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 Alexandre Bontemps, Premier Valet de Sa Majesté


Mer 25 Juin - 16:24

Alexandre Bontemps



Métier/Titre(s) : Premier valet de chambre du roi, Intendant (Gouverneur) des terres, parcs et château de Versailles, Secrétaire Général des Suisses et Grisons
Âge : 39 ans
Origines : Françaises
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : Bon latin- bon espagnol - bon italien- bon anglais
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Situation: Célibataire
Date de naissance : 9 juin 1626
Religion: Catholique
Groupe : Domestique
Personnage ayant existé?: Oui
Avatar : Christoph Waltz

Le Miroir ...

Avec une discrétion comme la sienne, il est bien rare que l’on se souvienne précisément des traits du Premier Valet du Roi. On retient de lui un regard poli et calme, qui ne laisse transparaître que rarement ses émotions, tout au mieux un mécontentement lorsqu’il constate qu’une tâche n’a pas bien été accomplie par un de ses garçons.

Pourtant Alexandre Bontemps est décrit par ses contemporains comme un grand homme fort bien fait lors de son jeune âge. Aujourd’hui qu’il approche des 40 ans on peut sentir chez lui les débuts d’un empâtement qui n’ira que croissant dans les prochaines années mais restera pour le moment discret et ne lui retire rien. Cette bonne mine était héritée d’une pratique de la danse maintenant ancienne et oubliée faute de temps, d’un régime alimentaire souvent incomplet par mégarde, de nuits très courtes et toujours laborieuses, sans aucune exception ou rarement. Sous sa lourde perruque aux belles boucles se trouvent des cheveux courts déjà gris, presque blancs. Un visage plus vieux en apparence qu’il ne l’est en réalité,  en somme celui que l’on surnomme le « bon homme » Bontemps est marqué par le temps qu’il a dévoué à son maître, dévoré par les montagnes de dossiers qui se trouvent dans ses poussiéreux appartements de Versailles, dont il est le gouverneur, et les soucis qui se lisent sur une ligne sévère gravée son front. Ce front qui porte aussi la modestie et l’humilité du Premier Valet de Sa Majesté comme autant de lauriers, sans l'orgueil qui pourrait les accompagner.

Sa livrée est impeccable en tout temps et toute occasion, digne de son zèle pour le Roi par sa magnificence que par une certaine modestie car s’il faut que le serviteur honore son maître, il ne doit en rien le dépasser. Cette politique s’applique aussi bien dans la vie privée que la vie publique de Bontemps. Si l’occasion se faisait de le rencontrer à l’île Notre-Dame (aujourd’hui appelée Saint-Louis) où l’intendant possède un hôtel, on remarquerait l’humilité de ses habits sans ornement, mais toujours de cette excellente facture que sa charge de Premier valet lui permet de se procurer.

Outre cela, le regard apparemment sans avis s’éveille avec ses intimes. On peut alors voir naître sur ses lèvres fines un sourire véritable, non produit par la politesse, et qu’il a pourtant agréable. Ses mâchoires soulignent un menton volontaire qui lui donne un aspect un peu bourru, voire qui rappelle son ascendance roturière mais elle s’efface très rapidement derrière la dignité et le regard vif du personnage, un regard d’un gris lunaire qui au contact d’un maître gourmand de secret ont appris à percer les âmes les plus fermées.

... n'est pas le reflet de l'âme

C'est un mélange de transparence et d'abandon de soi qui caractérise le Premier Valet du Roi. Soudainement vous l'aurez auprès de vous, sans l'avoir remarqué alors que depuis le début Alexandre Bontemps est dans cette même pièce et attend un signe pour se présenter et servir. Pourtant Alexandre est loin de la mécanisation qui semble affecter les bons domestiques et place dans leurs yeux un vide glaçant qui semble s'apparenter à une absence d'âme. Bien au contraire, le regard de l'homme du Roi est attentif. Bontemps observe et rapporte, commente à son maître ce qu'il s'est passé devant lui ou ses petites mains avec une précision méthodique et volontaire. Rien à la cour ne doit échapper au Roi et par conséquent rien ne doit échapper à son valet qui est ses yeux et ses oreilles. Sa fidélité pour sa Majesté fait partie de celles qu'on ne verrait certainement jamais flanché. En cela il ressemble à un soldat, droit dans ses chausses depuis son plus jeune âge il n'a aucune tâche d'infamie qui puisse lui faire ployer l'échine. Un d'Artagnan de l'ombre en quelque sorte, la bravade et la fierté gasconne en moins.

C'est un homme aimable que ce Bontemps et une mémoire formidable. Il se souviendra de vous bien que vous ne vous souveniez pas de lui. Il saura aussi beaucoup plus de choses que vous ne le souhaiteriez et ce qui inquiète seulement parce que ce que sait Bontemps, le Roi le sait. Il y a pourtant des avantages à être connus de cet homme là. La première est sa discrétion et sa pudeur légendaire qui fait qu'il ne se servira pas personnellement de ses informations pour les retourner contre vous. Bontemps ne fait que transmettre et informer, et de toute manière il n'a jamais eu le cœur à faire souffrir qui que ce soit. Pour cela le Roi emploie un de ses collègues, le Premier Valet Nyert, et cela convient parfaitement à Bontemps. A chacun sa tâche. La seconde raison est que le bon homme est toujours prêt à rendre service, et surtout tient parole. A défaut de se soucier de lui-même, il se soucie des autres dans une volonté bien chrétienne. Tous peuvent se présenter devant lui sans crainte, il les recevra avec amabilité et autant de patience que cela lui est permis.

S'il a pour titre celui de valet, il n'en a pas l'esprit. Certes il est enclin à servir son maître,il s'éloigne pourtant des bassesses domestiques habituelles par sa fonction et un désintérêt splendide pour lui-même. Jamais, depuis qu'il est au service du Roi, Bontemps n'a fait la demande d'une charge, d'une pension, ou d'une récompense quelconque pour sa propre personne. De fait le souverain apprécie le silence et la discrétion de son valet et confident. Il lui fait accepter tout ce qu'il ne demande pas. Aussi la nature prudente du Premier Valet lui fait garder avec attention ce qu'il reçoit et qu'il pourra ainsi transmettre un jour à sa descendance le moment venu.

Cette distance fait de lui un homme d'apparence froide, un être qui ne se consacre qu'à sa tâche ce qui est vrai. Les femmes se demandent s'il est possible de faire de faire flancher ce cœur là, et les hommes si l'on peut bien lui tirer une réaction vive, un rappel de lui-même par un mouvement d'orgueil.

Toujours pressé, toujours occupé, il n'a le temps a rien d'autre (ou rarement) qu'à ce que le Roi lui confie. Sa manie va à une petite montre à gousset qu'il porte toujours avec lui, offerte par son père et qu'il regarde fréquemment dans un mouvement devenu mécanique par l'habitude. Il n'y a pas de temps, le Roi demande. Cela le retient de se consacrer entièrement à des choses plus légères. Bontemps est un homme grave qui alourdit les conversations. Il ne pratique pas l'art du bel esprit bien qu'il se plie à l'exercice avec plus ou moins de raideur. La légèreté est loin de lui, et faire rire autrui lui est un art qu'il ignore et qu'il laisse volontiers à d'autres qui ont davantage de temps pour s'y consacrer. Il n'a pas le temps de se laisser aller à la conversation légère, tout dois être prêt tout doit être bon et parfois les domestiques qu'il dirige subissent les colères de cet homme qui en exige autant d'eux que de lui-même, a savoir beaucoup. Il est aussi très difficile, si vous parvenez à atteindre les pensées profondes du Bon homme Bontemps ce qui est très loin d'être une évidence, de le faire changer d'avis sur quoi que ce soit. Soit parce qu'il n'écoutera pas vos arguments, soit parce qu'il les écoutera mais avec une oreille polie et donc peu à même de grand bouleversement intérieur. Même ceux qui se réclament de ses amis ne savent sa position sur tel ou tel sujet, son avis sur telle ou telle personnalité. Ce n'est pas à lui de juger ou de donner son point de vue. Il ne compte pas. Seul le service compte.



Dernière édition par Alexandre Bontemps le Mer 25 Juin - 16:29, édité 1 fois
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Mer 25 Juin - 16:24

On naît tous un jour ...



   
7 Juillet 1642

Frère Georges sortait du cloître en bougonnant sans retenue malgré le vœux de silence qu'il avait prêté des années auparavant. De toute manière personne à Notre-Dame d'Hyvernaux ne respectait plus rien et ce depuis bien longtemps alors pourquoi devrait-il se donner cette peine ? D'ailleurs il était bien mécontent d'être tiré de sa sieste après son déjeuner. Les gens n'avaient aucune tenue.
Il savait qu'il devait accueillir une grosse tuile, un homme qui venait d'obtenir les faveurs du Cardinal de Richelieu et par cela avait été nommé Abbé commendataire de l'abbaye. Et c'était une raison pour déranger les gens honnêtes ? Sincèrement pour quoi faire ? Ce n'est pas comme s'il y avait grand chose à gérer ici, surtout qu'ils n'avaient besoin de personne pour ça. Les frères se géraient très bien tout seul. La peste de ces Cardinaux qui se croyait couronnés, vivement qu'il meurt... et que Dieu lui pardonne ses péchés blablabla. Dans tous les cas il était certain que ce nouvel abbé ne ferait pas plus que ses prédécesseurs pour restaurer la gloire passée de l'abbaye fondée par Saint Louis. Encore un homme attiré par le prestige de la robe -parce que l'appât du gain ici c'était pas gagné.
Il poussa la porte du parloir après avoir rapidement vérifié la tenue de son habit noir et haussa légèrement un sourcil.
Se trouvait un jeune homme... Non un enfant. De haute taille certes mais un enfant tout de même, les cheveux bruns, tenant entre ses mains un maroquin de cuir. Allez, il n'avait même pas de poil au menton, il devait avoir quoi ? Vingt printemps ? Un petit jeunot.
Frère Georges chercha du regard s'il n'y avait pas quelqu'un d'autre avec lui qui aurait été dissimulé par une colonne du parloir.
Mais non.
Évidemment, le maître avait décidé de ne pas se donner la peine de se déplacer jusqu'ici. Il s'était levé pour un laquais, formidable.
Cela l'irritait au plus haut point et il ne comptait pas épargner le laquais même si ce n'était pas sa faute.
Tout le monde savait qu'on ne réveillait pas Frère Georges pendant sa sieste.

- C'est pour visiter je suppose.
- Bonjour mon père, oui. Je suis...
- Oui oui c'est cela, moi aussi,
le coupa-t-il dans un bougonnement. Allons suis-moi.

Il n'avait pas le temps d'écouter cet enfant. Du moins si, il en avait le temps mais il n'en avait aucun envie.
Le garçon le suivit en silence, observant autour de lui. Ce qui satisfaisait le moine. Moins de parlote plus vite il pourrait retourner à son petit vin et son coin d'ombre sous le chêne.
A la lumière Frère Georges fut surpris de constater que le visiteur ne paraissait pas avoir vingt ans mais quinze. Il avait été trompé par la taille du garçon et son regard sérieux, presque sévère. A la lumière il était évident qu'il était bien plus jeune qu'il n'avait semblé être.
La peste de ces feignasses d'abbé commendataire. Pas même foutus de venir ici au moins une fois, à la place ils envoyaient des gamins encore dans leurs langes.
L'humeur de Frère George ne s'améliorait pas.

Voilà le cloître on y fait pousse des rosiers, la fontaine est juste derrière. Là les cellules, les frères n'y sont pas en ce moment à part Frère Juin qui est trop mal pour se lever. Il avait un peu trop bu la veille, mais le moine n'avait pas cru nécessaire de préciser cela. Par là l'Eglise, peut-être que le visiteur voudrait y aller prier avant de repartir. Les chapelles étaient juste sur le côté et faisait face à l'entrée Nord. La cuisine devrait demander un peu plus de soin, le four tirait mal. C'était vrai, les dindes grasses et les viandes rouges cuisaient moins bien qu'avant. Là le réfectoire, sans intérêt. Il n'eut pas besoin de préciser que la vieille tour tombait en ruine, on ne s'en servait plus depuis longtemps, même avant l'arrivée de Frère Georges.
A chaque nouveau lieu, écrivait deux trois choses sur un parchemin à l'aide d'un crayon et hochait la tête pour signifier qu'il comprenait, brisait parfois son silence de questions qui agacèrent le moine.
Combien de cire d'abeille utilisez vous pour cirer les bois de l'Autel. combien de savon pour nettoyer les différentes salles. Combien de bougies chaque jour, par frère et par service. Combien de temps durait une bure, quand fallait-il remplacer. Les moines coupaient-ils suffisamment de bois de chauffage ou fallait-il en commander. Idem pour les légumes et les fruits, les poules et les quelques vaches qui ne semblaient pas entretenues. Et à chaque fois : qui était leur fournisseur, à combien vendait-il sa marchandise...

Frère Georges sentait sa colère monter à chaque nouvelle question. Le maître du gamin devait être un rapiat. Un radin qui comptait garder ses sous aussi près de lui que possible, en retirer autant qu'il pouvait de leur pauvre petite abbaye et revendre la charge. Eh bien il serait déçu, lui et ses moines ne travaillait pas la terre, murmuraient leur messe et repartaient aussi vite qu'ils étaient entrés dans l’Église. Les rendements de l'abbaye de Notre-Dame d'Hyvernaux étaient nuls voire presque négatifs. Il n'y avait absolument rien à gagner.
Il avait la désagréable impression que le gamin voulait lui dire comment diriger son abbaye. A la réflexion il ne devait pas être le laquais mais le fils du maître que ce dernier avait envoyé parce qu'il était trop paresseux et que cela "formerait" sa progéniture.
Il devait néanmoins reconnaître qu'il posait les bonnes questions pour savoir comment fonctionnait cette abbaye et combien elle coûtait.

-Écoute mon garçon,
finit-il par dire agacé en se retournant soudainement alors qu'une nouvelle question venait de lui être posée sur le déroulement des cérémonies. Je crois que tu n'a pas compris quel allait être le rôle de ton maître ici. Il n'est pas abbé in titulum par la volonté de notre bon Cardinal mais abbé in commendam. Ce ne sera pas à lui de s'occuper de la discipline de mes moines, ni d'exercer la moindre autorité. J'espère, mon fils, que tu lui fera bien comprendre cela.

Le jeune homme s'était simplement arrêté mais avait continué de griffonner sur son parchemin. Il releva ses yeux gris vers le vieux moine, sans semblé perturbé ou déstabilisé par ce qui venait de lui être dit. Le vieil homme se fit alors la réflexion qu'il ne l'avait jamais vu sourire depuis qu'il était arrivé ici, pas même pour le saluer comme le faisait beaucoup de gens. Il n'y avait que le sérieux et une certaine politesse qui semblait animer le visage de ce discret garçon.

-Je comprends parfaitement mon père. Je vous assure que vous n'avez rien à craindre. Il faudra simplement s'attendre à des restrictions concernant la nourriture riche et le vin, qui de toutes manières ne concernent pas la règle de Saint Augustin en vigueur dans ces murs.

Il retourna à son griffonnage. Voyant son bon repas de tous les jours menacé, le moine serra les dents, le toisa. Pour qui ce gamin le prenait-il ? Des restrictions ? Comment osait-il croire qu'il pouvait leur dicter leur ligne de conduite ?
Pinçant les lèvres d'un air hautain il se racla la gorge pour attirer de nouveau son attention. Il ne l'aurait pas comme cela.

-Vous me semblez bien présomptueux pour parler à la place de votre maître. Les seules prérogatives qui lui sont attribuées sont celles de récupérer les revenus de notre abbaye...
-Revenus qui lui seront pour un tiers reversés, mon père.


Frère George n'aurait pu s'attendre à une telle attaque... Caresse ? Il restait stupéfait. Le précédent abbé commendataire et celui encore avant lui n'avaient jamais laissé aux moines de l'abbaye que ce qu'il leur fallait pour vivre, et encore. Il ne récupérait pas même un dixième de ce qui était gagné ici.
Bien entendu cela était largement suffisant pour que les moines puissent mener bon train mais... Avoir davantage d'argent...

-U... Un tiers ?
-Pour le moment les profits de l'abbaye sont d'une centaine de livres par mois... Trois cents cinquante-six pour être exact, alors qu'au vu des possibilités de votre communauté cela pourrait être multiplié par douze.


L'enfant rayait des lignes et relisait son papier, réfléchissait à voix haute.

-J'ai vu que la mense capitulaire était le seul revenu que l'on vous octroyait, ce qui est naturel vous revenant de droit. Je pense que la dîme devrait y être ajoutée, et employée pour relancer les terres autour de l'abbaye. En réemployant intelligemment le grain qui vous sera versé par la dîme, vous pourrez faire des réserves pour cet hiver et économiser la nourriture que vous auriez autrement achetée ainsi que prévoir des semences pour la prochaine année. Dans un peu plus d'an nous pourrons acheter de nouvelles vaches et un troupeau de mouton, permettre la reprise de la production de fromage qui vous servira et dont le surplus pourra être vendu à la foire. Je vous épargne les détails, quoique je puisse vous les transmettre si vous le souhaitez.


Frère Georges avait dû réfréner sa surprise. Pourquoi le laquais semblait-il soudainement plus âgé ? Le vieux moine restait néanmoins méfiant.

-De beaux projets mon garçon. Je doute pourtant voir se réaliser la moitié de ce que tu viens de me dire.


Le garçon ne tenait certainement pas les cordons de la bourse, si le maître était impatient et lassé, il aurait plus intérêt de revendre l'abbaye plutôt que d'investir sachant que rien ne se produirait et tout ce bel argent promis partirait en fumée. Frère Georges ne comptait pas se laisser acheter pour si peu.
Il fronça les sourcils en voyant le garçon baisser les yeux vers son manteau, y chercher quelque chose, en sortit une bourse.

-J'ai ici cent Louis d'Or qui serviront à acheter le nécessaire pour cette année, étant donné que les semences que vous recevrez à la fin du mois d'août ne donneront leur fruit que l'année prochaine. La tour sera reconstruite à mes frais et peut-être pourrez-vous même redonner un peu de brillant à l'église pour permettre aux villageois alentours de venir écouter la messe et y laisser leur aumône.


Il n'avait pu retenir ses yeux de s'élargir. C'était une fortune que l'enfant tenait dans ses mains. Le jeune homme devant lui, eut un sourire aimable.

-Si tout se passe bien mon père, et avec l'aide de Dieu et des Frères, il sera possible de vous laisser la moitié des revenus de l'abbaye.


Cela acheva la surprise du moine. La moitié. La moitié des revenus. C'était inespéré. C'était un miracle et Frère Georges se sentait soudainement d'une humeur bien plus douce, et religieuse.

-Vous... Vous en êtes certain ?

Il semblait sincère, mais qu'en était-il de la volonté de cet Alexandre Bontemps ? C'était lui l'abbé commendataire, pas celui qui lui faisait face. Pourtant son assurance, sa politesse et sa maîtrise lui inspirait quelque chose qui lui sembla être de la confiance.

-Je vous assure mon père. Un contrat sera déposé chez notaire, je vous le rapporterai demain pour y apposer le sceau de l'abbaye et votre signature.


Lorsque Frère Georges était retourné dans le cloître, les moines qui l'attendait avec anxiété le regardaient surpris. Était-ce un sourire qu'ils pouvaient lire sur son visage ?

-Dieu nous a envoyé un sauveur mes frères. Notre abbaye semble peut-être avoir la possibilité de se relever de ses cendres.


Il y eut des soupirs de soulagements et des acclamations brisant toujours ce même vœux de silence.

- Monsieur Alexandre Bontemps semble tout disposé envers nous. Un homme pieux et bon, rare en ces temps de trouble.


Les moines se félicitèrent d'une telle providence et prièrent bien plus longtemps et avec plus de ferveur à l'église qu'ils ne l'avaient fait en de nombreuses années, des prières emplies d'espoir se levant vers les cieux.

Le lendemain, le jeune garçon était revenu.
Visiblement poussiéreux, il n'avait pas pris de carrosse et était venu à cheval depuis Paris, accompagné d'un homme qui était vraisemblablement l'avocat délégué pour s'assurer de la bonne conduite de l'échange.
Il eut cette fois un sourire aimable en voyant s'approcher le Frère Georges, bien plus engageant que la veille.

-Bonjour mon père.
-La paix sur vous mon fils. Comment allez-vous en ce jour ?


Frère Georges était impatient. Il voulait signer ce contrat qui lierait les mains d'Alexandre Bontemps à l'abbaye et dont il ne pourrait se défaire sans procès.
Après lecture du contrat il fronça les sourcils. La signature de l'abbé commendataire était manquante.

-Monsieur Bontemps n'a pas signé ?
-Il le fera après vous mon père,
répondit calmement l'avocat en lui présentant un encrier et une plume. Si vous voulez bien signer ici...

Frère Georges craignait encore un ultime retournement un piège. Il relut encore le contrat puis dû se rendre à l'évidence que c'était bien ce qui lui avait été annoncé.
La signature fut rapide, on apposa le sceau de l'abbaye royale de Notre-Dame d'Hyvernaux.
L'avocat se tourna donc vers le jeune homme.

-Si vous voulez bien vous donner la peine de signer à présent Monsieur.


Frère Georges se redressa pour voir. Monsieur Bontemps était peut-être arrivé sans qu'il ne l'ait entendu. Il fronça les sourcils en voyant le laquais s'avancer après avoir opiné.

-Merci,
dit calmement Alexandre en prenant la plume et en signant d'un geste sûr et souple.

Il se redressa en regardant Frère Georges dont la gêne et la confusion était visible sur son visage.

-Je suis certain que Notre-Dame d'Hyvernaux a de beaux jours devant elle,
sourit le jeune homme.
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Mer 25 Juin - 16:24

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Je vais faire ma prude et ne rien dire † Âge : même si beaucoup se doutent déjà de qui est derrière ce vava x) † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? Je buvais mon thé, et  un loir est sorti de ma théière et m'a embarqué ici † comment trouvez-vous le forum ? La perfection évidemment † Le code du règlement : OK byyyyyy MOA Une citation/ phrase à mettre sous le vava (qu'on mette avec l'image de votre groupe Very Happy) Moins né pour lui que pour son maître† Un dernier mot ? Depuis le temps que je/nous l'attendais/ions le voilà  bouing 

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 
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Jeu 26 Juin - 1:42

    Koeur koeur ♥

    Gaaaah, t'as enfin craqué, c'est so f*ching généralissime !
    Et comme toujours je sens que tu vas roxer du poney   

    (Ps : quand même, pour une licorne ce smiley n'a pas beaucoup... bah de corne)

_________________________

QUELQUE CHOSE APPROCHANT COMME UNE TRAGÉDIE† Un spectacle ; en un mot, quatre mains de papier. J’attendrai là-dessus que le diable m’éveille.  (c) P!A
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Jeu 26 Juin - 7:03

Troooop coool *:*

Bonne écriture 8D

Bon choix de PV! J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire!
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Jeu 26 Juin - 14:01

Bontemps est ENFIN là

Aaaaaah j'ai hâte de lire ta fiche qui je suis sûr sera par-fait ! amour

Re-bienvenue Monsieur Tayaut back hug
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Ven 27 Juin - 22:54

Aaaah génial
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Sam 28 Juin - 16:16

Le OK BY MOA m'a tuée  What a Face admin schyzo, va  balon 
Amuse-toi bien avec perso qui roxe le caleçon de mémé  fan attitude 
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Sam 28 Juin - 16:20

Y a une sacrée colocation dans sa tête n'empêche Razz dans la famille "jme parle à moi-même'" ^^ câlin
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Dim 29 Juin - 16:31

Alix Albray a écrit:
Le OK BY MOA m'a tuée  What a Face admin schyzo, va  balon 
 
Mufufu  :waaa: 

Athé, vous ne voyez que la partie immergée de l'iceberg xD

Merci pour vos encouragements, je vais essayer d'avancer ça un peu aujourd'hui   
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Mer 9 Juil - 14:11

Information

Bonjour, bonsoir à tous !

Bienvenue à vous sur Vexilla Regis ! J'espère que vous vous y plairez !

Je vous informe officiellement que les validations ne seront pas fermées du 11 juillet au 20 août. Prenez donc tout le temps qui vous est nécessaire pour finir votre fiche !
Je m'occuperai personnellement de votre validation durant cette période à avec l'aide du Staff de même que je répondrai à vos questions si vous en avez !

Bonne écriture de votre fiche !

PS : Oui meme notre Bontemps favori y a droit

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