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 Aramis, ou le visage austère d'une gloire passée.

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Ven 29 Aoû - 12:22

Henry d'Aramitz, dit "Aramis"



Métier/Titre(s) : Evêque de Vannes, Général des Jésuites, ancien mousquetaire du Roi.
Âge : 46 ans
Origines : Français
Langue(s) parlée(s) et niveau de maîtrise : Excellent Anglais, Bon latin.
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Situation: célibataire
Date de naissance : 1620
Religion: Officiellement Catholique (mais a des liens étroits avec les Huguenots)
Groupe : Clergé
Personnage ayant existé?: Oui (mais romancé)
Avatar : Jeremy Irons


Le Miroir ...

De taille moyenne et élancé, le port altier, il fut pendant six ans mousquetaire du Roi et était une parfaite incarnation de ces nobles et fringants compagnons d'arme. Ses origines Béarnaises se manifestent dans son grain de peau mat, bien que s'étant éclairci après des années passées à Paris. La nature l'a doté d'un beau visage long et fin, des cheveux châtains et des yeux d'un brun profond extrêmement expressifs, pouvant aussi bien trahir une grande bienveillance qu'une haine mortelle, mais aussi le désir pour la beauté féminine. Considéré à l'époque comme un infatigable séducteur, pour ne pas dire un coureur de jupons, il avait alors un grand succès auprès de ses dames, ce qui lui a valu plus d'une fois de croiser le fer en duel avec des maris jaloux. A présent, l'âge a creusé sa marque dans le corps de ce fier combattant, mais loin de l'enlaidir, il a juste transformé sa beauté de jeune premier en charme viril et ténébreux d'un homme d'âge mûr et d'expérience. Quelques cheveux blancs sont apparus dans sa chevelure et sa barbe, et de petites rides se sont dessinées aux coins de ses yeux, qui brillent toujours d'un éclat vif et semblent analyser avec acuité tout ce qui l'entoure, donnant une impression générale d'intelligence et de maturité là où auparavant brillaient l'insolence et l’insouciance de la jeunesse. Le beau et fringant soldat est devenu un homme d'apparence austère, bien que le sourire et les rires lui viennent assez facilement. Autrefois prompt à festoyer autour de copieux banquets, avec la maturité lui est venu un certain sens de l'auto-discipline, et sans être un ascète, il a adopté un mode de vie bien plus sobre. Il s'astreint régulièrement et secrètement à des exercices physiques et à une pratique aussi soutenue que possible de l'escrime. Ainsi son corps, sous ses habits religieux, reste celui d'un combattant. Le poids de l'âge a cependant emporté un peu de son agilité d'autrefois, il a perdu du muscle et se fatigue plus vite. Et bien qu'il soit toujours mortel l'arme à la main, ce n'est plus le grand guerrier de ses vingt ans, quand il se battait pour le roi au côté de ses compagnons d'arme.

Certains jaloux pourraient crier à l'injustice divine, car en plus d'un physique avantageux, il possède une voix grave, virile et harmonieuse qui semble se moduler à souhait selon ses humeurs, de douce et bienveillante à sèche et autoritaire. C'est sans nul doute la voix d'un conteur, d'un orateur, aussi bien adaptée maintenant pour les sermons et les saintes citations qu'elle l'était autrefois pour les chants guerriers et les doux poèmes murmurés à l'oreille d'une belle.

Sur le plan vestimentaire, il a conservé son élégance et son sens des apparences. A la Cour, on le voit souvent drapé dans l'austère et noir habit ecclésiastique commun à l'ordre des Jésuites, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler la coutume vestimentaire des pasteurs protestants. En privé, il se pare d'élégants atours rappelant sa jeunesse de mousquetaire, qui bien qu'étant de matières nobles, sont aussi de confection simple et sobre, préférant la praticité et la simplicité à l'ostentatoire et complexe mode masculine en cours dans la noblesse. Des couleurs très terre-à-terre donc, brun, gris ou noir, et toujours son crucifix d'argent autour du cou comme un rappel de sa nouvelle position dans la société. Jamais d'arme apparente, évidemment, sauf quand il jette aux orties les principes religieux pour régler une affaire d'honneur l'épée à la main - en toute clandestinité, bien entendu.

... n'est pas le reflet de l'âme

C'est un esprit complexe que celui de cet ancien mousquetaire devenu homme de Dieu. Si l'on devait résumer sa personnalité en un mot, peut-être que "contradictoire" serait celui qui siérait le mieux à ce personnage ambigu.

Depuis son arrivée à Paris en 1640 pour rejoindre les mousquetaires, il s'est vu sans cesse confronté aux intrigues de Cour... Et a toujours adoré cet univers de mensonges, d'apparences et de faux semblant. Il a toujours vu ce monde comme une immense comédie, une pièce de théâtre dans laquelle il brûlait de trouver son rôle. Il avait alors, dans sa jeunesse, un besoin impérieux et vaniteux d'être au centre de l'attention, d'acquérir du pouvoir, de la reconnaissance, et l'attention des femmes les plus belles et les plus influentes. C'était un galant et romantique fanfaron, orgueilleux, précieux et jaloux de ses privilèges d'aristocrate bien né. En plus de cela, il était d'une nature ombrageuse, et avait la fâcheuse manie de provoquer en duel tout homme qui portait atteinte, de près ou de loin, à son honneur. Il n'a jamais hésité à tuer pour des insultes même mineures.

Cela ne l'empêchait pas néanmoins d'être un camarade des plus délicieux, et un ami à la loyauté indéfectible pour ses compagnons qu'il considérait comme ses frères. Toujours prompt à rendre service et à soutenir même les causes les plus perdues, ce jeune godelureau possédait - et possède encore - un cœur d'or, vaillant et charitable pour les plus démunis.

Aujourd'hui, par la force du temps et de l'expérience, il s'est assagi. Sa gaieté d’antan a laissé place à une sobriété de rigueur et une certaine mélancolie. Il a appris à dompter ses ardeurs et ses éclats émotionnels... même s'il lui arrive encore parfois de fouler du pied ses préceptes religieux pour, l'épée à la main et loin des regards indiscrets, laver son honneur quand quelqu'un à la dangereuse idée de lui faire affront. Et bien que d'apparence austère et dévote à la Cour et dans ses fonctions d’ecclésiaste, il est toujours sensible au charme féminin, même si la beauté de l'âme et la finesse de l'esprit trouvent aujourd'hui autant grâce à ses yeux, sinon plus, que la simple beauté physique comme ce pouvait être le cas jadis.

Non, ce n'est pas un saint. Et d'ailleurs, il n'aspire pas à en être un. Sa vocation religieuse n'a jamais eu d'autre but que l’ascension sociale et l'obtention de privilèges et de pouvoir, et c'est sans aucun remords qu'il brise régulièrement les codes religieux auxquels il est sensé se conformer corps et âme. Il a toutefois acquis la sagesse de préserver les apparences et de ne faire voler ces règles en éclat que loin des regards inamicaux. Non, la religion et les fonctions ecclésiastiques n'ont que peu d'écho spirituel en lui, et d'ailleurs s'il devait définir ses croyances - car il n'est tout de même pas athée - il se rapprocherait plutôt du protestantisme que du catholicisme. Il n'a que mépris pour l’ostentation, la vanité et l'obséquiosité des grands chefs de l'Eglise Catholique qui œuvrent pour leur propre compte et non pour celui des peuples. Contradiction, diriez-vous ? Pas tout à fait, car si c'est effectivement pour son propre intérêt qu'il s'est lancé dans cette voie, c'est aussi pour agir, et pas seulement pour lui-même.

Il n'était qu'enfant à l'époque, mais lorsque Richelieu a poussé le Roi Louis XIII à attaquer la Rochelle, chef lieu des Huguenots, alors que l'Edit de Nantes était sensé offrir protection et égalité de traitement aux protestants de France par rapport aux catholiques, cela a été perçu par beaucoup comme une trahison. Et même si cette décision royale fut bien plus motivée par des raisons politiques et stratégiques que religieuses, les Huguenots ont bel et bien compris que leur liberté était constamment menacée par cette épée de Damoclès qu'était l'influence des cardinaux sur le Roi. Aramis s'est pour ainsi dire infiltré dans la sphère catholique pour essayer d'atteindre une position lui permettant une influence sur la politique du royaume, pas en prenant directement les décisions, mais en conseillant les décisionnaires, et ainsi chercher à maintenir la paix et la liberté des protestants tout en tenant le rôle d'un évêque, et chef d'un des ordres religieux catholiques les plus puissants de France... Un ordre d'ailleurs qui lui sied à merveille par sa contradiction : les jésuites placent l'éducation et la connaissance au coeur de leurs dogmes. Ce sont des savants, des chercheurs, des théologiens... tout en prônant simultanément une fidélité et une obéissance absolue au Pape. C'est donc un rôle clé, taillé parfaitement pour cet homme adroit et secret, tellement ambigu et amateur d'intrigues et de complots.




Dernière édition par Henry d'Aramitz le Ven 29 Aoû - 17:28, édité 10 fois
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Ven 29 Aoû - 12:25

On naît tous un jour ...



  
Henry d'Aramitz - ou Aramits, mais plus communément appelé Aramis - est né en 1620 au sein d'une noble famille du Béarn. Son grand-père, Pierre d'Aramitz, était un fameux capitaine Huguenot ayant combattu au cours des sanglants conflits de la fin du XVIème siècle. Né de l'union de Charles d'Aramitz et de Marie de Rague, le petit Henry a très tôt baigné dans un amalgame tortueux de principes protestants et catholiques. C'était un enfant vif à la beauté angélique, très proche de sa mère et de ses deux sœurs qui lui enseignèrent le goût de l'art et de la poésie. Son père, fier de ses origines martiales, craignait qu'une telle éducation n’amollisse son unique héritier mâle, et lui a donc très vite placé une épée dans les mains et imposé une instruction quasi-militaire, alliée à de longues heures ennuyeuses avec un précepteur lui enseignant la théologie et la philosophie. Il ne faut pas s'étonner, dès lors, que les relations entre le père et le fils furent des plus tendues, attisant le gène de la révolte et de l'insolence dans l'esprit du jeune garçon.

Il profitait des occasionnelles absences de son père pour se livrer à toute sorte d'incartades, et se cachait ensuite dans les jupons de sa mère et de ses sœurs pour échapper au courroux paternel. Mais le temps passant, les puérils raids et pillages dans les cuisines et les escapades en forêt sur un cheval volé aux écuries se transformèrent en histoires de jeu, d'argent, et de femmes. Adolescent, il avait tout du jeune aristocrate fougueux, arrogant et orgueilleux, sans cesse loué par les siens - à l'exception de son père - pour son intelligence et sa beauté, deux caractéristiques dont il n'hésitait d'ailleurs pas à abuser pour attirer l'attention du beau sexe. Joueur, dépensier, séducteur, il rêvait d'une vie d'aventure et ne se souciait guère des conséquences de ses actes. Son père ayant rejoint les rangs des mousquetaires en 1634 sous le commandement du cousin d'Henry, le célèbre Comte de Tréville, le jeune homme jouissait et abusait de la liberté que constituait l'absence paternelle, se sentant intouchable.

Jusqu'au jour où l'adolescent alors âgé de seize ans fut surpris avec une jeune paysanne - récemment mariée de surcroît - au cœur même de l'abbaye familiale (les Aramitz se léguant le titre d'abbés laïques de père en fils depuis le mariage du grand-père d'Henry). L'affaire fit scandale. Son père fut mis au courant. C'était l'affront de trop. Charles ordonna que son fils le rejoigne à Paris sur le champ, le séparant de sa mère et de ses sœurs. De mauvaise grâce, et uniquement sous la menace d'être déshérité, Henry s'y plia et fit ses adieux.

Pendant deux ans, il vécu sous la surveillance implacable de son père au sein de la caserne des Mousquetaires du Roi. Finie la belle vie d'aristocrate oisif, Henry devait se lever à l'aube, participer aux exercices, effectuer des corvées et être confronté à la terrible notion de savoir qu'il y avait plus agile et plus talentueux que lui.

Car comment un jeune homme plein d'amour propre et si désireux de faire ses preuves pouvait-il rester de marbre en côtoyant ce corps d'élite, ces hommes d'honneur à la si belle allure qu'étaient ces mousquetaires du roi ? Il ne pouvait s'empêcher de les envier et de les admirer. Son père en pris conscience, l'encouragea à voir le prestige et l'honneur derrière le sens du devoir et de la loyauté, et leur relation s'améliora tant bien que mal. Ainsi en 1640, Charles rendît à son fils sa liberté de partir s'il le souhaitait. La punition avait assez duré. Henry, alors âgé de 20 ans, plutôt que de rentrer dans son Béarn natal et de quitter cette vie harassante, préféra l'embrasser pour de bon en se faisant nommer officiellement Mousquetaire du Roi par son cousin et commandant, le Comte de Tréville.

Son père tomba malade quelque mois plus tard et quitta les Mousquetaires pour rejoindre sa femme et ses filles, tandis qu'Henry, que ses compagnons d'arme appelèrent dès lors Aramis, demeurait à Paris. Et tout en faisant honneur à son uniforme, il étincelait plus que jamais, orgueilleux et drapé de prestige, avec désormais comme cibles de ses ardeurs séductrices - le naturel revenant au galop une fois son père parti - non plus des paysannes mais de belles et influentes aristocrates. Ce furent les plus belles années de sa vie, brillant l'arme au poing au côté d'amis précieux et loyaux tels que Armand de Sillègue d'Athos d'Autevielle - dit Athos - Isaac de Portau - dit Porthos, et Charles de Batz, le célèbre d'Artagnan. Ensemble ils se bâtirent une certaine renommée pour leur ardeur, leur loyauté, leur panache et leur maîtrise des armes.

Sa vie à Paris et sa fréquentation de la Cour transformèrent ses ambitions. Aramis ressentit très vite une profonde fascination pour ce monde d'intrigues et d'apparences, où les duels se déroulant à coups de mots et de formules à double sens lui paraissaient tout aussi épiques que le chant de l'acier. Il éprouva bientôt le désir d'entrer dans ce jeu de pouvoir. Il chercha à se faire des relations, se liant d'amitié avec des aristocrates bien placés et séduisant des dames et damoiselles mieux placées encore, son sourire et son assurance insolente ne lui épargnant pas pour autant quelques déboires amoureux et des duels réguliers avec quelques maris, fiancés ou amants jaloux.

Il s'étonna de ce que son statut d'abbé laïque pouvait lui apporter en plus comme crédit auprès de certaines personnalités. Observant avec clairvoyance les méandres du pouvoir pendant plusieurs années, il en tira la conclusion que le moyen le plus adéquat et le plus sûr de se frayer un chemin vers les hauteurs était non pas de passer par l'uniforme et l'épée, mais par la soutane et la croix. Son éducation et ses origines huguenotes le conduisaient à mépriser le Cardinal de Richelieu, et Mazarin après lui, tout en admirant malgré lui l'influence que ces homme de Dieu avaient réussi à s'octroyer sur le Royaume.

Moins de trois ans après son entrée chez les Mousquetaires, Louis XIII mourut, et s'installa alors un système de régence où le pouvoir se vit partagé entre Mazarin et la reine Anne d'Autriche. Ces changements provoquèrent un certain malaise dans le cœur d'Henry, qui, bien que continuant de se montrer fidèle et loyal, commençait secrètement à se poser des questions et à douter du pouvoir en place. Bien que l'Edit de Nantes garantissait la protection et les droits des protestants de France, les Huguenots n'en étaient pas moins fréquemment la cible de discriminations. Ainsi, malgré des origines et une éducation plutôt axée vers le protestantisme, le père d'Henry avait insisté pour qu'il soit de confession catholique. A cheval entre deux mondes, Henry n'en était que plus conscient des dangers que représentait, pour les Huguenots, un pouvoir centralisé entre les mains d'un religieux catholique. Sous l'égide de Richelieu, le Roi n'avait-il pas fait attaquer La Rochelle, place forte huguenote, une vingtaine d'année plus tôt ? Il n'était qu'enfant à l'époque, mais son père lui en avait longuement parlé des années après, qualifiant cet acte de trahison. Avec Mazarin au pouvoir, Henry se mit à craindre que l'Histoire ne se répète, avec une portée plus grande encore.

En 1646, le Cardinal ordonna la dissolution des Mousquetaires du Roi. S'il s'était abstenu, sans doute Aramis serait-il resté soldat toute sa vie, ne se détournant jamais de cette voie de Devoir et de Loyauté autrement qu'en pensées. Au lieu de quoi, le jeune turbulent et romantique bretteur de renom fit ses adieux à ses frères d'armes et repartit pour ses terres, sur les flancs Pyrénéens. Il retrouva ainsi son père, vieillissant et malade. Il fit définitivement la paix avec le vieil homme, partageant ses inquiétudes et ses projets. Quand Henry lui parla d'entrer dans les ordres pour intégrer la Cour et ainsi tenter de veiller sur les intérêts Huguenots depuis le camp Catholique, Charles d'Aramitz hésita longuement puis finit par lui donner sa bénédiction, avant de mourir peu de temps après.

Aramis ne perdit pas de temps, et jouant de sa noble naissance, des nombreuses relations qu'il s'était forgées à la Cour et de sa réputation d'homme d'honneur acquise en tant que Mousquetaire, il ne tarda pas à entrer dans les ordres et se tailler un chemin dans le monde ecclésiastique, et cela malgré une sincérité religieuse très relative et de nombreux écarts de conduite.

Pendant ce temps, à Paris, la Cour connaissait les premiers balbutiements de ce qui deviendrait la Fronde. Des tensions éclatèrent, et des forces se liguèrent contre le fragile gouvernement de Régence de Mazarin et Anne d'Autriche. Aramis, bien que loin de la capitale et plongé dans sa toute nouvelle carrière religieuse, suivait l'évolution de la situation de très près à travers les nombreuses missives codées qu'il recevait de ses contacts Parisiens. Il brûlait de prendre part à ces événements qui ne cessaient de s'envenimer. Il sentait que le recours aux armes était imminent, et que les opposants de Mazarin avaient besoin de chefs pour faire face à la réaction - qu'il pressentait inévitable - du rusé cardinal et de la reine pour asseoir leur contrôle et leur désir d'absolutisme.

En 1648, deux ans après avoir raccroché son uniforme de Mousquetaire, il quitta donc en secret le monastère où il s'était retiré pour se rendre à Paris, en toute clandestinité, et sous le faux nom d'Armand Chapelier. Malgré son ardeur, il resta prudent et fit tout pour éviter qu'on le reconnaisse. Affublé d'une barbe hirsute qu'il avait laissé poussé pendant son voyage et les cheveux teints et coupés très courts, il était méconnaissable. Il s'allia les services d'une poignée d'hommes de main et se rendit de nuit au Château de Vincennes. Aramis connaissait bien l'endroit, pour y avoir escorté un prisonnier de haut rang quelques années plus tôt avec d'Artagnan et Porthos. L'homme n'était autre que François de Vendôme, Duc de Beaufort, qui avait été arrêté pour avoir commandité l'assassinat de Mazarin. Un acteur idéal, se disait Aramis, pour rejoindre cette intéressante comédie dramatique et politique qui se jouait alors à la tête du Royaume. De Beaufort n'avait pas la réputation d'un habile politicien, ni d'un talentueux orateur, mais c'était un chef de guerre valeureux. Ainsi, cinq ans après avoir lui-même participé à son arrestation, il mît en place un plan ingénieux pour faire évader le Duc et l'escorter en lieux sûr. Il resta avec lui et l'accompagna à son retour secret dans la capitale durant l'automne, après qu'un compromis ait été signé entre la Cour et le Parlement, compromis que Mazarin n'aura de cesse de bafouer.

Aramis songea à repartir pour le sud, mais les troubles incessants retardèrent sa décision, puis l'hiver arriva, rendant certaines routes difficiles. Il passa Noël et le Nouvel An à Paris, dans des conditions plus que modestes et toujours sous une fausse identité. Puis dans les premiers jours de Janvier, les choses se gâtèrent. Mazarin et la Cour fuirent la capitale, et commandèrent au Prince de Condé d'assiéger la ville dans le but de l'affaiblir par la famine. Bien que les frondeurs s'organisèrent avec efficacité sous l'égide de grandes personnalités, dont le Duc de Beaufort, surnommé le "Roi des Halles" et le Prince de Conti, le propre frère du Grand Condé, la disette organisée par le ministre porta ses fruits, et la division apparut entre les frondeurs radicaux et ceux qui désiraient négocier. Ce furent les seconds qui l'emportèrent, et en mars, la paix fut signée. Ecœuré par cette odieuse victoire de Mazarin, et malgré des termes bien moins injustes que ce à quoi on aurait pu s'attendre (tous les frondeurs recevant le pardon royal), Aramis préfèra se détourner de la capitale et reprit la route du sud.

Reprenant place dans son monastère et s'appliquant à sa thèse, il entretînt néanmoins une correspondance secrète avec le Duc de Beaufort, avec lequel il s'était lié d'amitié. Mais alors qu'Aramis enjoignait son allié à reprendre la lutte contre Mazarin, le Duc rechignait et leur relation cordiale devînt de plus en plus froide et distante. Aramis perdit toute confiance envers le Duc quand ce dernier rejoignit, en janvier 1650, le camp du cardinal pour se liguer avec d'autres anciens chefs frondeurs contre le Prince de Condé. Sa confiance envers ces hommes trahie, et ayant du mal à pardonner au Grand Condé sa participation dans le siège odieux de Paris et les ravages qu'il y a causé, Aramis ne se retrouvait dans aucun camp et se tînt à l'écart du conflit pendant plusieurs mois. Il craignait de plus que le Duc de Beaufort, seul à connaître son identité et son désir de voir Mazarin quitter le pouvoir, ne le dénonce. De Beaufort n'en fera jamais rien cependant, se souvenant sans doute de sa dette envers l'ancien mousquetaire qui l'avait libéré de sa captivité.

La Fronde continua ainsi, les conflits, les trahisons, et les changements d'alliance se succédant sans cesse d'un jour à l'autre, et cela pendant des mois. Aramis ne s'y mêla guère. En cette période, il lui semblait plus sage d'éviter de se ranger dans un quelconque camp, les amis du jour devenant les ennemis du lendemain. Sa seul certitude était qu'à défaut d'alliés fiables, le principal ennemi, l'homme à abattre, restait constamment le même : Mazarin. Mais seul, ce n'était que lubie. Mieux valait se consacrer à sa thèse, mais là aussi les frustrations ne cessaient de s'accumuler. Malgré sa bonne réputation d'ancien Mousquetaire, ses frasques et ses origines Huguenotes freinaient sa progression dans la hiérarchie de l'Eglise. S'il était parvenu à atteindre la prêtrise, une mésentente avec plusieurs évêques du sud réduisait considérablement ses chances de gravir des échelons supplémentaires.

C'est à l'automne 1651 qu'une missive codée lui parvînt, telle qu'il n'en avait plus reçu depuis des mois. Elle était signée de son ancien allié, le Duc de Beaufort, qui retournant une fois encore sa veste, s'était allié au Grand Condé contre les armées du jeune Roi. La Fronde avait alors atteint un stade où Mazarin s'était retiré en exil mais continuait à tirer les ficelles du pouvoir à distance, au travers de ses échanges épistolaires avec la reine Anne et le jeune souverain ayant atteint sa majorité. Après ce qui avait semblé constituer une accalmie encourageante, la lutte avait repris de plus belle, mais tournait à l'avantage de la Couronne. Le Grand Condé était en difficulté, perdant ses batailles les unes après les autres, tandis que la Cour asseyait un peu plus chaque jour son absolutisme.

Aramis n'aurait eût que dédain pour cette lettre de son ancien allié tourne-casaque, si la demande de ce dernier n'avait pas été aussi irrésistible : le Duc voulait organiser l'enlèvement de Mazarin. Il désirait qu'un homme de talent se rende à Brühl, capture le ministre au nez et à la barbe de ses gardiens, et l'amène en captivité au Prince de Condé pour constituer un otage des plus précieux, qui changerait certainement la donne. Et cet homme de talent, aux yeux du Duc, n'était autre que celui qui avait permis son évasion du Château de Vincennes quelques années plus tôt.

C'était une entreprise risquée, pour ne pas dire suicidaire. Aramis n'hésita pas. Les choses s'organisèrent vite, très vite; trop, certainement. Pour la seconde fois, il sortit de sa retraite et dans le plus grand secret, se mit en route pour les territoires Germaniques. Il fut rejoint en chemin par une troupe de mercenaires alloués au Duc, envoyés pour l'assister dans cette mission, et commandés par un certains Hochart. Aramis lui-même voyageait de nouveau sous une fausse identité. Les mercenaires, bien que curieux, ignorant qui il était, avaient reçu l'ordre d'obéir à ses directives sans poser plus de question.

Le Nouvel an était passé depuis trois jours quand ils atteignirent enfin leur destination, la neige les ayant retardés au passage des Alpes. Mazarin se trouvait dans un manoir à l'orée de la ville, protégé par une garnison de soldats Français et de gardes locaux. La comparaison des forces en présence étaient loin d'êtres favorable aux mercenaires, et Aramis commanda la prudence et l'attente d'une bonne occasion. Mais alors qu'ils cherchaient à établir la meilleure stratégie possible pour mener à bien leur mission, vînt une nouvelle de France : le Roi Louis XIV rappelait auprès de lui son fidèle ministre. Il n'y avait plus de temps pour tergiverser, et sous la pression d'Hochart et de ses hommes, Aramis donna son feu vert pour donner l'assaut le lendemain avant l'aube.

Il neigea cette nuit là. Et alors que la maisonnée dormait profondément, le froid et les flocons avaient gelé les velléités de zèle de la plupart des gardes, qui au lieu de patrouiller les alentours avec sérieux, se hâtaient d'expédier leurs rondes pour se réchauffer à l'abri de leurs guérites, près des torches et des feux qui les éblouissaient et les empêchèrent de repérer à temps l'approche des intrus. Les sentinelles furent vite neutralisées, et alors qu'une partie des mercenaires faisait le gué dehors et tenait les chevaux près pour la fuite, Aramis, Hochart et les autres se faufilèrent dans le bâtiment principal, guidé par un domestique qu'ils avaient capturé. Aramis avait dissimulé son visage sous un masque de cuir de crainte que certains des gardes français du Ministre ne l'aient connu à l'époque où il portait l'uniforme. Tout se déroulait comme prévu, ils neutralisèrent quelques gardes et approchaient de la chambre du Cardinal quand l'alerte fut finalement donnée. Alors que des cris d'alarme fusaient de toute part et que les gardes sortaient de leur torpeur, Aramis et Hochart se ruèrent dans la chambre de leur cible. Et là, droit dans ses bottes, l'arme au poing et secondé de deux gardes du corps barrant l'accès à un Mazarin échevelé tout juste sorti du lit, se tenait d'Artagnan.

Le choc fut rude pour Aramis, de se trouver ainsi face à son ancien frère d'arme, tout deux défendant des partis opposés. Alors que lui même brandissait sa rapière pour affronter les deux gardes, Hochart se rua sur d'Artagnan et la chambre résonna bientôt du chant de l'acier, tandis que des cris et des clameurs de combat retentissaient ailleurs dans le manoir et la cour. Aramis défit ses adversaires, tandis que d'Artagnan embrochait Hochart, et les deux anciens frères d'arme se firent face, Aramis portant toujours son masque. Les deux bretteurs se livrèrent à un combat de maître, mais le cœur d'Aramis n'y était pas. Affronter ainsi celui qu'il considérait comme un frère le faisait douter de sa propre conviction. Connaissant son adversaire et ses bottes, il les para admirablement, mais retînt ses propres attaques, ne poussant jamais ses avantages malgré deux ou trois ouvertures fugaces qui apparurent au cours du combat dans la défense de d'Artagnan. Alors que son ancien compagnon, sans doute troublé par son adresse qui devait lui sembler familière, vociférait et lui intimait d'une voix de stentor de déclamer son identité, Aramis s'obstinait dans un silence de mort. Du coin de l’œil, il vit Mazarin fuir par une porte dérobée. Tout était perdu. Son instant d'hésitation faillit lui être fatal. Alors que d'Artagnan se fendait soudainement, il para le coup de justesse et récolta une estafilade sur le bras avant de réussir à le repousser. Il attrapa une lampe à huile sur la table de chevet et la fracassa au sol entre eux pour couvrir sa fuite.

Ce fut avec une grande diffulté et de nombreuses pertes qu'il parvînt à s'échapper du domaine avec les survivants de son groupe. Sur les vingt-six mercenaires qui l'accompagnaient, il n'en restait que sept. Deux de plus moururent pendant la traversée des Alpes. Aramis les quitta une fois la frontière franchie et repartit pour le Sud, bouillant de colère contre lui-même, pour cet échec et pour son incapacité à faire fi de ses sentiments pour défendre ses valeurs. Il écrivit une brève lettre racontant sa débâcle au Duc de Beaufort, dont il ne reçu aucune réponse, et retourna à ses préoccupations ecclésiastiques, se jurant de ne plus céder à la tentation de prendre une quelconque part supplémentaire dans les troubles de la Fronde. Et bien que maudissant régulièrement Mazarin pendant la suite des événements, il tînt sa promesse. Souvent, alors que la lassitude et l'ennui faisaient danser devant ses yeux les lignes de ses livres, il regardait la cicatrice sur son bras et se repassait en détail l'affrontement avec d'Artagnan, et la question de savoir si son ancien ami l'avait reconnu ou non le torturait. Si ce fut le cas, cependant, il n'en eût jamais la confirmation.

Une année passa, puis deux, les troubles qui avaient agité la France s'étaient calmés pour de bon, et jamais le public n'entendît parler de cette tentative d'enlèvement du Cardinal. De son côté, les initiatives d'Aramis pour progresser au sein de l'Eglise se trouvaient toujours confrontées à des obstacles, constitués principalement par ce même groupe d'évèques qui connaissaient ses origines protestantes, et surtout ses frasques d'adolescent et de jeune homme qui le rendaient, à leurs yeux, totalement indigne de pousser plus loin sa carrière dans les ordres.

Alors qu'il commençait à désespérer et à remettre en doute sa vocation, bien qu'elle n'ait jamais été des plus sincères, il reçu des nouvelles de ses amis de la Cour. Il apprît ainsi que Henri de Lorraine s'était retiré en Alsace suite à une série de querelles avec Mazarin. La maison de Lorraine était un pilier du catholicisme en France. Farouches défenseurs et serviteurs du Pape, dont ils avaient la bienveillance et la protection, c'étaient aussi de fervents ennemis du protestantisme. Henri de Lorraine était un chef de guerre fameux, alliant courage et ténacité à un vif esprit de stratège. Aramis l'avait rencontré à plusieurs reprises alors qu'il vivait à Paris, et malgré les dissensions qui pouvaient exister entre eux de par leurs origines, ils avaient l'un pour l'autre un certain respect pour leur valeur martiale.

Aramis s'intéressa de près à cette grande figure influente de la noblesse, et apprit ainsi qu'il cherchait des précepteurs divers pour parfaire l'éducation de ses fils. C'était l'occasion rêvée de prendre contact. Abandonnant son monastère Béarnais qui ne le menait à rien, il partit pour l'Alsace et se présenta chez l'illustre personnage. L'idée qu'un ancien Mousquetaire de renom devenu prêtre catholique enseigne ses connaissance et son expérience à ses fils, surtout à son aîné, séduisit Henri de Lorraine. Les deux hommes, malgré leurs différences, tissèrent entre eux des liens, sinon de sincère amitié, du moins d'intérêt commun, appuyés sur leur mépris de Mazarin et de sa politique. Au delà de leur bonne entente, Aramis cherchait à s'attirer les faveurs de la maison de Lorraine pour relancer sa conquête du monde ecclésiastique avec une vigueur renouvelée. Ce qui ne tarda pas à porter ses fruits. Avec un tel appui, les protestations des Évêques du sud ne furent bientôt plus un obstacle, et Aramis se vit également ouvrir les portes de l'ordre des Jésuites, l'un des plus fermés et des plus influents des organes religieux de l'Eglise catholique.

Henri de Lorraine n'était pas dupe, cependant. Il savait très bien le caractère intéressé de la loyauté d'Aramis, mais cela ne l'empêcha pas de lui apporter son soutient, en échange de l'apport précieux du Béarnais à l'éducation militaire et théologique de ses fils. Alors que les origines Huguenotes d'Aramis auraient pu former un frein à cette entente, le Comte en joua, jugeant que cet aspect pouvait apporter des enseignements enrichissants et un éclairage différent sur la politique religieuse du Royaume. Peut-être aussi trouvait-il divertissant ce personnage alambiqué, qui montrait tant de ferveur à la prêtrise tout en semblant avoir un tout autre monde bien plus coloré en tête.

Pendant des années, Aramis vécut ainsi à l'ombre confortable de la maison de Lorraine. Il s'attacha avec sincérité à son rôle de précepteur, même s'il n'était qu'une figure parmi beaucoup d'autres et que les matières qu'il enseignait n'étaient pas toujours des plus séduisantes pour de jeunes hommes comme les fils d'Henri de Lorraine. Il participa à leur instruction militaire, apportant ses propres références à celles dont les garçons étaient déjà abreuvés. Ainsi, à Marc Aurèle et Jules César il ajouta des noms plus récents comme Machiavel, qu'il avait toujours considéré comme un maître dans l'art de la politique et de la stratégie. Il assistait aussi régulièrement à leurs leçons d'escrime, demeurant en retrait. S'il brûlait d'y ajouter parfois son grain de sel, sa position d'ecclésiaste le lui interdisait. Cela ne l'empêchait jamais cependant de glisser un petit conseil à l'oreille de ses protégés, surtout de Philippe, le cadet turbulent qui lui rappelait étrangement sa propre jeunesse.

En retour, le soutient et la protection du Comte lui valurent au fil du temps l'obtention de l'anneau apostolique et le titre d'Evèque de Vannes, ainsi que celui de Général des Jésuites.

Le temps a assagit celui qui était un jeune homme indomptable, rebelle et arrogant, même s'il n'a pas complètement effacé ses défauts les plus prononcés comme le goût du risque et de la beauté, et une fierté parfois mal placée. Désormais dépositaire de plus de pouvoir qu'il n'aurait espéré acquérir, il sent que son devoir le ramène peu à peu à la Cour, où le pouvoir s'est centralisé plus que jamais autour d'un Roi dont il ne sait que penser. Ce nouveau souverain semble brillant, mais cette volonté de tout contrôler sans rien déléguer, cet absolutisme de plus en plus total n'est pas sans rappeler les idéaux de Mazarin et Anne d'Autriche, et de son père avant lui qui avait fait saccager la Rochelle.

Aramis sent que le moment est venu de reprendre la route de la capitale, après toutes ces années. Et celui qui est devenu au fil du temps un ami précieux, Henri de Lorraine, vient de lui en donner le prétexte. Le vieux noble lui a en effet demandé de rejoindre ses fils à la Cour, pour conseiller et apporter un soutient spirituel à son bien-aimé Louis en tenant le rôle de confesseur, et aussi pour surveiller son cadet, Philippe, dont les frasques retentissent malgré la distance jusqu'aux oreilles paternelles. Philippe ayant toujours présenté une certaine admiration pour le passé glorieux d'Aramis le Mousquetaire, son père escompte que cela le poussera à écouter son ancien précepteur là où toute autre tentative moralisatrice n'a toujours trouvé jusqu'ici qu'une porte close.

Et voilà donc qu'Henry d'Aramitz repars sur les routes en direction des ors de la Cour, se demandant avec appréhension s'il parviendra à réintégrer le théâtre de sa gloire passée.



Dernière édition par Henry d'Aramitz le Ven 5 Sep - 23:22, édité 11 fois
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Ven 29 Aoû - 12:26

Ôtez le masque !



Prénom (Pseudo) : Chtipichon † Âge : 25 † Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? à force de recherches et de persévérance ^^ † comment trouvez-vous le forum ? Une bonne première impression et un accueil très agréable ! † Le code du règlement : OK by MonsieurUne citation/ phrase à mettre sous le vava (qu'on mette avec l'image de votre groupe Very Happy)"Quand on vit avec les fous, il faut faire aussi son apprentissage d'insensé." Alexandre Dumas † Un dernier mot ? Un pour tous, et tous au bistrot !

test rp, un minimum de 300 mots est demandé:
 


Dernière édition par Henry d'Aramitz le Dim 7 Sep - 0:40, édité 6 fois
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Ven 29 Aoû - 12:34

Bienvenu!!!!

Bonne rédaction Smile
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Ven 29 Aoû - 12:36

OMG OMG OMG

Un Aramis !! Et avec Jeremy Irons !! :aaah:

La bienviendue chez nouuuus je te souhaite bien du courage avec ta fiche en tout cas ! si tu as la moindre question n'hésite pas à nous les poser ! :copain:
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Ven 29 Aoû - 12:39

Merci à vous ! Smile
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Ven 29 Aoû - 13:12

BiENVENUUUUUUUUUUUUUUE!!!
câlin yeah

je suis tellement heureuse de voir arriver un évêque parmi nous... Et calqué sur Aramis en plus.... Quelle joie!nétoiles
*se jette aux pieds de monsieur d'Aramitz, pâmée d'admiration*
Bon courage pour ta fiche et j'ai hâte de la découvrir!
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Ven 29 Aoû - 13:19

Super avatar, super personnage, au top ! Bienvenue parmi nous Very Happy
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Ven 29 Aoû - 14:32

yeah

Oh que ça s'annonce cool!

Bienvenue et bonne rédaction!
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Ven 29 Aoû - 23:32

Bienvenue Very Happy

Et bon courage pour la rédaction de l'histoire !
(Qui au demeurant sera sans doute super au vu de ce début de fiche nétoiles )

_________________________

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Sam 30 Aoû - 12:03

Whah ! Vraiment hâte de lire la suite de la fiche : j'adore le personnage et ce que tu as déjà écrit ! fan attitude

Bienvenue ! Very Happy
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Sam 30 Aoû - 18:03

bienvenue à la cour, monsieur d'Aramitz balon
& bon courage pour ta fichounette !
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Dim 31 Aoû - 3:08

Voilà un personnage qui sera plaisant à lire.

Bienvenue ! hop hop
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Mar 2 Sep - 22:08

omagad bienvenue à toi! tu écris super bien! fan attitude bravooowww
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Mar 2 Sep - 22:22

Merci à tous c'est trop gentil ^^ j'ai pas fini l'histoire, je vais attaquer la période de la Fronde.. Si l'un d'entre vous a dans le passé de son personnage des actions spécifiques à cette période, ça m'intéresserait pour m'aider à trouver des idées (et éventuellement des liens en rapport avec ces événements) ! j'en ai quelques unes mais c'est toujours intéressant d'étudier différentes pistes avant d'écrire ^^
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Mar 2 Sep - 22:28

Oh bah pour ma part Athé était toute petite alors bon :/ Peut-être mon frérot il est plus vieux ^^ (très trèèèès vieux)
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Mar 2 Sep - 22:37

On parle de moi?
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Mar 2 Sep - 23:19

Louis-Victor tu lis ce qu'il y a non ? C'est pas la CB ici :/

Je ne sais pas si ça t'intéresse d'avoir les faits d'armes de Louis et de Monsieur Aramis ? ^^
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Mar 2 Sep - 23:20

Franchement oui ça m'intéresserait. J'ai découvert ma participation à une expédition en terres Berbères par Olympe ^^

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Mar 2 Sep - 23:24

Ahah oui ça m'intéresserait ^^ Aramis aurait activement participé à la Fronde du côté des révoltés... mais sous une fausse identité je pense !
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Mar 2 Sep - 23:30

Hum je vois, du coup tu serais parti du côté des Espagnols comme le Grand Condé ?
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Mar 2 Sep - 23:35

Pas forcément. Je connais pas encore assez en détails les différents évènements, il faut que je me renseigne. J'ai vu entre autre que Mazarin s'était enfuit, je pensais faire en sorte que Aramis parte à sa poursuite avec des hommes de main mais réalise ensuite que D'Artagnan accompagne le cardinal, et qu'alors il renonce à la poursuite car malgré ses convictions il ne voulait pas avoir à affronter son ami. Et que du coup, frustré de sa propre hésitation, il se retire de la lutte ou n'y prennent part que de très loin.
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Mar 2 Sep - 23:37

Hum il me semble que D'Artagnan reste auprès de Louis lorsque Mazarin s'exile en fait donc du coup oui je pense qu'il faut le vérifier (d'Artagnan était au début chargé de la garde de Mazarin et c'est comme ça qu'il passe chez le Roi en fait).
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Mar 2 Sep - 23:43

Mmh je lis sur wiki que "Lors de l'exil de Mazarin à Brühl en 1651, d'Artagnan accompagne le ministre. "
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Mer 3 Sep - 2:19

Aw ok ^^ bah du coup c'est que ça doit être ça Wink
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