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 Deux proches amis se retrouvent ft Ninon de l'Enclos [-18]


Jeu 28 Aoû - 14:34

Ah Paris ! Vivonne s’y sentait bien. Il s’y sentait chez lui. Oh il aimait naviguer, mais après de longs mois en mer à défendre les côtes françaises et représenter le Roi chez nos voisins, le Duc aimait à retrouver Paris, la Cour, et ses proches pour qui il ramenait moult cadeaux. Ainsi après un fort long voyage, il avait rejoint la demeure familiale ou il avait pu faire quelques cadeaux à ses cinq enfants alors que son épouse lui battait froid, avant de remonter sur Paris. Là il avait naturellement couru retrouver son roi afin de remplir ses obligations tant nobles que militaire mais il fallait bien avoué que le plus agréable dans son retour avait été les retrouvailles avec ses sœurs  pendant qu’un fidèle domestique portait un courrier a sa Comédienne Préférée qu’il retrouva pour une nuit quelques heures après.

Et voilà, la nuit avait eu lieu, et Vivonne avait passé une première journée à la cours. Il lui restait cependant une personne à rencontrer, rassurer sur sa santé et à qui faire cadeaux : Ninon de l’Enclos.  Naturellement il la fit prévenir mais, de plus, fit confier à un domestique de confiance de Ninon ses cadeaux : ainsi retrouveraient-ils les cadeaux lorsque Ninon et lui s’éclipseraient dans la chambre de celle-ci.  

Vêtu de ses plus beaux atours, avec juste un petit cadeau pour la Dame de l’Enclos, il se rendit donc chez elle, et pénétra chez Ninon ou se tenait l’habituel salon littéraire. Habitué des lieux qu’il fréquentait depuis maintenant près de quinze ans, il fut fort bien accueilli par le personnel qui le rassura sur sa collaboration. Ensuite le Duc se dirigea vers le salon où il attira tous les regards. Forcément, on ne l’avait pas vu depuis plusieurs mois. Le Duc offrait a Ninon les égards de sa première soirée mondaine Parisienne depuis son retour, pas de doute que cela ferait parler dans tout Paris.

Avançant poliment, se laissant aborder, il sourit lorsque Ninon vint le saluer.


« Dame de l’Enclos. Je suis ravi de vous revoir. »

Déclara Louis-Victor en lui offrant un baise main, posant avec tendresse ses lèvres sur cette main qu’il connaissait si bien, alors qu’il avait glissé avec adresse une bague à la main de sa grande amie.

« Petit cadeau… Mais pas le seul. »

Murmura-t-il à Ninon, souriant. La bague était en or avec un joli diamant solitaire. Elle était élégante, ce qui convenait donc parfaitement à la propriétaire de ce célèbre salon littéraire.

Il la laissa alors prendre la parole et l’accueillir, maintenant qu’il avait fait son petit cadeau, souriant. Ah qu’on était bien a Paris, avec ses amies !


Dernière édition par Louis-Victor de Mortemart le Mer 3 Sep - 1:34, édité 1 fois
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Jeu 28 Aoû - 15:53

Ninon avait relativement mal dormi cette nuit là. Pourtant non, elle n'était pas souffrante. Il n'y avait aucune raison apparente à cette insomnie arrivée de nul part sans crier gare. Ninon en avait donc profiter pour rédiger tous ses courriers en retard. Elle en avait beaucoup car elle n'aimait pas y répondre tout de suite. Elle remettait toujours à plus tard. Mais comme dit le proverbe: Il ne faut pas remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui. Une fois qu'elle eut terminé, elle alla se faire une toilette puis, elle alla tirer du lit sa suivante pour que cette dernière l'habille et la coiffe. Une fois que tout ceci fut fait, Ninon alla manger un morceau. Son salon commençait à se réveiller doucement, et son personnel fut surpris de la voir déjà debout et en pleine forme.

La journé avait donc bien commencé. Mais Ninon ne savait pas vraiment quoi faire. Elle avait réglé tout ce qu'elle devait que ce soit financier et papiers. Pourtant, en regardant dehors et en voyant le soleil pointé, elle se dit que la journée allait être belle et qu'il ne faudrait pas qu'elle reste enfermée.

Elle était en pleine reflexion lorsqu on lui apporta un mot. Elle s'empressa de l'ouvrir et d'en lire le contenu. Un sourire vint rapidement se dessiner sur le visage de Dame de l'Enclos. Louis-Victor de Mortemart était revenu et il souhaitait lui rendre visite. Ninon se leva d'un bon, manquant de renverser sa tasse de chocolat. Elle se dirigea vers sa chambre , sa suivante sur les talons, et lui demanda de sortir une autre robe et de la coiffer autrement. Elle voulait se faire belle pour Louis-Victor. Elle l'adorait et adorait aussi passer des moments avec lui. Elle espérait ne pas avoir trop changé, car même si elle prenait soin d'elle, elle ne pouvait pas lutter contre sa pire ennemie, la vieillesse.

Quelques heures plus tard, son salon fut plein et Ninon parlait avec un Duc. Mais à chaque fois q'une personne entrait, elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder dans sa direction. Au bout d'un moment, elle entendit des pas sur son plancher et elle leva les yeux. Louis-Victor était là, tout sourire et il se dirigeait vers elle. Elle se leva pour aller le saluer. S'ils avaient été seul, elle lui aurait sauté dans les bras sans la moindre retenue. Mais il fallait qu'elle le salue comme le demandait me protocol. Elle lui tendit alors la main.

-Mon ami, c'est un plaisir plus que partagé.

Elle sourit tout en le regardant lui baiser la main.

Elle sentit quelque chose glisser sur son doigt et le regarda. Une magnifique bague venait de faire son apparition. Louis-Victor la gâtait beaucoup trop. Elle le lui avait déjà fait la reflexion mais ce dernier était du genre têtu.

-Elle est magnifique. Merci infiniment.

Elle haussa un sourcil.

-Oh ce n'est pas le seul? J'ai hâte de voir le reste. Mais ne restez pas debout mon ami. Venez, allons nou sassoir. Vous me raconterez ainsi vos voyages.

Elle lui prit le bras et traversa son salon sous les personnes qui commençaient déjà à jaser. On allait en parler encore longtemps de Ninon et de Louis-Victor. Toujours son sourire aux lèvres, elle l'emmena dans son petit salon privé où ils seraient libre de parler. Du vin les attendait avec des petites choses à manger. Ninon prit place et fit signe à son amant d'en faire autant.

-Alors, racontez moi. Tout s'est bien passé? Je ne vous ai pas trop manqué?

Elle fit une petite moue et le regarda.
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Ven 29 Aoû - 0:30

Vivonne était content de retrouver Ninon. C’était seulement lorsqu’on était loin de ses proches qu’on se rendait réellement compte à quel point on tenait a eux. Et là il était des plus ravis de voir que c’était réciproque. Il était évident à la façon dont le visage de la femme de lettre s’illuminait en le voyant, qu’il était le bienvenu. Et il fut des plus ravis par sa joie en voyant le cadeau qu’il avait laissé a sa main. Ninon était si enthousiaste qu’il ne pouvait pas dire un mot et se retrouvait agrippé et trainé jusqu’à un salon privé. Seuls, elle lui demanda s’il avait souffert de son absence avec une petite moue. Vivonne sourit alors, amusé et approcha lentement.

« Comment répondre à une telle question ? Je crains que les mots ne soient faibles. »

Avoua-t-il alors. Il saisit alors la nuque de Ninon et l’embrassa avec fougue, la faisant basculer durant le langoureux baiser. Trop enthousiaste, il faillit perdre l’équilibre et bouscula un guéridon quand il se rattrapa.

« Vous m’avez tant manqué que j’en perds l’équilibre ! »

Plaisanta-t-il, tout sourire. Lentement, tendrement, il lui caressa le visage, son regard parcourant le visage avec attention, désireux de mémoriser chaque nouvelle ride, de reconnaître celles qu’il connaissait déjà, souriant. Ninon était sa meilleure amie, et la plus charnelle. Il lui devait tant ! Elle avait été la première femme à le séduire, et non l’inverse, et elle lui avait tant appris ! Si Ninon n’avait pas été la première, Vivonne en avait souvent l’impression : c’était entre les cuisses de la belle blonde que Vivonne avait le sentiment d’être devenu un homme libertin et pas un simple adolescent coureur de jupons. Et il aimait y retourner chaque fois qu’il en avait l’occasion. Il l’embrassa doucement puis s’éloigna un peu. A raison puisque la porte s’ouvrit alors, le fidèle domestique de Ninon apportant les cadeaux de Vivonne.

« Je vais vous raconter mes voyages mais d’abord, que diriez vous de regarder mes cadeaux ? »

Proposa-t-il alors avec le sourire, pendant que le domestique attendait de savoir s’il devait apporter boisson ou collation. Il y avait deux paquets, un petit et un grand. Le premier avait les dimensions d’une boite à chaussures. Le second par contre était beaucoup plus grand. Vivonne s’était amusé à offrir aux femmes qu’il aimait une robe de la couleur qu’elles préféraient et les chaussures assorties, Ninon ne faisait pas exception.
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Sam 30 Aoû - 13:53

Louis-Victor avait vraiment manqué à Ninon. Oh certes, cette dernière ne manquait jamais de compagnie. La plupart des hommes se bousculaient pour être avec elle et Ninon s’en amusait bien souvent. Mais avec Louis-Victor, s’était particulier. Ninon lui avait absolument tout appris. Elle lui avait fait son éducation et elle était fier de ce qu’elle avait entreprit. Elle lui avait aussi appris tout ce qu’elle aimait. Louis-Victor la connaissait donc vraiment par cœur. Il savait ce qui la faisait vibrer, ce qui lui faisait perdre la tête et surtout, surtout, ce qui la faisait monter au septième ciel. Lorsque Ninon le prit au bras afin de l’emmener dans son salon privé, elle tata discrètement le bras de Louis-Victor. Elle sourit et constata qu’il avait pris du muscle. Elle le savait bien fait, mais là, elle avait vraiment hâte de voir tout ce que ces longs mois d’absences avaient donné. Ils s’assirent et elle continuait à l’admirer tout en lui parlant.

Ninon poussa un petit cri de surprise. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il l’attrape par la nuque et encore moins à ce qu’il la fasse basculer. Elle passa ses mains dans les cheveux de son jeune et préféré amant et prolongea son baiser. Elle tenta, durant ce baiser, de mettre à côté la douleur dorsale qu’elle ressentit sur le moment. Eh oui, Ninon n’était plus toute jeune et elle avait des douleurs qu’elle ne ressentait pas avant. Mais pour rien au monde elle ne voulait gâcher cet instant de retrouvaille. Alors, elle fit abstraction. Elle ne put s’empêcher de pouffer de rire lorsqu’elle constata que Louis-Victor avait failli perdre l’équilibre.

-Oui c’est ce que je constate. Vous ne vous êtes pas fait mal au moins ?

Louis-Victor se mit à lui caresser le visage et cette dernière plongea son regard dans le sien avec un sourire. Pour la première fois de sa vie, Ninon se sentit mal à l’aise. Elle devenait de plus en plus ridée. Pourtant, les rides qu’elle avait été toutes petites et elle lui allait bien. Mais Ninon les voyait beaucoup plus grande que ce qu’elles étaient en réalité. Quand elle tenait Salon, elle était sexy et sûre d’elle. Mais intérieurement, cette assurance était partie très loin et ne reviendrait probablement jamais. Il lui donna encore un baiser puis s’éloigna et reprit place dans le fauteuil. Précisément au même instant, la porte s’ouvrit et un valet arriva avec les cadeaux de Louis-Victor. Ce dernier lui proposa de les ouvrir d’abord et d’écouter ses exploits par la suite.

-Oh vous savez, je suis capable de faire deux choses en même temps. Je peux ouvrir ces paquets tout en écoutant vos récits.

Le valet posa les paquets et prit congé. Ninon prit le plus petit en premier et l’ouvrit avec délicatesse. Comme si à l’intérieur se trouvait un cadeau qui était d’une incroyable fragilité. Elle aimait prendre son temps et ainsi faire durer d’avantage le suspens. Lorsque le couvercle de la boite fut retiré, elle découvrit la plus belle paire de chaussure qu’elle n’avait jamais vue. Non seulement ces chaussures devaient coûter incroyablement cher, mais en plus, une boucle en argent serties de pierres brillait de mille feux. Ninon n’en revint pas et prit une chaussure dans sa main qu’elle regarda émerveillée.

-Louis-Victor mais vous êtes fou ! Ces chaussures ont dû vous coûter une véritable fortune.

Elle les regarda sous toutes les coutures. Notre dame de lettres était vraiment gâtée. Mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir gênée. Elle décida de les essayer mais elle ne pouvait pas se pencher pour retirer ses chaussures et essayer la nouvelle paire. Elle sortit la deuxième et tendit les chaussures à Louis-Victor.

-Il faut que je voie comment elles donnent sur moi. Pouvez-vous m’aider à les mettre ?

Avant d’ouvrir le deuxième paquet, elle voulait essayer ses chaussures et écouter le récit de Louis-Victor sur ses folles aventures. Ninon adorait l’écouter raconter. Louis-Victor pouvait être très théâtral parfois et il arrivait aussi à la faire rire. Ce qui n’était pas pour déplaire à Ninon. Elle le regardait avec admiration et l’écoutait avec une attention particulière. Comme elle était heureuse de le retrouver, elle espérait vraiment que ce dernier resterait quelques temps. Mais ça, ça allait être une autre histoire.
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Sam 30 Aoû - 15:49

Vivonne était heureux. Oui, heureux. Ninon l’accueillait et il était plus que visible qu’elle était ravie de sa présence, se précipitant avec lui dans un salon privé afin de d’être seuls à seuls. Et en plus leur baiser la ravissait, et elle rit à sa plaisanterie. Il fallait vraiment peu de choses pour être heureux, il suffisait de Ninon. Ninon qui semblait trouver qu’il avait pris du muscle, a sa grande surprise vu qu’il pensait avoir seulement pris un teint plus halé au soleil. Enfin il fallait lui répondre, il ne pouvait pas juste la regarder avec tendresse et l’embrasser tout de même !

«N’ayez crainte, je ne me suis pas fais mal. »

Lui dit-il doucement pour la rassurer, avec un sourire charmeur. Alors que sa tendre amie lui caressait les cheveux, il se sentait bien et c’est presque à regret qu’il alla au fauteuil pour adopter un air séducteur alors que les cadeaux étaient apporté par le domestique.

« Oh mais je ne doute pas que vous soyez pleinement capable de m’écouter tout en déballant quelques modestes présents, mais profiterez vous autant de vos cadeaux, tout captivée que vous seriez par mon récit ? »

Demanda-t-il alors avec le sourire alors que Ninon s’émerveillait de son deuxième cadeau, une magnifique paire de souliers de la couleur que Ninon préférait. Alors qu’elle le traitait de fou tout en approchant avec une chaussure, il se leva :

« Je ne suis pas fou, vous êtes ma plus proche et tendre amie. Est-ce être fou que de chérir une personne tel que vous ? »

Demanda-t-il alors que la dame de lettre lui tendait ses chaussures avant même qu’il n’ait pu s’approcher pour l’embrasser. Ainsi Ninon voulait que le Duc la déchausse avant de lui mettre ces nouvelles chausses ? Et bien soit, le Duc s’exécuterait. Il embrassa Ninon sur le bout du nez puis prit la paire.

« Soit, installez vous, je vais aller à vos pieds ma chère Ninon. »

Dit-il avec le sourire, la guidant vers le fauteuil où elle prit place. Le Duc s’agenouilla alors, posant la pierre au sol, tout sourire. Lentement, délicatement, il saisit donc un premier pied et le déchaussa, se retrouvant avec un joli peton gainé de blanc qu’il embrassa tendrement sur la voute plantaire, la pulpe des orteils et le dos du pied, avant de le glisser dans la nouvelle chaussure. Puis avec un sourire gourmand, il saisit le second pied, le déchaussa, le caressa amoureusement, avant de l’embrasser au talon puis sur la voute, et enfin il le glissa dans la chaussure. S’écartant afin que Ninon puisse faire quelques pas avec les nouvelles chaussures, il lui demanda doucement :

« Vos chaussures vous plaisent ? »

Il attendit alors doucement la réponse puis déclara :

« Peut-être souhaitez vous ouvrir le dernier cadeau ? »

Il sourit, se relevant. Il s’agissait d’une robe magnifique, assortie aux chassures.

« Comme la bague et les chausses, ce cadeau vient lui aussi d’Italie. »

Déclara-t-il doucement à l’oreille de la belle quadragénaire alors qu’il arrivait derrière elle. Il écarta une mèche et l’embrassa dans le cou.

« J’espère qu’il vous plaira. »
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Sam 30 Aoû - 21:34

Notre dame de lettres s’était quand même quelque peu doutée que son jeune amant n’avait pas dû se faire bien mal. Mais pas acquit de conscience, elle avait quand même préféré lui poser la question.

-Je sais que vous êtes des plus solides mon ami. Mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter quand même.

Tout en parlant, Ninon reprit place sur son fauteuil et allongea sa jambe. Louis-Victor ne se fit pas prier pour la déchausser et lui embrasser le pied au passage. Il était incroyablement délicat avec elle. Elle avait l’impression d’être une poupée de porcelaine. Elle savait qu’elle comptait beaucoup pour lui et c’était réciproque. Ninon adorait quand il venait. Elle avait l’impression de rajeunir. Durant tout le temps où il la déchaussait pour lui mettre ses nouvelles chaussures, Ninon ne le quitta pas du regard.

-Si, je maintiens que vous êtes fou car je trouve que vous dépensez beaucoup trop d’argent pour moi. Même si j’avoue que j’apprécie votre geste. Sans compter que vous avez vraiment beaucoup de goût.

Ninon savait que Louis-Victor lui devait beaucoup sur son savoir-faire. Elle aimait être couverte de cadeaux mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu gênée lorsque ça venait de lui. Une fois qu’il eut terminé de les lui mettre, Ninon resta jambe tendue et admira ses chaussures en tournant sa cheville de différentes manières. Elle se leva et fit quelques pas dans la pièce. Elle avait l’impression de porter des chaussons. Ces chaussures étaient vraiment incroyables. Non seulement elles étaient incroyablement confortable, mais en plus le cuir était d’une très grande souplesse. C’était vraiment de l’excellent travail. Après avoir fait quelques pas, Ninon retourna s’assoir.

-Vous êtes resté longtemps en Italie ? J’ai toujours voulu voir Venise. A ce qu’il paraît, cet endroit est magnifique. Ces chaussures sont fantastiques, merci beaucoup. Oui je vais l’ouvrir, il me tarde de voir ce que vous m’avez réservé.

Lorsque Louis-Victor vint lui parler doucement à l’oreille, un frisson la parcouru. Et lorsque ce dernier l’embrassa dans le cou, le frisson se montra encore plus insistant.

-Il vient de vous donc ce cadeau ne pourra que me plaire.

Elle prit la grande boîte et s’empressa de l’ouvrir. Elle se mit debout afin de pouvoir sortir la robe plus facilement. Elle était absolument magnifique. Bleu et argentée de la même couleur que les chaussures. La pièce d’estomac était aussi sertie des mêmes pierres qui se trouvaient sur les chaussures.  Les broderies avaient été incroyablement et minutieusement travaillées. Ninon n’en revenait pas. Elle n’avait jamais possédé une toilette aussi sublime. Elle était tellement belle, qu’elle ne savait pas dans quelle occasion elle pourrait la porter. Car le Roy ne portait pas Ninon dans son cœur. Elle ne pouvait donc pas se rendre dans les bals qui se passaient à la Cour. Mais qui s’est, peut être qu’un jour elle pourrait se rendre à une fête qui serait organisée chez Monsieur. Elle aurait bien le temps de se poser la question.

-Oh mon Dieu Louis-Victor… Cette robe est incroyable. Je n’ai jamais eu pareil merveille en ma possession. Merci, merci pour tout.

Elle se leva et le serra dans ses bras. Elle lui caressa la joue et l’embrassa avec tendresse. Elle n’avait qu’une envie, le remercier. Et elle savait parfaitement comment s’y prendre. Mais elle avait besoin de se retrouver dans ses bras pour le moment. Une fois qu’elle eut terminé son baisé, elle resta contre lui et ferma les yeux.
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Sam 30 Aoû - 22:43

Vivonne avait tendrement souris à Ninon quand elle s’était inquiétée, et il rougit sous le compliment alors qu’il venait de la chausser. Avec le sourire il se retrouva à devoir accepter le compliment alors que sa tendre amie marchait dans la salle :

« Oh merci de dire que j’ai beaucoup de goût, mais une fois encore je le dois à votre éducation, ne croyez vous pas ? »

Demanda-t-il d’une voix innocente, soulignant l’impact de Ninon sur sa vie et lui offrant le mérite de ses goûts. A dessein, il mettait fin à la discussion purement pécuniaire, n’aimant pas aborder ce sujet avec les êtres aimés. Et la robe finit de distraire Ninon qui l’interrogea sur l’Italie. La suivant tendrement du regard, il répondit avec douceur :

« Nous sommes passés deux fois par Gènes. A l’aller et au retour. Cela m’a permis de passer commande pour vos cadeaux et de les récupérer sur le chemin du retour. »

Déclara-t-il avec douceur. Il la regarda jouer avec le tissus, attentif, heureux de la voir s’extasier devant le tissu. Lentement il l’enlaça et la laissa le caresser et l’embrasser à sa guise, fermant les yeux brièvement, profitant du débordement de tendresse de Ninon. Tout n’était que tendresse ce soir, et rien n’aurait rendu Vivonne plus heureux. Il souriait tendrement, alors qu’elle le remerciait puis la laissa se blottir contre lui, yeux clôt.

Vivonne se sentait bien comme ça… Mais il se dit que peut-être on pouvait faire mieux. Soudainement il souleva Ninon, sans effort, il se demanda même si elle n’avait pas perdu du poids en son absence ou s’il avait gagné du muscle, et il alla s’installer sur un sofa, Ninon sur ses genoux. Lui caressant la nuque, lui embrassant le front, les joues et le nez lorsqu’il ne lui embrassait pas les lèvres, il la laissa contre lui, la serrant tendrement, l’autre main sur ses jambes. Confortablement installé, il laissa le temps passé.

« Vous m’avez manqué Ninon. »

Murmura-t-il doucement à son oreille. Il lui sourit tendrement.
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Dim 31 Aoû - 20:21

Ninon connaissait ce cher Vivonne par cœur. Elle le vit rougir et extérieurement elle ne le montra pas. Mais intérieurement, elle ne put s’empêcher de sourire. Il était vraiment trop mignon et voir un homme rougir était une chose rare de nos jours. Elle savait qu’il ne le faisait pas en publique mais avec elle il pouvait se le permettre. Mais elle ne put pas s’empêcher de lever un sourcil à ce que Vivonne venait de lui dire.

-Je ne vois pas en quoi l’éducation que je vous ai donnée ait comme rapport avec les goûts que vous avez pour les vêtements. Mais si vous en êtes persuadé alors d’accord. Je ne vais surtout pas oser vous contrarier.

Elle lui fit un clin d’œil complice. Elle savait très bien que Vivonne n’aimait pas se vanter du montant des cadeaux qu’il offrait. Lui tout ce qu’il aimait c’était faire plaisir sans jamais attendre quoi que ce soit en retour. De toute façon, il savait très bien que Ninon le remerciait de la façon dont il aimait le plus. Elle lui avait donné goût au plaisir de la chaire et elle savait pertinemment qu’il ne s’en laçait pas. Mais l’heure était à ses récits. Pour le moment en tout cas.

-Je ne connais pas du tout cet endroit. Mais je crois que j’en ai déjà entendu parler. Si je ne dis pas de sottise, il me semble qu’une de mes amies m’ait rapporté des friandises de cet endroit ainsi qu’un magnifique miroir qui se trouve à l’entrée de mon salon. Je sais que les Italien sont très doués pour créer les miroirs, mais pas seulement.

L’étreinte avec Vivonne dura quelques minutes. Ninon les savourait et elle savait de source sûre, qu’elle allait adorer les autres minutes à venir. Il avait toujours ce sourire que Ninon aimait temps sur ses lèvres. Elle adorait le voir. Bien avant que Vivonne ne rentre, elle voyait son sourire en rêve et le matin, elle se réveillait avec le sourire.

Tout à coup, elle fut tirée de sa rêverie par Vivonne qui venait de la soulever du sol. Elle poussa un petit cri de surprise et une fois dans ses bras, elle passa ses bras derrière la nuque de son beau Duc et se laissa porter. Il se dirigea vers le sofa et s’assit sans la lâcher. Il se mit ensuite à lui caresser le visage et à l’embrasser un peu partout. Ninon adorait ses moments de tendresse. Elle lui rendait ses baisers. Puis, elle resta totalement immobile, sa tête posée contre le torse de son amant de toujours. Elle écoutait les battements de son cœur avec attention. C’était une très jolie musique et elle ferma les yeux. Elle rouvrit les yeux lorsqu’il lui dit qu’elle lui avait manqué. Alors, elle posa sa main sur le visage de Vivonne et le regarda en souriant.

-Vous m’avez terriblement manqué aussi vous savez. Je n’ai cessé de penser à vous.

Ça pouvait être une phrase que Ninon disait à tous ses amants pour paraître polie mais loin de là. Elle était vraiment sincère quand elle disait ça. Elle se leva et se tourna fasse à lui. Elle remonta sa robe et s’assit à califourchon sur Vivonne. Là, elle passa ses mains sous la chemise de ce dernier et elle se mit à lui embrasser le cou. Ensuite, elle alla murmurer à son oreille.

-Vos mains et votre talent m’ont manqué aussi.

Elle se demandait si Vivonne avait appris de nouvelles choses. Elle savait que lorsque les hommes partaient en mission longtemps ils sautaient sur les premières femmes qu’ils voyaient. Ninon se demandait si les Italiennes étaient plus douées que les Françaises au lit et si elles connaissaient des méthodes qui étaient inconnue aux yeux de Ninon. Elle n’allait probablement pas tarder à le savoir.
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Lun 1 Sep - 19:30

Naturellement Ninon minimisait la portée de son éducation, là ou Vivonne considérait qu’elle lui avait appris la beauté en plus des plaisirs de la vie, Ninon se contentait d’avouer le second. Mais soit, elle voulait ses récits, il lui fit récit et elle écouta avant d’évoquer l’Italie puis de savourer ses lèvres. Les deux amants terribles de Paris se couvraient d’attentions multiples, tendres et douces. Ninon lui fit alors part du manque ressentit.

« Je…. Je suis content de vous avoir manqué. Cela comble ma vanité de manquer a une femme comme vous. »

Il sourit tendrement et à ce moment la belle blonde se leva avant de lui faire face. Elle vint alors sur lui a califourchon et entreprit de le couvrir de caresses et baisers, glissant les mains sous sa chemise, alors que Vivonne lui caressait la nuque et les cheveux, la décoiffant certes, mais aimant beaucoup la situation.

« Ainsi mes mains vous ont manqué ? Ainsi que mes talents ? Je pensais que je vous manquais, pas seulement mes mains et mon talent. »

Le Duc prit une petite moue offensée. Puis il sourit et embrassa fougueusement Ninon.

« N’avez vous pas le sentiment que nous sommes peut-être… Trop vêtus pour nos retrouvailles ? »

Il fit un petit sourire qui se voulait innocent et charmeur.

« Je serais ravis de vous raconter tout ce que j’ai fais ces derniers mois mais votre corps m’a manqué tout comme mes mains vous ont manqué et… Je crois que j’aimerais fêter nos retrouvailles avant que nous nous racontions mutuellement ces derniers mois. Mes aventures et vos potins mondains. »

Lentement, les mains dont Ninon ventait l’agilité se mirent à la dévêtir, défaisant sa tenue. Il faudrait un petit moment pour retirer ne serait-ce que quelques vêtements au vu des lourdes tenues de ce siècle, mais Vivonne n’en avait cure : il avait toute la nuit pour Ninon, et il profitait de chaque carré de peau dénudé pour l’embrasser et le caresser avec tendresse. Il prenait son temps, pour le plus grand plaisir de Ninon.


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Mar 2 Sep - 22:19

Ninon ne put s’empêcher de sourire bêtement. Elle adorait voir à quel point elle comptait pour Vivonne. Mais elle savait très bien qu’elle lui avait manqué aussi. Il arrivait même parfois que Ninon voit la tête de Vivonne tout en ayant des rapports avec d’autres amants qui ne comptaient pas autant pour elle à ses yeux. Avec Vivonne, sa relation était unique et vraiment particulière. Elle l’avait façonné à son image, enfin, à ses désirs plutôt. Mais Ninon connaissait bien le désir des femmes et elle savait que Vivonne ferait des ravages auprès de celles-ci. Ça ne la dérangeait nullement. Tour ce qu’elle voulait, s’était que Vivonne vienne la voir de temps à autres et qu’il ne l’oublie pas. Une chose était certaine, Vivonne tenait beaucoup à elle et elle aussi.

-Vous m’en voyez ravie. Vous savez à quel point j’aime combler les manques.

Elle aimait titiller Vivonne et elle savait que ce dernier répondrait largement à ses attentes. A chaque fois qu’il venait, elle était comblée. Et ils n’étaient pas forcément obligés de coucher ensemble tout le temps pour qu’elle le soit. Ils leur arrivaient parfois d’aller au théâtre ou de se promener, ou encore, de passer des heures à discuter et à refaire le monde. Quand Ninon sortait au bras de Vivonne, les personnes qu’ils croisaient ne cessaient de jaser. Cette situation peut sembler gênante mais Ninon s’en amusait. Elle se fichait complètement d’être montrée du doigt et ça l’amusait d’être enviée. Ninon ne put s’empêcher de rire à ce que venait de lui dire Vivonne. Ah les hommes, il fallait sans cesse les flatter.

-Cessez de faire l’enfant enfin, vous savez très bien que votre personne m’a énormément manqué. Tout le reste est purement secondaire. Même si j’avoue que ça ne me laisse pas insensible.

Elle n’eut pas le temps de rajouter autre chose que Vivonne l’embrassa fougueusement. Elle lui rendit son baiser avec la même fougue. Elle sentait ses muscles sous ses mains et elle aimait vraiment ça. Il ne faisait nul doute que Vivonne était devenu un homme. Un très bel homme même. Vivonne demanda à Ninon si elle n’avait pas l’impression qu’ils étaient trop vêtus pour leur retrouvaille. Cette remarque la fit sourire et elle se mordit la lèvre.

-Je suis entièrement d’accord avec vous. Nous sommes trop vêtus et cette situation commence très sérieusement à me donner chaud.

Ninon adorait le sourire charmeur de Vivonne. Elle ne pouvait pas s’empêcher de fondre lorsqu’elle le voyait.

-Mais quel excellent programme. J’avoue que j’avais vraiment hâte de fêter ses retrouvailles. Je les ai rêvées plus d’une fois. Je suis heureuse de constater que nous sommes tous les deux sur la même longueur d’onde. Comme souvent d’ailleurs.

Ninon adorait la douceur et la sensualité. Vivonne était d’ailleurs très doué pour ça. Il savait y faire avec Ninon. Elle l’aida à retirer sa robe, puis, elle lui retira sa chemise et l’embrassa tout en lui caressant le torse. Tout en l’embrassant, elle le fit reculer et le plaqua contre le mur. Elle le couvrit de baisers à son tour. Les deux amants passèrent de très torrides retrouvailles. Ninon ne pouvait s’empêchait de rire car leur ébat avaient eu lieu dans son salon privé ce qui signifiait qu’ils étaient nu allongé sur le tapis de son salon. Elle avait la tête sur le torse de Vivonne. Elle avait un immense sourire. Elle était comblée. Elle lui prit la main et l’embrassa.

-J’aimerais que ce genre de moment ne cesse jamais. Je resterais bien dans vos bras pour toujours.

Faire l’amour était un des moments préférés de Ninon. Deux corps qui ne faisaient plus qu’un. Avec la plupart des hommes avec qui elle couchait, elle savait que les sentiments n’étaient pas forcément là. Mais elle s’en fichait car elle adorait ça. Avec Vivonne s’était différent. Elle ressentait certaines choses et elle adorait ça. Il n’y avait que deux amants qui pouvaient lui donner entière satisfaction. Mais elle ne faisait pas ça pour les comparer. Elle les aimait tous les deux. Aimer… C’était pourtant un mot que Ninon avait rayé de son vocabulaire, car l’amour est une chose qui peut faire souffrir. Et Ninon voulait se protéger. Mais avec Vivonne elle ne réfléchissait pas et se laisser complètement aller.
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Mer 3 Sep - 1:31

La soirée était délicieusement agréable et délicate. Les deux amants de très longue date ne cessaient de se couvrir de caresses et baisers et de se dire à quel point ils se manquaient. Ainsi Ninon lui sourit en soulignant qu’il savait à quel point il aimait combler les manques, tandis que Vivonne l’amusait et la divertissait. Peut-être que d’autres soirs ils sortiraient  ensemble, après tout Madeleine restait dans la discrétion et Antoinette était loin… Pour l’instant.  Ce genre de préoccupations abandonnant rapidement Vivonne quand Ninon avoua sa sensibilité aux charmes du Duc. Son baiser fougueux fit office de réponse et c’était visiblement la bonne, au vu de la réaction de la femme de lettre qui fit preuve de la même fougue.  Ainsi Ninon avait chaud ? Et bien ils étaient deux. Le Duc proposa son programme et celui-ci fut approuvé. Ainsi Ninon rêvait de leurs retrouvailles ? Vivonne en fondit devant autant d’amour et de tendresse. Le couple se dévêtit alors en redoublant de passion et de tendresse, chaque corps fut caressé et embrassé sur sa totalité, avant qu’ils se retrouvent unis dans une longue étreinte à même le tapis du salon de Ninon.
La belle blonde avait la tête qui reposait sur le torse du Duc, souriante et il la laissait jouer avec une de ses mains qu’elle couvrait de baisers.

« Ma chère, moi aussi j’aimerais que ce genre de moment soit éternel, mais mon épouse et Notre Roi y trouveraient peut-être à redire et me rappelleraient à mes devoirs. »

Tendrement, il embrassa Ninon. Il se sentait bien, il avait confiance en Ninon plus que quiconque et il s'agissait clairement d'une des personnes qu'il aimait et a qui il tenait le plus. Mais le salon n’était peut-être pas le lieu idéal pour leurs tendres activités d'amoureux, bien qu’ils passèrent un très long moment a même le tapis.

« Et si je vous portais au lit ? »

Finit par demander le Duc avec le sourire. Il déposa délicatement sa bien aimée blonde sur le tapis, se releva puis la souleva sans effort, l’embrassant. Il la porta ensuite dans la chambre jouxtant le salon. Là il la déposa sur le lit, et entreprit de lui couvrir les pieds de douces caresses et tendres baisers. Il finit par céder et remonta jusqu’aux lèvres, par une suite ininterrompue de caresses et baisers avant de se perdre dans une nouvelle folle étreinte. Après un long moment de plaisir, le Duc se retrouva sur le flanc, une main soutenant sa tête, jouant avec le ventre de Ninon de son autre main, l’index et le majeur parcourant très lentement le corps de la belle blonde comme s’il s’agissait de deux jambes.

« Je crois que nous avions parlé potins mondains avant ces deux festivités… Que c’est-il passé à Paris en mon absence ? Et, dites moi, quel massage désirez vous pendant ce récit ? »

Après avoir du se contenter de prostituées qui avaient finis par perdre leur exotisme suite à trop d’escales italiennes, qui n’avaient été que fort brèves de toute façon, le Duc débordait de désir pour les deux Reines de son cœur, les deux quadragénaires les plus célèbres de Paris. La conséquence étant que depuis son retour, il s’était jeté sur elles et les épuisaient l’une après l’autre. S’étant rendu compte des courbatures de sa blonde préférée, Vivonne préférait cependant proposer un massage plutôt que de remettre l’ouvrage sur le métier une troisième fois. Après tout, ils avaient évoqué l’idée d’une discussion, alors pourquoi ne pas discuter pendant un massage qui ferait le plus grand bien a Ninon ?
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Sam 13 Sep - 20:17

Quand Ninon était avec Vivonne, plus rien ni personne ne comptait. Elle était un peu comme dans une bulle où elle se retrouvait seule avec lui. Elle aurait voulu que le temps s’arrête et que personne ne viennent les interrompre. Mais elle savait que Vivonne était marié. Elle s’en fichait un peu d’ailleurs. Elle l’avait quand même pour elle relativement souvent. Elle était bien contre le torse de Vivonne. Elle se sentait en sécurité dans ses bras et elle ne voulait pas les quitter. Elle ferait tout pour que ce moment arrive le plus tard possible. Mais Ninon perdit son sourire. Vivonne lui rappelait qu’il était marié et que le Roi avait lui aussi besoin de ses services. Elle comprenait tout à fait que la profession de Vivonne était très importante pour lui. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être quand même un peu jalouse de cette dernière. Elle lui fit donc une petite moue.

-Oh peut être que si j’envoie un de mes amants à votre épouse elle vous laisserait peut-être un peu plus de liberté. En ce qui concerne le Roi, il est vrai que je ne peux malheureusement rien faire.

Ninon lui rendit son baiser avec passion. Elle aimait la douceur de ses baisers ainsi que celle de ses étreintes. Qu’ils fassent l’amour sur le tapis du Salon, dans le lit de Ninon ou encore ailleurs, Ninon s’en fichait. Elle était bien avec lui peut -importe l’endroit.

-Eh bien je dois avouer que c’est une bonne idée. Le sol est quand même un peu dur.

Ninon se laissa porter sur le lit et profita de ses caresses et de ses baisers qu’elle lui rendait. Ils partirent dans une nouvelle étreinte et Ninon l’apprécia grandement. Vivonne était de plus en plus doué et ne cessait de la surprendre. Il était vraiment devenu beau et sa musculature était vraiment devenue impressionnante. Une fois leur étreinte terminée, Ninon ferma les yeux et soupira de bien-être. Elle se remémorait tout ce qu’il venait de se passer. Elle frissonnait rien qu’en imaginant Vivonne qui embrassait son corps. Elle ouvrit les yeux lorsqu’il lui caressa son ventre et son corps.

-Quel potin eh bien il y en a eu un de taille. Un massage des épaules me ferait le plus grand bien.

Ninon se mit sur le ventre et elle posa son front sur ses mains. Elle savait que Vivonne massait divinement bien. Son jeune amant était pleins de surprises et de qualités.

-C’est ce cher Jean-Baptiste Lully, figurez-vous que ce cher intendant de la musique de notre bon Roi, a couché avec un de ses élèves dans son lit conjugal. Vous imaginez la tête de son épouse lorsque cette dernière est rentrée chez eux ? La pauvre… Il n’a pas vraiment eu une très grande classe sur ce coup-là. Qu’il la trompe c’est une chose mais qu’il la trompe dans le lit où ils ont conçu leur enfant !! Je trouve ça quand même déplacé de sa part. Vous ne trouvez pas ?

Ninon s’en fichait des tromperies. Elle était d’ailleurs mal placée pour faire la moral. Mais elle n’aurait jamais fait ça dans le lit conjugal de son amant. Elle avait quand même un minimum de respect. Il était suffisamment dur comme ça que les femmes apprennent l’infidélité de leur homme .Mais de là à ce que leur mari les trompe avec un autre homme et en plus dans leur lit, ça faisait beaucoup à encaissé.
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Dim 14 Sep - 8:49

Le Duc de Mortemart passait un excellent moment. Chaque tendre attention, chaque baiser, recevait une réponse de la part de la femme de lettre, alors qu’il voyait qu’elle faisait la moue… Elle évoqua l’idée d’envoyer un de ses amants… Et Vivonne se figea brièvement…. Avant de reprendre l’étreinte

« Je doute que le Roi accepte cela… Malgré vos arguments qui ont toujours su me convaincre de suivre vos opinions. »

Commença le Duc, souriant, une main caressant amoureusement la poitrine puis le popotin de Ninon.

« Pour mon épouse, il faudrait tous les mobiliser je crains… Elle n’a connu que moi et… ne semble guère partagé nos inclinations… Mais vous vous retrouveriez bien seule car il me faudrait tous les défier. »

Dit-il d’un ton qui se voulait léger, aussi léger que celui de Ninon, même si Vivonne faisait preuve d’une étrange possessivité vis à vis d’une épouse qu’il ne cessait de bafouer. Mais ce fut vite oublié sous les baisers de Ninon qu’il emportât au lit, connaissant parfaitement le trajet, et une fois dans la chambre les deux corps s’étreignirent de nouveau avec une tende passion. Alors qu’il la caressait, laissant sa bien aimée Ninon reprendre son souffle, il aborda le thème des potins et demanda quel massage sa tendre Ninon désirait.

« Les épaules ? Parfait. Et donc quel est ce potin de taille ? Me voilà fort curieux ! »

Déclara le Duc, laissant Ninon se coucher sur le ventre. Alors que Ninon racontait les mésaventures de Lully, Vivonne lui embrassa tendrement le popotin, le caressa doucement, puis l’enjamba afin d’être dans le même axe que Ninon. Écartant la blonde chevelure, il embrassa la nuque et les omoplates puis entreprit de masser, conscient que Ninon allait certainement s’enflammer sous ses mains, alors même qu’il venait de lui offrir cinq tendres et sensuels baisers, que son intimité reposait contre son popotin, insatiable virilité quand il s’agissait de Ninon, et qu’il la massait avec sensualité et grand talent, mettant en application tout ce que Ninon lui avait appris, tout ce qu’il savait de la façon dont le corps de Ninon réagissait, et plus encore. Il sentait Ninon devenir toute flasque, docile et perdre toute crispation sous ses doigts alors que les muscles perdaient toute tension et que son amante se détendait.

« Tous les hommes aimeraient concevoir la totalité de leurs enfants dans le lit conjugal, même lorsque la mère n’est point l’épouse… Certainement car, inconsciemment, c’est une façon de marquer notre territoire, d’indiquer à une amante qu’elle est notre, tout en lui disant qu’elle compte énormément, de la mettre à égalité avec notre épouse… Cependant, sans même parler du risque d’être surpris, il ne faut point faire cela. Car effectivement ça n’est point… Classe. C’est un manque de respect certains vis à vis de l’épouse. »

Vivonne vint alors chuchoter à l’oreille de Ninon, léchant et suçotant le lobe :

« Mon lit conjugal n’est point sur Paris… Je crois bien que mon lit à l’Hôtel Mortemart n’ait connu que vous. Cela en fait-il notre pseudo lit conjugal ?»

Murmura sensuellement le Duc, jouant avec l’oreille, les mains se faisant sensuelles sur les épaules, faisant références aux quelques fois où c’était Ninon qui était venue chez lui. Pseudo lit conjugal puisqu’ils n’étaient évidemment qu’amants, et même pas possessifs, et que le lit ne pouvait donc être considéré autrement, mais malheureusement pour ce charmant et sensuel couple, Antoinette allait venir sur Paris et se glisser dans les draps qui n’avaient préalablement connus que Ninon. Mais ça, aucun des deux amants ne le savait encore. Et Vivonne n’en avait cure. Pour le moment il appartenait corps et âme à Ninon. Seul Ninon comptait lorsqu’ils étaient seuls à seuls. Et même bien souvent quand ils ne l’étaient pas, seuls. Après tout ne passaient-ils pas visiblement des heures ensemble, au théâtre, en promenade ou en Salons lorsqu’ils n’étaient pas au lit ? Et le personnel de Vivonne ne connaissait-il pas Ninon aussi bien qu’il était connu du personnel de la femme de lettre ? Et s'il posait une question, c'est bien comme un lit conjugal qu'il considérait ce lit n'ayant connu que Ninon.

Quoiqu’il en soit Vivonne, sans cesser de masser Ninon, jouait avec le lobe de son oreille tel un chat avec une pelote de laine. Sans se soucier d'autre chose que du plaisir de sa blonde, la laissant répondre et continuer la discussion.



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Dim 19 Oct - 15:36

Ninon adorait plus que tout passer du temps avec son jeune amant. Elle aimait aussi lui faire la moue car il ne lui résistait jamais bien longtemps. Mais malgré tout l’amour que ce dernier portait à la dame de lettre, Ninon savait qu’il ne pourrait pas être avec elle tout le temps. Après tout, c’était peux être mieux comme ça. Leurs retrouvailles étaient plus intense de cette manière. Ninon savait que Vivonne aimait sa femme malgré tout. Elle se contenta de soupirer.

-Hélas, je sais que cela ne se fera jamais. Mais au moins, nous sommes ensemble et très souvent d’ailleurs. Je ne vais donc pas m’en plaindre.

Ninon sourit aux caresses que Vivonne lui faisait. Sa peau réagissait automatiquement quand il la touchait. Elle ne put s’empêcher d’avoir un petit rire par rapport à ce qu’il était en train de lui dire.

-Vous êtes bien naïf mon ami. Qui vous dit que votre épouse reste sage comme une image quand vous êtes absent ? Elle peut vous faire croire ce qu’elle veut. Oh si vous deviez tous les défier je ne me ferai pas de souci pour vous, mais surtout pour eux. Car je suis certaine que vous gagneriez quoi qu’il arrive.

Ninon ne voulait pas faire de peine à Vivonne, mais malheureusement, les femmes qui ne trompaient pas leur mari étaient rare voir même inexistante à l’époque. Elle savait que Vivonne aimait sa femme plus que tout au monde, et oui, étrangement, elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Mais cette jalousie fut bien vite effacée lorsque son amant et elle repartirent dans une étreinte passionnée. Puis, vint le massage des épaules et Ninon lui raconta les derniers potins comme il le lui avait demandé.

-Eh bien ne le prenait pas mal, mais je ne suis pas d’accord avec vous. Il est vrai que j’ai un nombre incalculable d’amants, mais si je les fais venir ici ce n’est pas pour rien justement. J’ai quand même un minimum de respect pour leurs épouses. Car je ne leur ferais pas ce que je n’aimerais pas que l’on me fasse. Bon j’avoue qu’avec vous je fais aussi parfois le contraire. Nous sommes donc d’accord sur le fait que ce comportement ne serait pas classe du tout.

Elle frissonna lorsque Vivonne vint lui chuchoter dans l’oreille et lui lécher le lobe.

-Nous pouvons considérer que oui, il s’agit de votre pseudo lit conjugal.

Mais Ninon aimait bien parler avec Vivonne parfois. Elle savait que s’il commençait à la titiller de cette manière, elle allait succomber et coucher encore avec lui. Alors elle décida de cacher sa tête sous son oreiller.

-Ah Vivonne il suffit. Comment voulez-vous que je parle avec vous sérieusement si vous me faîtes ça ?

Elle avait le sourire quand elle lui disait ça. Ce qu’elle trouvait drôle avec Vivonne, c’est que ce dernier n’arrivait jamais à rester sérieux bien longtemps. Elle espérait qu’il allait passer quelques jours avec elle dans son salon. Ninon allait organiser une de ses fameuses soirées et elle voulait que Vivonne soit présent. Mais il avait une épouse et il aimait aussi passer du temps avec elle. Elle allait donc devoir le négocier. Mais en règle générale, elle obtenait toujours ce qu’elle voulait. Elle attendit donc que Vivonne calme ses ardeurs afin de pouvoir avoir une conversation sérieuse avec lui. Enfin sérieuse, façon de parler. Elle va juste tout faire pour qu’il accepte de rester un peu avec elle.
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Dim 19 Oct - 18:51

Comme la vie était belle quand Ninon était présente ! Vivonne était heureux et même la conversation sur les possibles infidélités de son épouse ne pouvait gâcher son humeur. Et il poussa un soupir feint, en répondant à Ninon qui le traitait de naïf :

« Si naïf que je suis convaincu d’avoir plus de chance de retrouver mon épouse dans les bras d’une femme que dans ceux d’un homme. »

Idée ridicule quand on connaissait la passion d’Antoinette pour Vivonne, source de leurs disputes.  Mais soit, ils avaient une relation apaisée, les deux possibles anicroches avaient été désamorcées avec humour et honnêteté comme dans tout vieux couple, et voilà qu’ils abordaient le sujet des potins mondains, alors que Vivonne passait au massage de ces magnifiques épaules nues et que Ninon exprimait son opinion.  

« Vous savez…. C’est ça que j’aime chez vous…. Votre respect pour vos rivales… Même la rivale en question n’est même point digne de vous cirer les chausses. Quoique vous faites vous faites preuve de respect… Quand a Antoinette…. Et bien vous étiez là avant, n’ayez crainte pour cette incartade a votre code moral.»

Et un grand sourire illumina son visage quand Ninon concéda que son lit à l’Hôtel Mortemart était leur pseudo lit conjugal. Cela redoubla ses ardeurs et Ninon se retrouva forcée de les calmer car autrement il lui aurait fait une nouvelle fois l’Amour alors même qu’elle désirait parler.  

« Vous vous plaignez de ne pouvoir parler, mais vous oubliez que j’ai passé de trop longs mois loin de vous ! Je vous prie de m’excuser de n’être point rassasié de vos charmes ! »

Déclara Vivonne, faisant semblant de s’offusquer. Il s’éloigna alors, faisant semblant de s’offusquer puis rit et embrassa Ninon dans le creux de l’articulation de ses genoux, lui caressant tendrement les jambes. Il s’installa avec le visage a hauteur des pieds de la belle blonde et caressa tendrement le dos de ceux ci, les soutenant alors qu’il les couvrait de baisers, partant du talon, allant aux orteils et couvrant la voûte plantaire de baisers.

« Mais soit…. Continuons cette discussion et ne cédons point à nos pulsions. »

Déclara doucement le Duc. Comme a chaque fois depuis quinze ans que Ninon se refusait car elle désirait aborder un sujet, il se réfugiait a ses pieds. Il pouvait y faire démonstration de sa tendresse et son désir pour Ninon sans pour autant que ça ne tourne immédiatement à l’orgie, ce qui était un immense avantage. Mais il ne faisait aucun doute que la nuit ne faisait que commencer pour Vivonne et Ninon.

« Que désirez vous donc me dire ma chère et tendre amie ? »

Le Duc était curieux. Cela s’entendait. Il essayait de n’afficher qu’une curiosité polie et de faire croire qu’il était plus intéressé par les orteils de Ninon que par ses propos mais à sa voix, il était dévoré par la curiosité envers les propos de son amante.
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