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 Partie de Carte [Vivonne, Olympe et toute personne voulant s'incruster]


Sam 6 Sep - 16:31

La conversation changeait de sujet. Les cartes offraient une légèreté bienvenue après la discussion. Le rire aux éclats de la Mancini au dépends du Duc aurait pu le renfrogner mais il se contenta d’un haussement d’épaules.

« Vous ne m’offensez guère, je comprends que tout le monde n’ouvre pas si facilement sa porte ou ne suive autrui chez lui. »

Déclara-t-il diplomatiquement. Il regarda la femme marcher à son bras. C’est vrai qu’elle était agaçante, il ne pouvait nier qu’Olympe savait l’agacer, mais Dieu qu’elle avait fière allure ! Ainsi Olympe avait l’espoir, ou en tout cas elle n’écartait pas l’idée, qu’un jour ils se rendraient des visites nocturnes ? Certes le contenu de ces visites n’était pas précisé mais Vivonne avait compris qu’il faudrait progresser par étape avec Olympe.

« Et bien je souhait de tout cœur ce jour ou nous serons de si proches amis. En attendant, j’ignore si la fortune me sourira, mais nous verrons bien lequel de nous deux sera le plus chanceux. J’ai cependant peur d’avoir épuisé mon capital chance avec votre venue. »

Déclara le Duc avec le sourire, alors qu’ils entraient dans le château, rejoignant le salon de Mercure. Là une Pauline, une domestique, récupéra les affaires de la comtesse. Vivonne se demanda s’il ne l’avait pas déjà entre aperçue. Mais soit, ça n’était qu’une domestique, il se contenta donc d’écouter la Mancini. Mancini qui finit par s’excuser.

« Oh mais il est tout à fait normal de prendre les mesures nécessaires pour votre époux et de l’informer pour vos enfants. Combien en avez vous ? »

Répondit le Duc, guère gêné par la parenthèse, alors qu’ils allaient au salon de Mercure et se dirigeaient vers une table de jeu. Étonnement, il était désert, comme si la population habituelle des lieux préférait prendre l’air en ce soir. Avec galanterie il aida Olympe a s’asseoir alors même qu’elle répondait a sa question. Il prit ensuite place, attentif a la réponse de la Mancini. Il répondit a ses propos sur les enfants, puis demanda doucement :

« Vu qu’il n’y a encore personne qui nous a rejoins, quel jeux voulez vous donc jouer… Et que voulez vous miser ? »



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Sam 6 Sep - 18:43

La Mancini ne lâchait pas le bras du Mortemar et ainsi ils évoluaient dans le château en direction des salons de jeu. La pierre n'offrait aucune clémence à la chaleur et inlassablement la dame s'éventait. Les escaliers succédaient aux couloirs et les couloirs succédaient aux escaliers. La cour était grande et parfois la dame pensait s'y perdre... Et encore, elle n'avait encore jamais vu Versailles !

A la question posée par le duc, un sourire malicieux se dessina sur les lèvres d'Olympe, présageant une réponse peu conventionnelle:


-Je possède six enfants, monsieur de Vivonne, à croire que mon époux apprécie grandement nos ébats.

Le Salon de Mercure était vide -chose rare- et à regret la rousse dût bien oublier sa partie de Lansquenet. Les lieux n'en étaient cependant pas moins beaux et les dorures se mélangeaient en un bouquet lumineux avec le satin du mobilier. Quelques domestiques se tenaient devant quelques tables, notamment celle du trictrac que la comtesse userait sans doute un peu plus tard dans la soirée, quand les courtisans auront décidé de quitter la fraîcheur des jardins.

-Je crois que nous voilà réduits à l'obligation d'une bataille. A deux, nous n'avons pas vraiment l'embarras du choix. J'espère cependant que la salle se remplira vite, si j'aime les promenades solitaires je n'apprécie que peu les soirées à huis clos.

Olympe commença à mélanger les cartes et à les distribuer, d'un air détaché. Ce soir, elle ne tricherait pas puisqu'elle ne mettait pas jeu son argent, d'ailleurs elle avait fait récemment un don aux malades de Paris -don qu'elle avait caché à tous et sauvagement nié car elle ne voulait pas passer pour une femme de cœur- et il ne lui restait donc plus grand chose de la rente mensuelle que lui versait son époux... Juste de quoi la fournir en toilettes... Et ça, le budget toilette, c'était bien trop précieux pour qu'elle y ponctionne le moindre sou.

Quand la distribution fut faite, la Mancini ôta de son corsage un mouchoir blanc, parfumé et qui portait ses initiales.


-Quand l'on désire l'amitié d'autrui, on apprend avant toute chose à le connaître. Si la connaissance passe par l'esprit, elle passe aussi par les sens. Si vous gagnez cette partie, vous gagnez aussi ce mouchoir qui enferme ma chaleur, mon odeur et les rares broderies que j'ai pu faire de mes propres mains.

Elle était consciente que ce genre d'objet dans les mains d'un homme pouvait être scandaleux, mais au fond il y avait tant de moyens pour semer à la cour ses objets personnels sans s'en rendre compte que celui qui prétendrait une quelconque liaison aurait juste l'esprit mal tourné... Entre suspicions, avances et droiture Olympe était une anguille imprévisible. Personne ne pouvait jamais prévoir à l'avance ses faits et gestes, même ses plus proches alliés.

-Et vous, monsieur de Vivonne, que mettez-vous donc en jeu pour cette première rencontre ?

Amusée, la dame agita légèrement son éventail devant son visage, juste en dessous des yeux et observa, curieuse, la réaction que l'homme aurait.
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Sam 6 Sep - 20:40

Ah ! Olympe Mancini ! Voilà une femme qui savait vous envoûter avec la même aisance qu'elle vous cassait les pieds, et c'était pas peu dire ! Alors qu'ils avançaient et que la Comtesse s'éventait, créant assez d'air pour dix, elle lui annonça qu'elle avait mis au monde six enfants. Et révéla que son époux était du genre assidu. Vivonne ne pu s'empêcher de sourire, le même sourire qu'Olympe :

« Je comprends bien votre époux, mon épouse a déjà mis cinq merveilleux enfants au monde. »

Déclara Vivonne d'un ton qui ne laissait peu de doute sur le fait qu'il aimerait facilement en faire le double à Antoinette… Et peut-être aussi à Olympe. Peut-être….
Arrivés dans un salon étonnement déserté, le duo s'installa. Oh il y avait bien des domestiques qui s'empressèrent de demander leurs consommations avant de se faire discret, mais si on omettait la domesticité, ils étaient seuls. Le salon était magnifique, mais Vivonne n'y prêta pas attention, en habitué des lieux.


« Et bien oui, une bataille. Nous verrons qui triomphera.  Mais j'apprécie autant le public que les huits clos pour ma part.»

Répondit le Duc souriant. La Mancini distribua alors les cartes, puis présenta sa mise. Le regard de Vivonne ne perdit pas une miette du spectacle, bien qu'il semblait indifférent.

« Effectivement, la connaissance passe par les sens… Je ne peux qu'approuver vos propos. »

Sourit gentiment le Duc connu pour aimer connaître les femmes avec les cinq sens, pas un de moins.

« Le simple fait que vous l'ayez brodé en fais une mise fort précieuse. Votre parfum et votre chaleur ne font qu'augmenter sa valeur. Je me demande comment rivaliser. »

Le Duc prit alors une mine pensive… Et sourit :

«A l'exception de mon alliance, je pourrais vous laisser choisir parmi ce que je porte, je n'ai malheureusement point de mouchoir placé en si charmant, intime et parfumant endroit. »

L'air innocent du Duc cachait le fait qu'il avait passé en revue ce qu'il avait sur lui, et il avait fait la proposition une fois certain de ne porter nul cadeau d'Antoinette, Ninon, Madeleine ou sa famille.

« Mais si je subis plus d'une défaite, je sais déjà quoi offrir, ayant plus d'un mouchoir sur moi… Mais vous ? »

Et il offrir un sourire amusé. Avec un clin d’œil, il déclara ensuite :

« Honneur aux Dames, je vous laisse débuter la bataille. »

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Dim 7 Sep - 18:32

Olympe haussa un sourcil et sourit en coin, mi surprise et mi déçue par le manque d'imagination dont faisait preuve une fois de plus le duc. Si la Mancini était une grande joueuse, elle aimait quand son partenaire de jeu était au moins aussi imaginatif qu'elle... Mais peu importait. Tout ce qu'elle lui demanderait, c'est de dépouiller avec elle les grosses fortunes de la cour et cela se ferait avec ou sans machination de sa part. La rousse était assez vive pour imaginer pour deux.

-Mon Oncle, que Dieu ait son âme, avait ramené à la fin du règne de Louis XIII un accessoire qui aujourd'hui encore je crois est très prisé.

Sur ces paroles, elle passa ses mains sur le tas de carte se trouvant devant elle sans toutefois les retourner. Ce geste trahit sans doute son envie de découvrir son jeu mais peu importait.

-Quand il était arrivé à la Cour, il avait su gagner la confiance de la mère de notre Souverain. Un jour, il lui offrit des gants d'Italie, en peau souple et imprégnés de parfum. J'en possède aussi une paire que je mets fort rarement, notamment lors de sorties équestres... Je vois que vous avez là des gants souples, si en plus leur peau est imbibée de votre parfum j'aimerai que vous en mettiez un en jeu... Mais pas les deux. Si je gagne, nous saurons tous deux que l'un possède une partie de l'autre.

Les grands yeux clairs de la comtesse se levèrent sur un domestique, ce dernier venait leur demander ce qu'ils prendraient en guise de rafraîchissement. Voilà ce qu'elle aimait à la cour: les services, l'amusement et... Non, en fait ce qu'elle préférait par-dessus tout c'était bien les services.

-Je prendrai du vin, je vous prie, le même que d'habitude cela va de soi.

Le domestique s'inclina lentement. Chaque serviteur du salon connaissait les goûts de la comtesse qui passait plus de soirées que quiconque dans l'ivresse et les jeux.

La dernière question de Vivonne lâcha une fois de plus un rire à la Mancini:


-Monsieur de Vivonne, vous me sous-estimez. Je peux imaginer sur moi mille présents quand vous vous n'avez pas la moindre idée du premier à faire. Cependant je préfère vous prévenir, si vous perdez vous devrez choisir par vous même votre prochain lot.

Olympe garda quelques instants ses doigts en suspens sur son jeu de carte, espérant avoir eu la main chanceuse lors de la distribution. Manier les mots et l'esprit avaient toujours plus d'impact quand en plus la chance était de son côté.

C'est ainsi que la rousse retourna sa première carte. Du trèfle. Distraitement elle releva les yeux vers les mains du duc pour découvrir ce que la Providence lui avait offert.
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Lun 8 Sep - 1:49

Vivonne fit un petit sourire. Olympe pensait qu’il manquait d’imagination ? Vivonne en avait de fait trop et se réfrénait à cause lieu, et de la relation naissante. Mais il la laissa s’expliquer, demander un gant parfumé, qu’il avait comme tout bon gentilhomme, a peine interrompue pour réclamer du vin, et pour finir elle déclara qu’elle pouvait imaginer mille présents et lui imposait de choisir son prochain lot.

« Je trouverais bien moyen d’obtenir ledit mouchoir… Il ne faut point vous inquiéter pour cela Comtesse, il y a des sujets d’inquiétudes bien plus importants, ne croyez vous pas ?»

Commença le souriant Vivonne en sortant un gant et le posant sur la table. Alors que le vin était apporté, il sourit et joua  avec la carte qu’il allait poser, sans laisser Olympe la voir. Oh il ne cherchait pas a tricher, mais il s’amusait a la faire patienter.

« Mais vous faites erreur sur le fait que je n’ai pas la moindre idée… J’en ai trop, je souffre juste d’indécision. Ne trouvez vous pas cela horrible l’indécision ? Je déteste me montrer indécis.  Mais hélas cela m’arrive parfois sur ce genre d’agréables futilités. »

Badina-t-il en posant sa carte, un sept de cœur. Il ne regarda pas la carte d’Olympe, ignorant donc si elle était plus ou moins élevée, trouvant le regard de la Comtesse bien plus captivant.

« Je sais ce qui me plairait après ce mouchoir.  Quelque chose qui portera aussi votre charmant parfum… Mais qu’aimeriez vous avoir après ce gant ? »

Demanda-t-il en se tapotant le menton de l’index. Le Duc semblait plus intéressé  par les désirs d’Olympe que par la partie de carte… D’ailleurs, il semblait plus intéressé par Olympe que ses cartes ou celles que la Comtesse posait.  Avec un sourire, il déclara alors, soudainement :

« Regardons ces cartes ! Pour voir qui de nous deux donnera le premier un cadeau peut-être ? »

Et il posa le regard sur la carte d’Olympe et son sept de cœur.

Spoiler:
 

"Bon, et bien voila votre cadeau."

Souriant, le Duc tendit son gant parfumé.
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Lun 8 Sep - 19:01

Olympe pencha la tête sur le côté, laissant ses anglaises glisser sur son épaule découverte.

-Des futilités ?

Une fois de plus, le sourcil de la rousse s'arqua de manière significative. Il était vrai que pour un homme de terrain les jeux de cour n'avaient aucune importance, alors que pour les femmes ne quittant jamais les murs du Roi ils étaient leur quotidien... Pire même, leur seule occupation la plupart du temps. Cependant, loin de prendre ce mot pour une insulte, elle tenta comme d'habitude de le tourner à son avantage.

-Hé bien... Je me demande si vous serez indécis quant à la futile excuse que vous trouverez quand votre femme vous demandera ce qu'il est advenu de votre second gant !

Disant cela, elle avança sa carte... Un huit de trèfle. Il était triste de perdre pour un point seulement mais les règles étant les règles elle s'empara du gant sans aucun état d'âme.

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Lentement, elle l'essaya, il lui allait bien évidemment trop grand et elle approcha son nez de l'objet.

-Du musc... de la vanille et... du lys ?

Amusée, la jeune femme s'éventa avec son gain, laissant le parfum embaumer ses sens. Elle était fière de son trophée qui lui plairait quelques heures, puis qu'elle finirait par abandonner dans sa malle à gains qui trônait au fond de l'un de ses placards.

-Vous avez de bons goûts, bien que je pense que quelques saveurs de la présente composition m'échappent. Ne m'en veuillez pas monsieur de Vivonne mais je ne remettrai pas en jeu ce gain si facilement remporté. Bien entendu, je vous laisse à nouveau l'espoir de gagner mon mouchoir... Mais en échange je ne veux pas de vous un quelconque objet mais une vérité.

La Mancini regarda quelques instants le duc, le scrutant de ses grands yeux clairs dans lesquels une lueur inquiétante brillait. Les biens étaient importants, mais pour une dame de cour des révélations l'étaient bien plus encore. Lentement, elle s'empara de son verre de vin et en but une longue gorgée, gorgée qui d'ailleurs suffit à vider le récipient de moitié. Elle reprit le mouchoir qu'elle avait mis en jeu pour s'essuyer la bouche et le remit sur le tapis. Ce dernier possédait maintenant deux taches de vin et une trace de rouge à lèvre.

-Voilà qui va considérablement augmenter la valeur de ma mise !

La comtesse sourit en coin.

-Des rumeurs courent sur chacun à la cour et on vous prête énormément de relations. Bien entendu, on ne peut pas blâmer celles qui se laissent avoir, vous avez une tête d'enfant qui ferait succomber toute femme à l'instinct maternel surdimensionné.

Une pensée fugitive alla à ses enfants. Elle ne les avait pas vu depuis de longs mois et ces derniers ne lui manquaient même pas. Non, elle n'avait pas d'instinct maternel mais si ce visage juvénile ne lui inspirait aucune envie il était pour elle le reflet de l'amusement... Et d'une certaine sympathie.

-Si je gagne, monsieur de Vivonne, accepterez-vous de me dire combien de maîtresses, sans compter votre femme cela va de soi, avez-vous en ce moment ? Je m'amuse des rumeurs, mais ce que j'aime par dessus tout c'est entendre la vérité.

Déjà, la Mancini avait sa prochaine carte dans sa main qu'elle cachait à son adversaire. Cette fois, c'était du carreau.
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Mar 9 Sep - 2:30

La partie de carte avançait tranquillement et Olympe s’amusa à le taquiner en lui demandant ce qu’il raconterait à son épouse. Avec un sourire le Duc se contenta d’une réponse des plus simples :

« Mais la vérité bien entendue, que je l’ai perdu aux cartes ! Et je ne voudrais point récupérer ce gant. Vous l’avez gagné, gardez le. Par conséquent, je ne vous en voudrais naturellement pas de le garder. En fait je vous en voudrais de le remettre en jeu.»


Le Duc était on ne peut plus amusé, souriant. Il regarda la jeune femme essayer son gant, trop grands pour elle, et la laissa renifler, acquiesçant d’un hochement de tête l’identification des odeurs. Il s’amusait de sa fierté et la laissa exposer ses conditions en échange de la remise en jeu du mouchoir. Tiens… Olympe souhaitait savoir combien il avait d’amantes ? Et bien soit, il lui faudrait gagner la partie pour ça, mais s’il perdait, il n’aurait aucun mal à lui avouer la vérité :

« Je crains de vous décevoir avec la vérité. Même en gonflant ce nombre en y incluant mon épouse.»

Sourit alors le Duc, amusé. La comparaison de ses traits avec ceux d’un enfant et la description de ses charmes avait amusé celui-ci au lieu de le flatter. Il avait compris qu’Olympe ne se considérait pas comme dotée d’un instinct maternel surdimensionné, et trouvait cela fort dommage, mais il ne perdait pas espoir. Il avait remarqué l’amusement et la sympathie qu’il inspirait à la jeune mère, sentiments réciproques. Il ne voyait pas la carte de la Mancini mais sortit, et déposa sans hésiter, une Reine de trèfle.

Spoiler:
 

Il y avait peu de chance pour qu’Olympe fasse mieux… Avait-elle un roi ou un as ? Cela expliquerait qu’elle cache la carte, mais la chance était faible. Vivonne pouvait certes toujours jouer de malchance… Mais quoiqu’il en soit, il semblait détendu. Quoiqu’il arrive, il obtiendrait ce mouchoir, une seule victoire lui suffirait.
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Mer 17 Sep - 18:12

La carte de la Mancini faisait largement le poids contre celle de son adversaire, cependant elle la garda hors de portée de sa vue, jouant même avec, étoffant son geste de son sourire teinté d'insupportable minauderie. Le suspens devait durer, sans cela cette partie perdrait une grande part de son intérêt.

-Je soutiens que chaque rumeur détient une grande partie de vérité. Je comprendrai cependant votre pudeur quant à ces révélations, il n'est pas plaisant de devoir se découvrir ainsi et d'ailleurs...

Olympe joua encore avec sa carte avant de la poser à l'envers, ne se décidant pas à la découvrir... Du moins pas tout de suite.

-Vous avez déjà partiellement répondu à la vérité, je ne vois plus maintenant l'intérêt de la gagner. Je suis donc au regret de choisir un autre lot.

La rousse ne lâchait pas son adversaire du regard et après un sourire en coin bien prononcé elle finit d'un trait son verre de vin, agitant ce dernier en l'air pour qu'un domestique le remplisse à nouveau. Durant ses veillées de jeu, la dame était capable de boire beaucoup mais la cour n'en avait que faire... Car elle riait et amusait plus encore que ce qu'elle absorbait.

-Je ne sors que peu, pour ne pas dire jamais de la cour. Mon époux a ses affaires et j'ai tout ce qu'il me faut ici pour que je ne me mêle pas à la plèbe. Il m'arrive de temps à autre d'écouter le délicieux esprit de mademoiselle de Scudéry mais ce sont là mes uniques et rares sorties.

Une nouvelle pause et une nouvelle gorgée de vin. A mesure qu'elle buvait pour se rafraîchir, la Mancini sentait qu'elle se réchauffait davantage... Mais plus elle se réchauffait, plus elle avait soif. Les beaux jours étaient attendus, mais lorsqu'ils s'étaient installés ils donnaient aux amusements le goût amer et désagréable des contradictions.

-J'aimerai, si je venais à gagner, que vous me meniez dans les rues de Paris et que vous m'ameniez voir un spectacle dans l'un des théâtres, sous grande surveillance cela va de soi. Je suis curieuse de voir ce qui amuse le peuple et j'aime à être admirée de temps à autre, quand je sais ne pas craindre grand chose.

La Mancini fit tourner son vin dans son verre avant de hausser l'une de ses épaules diaphanes. Vanité des vanités, tout en elle n'était que vanité...

-J'aurai bien demandé cela à mon époux, mais dès que je lui demande une chose la réponse est toujours la même "j'ai mes affaires à régler, mon ange, mais je rentrerai tôt et je passerai la nuit à vos côtés". J'ai eu beau le faire suivre par plusieurs domestiques pour en savoir plus sur ces affaires, j'en sais assez pour savoir qu'il ne s'agit aucunement de femmes. Toujours est-il qu'en dehors de la nuit, je me sens considérablement délaissée et je serai ravie que vous soyez non seulement un compagnon de jeux mais aussi une personne sur qui je pourrais compter quand l'envie me prendrait de courir les rues parisiennes.

"Une meilleure amie au masculin", voilà ce que cherchait la Mancini. Un des mignons de monsieur aurait été certainement plus drôle, mais cela n'aurait suscité aucune réaction ou aucune rumeur à la cour... Donc aucun intérêt.

-D'ailleurs...

D'un geste majestueux, la rousse finit par retourner sa carte. Du carreau donc, mais un as. Le hasard avait encore souri à la rousse... Hasard ou tricherie ? La grande chance de la Mancini appartenait à la légende.

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-J'aimerai savoir quand vous êtes libre pour sortir, je crois avoir le temps cette semaine. Cependant je ne sais pas ce qu'il se joue dans les théâtres parisiens.

La rousse caressa le mouchoir qu'elle avait mis en jeu mais qui n'avait toujours pas été remporté.

-Allons, si vous tenez à ce gain monsieur de Vivonne, proposez le prochain lot que vous mettrez en jeu.

Ainsi donc... Un gant parfumé, une semi vérité qu'elle ne voulait plus et la promesse d'une sortie à Paris si toutefois le duc acceptait d'échanger un lot par un autre. Les gains de la rousse étaient pour le moment intéressants... Pourvu que la fortune continue de lui sourire.
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Mer 17 Sep - 23:02

HJ : Je hais ces dés Razz

Vivonne passait une agréable soirée. Certes il avait épuisé son capital chance, mais la soirée n’en était pas moins agréable. Oh certes Olympe souhaitait savoir des détails de sa vie intime mais, avec adresse, Vivonne l’en avait détournée. Et par conséquent, elle lui réclama un cadeau différent.

Souriant, le menton dans la main, s’appuyant sur la table, il regarda la jeune femme, amusé, alors qu’elle buvait de bon cœur et lui confessait sortir fort peu. Ainsi elle désirait sortir avec lui ?  Et ensuite retrouver le lit de son époux ? Voilà qui était nouveau pour Vivonne qui rejoignait toujours le lit de celles avec qui il sortait. Mais l’idée était plaisante. Vraiment plaisante. Quoiqu’il en soit, Vivonne se demanda pourquoi les époux ne parvenaient jamais à satisfaire leurs épouses ?  Vivonne n’était pas fidèle tandis que l’époux d’Olympe la négligeait… Bien dommage. Le Duc laissa la Comtesse se confier et ne se laissa pas démonter par cette seconde défaite. Cela en faisait beaucoup, mais il ne s’en préoccupa guère.

Spoiler:
 

Il regarda ses cartes et remarqua qu’il avait toujours aussi peu de chance. Soit. Ce n’était pas le plus important. Vivonne déposa une carte et entreprit alors de répondre à la belle italienne :

« Ce serait un véritable plaisir que de me rendre au théâtre à vos côtés. Et je suis disponibles plusieurs soirs cette semaine alors nous trouverons sans problème un soir ou je pourrais vous offrir une sortie au théâtre. Quand à votre époux, je pense que mon épouse vous trouverais chanceuse qu’il ne recherche point la compagnie des femmes, qu’elles soient de noble naissance, comédiennes ou femmes de lettre, par exemple.»

Confessa le Duc, révélant les occupations de ses deux amantes favorites. Il fit alors mine de réfléchir, pendant qu’Olympe attendait qu’il donne son prochain lot, alors qu’il savait déjà quoi offrir. Souriant, il déclara :

« Mon lot suivant est en lien avec vos envies de courir les rues parisiennes. Si je perds, je couvrirais la totalité des dépenses de nos trois premières escapades dans les rues parisiennes. Naturellement, vous êtes libres de mettre en jeux des escapades supplémentaires, qui s’ajouteront a celles-ci. Je désire toujours ce mouchoir si  par chance, je venais à gagner.»

Le Duc ignorait si Olympe abuserait de la situation ou non… Certainement que oui, elle abuserait : il se doutait bien qu’il n’aurait pas qu’à acheter des places de théâtre et nourritures mais que, certainement, Olympe désirerait de beaux cadeaux qui ferait naître des ragots sans pour autant aller trop loin pour ne point éveiller la jalousie de son époux.
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Jeu 18 Sep - 20:26

La pensée d'agréables soirées à Paris enchantait davantage la Mancini que quelques vérités dont elle n'avait au fond que faire. Elle échangeait difficilement ses certitudes avec les autres et pour le moment elle n'attendait aucune information de personne... Et elle ne pouvait pas tester la fidélité de son époux avec Vivonne, car si une chose était certaine c'était que le Duc de Carignan n'était aucunement sodomite.

-Trois premières escapades ? Me voilà comblée. J'ai joué pour une seule et voici que vous alourdissez mes gains. Soit, je les accepte avec plaisir et je vous fait confiance, je pense que vous avez assez de goût pour ne pas m'entraîner dans les bas fonds ou les lieux qui pourraient me compromettre.

Pour fêter les prémices de quelques escapades qui s’annonçaient prometteuses Olympe but à nouveau une longue gorgée de vin avant de considérer le verre de son adversaire.

-Hé bien monsieur de Vivonne, vous ne buvez pas ? J'espère que vous ne gaspillerez pas votre breuvage, il est exquis.

Tout en faisant à nouveau tourner son liquide dans son verre, la dame écoutait la prochaine mise du duc. D'un geste du chef, elle confirma le gain, faisant s'incliner délicieusement ses longues anglaises rousses. Son mouchoir attendait toujours, lamentablement affaissé sur la table, de savoir quel serait son destin.

Vivement, la Mancini regarda sa prochaine carte et haussa un sourcil. Encore du trèfle.


-Si vous perdez une fois de plus, je dois avouer que vous me ferez de la peine. Cependant, il ne faudra pas que vous vous inquiétiez pour moi, les gains que j'aurai eu suffiront à me consoler.

Quelques instants durant, la dame fit tourner sa carte entre deux doigts tout en rivant ses grands yeux clairs dans ceux du duc. Finalement, elle finit par la poser. Un valet.

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-Il serait amusant, n'est-ce pas, que ce valet me fasse perdre ! Je mise beaucoup sur les chevaliers servants en général, ces derniers ne m'ont que rarement déçue. Vous n'avez qu'à regarder les domestique ici...

D'un geste, la Mancini finit son second verre de vin avant d'agiter ce dernier en l'air. Sans attendre, un valet s'approcha et le remplit à nouveau avec une distinction et un geste de respect qu'on ne voyait qu'à la cour de France.

-Les dames ordonnent, ils exécutent !

Le salon était toujours vide et l'heure avançait. Si au début la comtesse avait regretté ce manque d'engouement de la cour, elle était forcée de constater que désormais elle l'appréciait. Elle ne s'était pas amusée de la sorte depuis un moment et la promesse d'instants hilarants la mettait de bonne humeur.

Le duc avait maintenant intérêt d'avoir des économies... Et d'être doté d'une certaine générosité. Comme toutes les dames de cour trop gâtées depuis leur enfance, la rousse savait dépenser sans jamais se soucier des entrées. D'ailleurs, les hommes étaient fait pour l'honneur et la fortune, les femmes pour veiller à ce que les coffres ne débordent jamais... Car les coffres qui débordent ça faisait désordonné.


-Tournez donc cette carte, monsieur de Vivonne, j'espère que vous gagnerez enfin ce mouchoir... Et si ce n'est pas le cas nous jouerons encore... Et cette fois mon gain sera un gage... Vous faire boire une bouteille entière de vin ici même au goulot.

Ah oui... Une soirée de jeux sans finir ivre n'était pas pour Olympe une vraie soirée de jeux...
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Dim 21 Sep - 20:31

Vivonne continuait de perdre. Est-ce que ça allait changer ? Il l’ignorait mais il se jugeait gagnant : il allait passer du temps avec Olympe, au théâtre et dans Paris. Oh certes il désirait gagner le mouchoir, mais il ne partirait pas perdant quand la partie serait finie. Et il souriait donc à Olympe, qui s’enivrait avec joie, se félicitant de ses victoires, bien que soulignant sa peur de se compromettre en certains lieux. Puis, après une longue gorgée, elle l’invita à boire, ce que Vivonne fit avec le sourire.

« Effectivement, il est exquis. A déguster et ne surtout pas gaspiller.»

Répondit-il après avoir soigneusement goûté le vin. Là Olympe le tança sur le fait que sa défaite la chagrinerait mais qu’elle se consolerait avec ses gains. Il la laissa poser sa carte, alors qu’ils se regardaient droit dans les yeux, et qu’Olympe faisait l’éloge des chevaliers servants. Cela tira un sourire charmeur au Duc.

« Les Dames ordonnent… Les hommes exécutent… Cela me rappel l’éducation que m’a donné Dame de l’Enclos, avant de juger qu’il était temps de me laisser développer ma créativité. »

Confessa le Duc, sachant que tout le monde, Olympe incluse, savaient qu’il était fréquemment dans le lit de Ninon de l’Enclos. Le Duc souriait, n’ayant guère besoin d’alcool pour être enjoué, mais finissant tout de même son premier verre.

« Ainsi si je perds, je finis bien alcoolisé, plus encore que vous ne l’êtes. Et si je gagne j’ai droit a un parfum au délicat et charmant parfum ? Soit. Marché honnête. Et que feriez vous d’un Duc alcoolisé ? Un Duc servant ? »

Demanda le duc en posant sa carte, souriant à Olympe. Il se détendait, s’amusait, et posa sa carte. Il avait enfin gagné et souriait, l'as victorieux battant largement la future carte que déposerait Olympe. Il avait perdu quelques batailles mais venais de gagner la guerre.

« Mais je crains que cela ne doive attendre ma très chère amie. Vous voulez faire une autre partie?»

Sourit le duc, tendant sa main, qu’Olympe y dépose le mouchoir. Il était plutôt content de lui, de cette victoire. Il avait gagné quatre rendez vous avec Olympe et un mouchoir.


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Mar 23 Sep - 19:08

Olympe gardait son sourire et applaudit à la vue de l'as. Peut-être que la chance tournerait enfin à la faveur de l'infortuné Vivonne et avec ce qu'il avait laissé comme plumes cette victoire ne serait que légitime.

-Hé bien, est-ce enfin l'assurance d'un lot après tant de désillusions ?

La rousse prit la prochaine carte de son tas et rit à gorge déployée, laissant ses longues anglaises caresser ses épaules blanches.

-Je ne sais si j'oserai vous dévoiler la prochaine carte, car enfin la gagner avec un as reviendrait à donner de la confiture à un cochon !

Le domestique se tenait toujours derrière la Mancini, à l’affût de sa prochaine demande alcoolisée. Le jeune homme avait un fort joli minois et une tournure particulièrement plaisante. Il ne faisait aucun doute: celui-là avait dû être embauché par Monsieur en personne. L'italienne lui montra sa carte en douce, par politesse le valet sourit. Finalement la dame s'éventa une fois de plus. Peu à peu la chaleur finissait par redescendre, le soleil lui avait totalement disparu. Dans le salon de Mercure, il n'y avait toujours personne. La Cour quand elle avait chaud, froid ou possédait quelques indispositions ennuyeuses préférait s'enfermer dans de minuscules appartements que de profiter d'amusantes veillées... Voilà donc de curieuses manières d'oublier ses maux.

-Bien, je suppose que la cour a dû se retirer des jardins à cette heure-ci, il est donc temps pour nous de les occuper. Je propose que nous emmenions avec nous ce jeune domestique... Et trois bouteilles de vin de champagne. Peut-être qu'en route nous rencontrerons d'autres âmes en mal de jeu ! Par la suite, il sera temps, je le crains, de nous séparer.

La comtesse se leva et tourna sa carte qu'elle déposa sur le tapis de jeu. Un sept de cœur.

Les Caprices de la Fortune a écrit:
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-Vous pouvez, monsieur de Vivonne, remporter ce gain pour lequel vous avez tant perdu. Je ne sais quelle utilité vous y trouverez mais il est votre.

Maintenant, l'avenir de son morceau de tissu sur lequel elle avait brodé un ennuyeux soir d'hiver ne lui appartenait plus. Il lui en restait encore plusieurs dizaines comme ça dans son armoire, il fallait dire que son époux était loin d'être distrayant et qu'au début de leur mariage il la tenait en captivité... Il fallait bien s'occuper.

La Mancini finit d'un trait le verre de vin qu'on venait de lui servir et le reposa de manière tout à fait naturelle. La rousse tenait aussi bien l'alcool que les hommes, avec le temps elle avait apprit que les chagrins et l'ennui ne devaient pas être soufferts mais être noyés.

Nonchalamment, elle se leva et tendit sa main en direction du bras du duc. Le domestique quant à lui rassembla les trois bouteilles en silence et se tenait prêt à suivre l'étrange couple d'un soir. Il avait l'habitude des excentricités de la cour car voilà déjà cinq ans qu'il les observait.


-Amenez-moi donc voir des hortensias, les jardins en cachent dans leurs extrémités. Leur vue ainsi que leur parfum m'apaisent. La journée a été longue et éprouvante par moments, je crois avoir besoin de leur soutien.

Une dernière fois, la jeune fille de l'après midi lui revenait en tête. Jamais encore elle n'avait entendu un clavecin hurler autant de douleur sous des doigts si délicats.
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Dim 28 Sep - 16:54

Vivonne apprécia qu’Olympe sache garder le sourire et perdre avec le même panache qu’elle savait gagner. Appréciable. Et le rire de la rousse réjouis Vivonne qui termina son verre et se fit servir un second, qu’il dégusta avec plaisir, en grand victorieux. Mais la façon dont elle faisait monter le suspens l’amusa follement. Trois bouteilles de champagne? Voilà qui allait clairement les enivrer, mais soit ! Il fallait bien se faire plaisir. Et puis, il pouvait bien s’enivrer en sa compagnie, ça finirait élégamment la soirée.

« Oh je redoute déjà le moment ou il faudra quitter votre compagnie… Jusqu’à notre prochaine partie de carte, promenade ou visite au théâtre. »


Répondit Vivonne dont la voix transpirait la sincérité. Il s’en étonnait d’ailleurs. A croire qu’il était réellement séduit par Olympe, a moins que ce ne soit le verre qu’il venait de boire et qui s’ajoutait a une liste fort longue bien que brève comparée à celle d’Olympe. Prenant le mouchoir, il l’huma tendrement avant de le plier avec soin et de le ranger.

« Votre parfum est délicieux. Mais je n’en aurais d’autre usage que votre adoration en tant que votre Duc Servant.»

Déclara alors le Duc souriant de son invention du Duc Servant, tellement plus élégant que le simple Chevalier servant, se relevant, alors qu’Olympe venait prendre son bras. Il lui sourit, posa une main sur celle de la Comtesse, et prit la direction des jardins.

« Allons voir ces hortensias que vous aimez tant alors… »

Déclara le Duc, alors que l’étrange et charmant duo se dirigeait vers les jardins, suivi du domestique et son vin. Arrivés aux hortensias, alors que déjà le domestique leur mettait un verre en main, Vivonne sourit à Olympe et la laissa profiter des fleurs alors qu’il dégustait l’excellent champagne. Il devait reconnaître qu’on ne s’ennuyait jamais avec la belle Italienne. Cela la rendait attachante, malgré, ou à cause, de ses défauts.
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Partie de Carte [Vivonne, Olympe et toute personne voulant s'incruster]

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