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 Cath l'empoisonneuse ou la veuve éplorée

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Jeu 10 Avr - 21:51

Catherine Montvoisin



Métier/Titre(s) : Chiromancienne et avorteuse
Âge : 26 ans
Origines : Françaises
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : Bon latin
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Situation : Veuve, mère d'une fille de 8 ans
Date de naissance : vers 1640
Religion : Catholique
Groupe : Truand
Personnage ayant existé? : Oui
Avatar : Meghan Ory


Le Miroir ...

Un laquais sauta à terre lorsque le carrosse dans lequel il était monté s'arrêta à hauteur d'une porte d'entrée, flanquée par deux torches. Il ouvrit la portière et aida la jeune marquise emmitouflée sous sa cape de satin noir à descendre du coche. Tout en descendant, elle redressa sa robe et leva la tête vers le ciel. La pluie continuait de tomber et ne semblait vouloir jamais s'arrêter. Elle tombait à torrent depuis presque une bonne heure. Il ne manquait plus que des éclairs dans le ciel et le bruit du tonnerre pour que la nuit soit sous le signe du sabbat. La marquise promena rapidement son regard sur la pauvre apparence de la maison et ne put réprimer un léger frisson parcourant l'échine. Cette façade ne l'aidait en aucune manière dans son angoisse, elle craignait déjà la rencontre avec l'habitante des lieux. Tout en déglutissant le plus calmement possible, elle se rassura du mieux qu'elle pouvait et partit s'abriter avec le valet sous l'embrasure de la porte. Derrière eux, la pluie redoubla d'intensité et s'abattit violemment sur le carrosse de louage. Au loin, le vent gagna en puissance et ses brusques rafales vinrent balayer par intervalles le rideau d'eau qui oscilla à son rythme. À cela s'ajouta les mugissements du vent qui ne firent que renforcer la peur chez la marquise. La nuit s'annonçait décidément plus noire qu'elle ne l'imaginait.

Le valet frappa à la porte et attendit. Il n'y eut pas de réponse. Disposé à recommencer, il s'apprêta à redonner des coups quand une voix surgit de l'autre côté de la porte.
« Que désirez-vous ?, questionna cette même voix.
- J'accompagne, répondit le laquais, une dame désireuse de s'entretenir avec la Voisin.
- L'heure est passée, reprit la voix.
- Madame, dit la marquise qui prit le relais, j'ai des questions importantes à poser à la devineresse. Je vous en prie, ouvrez cette porte !
- Revenez demain
, s'écria-t-on de l'intérieur, et la porte est solide. Ne cherchez donc pas à l'enfoncer ! »
Soudain, à travers le treillis en fer d'une sorte de judas implanté au beau milieu de la porte, une lumière parut, et une voix féminine, qui ne s'était jusqu'alors pas manifestée, s'écria :
« Vigoureux, faites ouvrir la porte à notre cliente. Ne la laissons pas dehors sous un temps de chien pareil. »

Au même moment, un bruit de verrous s'enclencha et la porte s'ouvrit, laissant apparaître une femme à la physionomie repoussante. Dans une de ses mains calleuses se dressait un grand chandelier de fer qui projetait des lueurs sinistres sur les parois d'une allée obscure, humide et étroite, comme il en existait dans les maisons de ce style. La créature s'écarta pour laisser entrer la marquise et referma à double tour la lourde porte derrière elle. Pendant qu'elle verrouillait avec soin la porte, la marquise fit un signe de croix rapide et se concentra sur sa respiration pour ne pas se laisser envahir par la peur. Elle était entrée dans l'antre du Diable, elle le savait. Expirant un bon coup, elle suivit les pas de la Vigoureux qui traversèrent l'allée, puis qui montèrent les degrés vermoulus d'un escalier branlant. Parvenue à l'étage, elle se disposa à pénétrer dans les appartements quand la Vigoureux l'interrompit d'un geste, lui demandant de rester là et d'attendre. Elle emporta le chandelier qu'elle avait posé sur un petit meuble d'appoint et disparut derrière une porte. La marquise se retrouva dans le noir. Entre-temps, elle avait pu noter que les murs du palier étaient tous tendus de noir et constellés de signes cabalistiques. Au coin, à côté du petit meuble, se profilait une statue à l'allure imposante mais à l'aspect immonde, celle de Belzébuth, le prince de l'Enfer et second de Satan.

La marquise s'accrocha à la rambarde du balcon qui surplombait le vieil escalier. Terrifiée à l'idée de rester plus longtemps face à cette statue, elle se rongea presque les ongles d'attendre qu'on vienne la chercher. Parbleu, que l'attente était interminable ! À peine eut-elle achevé cette pensée qu'une porte, à côté de celle par laquelle la Vigoureux était passée, s'ouvrit instantanément et une domestique à la peau blanche et soignée, tenant non plus dans une main aux doigts fins un sale chandelier de fer, mais un candélabre d'argent chargé de bougies parfumées, en sortit. Avec un sourire aux lèvres, elle invita la marquise à la suivre, ajoutant qu'elle avait ordre de la conduire auprès de sa maîtresse. D'un gracieux signe de tête, elle la fit entrer dans son cabinet. La marquise eut un léger sursaut lorsqu'elle entendit la porte se refermer derrière elle, faisant virevolter le spectre de la Voisin. Spectre était bien un grand mot. La marquise avait longtemps cru qu'elle serait tout le contraire de ce qu'elle avait imaginé de la célèbre devineresse. Elle aurait plutôt vu la Pythonisse au milieu d'un attirail de têtes de morts, d'oiseaux de nuits, de fioles et d'alambics. Et qu'elle serait vêtue des plus pauvres habits sur un corps maigre, presque squelettique, à l'appel de la faim. La marquise voyait en la Voisin une femme d'un certain âge, l’œil hagard, le cheveux épars et habillée comme les sorcières, d'une robe noire en lambeaux. Une description à l'image de la façade, vieille et toute flétrie. Et qu'elle furèterait un cadavre, à la recherche de nouvelles substances qu'elle seule pouvait trouver. Eh bien non, comme quoi l'imagination pouvait très bien être débordante.

En détaillant la Voisin qui s'était retournée à son entrée, la marquise sentit la boule au ventre se dénouer. Elle inspecta également d'un œil furtif le cabinet de la célèbre devineresse. Tout le contraire de ce qu'elle avait imaginé, mais vraiment. Richement décorée, la pièce pourtant dépourvue de fenêtre offrait aux visiteurs un luxe apparent. Des toiles colorées étaient tendues du mur au plafond et au sol, un tapis persan s'étendait dans toute la pièce, où au milieu se dressait une table et derrière celle-ci, un fauteuil égyptien. Destiné à la consultation des esprits, le cabinet n'était néanmoins pas surchargé, quelques meubles étroits occupaient les pans des murs de la salle. Cependant, on avait installé près de la table d'un bois rutilant un petit four où brûlait des herbes aromatiques qui embaumaient l'air et en face du fauteuil antique un jeu de miroirs accroché au mur. La Voisin, vêtue d'une robe de gros de Tours vert-Chambord garnie de bouffettes de satin en argent, souriait à la jeune visiteuse. Une longue chevelure noire dont les boucles étaient soigneusement brossées serpentait autour d'un visage fin et oblong. Le nez, fin également et gracieux, mettait en valeur une grande bouche à la chair rosée qui faisait le bonheur de ses multiples amants. Entre le nez et un front large pétillaient des yeux envoûtants et perçants. La jeune femme, oui effectivement elle paraissait avoir moins d'une trentaine d'années, avait les joues rehaussées et légèrement fardées. La marquise jugea qu'elle avait bon goût et c'était vrai. La Voisin se différenciait des autres devineresses de par sa beauté et ne faisait pas du tout l'image d'une vraie sorcière, du moins en apparence.

... n'est pas le reflet de l'âme

Sitôt la consultation finie, la Voisin rappela à la marquise de revenir dans trois jours. Le temps que les esprits répondent à ses questions. Le temps à la Voisin de réunir toutes les informations sur la marquise grâce aux espions autour de Paris qui travaillaient pour elle. Depuis la mort de son mari et le début de son activité secrète, elle avait formé petit à petit, en fonction de sa réputation, un vaste réseau composé de sages-femmes comme elle, qui en réalité étaient des faiseuses d'anges, de devineresses, d'empoisonneurs ou empoisonneuses, de charlatans, d'escrocs, d'espions, etc. Imperturbable et incalculable, la Voisin misait sur la bonne gestion de ses ressources pour assurer la discrétion et la fidélité de ses employés. Effectivement, c'était elle qui gérait presque tout, elle puisqu'elle était à la tête de cette grande entreprise. Si elle était minutieuse à ce point-là, sur la gestion des ressources, donc de l'argent, c'est qu'elle en gardait un mauvais souvenir de la mort qui s'était ensuivi après la faillite de son défunt époux. Déterminée, elle ne voulut en aucun point suivre le même chemin que son mari et dut alors redresser la barre financière, qui était bien bas à sa mort. Il lui avait laissé des dettes considérables, dettes qu'elle avait dû essuyé avec son commerce secret.

Ayant des connaissances poussées en médecine et avec l'aide de son amie et comparse, la Vigoureux, elle s'adonna en dehors de son commerce journalier à la fabrication et à la décoction de breuvages, d'élixirs, parfois mortels, mais qui lui rapportaient énormément d'argent. Ce trafic de poisons renflouait ses caisses et permettait à la Voisin de rouler sur l'or. C'était le genre de vie qu'elle avait longtemps rêvé et ses connaissances en la matière le lui permettaient. Une sorte de piquant dans sa vie, une aventure. Catherine était une vraie aventurière, elle aimait les choses nouvelles, les découvertes, les péripéties et parfois embrouilles avec les médecins, l'Église ou la police. Pour les échapper, elle contrôlait les entrées et les sorties de son réseau afin de vérifier que tout se passait bien. Mais elle ne le faisait pas toute seule, elle partageait certaines choses, des besognes qu'elle incombait à ses comparses telles que la Vigoureux ou la Bosse. Elle ne pouvait pas tout s'occuper, ce serait trop de choses pour elle mais elle ne put s'empêcher par moment de vérifier les affaires de ses collègues afin de garder une certaine mainmise sur le vaste réseau qu'elle dirigeait. Compétente, elle pratiquait son métier de sage-femme avec efficacité. Bien qu'elle continue toujours de donner naissance à des bébés, elle en sacrifiait d'autres en les faisant transformer en anges lors d'avortements que les clientes lui demandaient de faire. Les avortements rapportaient également beaucoup d'argent, et il n'y avait qu'elle et la Filastre qui les pratiquaient. Enfin, elles étaient les plus connues dans Paris. Persuasive, elle parvint à convaincre les clientes qui entraient dans sa boutique d'apparat à acheter un ou plusieurs de ses produits. Souvent, elles sortaient de la boutique avec un petit paquet dans les mains. Surtout les plus ingénues. Mais cela ne suffisait pas à son rêve d'un train-train luxueux. Seul son commerce de breuvages faisait fureur parmi les courtisans. Intelligente et perspicace, elle se constitua une fidèle clientèle qui vint lui rendre visite dans son cabinet privé ou à sa boutique d'apparat. Parfois, étant une femme cultivée et littéraire, elle organisa dans sa maison des petits salons en invitant ses clients les plus fidèles.

Belle et au physique avenant, la Voisin collectionna de nombreux amants, dont la moitié servait à son affaire et l'autre à son pur plaisir. Manipulatrice, elle embobina facilement certains d'entre eux pour parvenir à ses fins. Sournoise et fourbe, elle usa de la naïveté de ses clients sur l'occultisme afin de leur soutirer beaucoup d'argent. Après tout, ils croyaient aux esprits. Esprits montés de toutes parts d'ailleurs pour appâter les clients, la Voisin avait un don pour les tours d'illusion et de passe-passe. Ils ne voyaient rien et ne doutaient donc de rien. Ils étaient si aveugles que l'habile chiromancienne n'hésitait pas à aller plus loin dans son stratagème. L'importance pour cette jeune maman était d'en tirer profit, pour le bien-être de sa vie et celle de sa fille. En dehors de son habileté à duper les clients et de l'éclat malicieux de ses yeux lorsqu'elle voyait ces derniers tomber bêtement dans son piège, elle vouait une adoration sans limites à sa fille de huit ans, Marie-Marguerite. Elle était l'être qu'elle chérissait de tout son cœur et fit en sorte qu'elle ne manque de rien. En bonne mère du peuple, elle veilla à son éducation et lui transmit une partie de son savoir. Cependant, elle restait encore jeune pour la création de poisons. La seule personne qui pouvait faire douter la Voisin était sa fille, en effet elle s'interrogeait souvent sur le fait de transmettre ses connaissances sur l'art de créer des poisons à Marie-Marguerite ou non. Peut-être qu'elle pourrait faire quelque chose de plus légal que ses affaires. Bref, la Voisin était tout de même attachée à certaines valeurs de l'Église catholique. Bien qu'elle pratiquait des choses contraires à leurs lois, à la loi de Dieu, elle sut par avance qu'elle ne pouvait pas s'abandonner à Lui sous peine de vivre une vie spirituelle, de miséricorde, sans luxe apparent, à la gloire du Seigneur. Ce n'était pas son objectif mais en bonne catholique, elle se rendit tous les dimanche matins à la messe de l'église de son quartier. Elle n'espérait pas le pardon de Dieu mais au moins une reconnaissance de son dévouement, du travail déployé pour les meilleurs grâces de sa fille.

La Voisin, un instant plongée dans la contemplation de son four, se releva de son fauteuil égyptien et relut le bout de papier avec les questions qui était censé brûler dans le four. Debout, elle lissa sa robe et se rapprocha de la porte pour appeler Hortense, la jeune domestique qui avait fait entrer la marquise quelques minutes plus tôt. Dès qu'elle se présenta à l'embrasure, un chandelier à la main, la Voisin lui tendit un billet qu'elle avait rapidement rédigé, avec le nom et prénom de la marquise, ainsi que ses questions, à transmettre à la Vigoureux, s'attablant sûrement dans les cuisines du sous-sol. Elle lui rappela aussi qu'elle devait remettre ce message aux espions dans les plus brefs délais. D'un signe de main, elle la congédia et ouvrit une autre porte pour entrer dans ses appartements. Elle traversa plusieurs pièces meublées avec le plus grand luxe et le bruit de ses souliers fut assourdi par de moelleux tapis aux riches couleurs. À la lueur des bougies allumées par-ci par-là, l'or resplendissait de tous côtés. La Voisin, ou plus intimement Catherine, s'installa nonchalamment sur une chaise longue et orienta son visage vers la lueur mourante des quelques quartiers de hêtre qui achevaient de se consumer dans l'âtre. Sur la table à côté d'elle, elle prit un livre et entama la lecture du dernier roman de Scudéry.


Dernière édition par Catherine Montvoisin le Dim 20 Avr - 15:22, édité 2 fois
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Jeu 10 Avr - 21:51

On naît tous un jour ...



   
Personne ne sut précisément à quelle date la petite Catherine vint pointer le bout de son nez le jour de sa naissance. En ces temps-là, les nouveaux-nés, en particulier ceux de sexe féminin et de classe inférieure, n'étaient pas tous enregistrés. La petite Catherine naquit donc dans des circonstances inconnues, aux alentours de 1640. Son plus vieil souvenir remontait à plus de vingt ans et quand elle fermait les yeux après une longue journée épuisante, elle se revoyait parfois dans son corps de petite fille de quatre à six ans se promenant lors d'une journée ensoleillée dans les champs et les vignes. Elle se souvenait parfaitement de l'éclat du soleil qui, au sortir d'un gros arbre, faisait cligner ses yeux, de la joie ressentie lorsqu'elle courait follement dans les champs ou qu'elle se frayait un passage parmi les vignerons, du visage de sa mère proche du sien lorsqu'elle rentrait à la maison. Après avoir passé une folle journée dans la nature, écoutant les mélodies de cette dernière et découvrant ses nouvelles créations, il n'était guère étonnant de retourner dans la petite chaumière familiale toute couverte de terre et de branchages dans les cheveux. Comme tout enfant de son âge, Catherine adorait sortir s'amuser au grand air et n'aspirait pas encore à ses rêves de grande fille. Fille joyeuse et débordante de vie, elle faisait la fierté de sa mère qui la choyait à chacune de ses rentrées. Ce jour-là, Catherine était rentrée exceptionnellement toute propre et sa mère s'était rapprochée d'elle pour lui retirer la seule chose qui lui faisait défaut, un brin d'herbe lui collant à la joue. Toute souriante, elle passa ses mains sur ses joues et lui embrassa le front. Ce fut là le seul heureux souvenir qu'elle avait de son enfance, de la maison où elle habitait avec ses parents et de la douce pudeur du visage de sa mère. Elle n'était pas affreusement laide, ni très belle. Elle conservait toutefois malgré les longues heures ensoleillées qui rythmaient ses journées une blancheur incomparable aux autres épouses des vignerons. On la comparait à une vraie beauté et Charles Deshayes, un des vignerons, tomba sous son charme et la demanda en mariage. De cette union naquirent Catherine, puis Charles l'année suivante. Malheureusement, Catherine n'avait aucun souvenir de son frère Charles, on le dit mort, emporté par la maladie. Elle se rappelait des noms de son père et de son frère, ce qui était facile puisqu'ils avaient le même nom, mais oubliait celui de sa mère. Elle ne saurait vous dire pourquoi. Cependant, il lui était impossible d'effacer son visage qui ressemblait étrangement au sien. Quand elle revoyait dans un miroir son visage de jeune fille, les traits de sa mère lui reparurent automatiquement. Elle lui ressemblait et c'était de là d'où venait sa beauté.

Cependant, ce n'était pas ce souvenir d'une magnifique journée d'été qui lui rappela qu'elle était originaire de Champagne. Non, ce fut bien plus tard. Elle l'avait appris à ses dépens à l'âge de dix-neuf ans, une commerçante était venue lui rapporter que des soldats étrangers avait quitté la terre de Champagne, que la paix avait été rétablie avec la signature du traité des Pyrénées. Catherine se souvint encore de son air surpris et inquiet lorsque la seringue qui lui servait pour les accouchements avait glissé de ses doigts pour atterrir brutalement au sol. C'était une grosse seringue et elle avait fait un vacarme épouvantable. Un souvenir qu'elle avait longtemps refoulé s'était débloqué dans son esprit. Un souvenir qui avait détruit les plus belles années de son enfance, un souvenir qui lui faisait toujours mal. Elle y voyait des soldats s'introduire de toutes parts dans la chaumière, un qui la tirait dehors tandis que les autres retenaient ses parents à l'intérieur et les insultaient dans une langue étrangère. Elle savait à présent qu'il s'agissait d'une langue germanique, peu importe laquelle, elle détestait ces étrangers venus souiller sa terre natale, la pillant et tuant les habitants. Alors qu'elle se débattait et hurlait à pleins poumons, elle vit son père sortir de la chaumière et accourir à son secours. Mais les soldats, plus rapides, l'avaient tué sous ses yeux. Pendant qu'elle continuait à crier et que les larmes montaient à ses yeux, elle entendit dans le brouhaha ambiant les cris perçants de sa mère qui venaient de la chaumière. Puis elle vit les soldats en ressortir, remontant leurs pantalons, et mettre ensuite le feu à la chaumière. Dans le désordre et le tumulte des pillages successifs, la terre ravagée et envahie par des soldats sortis de nulle part, elle parvint à se libérer de l'étreinte du soldat qui la retenait et prit la fuite à grandes enjambées. Elle savait sa famille décimée et qu'il fallait fuir l'envahisseur. Il était impossible de revenir au point de départ, c'en était fini de ses parents, et la seule solution qui restait à Catherine était d'affronter son destin tout en restant en vie. Si Dieu avait décidé de la laisser en vie, c'est qu'elle était prédestinée à quelque chose. Des jours durant, elle survit dans la nature, se cachant dans les bois pour échapper aux soldats qui ne devaient plus certainement la rechercher depuis longtemps. Bientôt, sur une route de forêt, elle croisa un groupe de voyageurs en partance pour Paris. Ces gens la découvrirent meurtrie, affamée et d'un commun accord décidèrent de l'emmener avec eux.

Soignée et nourrie, Catherine commença à tisser des liens avec les gens qui l'avaient recueillie. Elle leur en fut reconnaissante de l'avoir trouvée dans les bois et resta donc avec eux jusqu'à Paris. Un soir, elle surprit une conversation qui parlait d'une soirée divinatoire dans les jours à venir. Le lendemain, elle en parla à la personne pour en savoir plus. Celle-ci, amusée par sa curiosité, lui répondit qu'il s'agissait d'une affaire d'adultes et que peut-être plus tard elle ferait la même chose. La personne, une dame d'un âge mûr mais très bienveillante, et ayant la particularité de porter toujours un turban sur la tête, la prit sous son aile et l'initia à ce qu'elle pratiquait depuis des années, la chiromancie. Elle apprit alors à lire sur les visages, dans les lignes de la main et à dire la bonne aventure. La femme, Violante était son nom, lui montra rapidement l'intérêt de ces sciences divinatoires, les mœurs poussaient les gens à y croire sans faute, que les esprits leur parlaient à travers les cartes ou que leur avenir était déjà tout tracé dans les lignes de la main. La vieille dame possédait également le don de créer des remèdes à partir de plantes médicinales, pour lutter contre la toux ou soigner des problèmes de peau. Par le passé, elle travaillait chez un apothicaire qui lui avait tout appris puisqu'elle l'assistait dans ses préparations. Elle était son assistante mais aussi son amante et à sa mort, elle monta à la tête de son activité. Un beau jour, sa femme l'accusa de sorcellerie, d'avoir empoisonné son mari, ainsi que d'avoir volé sa place. En conséquence à ces graves accusations, elle fut bannie de sa ville et condamnée à ne plus jamais y revenir. Cela se passa à Montpellier et rapidement, dans le bel Languedoc, elle rejoignit une troupe de bohémiens qui fit la tournée des provinces et débuta avec eux une acceière de diseuse de bonne aventure tout en conjoignant ses savoirs en médecine. N'ayant pas d'enfants, elle vit en Catherine son prochain successeur et la forma comme on l'avait formée. Ensemble, elles étudièrent la médecine et la vieille dame expliqua à son élève les pouvoirs fascinants des plantes sur l'Homme. Elles pouvaient soit le guérir, soit l'envoyer ad patres. Cette femme débordait de tant de savoirs qu'elle en fut fascinée. Lorsque la troupe arriva à Paris, ses constituants se dispersèrent dans la capitale et Catherine accompagna son mentor dans ses pratiques de sage-femme. Effectivement, sur les routes, il n'était guère évident de pratiquer ce genre d'activité puisque des femmes enceintes, on n'en croisait pas tous les jours. Or, dans la capitale, les demandes se multipliaient et certaines d'entre elles intriguaient fort Catherine. Aider les futures mamans à accoucher de leur bébé fut un réel plaisir pour la jeune fille qui voyait en cette pratique sa future vocation mais le fait d'entendre que l'on pratiquait également des avortements dans ce métier faisait planer le doute dans l'esprit de Catherine. Voulant en avoir le cœur net, elle en parla à son mentor mais eut des réprimandes en retour. Elle n'avait que neuf ans.

Cinq ans plus tard, la vieille dame, sentant la mort venir, décida d'emmener son élève, désormais âgée de quatorze ans, à une séance clandestine d'avortement. Elle comprit lorsque son mentor lui avait interdit d'en parler que cette pratique était illégale et, jusqu'à ce jour où elle autorisait Catherine à venir l'assister à un avortement qu'elle pratiquait dans le secret absolu, elle n'était plus jamais revenue sur ce sujet sensible. Elle découvrit alors cette pratique où il consistait à faire sortir le bébé avant terme avec une grosse seringue, d'habitude utilisée pour ôter le placenta du ventre de la mère. On faisait parfois avaler à la mère une décoction à l'odeur et à la mixture dégoûtantes. Décoction qu'elle recrachait souvent tellement c'était écœurant mais qui permettait à l'embryon ou au fœtus de se décrocher de la muqueuse de l'utérus. S'il ne sortait pas, on avait recours aux grands moyens, qui conduisirent parfois à la destruction de la paroi utérine, la mère ne pourrait dans ce cas plus enfanter, ou à la mort de cette dernière, généralement causée par une hémorragie interne. Au départ, Catherine ne comprenait pas cette pratique presque barbare mais la vieille femme lui expliqua par la suite ce qu'était en réalité une personne au sexe faible. Dieu avait désavantagé la condition physique des femmes certes, les assujettissant à des incommodités très désagréables tous les mois. La femme n'avait guère plus de chance que les hommes, mariée elle devait à juste titre obéissance à leur époux. Point ! Petit à petit, durant son adolescence et d'autres interventions illégales, Catherine prit conscience que certaines femmes étaient réprimées par leurs époux et refusaient donc d'avoir d'autres enfants, d'où la volonté de se faire avorter. Elles ne supportaient plus le joug de ces derniers devenus trop pressants ou qui les trompaient. Les plaintes s'accumulaient et Catherine ne put rien faire pour les aider... pour l'instant. Reconnue à l'âge de dix-sept ans sage-femme par ses pairs, Catherine assista impuissante à la mort de Violante, qu'elle considérait comme sa seconde mère. Elle reprit son activité de sage-femme et retrouva certaines de ses clientes pour d'autres avortements. Vivant dans un misérable taudis, elle se mit à rêver d'une meilleure vie. Violante ne lui avait laissé pas grand chose, quelques sous qu'elle avait grassement gagné lors de séances divinatoires ou d'avortements qu'elle pratiquait. Ces sous, elle les garda pour plus tard et continua d'exercer sa profession pour subvenir à ses besoins.

Un soir d'automne 1657, la jeune sage-femme se rendit à une soirée populaire avec une amie, Catherine Lepère, sage-femme elle aussi. Elle y rencontra un homme à la figure charmante, qui lui fit la cour, Antoine Montvoisin. Âgé de vingt-cinq ans, il tenait une boutique de mercerie, de joaillerie et de bonneterie sur le pont Marie. Il passa la nuit avec elle et lorsqu'elle revint dans sa boutique le ventre rond, il l'épousa. Catherine porta donc le nom de son mari, Montvoisin. Les jeunes mariés emménagèrent au-dessus de la boutique d'Antoine et un beau matin de juillet 1658, Catherine donna naissance à une fille qu'elle appela Marie-Marguerite. Remarquant tardivement qu'elle s'était mariée à un incapable, un bon à rien, elle se disputa souvent avec son mari, lui reprochant de s'investir inutilement dans des affaires qui ne firent pas succès. Elle lui reprocha également d'avoir pioché dans ses économies, dont le maigre héritage de Violante, sans l'avoir consultée. De plus, elle commençait à le voir faire du grand n'importe quoi avec sa boutique qui peinait de rester à flots. Les clients ne venaient plus et le sieur Antoine se ruina. Malade, il mourut le jour de la Saint-Sylvestre, en l'an 1659, et laissa à sa veuve Catherine, alors âgée de dix-neuf ans, des dettes considérables. Sans cesse harcelée par les huissiers, elle vendit tous ses meubles et la maison qu'elle avait acheté avec son mari et logea temporairement chez son amie, veuve elle aussi, Catherine Belleau alias la Lepère. Elle multiplia ses interventions en tant que sage-femme mais cela ne suffisait pas à essuyer les dettes qu'avait laissé son défunt mari. Elle ne pleura pas sa mort et regrettait déjà de l'avoir épousé, mais n'oublia pas qu'il lui avait donné un enfant. Ravalant ses larmes de crocodile et à nouveau libre, Catherine se mit à spéculer sur les superstitions et les faiblesses humaines, empruntant la même voie qu'avait prise Violante pour se venger des fausses accusations de la femme de son amant. Avec le peu d'économie qui lui restait, elle s'acheta un minuscule cabinet qu'elle aménagea pour ses séances de divination, où elle montra l'étendue de ses talents aux clients les plus crédules venus lui rendre visite pour se faire prédire l'avenir. Maintes fois, elle se retrouva confrontée avec la justice qui contestait sa nouvelle et seconde profession. À trois reprises, elle connut la prison et fut condamnée la dernière fois à une forte amende. À mesure que ses revenus gonflaient, elle s'installa avec sa fille dans le Marais et y ouvrit une boutique d'apparat pour les nobles dames, qui ne fit malheureusement pas recette.

Par hasard, elle rencontra Marie Vandon, veuve de Mathurin Vigoureux, et se lia d'amitié avec elle. En vraie commère, elle lui raconta un jour que son mari avait ramené de la Bastille où il officiait en tant que gardien un grimoire d'un prisonnier italien nommé Exili. Elle dit l'avoir retrouvé enfoui dans un des coins de son armoire après son décès. Elle le montra à Catherine en ajoutant qu'elle ne comprenait que dalle à ce qu'il y était écrit. Marie, ou plus communément la Vigoureux, poussa un grimoire poussiéreux à Catherine et l'ouvrit sous ses yeux. Cette dernière feuilleta rapidement les pages et découvrit certains termes inconnus pourtant médicaux qui avaient été griffonnés sur certaines pages. Elle comprit qu'elle avait face à elle un livre aidant à la conception de philtres, d'élixirs et de poisons. Exili était un empoisonneur. Catherine prit la main de Marie et lui ordonna de ne révéler à personne l'existence de ce grimoire. Puis elle lui fit part de ses projets, en effet les deux femmes pourraient tirer profit de ce grimoire qui recelait de décoctions pouvant faire fureur dans la haute classe. Ensemble, elles mirent au point un commerce de philtres et de toutes autres décoctions pour les riches clientes qui venaient dans la boutique de Catherine. Parallèlement à son activité secrète, elle se remit à la pratique d'avortements qu'elle avait arrêté à son mariage avec Antoine pour enfin combler ses dettes. Les breuvages qu'elle préparait avec sa complice la Vigoureux se vendirent comme des petits pains. En même temps, elle développa ses talents en chiromancie pour attirer plus de clientèle et faire la promotion de ses produits. Un vaste réseau commença à se former autour de la veuve Montvoisin et la Vigoureux. Elles enrôlèrent avec elles la vieille amie de Catherine, la Lepère, pour les avortements puisqu'elle les pratiquait elle aussi, et une ancienne connaissance de la Vigoureux, Marie Marette, ou la Bosse, veuve en première noces de Nicolas Bosse, marchand de chevaux et ancien amant de la Vigoureux. Catherine la chargea de s'occuper des transferts des paquets contenant les commandes de ses clients. Elle prit l'habitude de préparer pour eux des commandes spéciales. Elle exécutait leurs demandes à la lettre et leur assurait un service discret et rapide. Les clients revenaient la voir et lui donnèrent le surnom de la Voisin.

En 1664, par soupçon de sorcellerie, la Voisin fut convoquée devant les vicaires généraux et plusieurs docteurs en théologie de la Sorbonne et dut s'expliquer à eux. Finalement, ils n'avaient rien trouvé à redire à son art. Pour échapper aux éventuelles poursuites, fin 1664, elle s'établit dans la rue Beauregard, à la Villeneuve-sur-Gravois, située entre les remparts de la capitale et le faubourg Saint-Denis. Cette zone, autrefois une décharge publique au Moyen Âge, devint un quartier populaire garni de maisons basses et s'organisant autour du clocher de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Gagnant de grandes sommes d'argent dans ses pratiques, la Voisin installa son nouvel cabinet à l'étage de son logis et pour impressionner sa clientèle, elle s'était fait tisser un manteau de velours cramoisi, avec impressions d'aigles esployés à deux têtes d'or fin, qu'elle mettait parfois lors de ses consultations. Elle transforma également la soupente afin d'y accueillir, lors de séances d'avortements, des femmes enceintes. En trois ans, de 1661 à 1664, la Voisin amassa beaucoup d'argent qu'elle partageait avec ses deux complices, la Vigoureux et la Bosse. Dès lors, elle se vit en mesure de satisfaire à sa passion effrénée pour le luxe. Dans sa demeure intérieurement métamorphosée en palais, elle eut un suisse, des laquais et tint table ouverte.


Dernière édition par Catherine Montvoisin le Dim 27 Avr - 22:30, édité 3 fois
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Jeu 10 Avr - 22:01

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Mémé Claudette † Âge : presque 91 ans... † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Désolée, je perds la mémoire † comment trouvez-vous le forum ? Euh... mes dentelles ont le même motif que la toile du fond † Le code du règlement : OK by AthéUn rang pour votre personnage (histoire qu'on puisse mettre une tite image jolie) Red Riding HoodUn dernier mot ? Si j'avais toutes mes dents j'aurais volontiers mordu Monsieur

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Catherine Montvoisin le Lun 28 Avr - 1:32, édité 2 fois
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Jeu 10 Avr - 22:01

Bienvenue Miss
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Jeu 10 Avr - 22:09

Bienvenue! Haha j'en reviens pas j'étais en train de pauffiner le PV de LaVoisin... Razz Il me tarde de lire ta fichounette très chère! câlin
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Jeu 10 Avr - 22:15

Athé chérie Tayaut oui c'est grâce à ton PV pour lequel j'ai eu un coup de coeur ♥️
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Jeu 10 Avr - 22:22

Hihi trop contente qu'il t'ait plu Very Happy J'ai hâte de RP avec toi Dans un certain temps, tu m'aideras bien Razz
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Jeu 10 Avr - 22:29

Re-Bienvenue !

Bonne chance pour ta fiche !
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Jeu 10 Avr - 22:39

Merci Athé et Léa câlin je vous n'aime fort
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Jeu 10 Avr - 22:46

Nous n'aussi !
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Jeu 10 Avr - 22:56

Brrr, tu ferais presque froid dans le dos avec ce nouveau toi  

En tout cas j'espère -et n'ose douter!- que tu nous feras une jolie fiche. D'ailleurs j'ai déjà hâte de la lire

_________________________

QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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Jeu 10 Avr - 23:09

*Monsieur présente son joli postérieur à Achille  léchouille  mais pas à La Voisin  :naraigné: *

Le PV sera bientôt posté donc tu pourras voir un peu plus en détail au niveau des liens xD mais sinon pose tes questions à Athé Razz

ah oui

Rebienviendu  :homerun: 
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Jeu 10 Avr - 23:19

*pousse Cath de son siège et y prend place*

Merci mon (bon) Monsieur amour

J'ai mis bon entre parenthèses car il ne fallait pas me montrer votre postérieur 8D
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Ven 11 Avr - 0:49

Je préfère la parenthèse, autrement ça ferait très "middle-class" pour citer quelqu'un
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À s'habiller sans péril, on triomphe sans goût
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Ven 11 Avr - 8:53

Re-bienvenue! yeah

Bonne écriture pour ta fiche nétoiles J'ai hâte de voir ce personnage se développer Laughing
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Ven 11 Avr - 9:28

Enfin la grande empoisonneuse ! Nous sommes sauvés !  yeah 

Amuse-toi aussi bien avec cette fichette qu'avec la précédente ! Wink
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Ven 11 Avr - 11:44

Merci Stef et Lorraine sauvage Oui je sens que je vais tout aussi bien m'amuser avec ce perso Razz
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Ven 11 Avr - 11:51

Reeeeeeeeee bro câlin Une empoisonneuse Tu pourras m'aider à tuer certaines personnes ?
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Ven 11 Avr - 18:38

Meuh oui Hélo ait un lien d'amitié avec La Voisin pour améliorer ta situation devil
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Ven 11 Avr - 19:24

(a) j'y pensais bien xDD En fait je pense que le lien ira plutôt avec Jeanne
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Sam 12 Avr - 8:17

Haha, non, avec Hélooo
*voit poindre la Bastille* Very Happy
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Dim 13 Avr - 16:48

Jamais de la vie xDDD Hélo aurait bien envie de tuer certaines personnes, mais jamais elle ne le fera. Elle ne pourra pas.
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Dim 13 Avr - 17:36

Gosh, on m'appelle déjà pour mes services

Haha, je donnerais à n'importe qui mes poisons, ce qui m'importe c'est l'argent /poutre/

M'enfin, à ceux qui savent rester discrets et tu ne l'es pas du tout Razz
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Dim 13 Avr - 17:41

De toute façon, je ne t'achèterais rien Smile
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Dim 13 Avr - 17:42

Tu sais faire quoi a part des poisons mortels?
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Cath l'empoisonneuse ou la veuve éplorée

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