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 Me poseras-tu problème ? ft. Louis-Victor de Mortemart


Lun 7 Avr - 15:47


La journée avait bien commencée cette fois-ci pour la Fontanges. Le soleil brillait dans le ciel de Saint Germain et elle avait reçue une lettre de Mathis lui disant qu’il reviendrait bientôt près d’elle. Ce fut donc avec un sourire aux lèvres qu’elle gagna de bonne heure le salon de Diane, décidée à passer du bon temps, un livre sous le bras. Une quelconque tragédie qu’elle avait retrouvée dans ses affaires et dont elle souvenait qu’elle lui avait énormément plu quand elle était adolescente. Une pièce en italien. Et dire que certaines personnes osaient insinuer que la brune ne savait pas lire … Bien sûr qu’elle savait. Et, qui plus est, elle adorait cela. Quoi qu’elle n’ait pas vraiment eu le temps de lire depuis son arrivée à St Germain en Laye. S’asseyant dans un fauteuil, elle salua d’un sourire les personnes autour d’elle avant de plonger dans son livre. Relire ce livre de son adolescence lui faisait un bien fou. C’était comme si elle était de retour à Lugano, le seul endroit où elle se sentait véritablement bien, vraiment elle-même. Vivement qu’elle y retourne à Lugano. Vivement que Mathis lui annonce qu’ils quittaient la Cour. Au diable les affaires en cours ! Elle ne voulait plus que vivre pleinement sa romance avec celui qui était à n’en pas douter l’homme de sa vie. Et il n’y avait que là-bas qu’elle pourrait le faire. Elle le savait. Il le savait. Elle n’attendait plus qu’un signe de lui. Peut-être que quand la mère de Mathis mourrait … C’était méchant de penser cela, mais c’était la vérité. Mathis ne reviendrait sur ses terres que quand la mère adoptive d’Héloïse serait morte. De toute façon, elle l’avait bannie des terres de son vivant à elle. Tout cela parce qu’il avait dit la vérité à Héloïse. Tout cela parce qu’il avait avoué à la brune les sentiments qui le dévoraient depuis si longtemps. Un instant, elle s’imagina dans la peau de l’héroïne, dévora la pièce de théâtre sans voir les heures qui passaient. Ce fut à la fin, les larmes dévalant ses joues pâles qu’elle leva enfin les yeux au ciel, refermant son livre. Héloïse parcourut la pièce du regard. Il devait être tard car il n’y avait pas beaucoup de monde. Enfin, en tout cas moins que quand elle était arrivée. Ce fut alors la brune le vit. Un beau jeune homme d’apparence noble assis dans le salon. Il devait être entré pendant qu'elle lisait car elle ne l'avait pas vu en arrivant. Il était entrain de parler avec d'autres nobles. Sans doute des amis à lui. Toutefois, elle réussit à croiser son regard. Essuyant les larmes sur son visage du revers de sa main, elle se redressa.Qui était-il ? En tout cas, il l’intriguait.
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Lun 7 Avr - 17:31

Et voilà le retour aux Mondanités ! Un exercice que Vivonne aimait tout particulièrement. Pas parce qu’il était vantard et que sa position de Proche du Roi ainsi que son statut de Capitaine de Vaisseau attiraient l’attention. Mais parce que les Salons Mondains étaient toujours fréquentés par de nombreuses femmes et qu’ils offraient plus d’intimité que la Cour : il n’y avait tout simplement pas meilleur terrain de chasse pour un Homme qui aimait autant le Jeu de la Séduction que lui. Et c’est vrai, il faut quand même le reconnaître, voir un publique admiratif quand on raconte sa dernière chasse aux pirates, c’est tout de même fort plaisant. D’ailleurs bien des femmes étaient en pamoison lorsqu’il faisait ces récits. Mais aujourd’hui il n’était pas enclin à raconter ce genre de récit même s’il aimait toujours le faire. Il y avait quelque chose qui l’intéressait en ce jour : un texte italien inconnu, lu et traduit par une jolie petite voix aux accents chantants de la Méditerrané. Même s’il ne parlait pas italien, il reconnaissait l’accent, plus d’une fois il avait fait escale sur les côtes italiennes et connu les charmes de ces femmes. Il y avait bien des femmes dans ce salon mais c’était cette petite italienne qui avait retenu son attention : une longue chevelure brune aux doux reflets encadrait un doux visage ovale d’une blancheur nacrée avec deux perles noirs en guise d’yeux. La chevelure tombait sur des épaules dénudées et le décolleté offrait des dimensions parfaites au goût de Vivonne : ni vulgaire, ni timide, adapté a sa fine stature. Elle était bien vêtue et bien chaussée : c’était une noble sans aucun doute. Pas de la plus haute noblesse, mais noble tout de même. Mais on lui parlait alors, polis, Vivonne répondait, mais sans jamais cesser de regarder trop longtemps l’Italienne qui, émue par le texte, pleurait. Elle leva alors le regard et ils s’échangèrent un regard. Il se leva, et sortit un mouchoir alors qu’elle essuyait ses larmes du revers de la main. Noble mais pas aisée au point de posséder un de ces rares mouchoirs donc. Mais il n’y avait point soucis et Louis-Victor vint près d’elle.

« Me permettez vous de sécher vos larmes, Madame ? »

Demanda-t-il tout en douceur. Et il sécha délicatement les larmes de la jeune femme alors qu’il se présentait, d’une voix qu’il voulait douce :

« Je suis Louis-Victor de Mortemart, Duc de Vivonne, et vous talentueuse lectrice? »

Larmes séchées, il offrit son bras à la jeune femme, prêt à la suivre ou elle désirerait dans le salon.
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Jeu 10 Avr - 20:43

L’homme se leva et Héloïse posa le livre sur une petite table à côté, libérant sa main. Il avait sorti un mouchoir. Sans doute pour elle. Il devait avoir remarqué ses larmes. Sans qu’elle ne s’en apercoive, la brune avait lu et traduit le texte italien à voix haute. Enfin, plus ou moins haute. En tout cas, cela n’était pas resté dans sa tête. Certaines personnes avaient du la regarder de manière étrange. Mais, apparement, ce n’était pas le cas de l’inconnu. Inconnu qui doucement essuya les larmes de la Fontanges de son mouchoir, après que cette dernière lui ait permis d’un hochement discret de tête. Louis-Victor de Mortemart, disait-il s’appeler. Etrangement, ce nom ne lui était pas inconnu. Mais, où l’avait-elle entendu ? Près de ses amis, c’était certain. Maintenant, restait à savoir lesquels. Tout en continuant à réfléchir, elle répondit à la question du jeune homme avec un faible sourire.

- Je m’appelle Héloïse de Fontanges.

Son accent italien refaisait surface, plus que d’habitude et elle doutait que le duc ait compris quelque chose. C’était à chaque fois pareil. Il suffisait qu’elle lise un peu d’italien pour prononcer ses mots de manière inconsciente à voix haute. Et voilà que son accent revenait. Elle avait parlé italien il y avait peu, avec cet imbécile de Sforza. Et depuis, il lui semblait que son cerveau ne lui obéissait plus et refusait simplement de la laisser retourner à un français correct.

- Je suis désolée, continua-t-elle. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais il semblerait que ma voix fasse des siennes.

Elle se permit un petit rire et prit délicatement le bras de l’homme, se redressant. Rapidement, elle le regarda un peu plus en détails. Ses traits lui étaient familiers. Soudain, elle eut une révélation. Il ressemblait étrangement à sa protectrice Gabrielle de Thianges et à la sœur de cette dernière Athénaïs de Montespan. Et voilà où elle avait entendu le nom de l’homme. Louis-Victor était le frère des deux femmes. Elle eut un sourire en coin et, commençant à avancer dans le salon, demanda en prenant soin de prononcer doucement chaque syllable :

- Vous êtes le frère de madame de Thianges et de madame de Montespan, c’est bien ça ?
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Ven 11 Avr - 1:22

La jeune femme le laissa lui sécher les larmes, Vivonne en profita pour lui caresser le visage, tout en douceur, sous prétexte de retirer les larmes avec le morceau de tissus. Jamais on n'avait du être si doux et caressant pour lui sécher ses larmes, mais ça marchait. Et pendant qu'il faisait cela, elle semblait réfléchir a ce qu’il lui avait dit : sans surprise elle connaissait le nom de Vivonne et cherchait d’ou ça venait. Il laissa faire, amusé, et répondit au sourire qu’elle lui faisait timidement quand elle dit son nom. L’accent italien lourd fit sourire Vivonne qui aimait le mélange des deux langues. Il allait dire qu’il était enchanté, mais déjà elle s’excusait, avant de se redresser et de lui prendre le bras. Et tel une illumination, voilà qu’elle lui posa une question pendant qu’ils faisaient quelques pas. Cela fit sourire Vivonne qui lui déclara alors :

« Et bien pour commencer je suis ravis de faire votre connaissance, Madame de Fontanges »

Déclara gentiment le Duc en indiquant à un domestique de venir alors qu’il conduisait Héloïse dans un salon plus petit et plus intime que le grand salon dans lequel la jeune femme avait fait sa lecture. Guidant la demoiselle sur un sofa dont le dossier était opposé à la porte, il la fit s’asseoir et laissa Héloïse commander une boisson avant de prendre pour lui un verre de champagne.

« J’imagine que vous devez avoir soif après cette longue lecture. Cela calmera peut-être les sautes d’humeur de votre voix qui fait des siennes. »

Dit-il avec un sourire amical.

« Pour revenir a votre question… »

A ce moment le domestique revint avec les boissons. Vivonne prit son verre, trinqua et déclara alors que le domestique partait en s’assurant que nul ne dérangerait le Duc... Qui reprit la discussion

« Je suis le deuxième de la fratrie Mortemart, ça fait de Madame de Thianges mon aînée, et de Madame de Montespan ma cadette. »

Buvant tranquillement, il laissa Héloïse enregistrer l’information avant de reprendre la parole.

« Je crois avoir entendu Gabrielle parler d’une jeune amie, elle ne me l’avait pas décrite, mais si je ne me trompe pas, et je me trompe rarement quand il s’agit de se souvenir, elle avait évoqué son amie Madame de Fontanges. »

Il se pencha alors doucement vers Héloïse pour lui chuchoter à l’oreille :

« Mais elle a oublié de me dire à quel point vous êtes charmante. »

Il lui sourit alors. Sa voix comme son regard avaient les accents de la sincérité.

« Alors j’aimerais que vous me parliez de vous. Que fait une belle italienne comme vous si loin du Soleil ? »

Demanda-t-il doucement. Le Duc semblait réellement s’intéresser a la jeune Fontanges et prêtait une oreille attentive a la jeune femme.
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Dim 20 Avr - 22:57

Se laissant guider jusqu’à un petit salon et asseoir sur un sofa, la jeune italienne commanda un simple verre d’eau, ayant en effet besoin de se désaltérer après cette longue lecture inconsciemment faite à voix haute. Elle hocha la tête. Oui, cela aiderait peut-être. Poussant un soupir de soulagement, elle passa une main dans ses lourdes boucles noires, les replaçant sur sa peau blanchie par la poudre et qui contrastait. Son verre d’eau apporté, la jeune Fontanges écouta attentivement l’information donnée par le noble. Elle avait bien raison. Gabrielle lui avait parlé quelque fois de son frère. Et, si Héloïse se souvenait bien, il travaillait pour le roi à bord d’un navire. Naviguer sur les mers et les océans devait être l’une des plus belles expériences que l’on puisse jamais faire. Pour Héloïse, les océans étaient synonymes de liberté, comme le vent. Et la liberté était la chose à laquelle elle aspirait plus que tout au monde. Le sourire que lui adressa le Mortemart après l’avoir complimenté fit sourire plus encore la brune. En parlant de beauté, l’homme n’était pas mal non plus. Il avait un air sincére et semblait si gentil. Peut-être, comme pour avec Gabrielle, pourrait-elle s’en faire un ami. Il avait aussi de très beaux yeux verts qui ne laissaient pas l’italienne indifférente. Mais diable qu’avait-elle pour être ainsi attirée par les yeux des hommes ? Finissant son verre, elle écouta la question du noble et partit d’un petit rire nerveux.

- Et bien…obligation familiale, à vrai dire. Ma mère m’a envoyée ici avec mon frère pour me trouver un époux. Alors, me voilà en France. Et pas dans le coin le plus ensoleillé, en effet.

Elle rit un peu. Elle mentait, mais tant pis. De toute manière, elle ne pouvait dire toute la vérité à tout le monde. Elle avait fait assez d’erreurs comme ça. Il fallait qu’elle se reprenne en main. Tout en dépendait.Sa vie. Sa réputation. Celle de sa famille. Mathis. C’en était fini des erreurs de débutantes. Héloïse de Fontanges était une femme intelligente et elle allait le montrer à tous.

- Mais, continua-t-elle, j’essaye de sortir le plus possible, dès qu’un rayon de soleil se montre. Cela me manque trop. Quand j’étais à Lugano, j’avais pour habitude d’aller marcher ou faire du cheval quasiment tous les jours. Malheureusement, ici ce n’est pas possible. Il y a trop d’obligations.
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Lun 21 Avr - 16:53

Vivonne écouta la commande, laissa le serveur partir et profita de la façon dont les lourdes boucles noires se mouvaient au passage des fines mains de la jeune femme. Très plaisante comme vision. Et la jolie demoiselle répondait à ses sourires Buvant lentement l’alcool, la laissant boire son eau, il remarqua qu’elle cherchait fréquemment à croiser son regard. Pas étonné, il savait que les femmes adoraient ses yeux et cherchaient à s’y noyer, il agit comme si de rien n’était et écouta attentivement la jeune femme lever pudiquement le voile sur une partie de sa vie dans un petit rire nerveux. Il sentait que quelque chose clochait dans le discours. Pas dans les mots, parfaitement crédible, mais on apprenait fatalement deux trois choses sur les mensonges des Femmes lorsqu’on multipliait les amantes. Sans parler de tout ce que la fréquentation de comédiennes plus ou moins talentueuses pouvait apprendre a un homme sur ledit art. Oh il y avait bien des mensonges qu’il était incapable de percevoir, il était d’ailleurs convaincu qu’il serait incapable de savoir si Madeleine lui mentait si jamais elle en avait envie, mais Héloïse était jeune, inexpérimentée, et son visage exprimait facilement ses pensées. Ainsi il faisait face a une italienne qui se nourrissait du soleil et adorait chevaucher mais ne trouvait aucun de ces plaisirs a Paris. Regrettable mais guère étonnant.

« Ah ça c’est une terrible obligation familiale. Surtout que ce devoir ne coïncide pas toujours avec les désirs de notre cœur. »

Déclara-t-il tout doucement. Mais il ne fit aucun sermon, aucun jugement, et ne dit rien de plus. Il prit le verre d’eau de la demoiselle et le remplit de nouveau à l’aide de la carafe amenée par le domestique en même temps que le verre. Et ce faisant, il afficha une légère réflexion sur son visage.

« Puisqu’aucune de mes sœurs ne fait d’équitation avec vous, je pourrais peut-être vous inviter à en faire avec moi ? »

Il sourit alors gentiment et expliqua le pourquoi du comment :

« De par ma fonction, je vois peux de montures mais le Roi aime que je l’accompagne a ses chasses lorsque je suis sur Paris. Je mets donc un point d’honneur à pratiquer l’équitation autant que possible… Et ce serait un plaisir que d’avoir une invité aussi charmante que vous. »

Et il eu ensuite une idée. Un soudain éclair de génie qui le fit sourire.

« Et si la pratique de l’italien vous manque… Peut-être pourriez vous me l’enseigner ? Cela serait à la foi plaisant et utile tandis que faire connaissance nous offrirait un sujet de discussion tout trouvé.»

Et il offrit un sourire sincère à la jeune femme. Les offres étaient peut-être rapides mais au moins on ne pouvait nier leur spontanéité ni leur sincérité.
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