa jambe s’entremêler à la sienne, comme s’il avait essayé lui-même de lui tendre un piège pour qu’elle chute contre lui, le jeune homme tendit les bras pour la rattraper. De justesse. Cependant la tête de la jeune femme heurta le sol de marbre et Laurent ne put que retenir son souffle de peur qu’elle se soit fait mal plus que de raison. Cela donna lieu à l'une position des plus incongrues que Laurent ait connues de sa vie. Il l’aida légèrement à se hisser contre lui, penchant légèrement le visage dans sa direction pour vérifier qu’elle allait bien. Son regard croisant le sien provoqua en lui diverses émotions, se bousculant en lui comme une véritable marée diverse et variées de sentiments contradictoire. Les paroles de Ferdinand lui revenait à l’esprit. Il se rappelait de la colère qu’il avait ressenti lorsqu'il l'avait embrassé. Il se souvenait de la détresse également qu'il avait eu face à ses propres sentiments. Il murmura entre ses lèvres ne quittant pas son regard.
« Ne t’excuse pas. »
Et il se décida enfin. Rompant les quelques centimètres qui séparait sa bouche de la sienne pour venir l'embrasser avec une certaine pudeur. Il ferma les yeux quelques instants, raffermissant sa prise sur son bras, posant finalement l'autre sur sa taille tandis qu'il profitait de cet instant où ses sentiments pouvaient enfin lui être révélés. Pensant qu'elle allait se refuser à lui, Laurent s'attendait à tout, notamment à être mordu tôt ou tard. En attendant le masque était tombé. Il était vrai en cet instant.


     

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Lun 2 Fév - 1:13


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isabelle retenait son souffle sans oser bouger, des plus mal à l'aise alors que l'objet de toute ses préoccupations était plus proche d'elle qu'il ne l'avait jamais était dans ses souvenirs. Elle avait croisé son regard alors qu'il se penchait pour voir comment elle allait, sans doute inquiet pour elle, ce qu'elle comprenait, elle s'en sortait très bien au vu de la chute qu'elle avait fait et qui aurait pu lui coûter bien plus cher. Mais elle semblait moins blessée qu'elle ne pouvait être gênée, gênée de ce rapprochement soudain et inhabituel. La dernière fois que quelqu'un avait été aussi proche d'elle, il s'agissait de Ferdinand qui la demandait en mariage, un évènement marquant et troublant à son esprit mais bien moins que là où pourtant les choses étaient bien moins "intimes" pour ainsi dire.

Toutefois, elle n'eut pas beaucoup le temps de trouver grande différence entre les faits des deux évènements puisque comme quelques jours plus tôt ses lèvres furent capturer. Toutefois, ce fut avec douceur et ce contact lui fut si doux alors que ses questions se bousculaient à son esprit agité qu'elle ne réalisa pas qu'il l'attirait plus encore contre lui en rompant toutes les distances qui pouvaient rester entre eux quelques instants plus tôt. Douceur et chaleur se mêlaient à ce baiser ô combien rêvé par une jeune femme qui pourtant n'avait jamais rêvé du prince charmant que dépeignaient les contes de fées. Si elle ne répondit ni ne prolongea véritablement ce baiser qu'elle souhaitait pourtant éternel, c'est qu'elle ne su comment faire une telle chose que d'autres pourtant aurait trouvé naturelle.
Sa pudeur finit pourtant par la rattraper et le rouge monta à ses joues qui lui semblèrent soudain bouillante alors qu'avec douceur, elle s'écartait de lui n'osant le regarder plus qu'une seule seconde, était-ce seulement possible qu'elle soit véritablement aimée de lui ? Elle qui n'était pas une femme sans être vraiment un homme. Elle qui avait passé sa vie à se battre plutôt que d'apprendre la broderie et la lecture. Et toutefois, elle ne pouvait s'empêcher de l'espérer, de le rêver. Elle l'aimait plus que tout et n'avait pas besoin d'avoir frôlé ses lèvres pour le savoir, pourtant, elle doutait que cela puisse être même possible, ne se trouvant aucune qualité, aucun avantage à côté de toutes ses choses. Elle resta figée ainsi un moment avant de pivoter sur ses talons pour quitter la salle où avait eu lieu le bal masqué et le vol de la cour entière presque. Son as pressé témoignant à lui seul de son trouble et de son malaise. Elle devait faire part de sa découverte à son supérieur, Bontemps serait surpris d'apprendre cela...

Toutefois, une part d'elle gagner le bureau du premier valet plus pour y trouver refuge que pour y faire un rapport car il avait déjà sans doute du remarquer ce léger décalage.

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Lun 2 Fév - 2:00


« Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos.  »  
L

isabelle ne répondait pas à cet élan d’affection, mais tout du moins n’essaya-t-elle pas de le repousser ce qui conforta Laurent dans l’idée que cette dernière ne devait pas être totalement insensible à son charme. Tout comme il n’était pas insensible au sien. Il savourait ce baiser comme jamais il n’en avait savouré aucun autre. Et malgré le fait qu’elle semblait gênée et maladroite, cela ne le dérangea guère. Il ferma les yeux gardant une main ferme sur taille, l’autre sur bras qu’il caressait du bout des doigts. Dieu. Avait-il seulement imaginé cet instant même dans ses rêves les plus fous ? Non. Il n’avait guère osé, ne souhaitant pas se donner de faux espoirs et ignorant encore – il y a quelques semaines – ce qui les liait indubitablement l’un à l’autre. La simple amitié avait finalement évolué en l’amour qu’il pouvait connaître aujourd’hui. Le brigadier se laissait aller aux sentiments qui venaient l’envahir, soudainement beaucoup moins confus qu’auparavant.

Cependant c'est elle qui rompit leur étreinte qu'il aurait souhaité plus longue. Il aurait aimé lui murmurer à l'oreille des mots qu'il avait toujours souhaité lui dire. Mais elle fut plus rapide, lui faisant lâcher prise avec une certaine douceur avant de s'éclipser d'un pas preste et néanmoins gracieux. Laurent était resté sur place ramassant les feuilles qu'il avait laissé tomber dans son geste pour la rattraper. Il soupira légèrement avant de les remettre rapidement en ordre. Malgré tout, le jeune homme était heureux de la tournure des événements, ne regrettant pas son geste. Cependant la voir ainsi partir lui fit se poser de nombreuses questions et soudainement il se sentit lui même gêné de s'être laissé aller à une impulsivité que lui reprochait déjà ses supérieurs. Comment leur relation allait-elle évoluée ? Pourrait-il de nouveau la regarder dans les yeux ?
Haussant légèrement les épaules, le jeune homme se décida à regagner les quartiers des mousquetaires pour remettre de l'ordre dans son esprit. Il devait également songer à prévenir son supérieur hiérarchique de ses découvertes, ce qu'il ne tarderait guère à faire une fois qu'il aurait reprit contenance.

C'est ainsi que leur chemin se séparèrent une nouvelle fois. Dans l'attente, le besoin et avec une part de désillusion.

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